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La Grande Dépression étasunienne et le New Deal : 1929 - 1940

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La grande dépression va obliger tous les gouvernements à faire des politiques nationales afin d’essayer de contrôler le mécontentement populaire, mais aussi à relancer l’économie.

Ce qui est intéressant de voir est que l’euphorie des années 1920 se termine brutalement en octobre 1929 avec le krach boursier qui plonge les États-Unis dans la plus grande crise économique de leur histoire : « la Grande Dépression[1] » qui domine tous les aspects de la vie américaine jusqu’au début des années 1940.

Par sa soudaineté et sa brutalité tout comme le fait qu’elle n’épargne aucun domaine, la grande dépression marque toute une génération d’Américains.

Cette grande dépression a un profond effet sur le système politique étasunien puisqu’au XIXème siècle le parti républicain incarnant le progrès, l’urbanisme et la lutte anti-esclavage dominait la vie politique du pays depuis fin de la guerre civile ; après 1929 le parti démocrate se transforme cessant d’être le parti le parti du Sud raciste et des Irlandais catholiques devenant le parti des laissés pour compte des folies des années 1920 devenant aussi le parti des immigrants, de leurs enfants ainsi que des classes populaires et des classes moyennes qui souffrent de la grande dépression.

Le parti démocrate devient le parti majoritaire, celui qui mise sur le rôle accru du gouvernement fédéral afin de sortir le pays de la crise grâce à des programmes nationaux, c’est un renversement total. À partir de 1933, le Parti démocrate souhaite une plus grande intervention de l’État en prônant des programmes nationaux et des subsides pour favoriser la reprise loin du « laissez-faire » et du pseudo libéralisme républicain.

Les causes du krach de 1929[edit | edit source]

Les causes du krach sont multiples ; quand il se produit, les Américains cherchent la cause ailleurs et ne savent pas qu’elle va durer si longtemps. Le gouvernement accuse les nations européennes d’être à l’origine du krach parce qu’elles n’arrivaient plus à payer les crédits contractés auprès des banques américaines après la guerre de 1914 – 1918.

Depuis toutes les études ont montré que la dette européenne joue un rôle marginal dans le krach ; les causes se trouvent aux États-Unis même parce que la deuxième révolution industrielle contient les germes de sa propre faillite.

L’expansion rapide de l’industrie automobile et électroménagère conduit progressivement à une saturation du marché domestique, la consommation se réduit et par conséquent la production commence à baisser. Les entreprises américaines produisaient plus que ce que le peuple américain pouvait acheter.

Les richesses continuent d’être trop inégalement réparties, trop d’argent va gonfler les profits, les dividendes, l’expansion industrielle et trop peu va dans les poches des travailleurs qui sont des consommateurs potentiels.

La production s’accroit de 43 % dans les années 1920 tandis que leur salaire n’augmente que de 11 %.

Une des façons d’éviter la crise aurait été soit d’augmenter les salaires ou de baisser les prix pour vendre plus ; en fait, les trois gouvernements républicains ne veulent pas intervenir et les grands industriels refusent de voir qu’ils sont en train de cumuler quelque chose qui va exploser.

D’autre part, il y a une régression continue du monde rural qui a commencé avec la fin de la Première Guerre mondiale et qui aggrave le tout avec les campagnes qui produisent trop et donc avec des prix qui baissent et expulsent sa propre population paysanne.

Les administrations républicaines ne font rien et les campagnes se dépeuplent au profit des villes qui viennent gonfler le nombre de travailleurs.

Le krach de la fin octobre 1929[edit | edit source]

La foule se presse devant la Bourse de New York, après le krach.

Le boum des ventes des années 1920 a été fondé sur des achats à crédit, pour stimuler le crédit le gouvernement avait même baissé les taux d’intérêt, au lieu d’investir dans l’industrie et l’équipement à long terme l’argent libéré est allé s’investir dans des actions créant une énorme spéculation avec une hausse de la valeur des actions et une sorte de boum artificiel qui cachait encore plus les dysfonctionnements de l’économie.

Beaucoup d’Américains des classes moyennes s’étaient mis à investir dans le marché boursier qui était d’autant plus gonflé artificiellement. Dans cette euphorie boursière, beaucoup d’investisseurs avaient fait des projets sans aucune étude préalable qui se sont révélée être des faillites.

