« Le Civil Rights Movement aux États-Unis » : différence entre les versions

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= La présidence de John F. Kennedy dès janvier 1961 =
= La présidence de John F. Kennedy dès janvier 1961 =


Dans ce contexte est élu Kennedy, c’est la politique extérieure notamment de faire face à la politique d’expansion de l’Union soviétique en Asie, en Afrique et à Cuba qui l’intéresse, il est aussi très soucieux de garder le soutien des votes des démocrates des États du Sud, il ne va pas vraiment toucher à la question raciale dans le sud des États-Unis.
En tant que président, Kennedy se concentre principalement sur la politique étrangère et sur la lutte contre les politiques expansionnistes de l'Union soviétique en Asie, en Afrique et à Cuba. Cependant, il était également soucieux de conserver le soutien des électeurs démocrates dans les États du Sud. Par conséquent, il n'a pas abordé activement la question de la ségrégation raciale dans le Sud pendant sa présidence.
 
Pour garder le soutient des États du Sud, il tente d’empêcher le projet de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Congress_of_Racial_Equality Congress of Racial Equality] qui a pour projet de faire voyager en bus dans les États du Sud un groupe de blancs et de noirs qu’on appelle les « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Freedom_ride Freedom Riders] » ; le but de ces jeunes était de tester les États du Sud pour voir si l’État fédéral allait faire respecter la ségrégation dans les bus et les gares routières.<ref>Meier, August; Rudwick, Elliott M. (1975). CORE: A Study in the Civil Rights Movement, 1942-1968. University of Illinois Press. ISBN 9780252005671.</ref><ref>Frazier, Nishani (2017). Harambee City: Congress of Racial Equality in Cleveland and the Rise of Black Power Populism. University of Arkansas Press. ISBN 1682260186.</ref><ref>[http://www.congressofracialequality.org/ Congress of Racial Equality] Official website</ref><ref>[https://harambeecity.lib.miamioh.edu/ Harambee City]: Archival site incorporating documents, maps, audio/visual materials related to CORE's work in black power and black economic development.</ref><ref>Catsam, Derek (2009). Freedom's Main Line: The Journey of Reconciliation and the Freedom Rides. University Press of Kentucky. ISBN 9780813173108.</ref><ref>Niven, David (2003). [https://books.google.fr/books?id=5yAY77KlY1AC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false The Politics of Injustice: The Kennedys, the Freedom Rides, and the Electoral Consequences of a Moral Compromise]. University of Tennessee Press. ISBN 9781572332126.</ref>
Les "Freedom Rides" étaient une série de manifestations pour les droits civiques qui ont eu lieu au début des années 1960, organisées par le Congress of Racial Equality (CORE). L'objectif des Freedom Rides était de tester et de contester l'application d'une décision de la Cour suprême de 1960 qui interdisait la ségrégation dans les transports. Les Freedom Riders, un groupe d'activistes blancs et noirs, ont pris des bus ensemble pour contester les lois sur la ségrégation et voir si le gouvernement fédéral les appliquerait. John F. Kennedy, qui devient président en janvier 1961, se trouve dans une position difficile au sujet des Freedom Rides. D'une part, il est déterminé à faire progresser les droits civils et à promouvoir l'égalité. D'autre part, il devait faire face à l'opposition de nombreux États du Sud, qui étaient réfractaires au changement et à la ségrégation, et il avait besoin du soutien de ces États pour faire avancer son programme législatif. Par conséquent, Kennedy essaie d'empêcher les Freedom Rides d'avoir lieu, car il pense qu'elles provoqueraient le chaos et la violence et nuiraient à ses efforts pour obtenir le soutien des États du Sud.
 
Ce projet a aussi une portée internationale, car la ségrégation le long des routes fédérales affectait aussi les diplomates africains et asiatiques qui voulaient voyager de New York à Washington ; en Alabama et au Mississippi, les Freedom Riders sont brutalement attaqués par des membres du Ku Klux Klan.<ref>"[http://news.google.com/newspapers?id=_8ksAAAAIBAJ&sjid=fhMEAAAAIBAJ&pg=6956,6893063&dq=james-peck+civil+rights&hl=en Civil rights rider keeps fight alive]" . [http://en.wikipedia.org/wiki/Star-News Star-News]. 30 June 1983. pp. 4A</ref>
Cependant, les Freedom Riders ont poursuivi leur voyage et, lorsqu'ils sont arrivés en Alabama, ils ont été confrontés à la violence et à la résistance des ségrégationnistes. Kennedy est contraint d'envoyer des troupes fédérales pour rétablir l'ordre et protéger les Freedom Riders. Cet incident met la pression sur Kennedy pour qu'il joue un rôle plus actif dans la lutte contre la ségrégation raciale et l'inégalité dans le Sud. Suite à cette pression, Kennedy finit par s'impliquer davantage dans le mouvement des droits civiques et prononce un célèbre discours en juin 1963 appelant à la fin de la ségrégation et à l'adoption d'une législation sur les droits civiques. Ce discours est considéré comme un tournant dans la présidence de Kennedy et dans le mouvement des droits civiques et a préparé le terrain pour l'adoption de la loi sur les droits civiques de 1964 et de la loi sur le droit de vote de 1965. La loi sur les droits civils de 1964 a été adoptée par le Congrès et promulguée. Cette loi interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l'origine nationale dans les pratiques d'emploi et les aménagements publics. Il s'agit d'un grand pas en avant dans la lutte pour l'égalité raciale aux États-Unis.<ref>Meier, August; Rudwick, Elliott M. (1975). CORE: A Study in the Civil Rights Movement, 1942-1968. University of Illinois Press. ISBN 9780252005671.</ref><ref>Frazier, Nishani (2017). Harambee City: Congress of Racial Equality in Cleveland and the Rise of Black Power Populism. University of Arkansas Press. ISBN 1682260186.</ref><ref>[http://www.congressofracialequality.org/ Congress of Racial Equality] Official website</ref><ref>[https://harambeecity.lib.miamioh.edu/ Harambee City]: Archival site incorporating documents, maps, audio/visual materials related to CORE's work in black power and black economic development.</ref><ref>Catsam, Derek (2009). Freedom's Main Line: The Journey of Reconciliation and the Freedom Rides. University Press of Kentucky. ISBN 9780813173108.</ref><ref>Niven, David (2003). [https://books.google.fr/books?id=5yAY77KlY1AC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false The Politics of Injustice: The Kennedys, the Freedom Rides, and the Electoral Consequences of a Moral Compromise]. University of Tennessee Press. ISBN 9781572332126.</ref>
 
