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La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXème siècle

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L’objectif de ce cours et de comprendre l’élaboration de la constitution des États-Unis qui est toujours en vigueur aujourd’hui afin de voir ses contradictions et les tensions qu’elle engendra menant à la guerre civile appelée aussi guerre de Sécession de 1861 – 1865. Des changements s’opèrent dans la politique, la religion et la société aboutissant à la doctrine Monroe.

Étudier les États-Unis vers 1800 permet de comprendre les États-Unis d’aujourd’hui tant dans leur système politique extérieur qu’intérieur.

Les articles de la Confédération et les Constitutions des différents États[edit | edit source]

Peu après l’indépendance de 1776, les États de l’Union signent les Articles de la Confédération. Ils sont écrits comme une réaction contre l’Angleterre qui limite les pouvoirs du gouvernement central qui, sans quoi, ne permettrait pas à l’union de survivre.

Carte des treize colonies britanniques d’Amérique du Nord en 1775.

En même temps, ces 13 États plus un 14ième qui est le Vermont, chacun d’eux adopte sa propre constitution. Chacune d’elle montre les différences qui séparent les États entre eux et du préambule de la constitution : {citation|Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique}}.

Certains États comme la Pennsylvanie sont des États assez égalitaires qui donnent le droit de vote à tous les hommes libres qui payent des impôts. En Pennsylvanie, on n’a qu’une seule assemblée avec un exécutif collégial. D’autres États, comme le Maryland, à tendance esclavagiste créent une assemblée et un sénat concentrant le pouvoir exécutif entre les mains d’un gouverneur tout puissant élu par les grands propriétaires qui ont par la même le droit de vote.

Dans le New Jersey, le suffrage est limité à ceux qui ont un certain niveau de propriété incluant les femmes riches pendant longtemps.

Tout cela montre la grande diversité. Par ailleurs, de nombreux États adoptent le Bill of Rights qui est une déclaration de droits fondamentaux qui garantit l’égalité des hommes, leurs droits à la propriété et aux libertés fondamentales étant celles de la religion, de l’expression et de l’association pacifique.

Dans tous les États, sauf la Caroline du Sud, la Géorgie et la Virginie, il n’y a pas d’exclusion des noirs. Dans certains États il n’y a presque pas d’esclaves au contraire d’autres. Dans certains États comme le Vermont, le Massachusetts et le New Hampshire, l’esclavage est aboli peu après l’indépendance. D’autres États adoptent des lois d’abolition très graduelle. Par contre, dans tout le sud l’esclavage se durcit après l’indépendance et les esclaves deviennent de plus en plus nombreux grâce aux importations et à la croissance naturelle.

À la fin de la guerre, toutes ces tensions apparaissent en plein jour, surtout parce que la nouvelle fédération subit une crise économique. Un gouvernement plus central et plus fort dont fait partie Washington obtient une nouvelle révision constitutionnelle.

La Convention constitutionnelle de Philadelphie[edit | edit source]

Scène à la signature de la Constitution des États-Unis, par [Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.

Lors de cette convention, tous sont des hommes, en majorité des avocats et 19 sur 55 sont de grands propriétaires d’esclaves. Ils s’affrontent tout d’abord sur un gouvernement légitime représentant les gouvernés et la question de qui va pouvoir voter.

On oublie déjà la déclaration d’indépendance assurant l’égalité entre les hommes, la question est de savoir si le droit de vote sera réservé aux propriétaires fonciers ou s’il est un droit naturel de tout homme libre. L’une des autres questions est celle de l’esclavage et du statut des esclaves libres.

Silences, concessions et acquis de la Constitution de 1787[edit | edit source]

La Constitution américaine de 1787 : « ’We, the People... »

La constitution des États-Unis est un compromis souvent avec des termes vagues et malléables expliquant pourquoi elle a survécu jusqu’à aujourd’hui.

Pour ne pas briser l’unité fragile, la convention ratifie une constitution qui commence par « we the people » qui, par ailleurs, ne fournit jamais aucune définition de qui fait partie du peuple. D’autre part, la constitution ne mentionne pas l’esclavage.

