« Introduzione al comportamento politico » : différence entre les versions

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Ce graphique, basé sur des enquêtes réalisées à la suite des élections fédérales de 1995, 1999, 2003, 2007 et 2011, illustre la probabilité moyenne de voter pour chaque parti, c'est-à-dire le potentiel électoral de chaque parti. Il est évident que pour tous les partis, le potentiel électoral est beaucoup plus élevé que leur force électorale réelle.  
Questo grafico, basato sui sondaggi condotti dopo le elezioni federali del 1995, 1999, 2003, 2007 e 2011, illustra la probabilità media di voto per ciascun partito, in altre parole il potenziale elettorale di ciascun partito. È evidente che per tutti i partiti il potenziale elettorale è molto più alto della loro forza elettorale effettiva.  


Considérons l'exemple des Verts : ils ont un potentiel électoral de 44%, ce qui signifie qu'en moyenne, dans l'ensemble de l'échantillon, la probabilité qu'un individu vote pour les Verts est de 4,4 sur 10. En termes de pourcentage, cela représente 44%. Cependant, à la fin de 2015, les Verts n'obtiennent réellement que 7% ou 8% des votes. C'est l'exemple le plus flagrant de l'écart entre le potentiel électoral et la performance électorale effective d'un parti. Il est important de souligner que la large différence entre le potentiel électoral et les votes réels obtenus par les Verts peut être expliquée par deux facteurs. Le premier est que ce graphique prend en compte l'ensemble de l'électorat, y compris ceux qui ne votent pas. Parmi ceux-ci, nombreux sont les jeunes qui ont une préférence pour les Verts. L'attrait des Verts pour les jeunes gonfle donc leur potentiel électoral, mais ne se traduit pas en votes, car les jeunes ont tendance à voter moins souvent. Le second facteur est la concurrence entre les Verts et le Parti Socialiste. Ces deux partis se disputent une grande partie du même électorat potentiel, mais au bout du compte, les électeurs ont tendance à voter plus souvent pour le Parti Socialiste que pour les Verts.
Prendiamo l'esempio dei Verdi: hanno un potenziale elettorale del 44%, il che significa che in media, nell'intero campione, la probabilità che un individuo voti per i Verdi è di 4,4 su 10. In termini percentuali, ciò rappresenta il 44% della probabilità di votare per i Verdi. In termini percentuali, ciò rappresenta il 44%. Tuttavia, alla fine del 2015, i Verdi avevano solo il 7% o l'8% dei voti. Questo è l'esempio più lampante del divario tra il potenziale elettorale di un partito e la sua effettiva performance elettorale. È importante sottolineare che la grande differenza tra il potenziale elettorale e i voti effettivi ottenuti dai Verdi può essere spiegata da due fattori. Il primo è che questo grafico tiene conto dell'intero elettorato, compresi coloro che non votano. Molti di questi sono giovani che hanno una preferenza per i Verdi. L'appeal dei Verdi sui giovani aumenta quindi il loro potenziale elettorale, ma non si traduce in voti, poiché i giovani tendono a votare meno spesso. Il secondo fattore è la competizione tra i Verdi e il Partito socialista. Questi due partiti si contendono gran parte dello stesso elettorato potenziale, ma alla fine gli elettori tendono a votare più spesso per il Partito socialista che per i Verdi.


Il y a deux points importants à retenir. Tout d'abord, bien que le potentiel de vote soit nettement supérieur au vote effectif, les deux sont fortement corrélés. En effet, la corrélation entre le potentiel de vote et le vote effectif au niveau individuel est de 0,8 voire 0,9, ce qui montre une relation très étroite. Deuxièmement, bien que le potentiel de vote fluctue légèrement d'une enquête à l'autre, il ne change pas de manière significative. Il y a eu une certaine baisse du potentiel pour les socialistes, mais ils ont réussi à récupérer une partie de celui-ci en 2011. D'après ces mesures, les deux partis de gauche, les Verts et le Parti socialiste, ont le potentiel électoral le plus élevé.  
Ci sono due punti importanti da ricordare. In primo luogo, sebbene il voto potenziale sia molto più alto del voto effettivo, i due sono altamente correlati. Infatti, la correlazione tra voto potenziale e voto effettivo a livello individuale è compresa tra 0,8 e 0,9, il che indica una relazione molto stretta. In secondo luogo, sebbene il potenziale di voto fluttui leggermente da un sondaggio all'altro, non cambia in modo significativo. I socialisti hanno subito un calo del potenziale, ma sono riusciti a recuperarlo in parte nel 2011. Secondo queste misure, i due partiti di sinistra, i Verdi e il Partito socialista, hanno il potenziale elettorale più alto.  


