Les États-Unis face à la Deuxième guerre mondiale

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La Seconde Guerre mondiale a profondément marqué les Amériques, en particulier les États-Unis. Les États-Unis sont entrés en guerre après l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, devenant ainsi l'une des principales puissances alliées. L'effort de guerre a entraîné une mobilisation massive des ressources, ce qui a aidé les États-Unis à sortir de la Grande Dépression.

La guerre a entraîné des changements économiques importants, tels que l'augmentation des dépenses publiques, qui ont créé de nouveaux emplois et de nouvelles industries. Cela a entraîné un boom de l'économie, la demande de biens et de services ayant augmenté de façon spectaculaire. Le gouvernement a également mis en œuvre des politiques telles que le rationnement et le contrôle des prix pour assurer une distribution équitable des ressources.

Sur le plan social, la guerre a eu des répercussions importantes sur la société américaine. Les femmes sont entrées en grand nombre sur le marché du travail, les hommes étant partis au combat. Les minorités, en particulier les Afro-Américains et les Américains d'origine mexicaine, ont été victimes de discrimination dans l'armée et dans les emplois civils, mais ont également vu leurs chances s'accroître grâce à la guerre. La guerre a également entraîné la croissance de la classe moyenne et le début du baby-boom.

L'isolement relatif des Amériques pendant la Seconde Guerre mondiale a permis aux États-Unis de consolider leur position de puissance dominante dans la région. Les États-Unis ont utilisé leur puissance économique et militaire pour influencer les événements dans les autres pays des Amériques et promouvoir leurs intérêts régionaux. Cette période a marqué un renforcement de l'impérialisme américain dans les Amériques, les États-Unis cherchant à s'imposer comme la puissance dominante de l'hémisphère occidental.

Si certains pays d'Amérique latine ont pu conserver l'illusion de l'autonomie après la Seconde Guerre mondiale, le déclenchement de la guerre froide par les États-Unis a entraîné une érosion significative des acquis sociaux, politiques et économiques dans la région.

L’entrée des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Quelques repères[modifier | modifier le wikicode]

Les États-Unis ont été économiquement et politiquement actifs en Amérique latine dans les années 1920 et 1930. À cette époque, les États-Unis ont mis en œuvre des politiques visant à promouvoir la stabilité et le développement économique de la région. Ils ont notamment investi dans les infrastructures, telles que les routes et les ports, et soutenu les échanges et le commerce.

Dans le même temps, les États-Unis ont suivi une politique de neutralité à l'égard du conflit croissant en Europe dans les années qui ont suivi le krach boursier de 1929. Cela reflétait le désir de l'opinion publique américaine d'éviter de s'impliquer dans un autre conflit étranger et de se concentrer sur les questions intérieures.

Vue aérienne de l’attaque de Pearl Harbor.

Toutefois, la situation a changé le 7 décembre 1941, avec l'attaque surprise du Japon sur Pearl Harbor, qui a incité les États-Unis à entrer dans la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis deviennent rapidement l'une des principales puissances alliées et commencent à mobiliser leurs ressources pour soutenir l'effort de guerre. Cette période marque un tournant dans la politique étrangère américaine, les États-Unis devenant plus actifs dans les affaires mondiales et plus engagés dans les conflits internationaux.

L'attaque japonaise sur Pearl Harbor a entraîné la mort de 2 400 personnes mais n'a pas complètement détruit la base américaine. Néanmoins, elle a servi de catalyseur à un changement de l'opinion publique américaine en faveur de l'entrée en guerre.

L'attaque de Pearl Harbor est souvent comparée à d'autres événements importants de l'histoire américaine, tels que le naufrage de l'USS Maine et les attentats du 11 septembre, car ils ont servi de catalyseurs à l'action militaire américaine.

Le naufrage de l'USS Maine en 1898, attribué à l'Espagne, a conduit à la guerre hispano-américaine et a marqué l'émergence des États-Unis en tant que puissance mondiale. De même, les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par des terroristes liés à Al-Qaida, ont conduit à la guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis et au conflit actuel au Moyen-Orient.

Dans chacun de ces cas, les attentats ont servi de catalyseur à un changement de la politique étrangère américaine et à une modification du rôle des États-Unis dans les affaires mondiales. Les attaques contre Pearl Harbor, l'USS Maine et le World Trade Center ont toutes eu un impact profond sur la société américaine. Ils ont été utilisés pour justifier une action militaire et l'utilisation de la force militaire.

Aux États-Unis, le public américain et ses représentants au Congrès doivent approuver la décision d'entrer en guerre. L'attaque de Pearl Harbor a galvanisé l'opinion publique et a suscité un sentiment généralisé d'indignation et un désir de vengeance. Il est alors plus facile pour le gouvernement américain de justifier l'entrée en guerre et d'obtenir le soutien nécessaire du peuple américain.

À la suite de l'attaque, les États-Unis déclarent la guerre au Japon le lendemain et entrent peu après dans la Seconde Guerre mondiale en tant que l'une des principales puissances alliées. Cela a marqué un tournant dans la politique étrangère américaine et un changement significatif du rôle des États-Unis dans les affaires mondiales.

Après l'attaque de Pearl Harbor, un fort consensus s'est dégagé au sein de l'opinion publique américaine en faveur de la déclaration de guerre au Japon. Ce sentiment s'est reflété dans la réponse immédiate du gouvernement américain, qui a déclaré la guerre au Japon le jour suivant.

Dans les jours et les semaines qui ont suivi l'attaque, le Congrès américain a voté la mobilisation de tous les hommes valides âgés de 20 à 44 ans pour soutenir l'effort de guerre. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large visant à mobiliser pleinement l'économie et la société américaines pour soutenir la guerre.

L'attaque de Pearl Harbor et la déclaration de guerre américaine qui s'en est suivie ont marqué un tournant important dans la Seconde Guerre mondiale, car elles ont fait intervenir toutes les ressources des États-Unis dans le conflit. Cela a joué un rôle essentiel dans la défaite finale des puissances de l'Axe et a façonné l'ordre mondial d'après-guerre.

Des troupes américaines avançant dans l’eau d’Omaha Beach, le 6 juin 1944.

Au cours des premières années de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont concentré leurs efforts sur la guerre dans le Pacifique. Cela était dû en grande partie à la proximité de la menace japonaise et à la nécessité de garantir les intérêts américains dans la région.

