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Le Civil Rights Movement aux États-Unis

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Au fond, c’est un mouvement dans lequel des jeunes ont eu un rôle extraordinaire, sans eux, certainement les civils Rights n’auraient pas été accordés aux Afro-Américains nous rappelant le rôle de la jeunesse dans l’histoire.

Depuis le 15 janvier 1986, l’anniversaire du pasteur Martin Luther King né le 15 janvier 1929, est célébré aux États-Unis par un jour férié qui définit dans la plupart des villes des émissions à la télévision et à la radio, des commémorations notamment dans les écoles.

{{#ev:youtube|8ryy7eP0kks|250|right| Discours prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C., est généralement considéré comme l'un des plus grands et des plus marquants du xxe siècle[1]. Selon le député américain John Lewis, qui prit également la parole ce jour-là au nom du Comité de coordination des étudiants non violents. « En parlant comme il l'a fait, il a éduqué, il a inspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout en Amérique ainsi que les générations à venir »[2]}}

Au court de ces célébrations, une partie du discours de King est rediffusé accompagné d’hommages à la diversité et au droit des minorités aux États-Unis.

Ce qui est rediffusé n’est pas la première partie du discours dans lequel il fait une critique profonde et forte de l’inégalité sociale et raciale de la situation des noirs, mais la fin de son discours visionnaire parlant de la nation américaine qui vivra un jour de sa déclaration d’indépendance disant que tous les hommes ont été créés égaux ; il rêve aussi du jour ou ses quatre enfants ne seront plus jugés sur leur couleur, mais sur leur caractère.

Peu de temps après, le Congrès interdit la discrimination raciale et garantit le vote des noirs dans tous les États-Unis.

Ces lois ne sont pas nouvelles, elles ne font que répéter des amendements déjà adoptés à la suite de l’abolition de l’esclavage en 1865 ; c’est le XIVème amendement qui garantit des droits politiques et civils à tous et le XVème amendement qui interdit à tout État d’empêcher tout citoyen de voter en fonctions de ses origines.

Les États-Unis ont été le seul pays indépendant des Amériques à discriminer légalement une partie de ses citoyens en raison de leur « race », ailleurs on utilisait souvent et encore parfois aujourd’hui d’autres subterfuges légaux afin de discriminer d’abord en fonction de la couleur de la peau et de la pauvreté et maintenant en fonction de la pauvreté en général.

Les acteurs du changement[edit | edit source]

Pourquoi les droits des Afro-Américains ont été reconnus d’un coup au milieu des années 1960 ? Les États-Unis étaient si puissants qu’ils auraient pu continuer à accepter la ségrégation dans le Sud.

Les Afro-Américains du Sud[edit | edit source]

Les premiers acteurs sont les Afro-Américains eux-mêmes dont les perspectives s’élargissent considérablement après la Seconde Guerre mondiale.

La Cour Suprême[edit | edit source]

L’orientation politique de la Cour suprême change devenant plus progressiste.

Contexte intérieur et international[edit | edit source]

Changements structurels internes[edit | edit source]

Dans la société étatsunienne, il y a des changements structurels, pendant la guerre il y eut la mécanisation d’une partie de la culture de coton qui a diminué l’emploi rural accélérant le processus d’urbanisation dans les États du Sud, de nombreux métayers, petits paysans noirs et blancs émigrent vers le Nord, pour le nord des États-Unis et la côte ouest, entre 1940 et 1959 il y a un total de 3 millions de noirs du Sud qui « vote avec le pied », partent et immigrent au Nord et à l’Ouest afin d’être des citoyens appart entier.

Avec cette migration ils ont gardé de la famille au Sud, un processus de communication s’intensifie avec l’extension des possibilités d’entraide entre les noirs du Sud et du Nord et de l’Est. Cela renforce le poids électoral des noirs dans les États de la côte est et de Californie ; par la suite, les politiciens devront s’occuper de la question raciale.

Au sud avec le début de la modernisation, ce changement conjoncturel modifie la mentalité d’une partie des blancs notamment grâce aux migrants blancs qui viennent vers la sun-belt ; le contrôle absolu sur les noirs par la ségrégation est désormais superflu.

La Guerre froide et la décolonisation[edit | edit source]

Nous sommes en pleine guerre froide et décolonisation, les contradictions entre l’idéal affiché de liberté et de démocratie que les États-Unis veulent montrer au monde est en complète contradiction avec la réalité de la ségrégation dans le Sud qui sera utilisé de plus en plus par les détracteurs des États-Unis pour les dénoncer de racistes voire de fascistes.