Hooverville le long de la rivière Willamette à Portland, Oregon (Arthur Rothstein).

Du 22 au 29 octobre, les courbes des actions plongent, des millions de titres sont remis sur le marché et ne trouve plus d’acheteurs ; les actions les plus solides perdent jusqu’à 80 % de leur valeur, tout le système bancaire fondé sur le crédit à la confiance s’écroule créant des faillites et des ruines. Des centaines de banques doivent fermer leurs portes et des sociétés de crédit ne peuvent plus récupérer leurs créances.

Mère migrante (Migrant Mother), par Dorothea Lange, 1936. Cette photographie est devenue un des symboles de la Grande Dépression.

S’en suivent des licenciements avec les diminutions des possibilités d’acheter entrainant la fermeture de nombreuses usines, entre 1929 et 1932 le produit national brut des États-Unis diminue de plus de 40 %, la production industrielle diminue de moitié tout comme la production agricole. En même temps, le nombre de chômeurs est presque multiplié par 10, passant de 1,5 à 12 millions.

Les familles des chômeurs se trouvent sans aucun revenu amenant à la multiplication des sans-abris, de la famine, de la misère, la montée des maladies ; en même temps dans les régions rurales les récoltent pourrissent sur place parce que les prix agricoles ont baissés tellement que cela ne vaut même plus la peine de récolter.

Bien sûr les noirs sont les premiers à perdre leurs emplois, mais souvent aussi les Mexicains qui sont déportés par dizaines de milliers arrivant sur le marché de l’emploi au Mexique ; toutefois l’arrivée des travailleurs au Mexique ne se fait presque sans aucun heurt.

Les pauvres doivent faire preuve d’encore plus d’ingéniosité, c’est surtout la classe moyenne qui va être le plus bouleversée, car c’est elle qui a le plus vécu dans les illusions des années 1920 ; se forment des « Hooverville », des personnes qui ont tout perdu vont construire des cabanes dans les périphéries des villes afin de survivre tant bien que mal.

Élections de 1932[edit | edit source]

Les républicains ne font presque rien dans cette catastrophe ; Hoover continue de croire que le système libéral va pouvoir résoudre tout cela et que tout va pouvoir s’arranger selon la bonne volonté de tous, la concurrence et la charité des riches.

En 1932, qui est une année électorale, il devient clair que cette crise ne va pas s’arranger avec le « laissez-faire » républicain.

Les républicains décident de promouvoir la réélection de Hoover ; les démocrates ont compris que les Américains ont besoin d’un nouveau président avec une nouvelle vision d’un État qui intervienne pour les aider, c’est à ce moment qu’émerge Franklin Roosevelt.

Roosevelt est l’homme du renouveau, cousin éloigné de Theodore Roosevelt ; Franklin Roosevelt est né en 1882 fil unique d’une très riche famille new-yorkaise, il a fait des études à Harvard à Columbia University puis va se marier à Eleanor Roosevelt très riche et cultivée.

Franklin Roosevelt a toujours été attiré par la politique, il entre au parti démocrate et est élu sénateur de l’État de New York.

Quand Wilson est président des États-Unis il est nommé sous-secrétaire de la marine nationale, il n’a pas encore fait son virage politique puisqu’il joue un rôle important dans l’occupation d’Haïti. Il est ensuite nommé par la convention démocrate à la vice-présidence en 1920 pour la candidature présidentielle.

Wheelchair photo, 1941.

C’est un premier échec puisque les républicains remportent les élections, mais surtout en 1921 Roosevelt est frappé par la poliomyélite en sortant paralysé des deux jambes. Il décide de ne pas abandonner la politique, il faut voir que Roosevelt, de cette lutte, va passablement apprendre notamment à être plus patient ainsi que la souffrance.

Il décide de reprendre la vie politique en tant que démocrate plus progressiste, en 1928 il devient gouverneur de l’État de New York au moment du krach.

Il fait appel à l’optimiste lançant des programmes d’aides créant aussi une commission pour les chômeurs et se prononce en faveur de pensions de retraites et de lois en faveur des syndicats ouvriers.

Il fait de cette expérience la plateforme de sa candidature pour la nomination en tant que candidat à la présidentielle démocrate de 1932. Il est choisi par la convention démocrate comme candidat.