Le principal point à retenir de ce graphique concerne l'UDC. Comme on peut le voir, leur potentiel électoral est stable et relativement faible, ne dépassant jamais 40%. Cela signifie que le potentiel électoral de l'UDC est à la fois assez stable et parmi les plus faibles de tous les partis ici considérés, y compris les partis plus récents tels que le BBD et les Verts libéraux. Ce que nous pouvons conclure de cette analyse, c'est que la réussite de l'UDC ne peut pas être attribuée à une croissance de son potentiel électoral - en fait, ce potentiel est resté constant et a même légèrement diminué en 2011 par rapport à 2007. L'élément clé à retenir ici est que le potentiel de l'UDC ne s'est pas accru et reste relativement faible. C'est plutôt surprenant lorsqu'on compare cela à la trajectoire électorale ascendante marquée de l'UDC.
Il punto principale da notare in questo grafico riguarda l'SVP. Come si può notare, il suo potenziale elettorale è stabile e relativamente basso, non superando mai il 40%. Ciò significa che il potenziale elettorale dell'SVP è abbastanza stabile e allo stesso tempo tra i più bassi di tutti i partiti qui considerati, compresi quelli più recenti come il BBD e i Verdi liberali. Ciò che possiamo concludere da questa analisi è che il successo dell'SVP non può essere attribuito a una crescita del suo potenziale elettorale, che anzi è rimasto costante e addirittura leggermente diminuito nel 2011 rispetto al 2007. Il punto chiave è che il potenziale dell'SVP non è cresciuto e rimane relativamente basso. Questo dato è piuttosto sorprendente se confrontato con la marcata traiettoria elettorale ascendente dell'SVP.


=== Taux d'Exploitation du Potentiel Électoral ===
=== Tasso di utilizzo del potenziale elettorale ===
Ce graphique illustre le taux de concrétisation du potentiel. Autrement dit, c’est le ratio entre la force électorale et le potentiel du parti.
Questo grafico illustra il tasso di realizzazione del potenziale. In altre parole, è il rapporto tra la forza elettorale del partito e il suo potenziale.


[[Fichier:Sciarini Exemple 2 Taux de concrétisation exploitation 1.png|vignette|center|400px|*mes calculs = M. Sciarini]]
[[Fichier:Sciarini Exemple 2 Taux de concrétisation exploitation 1.png|vignette|center|400px|*mes calculs = M. Sciarini]]


Ce que nous observons ici est une augmentation significative et constante du taux de concrétisation de l'UDC. En 1995, 1999, 2003, et même en 2011, l'UDC a su améliorer presque systématiquement sa capacité à mobiliser son électorat potentiel. C'est cette capacité qui explique largement le succès de l'UDC. Il ne s'agit pas d'une augmentation de la popularité de l'UDC au sein de l'électorat - le parti demeure à peu près aussi populaire qu'il l'était il y a vingt ans, c'est-à-dire, pas très populaire. Cependant, les électeurs qui envisagent de voter pour l'UDC le font beaucoup plus souvent que pour les autres partis. Le taux de concrétisation des autres partis dépasse à peine les 40%, et même moins de 20% pour les Verts, ce qui contraste fortement avec ce que l'on observe pour l'UDC.  
Si tratta di un aumento significativo e costante del tasso di successo dell'SVP. Nel 1995, nel 1999, nel 2003 e persino nel 2011, l'SVP ha migliorato quasi sistematicamente la sua capacità di mobilitare l'elettorato potenziale. È questa capacità che spiega in gran parte il successo dell'SVP. Non si tratta di un aumento della popolarità dell'SVP tra gli elettori - il partito rimane più o meno come vent'anni fa, cioè non molto popolare. Tuttavia, gli elettori che prendono in considerazione la possibilità di votare per l'SVP lo fanno molto più spesso che per gli altri partiti. Il tasso di adesione degli altri partiti è di poco superiore al 40%, e addirittura inferiore al 20% per i Verdi, in netto contrasto con l'SVP.  


