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Coups d’État et populismes latino-américains

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Nous allons voir les changements généraux dans toute l’Amérique latine entre la Première Guerre mondiale et la grande dépression de 1929 qui vont mener à la montée d’idéologies populistes puis on parlera des effets dévastateurs de la grande dépression en Amérique latine générale avant de se pencher sur la Colombie, Cuba et le Brésil.

Les grands changements des années 1920[edit | edit source]

Pendant la guerre de 1914 – 1918, les économies d’Amérique latine connaissent une embellie qui se poursuit jusque dans les années 1920.

Cette période est appelée la « danse des millions », car le produit national brut de la plupart des pays augmente rapidement et les investissements étrangers et notamment étatsuniens s’intéressent aux pays d’Amérique du Sud.

Ces investissements augmentent rapidement et les économies latino-américaines sont toujours fondées sur le développement des exportations de produits agricoles et minerais afin d’acquérir les devises nécessaires aux importations des produits manufacturés. Comme les importations d’Europe diminuent abruptement on voit un début d’industrialisation dans la plupart des pays à savoir dans le textile, l’alimentation, les boissons, les matériaux de construction, mais aussi les instruments.

La guerre en Europe signifie aussi le début de l’impérialisme des États-Unis non seulement en Amérique centrale et dans les Caraïbes, mais aussi en Amérique du Sud ou ils contrôlent les secteurs tenus jusqu’à là par les Britanniques.

Ces changements se reflètent dans la société et continuent le processus débuté dans les années 1850. La petite paysannerie continue à décliner au profit des grandes haciendas, la force de travail se concentre dans certains secteurs, plantations, mines, usines, transports, administrations, fonctionnariats et services ; mais en raison de la mécanisation progressive et dans le cas de l’Argentine et du Brésil de l’immigration massive d’Européens, beaucoup de petits paysans et de métayers sont laissés pour compte et sont forcés de partir tenter leur chance dans les villes, c’est l’exode rural.

On passe d’une société rurale à 75 % pour l’Argentine 80 % à 90 % pour le Pérou et l’Amérique centrale à des sociétés de plus en plus urbaines parce que ces migrants ruraux n’ont pratiquement plus d’autres endroits que de se réfugier dans les villes qui sont de plus en plus peuplées et il devient difficile pour les élites traditionnelles d’assurer l’ordre social.

Ceci d’autant plus qu’avec le développement du commerce et des communications, de nouvelles idéologies arrivent du Mexique, mais aussi d’Europe socialiste ou fasciste, mais aussi de la Russie bolchevik ainsi que par l’arrivée d’immigrants juifs.

Ces nouvelles idéologies minent le contrôle des élites et de l’Église catholique, c’est la fin des régimes d’ordre et de progrès.

L’arrivée massive de paysans déplacés transforme les villes et la culture urbaine. Dans chaque pays, des gens de différentes régions culturelles se retrouvent mélangés dans les capitales et les grandes villes de province.

Même s’ils sont souvent rejetés ou méprisés, ces migrants ruraux contribuent à une certaine intégration nationale puisqu’ils apportent leurs particularismes régionaux dans les villes. De plus, la vie urbaine exige souvent de savoir lire et écrire et les écoles y sont souvent concentrées ; les populations urbaines sont de plus en plus alphabétisées et en même temps dans ces villes dans les années 1920 la radio et le cinéma font leur entrée.

D’autres changements sociaux marquent ces années 1910 – 1920. La classe moyenne composée d’intellectuels, de petits commerçants, d’entrepreneurs, d’enseignants, de fonctionnaires issus soit de la capitale ou des grandes villes de province commence la formation de la classe moyenne qui veut sa place dans une société stable, mais qui ne soit plus nécessairement contrôlée par les élites ou des capitaux étrangers.

La catégorie des étudiants des universités est de plus en plus nombreuse même si ce sont de jeunes hommes issus de la classe moyenne supérieure.

