« La société étasunienne des années 1920 » : différence entre les versions
| Ligne 59 : | Ligne 59 : | ||
[[Fichier:A-line1913.jpg|thumb|200px|upright=1.2|right|Ligne d’assemblage des Ford T en 1913. Une balancelle permet de présenter un sous-ensemble provenant d’un étage supérieur au poste de travail où il sera monté sur le véhicule.]] | [[Fichier:A-line1913.jpg|thumb|200px|upright=1.2|right|Ligne d’assemblage des Ford T en 1913. Une balancelle permet de présenter un sous-ensemble provenant d’un étage supérieur au poste de travail où il sera monté sur le véhicule.]] | ||
La | La deuxième révolution industrielle, qui a débuté à la fin du XIXe siècle, a apporté de nouvelles innovations dans les domaines de la production d'acier, de l'électricité et des produits chimiques. L'un des développements les plus remarquables de cette période a été l'avènement des techniques de production de masse, qui ont permis la fabrication de biens de consommation à grande échelle. Cela a entraîné une augmentation significative de la productivité et une diminution du coût des biens, les rendant plus abordables pour le consommateur moyen. | ||
Le | L'un des pionniers des techniques de production de masse est Henry Ford, qui a introduit la chaîne de montage dans l'industrie automobile. Le modèle T de Ford a été la première voiture produite à grande échelle à l'aide de la chaîne de montage, ce qui a considérablement réduit le coût de production et rendu les voitures plus abordables pour le consommateur moyen. Cette innovation a révolutionné l'industrie automobile et a eu un impact considérable sur la société américaine, car la voiture est devenue un élément essentiel de la vie quotidienne. | ||
Pour | Les techniques de production de masse ont également été appliquées à d'autres biens de consommation, tels que les appareils ménagers, les cigarettes et les vêtements. Cela a conduit à une augmentation significative de la disponibilité des biens de consommation, ce qui a contribué au développement de la culture de consommation et à l'essor d'une économie basée sur la consommation. La chaîne de montage et les techniques de production de masse sont devenues la norme dans l'industrie manufacturière et sont encore largement utilisées aujourd'hui. | ||
Le principal objectif de la deuxième révolution industrielle était d'accroître la productivité et l'efficacité et de réduire les coûts de production. Les nouvelles technologies et innovations apparues au cours de cette période, telles que la chaîne de montage, les pièces interchangeables et l'utilisation de l'électricité, étaient toutes conçues pour atteindre cet objectif. | |||
La chaîne de montage, par exemple, permettait une division efficace du travail, les travailleurs se voyant attribuer des tâches spécifiques, ce qui augmentait la vitesse et le volume de la production. Les pièces interchangeables ont permis la production de masse de biens, et l'utilisation de l'électricité a permis la mécanisation de nombreux processus de fabrication, augmentant encore la productivité et l'efficacité. | |||
L'objectif de produire plus, plus vite et moins cher se reflète également dans les stratégies de marketing et de vente des entreprises. La production de masse a permis de réaliser des économies d'échelle, ce qui a rendu les marchandises moins chères, ce qui a été la clé du succès de nombreuses entreprises. Cela a conduit à une augmentation du niveau de vie de nombreux Américains, car la disponibilité de biens de consommation bon marché les rendait plus abordables pour le citoyen moyen. | |||
L'accent mis sur la production de masse et l'efficacité a également eu un impact sur le marché du travail, car il a conduit à l'augmentation du nombre d'emplois dans le secteur manufacturier et à l'essor de la classe ouvrière, mais il a également conduit à l'exploitation de la main-d'œuvre et à l'essor des syndicats ouvriers. | |||
Pour produire plus, plus vite et à moindre coût, Henry Ford a mis en place de grandes usines très efficaces qui utilisaient les dernières technologies et innovations. L'une des principales innovations introduites par Ford est la chaîne de montage, qui a révolutionné l'industrie automobile. | |||
Sur la chaîne de montage, chaque ouvrier se voyait attribuer une tâche spécifique qu'il était chargé d'accomplir de manière répétée au fur et à mesure que la voiture avançait dans la chaîne. Cette division du travail a permis d'augmenter considérablement la vitesse et le volume de la production, car chaque ouvrier est devenu un expert dans sa tâche spécifique. Il s'agissait d'un changement important par rapport à la méthode de fabrication traditionnelle, où chaque ouvrier devait effectuer l'ensemble du processus de construction d'une voiture, ce qui était lent et inefficace. | |||
Ford a également standardisé les composants et les accessoires du modèle T, ce qui a permis la production en série de la voiture. Cela a permis de produire des voitures à un coût beaucoup plus bas, les rendant plus abordables pour le consommateur moyen. L'utilisation de pièces interchangeables a permis de réparer et d'entretenir les voitures plus facilement. | |||
La chaîne de montage et les techniques de production de masse ont conduit à la création de grandes usines très efficaces qui employaient un grand nombre de travailleurs. Cela a conduit à la montée de la classe ouvrière, mais aussi à l'exploitation du travail et à la montée des syndicats ouvriers. La chaîne de montage a également conduit à la création d'un nouveau type de travailleur, l'ouvrier semi-qualifié, qui n'était responsable que d'une seule tâche dans la longue chaîne de production. Cette méthode de production a également conduit à la création des premiers robots industriels, conçus pour effectuer des tâches répétitives et accroître l'efficacité du processus de production. | |||