En Alabama et au Mississippi, les Freedom Riders ont été brutalement attaqués par des membres du Ku Klux Klan, et l'administration Kennedy a dû prendre des mesures pour les protéger et faire respecter la loi. La réponse violente aux Freedom Rides a attiré l'attention nationale sur le problème de la ségrégation et le manque d'application des lois fédérales. Il s'agit d'un moment charnière dans le mouvement des droits civiques, qui a contribué à galvaniser le soutien en faveur de nouvelles actions visant à mettre fin à la ségrégation. Les Freedom Rides ont finalement contribué à l'adoption de la loi sur les droits civils de 1964, qui rendait illégale la ségrégation dans les logements publics et garantissait l'application de la déségrégation dans les transports publics.<ref>"[http://news.google.com/newspapers?id=_8ksAAAAIBAJ&sjid=fhMEAAAAIBAJ&pg=6956,6893063&dq=james-peck+civil+rights&hl=en Civil rights rider keeps fight alive]" . [http://en.wikipedia.org/wiki/Star-News Star-News]. 30 June 1983. pp. 4A</ref>


= Le cas du Voter Education Project dans le Mississippi =  
= Le cas du Voter Education Project dans le Mississippi =  

Version du 15 février 2023 à 22:22


Le mouvement des droits civiques aux États-Unis était un mouvement social et politique visant à mettre fin à la ségrégation raciale et à la discrimination à l'encontre des Afro-Américains au milieu du 20e siècle. Les jeunes, en particulier les étudiants, ont joué un rôle crucial dans ce mouvement. Ils ont organisé et participé à des sit-in, des Freedom Rides et d'autres formes de protestation non violente pour exiger l'égalité de traitement devant la loi. Les actions de ces jeunes ont contribué à attirer l'attention nationale sur la lutte pour les droits civils, et leur courage et leur détermination ont inspiré d'autres personnes à rejoindre le mouvement. Certains des leaders les plus célèbres du mouvement des droits civiques, tels que le révérend Martin Luther King Jr, étaient jeunes lorsqu'ils se sont engagés dans cette cause. Leurs efforts ont finalement conduit à l'adoption d'une législation importante, notamment la loi sur les droits civils de 1964 et la loi sur le droit de vote de 1965, qui ont interdit la discrimination fondée sur la race dans les établissements publics et le vote. Le mouvement des droits civiques reste un élément important de l'histoire américaine et son héritage inspire les jeunes d'aujourd'hui à lutter pour la justice et l'égalité.

L'anniversaire de Martin Luther King Jr., le 15 janvier, est célébré comme le Martin Luther King Jr. Day aux États-Unis. Il s'agit d'un jour férié fédéral qui rend hommage à la vie et à l'héritage de l'un des leaders les plus influents du mouvement des droits civiques. Ce jour férié a été promulgué par le président Ronald Reagan en 1983 et a été observé pour la première fois en tant que jour férié fédéral le 20 janvier 1986. Il est désormais célébré le troisième lundi de janvier de chaque année. Il s'agit d'une journée de service, où les gens sont encouragés à faire du bénévolat et à redonner à leur communauté en l'honneur du message de paix et de justice sociale de King.[8][9][10][11]

Discours prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C., est généralement considéré comme l’un des plus grands et des plus marquants du xxe siècle.[12] Selon le député américain John Lewis, qui prit également la parole ce jour-là au nom du Comité de coordination des étudiants non violents. « En parlant comme il l’a fait, il a éduqué, il a inspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout en Amérique ainsi que les générations à venir ».[13]

Lors des célébrations de la Journée Martin Luther King Jr., il est courant d'entendre des extraits des célèbres discours de Martin Luther King, notamment son discours "I Have a Dream", prononcé lors de la marche sur Washington pour l'emploi et la liberté en 1963. Les discours de Martin Luther King continuent d'inspirer les gens du monde entier par leur message d'égalité, de justice et de résistance non violente. Ses discours sont souvent utilisés comme un moyen de rendre hommage à la diversité et aux droits des minorités aux États-Unis et de célébrer les progrès réalisés dans la lutte pour les droits civils. Ils servent également à rappeler le travail qu'il reste à accomplir pour réaliser la vision de King d'une société juste et égale. Les discours de Martin Luther King sont intemporels et son message d'espoir, d'amour et de réconciliation reste tout aussi pertinent aujourd'hui qu'il l'était dans les années 1960. Ils constituent une partie importante de l'histoire américaine et continuent d'inspirer des personnes de tous âges et de tous horizons à œuvrer pour une société plus juste et plus égale.[14][15][16][17]

Le discours "I Have a Dream" de Martin Luther King Jr. était une critique puissante de l'inégalité raciale et de la discrimination des Afro-Américains aux États-Unis. Il a évoqué les injustices et les indignités profondément ancrées que subissent les Afro-Américains, notamment la ségrégation, la discrimination dans l'emploi et l'absence de droit de vote. Cependant, malgré les dures réalités qu'il abordait, le discours de Martin Luther King était aussi une puissante expression d'espoir et la vision d'un avenir meilleur. Il rêvait d'un jour où tous les individus, quelle que soit leur race, seraient jugés non pas en fonction de la couleur de leur peau mais en fonction de leur caractère. Il a parlé d'un avenir où ses quatre enfants ne seraient "pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère".