Dès 1918, les étudiants constituent une force politique dont il faut tenir compte ; ils demandent l’autonomie universitaire, en même temps ils sont influencés par le socialisme, l’anarchisme, la révolution mexicaine et l’indigénisme ; ils s’intéressent dorénavant au développement de leur pays et à l’éducation des classes laborieuses.

Les travailleurs de certains secteurs industriels surtout ceux liés à l’exportation comme les mines d’État, les usines, le pétrole, les ouvriers des fabriques de cigarettes par exemple commencent aussi à se syndiquer et à s’intéresser au socialisme, à l’anarchisme et au communisme en partie importé par des immigrants européens.

À partir de 1910 et surtout de 1918 les grèves se développent, parallèlement un autre secteur prend de l’importance, c’est l’armée.

L’armée se développe dans les villes et va s’affranchir de la tutelle des partis traditionnels, de l’Église catholique afin de se présenter en alternative politique.

Ce sont surtout des officiers issus des classes moyennes souvent des villes de province qui demandent un rôle plus actif de l’armée dans le développement économique du pays.

En même temps en politique les partis de gauche font leur apparition à mesure que le suffrage se développe d’abord pour les hommes puis pour les femmes.

En même temps, des idéologies d’extrême droite font des émules parmi les politiciens et les hommes d’armée latino-américaine. C’est grâce au cinéma et à la radio que ces politiciens vont pouvoir atteindre de plus en plus d’auditoires, il y a vraiment un discours qui commence à se répandre dans la nation.

Les populismes latino-américains[edit | edit source]

C’est dans ce contexte que les populismes latino-américains prennent forme dans les années 1920. Ces populismes vont dominer la politique des années 1930 à 1950.

Souvent, on associe le populisme à Perón, mais il est plus tardif, car il surfe sur une vague en provenance des années 1920 et 1930.

Le populisme latino-américain de cette époque est un mouvement qui tente d’intégrer les classes populaires dans la politique nationale sans changer l’ordre social ; il vise surtout les masses urbaines, les ouvriers, la petite bourgeoisie, les rentiers, les migrants ruraux, les étudiants, les intellectuels et les soldats.

Ce sont des classes urbaines dont la radicalisation menace d’apporter la révolution sociale avec la peur de perdre l’ordre social. Le populisme rejette la lutte des classes en faveur de la solidarité entre les classes défendant l’idée d’un État corporatiste qui dirigerait hiérarchiquement la famille nationale entre des coalitions verticales de patronages.

Rafael Molina Trujillo.

Le populisme est en général dirigé par un chef charismatique qui répond souvent au type macho c’est-à-dire un homme fort, autoritaire, mais sympathique avec lequel le peuple peu s’identifier émotionnellement.

C’est un homme bienveillant, paternalisme, grand leader des populismes qui est là parce qu’il comprend et protège le peuple, mais c’est en même temps un leader qui ne tolère pas la provocation et l’opposition. Il utilise les médias de masse pour gagner l’appui populaire, mais en même temps c’est un mouvement qui n’a pas vraiment d’idéologie complexe, au cœur de son idéologie est le nationalisme et une vague promesse de développement accompagnée de justice sociale.

Cela signifie un État fort qui intervient dans les affaires économiques et sociales, de plus afin de cacher les conflits sociaux internes le populisme uni souvent les masses contre un ennemi étranger commun qui peut être l’impérialisme étasunien, l’émigrant chinois ou encore l’immigrant afro-antillais ou bien l’immigrant juif dans le cas de l’Argentine.

Le cas le plus terrible du populisme est celui Trujillo formé dans la garde nationale par les marines et qui restera au pouvoir pendant longtemps, en 1937 il fait massacrer par l’armée entre 15 et 20 000 paysans haïtiens à la frontière.