La chaîne de montage, que Henry Ford a introduite pour la première fois dans l'industrie automobile, est rapidement devenue la norme pour de nombreuses autres industries. Le succès de la chaîne de montage dans l'industrie automobile a démontré que les techniques de production de masse pouvaient également être appliquées à d'autres biens de consommation. Cela a conduit à l'adoption généralisée de la chaîne de montage dans de nombreuses autres industries, telles que l'électroménager, l'électronique et l'habillement. | |||
L'adoption généralisée de la chaîne de montage a également entraîné une augmentation significative de la disponibilité des biens de consommation, ce qui a contribué à la croissance de la culture de consommation et à l'essor d'une économie basée sur la consommation. Les entreprises ont commencé à se concentrer sur le marketing et la publicité pour promouvoir leurs produits et créer une demande pour ceux-ci. Elles ont essayé de présenter les nouveaux produits comme indispensables à tous les Américains et de leur faire croire que le modèle qu'ils possédaient déjà était obsolète et devait être remplacé. | |||
Cette stratégie de marketing et de publicité, combinée à la disponibilité de biens de consommation bon marché, a entraîné une augmentation significative des dépenses de consommation, contribuant ainsi à la croissance de l'économie. L'accent mis sur la production de masse et l'efficacité a également entraîné la création d'emplois dans le secteur manufacturier, l'exploitation de la main-d'œuvre et la montée des syndicats ouvriers. | |||
L'essor de la culture de consommation et l'accent mis sur la production de masse ont également eu un impact significatif sur la société et les valeurs américaines, car les gens ont commencé à accorder une plus grande importance aux possessions matérielles et à l'acquisition de biens. Cela a conduit à la montée du consumérisme, qui reste un aspect important de la culture américaine aujourd'hui. | |||
== Boom de l’économie étasunienne == | == Boom de l’économie étasunienne == | ||
Version du 26 janvier 2023 à 13:38
| Faculté | Lettres |
|---|---|
| Département | Département d’histoire générale |
| Professeur(s) | Aline Helg[1][2][3][4][5][6][7] |
| Cours | Les États-Unis et l’Amérique Latine : fin XVIIIème et XXème siècles |
Lectures
- Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)
- L’indépendance des États-Unis
- La Constitution des États-Unis et la société du début du XIXème siècle
- La Révolution haïtienne et son impact dans les Amériques
- Les indépendances des nations d’Amérique latine
- L’Amérique latine vers 1850 : sociétés, économies, politiques
- Les États-Unis du Nord et du Sud vers 1850 : immigration et esclavage
- La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877
- Les États-(ré) Unis : 1877 - 1900
- Régimes d’Ordre et de Progrès en Amérique latine : 1875 - 1910
- La Révolution mexicaine : 1910 - 1940
- La société étasunienne des années 1920
- La Grande Dépression étasunienne et le New Deal : 1929 - 1940
- De la politique du Big Stick à celle du Good Neighbor
- Coups d’État et populismes latino-américains
- Les États-Unis face à la Deuxième guerre mondiale
- L’Amérique latine pendant la Deuxième guerre mondiale
- La société étasunienne de l’Après-guerre : Guerre froide et société d’abondance
- La Guerre froide en Amérique latine et la Révolution cubaine
- Le Civil Rights Movement aux États-Unis
Les années 1920, également connues sous le nom de "Années folles", ont été une décennie de grands changements sociaux, culturels et économiques aux États-Unis. Après la fin de la Première Guerre mondiale, le pays a connu une période de prospérité et d'optimisme, ainsi que d'importants changements dans les normes et valeurs sociales. L'essor de la culture "flapper", dans laquelle les jeunes femmes adoptent de nouveaux styles vestimentaires et de comportement, est l'une des tendances sociales les plus remarquables de la décennie. L'économie est en plein essor et les nouvelles technologies, telles que les automobiles et les radios, se généralisent. Cependant, la prospérité des années 1920 n'a pas été partagée par tous les Américains, car de nombreuses personnes, en particulier les Afro-Américains et les immigrants, ont continué à faire face à la discrimination et à l'inégalité. En outre, le krach boursier de 1929 a marqué la fin de la prospérité de la décennie et a marqué le début de la Grande Dépression.
À la fin du XIXe siècle, les États-Unis sont passés de l'annexion de territoires à des fins de colonisation à l'occupation de régions à des fins de contrôle politique et économique. La guerre hispano-américaine de 1898 marque un tournant important dans l'impérialisme américain sur le continent américain. Les États-Unis en sortent victorieux et prennent le contrôle de Porto Rico, de Guam et des Philippines et gagnent en influence sur Cuba. La construction ultérieure du canal de Panama a solidifié le contrôle américain sur la région et a permis un accès plus facile à l'Amérique centrale et du Sud. Les États-Unis ont alors commencé à considérer les Caraïbes et l'Amérique centrale comme leur propre sphère d'influence. Ils ont commencé à exercer un contrôle politique et économique sur ces régions par divers moyens tels que l'intervention militaire, l'aide économique et la pression diplomatique.