C’est une constitution fédérale qui dote chaque État d’une constitution et de sa propre définition de la citoyenneté.

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Il y a de nombreux débats, ou il y a séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les délégués décident que le législatif soit bicaméral avec une chambre des représentants et un sénat. Le sénat est composé de deux sénateurs par État. Par contre, pour la chambre des représentants, c’est une chambre qui est proportionnelle à la population de chaque État.

Il y a de nombreux débats, ou il y a séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les délégués décident que le législatif soit bicaméral avec une chambre des représentants et un sénat. Le sénat est composé de deux sénateurs par État. Par contre, pour la chambre des représentants, c’est une chambre qui est proportionnelle à la population de chaque État.

En 1787, les délégués des États du nord font une énorme concession au sud esclavagiste, ils acceptent que le nombre des représentants des États esclavagistes corresponde au nombre des habitants libres plus au 3/5 de la population d’esclaves de leur État. Ainsi ils concèdent qu’un esclave vaut 3/5 d’un être humain.

Sur la question de l’exécutif, certains veulent un président très fort avec une sorte de monarque constitutionnel tandis que d’autres s’opposent à tout ce qui peut ressembler à une monarchie avec un représentant élu. C’est un président qui a le droit de veto sur le parlement et un vice-président non pas élu par le suffrage, mais par un collège électoral de grands électeurs.

Au fond, le collège électoral correspond pour chaque État au nombre de représentants que cet État a à la chambre des représentants plus deux sénateurs. Les règles vont changer au cours des années.

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Aujourd’hui, au jour de l’élection présidentielle, les votants élisent de grands électeurs du collège électoral qui sont ceux qui vont voter pour l’élection du président et du vice-président. Ce qui est choquant est que chaque État utilise la méthode du « winner takes all ». Pour chaque État, le parti qui remporte la majorité des votes remporte tous les votes pour l’élection du président. Cela explique pourquoi les démocrates est les républicains vont là où les États ont une plus grande population. Ainsi tous les votes de la Floride sont allés pour Obama.

Les citoyens américains n’élisent pas leur président au suffrage universel ; un prédisent peut être élu sans avoir la majorité des suffrages.

En 1787, les délégués s’accordent pour créer un pouvoir judiciaire très fort qui contrôle le congrès et peut déclarer certaines décisions non constitutionnelles. C’est une cour suprême établie constituée de 6 juges (aujourd’hui 9) désignés par le président, mais élus par le parlement et nommés à vie. La Cour suprême est l’ultime recours des citoyens pour tout ce qui a à voir avec le droit constitutionnel.

Pendant cette convention de 1787, les délégués du nord font d’autres concessions aux États du sud esclavagistes montrant les limites raciales du concept d’égalité.

Les États du nord approuvent une clause qui oblige les États qui ont déjà aboli l’esclavage à renvoyer les esclaves fugitifs du sud dans les États du sud. L’autre concession est que les délégués du nord acceptent de repousser l’interdiction d’importer de nouveaux esclaves d’Afrique pour 20 ans c’est-à-dire jusqu’en 1808. Cela va conduire à des importations massives d’Africains jusqu’en 1800.

En même temps, la traite esclavagiste à l’intérieur des États-Unis va continuer jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1865.

Bien plus que le compromis, c’est la diminution des prérogatives par rapport à l’État fédéral central qui va faire le plus de tensions. C’est l’idée que l’État fédéral puisse lever des taxes sur tout le territoire, l’autre et la peur des petits États de perdre leurs libertés par rapport aux grands États.

Il va se passer un certain temps avant que la convention soit adoptée. C’est seulement 3 ans plus tard en 1790 que les États les plus réfractaires finissent par signer la Constitution, mais il aura fallu auparavant que l’on attache à la constitution des amendements.

Bill of Rights[edit | edit source]

La Déclaration des droits.[1][2][3]

Ces amendements forment la Bill of Rights[4] qui protègent les libertés fondamentales :

  • religion ;
  • expression ;
  • presse ;
  • assemblée pacifique ;
  • pétition ;
  • port d’arme pour les milices de défense des États ;
  • protection contre les abus de l’État, de la police et de la justice.