Toutefois, après que les États-Unis ont remporté une série de victoires contre le Japon en 1942, le président Roosevelt a déplacé son attention vers l'Europe et la guerre contre l'Allemagne nazie. Cette décision est motivée par une reconnaissance croissante de la menace que représente l'Allemagne nazie et par la nécessité de mettre fin à la guerre en Europe le plus rapidement possible.

Les États-Unis ont donné la priorité à la guerre en Europe pendant le reste du conflit, travaillant en étroite collaboration avec leurs alliés pour vaincre l'Allemagne nazie et mettre fin à la guerre. Cela a nécessité un effort militaire massif, notamment le débarquement des forces américaines et alliées en Italie et sur les plages de Normandie en France, ainsi qu'une campagne de bombardement soutenue contre les villes et les cibles industrielles allemandes.

En fin de compte, les efforts menés par les États-Unis en Europe ont contribué à mettre fin à la Seconde Guerre mondiale et à façonner l'ordre mondial d'après-guerre.

Sous la direction de Churchill et du président américain Franklin D. Roosevelt, les Alliés ont planifié et exécuté la campagne d'Afrique du Nord (opération Torch) en 1942, suivie du débarquement en Normandie (D-Day) en 1944. Pendant ce temps, l'Union soviétique, combattant sur le front de l'Est, réalise des progrès significatifs contre les Allemands, dont le point culminant est la bataille de Stalingrad en 1942-1943.

L'invasion de la Sicile par les Alliés en juillet 1943 marque un tournant dans la guerre en Europe et entraîne la chute du dictateur italien Benito Mussolini. Le débarquement en Normandie en juin 1944, également connu sous le nom de Jour J, a marqué le début de la libération de l'Europe occidentale du contrôle nazi. Le débarquement en Normandie a été une entreprise colossale impliquant 156 000 soldats, entraînant de lourdes pertes pour les Alliés et les Allemands. Malgré son coût élevé, le succès du débarquement en Normandie a été un moment crucial de la guerre et a ouvert la voie à la défaite finale des puissances de l'Axe.

Le débarquement en Normandie a marqué le début de la libération de la France et de l'Europe occidentale du contrôle nazi. Après le débarquement, les Alliés ont poursuivi leur avancée en France et ont vaincu les forces allemandes dans plusieurs batailles clés. Pendant ce temps, les Alliés lancent d'intenses campagnes de bombardement contre les villes allemandes, causant d'importants dégâts et sapant l'effort de guerre allemand. L'armée allemande finit par se rendre en mai 1945, après la mort du président américain Franklin D. Roosevelt et la nomination de Harry S. Truman comme nouveau président. La fin de la guerre en Europe a marqué une victoire majeure pour les Alliés et la défaite de l'Allemagne nazie.

Malgré la fin de la guerre en Europe, le Japon continue de résister aux Alliés sur le théâtre du Pacifique. Sous la présidence de Truman, les États-Unis cherchent à mettre fin rapidement à la guerre et à limiter les pertes américaines. Pour forcer le Japon à se rendre, les États-Unis ont largué des bombes au napalm sur Tokyo et ont mené une série de raids de bombardement contre d'autres villes. Pour mettre fin à la guerre rapidement, les États-Unis ont décidé d'utiliser des bombes atomiques, qui n'avaient été développées que récemment. Les États-Unis ont testé une bombe atomique au Mexique et ont ensuite largué deux bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki en août 1945, entraînant la reddition du Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'utilisation des bombes atomiques reste l'une des décisions les plus débattues de la guerre et ses conséquences se font encore sentir aujourd'hui.

Bilan global de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

La Seconde Guerre mondiale est un conflit mondial catastrophique qui a entraîné la mort de millions de personnes et une destruction généralisée. La guerre a fait entre 40 et 50 millions de victimes, ce qui en fait l'un des conflits les plus meurtriers de l'histoire de l'humanité. Les pertes ont été particulièrement lourdes en Europe, où se sont déroulés la plupart des combats. L'Union soviétique a subi le plus grand nombre de pertes, les estimations suggérant que jusqu'à 10 % de sa population a été tuée pendant la guerre. La Seconde Guerre mondiale a eu des répercussions considérables sur le monde, façonnant le cours des relations internationales et conduisant à l'émergence des États-Unis et de l'Union soviétique en tant que superpuissances. Son héritage continue de façonner le monde d'aujourd'hui.

L'Europe a été la région la plus durement touchée pendant la Seconde Guerre mondiale et a subi des pertes et des dommages importants. Le continent avait déjà été dévasté par la Première Guerre mondiale et l'entre-deux-guerres, et la Seconde Guerre mondiale n'a fait qu'aggraver les souffrances et les destructions. La guerre a entraîné la mort de millions d'Européens, le déplacement de millions d'autres et la destruction généralisée des villes et des infrastructures. La guerre a également eu de profonds effets politiques et sociaux, entraînant le déclin des empires coloniaux européens et la montée des États-Unis et de l'Union soviétique en tant que puissances dominantes. L'Europe a mis de nombreuses années à se remettre de la guerre et de ses conséquences, et le continent continue d'être marqué par son héritage jusqu'à aujourd'hui.

Bien que les combats n'aient pas directement touché les États-Unis sur leur propre territoire, le pays a été fortement impliqué dans la Seconde Guerre mondiale, tant sur le plan militaire qu'économique. Environ 12 millions de soldats et de Marines américains ont pris part à la guerre, ce qui représente une part importante de la population du pays. Environ 100 000 femmes ont également servi à divers titres, notamment comme infirmières et dans d'autres rôles de soutien. L'économie américaine a également été mobilisée pour l'effort de guerre, le pays fournissant des ressources et des matériaux cruciaux pour soutenir les Alliés. La guerre a eu un impact majeur sur les États-Unis, tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, et a joué un rôle crucial dans la définition du rôle du pays en tant que superpuissance après la guerre.

Bien que la Seconde Guerre mondiale ait été un conflit mondial majeur, le nombre de pertes subies par les États-Unis a été relativement faible par rapport aux autres pays. Environ 405 000 soldats américains ont été tués pendant la guerre et environ 670 000 ont été blessés. Il convient de noter que la guerre de Sécession a effectivement été le conflit le plus meurtrier de l'histoire américaine, avec un nombre de morts estimé à 620 000. L'impact de la Seconde Guerre mondiale sur les États-Unis a toutefois été considérable et a contribué à faire du pays une superpuissance mondiale dans la période d'après-guerre.