La Première Guerre mondiale, également connue sous le nom de Première Guerre mondiale, a entraîné d'importantes destructions et ruines en Europe et a eu un impact profond sur l'équilibre mondial des pouvoirs. La guerre a marqué la fin de la domination européenne et l'ascension des États-Unis en tant que grande puissance mondiale. Les États-Unis sont entrés en guerre en 1917, et leur participation a été décisive pour renverser la vapeur contre les puissances centrales. La guerre a également mis fin au statut de l'Empire britannique en tant que puissance mondiale dominante, et les États-Unis sont devenus la première puissance économique et militaire du monde. Avec la fin de la guerre, les États-Unis ont assumé un rôle plus important dans les affaires internationales, et leur puissance économique et militaire leur a permis d'exercer une influence significative sur les affaires mondiales. L'idée du fardeau de l'homme blanc, un terme utilisé pour décrire la croyance selon laquelle il était du devoir des puissances européennes et des États-Unis de "civiliser" le reste du monde, était également prédominante dans la politique étrangère des États-Unis au cours de cette période.
Il existe des similitudes entre les développements culturels et artistiques aux États-Unis dans les années 1920 et au Mexique simultanément. Les deux pays traversaient une période de changements sociaux et culturels importants, et des efforts étaient déployés pour créer une culture nationale distincte, libre des influences européennes. Aux États-Unis, les "années folles" ont vu l'essor de la musique jazz, la Renaissance de Harlem et l'émergence d'une nouvelle génération d'écrivains, d'artistes et d'intellectuels qui cherchaient à créer une culture américaine distincte. De même, au Mexique, les années 1920 et 1930 ont été une période de floraison culturelle et artistique connue sous le nom de "Renaissance mexicaine". Les artistes et les intellectuels mexicains cherchaient à créer une culture nationale qui reflétait l'héritage indigène et métis du Mexique. Ils rejetaient également l'influence européenne sur l'art et la culture du Mexique. Ce mouvement a été mené par des personnalités telles que Diego Rivera, Frida Kahlo et David Alfaro Siqueiros, qui ont cherché à promouvoir une nouvelle identité nationale à travers leur art et leur littérature.
La seconde révolution industrielle
La première révolution industrielle, qui s'est déroulée à la fin du 18e et au début du 19e siècle, s'est caractérisée par le développement de nouvelles technologies et de nouveaux procédés de fabrication dans les secteurs du textile, de la métallurgie et des transports. Ces innovations ont permis d'augmenter la productivité et de passer du travail manuel à la fabrication par des machines, ce qui a entraîné une augmentation significative de la croissance économique et de la prospérité. Cette révolution industrielle a également contribué à faire des États-Unis l'une des nations les plus riches et les plus développées du monde.
La deuxième révolution industrielle, qui a débuté à la fin du 19e siècle, s'est appuyée sur les avancées de la première révolution industrielle et a apporté de nouvelles innovations dans les domaines de la production d'acier, de l'électricité et des produits chimiques. Cette période a vu une accélération du rythme des changements technologiques, et de nouvelles technologies telles que le télégraphe, le téléphone et le moteur à combustion interne. Elle a également conduit à l'essor de nouvelles industries, comme l'automobile et la pétrochimie, qui ont contribué à la croissance économique et à la modernisation des États-Unis et d'autres pays développés. La deuxième révolution industrielle a également eu un impact profond sur la société, entraînant la croissance des villes, l'apparition de nouveaux moyens de transport et la création de nouvelles formes de travail et de loisirs.
La Première Guerre mondiale, qui s'est terminée en 1918, a eu un impact considérable sur l'économie mondiale et l'équilibre des pouvoirs entre les nations. La guerre a causé d'importantes destructions et pertes de vies en Europe et a laissé de nombreuses puissances européennes en ruines économiques et physiques. Les États-Unis, en revanche, sont entrés en guerre plus tard et n'ont pas subi le même niveau de destruction et de perte de vies humaines. En conséquence, le pays est sorti de la guerre dans une position économique beaucoup plus forte que les puissances européennes.
La deuxième révolution industrielle était déjà en cours avant la guerre. Néanmoins, la guerre a accéléré les innovations technologiques, et les États-Unis étaient particulièrement bien placés pour tirer parti de ces nouvelles technologies et industries. L'économie du pays a connu un boom dans les années 1920, avec l'expansion des industries manufacturières et des transports, et l'apparition de nouvelles industries telles que l'automobile et la chimie. L'économie du pays n'a pas été affectée par la guerre autant que l'Europe, et les États-Unis ont pu profiter de cette situation pour devenir la première puissance économique mondiale.
Les États-Unis avaient également l'avantage de disposer d'un vaste marché intérieur, de ressources naturelles abondantes et d'une infrastructure bien développée, ce qui leur a permis de devenir le premier producteur mondial de biens et de services. Cette domination économique, associée au pouvoir politique et militaire que les États-Unis avaient acquis grâce à leur rôle dans la guerre, a positionné le pays comme un acteur majeur dans les affaires mondiales et l'a établi comme une superpuissance au 20e siècle.
Production de masse de biens de consommation
La deuxième révolution industrielle, qui a débuté à la fin du XIXe siècle, a apporté de nouvelles innovations dans les domaines de la production d'acier, de l'électricité et des produits chimiques. L'un des développements les plus remarquables de cette période a été l'avènement des techniques de production de masse, qui ont permis la fabrication de biens de consommation à grande échelle. Cela a entraîné une augmentation significative de la productivité et une diminution du coût des biens, les rendant plus abordables pour le consommateur moyen.
