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La société étasunienne de l’Après-guerre : Guerre froide et société d’abondance

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Jusqu’en 2003, au Texas, après le 11 septembre 2001, on devait prononcer à l’école le Pledge of Allegiance « Je jure allégeance au drapeau des États-Unis d’Amérique et à la République qu’il représente, une nation unie sous l’autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous ».[8][9]

Sous le mot « dieu » avait été ajouté en 1954 par décision du congrès en plein nationalisme qu’en matière religieuse les États-Unis se différenciaient de l’Union soviétique athée.[10] Pendant cette période, les enfants devaient simuler des attaques nucléaires soviétiques afin de se prévenir des retombées radioactives.

Nous allons nous intéresser au processus qui a permis aux États-Unis d’en arriver là alors que les États-Unis sortent renforcés de la Seconde Guerre mondiale avec le développement de la société d’abondance.

Les États-Unis et la Guerre froide[edit | edit source]

Lorsque que les États-Unis lancent leur bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, les États-Unis pensent terminer la guerre rapidement avec le Japon, mais aussi mettre les Soviétiques dans une position d’infériorité en vue des négociations d’après-guerre.

Les dirigeants alliés à la conférence. De gauche à droite : Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline.

Fin 1945, les États-Unis sont dans une situation sans comparaison avec celle des autres grandes nations, ils n’ont pas eu de ravages sur leur territoire et leur économie est en plein essor ; toutefois, ils ne parviennent pas à imposer le libéralisme à l’Union soviétique, c’est-à-dire exiger le libre commerce mondial, et ouvrir le marché à l’économie étatsunienne afin qu’elle domine le marché si besoin est avec l’aide politique et militaire de Washington.

En février 1945, à Yalta entre Roosevelt, Staline et Churchill, ils jettent les bases de l’ONU, mais ne résolvent rien en matière économique et politique.

En 1946, l’URSS refuse de joindre les nouvelles institutions financières créées par les États-Unis, mais aussi de promouvoir des prêts et de garantir des institutions privées comme la Banque Mondiale ou encore la Banque internationale pour la reconstruction et le développement ainsi que le Fond Monétaire International.

À travers ces institutions, les États-Unis veulent garantir leur hégémonie financière et commerciale sur l’ensemble du monde or l’URSS refuse de rejoindre ces institutions.

Les peurs qui alimentent la Guerre froide[edit | edit source]

Excepté cela, les causes profondes de cette guerre froide naissent de deux grandes peurs :

  • Chez les Soviétiques

C’est la peur de l’encerclement par les puissances capitalistes qui justifie à leurs yeux leur avance à l’ouest et leur imposition de régimes communistes à des États tampons ; ces États avaient été créés après la Première Guerre mondiale afin de prévenir de l’avancer de l’Union soviétique.

  • Chez les Américains

C’est la peur que l’URSS représente une menace globale à laquelle les États-Unis devraient répondre par des ripostes militaires globales.

Après la Deuxième Guerre mondiale, le monde est dans une période de décompression, les économies des pays européens et du Japon sont en ruine complète. Au Japon et en Allemagne, il n’y a plus de gouvernement et dans certains pays comme la Grèce et la Chine il y a des guerres civiles et les adversaires en conflit sont soit soutenus par les États-Unis soit par les Soviétiques. Les empires coloniaux britanniques et français fondent sous la poussée de mouvements de libération nationaux ; plus rien ne semble tenir.

Facteurs internes aux États-Unis[edit | edit source]

Aux États-Unis même il y a plusieurs facteurs qui vont faire monter ces peurs :

  • le fait que le successeur de Roosevelt à savoir Truman n’est pas aussi agile que son prédécesseur.
  • les industriels de guerre ont fait d’énormes profits et espèrent continuer sur leur lancée en produisant et vendant des armes.
  • sur le plan de l’idéologie, il y a aussi une longue tradition antisocialiste et antibolchevique qui remonte aux années 1880. Pendant la guerre, il y avait aussi une forte propagande anticommuniste.
  • crainte que la misère dans laquelle se trouvait une grande partie du monde ne favorise la montée de partis communistes dans ces pays et notamment en France et en Italie.

L’idée la plus générale est que le bien-être des États-Unis dépend de la poursuite de leur croissance économique liée à leurs conquêtes qui constitue de nouveaux marchés pour leurs exportations, mais aussi pour leurs approvisionnements en matières premières. Les États-Unis voient tout ce qui limite leur projet d’expansion mondiale comme une attaque contre leurs intérêts.

Doctrine Truman[edit | edit source]

The labeling used on Marshall Plan aid packages.