Les États-Unis pendant la Guerre[modifier | modifier le wikicode]

Pas de changement institutionnel ou politique, mais un boom économique extraordinaire[modifier | modifier le wikicode]

Trois hommes en costume debout devant plusieurs personnes à l’arrière-plan
Joseph Staline, Harry S. Truman et Winston Churchill à Potsdam en juillet 1945.

Bien que profondément impliqués dans le conflit, les États-Unis n'ont pas connu de changements institutionnels ou politiques majeurs pendant ou immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Franklin D. Roosevelt est resté président jusqu'à sa mort en avril 1945, et Harry S. Truman lui a succédé. Truman a été élu pour un mandat complet en 1948, et sa présidence a été marquée par le début de la guerre froide et le développement des États-Unis en tant que superpuissance. En URSS, Joseph Staline est resté au pouvoir pendant plusieurs années, jusqu'à sa mort en 1953.

Les États-Unis ont connu un essor économique important pendant la Seconde Guerre mondiale, en grande partie dû à l'augmentation des efforts de production du pays pour soutenir la guerre. Le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures pour stimuler l'économie et encourager la production, notamment en instaurant un service militaire et en investissant massivement dans les industries liées à la guerre. En conséquence, l'emploi a augmenté et la capacité industrielle du pays s'est considérablement accrue. La guerre a également créé de nouvelles possibilités d'innovation technologique et de croissance dans des secteurs comme l'aviation et l'électronique.

En plus de ces effets directs, la guerre a également eu un impact plus large sur l'économie américaine en mettant fin à la Grande Dépression. L'augmentation de la production et de l'emploi générée par la guerre a aidé le pays à sortir de la récession économique. Les États-Unis sont sortis de la guerre en tant que puissance économique dominante du monde. Le boom économique de la Seconde Guerre mondiale a jeté les bases de l'expansion économique et de la prospérité d'après-guerre qui ont défini la seconde moitié du XXe siècle.

Le boom économique de la Seconde Guerre mondiale était en effet beaucoup plus fort que le boom des années 1920 et les effets du New Deal. Pendant la guerre, le gouvernement américain a mis en œuvre plusieurs mesures pour stimuler l'économie, telles que des investissements massifs dans les industries liées à la guerre et la mise en place d'un service militaire, ce qui a entraîné une augmentation significative de l'emploi. Cela a contribué à sortir le pays de la Grande Dépression et à créer une base économique solide pour l'expansion et la prospérité d'après-guerre. En conséquence, le chômage a diminué de façon spectaculaire à partir de 1938-1939, et l'économie du pays s'est développée tout au long de la guerre et au-delà.

Le boom économique de la Seconde Guerre mondiale était largement centré sur l'industrie de l'armement, dans laquelle le gouvernement américain a fortement investi. Par conséquent, les sociétés les plus grandes et les plus riches, en particulier celles de l'industrie de la défense, ont le plus profité de l'expansion économique liée à la guerre. Cependant, le boom a également eu des effets plus larges sur la société américaine, car il a accéléré les changements sociaux, culturels et technologiques qui avaient déjà commencé dans les années 1920. Cette période a marqué un tournant dans l'histoire américaine et a contribué à faire du pays une puissance économique et militaire mondiale de premier plan.

Pendant la guerre, on estime que pas moins de 20 millions d'Américains ont déménagé dans de nouveaux endroits du pays, cherchant à profiter des opportunités économiques créées par la guerre. Ce chiffre est nettement supérieur à celui de la décennie précédente, où 15 % de la population américaine s'était déplacée à l'intérieur du pays. Cette migration a eu un impact majeur sur de nombreuses régions du pays, en particulier dans les zones qui abritaient des installations militaires et des usines de défense. Par exemple, la Californie, qui abritait un certain nombre de bases militaires et d'usines de défense importantes, a vu sa population augmenter considérablement pendant la guerre. Cette migration a permis de stimuler la croissance économique de l'État et a contribué à la transformation de la Californie en l'un des principaux centres économiques et culturels du pays.

Ce contexte de reprise économique et de grandes migrations pendant la Seconde Guerre mondiale a eu un impact important sur le développement des États-Unis. L'effort de guerre nécessite une augmentation massive de la production industrielle, ce qui entraîne une baisse du chômage et une relance de l'économie. Dans le même temps, la migration de millions d'Américains vers de nouvelles villes et régions a créé de nouvelles opportunités de croissance et a contribué à la prospérité générale du pays.

Au cours des années 1940, on a assisté à un déplacement important de la population des États ruraux et centraux vers les États urbains et côtiers. En conséquence, de nombreuses zones rurales ont été confrontées à un déclin démographique et ont eu du mal à trouver de la main-d'œuvre pour leurs exploitations agricoles, ce qui a conduit à l'exemption des travailleurs agricoles du service militaire par la loi sur le service sélectif.

Accroissement du rôle de l’État fédéral[modifier | modifier le wikicode]

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Ce rôle accru du gouvernement fédéral dans l'économie pendant la guerre a été un facteur majeur de la croissance de l'économie américaine, le gouvernement investissant massivement dans les industries et services liés à la guerre. Le gouvernement fédéral a également joué un rôle dans le financement de l'effort de guerre en vendant des obligations de guerre et en créant de nouveaux impôts. La guerre a également conduit à l'expansion de l'État-providence, le gouvernement fournissant des prestations aux familles des soldats et des anciens combattants, et finançant des programmes visant à fournir des soins de santé et une éducation aux personnes dans le besoin. Ces efforts ont contribué à renforcer le rôle du gouvernement fédéral dans la société américaine et ont jeté les bases de nombreux programmes sociaux qui sont encore en place aujourd'hui.

L'attaque de Pearl Harbor a conduit le président Roosevelt à déclarer la création du War Production Board, qui a réorienté la production civile vers des objectifs militaires. Cela a entraîné une augmentation significative de la production, qui a été triplée. Cette mesure a mis en évidence le rôle accru du gouvernement fédéral dans l'effort de guerre.[8][9][10]

Le gouvernement fédéral a joué un rôle important dans l'effort de guerre en signant des contrats avec des entreprises par le biais du War Production Board, que Roosevelt a créé juste après l'attaque de Pearl Harbor. Ces contrats garantissaient le paiement des coûts de production plus une marge bénéficiaire pour les entreprises, pour un total de 175 milliards de dollars. Cependant, la plupart de ces contrats sont allés aux 100 plus grandes entreprises, ce qui a entraîné une concentration de la production et la fermeture de nombreuses petites entreprises qui ne pouvaient plus accéder aux matières premières que les grandes entreprises contrôlaient. Cette concentration de la production était la continuation d'une tendance qui s'était manifestée au cours des deux décennies précédentes.