La Bill of Rights est précédée de très peu de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en France. Cependant, la Bill of Rights et beaucoup plus soucieux du bien commun et très individualiste. Il y a aussi des droits qui protègent les individus contre l’arbitraire de l’État.

Un amendement continue de faire couler beaucoup d’encre et la liberté de porter des armes : « une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité, le droit du peuple à conserver et porter des armes ne doit pas être restreint ». Cela montre comment cela est malléable.

Une clause limite les droits de l’État fédéral à ceux contenus dans la Constitution. D’autre part, il faut voir qu’elle contient des libertés fondamentales totalement incompatibles avec l’esclavage ; son adoption sans remettre en question l’esclavage confirme tacitement l’exclusion des noirs et des femmes.

La société du début du XIXème siècle[edit | edit source]

Expansion territoriale[edit | edit source]

Article détaillé : La conquête du territoire.

Les États-Unis de 1800 vont s’élargir rapidement. L’expédition de Lewis et Clark traverse des territoires alors aux mains d’Indiens[5][6][7][8][9][10]

Un évènement qui va doubler le territoire et l’achat de la Louisiane à la France de Napoléon. La Louisiane avait été rendue par l’Espagne à la France, mais finalement achetée pour 15 millions de dollars à Napoléon afin de financer la guerre à Haïti[11][12][13][14][15][16][17]. C’est un territoire où il y a des postes, mais surtout des populations amérindiennes. Les États-Unis acquièrent la Floride en 1818 sans indemniser l’Espagne. D’un coup, le territoire double.[18][19][20][21][22][23][24][25][26].

Bipartisme[edit | edit source]

Très vite, les oppositions qui sont apparues lors des débats constitutionnels sont apparues entre deux partis principaux à savoir :

  • les fédéralistes avec George Washington qui sont pour un gouvernement fédéral fort ainsi que de bonnes relations avec la Grande-Bretagne, opposés à la Révolution française. C’est un parti très fort parmi les marchands, les propriétaires, les artisans liés au commerce et soutenus principalement dans le nord.
  • le républicains-démocrates : ils sont en faveur d’un pouvoir central limité, proche en certain aspect de la Révolution française, car pas en faveur de l’égalité raciale, opposée à la Grande-Bretagne. Ils sont forts parmi les planteurs du sud et les agriculteurs du nord.

Déjà en 1800, il y a une campagne électorale aux États-Unis avec les républicains-démocrates qui accusent les fédéralistes d’être monarchique et vendu à la Grande-Bretagne tandis que les fédéralistes accusent les républicains-démocrates d’être jacobin, anarchistes et sans-culotte.

Religion[edit | edit source]

Camp meeting méthodiste en 1819 (gravure, Library of Congress).

Un « grand réveil » se fait dans toute la région de la Louisiane et avec l’avancée de la frontière aux dépens des Indiens. Ce sont de protestantismes plus militants et évangélistes qui vont faire le réveil au son de sermons avec des prédicateurs qui mobilisent des milliers de fidèles dans des camps de rencontre[27][28][29][30][31].

La participation des femmes est importante permettant l’entrée des femmes dans la politique.

Dans le Kentucky, un camp a réuni 20 000 personnes. L’autre chose importante est le développent des sectes religieuses est un phénomène qui se comprend avec l’évolution de la frontière. Pour les nouveaux migrants, dans chaque nouveau territoire conquis il y aura de la religiosité afin de créer du lien entre les différents migrants.

Ce « grand réveil » touche les femmes, mais surtout les noirs. Tout d’abord, ce sont les noirs libres qui vont former une première église noire avec l’église apostolique évangélique africaine en réponse au racisme qui commence à se développer dans les églises blanches.

Le « grand réveil » touche les esclaves déplacés de force, car c’est avec les esclaves et à coup de fouet que l’on va conquérir ces nouveaux territoires.

Vers 1810, 100 000 esclaves ont été déplacés de force vers l’Ouest. L’esclavage s’étend et se durcit. En 1770, il y avait 450 000 esclaves dans les 13 colonies, ils sont 1,5 million en 1820.