Après le discours "I have a dream" de King, le mouvement des droits civiques a pris de l'ampleur et la pression s'est accrue sur le gouvernement fédéral pour qu'il prenne des mesures afin de mettre fin à la ségrégation et à la discrimination raciales. Cette pression culmine avec l'adoption de la loi sur les droits civils de 1964, qui interdit la discrimination raciale dans les établissements publics et l'emploi. Cette loi a également donné au gouvernement fédéral les moyens de faire respecter la déségrégation. En outre, la loi sur le droit de vote de 1965 a été adoptée, interdisant les pratiques électorales discriminatoires qui avaient été utilisées pour empêcher les Afro-Américains d'exercer leur droit de vote. Cette loi prévoit également une surveillance fédérale des élections dans les États et les localités ayant des antécédents de discrimination électorale. Ces deux textes de loi ont constitué des étapes importantes dans la lutte pour les droits civils et ont contribué à mettre fin à la ségrégation et à la discrimination légales aux États-Unis. Ils sont le fruit du travail acharné et de la détermination des militants des droits civiques, dont Martin Luther King Jr. Ils ont marqué un tournant majeur dans la lutte pour l'égalité et la justice pour les Afro-Américains.

Le 14e amendement à la Constitution des États-Unis, adopté en 1868, prévoit qu'aucun État ne peut "refuser à toute personne relevant de sa juridiction l'égale protection de la loi." Cet amendement visait à fournir des protections juridiques aux esclaves nouvellement affranchis et à garantir qu'ils bénéficient des mêmes droits et protections juridiques que les autres citoyens. Le 15e amendement, adopté en 1870, prévoit que le droit de vote des citoyens des États-Unis "ne sera pas refusé ou restreint par les États-Unis ou par tout État en raison de la race, de la couleur ou de la condition antérieure de servitude". Cet amendement a été promulgué pour garantir que les hommes afro-américains puissent voter et participer au processus politique sans se voir refuser le droit de vote en raison de leur race ou de leur statut antérieur d'esclave. Les 14e et 15e amendements ont constitué des étapes importantes pour garantir l'égalité des droits et des protections aux Afro-Américains à la suite de la guerre civile et de l'abolition de l'esclavage. Cependant, malgré ces amendements, la discrimination et la ségrégation ont continué à persister, et le mouvement des droits civiques des années 1950 et 1960 a été nécessaire pour faire avancer la cause de l'égalité et de la justice pour les Afro-Américains. La loi sur les droits civils de 1964 et la loi sur le droit de vote de 1965 ont contribué à fournir des protections juridiques et des mécanismes d'application supplémentaires pour les droits garantis par les 14e et 15e amendements.

Les États-Unis ont été l'un des derniers pays au monde à abolir l'esclavage. C'était le seul pays des Amériques à avoir un système de ségrégation légale et de discrimination fondée sur la race. Malgré les garanties d'égale protection et de droit de vote inscrites dans les 14e et 15e amendements à la Constitution, la discrimination et la ségrégation ont persisté pendant de nombreuses décennies. Même après la guerre civile et l'abolition de l'esclavage, de nombreuses autres formes de discrimination et d'inégalité ont persisté aux États-Unis, notamment les lois Jim Crow, le redlining et l'incarcération de masse. Si des progrès ont été accomplis pour réduire les inégalités raciales, l'héritage de la discrimination et de l'inégalité continue de se faire sentir aujourd'hui, et des efforts continus sont nécessaires pour résoudre ces problèmes. Si les États-Unis sont le seul pays des Amériques à avoir un système de ségrégation légale et de discrimination fondée sur la race, la discrimination et l'inégalité fondées sur la race, l'origine ethnique et la couleur de la peau sont très répandues dans d'autres pays du monde, y compris dans les Amériques. Dans de nombreux pays, ces formes de discrimination persistent à ce jour, et des efforts continus sont nécessaires pour y remédier.

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Les acteurs du changement

Les droits des Afro-Américains ont été reconnus au milieu des années 1960 grâce aux efforts du Civil Rights Movement, un mouvement politique et social visant à mettre fin à la ségrégation et à la discrimination raciales. Le Civil Rights Movement n'a pas été un développement soudain, mais plutôt le résultat de décennies d'organisation, de protestation et d'activisme par les Afro-Américains et leurs alliés.

L'un des facteurs clés de la reconnaissance des droits des Afro-Américains au milieu des années 1960 a été le développement de la lutte pour la liberté des Noirs. Ce mouvement de masse visait à contester et à mettre fin à la ségrégation et à la discrimination. Des militants tels que Martin Luther King Jr, Rosa Parks et d'autres ont eu recours à des protestations pacifiques, à des boycotts et à la désobéissance civile pour attirer l'attention sur les injustices dont étaient victimes les Afro-Américains et exiger des changements.

Un autre facteur important a été l'évolution du paysage politique des États-Unis dans les années 1960. Le président John F. Kennedy, qui était en fonction lorsque le mouvement des droits civiques prenait de l'ampleur, a d'abord hésité à prendre des mesures en faveur des droits civiques. Toutefois, il a fini par soutenir le mouvement et a fait pression pour obtenir des lois sur les droits civils, notamment la loi sur les droits civils de 1964 et la loi sur le droit de vote de 1965.

En outre, le mouvement des droits civiques était une réponse aux changements sociaux, culturels et politiques plus larges qui se produisaient aux États-Unis au milieu des années 1960, notamment la montée de la contre-culture, le mouvement féministe et le mouvement anti-guerre. Ces mouvements ont contribué à créer un climat d'effervescence sociale et politique dans lequel le mouvement des droits civiques a pu s'épanouir.

Enfin, la reconnaissance des droits des Afro-Américains au milieu des années 1960 est également due à la pression internationale et à l'impact du Civil Rights Movement sur la scène mondiale. Le monde observait les États-Unis aux prises avec la question de l'inégalité raciale, et les actions du Mouvement pour les droits civiques ont contribué à inspirer des mouvements similaires pour la justice sociale et l'égalité dans le monde entier.