En 1947, afin de justifier l’aide des États-Unis au gouvernement grec et turc, Truman officialise la doctrine Truman afin d’aider les peuples à combattre le totalitarisme qui menace le bien-être des États-Unis.[11][12][13][14]

Cette doctrine vient s’ajouter à la politique d’endiguement qui est formulée par George Kennan ; elle promeut l’idée que les États-Unis vont confronter l’Union soviétique avec une force inflexible partout où l’URSS empiète sur les intérêts et un monde de paix et de stabilité.

La politique de guerre de la guerre froide et une extension de la doctrine Monroe sur les zones non contrôlées par les États-Unis.[15][16][17][18][19]

Les États-Unis lancent le plan Marchal pour relancer les économies d’Europe de l’Ouest et contrer la montée des parties de gauche.[20][21][22][23]

National Security Act[edit | edit source]

Le Congrès américain passe le National Security Act qui adapte certaines institutions américaines à la guerre froide.[24][25]

Est créé un département unifié de la défense et c’est aussi à ce moment-là qu’est fondé le National Security Council qui coordonne les politiques étrangères et militaires des États-Unis et qui conseil le président.[26][27] En même temps, est créé la CIA.

Dès le début des années 1950, la CIA mène des opérations secrètes afin de renverser les dirigeants et gouvernements étrangers perçus comme hostiles aux États-Unis.[28][29][30][31]

Le développement du maccarthysme : 1947 - 1962[edit | edit source]

Cette guerre froide se joue à l’extérieur, mai aussi à l’intérieur des États-Unis. Presque toutes les victimes États-Unis sont innocentes.

McCarthy chats with Roy Cohn (right) at the Army-McCarthy hearings.

En général, on attache à toute cette campagne anticommuniste à l’intérieur des États-Unis au nom de Joseph McCarthy, sénateur de Virginie de l’Ouest et républicain qui a donné lieu au maccarthysme.[32][33]

Toutefois, ce n’est pas lui qui a créé l’hystérie de l’après-guerre, mais Truman, un démocrate, qui a commencé la croisade parce qu’il était inquiet de l’augmentation du nombre de membres du parti communiste américain qui a environs 80 000 membres.[34][35][36]

Une série de grèves dans les industries sont bien suivies et protestent contre les nombreux licenciements et la fin des heures supplémentaires puisqu’on passait d’une économie de guerre à une économie de paix engendrant des grèves afin de protester contre la diminution du salaire réel.

Truman exige qu’on évalue la loyauté des membres du gouvernement fédéral. La victoire de Mao Tse tong en Chine qui proclame en 1949 la République Populaire de Chine ne fera qu’accentuer cette suspicion, la République populaire de Chine ne sera reconnue qu’en 1979 par les États-Unis.

L’éclatement d’affaires de transmissions de documents confidentiels à l’URSS va permettre à McCarthy d’accuser le gouvernement d’être infesté de communistes. Il sent que l’argument anticommuniste va permettre de donner une avance politique aux républicains.

Lors de la création d’un sentiment de peur et d’ennemie intérieur, tout le monde joue le jeu et le Congrès approuve une loi de sécurité intérieure qui rend illégal pour quiconque à contribuer à l’établissement d’une dictature totalitaire ordonnant à tous les membres des organisations communistes de s’enregistrer auprès du gouvernement.

Ces personnes sont exclues de certaines positions et leurs passeports saisis afin de les empêcher de voyager et Truman évincent certains éléments.

En 1954, les troupes de la Corée du Nord entrent dans le territoire sud-coréen ; Truman ordonne l’intervention des États-Unis approuvée par le Conseil de sécurité, mais approuvée puisqu’il y a absence de l’URSS qui proteste contre le fait que la Chine n’est pas de siège de membre permanent en pratiquant la « politique de la chaise vide ».[37][38][39]

Ethel et Julius Rosenberg.

Un couple de scientifiques, les Rosenberg, est arrêté pour avoir « soi-disant » transmis pendant la guerre des informations sur la bombe atomique aux Soviétiques. Même s’il y eut un mouvement de protestation ils furent exécutés sur la chaise électrique.[40][41][42][43]

En cette même année 1953, après vingt ans de présidence démocratique, un républicain, héro militaire, Dwight Eisenhower devient président avec comme vice-président Richard Nixon, à ce moment le nationalisme américain WASP et le maccarthysme battent leur plein.