En 1944, Gunnar Myrdal publie [3]. Dans ce livre, il insiste sur la contradiction entre le discours démocratique du gouvernement étatsunien et la pratique de la ségrégation ainsi que la discrimination des noirs aux États-Unis le pointant comme le talon d’Achille des États-Unis.

Admiral Chester W. Nimitz pins Navy Cross on Doris Miller, at ceremony on board warship in Pearl Harbor, 27 May 1942

Les noirs avaient déjà commencé à s’opposer à la violation des XIVème et XVème amendements. Les noirs mobilisés pour combattre le fascisme et défendre la démocratie étaient caractérisés par la ségrégation et la discrimination. Les forces de l’axe utilisaient cet argument dans leur propagande forçant le Congrès à voter le Soldier Voting Act.

Lorsque les soldats noirs reviennent de la guerre, ils tentent de s’inscrire sur les listes d’électeurs ; ils étaient sûrs que cette nouvelle législation allait leur permettre de voter dans leurs États d’origine ; les blancs les en empêchent souvent par la violence.

Ils font toujours face à la ségrégation, malgré cela ils vont se montrer de plus en plus opposés à cela et manifester ouvertement.

The Chicago Defender announces Executive Order 9981.

Dans les années 1948 et 1949 le maccarthysme bat son plein limitant ce que les noirs américains vont pouvoir faire. Le FBI est dominé par Hoover de 1924 à 1972 étant obsédé par l’infiltration communiste dans le pays ; pour tous les noirs qui demandent, des droits civiques ainsi que la demande de réformes sont accusés de communisme et d’antiaméricanisme ; ceux qui critiquent le racisme encourent la confiscation de leur passeport.

Le maccarthysme domine le Congrès et bloque toute initiative du département d’État contre la ségrégation, car plusieurs fonctionnaires du département d’État sont accusés d’activités antiaméricaines et communistes. D’autre part, Truman est peu intéressé à la cause des noirs, mais il est obligé en 1949 de faire passer un décret qui abolie la ségrégation raciale dans l’armée américaine[4].

L’autre chose est qu’en 1949 il y a l’inauguration du siège de l’ONU à New York, pour les États-Unis cela va être de plus en plus difficile de se porter défenseur de la démocratie et du monde libre face aux nations nouvellement décolonisées d’Afrique et d’Asie qui vont siéger à l’ONU.

Cela va être d’autant plus difficile que des représentants vont essayer de voyager dans le pays et être empêchés d’accéder aux facilités normalement dans les États du Sud en tachant l’image des États-Unis. L’URSS va utiliser cette ségrégation comme une arme contre les États-Unis.

Ce ne sont pas seulement les représentants africains, mais aussi souvent ceux d’Asie et des caraïbes. C’est quelque chose qui commence à faire une mauvaise impression créant des problèmes démocratiques toutefois la pression internationale est encore trop faible pour voir le gouvernement des États-Unis agir dans le Sud.

Les premières étapes de la lutte : de 1955 à 1960[edit | edit source]

On May 17, 1954, these men, members of the U.S. Supreme Court ruled unanimously that racial segregation in public schools is unconstitutional.

En 1954, les choses commencent à changer pour les Afro-Américains ; jusque-là la Cour suprême était dominée par les sudistes, soudainement elle devint plus progressiste. Le rôle de la Cour suprême est essentiel pour tous les citoyens des États-Unis.

Un évènement mineur eut des conséquences majeures ; en 1955 la Cour suprême commence à débattre de l’affaire Brown v. Board of Education ; la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) au nom d’un citoyen s’attaque à la doctrine « separeted but egal » qui avait été approuvée par la Cour suprême en 1896.

President and First Lady Kennedy with Chief Justice and Mrs. Warren, November 1963.

C’est une question très importante, lorsque les juges sont en train de débattre l’un des juges suprêmes meurt ; il faut le remplacer. Eisenhower nomme Earl Warren qui fut procureur général et un gouverneur populaire en Californie ainsi que républicain, un homme de son temps, il considère que la justice doit évoluer avec son temps et ne plus être aussi marquée qu’elle l’était avant.

Les avocats de la NAACP arrivent à démontrer que la ségrégation scolaire conduit les enfants noirs à recevoir une éducation non pas égale, mais très inférieure à celle que reçoit les blancs ;la Cour suprême décide de rendre la ségrégation scolaire illégale[5] et oblige les écoles publiques à s’intégrer racialement dans les plus brefs délais sans toutefois définir de degrés légal.