L'un des pionniers des techniques de production de masse est Henry Ford, qui a introduit la chaîne de montage dans l'industrie automobile. Le modèle T de Ford a été la première voiture produite à grande échelle à l'aide de la chaîne de montage, ce qui a considérablement réduit le coût de production et rendu les voitures plus abordables pour le consommateur moyen. Cette innovation a révolutionné l'industrie automobile et a eu un impact considérable sur la société américaine, car la voiture est devenue un élément essentiel de la vie quotidienne.
Les techniques de production de masse ont également été appliquées à d'autres biens de consommation, tels que les appareils ménagers, les cigarettes et les vêtements. Cela a conduit à une augmentation significative de la disponibilité des biens de consommation, ce qui a contribué au développement de la culture de consommation et à l'essor d'une économie basée sur la consommation. La chaîne de montage et les techniques de production de masse sont devenues la norme dans l'industrie manufacturière et sont encore largement utilisées aujourd'hui.
Le principal objectif de la deuxième révolution industrielle était d'accroître la productivité et l'efficacité et de réduire les coûts de production. Les nouvelles technologies et innovations apparues au cours de cette période, telles que la chaîne de montage, les pièces interchangeables et l'utilisation de l'électricité, étaient toutes conçues pour atteindre cet objectif.
La chaîne de montage, par exemple, permettait une division efficace du travail, les travailleurs se voyant attribuer des tâches spécifiques, ce qui augmentait la vitesse et le volume de la production. Les pièces interchangeables ont permis la production de masse de biens, et l'utilisation de l'électricité a permis la mécanisation de nombreux processus de fabrication, augmentant encore la productivité et l'efficacité.
L'objectif de produire plus, plus vite et moins cher se reflète également dans les stratégies de marketing et de vente des entreprises. La production de masse a permis de réaliser des économies d'échelle, ce qui a rendu les marchandises moins chères, ce qui a été la clé du succès de nombreuses entreprises. Cela a conduit à une augmentation du niveau de vie de nombreux Américains, car la disponibilité de biens de consommation bon marché les rendait plus abordables pour le citoyen moyen.
L'accent mis sur la production de masse et l'efficacité a également eu un impact sur le marché du travail, car il a conduit à l'augmentation du nombre d'emplois dans le secteur manufacturier et à l'essor de la classe ouvrière, mais il a également conduit à l'exploitation de la main-d'œuvre et à l'essor des syndicats ouvriers.
Pour produire plus, plus vite et à moindre coût, Henry Ford a mis en place de grandes usines très efficaces qui utilisaient les dernières technologies et innovations. L'une des principales innovations introduites par Ford est la chaîne de montage, qui a révolutionné l'industrie automobile.
Sur la chaîne de montage, chaque ouvrier se voyait attribuer une tâche spécifique qu'il était chargé d'accomplir de manière répétée au fur et à mesure que la voiture avançait dans la chaîne. Cette division du travail a permis d'augmenter considérablement la vitesse et le volume de la production, car chaque ouvrier est devenu un expert dans sa tâche spécifique. Il s'agissait d'un changement important par rapport à la méthode de fabrication traditionnelle, où chaque ouvrier devait effectuer l'ensemble du processus de construction d'une voiture, ce qui était lent et inefficace.
Ford a également standardisé les composants et les accessoires du modèle T, ce qui a permis la production en série de la voiture. Cela a permis de produire des voitures à un coût beaucoup plus bas, les rendant plus abordables pour le consommateur moyen. L'utilisation de pièces interchangeables a permis de réparer et d'entretenir les voitures plus facilement.
La chaîne de montage et les techniques de production de masse ont conduit à la création de grandes usines très efficaces qui employaient un grand nombre de travailleurs. Cela a conduit à la montée de la classe ouvrière, mais aussi à l'exploitation du travail et à la montée des syndicats ouvriers. La chaîne de montage a également conduit à la création d'un nouveau type de travailleur, l'ouvrier semi-qualifié, qui n'était responsable que d'une seule tâche dans la longue chaîne de production. Cette méthode de production a également conduit à la création des premiers robots industriels, conçus pour effectuer des tâches répétitives et accroître l'efficacité du processus de production.
La chaîne de montage, que Henry Ford a introduite pour la première fois dans l'industrie automobile, est rapidement devenue la norme pour de nombreuses autres industries. Le succès de la chaîne de montage dans l'industrie automobile a démontré que les techniques de production de masse pouvaient également être appliquées à d'autres biens de consommation. Cela a conduit à l'adoption généralisée de la chaîne de montage dans de nombreuses autres industries, telles que l'électroménager, l'électronique et l'habillement.
L'adoption généralisée de la chaîne de montage a également entraîné une augmentation significative de la disponibilité des biens de consommation, ce qui a contribué à la croissance de la culture de consommation et à l'essor d'une économie basée sur la consommation. Les entreprises ont commencé à se concentrer sur le marketing et la publicité pour promouvoir leurs produits et créer une demande pour ceux-ci. Elles ont essayé de présenter les nouveaux produits comme indispensables à tous les Américains et de leur faire croire que le modèle qu'ils possédaient déjà était obsolète et devait être remplacé.
Cette stratégie de marketing et de publicité, combinée à la disponibilité de biens de consommation bon marché, a entraîné une augmentation significative des dépenses de consommation, contribuant ainsi à la croissance de l'économie. L'accent mis sur la production de masse et l'efficacité a également entraîné la création d'emplois dans le secteur manufacturier, l'exploitation de la main-d'œuvre et la montée des syndicats ouvriers.