En effet, l'ascension de l'UDC au cours des deux dernières décennies peut principalement être attribuée à son habileté grandissante à mobiliser ses électeurs, bien que son électorat potentiel soit resté relativement constant. L'UDC semble avoir réussi à galvaniser ses "amis" pour qu'ils votent pour lui plus régulièrement ou en plus grand nombre, même si le nombre global de ses "amis" n'a pas augmenté. Il est clair que le parti a réussi à mobiliser efficacement son électorat potentiel et à le convertir en votes effectifs. Cela montre aussi l'importance de la mobilisation des électeurs dans la réussite d'un parti politique.
In effetti, l'ascesa dell'SVP negli ultimi due decenni può essere attribuita principalmente alla sua crescente capacità di mobilitare gli elettori, sebbene il suo elettorato potenziale sia rimasto relativamente costante. L'SVP sembra essere riuscita a galvanizzare i suoi "amici" a votarla più regolarmente o in maggior numero, anche se il numero complessivo dei suoi "amici" non è aumentato. È chiaro che il partito è riuscito a mobilitare efficacemente il suo elettorato potenziale e a convertirlo in voti effettivi. Questo dimostra anche l'importanza della mobilitazione degli elettori per il successo di un partito politico.


=== Comparaison de l'Ouverture Électorale ===
=== Confronto dell'apertura elettorale ===


Ces dernières années, plusieurs pays en Europe ont connu une montée significative des partis populistes. Ce phénomène est souvent attribué à une variété de facteurs économiques, sociaux et politiques.
Negli ultimi anni, in diversi Paesi europei si è assistito a un aumento significativo dei partiti populisti. Questo fenomeno è spesso attribuito a una serie di fattori economici, sociali e politici.


[[Fichier:Sciarini ouverture comparative élections au Parlement européen de 2014.png|400px|vignette|centré]]
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Ce tableau cherche à montrer les analogies qu’il y a entre les familles de parti. Il y a une tendance générale à travers l'Europe vers une montée du populisme, comme le montrent ces chiffres. Les partis populistes de droite ont gagné en popularité dans de nombreux pays, souvent en mettant l'accent sur des thèmes tels que l'immigration, le nationalisme et l'opposition à l'intégration européenne. Ces chiffres soulignent la montée du populisme à travers l'Europe, où de nombreux partis populistes de droite ont réussi à capter une part importante des votes. Voici un peu plus de contexte sur chacun de ces partis :
Questa tabella cerca di mostrare le somiglianze tra le famiglie di partiti. Come dimostrano queste cifre, in tutta Europa si registra una tendenza generale all'aumento del populismo. I partiti populisti di destra sono cresciuti in popolarità in molti Paesi, spesso concentrandosi su questioni come l'immigrazione, il nazionalismo e l'opposizione all'integrazione europea. Questi dati sottolineano l'ascesa del populismo in Europa, dove molti partiti populisti di destra sono riusciti a conquistare una quota significativa di voti. Ecco qualche informazione in più su ciascuno di questi partiti:


* Le Front National (FN) en France, maintenant connu sous le nom de Rassemblement National, est un parti d'extrême droite dirigé par Marine Le Pen. Il a remporté 25% des voix aux élections européennes de 2014. Le parti est surtout connu pour ses positions dures sur l'immigration et le nationalisme.
* Il Front National (FN) in Francia, ora noto come Rassemblement National, è un partito di estrema destra guidato da Marine Le Pen. Ha ottenuto il 25% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito è noto soprattutto per le sue posizioni dure sull'immigrazione e sul nazionalismo.
* Le Parti de la liberté en Autriche, dirigé par Heinz-Christian Strache à l'époque, a remporté 20% des voix aux élections européennes de 2014. Le parti s'est prononcé contre l'immigration et l'islam et a plaidé pour une Autriche souveraine.
* Il Partito della Libertà in Austria, all'epoca guidato da Heinz-Christian Strache, ha ottenuto il 20% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito si è espresso contro l'immigrazione e l'Islam e ha sostenuto la necessità di un'Austria sovrana.
* Le UKIP au Royaume-Uni a remporté 28% des voix aux élections européennes de 2014. Le parti, principalement connu pour son soutien à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), a capitalisé sur le mécontentement à l'égard de l'UE et les préoccupations concernant l'immigration.
* Nel Regno Unito, l'UKIP ha ottenuto il 28% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito, noto soprattutto per il suo sostegno all'uscita del Regno Unito dall'Unione europea (Brexit), ha sfruttato l'insoddisfazione nei confronti dell'UE e le preoccupazioni sull'immigrazione.
* Le mouvement Cinq Étoiles en Italie a remporté 21% des voix aux élections européennes de 2014. Bien qu'il soit plus difficile à classer sur l'échelle politique traditionnelle, le parti s'est opposé à l'establishment politique et a soutenu des initiatives populistes telles que le revenu de base universel.
* Il Movimento Cinque Stelle italiano ha ottenuto il 21% dei voti alle elezioni europee del 2014. Sebbene sia più difficile da classificare nella scala politica tradizionale, il partito si è opposto all'establishment politico e ha sostenuto iniziative populiste come il reddito di base universale.
* Le Parti populaire danois a remporté 27% des voix aux élections européennes de 2014. Il a fait campagne sur des questions d'immigration et de souveraineté nationale.
* Il Partito del popolo danese ha ottenuto il 27% dei voti alle elezioni europee del 2014. Ha fatto campagna elettorale sui temi dell'immigrazione e della sovranità nazionale.
* Le Parti pour la liberté aux Pays-Bas, dirigé par Geert Wilders, a remporté 13% des voix. Le parti est connu pour ses positions anti-islam et anti-immigration.
* Il Partito per la Libertà dei Paesi Bassi, guidato da Geert Wilders, ha ottenuto il 13% dei voti. Il partito è noto per le sue posizioni anti-Islam e anti-immigrazione.
* En Suède, le parti des Démocrates de Suède a remporté près de 10% des voix aux élections européennes de 2014. C'est un parti nationaliste de droite qui s'oppose à l'immigration et prône le conservatisme social.
* In Svezia, i Democratici di Svezia hanno ottenuto quasi il 10% dei voti alle elezioni europee del 2014. È un partito nazionalista di destra che si oppone all'immigrazione e sostiene il conservatorismo sociale.