C’est alors qu’en 1954, Eisenhower ajoute une “nation sous dieu” au Pledge of Allegiance que les enfants doivent faire sous le drapeau américain. C’est aussi à ce moment-là que le Congrès passe 265 voix contre 2 une loi qui interdit le parti communiste[44][45][46][47] renforçant la nécessité de loyauté des employés fédéraux, pour perdre son emploi de fonctionnaire il suffisait d’une simple dénonciation, aucune preuve n’était nécessaires et aucun recours possible.

Dans un cas où les États-Unis sont très légalistes, ils ne protègent pas par la loi les accusés.

McCarthy est remis en cause quand il tente de dénoncer la pénétration de l’armée par les communistes.

L’Union soviétique est en pleine expansion, elle fait aussi explorer sa première bombe H. En même temps, Moscou établie le pacte de défense de Varsovie en 1955 qui répondait au pacte de l’OTAN mis en place par les États-Unis en 1949.[48][49][50][51][52] La répression de l’invasion soviétique renforce cela ainsi que le premier tir de missile intercontinental et l’envoi du premier satellite mondial Spoutnik dans l’atmosphère en 1957.

Même si l’URSS ne menace pas directement les États-Unis, cela suffit à justifier la politique Truman.

La société étasunienne d’abondance[edit | edit source]

Ce sont des années de peur, de contrôle intérieur énorme, mais en même temps ce sont des années d’abondance. C’est à ce moment-là que les États-Unis établissent sans doute pour la première fois de l’histoire de l’humanité une société d’abondance.

Ce qui est curieux est qu’en général la mobilisation de la population contre un ennemi intérieur se fait dans une période de crise économique et contre un groupe qui dirige la fureur populaire et qui ne remet pas en question le système.

Causes et caractéristiques[edit | edit source]

En 1945, les États-Unis entrent dans une période de boum économique qui va consolider sa hiérarchie intérieure et durer 25 années.

À ce moment-là, les Américains ne savent pas que cela va durer et beaucoup craignent encore un retour à la grande dépression des années 1930. L’anticommunisme va consolider le nationalisme interventionniste et justifier auprès de l’opinion publique le fait que les États-Unis envoient ses « boys » faire la guerre à l’extérieur des États-Unis. Avec cette rhétorique anticommuniste, on arrive à continuer à envoyer de jeunes hommes se battre à l’extérieur des États-Unis.

Ce boum est tout d’abord fondé sur la construction immobilière et la construction automobile ainsi que l’industrie de l’armement. Il va profiter à ¾ des Américains.

United States birth rate (births per 1000 population).[53] The United States Census Bureau defines the demographic birth boom as between 1946 and 1964[54] (red).

À partir de 1945 il y a un baby boum, aux États-Unis se sont 63,5 millions d’enfants qui naissent entre 1945 et 1961. En 1940, il y a 132 millions d’habitants, en 1960 presque 189 millions d’habitants.[55][56]

Quand on compare avec d’autres pays il y a toujours le boum des naissances à la fin d’une guerre. Ce qui est intéressant aux États-Unis est que cela va durer jusque dans les années 1960. Cela va se répercuter dans l’industrie du bâtiment avec la construction de maisons et d’écoles, parallèlement on construit des usines, des supermarchés, des aéroports et une grande partie de ces constructions se font dans de nouvelles zones qu’on appelle « suburbaines » avec des zones de villas.

Cela va générer le boum de la construction automobile qui nécessite une densification des réseaux de transports entre pôles d’habitations et de consommations. C’est une économie et une société autour de la voiture qui se forme avec notamment comme symbole les drive-in theatre.

C’est aussi le boum des dépenses militaires qui sont multipliées par quatre entre 1949 et 1954, ensuite elles ne cessent d’augmenter. Une grande partie du budget miliaire alimente la recherche et la production d’armes de plus en plus sophistiquées en fonction de la mondialisation de la guerre froide c’est ce qu’on appelle la « course aux armements » engagée surtout avec l’Union soviétique.

Aux États-Unis, l’industrie de guerre est privée, mais dépend des contrats avec le gouvernement fédéral. C’est pour cela que les industries de l’armement ont tout intérêt à l’application de la doctrine Monroe à l’ensemble du globe en créant un sentiment d’insécurité.

A transistor radio made by Sanyo in 1959. Japan manufactured much of the world's consumer electronics during this period.

Il faut noter aussi l’invention du transistor en 1947 qui conduit à la révolution électronique menant à l’automatisation de nombreuses industries ; il y a une baisse conséquente des emplois industriels et une nouvelle vague de la concentration de la production qui se concrétise par des fusions par de grandes corporations qui ont une puissance financière et technologique qui vont acquérir d’autres industries subsidiaires pour les assembler dans de grands consortiums où une industrie centrale va acquérir tous les subsidiaires qui vont lui permettent de fabriquer les produits finaux.