Impact de la Grande Dépression en Amérique latine[edit | edit source]

Économique[edit | edit source]

La grande dépression des États-Unis produit d’énormes ondes de chocs dans les nations latino-américaines et un marasme économique dont elles vont sortir qu’après la Deuxième Guerre mondiale ; plus le pays dépend d’exportations de matières premières ou agricoles vers les États-Unis plus le choque et terrible, mais ceux qui exportent aussi vers des pays européens sont aussi gravement touchés par la crise.

La chute de la consommation aux États-Unis entraine une forte diminution de la demande et les pays d’Amérique latine sont donc privés d’une grande partie de leur revenu, à cela s’ajoute la chute des prix de ces produits sur le marché mondial et en moyenne la valeur totale des exportations d’Amérique latine entre 1930 et 1934 est la moitié de ce qu’elle était entre 1925 et 1929.

Social[edit | edit source]

Les mines et les plantations licencient une bonne partie de leurs ouvriers qui vont venir gonfler la population des villes à la recherche d’un travail ; il y a la montée du chômage, la montée du sous-emploi, la dislocation des familles qui augmente dramatiquement.

Dans des pays ou la population vie dans la pauvreté, la misère et la détresse sont terribles, mais quelque part elles sont moins spectaculaires et médiatisées qu’aux États-Unis. La misère était déjà là avant donc le redoublement de la misère est encaissé de façon moins dramatisée qu’aux États-Unis, mais n’en est pas moins forte.

Politique[edit | edit source]

Le marasme économique latino-américain se reflète dans la politique ; de 1930 à 1935, la quasi-totalité des pays d’Amérique latine connaît des changements de régime plus ou moins violent.

Les États-Unis qui sont eux-mêmes enlisés dans la crise économique n’interviennent plus et en fait leur politique de bon voisinage ne va pas réussir à prévenir les coups d’État et les prises de pouvoir violentes.

Le cas de la Colombie : crise absorbée par les cultivateurs de café[edit | edit source]

Économie[edit | edit source]

La Colombie ne voit pas de changement brutal au niveau du pouvoir, l’économie de la Colombie en 1929 dépend en grande partie de ses exportations de café dont 75 % va aux États-Unis.

Après 1929, le prix mondial du café plonge, les revenus issus du café chutent, les volumes des importations de Colombie reculent de 63 %, mais pour tous les autres indicateurs économiques la Colombie s’en tire mieux que le reste de l’Amérique latine. Le volume des exportations ne diminue que de 13 %, le PNB ne diminue que de 2,4 % ; en plus, il n’y a ni coup d’État ni de révolution seulement un transfert historique du gouvernement passant du parti conservateur au pouvoir depuis plus de 50 ans grâce à un système de politique qui marginalisait complètement le parti libéral passant aux libéraux en 1930 après la division des conservateurs et l’élection d’un président libéral.

La leçon de la Colombie est utile pour comprendre certaines réactions aujourd’hui.

Sur le plan économique, cette transition s’explique sur le mode de production du café. Depuis les années 1920, les grands propriétaires terriens qui sont aussi de grands marchands exportateurs ont vendu la plupart de leurs terres où se cultive le café à de petits paysans.

Cela permet aux ex-grands propriétaires de se concentrer dans l’achat des récoltes de café et dans l’exportation de café. Quand la crise frappe se sont principalement les petits paysans producteurs de café qui encaissent le choc de la chute des prix ; ils vendent alors le café à des prix très bas sans réduire la production, en fait ils s’auto-exploitent, ils se forcent, leurs femmes et leurs enfants à travailler tout autant afin de ne gagner presque rien.

Cela est possible, car beaucoup vivent en semi-autarcie et ont leur propre jardin potager, ils peuvent survivre sans presque rien acheter jusqu’à ce qu’ils sortent de ce moment très difficile.

Politique[edit | edit source]

Alfonso López Pumarejo, Président de la République de Colombie de 1934 à 1938, puis de 1942 à 1946.