L'essor de la culture de consommation et l'accent mis sur la production de masse ont également eu un impact significatif sur la société et les valeurs américaines, car les gens ont commencé à accorder une plus grande importance aux possessions matérielles et à l'acquisition de biens. Cela a conduit à la montée du consumérisme, qui reste un aspect important de la culture américaine aujourd'hui.
Boom de l’économie étasunienne
Cette révolution permet un boom spectaculaire de l’économie étasunienne dans les années 1920 avec le doublement de sa production industrielle et l’augmentation du PNB de 40 %, une augmentation du revenu annuel par tête d’habitant de 30 % et un revenu de 680 dollars par tête en 1929 en même temps que la population du pays passe de 100 millions d’habitants en 1923 à 120 millions dix ans plus tard.
Les travailleurs industriels américains sont dorénavant les mieux payés du monde et surtout peuvent s’acheter certains de ces biens de consommation qu’ils fabriquent.
Prix de cette révolution
Cette révolution industrielle laisse le monde rural loin derrière avec un revenu annuel en régression de seulement 273 dollars par an contre 680 dollars pour les travailleurs industriels. Dans cette époque 6 millions de petits fermiers quittent les campagnes ruinées à la recherche de travail dans les villes.
La révolution produit un grand nombre de chômeurs, 5 millions dans la population active en 1921 ou il y a une première crise qui aurait dû être une alerte pour tout le monde qui se produit. Il est possible de voir qu’au fond la grande dépression n’est jugulée qu’avec la Deuxième Guerre mondiale.
À côté de cela, les petites entreprises ne survivent plus à la concurrence, on voit rapidement la montée d’oligopoles possédés par des actionnaires. Ces oligopoles bénéficient d’aides du gouvernement parce que d’une part il réprime le mouvement ouvrier et d’autre part il y a aussi l’établissement de barrières douanières très élevées contre les importations d’Europe et d’ailleurs.
Les oligopoles parviennent à neutraliser le mouvement ouvrier indépendant qui était monté très fort en 1918 et 1919. Certaines de ces grandes corporations établissent des programmes de « welfare capitalism », c’est-à-dire des contrats qui promettent diverses choses jusqu’à promettre des programmes de retraites pour les travailleurs restants dans l’entreprise.
Le travail artisanal tend à disparaitre, on voit le même processus d’élimination des petits dans le commerce ou les petits magasins laissent la place aux grandes chaines de distribution et aux grands magasins.
La nouvelle culture urbaine
Globalement, les symptômes de cette production de masse sont l’uniformité et la standardisation. Ce qu’on appelle les années folles des années 1920 va assez vite s’essouffler puisque le nombre de consommateurs ne va pas augmenter aussi vite que la production et les ventes vont diminuer.
Consommation de masse
Les grands bénéficiaires de ces années sont les élites et la classe moyenne qui peuvent acheter des voitures, peuvent s’installer dans les villas. Après un certain temps, ils ont acheté tous les biens durables ou semi-durables qui leur sont indispensables.
Ensuite seulement une petite partie des ouvriers industriels et encore moins des fermiers peuvent acheter ces biens qui sont produits à travers le système de crédit ou de location-vente afin d’encourager l’achat.
En raison de la distribution de plus en plus inégale, des richesses font que le marché des biens de consommation est rapidement saturé ce qui contribuera aussi au grand krak de 1929.
Va naître dans les années 1920 une nouvelle culture urbaine, les grands jalons de la culture américaine sont posés : voiture, villas individuelles, grands magasins, gratte-ciel ; ce paysage va se modifier avec en fonction de l’importance croissante de la voiture : autoroute, hôtel, drive through, etc.
En même temps, la culture urbaine change avec l’arrivée de la production de masse et la publicité ainsi que la culture et les loisirs de masse.
La radio se développe à travers des chaines comme NBC qui se finance en grande partie par les annonces publicitaires[9][10]. À travers ce nouveau média, les informations circulent beaucoup plus vite tandis que des sports comme le golf, la boxe et le football se développent tout comme le baseball, mais restent compléments ségrégués.
Le sport est aussi diffusé par la radio lui permettant de devenir national, c’est aussi pendant cette époque que Hollywood devient le grand centre de production de films dont plusieurs vont contre la culture prude américaine provoquant une certaine réaction et le développement du nombre de cinémas.
Suffrage
C’est à cette époque que les femmes gagnent le droit de vote. Cette obtention du suffrage par les femmes ne va pas changer beaucoup dans la politique en général du pays vu que les noirs du sud continuent à être exclu du vote par les codes noirs et notamment les femmes noires ; d’autre part l’accession au suffrage des femmes ne bouleverse pas le rôle des hommes – femmes puisque les hommes continuent d’être les principaux soutiens économiques salariés de la famille.
Une fois que le suffrage féminin est acquis, le mouvement féministe se divise avec une partie qui se dirige vers des buts sociaux obtenant auprès du gouvernement fédéral des avancées alors que d’autres féministes luttent contre le carcan victorien et pour la réalisation personnelle, dont la réalisation sexuelle.
Ce tournant vers l’émancipation des femmes est facilité par la diminution des naissances et l’apparition de l’électrodomestique qui réduit le temps que la femme de classe moyenne consacre au ménage.
Les enfants n’entrent plus sur le marché du travail à l’adolescence, mais font des études secondaires et universitaires ce qui allonge leur vie avec leurs parents.