Cette décision liée à la nomination du juge Warren aura beaucoup d’effets sur d’autres décisions prises par la suite, Warren va dominer la Cour suprême de 1954 à 1969 ; durant cette période la Cour suprême va prendre plusieurs décisions qui réinterprètent la constitution américaine en faveur des exclus.

Non seulement il va défendre les droits égaux des noirs, mais aussi des femmes, des Indiens, des Latino-Américains, des pauvres et des handicapés qui vont acquérir de nouveaux droits qui garantissent leur liberté et leur égalité.

La décision de la Cour suprême rendant la ségrégation dans les écoles anticonstitutionnelle est suivie de deux décisions qui rendent la ségrégation illégale dans les autorités fédérales et dans les lieux publics.

Cela a une signification énorme pour les mouvements noirs, car cela oblige l’État fédéral à soutenir cette décision partout sur le territoire, l’État fédéral doit même fournir l’armée en appui de l’exécution de ces nouvelles lois et le FIB doit être aussi garant de l’application de ces lois fédérales.

Après 1954, de nombreux noirs vont tenter de rentrer dans les écoles, les collèges et les universités publics, d’autres vont tenter de s’imposer dans les transports publics voyant la réponse des blancs à chaque fois comme une vague de violence.

Parks on a Montgomery bus on December 21, 1956, the day Montgomery’s public transportation system was legally integrated. Behind Parks is Nicholas C. Chriss, a UPI reporter covering the event.

Rosa Parks à Montgomery en 1955 refuse de céder son siège dans le bus à un blanc resté debout. Elle est arrêtée puis emprisonnée, elle est à l’origine du fameux boycott des bus de Montgomery par les noirs pendant plus d’un an propulsant le jeune Martin Luther King alors âgé de 26 ans et la Christian Leadership Conference à la tête du mouvement pour l’égalité raciale.

Rosa Parks n’était pas seulement qu’une modeste couturière, mais aussi une activiste de la NAACP et elle sait très bien le risque qu’elle prend ; pendant plus d’un an, les noirs vont marcher pour aller au travail forçant à terme l’intégration dans les transports publics.

Manifestations des partisans de la ségrégation raciale à Little Rock en 1959, à l’écoute d’un discours du gouverneur Orval Faubus protestant, devant le Capitol, contre l’intégration de 9 élèves noirs au lycée central de la ville.

En 1957, en Arkansas, lorsque le collège de Little Rock doit intégrer des élèves noirs, le gouverneur ségrégationniste refuse de laisser neuf jeunes noirs entrer dans le collège forçant le président Eisenhower à réquisitionner plus de 1000 soldats pour garantir l’intégration du collège ; les images de violences vont faire le tour du monde et provoquer une grande vague de protestations tout en offrant l’opportunité à l’URSS de faire oublier ses interventions en Europe de l’Est.

En Caroline du Nord ont lieu des seating, des boycotts à l’encontre des commerces qui refusent de servir les noirs comme à Greensboro en 1960 ; les activistes de ces mouvements reprennent la résistance non violente voulue par Gandhi encaissent les coups de la population et de la police finissant par contraindre les établissements à accepter les noirs.

La présidence de John F. Kennedy dès janvier 1961[edit | edit source]

Dans ce contexte est élu Kennedy, c’est la politique extérieure notamment de faire face à la politique d’expansion de l’Union soviétique en Asie, en Afrique et à Cuba qui l’intéresse, il est aussi très soucieux de garder le soutien des votes des démocrates des États du Sud, il ne va pas vraiment toucher à la question raciale dans le sud des États-Unis.

Pour garder le soutient des États du Sud, il tente d’empêcher le projet de la Congress of Racial Equality qui a pour projet de faire voyager en bus dans les États du Sud un groupe de blancs et de noirs qu’on appelle les « Freedom Riders » ; le but de ces jeunes était de tester les États du Sud pour voir si l’État fédéral allait faire respecter la ségrégation dans les bus et les gares routières.

Ce projet a aussi une portée internationale, car la ségrégation le long des routes fédérales affectait aussi les diplomates africains et asiatiques qui voulaient voyager de New York à Washington ; en Alabama et au Mississippi, les Freedom Riders sont brutalement attaqués par des membres du Ku Klux Klan[6].

Le cas du Voter Education Project dans le Mississippi[edit | edit source]

Kennedy s’efforce de rediriger ce mouvement vers la préparation des noirs afin de s’enregistrer en tant qu’électeurs : les noirs étaient soumis à des tests « d’aptitude électorale »[7]. Cette voie était moins risquée que les Freedom Riders.