À la nomination pour l’élection président il promet un « New Deal for the American people[3][4] » c’est-à-dire une redistribution des cartes et annonce publiquement son intention de mettre en place des programmes similaires à ceux mis en place dans l’État de New York.

Une des caractéristiques de Roosevelt et sa capacité à convaincre les autres, beaucoup d’historiens ont fait un parallèle avec Cardenas, sa voix est profonde et chaleureuse portant non seulement dans les meetings, mais aussi à la radio ; il a aussi une confiance et une assurance contagieuse.

Les élections de 1932 ont un taux de participation élevé, Roosevelt l’emporte contre Hoover dans une majorité d’États. Les démocrates gagnent aussi la majorité des sièges au sénat et à la chambre des représentants ce qui va lui permettre de mettre en place son programme.

Roosevelt arrive à unir le parti démocrate au-delà des divisions nord-sud qui avaient dominé jusque-là. Son élection inaugure la domination des démocrates sur la politique américaine jusqu’à 1952 avec l’élection de Eisenhower.

Pour préparer son élection, Roosevelt s’entoure d’avocats et d’universitaires dans un « Brain Trust ». Le but est de restaurer le pouvoir d’achat des fermiers et des classes moyennes, au fond c’est de relancer la consommation.

Le moyen est de créer une économie de pénurie, l’idée est que si on produit moins, si l’offre est réduite le prix des biens va augmenter, cela va relancer l’économie et tout redémarrera. Les producteurs dans cette perspective feront plus de profits, les travailleurs gagneront de meilleurs salaires et la machine redémarrera sur d’autres bases.

Réalisations : 1933 - 1935[edit | edit source]

Roosevelt demande des programmes d’aides immédiats pour les chômeurs et une plus grande intervention de l’État fédéral dans l’économie du pays. Dans un discours il déclare « la seule chose dont il faut avoir peur c’est de la peur en tant que telle, avant tout ce que chaque américain doit regagner et la confiance en lui et en la nation américaine[5] ». Dix jours plus tard, il lance le New Deal qui est son programme de sauvetage de l’économie étasunienne.

Il ne s’agit pas de changer le système économique et social américain, il ne s’agit pas non plus comme au Mexique de construire un capitalisme d’État, mais au fond de restaurer le capitalisme et de lancer des réformes qui ne touchent pas à la propriété privée.

Tout d’abord, il s’agit de s’attaquer aux banques, il fait fermer toutes les banques du pays faisant rouvrir que celles qui sont suffisamment fortes en les subventionnant.

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Employment and Activities poster for the WPA's Federal Art Project, 1936.

Il va s’attaquer aussi à l’industrie en créant la NRA (National Recovery Administration) afin de limiter la production des industries afin de faire monter les prix, permettre aux ouvriers de négocier des salaires minimaux et une durée maximale du temps de travail. La NRA échoue et est supprimée en 1935.

WPA employed 2 to 3 millions unemployed at unskilled labor.

Dans le cadre de l’agriculture Roosevelt crée l’Agriculture Adjustent Administration qui est là aussi pour enrayer la surproduction ; ce que le gouvernement fait est d’encourager les fermiers à renoncer à une partie de leurs terres en leur donnant des subsides pour les terres qu’ils ne cultiveront pas. La AAA réussie à faire diminuer la production et augmenter les prix, mais ne profite qu’aux grands fermiers propriétaires de leurs terres ayant encore assez d’argent pour acheter des machines et des engrais nécessaires pour produire sur moins de terre de façon plus rentable ; par contre cette politique ruine encore plus les petits paysans, les petits propriétaires et les métayers. Cette décision accélère la transformation de l’agriculture américaine en un agrobusiness aux mains des plus performants.

President Franklin D. Roosevelt signs the TVA Act.

L’autre grand programme est la TVA (Tennessee Valley Authority) qui est conçue pour le Tennessee particulièrement touchée par la crise et c’est un vaste programme financé par l’État de constructions de barrages et de centrales électriques pour lancer tout un développement économique.

Le programme de CCC (Civilian Conservation Corps) qui est un programme plus original visant à envoyer les jeunes des familles urbaines pauvres construire des chemins, des bâtiments dans les parcs nationaux et les centres de recréation, comme ils reçoivent des indemnités qui leur permettent de contribuer au revenu de leur famille.