Les Afro-Américains du Sud

Les Afro-Américains du Sud ont été parmi les principaux acteurs du mouvement des droits civiques. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Afro-Américains du Sud sont revenus de leur service militaire. Ils n'étaient plus disposés à accepter la ségrégation et la discrimination raciales systémiques auxquelles ils étaient confrontés.

Ces Afro-Américains ont été inspirés par l'exemple d'autres groupes opprimés dans le monde qui se battaient pour leurs droits et leurs libertés. Ils ont commencé à s'organiser et à protester contre les injustices auxquelles ils étaient confrontés. Ils ont formé des organisations de défense des droits civiques, organisé des manifestations et des sit-in, et se sont engagés dans d'autres formes de résistance non violente pour remettre en cause le statu quo.

Le courage et la détermination des Afro-Américains du Sud, qui ont risqué leur vie et leurs moyens de subsistance pour réclamer l'égalité des droits et la justice, ont été un facteur essentiel du succès du mouvement des droits civiques. Leur activisme a permis d'attirer l'attention sur les injustices auxquelles ils étaient confrontés, de galvaniser le soutien du public et de faire pression sur le gouvernement pour qu'il mette fin à la ségrégation et à la discrimination.

Sans la bravoure et l'engagement des Afro-Américains du Sud, il est peu probable que le Mouvement pour les droits civiques aurait été aussi fructueux qu'il l'a été en apportant des changements et en garantissant l'égalité des droits pour les Afro-Américains.

La Cour Suprême

La Cour suprême a joué un rôle important dans l'orientation des droits civils et de l'égalité aux États-Unis, et l'orientation de sa politique a changé au fil du temps, devenant plus progressiste dans certains cas.

Au milieu du XXe siècle, la Cour suprême a rendu plusieurs décisions historiques qui ont contribué à faire avancer la cause des droits civils et de l'égalité. Par exemple, en 1954, dans l'affaire Brown contre Board of Education, la Cour suprême a déclaré que la ségrégation dans les écoles publiques était inconstitutionnelle, ouvrant la voie à l'intégration des écoles dans tout le pays.[18][19][20][21]

Outre l'affaire Brown v. Board of Education, la Cour suprême a rendu un certain nombre d'autres décisions importantes au milieu du XXe siècle qui ont contribué à faire avancer la cause des droits civils et de l'égalité. Par exemple, en 1964, dans l'affaire Heart of Atlanta Motel v. United States, la Cour suprême a confirmé la constitutionnalité de la loi sur les droits civils de 1964, qui interdisait la discrimination dans les logements publics fondée sur la race, la couleur, la religion ou l'origine nationale.

Ces décisions et d'autres décisions de la Cour suprême ont contribué à établir le cadre juridique des droits civils et de l'égalité aux États-Unis et continuent d'avoir une grande influence aujourd'hui. Le rôle de la Cour suprême dans l'orientation des droits civils et de l'égalité reste un aspect important de l'histoire et du droit américains.

Contexte intérieur et international

Changements structurels internes

Les changements structurels internes de la société américaine pendant et après la Seconde Guerre mondiale ont joué un rôle important dans le développement du mouvement des droits civiques. Comme vous l'avez mentionné, la mécanisation d'une partie de la culture du coton a entraîné une réduction de l'emploi rural et l'urbanisation du Sud, ce qui a conduit à une migration des Afro-Américains des zones rurales du Sud vers les zones urbaines du Nord et de l'Ouest, à la recherche de meilleures opportunités et d'une plus grande liberté. Cette migration, connue sous le nom de "Grande migration", a eu un impact profond sur la société américaine et a contribué à jeter les bases du mouvement des droits civiques.

La Grande migration a transformé la communauté afro-américaine du Nord et de l'Ouest et a contribué à accroître la communication et l'entraide entre les Afro-Américains. L'extension de la communication et de l'entraide entre les Afro-Américains du Sud et ceux du Nord et de l'Ouest a contribué à renforcer le poids électoral des Afro-Américains sur la côte Est et dans les États de Californie. Ce pouvoir politique accru, combiné aux revendications croissantes du Mouvement pour les droits civiques et aux changements plus larges de la société américaine et du monde, a fait pression sur les politiciens pour qu'ils s'attaquent au problème de l'inégalité raciale et de la ségrégation. Au fil du temps, cette pression a conduit à l'adoption de lois fédérales sur les droits civils, telles que le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act de 1965, qui ont contribué à mettre fin à la ségrégation et à la discrimination légales aux États-Unis et ont jeté les bases d'une société plus égale et plus juste.

Dans le Nord et l'Ouest, les Afro-Américains ont rencontré de nouvelles formes de discrimination raciale et de ségrégation, mais ils ont également trouvé de plus grandes opportunités politiques et économiques que dans le Sud. Cette migration et ses changements ont contribué à créer une communauté afro-américaine plus diversifiée et politiquement consciente, mieux équipée pour lutter pour ses droits et exiger l'égalité de traitement devant la loi.

Avec le début de la modernisation dans le Sud, les attitudes de certains Blancs ont commencé à changer, notamment avec l'arrivée de migrants blancs dans la Sun Belt. L'augmentation de la mobilité économique et sociale et une plus grande exposition à des idées et des influences culturelles différentes ont conduit à reconsidérer les politiques ségrégationnistes strictes qui avaient été mises en place depuis longtemps. Ce changement d'attitude, combiné à la pression du Mouvement pour les droits civiques et à la visibilité croissante de l'inégalité raciale, a créé les conditions de changements importants dans le Sud, notamment la fin de la ségrégation légale et l'élargissement du droit de vote pour les Afro-Américains.

Il est important de noter que ce changement n'était pas universel et que la résistance à la déségrégation et à l'égalité restait forte dans certaines parties du Sud. Néanmoins, le mouvement des droits civiques et les changements plus larges dans la société américaine ont contribué à rapprocher le pays des idéaux d'égalité et de justice inscrits dans ses principes fondateurs.