Il crée en 1962 le Voter Education Project sous la protection du gouvernement fédéral et du FIB[8], mais au Mississippi cela montre la limite de l’engagement de Kennedy en faveur des noirs poussant une partie des noirs à renoncer à la non-violence.

Le Mississippi est l’un des États les plus pauvres et un bastion de la ségrégation ; les noirs engagés dans lutte pour les droits civiques depuis 1945 sont victimes de licenciements, on les chasse des fermes dans lesquels ils habitent, on les passe à tabac et il y a énormément de meurtres.

Till's mother insisted on an open casket funeral. Images of Till's body, printed in The Chicago Defender and Jet magazine, made international news and directed attention to the rights of the blacks in the U.S. South.

Ce qui va commencer à mobiliser l’opinion est le lynchage d’un jeune noir à Chicago qui avait 14 ans, Emmet Till ; sa mère à Chicago a décidé d’autoriser la diffusion par la presse nationale et internationale la photo de son cadavre défiguré.

Il y eut un procès avec un jury entièrement blanc et par deux fois le jury a acquitté tous les accusés ; en même temps, cela a fait une montée du courage des noirs au Mississippi qui ont commencé à manifester plus directement.

Ce changement va s’accélérer avec l’arrivée de la SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) qui est une autre organisation de jeunes créée en 1960, mouvement multiracial de jeunes chrétiens.

Les buts de ce mouvement sont non seulement d’enregistrer les noirs dans les bureaux de vote, mais aussi de développer au niveau local des organisations de base qui privilégient les jeunes et les femmes ; les jeunes qui adhèrent au SNCC abandonnent leurs études pour participer au changement social dans les petites villes du Sud, ils représentent l’aile radicale pour le mouvement de représentation des noirs qui poussent la lutte de Martin Luther King vers le centre.

Au Mississippi ils vont faire un travail énorme de recrutement de communautés avec des assemblées afin de mobiliser les gens à lire, à écrire, à prendre leur vie en charge décidant de travailler pour le Voting Education Project de Kennedy ; mais le test d’aptitude électorale fait face.

Au Mississippi, en 1960, il y a seulement 5 % des noirs en position de voter ; lorsqu’ils ne sont pas attaqués, les candidats inscrits sur ces listes d’électeurs sont rejetés, un an après le lancement de cette campagne 63 militants sont assassinés sans que le gouvernement de Kennedy réagisse.

Washington dénonce le manque de réussite du Voting Education Project cessant de lui donner des fonds.

En 1963, lorsqu’un groupe d’étudiants arrive au Mississippi pour encadrer le Voting Education Programm, le FBI commence à protéger les noirs.

Ils décident de jouer le jeu invitant plusieurs centaines d’étudiants du Nord et de l’Est pour forcer le FBI à protéger leur campagne pour le vote au Mississippi. C’est alors que deux volontaires, deux blancs et un noir du Sud disparaissent. Le gouvernement envoie des centaines de policiers et d’agents du FBI afin de les retrouver. Ce n’est que deux mois plus tard que leurs corps sont retrouvés, les deux blancs fusillés et le noir torturé à mort.

Au cours de leur recherche, le FBI a trouvé une quantité de cadavres de noirs sans ouvrir d’enquêtes ; cela augmente le sentiment que les blancs veulent saper le processus d’autodétermination local ; il y a un changement de stratégie et ils vont se passer de la protection des étudiants blancs prenant les armes d’autant plus que le FBI ne réagit pas face aux meurtres dans le Mississippi.

À partir de 1953, la violence du Ku Klux Klan redouble ainsi que celle de la police et des gouverneurs du Sud commençant à être diffusé sur les écrans de télévision rendant de plus en plus difficile la légitimité d’avoir le siège de l’ONU à New York.

Le grand tournant pour John F. Kennedy[edit | edit source]

{{#ev:youtube|7BEhKgoA86U|200|right|President John F. Kennedy's Civil Rights Address on June 11, 1963}}

Kennedy ne se décide à agir qu’en 1963 lorsque la police de l’Alabama réprime une manifestation pour les droits civiques et l’intégration, ce sont surtout des jeunes et des enfants des écoles qui vont manifester ; ces évènements se produisent au moment même où un mouvement pour l’unité africaine a lieu à Addis-Abeba.