Un autre programme est le Works Progress Administration qui est un programme d’aide tout d’abord dirigé contre le chômage, il va distribuer de l’aide d’urgence aux chômeurs et aux pauvres, un total de 500 millions de dollars sont distribués aux États pour qu’ils soient redistribués aux habitants les plus nécessiteux ; un américain sur six reçoit de l’aide qui permet d’éviter la famine.

En 1935, la WPA reçoit un budget de 5 milliards de dollars pour donner des salaires fédéraux et du travail aux chômeurs et notamment aux artistes, écrivains, etc.

Il est intéressant de voir que ce programme s’est intéressé à reproduire aux États-Unis ce qui s’est fait au Mexique déjà avant. Un autre programme est un programme d’aide aux photographes qui vont aller dans les campagnes et les Hooverville’s photographier toute une partie de la population donnant toute une école de photographie exceptionnelle.

Intensification des réformes en 1935 - 1936[edit | edit source]

Tous ces programmes ne font pas diminuer le chômage avec 30 % de chômage. Cela va prendre beaucoup de temps afin de faire diminuer le chômage parce que ces programmes dans les années 1933 – 1935 profitent avant tout aux partenaires sociaux bien organisés c’est-à-dire aux grandes corporations, aux grands fermiers et aux travailleurs syndiqués, mais touche très peu les plus démunis.

President Franklin D. Roosevelt signs the National Labor Relations Act on July 5, 1935. Secretary of Labor Frances Perkins (right) looks on.

Le mécontentement monte à travers des politiciens qui quittent le parti démocrate pour protester souvent en dénonçant les inégalités de la société américaine.

Roosevelt veut se représenter aux élections de 1936 donc cela le pousse à radicaliser son programme avec de nouvelles réformes sans remettre en cause le capitalisme et la propriété foncière.

C’est à ce moment qu’est créé la Social Security, elle est la pièce la plus spectaculaire du New Deal puisque jusque-là les États-Unis n’avaient aucun programme d’aide pour les personnes démunies, la Social Security à trois volets :

  • programme de retraites financé par les employeurs et les employés.
  • programme d’aide aux chômeurs.
  • programme d’aide fédéral aux programmes des États en faveur des aveugles, des handicapés, de vieillards et d’enfants dans le besoin.

Cette Social Security n’est pas sans problèmes, les aides données sont très petites, ceux qui en auraient le plus besoin c’est-à-dire les petits paysans, les métayers, les domestiques en sont exclus parce qu’ils n’ont pas vraiment de contrat avec leur employeur qui ne leur permet pas d’entrer dans le système et dans les syndicats.

En 1935 a lieu un autre grand pas dans l’intervention de l’État dans l’industrie des États-Unis est que le congrès interdit les syndicats « maison » promouvant les négociations collectives par branche entre les syndicats et les employeurs qui s’appelle le National Labor Act.

Deuxième présidence de Roosevelt : 1936 - 1940[edit | edit source]

Election poster in Manchester, NH.

Roosevelt avec sa femme fait campagne ; Roosevelt est élu triomphalement sur son opposant républicain qui l’accuse de trahir les pères fondateurs et de préparer le socialisme aux États-Unis.

C’est vraiment le grand tournant du système bipartite d’États-Unis, c’est la « Coalition du New Deal » c’est-à-dire la coalition de tous ceux qui espèrent bénéficier ou qui ont bénéficié du New Deal à savoir les blancs du sud démocrates traditionnels, les grandes villes industrielles, les travailleurs et ouvriers de toutes races, les immigrants, les syndiqués et également les fermiers appauvris ; tous vont voter pour Roosevelt qui remporte l’élection dans tous les États sauf le Maine et le Vermont.

Il sera encore élu en 1940 et en 1944 ; à la suite de ça les républicains en 1951 font passer une loi constitutionnelle qui interdit plus de deux mandats présidentiels.

Poster de la Resettlement Administration, par Bernarda Bryson Shahn.

Pendant sa deuxième présidence Roosevelt a toujours un congrès dominé par les démocrates et va continuer son programme d’aides d’État en fondant la Farm Security Administration pour aider les petits paysans afin de leur fournir des prêts, mais il met très peu d’argent dans ce programme et seulement 2 % des petits paysans en bénéficient ; dans le sud 200 métayers, des blancs et des noirs sont devenus des sans-abris.