La création artistique
Les années 1920 sont pour la première fois dans l’histoire des États-Unis celles d’une grande floraison littéraire et artistique.
Floraison littéraire
Avec la croissance des villes nait une nouvelle élite intellectuelle, des écrivains souvent critiques de la révolution industrielle et de l’aliénation qu’elle produit.
Nombre d’entre eux sont choqués par le nouveau matérialisme de la culture américaine, certains comme Hemingway s’exilent en Europe, d’autres restent aux États-Unis comme Fitzgerald qui va critiquer le vide et le manque d’humanité de l’élite américaine.
Harlem Renaissance
La fleuraison artistique n’est pas seulement le fait d’hommes blancs, mais éclate un peu partout et notamment dans la communauté afro-américaine ou hommes et femmes contribuent au Harlem Renaissance[11][12].
Avec la culture de Harlem Renaissance, c’est une revendication très forte des Afro-Américains d’avoir leur place dans la société américaine ; Harlem tout comme Chicago deviendront des centres culturels noirs avec le développement du jazz, du Blues, mais aussi de la littérature qui se lance dans la recherche des racines et de la diaspora africaine.
C’est à cette époque que W.E.B Du Bois devient le porte-parole intellectuel des afro-américains et que la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) s’installe dans Harlem.
Avec l’arrivée continue de centaines de milliers de noirs fuyant le sud ségrégationniste, d’autres villes dont Détroit et Philadelphie voient leur population noire doubler devenant des centres de mobilisation contre la ségrégation sud.
Tout cela ne veut pas dire que le Nord n’est pas raciste ni ségrégationniste, la politique extérieure des États-Unis est extrêmement raciste notamment à l’égard de l’Amérique centrale et des caraïbes ; c’est aussi dans les villes du nord que la ségrégation ne se manifeste certes pas dans les lois, mais dans les faits.
L’arrivée massive de migrants noirs du Sud provoque de grandes émeutes. En réponse, de nombreux noirs rejoignent des mouvements de nationalismes noirs d’autant plus que cette époque est l’ère des nationalismes en Europe, mais aussi aux États-Unis.
Pour ces noirs et notamment le mouvement de la UNIA (Universal Negro Improvement Association) fondé par un immigrant jamaïcain du nom de Marcus Garvey, ce mouvement reproduit les principaux symboles des nationalistes soutenant que pour s’en sortir les noirs des Amériques doivent s’unir afin de pourvoir créer leur propre nation, avoir leurs propres institutions et leurs propres entreprises ; c’est le black capitalism qui permet de défendre leur race.
À cette période, dans les années 1920 le UNIA disait avoir plusieurs millions d’adhérents non seulement aux États-Unis, mais aussi parmi les ressortissants des Antilles britanniques qui travaillaient dans les caraïbes et en Amérique centrale. La UNIA avait sa propre presse, sa marine, ses uniformes, mais aussi sa propre croix rouge ; tout ce mouvement se manifeste par de grands défilés dans Harlem et dans d’autres villes.
Cette époque est aussi marquée par l’idée du « New Negro » qui sort de tous les stéréotypes qui lui sont associés et imposés de manifester sa valeur[13][14][15].
La réaction protestante et anglo-saxonne
Les Américains non WASP
Ces années 1920 sont des années où il y a des rêves économiques, ce sont des années qui politiquement sont dominées par le parti républicain, on a trois présidents républicains qui se succèdent : Harding, Coolidge et Hoover. Ces trois présidents pratiquent une politique de protectionnisme contre toute importation de biens produits industriellement à l’étranger, d’autre part ils ignorent les problèmes de l’Europe de l’après-Première Guerre mondiale qui connait de nombreux problèmes, dont la montée de mouvements périlleux.
À l’intérieur des États-Unis, ces présidents pratiquent des politiques de « libéralisme absolu », mais ce n’est pas tout à fait le cas, car ils diminuent fortement les impôts pour les corporations et les plus riches.
Avec ce libéralisme apparent, ils ne se préoccupent pas des énormes poches de pauvretés qui sont en train de se former dans le pays et surtout dans les campagnes ; ils ne se préoccupent pas du fait que dans les campagnes 6 millions de petits paysans sont forcés de quitter les campagnes afin de chercher du travail dans les villes.
Tout cela est généré par la surproduction qui entraine une baisse générale des prix des produits agricoles et qui fait que pour les petits producteurs cela devient impossible de survivre.
Face à ces problèmes qui s’accumulent, la réaction de l’Amérique anglo-saxonne profonde ne se tourne pas vers le gouvernement, les grandes corporations ou les plus riches, mais contre des boucs émissaires toujours faibles et facilement résignables.
C’est pendant ces années que le Ku Klux Klan renait de ses cendres puisqu’il avait presque disparu après 1865 et avec les codes noirs il n’était plus nécessaire ; après 1915 c’est la renaissance du Ku Klux Klan qui est lié à la diffusion du film The Birth of a Nation qui est un film à la gloire des confédérés sud pendant la guerre de Sécession promouvant un racisme choquant[16].
En 1925, le Klan déclare avoir 5 millions de membres actifs, c’est aussi une époque où les lynchages se multiplient, mais pas seulement contre les noirs au Sud, mais se répandent aussi à l’Ouest et dans certains États du Nord contre les Mexicains, les Italiens, les Russes, les juifs, les catholiques et contre certains blancs notamment contre les femmes blanches qui avaient des relations avec des noirs.