Au niveau politique, le transfert du pouvoir se fait parce qu’en 1930 les conservateurs ont la mauvaise idée de se diviser entre deux candidats présidentiels ce qui permet aux libéraux de gagner avec un candidat issu de l’élite avec des vues traditionnelles.

C’est seulement en 1934 qu’il y a une nouvelle élection qui voit élu Alfonso Lopez qui lance un programme populisme qui s’appelle la « revolución en marcha » inspirée de la révolution mexicaine avec une petite réforme de la constitution, le suffrage universel pour les hommes, il lance des programmes d’éducation, de syndicalisation, il y a aussi une petite reconnaissance des communautés indiennes de la Colombie.

À partir de 1937, Lopez est attaqué par une extrême droite fascisante inspirée par le modèle du général Franco en Espagne devant renoncer à une partie de son programme de réforme et en particulier une timide réforme agraire.

Lopez réussit à intégrer une partie des classes urbaines et ouvrières derrière le libéralisme, il réussit aussi à limiter les dégâts de la grande dépression, mais les campagnes ne sont pas vraiment touchées par ces réformes ; les petits producteurs de café qui se sont auto-exploités pendant toutes ces années sont au bord de l’explosion qui se produira dans une guerre civile pendant la Deuxième Guerre mondiale qui s’appelle la « violencia » qui provoquera la mort de plus de 250 000 paysans ainsi qu’un énorme exode rural.

Le cas de Cuba : Révolution et coup d’État militaire[edit | edit source]

Cuba est une économie qui dépend du sucre depuis la fin du XVIIIème siècle d’abord cultivé par les esclaves jusqu’à l’abolition en 1886 puis par des travailleurs ruraux souvent des saisonniers de Jamaïque ou d’Haïti qui sont amenés afin de travailler dans les grandes plantations étasuniennes et sous-payés.

En 1930, la moitié des terres cultivées appartient à des citoyens étatsuniens à Cuba, ils détiennent aussi presque toutes les mines, les transports, les communications, une grande partie des banques et du commerce.

Entre 1929 et 1933, le prix du sucre chute de plus de 60 % et les exportations de sucre cubain plongent de plus de 80 %. Les grands propriétaires répondent en diminuant la production, en baissant les salaires agricoles de 75 %, en licenciant massivement et en déportant des milliers de travailleurs saisonniers de Haïti et de la Jamaïque. Des centaines de petites usines et de magasins font faillite ; en 1933 un quart de la population active est au chômage et 60 % de la population vie en dessous du minimum vital.

Au pouvoir, on trouve depuis 1924 le président Gerardo Machado, libéral nationaliste devenu dictateur.

Pendant la crise, l’opposition se radicalise contre lui à travers des grèves, des attentats, des sabotages, des mouvements communistes, socialistes et anarchistes très fort déjà dans les années 1920 à Cuba ; la répression devient de plus en plus sanguinaire.

Washington tente d’intervenir en envoyant un négociateur, mais sans solution ; en août 1933 une grève générale paralyse le pays, l’armée lâche le dictateur qui s’exile et une coalition très hétérogène prend le pouvoir, mais n’arrive pas à contrôler l’anarchie générale.

Fulgencio Batista à Washington, D.C. en 1938.

C’est une période où il y a des émeutes, des grèves, des prises de plantations sucrières par des travailleurs qui s’érigent en sorte de conglomérats bolcheviques ; peu après des soldats et des officiers d’une caserne de La Havane avec à leur tête le sergent Batista se mutinent.

De manière très inattendue, ils reçoivent l’appui des civils qui transforment leur mutinerie en un putsch militaire ; il en sort un gouvernement révolutionnaire qui va durer 100 jours gouverné par décret afin de « rendre Cuba à Cuba » et de la libérer de la tutelle des États-Unis.