Chez les esclaves se fait un parallèle avec le peuple juif asservi en Égypte. Dans ce mouvement, des prédicateurs noirs surgissent.

La religion joue un rôle de couverture pour les femmes, mais aussi pour les esclaves qui permet à travers le fait religieux de se tailler une place dans la société.

Croissance de l’esclavage[edit | edit source]

Animation montrant l’évolution des territoires esclavagistes, dont celle liée au compromis du Missouri.

Depuis l’achat de la Louisiane en 1803, la question de l’esclave et de l’équilibre entre États esclavagistes et non-esclavagistes croît.

Depuis 1800, 20 nouveaux États sont entrés dans l’Union. Sur les 22 États que compte l’Union en 1819, il y a un équilibre précaire entre États esclavagistes et non-esclavagistes.

En 1819, le Missouri demande son entrée dans l’Union comme État esclavagiste. S’en suit un long débat au Congrès, car la grande question est le sénat. Si on a une grande majorité d’États esclavagistes, cela signifie que la majorité des sénateurs sont esclavagistes ce qui induit que l’on pourrait introduire de force l’esclavagisme dans les États non-esclavagistes. Cela va mener à la guerre de Sécession.

Après un an de débat, le « compromis du Missouri » est trouvé avec la création d’un État libre pour avoir toujours 12 États esclavagistes et 12 États non-esclavagistes[32][33][34][35][36][37][38][39][40][41][42][43][44].

Le début du nationalisme étatsunien[edit | edit source]

Le renouveau du nationalisme[edit | edit source]

C’est un nationalisme qui va rejaillir en 1812 quand les États-Unis lancent une nouvelle guerre contre l’Angleterre pour agrandir leurs frontières au nord[45][46][47][48]. L’idée est de repousser les Anglais vers le nord, mais ce fut un échec.

En plus, les États-Unis n’ont pas de marine, la Grande-Bretagne impose un blocus sur les mers et les côtes des États-Unis qui va avoir pour effet de renforcer le nationalisme.

Les États-Unis ne gagnent pas un mètre carré, mais les grands perdants sont les nations indiennes battues qui ouvrent tous les territoires du sud des Grands Lacs aux nouveaux colons blancs. Toute cette partie encore très indienne va voir des massacres et des exodes.

Cette guerre a pour conséquence un regain de nationalisme et une forte confiance en soi. Des artistes commencent à représenter le mythe d’une société agraire. L’embargo anglais permet le premier développement de manufactures principalement sur la côte est des États-Unis faisant concurrence aux Anglais.

C’est aussi une époque où on se rend compte que pour contrôler le territoire on doit construire des routes et des canaux ce qui est très important pour développer la colonisation du territoire.

D’autre part, les gouvernants s’intéressent à l’éducation, à la santé publique menant à l’élaboration d’infrastructures. C’est aussi la naissance d’une architecture américaine, mais qui en fait imite le style gréco-romain. Thomas Jefferson va aller jusqu’à dessiner sa propre maison inspirée de constructions antiques.

Le nationalisme se traduit aussi par le renforcement de l’armée avec la création de l’académie militaire de West Point.

La doctrine Monroe[edit | edit source]

James Monroe.

Cette doctrine marque le début de la vision impérialiste des États-Unis[49][50][51][52][53]. Son contexte est la victoire de la révolution haïtienne, les indépendances du Brésil et des colonies espagnoles du Mexique jusqu’au tout bas du sud de l’Amérique. Cela va attiser la convoitise de la Grande-Bretagne. C’est une déclaration unilatérale du gouvernement des États-Unis sous la présidence de Adams qui est contre toute ingérence de l’Europe dans les Amériques qui sont déjà en grande partie indépendantes en 1823.

Cette doctrine comprend la demande de la non-colonisation par des puissances européennes de l’hémisphère ouest concernant notamment l’Alaska ainsi que la non-intervention des puissances européennes dans les affaires du continent américain.

  • non-ingérence des États-Unis dans les affaires de l’Europe y compris dans les colonies européennes.

À l’époque, cette doctrine passe pratiquement inaperçue, car la grande puissance de l’époque est la Grande-Bretagne qui se fait respecter dans les Amériques par sa marine royale.