Ce programme va aider les petits paysans, mais aussi va servir à promouvoir et à donner du travail dans les grandes plantations.

En 1928 le Fair Labor Standard Act fixe des salaires minimaux et des limites au temps de travail. C’est une loi qui au départ devait protéger les travailleurs non syndiqués, mais là aussi qui va bénéficier aux travailleurs syndiqués, mais ne touchera que les travailleurs des grandes industries importantes.

History of the federal minimum wage in real and nominal dollars.

Bilan social du New Deal[edit | edit source]

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CIO logo.gif

Le New Deal permet un essor du syndicalisme ouvrier et son alignement sur le parti démocrate qui devient vraiment le parti de la classe ouvrière.

En 1929 les États-Unis ne comptaient qu’un seul syndicat l’American Federation of Labor conservatrice ne prenant que les travailleurs qualifiés et qui excluait souvent les noirs.

En 1935 avec la fondation de la CIO (Committee on Industrial Organization) fait augmenter le syndicalisme ; en 1929 on avait 3 millions de syndiqués, en 1939 ils sont près de 10 millions cependant les travailleurs syndiqués ne constituent que 28 % de tous les travailleurs.

Les programmes sociaux du New Deal ont aidé aussi les hommes plus que les femmes ; parmi les chômeurs moins de femmes ont reçu d’aide fédéral que d’hommes. Parmi les chômeurs 37 % sont des femmes, mais seulement 19 % de ceux qui reçoivent de l’aide sont des femmes.

Secretary of Labor Perkins on the cover of Time (August 14, 1933).

Pourtant grâce en partie à Eleanor Roosevelt les femmes deviennent plus actives en politique et se mobilisent beaucoup plus alors qu’elles ne peuvent voter que depuis 1920. Frances Perkins est la première femme ministre en tant que secrétaire du département du travail.

Par contre le New Deal ne fait pas beaucoup pour les minorités raciales même si Roosevelt compte des Afro-Américains dans son entourage, il ne prend pas vraiment de position antiraciste au contraire de sa femme.

Comme beaucoup de noirs sont domestiques, concierges ou des ouvriers exclus de syndicats ils ne bénéficient que marginalement des programmes pour ouvriers ; dans le sud la restructuration de l’agriculture avec la AAA chasse de nombreux métayers et paysans de leurs terres.

Les Mexicains et les Américains d’origine mexicaine souffrent beaucoup de la grande dépression, car la moitié d’entre eux soit plus d’un million doivent retourner au Mexique de gré ou de force.

En 1934 c’est l’Indian Reorganization Act[6][7] qui arrête le démembrement des terres communautaires des Indiens et qui reconnait la propriété foncière et l’autonomie administrative des tributs.

Le bilan final du New Deal est un bilan en demi-teinte, il a fait diminuer le chômage, mais ne l’a pas fait sortir du chômage ; on voit qu’en 1939 il y a encore 9 millions de chômeurs soit 18 % de la population active aux États-Unis.

Toutefois, il a lancé toute une série de programmes nationaux et fédéraux qui vont changer la vie politique et sociale des États-Unis et il réforme complètement la vie politique des États-Unis.

Du point de vue économique et du chômage, il faut reconnaitre que ce sera la Deuxième Guerre mondiale qui sortira les États-Unis de la crise.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]

  1. When Did the Great Depression Receive Its Name? (And Who Named It?), 2-16-09, by Noah Mendel, History News Network though Hoover is widely credited with popularizing the term,
  2. Per-capita GDP data from MeasuringWorth: What Was the U.S. GDP Then?
  3. Le discours officiel de Roosevelt était: « I pledge you, I pledge myself, to a new deal for the American people », c’est-à-dire « Je vous promets et je m’engage à une Nouvelle Donne pour le peuple américain. ». (Source : http://www.u-s-history.com
  4. "The Roosevelt Week", Time, New York, July 11, 1932
  5. first inauguration of Franklin D. Roosevelt as the 32nd President of the United States was held on Saturday, March 4, 1933
  6. Indian Reorganization Act - Information & Video - Chickasaw.TV
  7. Texte de l’Indian Reorganization Act et de ses amendements