C’est à ce moment-là que les femmes à Cuba acquièrent le suffrage universel, l’université leur autonomie, les travailleurs y compris les coupeurs de canne un salaire minimum et d’autres bénéfices sociaux et on lance un début de réforme agraire.

Ces réformes sont trop radicales pour la droite et l’extrême droite, trop timides pour la gauche marxiste et inacceptable pour les États-Unis de Roosevelt.

Les États-Unis n’interviennent pas militairement, mais convainquent Batista de prendre le pouvoir qu’il assume à travers des présidents civils puis directement comme dictateur jusqu’à la révolution castriste de 1959.

Le cas du Brésil : coup d’État militaire et régime fascisant[edit | edit source]

Il y a un coup d’État militaire et un régime fascisant.

Économie[edit | edit source]

L’économie du Brésil est assez diversifiée, mais les exportations sont principalement du café ; contrairement à la Colombie, le café est cultivé par des travailleurs saisonniers, des immigrants européens, mais surtout des migrants brésiliens, ce sont des travailleurs soumis à de grands propriétaires terriens qui continuent à dominer sans partage sur leurs fiefs.

En 1930, c’est le gouvernement de la première république brésilienne d’ordre et de progrès, ce gouvernement ne prend pas de mesures cohérentes face à la crise provoquant un conflit autour de l’élection présidentielle, car c’est seulement une petite portion de la société qui avait le suffrage et pouvait élire le président.

Trois États sur dix-sept refusent le résultat de l’élection provoquant des soulèvements, les militaires vont renverser le gouvernement civil donnant le pourvoir à Vargas, éleveur de bétail et gouverneur de l’État de Rio Grande do Sul.

Politique[edit | edit source]

On voit que tout le pouvoir au Brésil à mesure que l’histoire passe du Nord-Est sucrier à Rio de Janeiro au Sud où se concentrent les intérêts économiques le pouvoir et l’élevage de bétail comme la production de café.

Une fois au pouvoir Vargas commence par éliminer la gauche socialiste et communiste puis il se tourne vers la droite fasciste appelée alors « integraliste » et secrètement financée par l’Italie de Mussolini.

En 1837, Vargas interdit tous les partis politiques lançant un deuxième coup d’État directement appuyé par l’armée imposant l’Estado Novo aux Brésiliens ; c’est un État corporatiste inspiré de l’Italie de Mussolini et du Portugal de Salazar.

Cette dictature est caractérisée par le nationalisme, le développement de l’armée, l’intervention de l’État dans l’économie, le contrôle étatique des syndicats, la censure et la répression politique.

Cet Estado Novo dure jusqu’en 1954 traversant toute la Deuxième Guerre mondiale quand l’armée provoque un nouveau coup d’État et force Vargas à s’exiler.

Conclusions[edit | edit source]

La crise de 1929 place toutes les sociétés américaines, c’est-à-dire des États-Unis, mais aussi d’Amérique latine, au bord du gouffre.

Elle montre les faiblesses du libéralisme économique, un libéralisme relatif puisque c’est un libéralisme dans lequel au fond l’État aide les hacendados, les industriels, les corporations, les banques et en même temps réprime les travailleurs.

Cette crise révèle les profondes inégalités de toutes ces sociétés et toutes ont besoin d’un leader charismatique qui uni et qui rassure la population ; toutes aussi on recourt au nationalisme y compris les États-Unis sous Roosevelt.

Le populisme permet aux classes dirigeantes d’éviter ou de supprimer les révolutions comme à Cuba en 1933, mais ils doivent souvent mettre en place une législation sociale afin de protéger les travailleurs et les plus démunis.

Partout, les grands perdants sont dans les campagnes les petits paysans et dans les villes les grands perdants sont les partis et les syndicats socialistes et communistes qui sont réprimés ou intégrés dans un grand parti national avec certaines bienveillances sociales.

Les tensions sociales sont étouffées, mais n’ont pas disparu et elles éclateront de nouveau après la Deuxième Guerre mondiale.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]