Outre les changements structurels internes de la société américaine, le mouvement des droits civiques a également été influencé par des évolutions nationales et internationales plus larges, telles que la guerre froide, l'influence croissante des médias de masse et la montée des mouvements Black Power et anti-guerre dans les années 1960. Ces évolutions ont contribué à créer un climat politique et social plus favorable aux revendications du Civil Rights Movement et ont contribué à façonner l'orientation du mouvement et ses résultats finaux.

La Guerre froide et la décolonisation

Ce contraste entre les idéaux épousés par les États-Unis et la réalité de la ségrégation et de la discrimination était également apparent dans le contexte de la décolonisation et de la lutte pour l'indépendance de nombreux pays dans le monde. Les États-Unis, en tant que superpuissance mondiale, étaient surveillés de près par la communauté internationale, et le traitement des Afro-Américains à l'intérieur de leurs propres frontières était considéré comme le reflet de leur engagement en faveur de la liberté et de la démocratie. Le traitement des Afro-Américains à l'intérieur de leurs propres frontières était considéré comme un reflet de leur engagement en faveur de la liberté et de la démocratie. Le mouvement des droits civiques s'inscrivait dans un mouvement mondial plus large en faveur de la liberté, de l'égalité et des droits de l'homme. Les changements qui ont eu lieu aux États-Unis pendant cette période ont eu un impact significatif sur le reste du monde.

En 1944, Gunnar Myrdal a publié An American dilemma : The negro problem and modern democracy. Ce livre, qui a eu une grande influence en soulignant les incohérences de la démocratie américaine, a été largement lu et discuté tant aux États-Unis qu'à l'étranger. Il a contribué à accroître la pression sur le gouvernement pour qu'il s'attaque au problème de la discrimination raciale et de la ségrégation et prenne des mesures concrètes pour garantir l'égalité des droits à tous les citoyens, quelle que soit leur race ou leur couleur. Le Mouvement pour les droits civiques des années 1950 et 1960 était, en partie, une réponse à cette prise de conscience et à cette demande de changement, et l'activisme des individus et des organisations qui ont émergé en réponse à ces défis a permis de réaliser des progrès significatifs dans la lutte pour les droits civiques et l'égalité aux États-Unis. [22]

Admiral Chester W. Nimitz pins Navy Cross on Doris Miller, at ceremony on board warship in Pearl Harbor, 27 May 1942.

Le Soldier Voting Act de 1942, également connu sous le nom de Uniformed and Overseas Citizens Absentee Voting Act, a permis aux soldats servant à l'étranger pendant la Seconde Guerre mondiale de voter, quel que soit leur lieu de stationnement. Cette loi était une réponse à la propagande des puissances de l'Axe, qui dépeignait les États-Unis comme hypocrites pour avoir promu la démocratie à l'étranger tout en la refusant aux Afro-Américains dans leur pays. Cette loi constitue un pas important vers l'émancipation des soldats noirs et la reconnaissance de la nécessité d'une réforme des droits civils. Toutefois, ce n'était qu'une des nombreuses mesures prises à cette époque pour résoudre le problème de la ségrégation et de la discrimination à l'encontre des Afro-Américains aux États-Unis. Le mouvement des droits civils, qui a pris de l'ampleur dans les années 1950 et 1960, a finalement conduit à l'adoption de lois importantes, telles que la loi sur les droits civils de 1964 et la loi sur le droit de vote de 1965, qui ont contribué à garantir les droits et les libertés des Afro-Américains.[23][24][25][26]

Lorsque les soldats afro-américains sont rentrés de la guerre, ils ont cherché à exercer leur droit de vote, pensant que la législation récemment promulguée protégerait leur capacité à le faire. Cependant, les suprémacistes blancs ont souvent eu recours à la violence pour les empêcher de s'inscrire sur les listes électorales de leurs États d'origine. Bien qu'ils soient confrontés à une ségrégation persistante, les Afro-Américains commencent à résister de plus en plus et à protester contre celle-ci, en organisant des manifestations ouvertes et en poussant au changement.

The Chicago Defender announces Executive Order 9981.

À la fin des années 1940, au plus fort du maccarthysme, les restrictions imposées aux Afro-Américains sont importantes. De 1924 à 1972, J. Edgar Hoover a dominé le FBI et était obsédé par la menace perçue d'une infiltration communiste aux États-Unis. Par conséquent, tous les Afro-Américains qui réclamaient des droits civils ou exigeaient des réformes étaient fréquemment accusés d'être communistes et non américains. Ceux qui s'élevaient contre le racisme se voyaient même confisquer leur passeport.[27][28][29][30]

En outre, avec l'inauguration du siège de l'ONU à New York en 1949, il devient de plus en plus difficile pour les États-Unis de maintenir leur image de défenseur de la démocratie et du monde libre aux yeux des nations nouvellement décolonisées d'Afrique et d'Asie qui ont pris place à l'ONU. L'existence de la ségrégation et de la discrimination aux États-Unis jette une ombre sur les prétentions du pays à promouvoir la liberté et l'égalité.

L'image des États-Unis en tant que phare de la démocratie et de la liberté s'en trouvera d'autant plus compromise que les représentants des nations nouvellement décolonisées d'Afrique et d'Asie feront l'expérience de la ségrégation et de la discrimination lors de leurs déplacements dans les États du Sud. L'Union soviétique s'en servira comme propagande pour discréditer davantage les États-Unis sur la scène mondiale. De plus, cela crée également une image négative des États-Unis aux yeux de la communauté internationale et soulève des questions sur l'engagement du pays envers la démocratie et les droits de l'homme. Toutefois, à cette époque, la pression internationale n'est pas assez forte pour inciter le gouvernement américain à prendre des mesures contre la ségrégation dans le Sud.