Le gouvernement fédéral a également signé d'importants contrats de recherche avec des universités, notamment le MIT, Harvard et l'Université de Californie, dont un contrat secret de 4 milliards de dollars divisé entre quelques universités pour développer la bombe atomique. Bien qu'il soit un physicien renommé, Albert Einstein est écarté du projet américain en raison des inquiétudes suscitées par ses positions pacifistes et ses croyances sionistes, qui le font considérer comme peu fiable.

Augmentation du nombre des travailleurs industriels, des membres des grands syndicats (AFL, CIO) et de leur influence[modifier | modifier le wikicode]

Pendant la guerre, le nombre de travailleurs industriels aux États-Unis a augmenté de manière significative. Cela a conduit à une augmentation correspondante du nombre de membres des principaux syndicats, tels que l'AFL et le CIO. La période de la guerre a vu un pic de syndicalisation aux États-Unis, le nombre de syndiqués ayant presque doublé. Cette augmentation de la taille et de l'influence de la main-d'œuvre syndiquée résulte de plusieurs facteurs, notamment le besoin d'une main-d'œuvre stable et motivée pendant l'effort de guerre et les demandes des travailleurs pour de meilleurs salaires et conditions de travail. La guerre a marqué un tournant pour le mouvement ouvrier aux États-Unis, les travailleurs ayant acquis un nouveau pouvoir de négociation qui allait façonner le paysage économique et politique du pays pour les décennies à venir.

Cette augmentation de l'adhésion et de l'influence des syndicats a été un facteur important dans la réélection réussie de Roosevelt pour son quatrième mandat présidentiel, qui est le plus long de l'histoire des États-Unis. Après la présidence de Roosevelt, les républicains ont adopté une loi limitant à deux le nombre de mandats d'un président. La croissance des syndicats et l'influence accrue des travailleurs industriels ont joué un rôle important dans la politique américaine au cours de cette période.

Pendant cette période, les syndicats se heurtent à l'opposition des républicains et des démocrates conservateurs qui prennent le contrôle du Congrès en 1948. En conséquence, ils ont adopté des lois limitant les droits des travailleurs et affaiblissant le pouvoir des syndicats. Ces lois, telles que la loi Taft-Hartley de 1947, restreignent le pouvoir des syndicats en interdisant certaines pratiques syndicales et en permettant aux États d'adopter des lois sur le droit au travail, qui interdisent l'adhésion à un syndicat comme condition d'emploi. Ces mesures ont effectivement limité la capacité des syndicats à défendre les intérêts de leurs membres et à négocier de meilleurs salaires et conditions de travail. En réponse au long mandat présidentiel de Franklin D. Roosevelt, qui a effectué quatre mandats sans précédent, le 22e amendement de la Constitution américaine a été adopté. Cet amendement limite le nombre de mandats qu'un président peut effectuer, en les limitant à un maximum de deux mandats. L'adoption de cet amendement reflète l'évolution du paysage politique, les républicains et les démocrates conservateurs ayant pris le contrôle du Congrès en 1948 et cherchant à limiter le pouvoir des syndicats et les droits des travailleurs par le biais de la législation.

Croissance des grandes entreprises agricoles mécanisées[modifier | modifier le wikicode]

Au cours de cette période, on assiste à une croissance importante des grandes entreprises agricoles mécanisées, qui bénéficient du soutien financier des banques et des compagnies d'assurance. Cela a entraîné le déclin des petites exploitations familiales, ce qui a conduit à la grande migration des petits agriculteurs qui ne pouvaient plus gagner leur vie. L'essor de la grande agriculture a entraîné le déclin des petites entreprises familiales, ce qui a joué un rôle majeur dans le déplacement de la population des zones rurales vers les zones urbaines.

Les grandes exploitations mécanisées avaient souvent accès à davantage de ressources, notamment financières et technologiques, ce qui leur a permis d'étendre leurs activités et de profiter de la forte demande de nourriture pendant la guerre. En revanche, les petites exploitations familiales ont eu du mal à concurrencer ces grandes entreprises et beaucoup ont été contraintes de fermer ou de vendre leurs terres. Cette évolution de l'agriculture a contribué à la migration des petits agriculteurs et des résidents ruraux vers les zones urbaines à la recherche de meilleures opportunités économiques. La croissance de ces grandes entreprises agricoles a marqué un changement majeur dans le paysage agricole des États-Unis et a jeté les bases de l'industrie agroalimentaire moderne.

Multiplication de la dette[modifier | modifier le wikicode]

Pour financer l'effort de guerre et ses diverses initiatives, le gouvernement fédéral a considérablement accru son contrôle sur l'économie et les finances en émettant des obligations et en empruntant d'importantes sommes d'argent. Il en résulte une augmentation substantielle de la dette nationale globale, qui aura des répercussions à long terme sur l'économie américaine et les dépenses publiques. Le rôle accru du gouvernement dans l'économie et les finances a également ouvert la voie à de futurs débats et discussions sur le rôle du gouvernement dans l'économie et le niveau approprié d'intervention du gouvernement.

Entre 1941 et 1945, la dette nationale américaine a augmenté de façon spectaculaire, passant de 51 milliards de dollars à un montant stupéfiant de 260 milliards de dollars, soit une multiplication par cinq en seulement quatre ans. Cette augmentation significative de la dette résulte du contrôle expansif du gouvernement sur l'économie et les finances, principalement par l'émission d'obligations pour financer l'effort de guerre du pays.[12][13]

US federal debt held by the public as a percentage of GDP, from 1790 to 2013, projected to 2038.

Les grandes transformations de la société étasunienne pendant la guerre[modifier | modifier le wikicode]

Ouvriers industriels[modifier | modifier le wikicode]

La période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis, appelée "boom économique" ou "âge d'or du capitalisme", a vu une transformation substantielle du pouvoir économique et politique des travailleurs industriels. Au cours de cette période, les prix ont augmenté de 28 % et les salaires de 40 %, ce qui a entraîné une hausse du pouvoir d'achat des travailleurs industriels.