La presse soviétique se saisie de cela afin de critiquer les États-Unis et Kennedy fait un discours à la télévision appelant le Congrès à passer une loi-cadre sur les droits civiques[9].

En août 1963, l’ensemble du mouvement pour les droits civiques réunis plus de 200 000 personnes pour une marche vers Washington menant à un accord tacite entre Kennedy et les organisateurs qui soit d’éviter les discours radicaux en échange d’une loi-cadre permettant de diffuser des images apaisantes de cette marche.

Une partie du discours visionnaire de Martin Luther King est dans laquelle il se présente dans le rôle de Moïse devant l’ensemble de l’Amérique réconciliée avec elle-même. Après l’assassinat de Kennedy en 1963, Lyndon B Johnson, premier président originaire du sud reprend le flambeau et obtient l’approbation par le Congrès qui garantit le suffrage des noirs ; l’histoire se termine sur un triomphe législatif.

Après 1965 : division du mouvement noir[edit | edit source]

Lyndon Baines Johnson signant le Civil Rights Act le 2 juillet 1964. Martin Luther King se trouve derrière lui.

Après 1965, le mouvement noir se divise avec le Civil Right de 1964 qui interdit la ségrégation menant à la création d’une commission visant à contrôler le fait « ségrégationniste » ; c’est une fin en soi pour ceux dont Martin Luther King qui prônent la lutte pour l’égalité concrète, l’égalité socioéconomique et une intégration totale, toutefois une franche veut le séparatisme noir.

Wallace standing against desegregation while being confronted by Deputy U.S. Attorney General Nicholas Katzenbach at the University of Alabama in 1963.
The first page of the Voting Rights Act

Il ne faut pas oublier qu’il y a une énorme différence entre les noirs du Nord, du Sud et de la côte ouest, car le Voting Act de 1965 ne représente une victoire que pour les 11 millions de noirs du Sud, mais non pas pour les 7 millions de noirs qui vivent dans les ghettos.

On entre dans une période d’émeutes dans les ghettos du Nord et de la Californie explosant dans des révoltes violentes caractérisées par le pillage, des incendies, la répression policière et militaire ; ces années sont marquées par une énorme violence et par des meurtres après celui de Kennedy en 1963 par ceux de Malcom X en 1965, ceux de Luther King et de Robert Kennedy en 1968.

C’est le fossé entre les ghettos du Nord et les zones de villas suburbaines qui expliquent l’explosion et la solution qui serait une sorte de plan Marshall.

Johnson lance une politique pour lutter contre la pauvreté, mais en même temps il s’enfonce dans la guerre du Vietnam ou les noirs sont tués de façon disproportionnée. En 1968, des révoltes de jeunes secouent le monde et les États-Unis menant à l’élection de Nixon à la présidence du pays.

Le sud profond réagi encore à toutes ces lois avec la candidature de Wallace qui crée un American Independant Party afin d’avoir un ségrégationniste comme président, mais qui échoue montrant que les mentalités mettent beaucoup de temps à évoluer et qu’il faut continuer à réclamer des droits qui ne sont jamais acquis pour tout le monde.

Annexes[edit | edit source]

Brown v. Board of Education - les arrêts[edit | edit source]

Références[edit | edit source]

  1. Stephen Lucas et Martin Medhurst, « "I Have a Dream" Speech Leads Top 100 Speeches of the Century », University of Wisconsin News, University of Wisconsin–Madison,‎ 15 décembre 1999 (lire en ligne).
  2. A "Dream" Remembered, NewsHour,‎ 28 août 2003.
  3. Myrdal, Gunnar (1944). An American dilemma: The negro problem and modern democracy. New York: Harper & Bros.
  4. Executive Order 9981 - On July 26, 1948, President Truman issued Executive Order 9981 establishing equality of treatment and opportunity in the Armed Services. This historic document can be viewed here.
  5. See, e.g., Cumming v. Richmond County Board of Education, Berea College v. Kentucky, Gong Lum v. Rice, Missouri ex rel. Gaines v. Canada, and Sweatt v. Painter
  6. "Civil rights rider keeps fight alive" . Star-News. 30 June 1983. pp. 4A
  7. PÉDAGOGIE INTERNATIONALE : QUAND L’INSTRUCTI0N CIVIQUE SE FAIT AU PÉRIL DE SA VIE, R. UEBERSCHLAG - The student, international student magazine.
  8. The Voter Education Project, King Research & Education Institute ~ Stanford University.
  9. Civil Rights Act of 1964 (Pub.L. 88–352 , 78 Stat. 241 , enacted July 2, 1964)