Les premières étapes de la lutte : de 1955 à 1960

On May 17, 1954, these men, members of the U.S. Supreme Court ruled unanimously that racial segregation in public schools is unconstitutional.

En 1954, le vent commence à tourner pour les Afro-Américains avec un changement à la Cour suprême. La Cour, que les Sudistes avaient dominée, devient soudainement plus progressiste, rendant son rôle crucial pour tous les citoyens des États-Unis.

En 1955, la Cour suprême commence ses délibérations sur l'affaire historique de Brown contre Board of Education. Représentée par la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), l'affaire remet en question la doctrine "séparé mais égal" que la Cour suprême avait confirmée en 1896. Cette affaire a été un moment crucial dans la lutte pour les droits des Afro-Américains, car elle visait à remettre en cause la pratique de la ségrégation et de la discrimination qui prévalait dans de nombreuses régions du pays.[31]

President and First Lady Kennedy with Chief Justice and Mrs. Warren, November 1963.

En 1955, la Cour suprême débat de l'une des affaires les plus importantes de l'histoire des États-Unis, Brown v. Board of Education. Lorsque l'un des juges décède, le président Eisenhower nomme Earl Warren, ancien procureur général et gouverneur populaire de Californie, pour le remplacer. En tant que républicain en prise avec l'évolution des temps, Warren pensait que la justice devait évoluer et s'adapter aux réalités actuelles plutôt que de rester figée dans le passé.[32][33][34][35][36][37]

En 1955, les avocats de la NAACP ont présenté des preuves montrant la disparité de l'enseignement reçu par les élèves noirs et blancs en raison de la ségrégation dans les écoles. La Cour suprême a finalement jugé que la ségrégation dans les écoles était anticonstitutionnelle et a ordonné aux écoles publiques de procéder à leur intégration dès que possible, sans préciser de délai. Cet arrêt a marqué une étape importante vers la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis.[38]

Sous la direction d'Earl Warren, la Cour suprême a rendu, entre 1954 et 1969, une série de décisions historiques qui ont réinterprété la Constitution des États-Unis dans un sens favorable à ceux qui en avaient été exclus auparavant, notamment les Afro-Américains. Ces décisions ont eu un impact considérable sur la protection des droits civils aux États-Unis.

Earl Warren, pendant son mandat de juge en chef, a non seulement protégé les droits des Afro-Américains mais a également fait progresser les droits d'autres groupes marginalisés, notamment les femmes, les Amérindiens, les Latino-américains, les pauvres et les personnes handicapées. Il a interprété la Constitution des États-Unis de manière à offrir à ces groupes une plus grande liberté et une plus grande égalité.

Ces décisions, prises dans les années qui ont suivi l'arrêt Brown v. Board of Education, ont effectivement mis fin à la ségrégation dans les écoles, les agences fédérales et les espaces publics. Ces décisions ont marqué un changement significatif vers plus d'égalité et de liberté pour les Afro-Américains et d'autres groupes marginalisés, qui avaient longtemps été privés de leurs droits fondamentaux et de leur dignité.

La décision historique de rendre illégale la ségrégation dans les écoles a constitué une étape majeure pour la communauté afro-américaine et a eu des répercussions considérables. Non seulement le gouvernement fédéral a dû faire appliquer cette décision dans tout le pays, mais il a également fallu déployer l'armée et le FBI pour assurer le respect de ces nouvelles lois et protéger les droits des Afro-Américains.

Cela a entraîné des actes de résistance et de violence généralisés, notamment le bombardement de maisons et d'écoles et l'intimidation des Afro-Américains qui tentaient de faire valoir leurs droits. Les suprémacistes blancs qui s'opposaient à l'intégration des écoles et des espaces publics ont utilisé des moyens violents pour tenter de maintenir le statu quo. Sous la pression des décisions de la Cour suprême, le gouvernement fédéral a été contraint d'envoyer des troupes et de faire respecter l'intégration des écoles et des espaces publics, rendant illégal le recours à la violence pour maintenir la ségrégation. Malgré cela, l'époque reste difficile et dangereuse pour les Afro-Américains qui tentent de revendiquer leurs droits et de vivre leur vie comme des citoyens égaux.

Parks on a Montgomery bus on December 21, 1956, the day Montgomery’s public transportation system was legally integrated. Behind Parks is Nicholas C. Chriss, a UPI reporter covering the event.

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks a refusé de céder sa place dans un bus à Montgomery, en Alabama, à un homme blanc qui était encore debout. Son arrestation et son emprisonnement ont déclenché le célèbre boycott des bus de Montgomery, qui a duré plus d'un an et a été mené par Martin Luther King, 26 ans, et la Christian Leadership Conference. Cet événement a joué un rôle crucial dans la lutte pour l'égalité raciale et a propulsé King au premier rang du mouvement. Rosa Parks, modeste couturière, était également une militante de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et était consciente des risques qu'elle prenait en s'élevant contre la ségrégation. Ses actions ont finalement conduit à l'intégration des transports publics.[39][40][41][42]

Rosa Parks n’était pas seulement qu’une modeste couturière, mais aussi une activiste de la NAACP et elle sait très bien le risque qu’elle prend ; pendant plus d’un an, les noirs vont marcher pour aller au travail forçant à terme l’intégration dans les transports publics.

Manifestations des partisans de la ségrégation raciale à Little Rock en 1959, à l’écoute d’un discours du gouverneur Orval Faubus protestant, devant le Capitol, contre l’intégration de 9 élèves noirs au lycée central de la ville.