Les exigences de la guerre ont entraîné un besoin important de production de biens et de services, ce qui a créé des possibilités d'emploi accrues dans les industries et des salaires plus élevés. Cette tendance à l'augmentation du pouvoir économique des travailleurs industriels et à la croissance économique globale reflète la tendance plus large de l'industrialisation et du déclin de l'économie agraire, car l'influence des petits agriculteurs continue de diminuer.

Accroissement du rôle économique et social des femmes avec l’économie de guerre[modifier | modifier le wikicode]

In many nations women were encouraged to join female branches of the armed forces or participate in industrial or farm work.

L'économie de guerre de la Seconde Guerre mondiale a eu un impact considérable sur le rôle économique et social des femmes dans la société américaine. L'augmentation de la demande de biens et de services pendant la guerre a entraîné une augmentation correspondante de la demande de travail rémunéré des femmes. Ainsi, 6 millions de femmes ont rejoint la population active, dont 60 % avaient un emploi.

L'évolution vers un plus grand emploi et une plus grande participation à l'économie a eu un impact particulier sur les femmes blanches et afro-américaines, car elle leur a permis d'accroître leur indépendance économique et sociale. Ce changement s'inscrit dans un mouvement plus large en faveur de l'égalité et de l'autonomisation des femmes au XXe siècle.

En outre, la transformation du rôle des femmes pendant l'économie de guerre a remis en question les normes et les attentes traditionnelles en matière de genre. Les femmes n'étaient plus limitées aux professions "féminines" et avaient au contraire accès à un plus large éventail de possibilités d'emploi, y compris le travail physique comme ouvrières des routes, bûcheronnes, officiers de police, chauffeurs de taxi, etc. En outre, le profil des femmes employées a changé, puisqu'il ne s'agit plus uniquement de femmes célibataires, mais de femmes mariées avec des enfants et de femmes âgées.

Ces changements ont eu un impact profond sur la société. Ils ont remis en question les rôles traditionnels des hommes et des femmes, puisque les femmes ont pu participer à un plus large éventail d'opportunités d'emploi et assumer des rôles auparavant considérés comme dominés par les hommes. Cette évolution vers plus d'égalité et d'autonomie pour les femmes a constitué une étape importante vers une société plus inclusive et équitable.[14][15]

En outre, les femmes afro-américaines pouvaient également profiter de l'évolution du paysage économique et obtenir des opportunités d'emploi. Environ 400 000 femmes afro-américaines ont quitté leurs emplois domestiques pour entrer dans le monde du travail en usine, où elles ont bénéficié de salaires plus élevés, d'une plus grande autonomie et des avantages de la syndicalisation.

Cette évolution a représenté un changement important pour les femmes afro-américaines, car elles ont pu acquérir une plus grande indépendance économique et participer plus pleinement à l'économie. La combinaison de l'augmentation des possibilités d'emploi et de la syndicalisation a permis aux femmes afro-américaines d'améliorer leurs conditions de travail et de négocier de meilleurs salaires et avantages.[16][17]

En outre, la transformation du rôle des femmes pendant l'économie de guerre a été particulièrement évidente dans l'industrie aéronautique. Le nombre de femmes employées dans cette industrie est passé de 320 000 à 410 000, reflétant la demande accrue de production et la reconnaissance de la contribution des femmes à l'effort de guerre.

L'évolution de la perception publique des travailleuses a constitué un changement important dans la société. La moralité victorienne, qui avait longtemps dominé les médias et l'opinion publique, a été remise en question à mesure que les contributions économiques des femmes étaient plus largement reconnues et appréciées. Les moqueries à l'égard des travailleuses ont cessé et ont été remplacées par un soutien aux avantages qu'elles apportent à la population.

Bien que des progrès significatifs aient été réalisés en termes de participation des femmes à la main-d'œuvre et de reconnaissance de leurs contributions au cours de la Seconde Guerre mondiale, il reste encore un long chemin à parcourir vers l'égalité des sexes. L'écart de rémunération persistant entre les hommes et les femmes pour un travail égal en témoigne, les femmes ne gagnant que 65 % du salaire d'un homme. L'absence de systèmes de soutien sur le lieu de travail, tels que des crèches ou des cantines pour les mères qui travaillent, témoigne également des difficultés persistantes auxquelles sont confrontées les femmes pour concilier travail et responsabilités familiales.

L'évolution vers une plus grande indépendance économique et sociale des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale a constitué un changement de mentalité majeur. Les femmes qui sont devenues autonomes alors que leurs maris étaient partis à la guerre devront faire face à des défis importants et à des ajustements compliqués à leur retour. En effet, de nombreux hommes peuvent vouloir revenir au statu quo d'avant-guerre et résister aux changements dans les rôles et les attentes des hommes et des femmes. Le retour des soldats après la guerre nécessitera beaucoup d'adaptation et de négociation pour concilier ces changements dans la société.

Un tournant pour les Afro-Américains[modifier | modifier le wikicode]

The 332nd Fighter Group attends a briefing in Italy in 1945.

La Seconde Guerre mondiale marque un tournant pour les Afro-Américains, qui participent pleinement à l'effort national. Un million d'entre eux furent mobilisés dans l'armée et la marine, et plus d'un million de Sudistes ségrégués quittèrent les zones rurales pour travailler dans les villes du Nord ou dans l'industrie de guerre à Washington. Cette migration a permis aux Afro-Américains d'échapper à la pauvreté et à la discrimination du Sud rural et de bénéficier de meilleures opportunités économiques et de meilleures conditions de travail dans le Nord et l'Est. C'était un moment important de leur histoire. Elle leur a permis d'acquérir une plus grande indépendance économique et de participer plus pleinement à l'économie, remettant en cause les inégalités raciales et la ségrégation qui existaient depuis longtemps.

Les Afro-Américains qui ont migré vers le Nord et l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale ont connu de nouvelles conditions et sont restés en contact avec ceux qui sont restés dans le Sud rural. Malgré cette migration, ils ont dû faire face à des défis importants et à un accueil souvent médiocre de la part de la population locale. L'armée américaine était encore ségréguée, les Afro-Américains étant logés dans des régiments séparés. Néanmoins, certains soldats afro-américains pouvaient devenir pilotes et gravir les échelons, se distinguant par leur bravoure et recevant des médailles. Malgré ces limitations et ces défis, la migration et la participation à l'effort de guerre ont marqué un tournant dans l'histoire des Afro-Américains et ont contribué à jeter les bases des avancées futures en matière de droits civils et d'égalité.