C’est une violence raciale qui va aller au-delà de la violence anti-noire, néanmoins ce sont les Afro-Américains qui paient le prix le plus terrible.
Cependant, des scandales se produisent au Ku Klux Klan perdant peu à peu son pouvoir vers 1930.
Les immigrants
Les immigrants sont aussi le bouc émissaire, ce sentiment anti-émigrant se répand assez rapidement ; déjà en 1917 il y a des manifestations et des émeutes contre les émigrants. C’est premier gouvernement qui a adopté des lois contre les émigrants, en 1917 le literacy law a pour but de faire passer un test de lecture aux émigrants[17][18][19][20] Dans les années 1920 une loi de quota est passée limitant le nombre d’immigrants selon leurs origines. Des théories pseudo-scientifiques servent à établir une hiérarchie des immigrants selon leur race avec les Anglo-saxons au sommet[21][22].
Ces lois ne touchent pas pour le moment les migrants qui viennent des Amériques. Dans cette période on constate tout une presse contre les immigrants.
Cette émigration est limitée pour les Européens, mais est ouverte en ce qui concerne les Mexicains et les Portoricains.
Les « Rouges »
Ce sentiment anti-émigrant prend aussi une forme politique avec la peur des rouges, des communistes, des anarchistes et des socialistes.
Il est intéressant de voir que la montée de ce sentiment augmente beaucoup pendant la Première Guerre mondiale et surtout à la fin parce qu’il y a de nombreuses grèves. Après la Première Guerre mondiale, le nationalisme étasunien trouve un nouvel ennemi dans la Russie bolchevique qui trouve un responsable dans les grèves de 1918 et 1919.
Le communisme inquiète tandis que quelques attentats favorisent l’hystérie collective contre les émigrants consistants à des déportations massives, mais aussi à des lynchages.
Le cas le plus symbolique est celui de deux anarchistes italiens Nicola Sacco et Venzetti qui sont arrêtés en 1905 après deux hold-up à Boston. Ces deux hommes ont toujours clamé leur innocence, néanmoins ils sont jugés par un jury d’extrême droite xénophobe en même temps qu’a lieu une campagne électorale dans le Massachusetts.
Ce verdict suscite une indignation qui dépasse les États-Unis se répandant dans tout le monde devenant les symboles de la justice américaine de classe. Arrêté en 1920 de nombreuses années de procédure sont menées avec des preuves les mettant hors cause, mais en 1926 la Cour suprême du Massachusetts confirme leur condamnation et en 1927 le gouverneur de l’État refuse de leur accorder la grâce malgré des interventions venant du Vatican et de la gauche[23][24][25][26].
Avant d’être exécuté Venzetti dit :
« non seulement je n’ai jamais commis ce crime, mais je n’ai jamais commis de violences de toute ma vie, mais je suis convaincu en réalité d’être condamné pour des choses dont je suis coupable : radical et italien ; et si je pouvais renaitre après mon exécution je serais de nouveau radical et italien et je referai ce que j’ai fait de ma vie et vous m’exécuteriez une deuxième fois pour ce que j’ai fait[27] ».
La Prohibition
Il faut voir que la réaction de l’Amérique anglo-saxonne va aussi être une réaction rurale contre la débauche des villes qui est imputée en grande partie à la consommation de boissons alcoolisées se manifestant par la prohibition.
Entre 1903 et 1918, 32 États votent des lois qui condamnent la consommation d’alcool ; en 1919, le XVIIIème amendement de la constitution interdit la fabrication, la vente et le transport de boissons enivrantes à l’intérieur des États-Unis et de ses dominions[28][29][30][31][32][33].
C’est la prohibition qui encourage la contrebande et la consommation clandestine qui va renforcer le crime et notamment le pouvoir des mafias avec Al Capone ; cela va aussi encourager la corruption des gouvernements[34][35].
Le fondamentalisme chrétien
Finalement la réaction anglo-saxonne se manifeste par le fondamentalisme chrétien ; des hommes et des femmes brandissent la bible des pionners contre les athées, les catholiques, les juifs et les socialistes ; le cas le plus notoire est la condamnation en 1925 d’un enseignant de biologie qui avait violé une loi interdisant l’enseignent de la théorie de l’évolution de Darwin étant condamné, mais à une peine qui sera minime[36][37][38].
Peu après c’est aussi dans cette période que des sectes plus agressives comme les témoins de Jehova recrutent non seulement dans les campagnes, mais aussi dans les villes.
Conclusion
Les années 1920 voient aux États-Unis une croissance rapide de la production industrielle de la consommation des classes supérieures et moyennes favorisant un grand optimiste et une croyance aveugle des gouvernements dans le libéralisme qui est en fait faussé par le protectionniste qui met la production étasunienne à l’abri de la concurrence internationale.
En même temps tous ces gouvernements ignorent les dysfonctionnements, l’écart grandissant entre riches et la grande majorité, tout cela va contribuer au grand krach de 1929.
Annexes
- NAACP | National Association for the Advancement of Colored People.
- Édition du 23 août 1927 du journal Le Devoir, Montréal - "La fin de Sacco et Venzetti".
- Articles de H.L. Mencken relatifs au procès Scopes.
- Tennessee vs. John Scopes: The "Monkey Trial", site sur le procès du singe.
- Monkey Trial sur PBS.