En 1957, en Arkansas, lorsque le collège de Little Rock doit intégrer des élèves noirs, le gouverneur ségrégationniste refuse de laisser neuf jeunes noirs entrer dans le collège forçant le président Eisenhower à réquisitionner plus de 1000 soldats pour garantir l’intégration du collège ; les images de violences vont faire le tour du monde et provoquer une grande vague de protestations tout en offrant l’opportunité à l’URSS de faire oublier ses interventions en Europe de l’Est.[43][44][45][46]

Ces sit-in et boycotts s'inscrivaient dans le cadre d'un mouvement plus large, le Civil Rights Movement, qui visait à mettre fin à la ségrégation et à la discrimination à l'encontre des Afro-Américains. Les sit-in de Greensboro, en particulier, ont fait partie d'une vague de protestations non violentes qui ont eu lieu dans tout le pays. Les manifestants ont été confrontés à la violence et à des arrestations, mais leur courage et leur persévérance ont finalement conduit à la déségrégation de nombreux commerces et espaces publics. Ces événements ont joué un rôle important en incitant d'autres activistes à défendre la cause des droits civils et ont contribué à placer l'égalité raciale au centre de l'attention nationale.

La présidence de John F. Kennedy dès janvier 1961

En tant que président, Kennedy se concentre principalement sur la politique étrangère et sur la lutte contre les politiques expansionnistes de l'Union soviétique en Asie, en Afrique et à Cuba. Cependant, il était également soucieux de conserver le soutien des électeurs démocrates dans les États du Sud. Par conséquent, il n'a pas abordé activement la question de la ségrégation raciale dans le Sud pendant sa présidence.

Les "Freedom Rides" étaient une série de manifestations pour les droits civiques qui ont eu lieu au début des années 1960, organisées par le Congress of Racial Equality (CORE). L'objectif des Freedom Rides était de tester et de contester l'application d'une décision de la Cour suprême de 1960 qui interdisait la ségrégation dans les transports. Les Freedom Riders, un groupe d'activistes blancs et noirs, ont pris des bus ensemble pour contester les lois sur la ségrégation et voir si le gouvernement fédéral les appliquerait. John F. Kennedy, qui devient président en janvier 1961, se trouve dans une position difficile au sujet des Freedom Rides. D'une part, il est déterminé à faire progresser les droits civils et à promouvoir l'égalité. D'autre part, il devait faire face à l'opposition de nombreux États du Sud, qui étaient réfractaires au changement et à la ségrégation, et il avait besoin du soutien de ces États pour faire avancer son programme législatif. Par conséquent, Kennedy essaie d'empêcher les Freedom Rides d'avoir lieu, car il pense qu'elles provoqueraient le chaos et la violence et nuiraient à ses efforts pour obtenir le soutien des États du Sud.

Cependant, les Freedom Riders ont poursuivi leur voyage et, lorsqu'ils sont arrivés en Alabama, ils ont été confrontés à la violence et à la résistance des ségrégationnistes. Kennedy est contraint d'envoyer des troupes fédérales pour rétablir l'ordre et protéger les Freedom Riders. Cet incident met la pression sur Kennedy pour qu'il joue un rôle plus actif dans la lutte contre la ségrégation raciale et l'inégalité dans le Sud. Suite à cette pression, Kennedy finit par s'impliquer davantage dans le mouvement des droits civiques et prononce un célèbre discours en juin 1963 appelant à la fin de la ségrégation et à l'adoption d'une législation sur les droits civiques. Ce discours est considéré comme un tournant dans la présidence de Kennedy et dans le mouvement des droits civiques et a préparé le terrain pour l'adoption de la loi sur les droits civiques de 1964 et de la loi sur le droit de vote de 1965. La loi sur les droits civils de 1964 a été adoptée par le Congrès et promulguée. Cette loi interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l'origine nationale dans les pratiques d'emploi et les aménagements publics. Il s'agit d'un grand pas en avant dans la lutte pour l'égalité raciale aux États-Unis.[47][48][49][50][51][52]

En Alabama et au Mississippi, les Freedom Riders ont été brutalement attaqués par des membres du Ku Klux Klan, et l'administration Kennedy a dû prendre des mesures pour les protéger et faire respecter la loi. La réponse violente aux Freedom Rides a attiré l'attention nationale sur le problème de la ségrégation et le manque d'application des lois fédérales. Il s'agit d'un moment charnière dans le mouvement des droits civiques, qui a contribué à galvaniser le soutien en faveur de nouvelles actions visant à mettre fin à la ségrégation. Les Freedom Rides ont finalement contribué à l'adoption de la loi sur les droits civils de 1964, qui rendait illégale la ségrégation dans les logements publics et garantissait l'application de la déségrégation dans les transports publics.[53]

Le cas du Voter Education Project dans le Mississippi

Kennedy s’efforce de rediriger ce mouvement vers la préparation des noirs afin de s’enregistrer en tant qu’électeurs : les noirs étaient soumis à des tests « d’aptitude électorale ».[54][55] Cette voie était moins risquée que les Freedom Riders.

Il crée en 1962 le Voter Education Project sous la protection du gouvernement fédéral et du FIB, mais au Mississippi cela montre la limite de l’engagement de Kennedy en faveur des noirs poussant une partie des noirs à renoncer à la non-violence.[56][57]

Le Mississippi est l’un des États les plus pauvres et un bastion de la ségrégation ; les noirs engagés dans lutte pour les droits civiques depuis 1945 sont victimes de licenciements, on les chasse des fermes dans lesquels ils habitent, on les passe à tabac et il y a énormément de meurtres.

Till's mother insisted on an open casket funeral. Images of Till's body, printed in The Chicago Defender and Jet magazine, made international news and directed attention to the rights of the blacks in the U.S. South.

Ce qui va commencer à mobiliser l’opinion est le lynchage d’un jeune noir à Chicago qui avait 14 ans, Emmet Till ; sa mère à Chicago a décidé d’autoriser la diffusion par la presse nationale et internationale la photo de son cadavre défiguré.[58][59][60][61][62][63]

Il y eut un procès avec un jury entièrement blanc et par deux fois le jury a acquitté tous les accusés ; en même temps, cela a fait une montée du courage des noirs au Mississippi qui ont commencé à manifester plus directement.[64]

Ce changement va s’accélérer avec l’arrivée de la SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) qui est une autre organisation de jeunes créée en 1960, mouvement multiracial de jeunes chrétiens.[65][66][67][68]

Les buts de ce mouvement sont non seulement d’enregistrer les noirs dans les bureaux de vote, mais aussi de développer au niveau local des organisations de base qui privilégient les jeunes et les femmes ; les jeunes qui adhèrent au SNCC abandonnent leurs études pour participer au changement social dans les petites villes du Sud, ils représentent l’aile radicale pour le mouvement de représentation des noirs qui poussent la lutte de Martin Luther King vers le centre.