La ségrégation dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale a en effet été une source d'embarras pour l'image des États-Unis en tant que défenseur de la civilisation et de la démocratie. Malgré la position du pays contre le fascisme et le nazisme, la ségrégation au sein de sa propre armée constituait une contradiction majeure et remettait en question l'engagement du pays envers la démocratie et l'égalité. Ce décalage entre les valeurs déclarées des États-Unis et leurs pratiques internes a été largement critiqué et a servi de catalyseur au mouvement des droits civiques et aux efforts visant à mettre fin à la ségrégation aux États-Unis.

On demandait aux Afro-Américains d'être patriotes et de se sacrifier pour leur pays, mais on leur refusait toujours le droit fondamental de voter en raison de la ségrégation et de la discrimination généralisées. La propagande nazie a capitalisé sur cette contradiction pour discréditer davantage l'image des États-Unis en tant que défenseur de la démocratie et de la liberté. Cette critique a finalement conduit à l'adoption de la loi sur le vote des soldats de 1942, qui a permis aux soldats des forces armées de voter, y compris les Noirs du Sud participant à l'effort de guerre. Il s'agit d'un pas important vers l'octroi de l'égalité des droits et de la représentation aux Afro-Américains. Toutefois, ce n'était que le début du long chemin vers une égalité et une justice véritables pour tous les citoyens.[18]

Cependant, malgré la persistance du racisme et de la discrimination, les Afro-Américains ont continué à se battre pour leurs droits et la fin de la ségrégation. Les contributions et les sacrifices consentis par les Afro-Américains pendant la Seconde Guerre mondiale ont permis de jeter les bases du mouvement moderne des droits civiques, car leur visibilité accrue et leurs demandes d'égalité ont contribué à galvaniser le soutien au changement. Les efforts des Afro-Américains au cours de la Seconde Guerre mondiale ont finalement contribué à instaurer une plus grande égalité et de meilleures opportunités pour les générations futures.

L'évolution du paysage économique et social dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale a également permis de renforcer les droits civils et l'égalité des Afro-Américains. L'effort de guerre et la demande accrue de main-d'œuvre ont permis à de nombreux Afro-Américains de quitter les régions rurales du Sud pour s'installer dans le Nord et l'Est, où ils ont pu échapper à la ségrégation et connaître de nouvelles libertés.

Malgré les tensions et les incidents violents qui ont eu lieu, la guerre a eu un impact durable sur la lutte pour les droits civiques aux États-Unis. L'interdiction de la ségrégation dans les installations de transport et de loisirs de l'armée et la loi sur le vote des soldats ont constitué des étapes importantes vers une plus grande égalité et l'adoption finale de la loi sur les droits civils de 1964.[19][20]

La Seconde Guerre mondiale a été un catalyseur de changements importants et de progrès vers l'égalité des Afro-Américains et des femmes aux États-Unis. L'effort de guerre a attiré l'attention sur les contradictions de la ségrégation et de la discrimination dans un pays qui se bat pour la démocratie, ce qui a conduit à des changements juridiques et à une évolution des attitudes du public. Pendant la guerre, la France est occupée par les Allemands et doit faire face à de nombreux défis. La présence de soldats afro-américains en tant que libérateurs a été bien accueillie par le peuple français et lui a donné un nouveau sentiment de fierté. Cette expérience positive a contribué à l'essor du syndicalisme chez les soldats noirs. Elle leur a donné la force de poursuivre la lutte pour les droits civils face à la forte opposition des Blancs du Sud. Les expériences et l'exposition à des cultures différentes pendant la guerre ont donné aux groupes marginalisés les moyens de lutter pour leurs droits et de faire avancer les choses.

Braceros Agreement[modifier | modifier le wikicode]

L'accord Braceros était un programme de travailleurs invités signé entre les États-Unis et le Mexique pendant la Seconde Guerre mondiale. Il permettait aux ouvriers agricoles mexicains de travailler temporairement aux États-Unis pour pallier les pénuries de main-d'œuvre causées par la guerre. Le programme était controversé et a fait l'objet de critiques pour le traitement qu'il réservait aux travailleurs, souvent confrontés à de mauvaises conditions de travail et de vie, et pour son impact sur les communautés mexico-américaines et le marché du travail américain. L'accord Bracero de 1942 entre les États-Unis et le Mexique a offert des possibilités de travail temporaire aux travailleurs migrants mexicains, principalement dans l'agriculture. Cet accord, qui a duré jusqu'en 1964, a permis aux travailleurs mexicains de venir aux États-Unis en tant que travailleurs invités et de remédier à la pénurie de main-d'œuvre causée par l'effort de guerre. Cependant, les Américains d'origine mexicaine étaient toujours confrontés à la discrimination et aux mauvais traitements.

Avant la Grande Dépression et l'accord Bracero, les travailleurs mexicains sont arrivés aux États-Unis dans le cadre de la grande vague d'immigration du Mexique vers les États-Unis à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ils étaient attirés par la demande de main-d'œuvre aux États-Unis, en particulier dans le Sud-Ouest, où ils travaillaient dans l'agriculture, les mines et la construction de chemins de fer. L'immigration mexicaine aux États-Unis a diminué après la Grande Dépression en raison de l'augmentation des restrictions à l'immigration et des conditions économiques aux États-Unis et au Mexique. La Grande Dépression est une grave récession économique mondiale qui a duré de 1929 à 1939. Pendant cette période, de nombreux pays ont été frappés par une baisse rapide de l'activité économique, entraînant des niveaux élevés de chômage et de pauvreté. Aux États-Unis, la Grande Dépression a entraîné une déportation massive de travailleurs mexicains qui ont été contraints de retourner au Mexique. De nombreux Mexicains-Américains ont perdu leur emploi et leur maison, et ont été victimes de discrimination et de préjugés. L'accord Bracero était un programme établi pendant la Seconde Guerre mondiale pour faire venir des travailleurs mexicains aux États-Unis afin de combler la pénurie de main-d'œuvre créée par la guerre. L'accord permettait la migration temporaire de travailleurs mexicains pour travailler dans l'agriculture, et il a eu un impact important sur les communautés mexico-américaines, tant positif que négatif.