- Foreign Affairs,. (2015). The Great Depression. Retrieved 29 October 2015, from https://www.foreignaffairs.com/articles/united-states/1932-07-01/great-depression
Références
- ↑ Aline Helg - UNIGE
- ↑ Aline Helg - Academia.edu
- ↑ Aline Helg - Wikipedia
- ↑ Aline Helg - Afrocubaweb.com
- ↑ Aline Helg - Researchgate.net
- ↑ Aline Helg - Cairn.info
- ↑ Aline Helg - Google Scholar
- ↑ based on data in Susan Carter, ed. Historical Statistics of the US: Millennial Edition (2006) series Ca9
- ↑ Ryan, Joe (October 5, 2007). "Looking Back: The World Series' radio debut". nj.com.
- ↑ Cox, Jim (2009). American Radio Networks: A History. pp. 14–98. ISBN 978-0-7864-4192-1.
- ↑ Buck, Christopher (2013). Harlem Renaissance in: The American Mosaic: The African American Experience. ABC-CLIO. Santa Barbara, California.
- ↑ Huggins, Nathan. Harlem Renaissance. New York: Oxford University Press, 1973. ISBN 0-19-501665-3
- ↑ Davarian L. Baldwin and Minkah Makalani (eds.), Escape from New York: The New Negro Renaissance beyond Harlem. Minneapolis, MN: University of Minnesota Press, 2013.
- ↑ Jeffrey B. Perry, Hubert Harrison: The Voice of Harlem Radicalism, 1883-1918. New York: Columbia University Press, 2008.
- ↑ Shannon King, Whose Harlem Is This? Community Politics and Grassroots Activism During the New Negro Era. New York: New York University Press, 2015.
- ↑ The Birth of a Nation de D. W. Griffith, 1915. Movie available here: https://www.youtube.com/watch?v=MQe5ShxM2DI
- ↑ The Text of the Act (PDF)
- ↑ Bromberg, Howard (2015). "Immigration Act of 1917". Immigration to the United States. Archived from the original on 22 November 2015.
- ↑ Powell, John (2009). Encyclopedia of North American Immigration. New York, New York: Infobase Publishing. ISBN 978-1-4381-1012-7.
- ↑ Sohi, Seema (2013). "Immigration Act of 1917 and the 'Barred Zone'". In Zhao, Xiaojian; Park, Edward J.W. (eds.). Asian Americans: An Encyclopedia of Social, Cultural, Economic, and Political History [3 volumes]: An Encyclopedia of Social, Cultural, Economic, and Political History. ABC-CLIO. pp. 534–535. ISBN 978-1-59884-240-1.
- ↑ Van Nuys, Frank (2002). Americanizing the West: Race, Immigrants, and Citizenship, 1890-1930. Lawrence, Kansas: University Press of Kansas. ISBN 0-7006-1206-8.
- ↑ Koven, Steven G.; Götzke, Frank (2010). American Immigration Policy: Confronting the Nation's Challenges. New York, New York: Springer Science & Business Media. ISBN 978-0-387-95940-5.
- ↑ "Sacco and Vanzetti Put to Death Early This Morning". New York Times. August 23, 1927.
- ↑ Waxman, Olivia B. “Sacco and Vanzetti Case 90 Years Later: What to Know.” Time, Time, 22 Aug. 2017, time.com/4895701/sacco-vanzetti-90th-anniversary/
- ↑ Michael A. Musmano (January 1961). The Sacco-Vanzetti Case: A Miscarriage of Justice. 47 No. 1. American Bar Association. p. 29,30.
- ↑ Avrich, Paul (1996). Sacco and Vanzetti: The Anarchist Background. Princeton University Press. pp. 13, 31. ISBN 9780691026046.
- ↑ Extrait de ses dernières paroles au juge Webster Thayer, prononcées le 9 avril 1927
- ↑ Kyvig, David E. Law, Alcohol, and Order: Perspectives on National Prohibition Greenwood Press, 1985.
- ↑ Behr, Edward. (1996). Prohibition: Thirteen Years That Changed America. New York: Arcade Publishing. ISBN 1-55970-356-3.
- ↑ Burns, Eric. (2003). The Spirits of America: A Social History of Alcohol. Philadelphia: Temple University Press. ISBN 1-59213-214-6.
- ↑ Kobler, John. (1973). Ardent Spirits: The Rise and Fall of Prohibition. New York: G. P. Putnam's Sons. ISBN 0-399-11209-X.
- ↑ McGirr, Lisa. (2015). The War on Alcohol: Prohibition and the Rise of the American State. New York: W. W. Norton. ISBN 0-393-06695-9.
- ↑ Okrent, Daniel. (2010). Last Call: The Rise and Fall of Prohibition. New York: Scribner. ISBN 0-7432-7702-3. OCLC 419812305
- ↑ Kobler, John. Capone: The Life and Times of Al Capone. New York: Da Capo Press, 2003. ISBN 0-306-81285-1
- ↑ Deirdre Bair. Al Capone: His Life, Legacy, and Legend. Knopf Doubleday Publishing Group, Oct 25, 2016
- ↑ Supreme Court of Tennessee John Thomas Scopes v. The State
- ↑ "A Monkey on Tennessee's Back: The Scopes Trial in Dayton". Tennessee State Library and Archives.
- ↑ An introduction to the John Scopes (Monkey) Trial by Douglas Linder. UMKC Law.