Au Mississippi ils vont faire un travail énorme de recrutement de communautés avec des assemblées afin de mobiliser les gens à lire, à écrire, à prendre leur vie en charge décidant de travailler pour le Voting Education Project de Kennedy ; mais le test d’aptitude électorale fait face.[69]

Au Mississippi, en 1960, il y a seulement 5 % des noirs en position de voter ; lorsqu’ils ne sont pas attaqués, les candidats inscrits sur ces listes d’électeurs sont rejetés, un an après le lancement de cette campagne 63 militants sont assassinés sans que le gouvernement de Kennedy réagisse.

Washington dénonce le manque de réussite du Voting Education Project cessant de lui donner des fonds.

En 1963, lorsqu’un groupe d’étudiants arrive au Mississippi pour encadrer le Voting Education Programm, le FBI commence à protéger les noirs.

Ils décident de jouer le jeu invitant plusieurs centaines d’étudiants du Nord et de l’Est pour forcer le FBI à protéger leur campagne pour le vote au Mississippi. C’est alors que deux volontaires, deux blancs et un noir du Sud disparaissent. Le gouvernement envoie des centaines de policiers et d’agents du FBI afin de les retrouver. Ce n’est que deux mois plus tard que leurs corps sont retrouvés, les deux blancs fusillés et le noir torturé à mort.

Au cours de leur recherche, le FBI a trouvé une quantité de cadavres de noirs sans ouvrir d’enquêtes ; cela augmente le sentiment que les blancs veulent saper le processus d’autodétermination local ; il y a un changement de stratégie et ils vont se passer de la protection des étudiants blancs prenant les armes d’autant plus que le FBI ne réagit pas face aux meurtres dans le Mississippi.

À partir de 1953, la violence du Ku Klux Klan redouble ainsi que celle de la police et des gouverneurs du Sud commençant à être diffusé sur les écrans de télévision rendant de plus en plus difficile la légitimité d’avoir le siège de l’ONU à New York.

Le grand tournant pour John F. Kennedy

Kennedy ne se décide à agir qu’en 1963 lorsque la police de l’Alabama réprime une manifestation pour les droits civiques et l’intégration, ce sont surtout des jeunes et des enfants des écoles qui vont manifester ; ces évènements se produisent au moment même où un mouvement pour l’unité africaine a lieu à Addis-Abeba.

La presse soviétique se saisie de cela afin de critiquer les États-Unis et Kennedy fait un discours à la télévision appelant le Congrès à passer une loi-cadre sur les droits civiques.[73][74][75]

En août 1963, l’ensemble du mouvement pour les droits civiques réunis plus de 200 000 personnes pour une marche vers Washington menant à un accord tacite entre Kennedy et les organisateurs qui soit d’éviter les discours radicaux en échange d’une loi-cadre permettant de diffuser des images apaisantes de cette marche.

Une partie du discours visionnaire de Martin Luther King est dans laquelle il se présente dans le rôle de Moïse devant l’ensemble de l’Amérique réconciliée avec elle-même. Après l’assassinat de Kennedy en 1963, Lyndon B Johnson, premier président originaire du sud reprend le flambeau et obtient l’approbation par le Congrès qui garantit le suffrage des noirs ; l’histoire se termine sur un triomphe législatif.

Après 1965 : division du mouvement noir

Lyndon Baines Johnson signant le Civil Rights Act le 2 juillet 1964. Martin Luther King se trouve derrière lui.

Après 1965, le mouvement noir se divise avec le Civil Right de 1964 qui interdit la ségrégation menant à la création d’une commission visant à contrôler le fait « ségrégationniste » ; c’est une fin en soi pour ceux dont Martin Luther King qui prônent la lutte pour l’égalité concrète, l’égalité socioéconomique et une intégration totale, toutefois une franche veut le séparatisme noir.[76]

Wallace standing against desegregation while being confronted by Deputy U.S. Attorney General Nicholas Katzenbach at the University of Alabama in 1963.
The first page of the Voting Rights Act.

Il ne faut pas oublier qu’il y a une énorme différence entre les noirs du Nord, du Sud et de la côte ouest, car le Voting Act de 1965 ne représente une victoire que pour les 11 millions de noirs du Sud, mais non pas pour les 7 millions de noirs qui vivent dans les ghettos.

On entre dans une période d’émeutes dans les ghettos du Nord et de la Californie explosant dans des révoltes violentes caractérisées par le pillage, des incendies, la répression policière et militaire ; ces années sont marquées par une énorme violence et par des meurtres après celui de Kennedy en 1963 par ceux de Malcom X en 1965, ceux de Luther King et de Robert Kennedy en 1968.

C’est le fossé entre les ghettos du Nord et les zones de villas suburbaines qui expliquent l’explosion et la solution qui serait une sorte de plan Marshall.

Johnson lance une politique pour lutter contre la pauvreté, mais en même temps il s’enfonce dans la guerre du Vietnam ou les noirs sont tués de façon disproportionnée. En 1968, des révoltes de jeunes secouent le monde et les États-Unis menant à l’élection de Nixon à la présidence du pays.

Le sud profond réagi encore à toutes ces lois avec la candidature de Wallace qui crée un American Independant Party afin d’avoir un ségrégationniste comme président, mais qui échoue montrant que les mentalités mettent beaucoup de temps à évoluer et qu’il faut continuer à réclamer des droits qui ne sont jamais acquis pour tout le monde.

Annexes

Brown v. Board of Education - les arrêts

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