La Grande Dépression des années 1930 a marqué un tournant important dans le traitement des travailleurs mexicains aux États-Unis. À cette époque, des déportations massives de travailleurs mexicains ont eu lieu, les obligeant à retourner au Mexique. Toutefois, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont été confrontés à une pénurie de main-d'œuvre dans leur secteur agricole, ce qui a conduit à la signature de l'accord Bracero en 1942. Cet accord a permis l'immigration temporaire de travailleurs mexicains, appelés "braceros", pour répondre à la demande de main-d'œuvre de l'industrie agricole. Ces braceros ont également trouvé du travail dans les chantiers navals de la côte ouest. L'accord Bracero a marqué un changement important dans le traitement des travailleurs mexicains aux États-Unis et a ouvert la voie aux futures politiques d'immigration.[21][22][23][24][25][26].

Malgré la demande croissante de main-d'œuvre pendant la guerre, les Mexicains-Américains sont confrontés à une discrimination persistante et à l'exclusion de nombreux aspects de la société. Ils vivent dans un environnement hostile, caractérisé par la ségrégation, les émeutes raciales et même les lynchages. Le contraste est frappant avec les progrès réalisés par les Afro-Américains, qui deviennent plus actifs dans leur lutte pour les droits civils et l'égalité. Les Mexicains-Américains, qui sont en grande partie inorganisés et manquent de représentation politique, ne peuvent pas répondre à ces défis et faire pression pour leurs droits de manière efficace.

Internement dans des camps de concentration des Japonais-Américains[modifier | modifier le wikicode]

En 1942, après le bombardement de Pearl Harbor, le président Franklin D. Roosevelt a signé le décret 9066, qui autorisait la relocalisation forcée et l'internement des Américains d'origine japonaise vivant sur la côte ouest. Plus de 120 000 Américains d'origine japonaise, dont les deux tiers étaient des citoyens américains, ont été contraints de quitter leurs maisons et leurs commerces et ont été relogés dans des camps d'internement pour la durée de la guerre. Cette relocalisation massive était motivée par le racisme et la crainte infondée que les Américains d'origine japonaise constituent une menace pour la sécurité des États-Unis. L'internement a été reconnu plus tard comme une grave injustice par le gouvernement américain. En 1988, le président Ronald Reagan a signé la loi sur les libertés civiles, présentant des excuses et dédommageant les Américains japonais survivants qui avaient été internés.

Après le bombardement de Pearl Harbor, de nombreux Américains ont entretenu des croyances racistes selon lesquelles les Américains japonais étaient des ennemis. Cependant, de nombreux Américains d'origine japonaise vivaient aux États-Unis depuis des générations et certains servaient dans l'armée américaine. Cela a conduit à la relocalisation et à l'internement forcés des Américains d'origine japonaise, ce qui constituait une grave injustice et une violation de leurs libertés civiles. Le gouvernement américain a par la suite reconnu que l'internement était une erreur et les survivants américains d'origine japonaise qui avaient été internés ont reçu des excuses officielles et une compensation du gouvernement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement américain a déplacé et interné de force les Américains d'origine japonaise vivant sur la côte ouest, y compris ceux de la première et de la deuxième génération. Les camps d'internement étaient situés dans des zones désertiques éloignées, notamment en Arizona et au Texas, ainsi que dans d'autres États. La relocalisation et l'internement forcés des Américains d'origine japonaise étaient motivés par le racisme et la crainte qu'ils ne constituent une menace pour la sécurité des États-Unis, malgré le peu de preuves à l'appui. L'internement des Américains d'origine japonaise est largement reconnu comme un chapitre sombre de l'histoire américaine et une violation de leurs droits civils.[27][28]

Au cours de la relocalisation et de l'internement forcés des Américains d'origine japonaise, le gouvernement américain a saisi leurs biens, notamment leurs maisons, leurs entreprises et leurs possessions personnelles. Cette saisie a entraîné la perte d'environ 500 millions de dollars d'actifs pour les Américains d'origine japonaise. Le gouvernement a également restreint leur capacité à vendre ou à transférer leurs biens, ce qui a encore aggravé leurs pertes financières. Cette saisie des biens a violé les droits civils des Américains d'origine japonaise et a aggravé les injustices auxquelles ils ont été confrontés pendant leur internement.

L'histoire de l'internement des Américains d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale a été largement oubliée pendant de nombreuses années, mais a récemment fait l'objet d'un regain d'attention. En 1988, le président Ronald Reagan a signé la loi sur les libertés civiles, qui présentait des excuses officielles aux Américains d'origine japonaise qui avaient été internés et offrait une compensation aux internés survivants. Cette loi reconnaît que l'internement constitue une grave injustice et une violation des droits civils des Américains d'origine japonaise. Les compensations et les excuses ont apporté une certaine mesure de justice pour les injustices subies par les Américains d'origine japonaise pendant leur internement. Pourtant, l'héritage de ce sombre chapitre de l'histoire américaine continue d'affecter la communauté jusqu'à ce jour.[29]

Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

Les États-Unis ont été profondément touchés par la Seconde Guerre mondiale, tant au niveau national que mondial. La guerre a joué un rôle crucial dans la fin de la Grande Dépression, en stimulant l'économie grâce à l'affectation d'importants fonds publics à la défense et à la mobilisation des ressources. Cependant, les problèmes sociaux et économiques sous-jacents qui ont contribué à la dépression n'ont pas été résolus par la guerre. Les effets de la guerre sur la société américaine ont été multiples et ont parfois entraîné l'exacerbation des contradictions et des inégalités existantes. L'internement des Américains d'origine japonaise et d'autres cas de discrimination pendant la guerre sont des illustrations poignantes de ces complexités. Malgré ces défis, les États-Unis sont sortis de la guerre en tant que grande puissance mondiale et force militaire dominante.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains groupes ethniques, tels que les Américains d'origine japonaise, ont été confrontés à une discrimination et à des mauvais traitements importants. Cependant, la guerre a également eu un impact profond sur d'autres groupes marginalisés, notamment les femmes et les Afro-Américains. La guerre a marqué un tournant majeur dans la participation des femmes au marché du travail, car de nombreuses femmes sont entrées sur le marché du travail pour la première fois afin d'occuper les emplois laissés par les hommes partis se battre à la guerre. Il s'agit d'un moment clé dans l'histoire des droits des femmes et d'un changement majeur dans les rôles et les attentes des hommes et des femmes. Dans le même temps, la guerre a également relancé la lutte pour les droits civils des Afro-Américains, qui étaient confrontés à une discrimination et à une ségrégation permanentes dans de nombreuses régions du pays. Malgré ces difficultés, la guerre a servi de catalyseur au changement et a contribué à jeter les bases du mouvement pour les droits civiques des années 1950 et 1960.