La doctrine Monroe marque le début des ambitions américaines sur les Amériques puis sur le monde qui va se concrétiser au fil des décennies.

Annexes[edit | edit source]

  • La doctrine de Monroe, un impérialisme masqué par François-Georges Dreyfus, Professeur émérite de l'université Paris Sorbonne-Paris IV.
  • La doctrine Monroe de 1823
  • Nova Atlantis in Bibliotheca Augustana (Latin version of New Atlantis)
  • Amar, Akhil Reed (1998). The Bill of Rights. Yale University Press.
  • Beeman, Richard (2009). Plain, Honest Men: The Making of the American Constitution. Random House.
  • Berkin, Carol (2015). The Bill of Rights: The Fight to Secure America's Liberties. Simon & Schuster.
  • Bessler, John D. (2012). Cruel and Unusual: The American Death Penalty and the Founders' Eighth Amendment. University Press of New England.
  • Brookhiser, Richard (2011). James Madison. Basic Books.
  • Brutus (2008) [1787]. "To the Citizens of the State of New York". In Storing, Herbert J. (ed.). The Complete Anti-Federalist, Volume 1. University of Chicago Press.
  • Ellis, Joseph J. (2015). The Quartet: Orchestrating the Second American Revolution. New York: Alfred A. Knopf. ISBN 9780385353410 – via Google Books.
  • Hamilton, Alexander, Madison, James, and Jay, John (2003). Ball, Terence (ed.). The Federalist: With Letters of Brutus. Cambridge University Press.
  • Kyvig, David E. (1996). Explicit and Authentic Acts: Amending the U.S. Constitution, 1776–1995. Lawrence: University Press of Kansas. ISBN 0-7006-0931-8 – via Google Books.
  • Labunski, Richard E. (2006). James Madison and the struggle for the Bill of Rights. Oxford University Press.
  • Levy, Leonard W. (1999). Origins of the Bill of Rights. Yale University Press.
  • Maier, Pauline (2010). Ratification: The People Debate the Constitution, 1787–1788. Simon & Schuster.
  • Rakove, Jack N. (1996). Original Meanings. Alfred A. Knopf.
  • Stewart, David O. (2007). The Summer of 1787. Simon & Schuster.
  • Wood, Gordon S. (2009). Empire of Liberty: A History of the Early Republic, 1789–1815. Oxford University Press.
  • Johnson, Keith (November 18, 2013). "Kerry Makes It Official: 'Era of Monroe Doctrine Is Over'". Wall Street Journal.
  • Keck, Zachary (November 21, 2013). "The US Renounces the Monroe Doctrine?". The Diplomat.
  • "John Bolton: 'We're not afraid to use the word Monroe Doctrine'". March 3, 2019.
  • "What is the Monroe Doctrine? John Bolton's justification for Trump's push against Maduro". The Washington Post. March 4, 2019.

Références[edit | edit source]

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  2. "Bill of Rights – Facts & Summary". History.com.
  3. "The Bill Of Rights: A Brief History". ACLU.
  4. "Bill of Rights Transcript". Archives.gov.
  5. Full text of the Lewis and Clark journals online – edited by Gary E. Moulton, University of Nebraska–Lincoln
  6. "National Archives photos dating from the 1860s–1890s of the Native cultures the expedition encountered". Archived from the original on February 12, 2008.
  7. Lewis and Clark Expedition, a National Park Service Discover Our Shared Heritage Travel Itinerary
  8. "History of the Expedition Under the Command of Captains Lewis and Clark: To the Sources of the Missouri, thence Across the Rocky Mountains and down the River Columbia to the Pacific Ocean" published in 1814; from the World Digital Library
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  10. Corps of Discovery Online Atlas, created by Watzek Library, Lewis & Clark College.
  11. Rodriguez, Junius P. (2002). The Louisiana Purchase: A Historical and Geographical Encyclopedia. ABC-CLIO. ISBN 978-1576071885.
  12. Burgan, Michael (2002). The Louisiana Purchase. Capstone. ISBN 978-0756502102.
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  14. Gayarre, Charles (1867). History of Louisiana.
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