On est dans la quatrième vague de concentration, la première et la fin du XIXème siècle, celle des années 1920, celle du New Deal et maintenait celle de l’après-guerre ; on arrive à une situation de concentration des capitaux industriels sans précédent.

Cette concentration se manifeste aussi dans le capitalisme ou la AFL et la CIO fusionnent dans un mouvement syndical anticommuniste. En même temps, le nombre de syndiqués n’augmente pas. Les nouveaux emplois créés sont surtout pour les « cols blancs » et pour des secteurs où il n’y a pas une grande tradition syndicaliste.

En même temps, il y a un mouvement de concentration dans l’agriculture avec une mécanisation toujours plus grande de tous les processus de production agricole grâce à un développement technologique, des machines, l’utilisation des pesticides et des engrais qui permettent d’immenses productions et un nouveau mouvement de concentration.

Il est intéressant de voir que la productivité agricole a doublé en 15 ans et en même temps le nombre de familles qui vivent de l’agriculture diminue de moitié.

Dans le sud des États-Unis, cela va chasser 4 millions d’Américains, surtout des noirs et des métayers qui vont être chassés vers les villes du Nord et la Californie.

Naissance des symboles de la société étasunienne d’abondance[edit | edit source]

C’est dans ces années que naissent les grands symboles de la société américaine d’abondance avec la télévision, c’est aussi le début des symboles tel que Macdonald, Barbie, Marilyn Monroe ou encore Elvis Presley.

Presley dans les années 1950 a vraiment choqué les milieux WASP puisqu’il s’est inspiré des milieux noirs et qu’il se contorsionnait de manière subjective.

Les ¾ des Américains profitant de la société d’abondance[edit | edit source]

Ce sont dans leur immense majorité des blancs des classes moyennes, beaucoup vont quitter la côte est pour migrer vers le sun-belt ; ces régions-là s’industrialisent progressivement et notamment grâce au développement de l’air conditionné qui permet le travail en usine.

Dans ces régions se développe l’industrie d’armement, l’aéronautique, l’extraction de pétrole ainsi que l’agrobusiness.

Les femmes des classes moyennes sont complètement remises en question puisqu’elles avaient été intégrées dans la force de travail industriel. L’idée est de suivre un travail salarié tout en étant en conflit avec un système de valeur traditionaliste.

Les classes moyennes blanches sont les grandes gagnantes non seulement parce que ce sont elles qui travaillent dans les secteurs et régions en expansion, mais aussi parce que ce sont elles qui bénéficient des programmes fédéraux.

La Federal Housing Administration fournie des prêts hypothécaires pour financer des achats immobiliers cependant ces assurances « n’acceptent pas les pauvres, les non blancs, les juifs et autres groupes raciaux qui manquent d’harmonie ».[57][58]

Les investissements fédéraux sont faits aussi dans le système des autoroutes qui sont multipliées par 38. Simultanément les transports en commun ainsi que les chemins de fer sont complètement délaissés, jusqu’à la fin des années 1960 il n’y a pas de constructions de logements sociaux pour les pauvres.

Le ¼ d’Américains dans la pauvreté[edit | edit source]

Ce sont surtout des personnes âgées ou des enfants, la majorité est des femmes célibataires veuves ou divorcés, 70 % vivent dans les villes et 30 % dans des petites localités plus rurales.

La catégorie la plus pauvre est celle des Amérindiens dont le revenu annuel représente la moitié de la moyenne du revenu des pauvres.[59][60]

En 1953, le Congrès décide d’éliminer les réserves indiennes, c’est la politique de terminaison qui supprime l’aide fédérale aux réserves incitants les Amérindiens à abandonner leurs réserves contre le paiement de maigres primes gonflant la population misérable des villes.[61][62]

Quand cette politique est stoppée en 1960, de nombreuses tribus ont été décimées.[63][64][65][66]

Ce sont aussi des pauvres des villes et des immigrants portoricains, mexicains notamment ainsi que les métayers et les travailleurs migrants.

Jusqu’au début des années 1960, les États-Unis ne s’intéressent pas aux pauvres ; c’est le président démocrate Lyndon B. Johnson qui arrive après l’assassinat de Kennedy qui lance la guerre contre la pauvreté qui très malheureusement sera freinée très dramatiquement en raison de la guerre du Vietnam, toutefois cette aide a porté ses fruits, la pauvreté a diminué et 25 % de la pollution classifiée comme pauvre est passée à 11 % en 1973.[67][68][69][70][71][72][73]

Annexes[edit | edit source]

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