La Seconde Guerre mondiale a eu un impact profond sur le rôle du gouvernement fédéral dans l'économie américaine. La guerre s'inscrit dans la continuité de la tendance à l'augmentation de l'intervention de l'État dans l'économie, qui avait débuté avec le New Deal dans les années 1930. Les dépenses massives du gouvernement pour la défense et la mobilisation des ressources pendant la guerre ont conduit à une expansion significative du rôle du gouvernement fédéral dans l'économie. Cette tendance à une plus grande implication du gouvernement dans l'économie s'est poursuivie après la guerre et est devenue une caractéristique déterminante de la période d'après-guerre. Le rôle du gouvernement fédéral dans la réglementation et l'orientation de l'économie par le biais de divers programmes et initiatives est devenu un aspect accepté et attendu de la vie américaine, et cet héritage continue de façonner le paysage politique et économique américain aujourd'hui.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus l'une des deux superpuissances, avec l'Union soviétique. Les États-Unis ont été le seul pays à sortir de la guerre avec une économie et une armée intactes, et ils sont rapidement devenus la puissance économique et militaire mondiale dominante. Il en résulte un ordre mondial bipolaire, avec les États-Unis et l'URSS engagés dans une lutte pour la domination mondiale, connue sous le nom de guerre froide. La rivalité entre les deux superpuissances a façonné les relations internationales et dominé les affaires mondiales pendant une grande partie de l'après-guerre, chaque partie cherchant à promouvoir ses propres intérêts et son idéologie à l'échelle mondiale. Cette période de concurrence et de tensions intenses a eu des répercussions considérables sur le monde, touchant tous les domaines, de la politique et de la diplomatie à la science et à la technologie. Malgré la fin de l'Union soviétique en 1991, les États-Unis restent l'une des principales puissances militaires et économiques du monde et continuent de jouer un rôle dominant dans le façonnement des relations internationales.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

  • History.com Editors. “American Women in World War II.” History.com, A&E Television Networks, 5 Mar. 2010, www.history.com/topics/world-war-ii/american-women-in-world-war-ii-1.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Aline Helg - UNIGE
  2. Aline Helg - Academia.edu
  3. Aline Helg - Wikipedia
  4. Aline Helg - Afrocubaweb.com
  5. Aline Helg - Researchgate.net
  6. Aline Helg - Cairn.info
  7. Aline Helg - Google Scholar
  8. Executive Order 9024 - Establishing the War Production Board (January 16, 1942)
  9. Herman, Arthur (2012). Freedom's Forge: How American Business Produced Victory in World War II. New York: Random House. ISBN 978-1-4000-6964-4.
  10. Industrial Mobilization for War: History of the War Production Board and Predecessor Agencies: 1940-1945. United States Bureau of Demobilization, Civilian Production Administration. 1947. pp. 961–962.
  11. .Photo : Office for Emergency Management. War Production Board du fonds historique de la National Archives and Records Administration (NARA).
  12. Hall, George J., and Thomas J. Sargent. 2011. "Interest Rate Risk and Other Determinants of Post-WWII US Government Debt/GDP Dynamics." American Economic Journal: Macroeconomics, 3 (3): 192-214.
  13. Hall, George J., and Thomas J. Sargent. A history of us debt limits. No. w21799. National Bureau of Economic Research, 2015
  14. Campbell, D'Ann. Women at War with America: Private Lives in a Patriotic Era. Cambridge, Massachusetts: Harvard University Press, 1984.
  15. Weatherford, Doris. American Women during World War II. United Kingdom, Routledge, 2010.
  16. Anderson, Karen Tucker. "Last hired, first fired: Black women workers during World War II." The Journal of American History 69.1 (1982): 82-97.
  17. Honey, Maureen, ed. Bitter Fruit: African American Women in World War II. University of Missouri Press, 1999.
  18. The Soldier Voting Act of 1942 represented the first legislation guaranteeing military members a vote in presidential and congressional elections during wartime, even when away from their homes of record, Brunelli said. It extended that right regardless of registration and poll tax requirements, as long as the voter met state qualifications; Servicemembers to Follow Long Absentee Voting Tradition By Donna Miles American Forces Press Service
  19. Capeci, Dominic J., Jr., and Martha Wilkerson (1991). Layered Violence: The Detroit Rioters of 1943. Jackson, MS: University Press of Mississippi. ISBN 0-878-05515-0.
  20. Sitkoff, Harvard. "The Detroit Race Riot 1943," Michigan History, May 1969, Vol. 53 Issue 3, pp 183–206, reprinted in John Hollitz, ed. Thinking Through The Past: Volume Two: since 1865 (Houghton Mifflin Company, 2005) ch 8.
  21. Fred L. Koestler, "Bracero Program," in Handbook of Texas Online. Texas State Historical Association, February 22, 2010.
  22. Barbara Driscoll De Alvarado, The Tracks North: The Railroad Bracero Program of World War II. Austin, TX: CMAS Books/Center for Mexican American Studies, the University of Texas at Austin, 1999.
  23. Otey M. Scruggs, "Texas and the Bracero Program, 1942–1947," Pacific Historical Review (1963) 32#3 pp. 251–264 in JSTOR
  24. Michael Snodgrass, "The Bracero Program, 1942–1964," in Beyond the Border: The History of Mexican-U.S. Migration, Mark Overmyer-Velásquez, ed., New York: Oxford University Press, 2011, pp. 79–102.
  25. Michael Snodgrass, "Patronage and Progress: The bracero program from the Perspective of Mexico," in Workers Across the Americas: The Transnational Turn in Labor History, Leon Fink, ed., New York: Oxford University Press, 2011, pp. 245–266.
  26. Bracero History Archive (Archivo histórico del Bracero)
  27. Hirasaki National Resource Center : « Resources – Frequently Asked Questions », sur le site du Japanese American National Museum, janm.org, consulté le 28 octobre 2009.
  28. Élise Prébin, « Mémoire des camps américains. L’exemple japonais », Ateliers, n° 30, « Ethnographies japonaises », avril 2006, p.251-282, mis en ligne le 8 juin 2007, consulté le 28 octobre 2009.
  29. Daniel Sabbagh, « Le statut des « Asiatiques » aux États-Unis – L’identité américaine dans un miroir », Critique internationale no 20, juillet 2003, p. 77-78, sur le site ceri-sciencespo.com, consulté le 28 octobre 2009.