Ces résultats témoignent de la montée du populisme de droite en Europe, avec des thèmes communs de l'opposition à l'immigration, de scepticisme à l'égard de l'UE et de rejet de l'establishment politique. La montée du populisme de droite et des partis politiques similaires à l'Union Démocratique du Centre (UDC) n'est pas un phénomène limité à la Suisse. Dans de nombreux pays européens, on observe une tendance similaire. Par exemple, en France, le Rassemblement National (anciennement Front National) a gagné en popularité au cours des dernières décennies. Ce parti, qui prône le nationalisme, l'anti-immigration et le scepticisme à l'égard de l'Union européenne, a connu un succès significatif dans les urnes. De même, en Autriche, le Parti de la liberté (FPÖ), qui partage de nombreuses caractéristiques avec l'UDC, a été un acteur majeur de la politique autrichienne au cours des dernières années. Il a fait partie du gouvernement de coalition de 2017 à 2019. Au Royaume-Uni, le UK Independence Party (UKIP) et plus récemment le Brexit Party ont remporté un soutien significatif avec un programme de rejet de l'Union européenne, de contrôle de l'immigration et de protection des intérêts britanniques. Tous ces partis ont réussi à mobiliser un électorat qui se sent délaissé par les partis traditionnels, et qui est préoccupé par des questions telles que l'immigration, la souveraineté nationale et la mondialisation. C'est un phénomène qui a des implications significatives pour la politique européenne et qui est susceptible de continuer à jouer un rôle important dans les années à venir.
Questi risultati testimoniano l'ascesa del populismo di destra in Europa, con temi comuni di opposizione all'immigrazione, scetticismo nei confronti dell'UE e rifiuto dell'establishment politico. L'ascesa del populismo di destra e dei partiti politici simili al Partito Popolare Svizzero (SVP) non è un fenomeno limitato alla Svizzera. Una tendenza simile si osserva in molti Paesi europei. In Francia, ad esempio, negli ultimi decenni è cresciuta la popolarità del Rassemblement National (ex Front National). Questo partito, che sostiene il nazionalismo, l'anti-immigrazione e lo scetticismo nei confronti dell'Unione Europea, ha riscosso un notevole successo alle urne. Analogamente, in Austria, il Partito della Libertà (FPÖ), che condivide molte caratteristiche con l'SVP, è stato uno dei principali protagonisti della politica austriaca degli ultimi anni. Ha fatto parte della coalizione di governo dal 2017 al 2019. Nel Regno Unito, il Partito per l'Indipendenza del Regno Unito (UKIP) e, più recentemente, il Brexit Party hanno ottenuto un sostegno significativo con un programma di rifiuto dell'Unione Europea, di controllo dell'immigrazione e di protezione degli interessi britannici. Tutti questi partiti sono riusciti a mobilitare un elettorato che si sente deluso dai partiti tradizionali ed è preoccupato per questioni come l'immigrazione, la sovranità nazionale e la globalizzazione. Si tratta di un fenomeno che ha implicazioni significative per la politica europea e che probabilmente continuerà a giocare un ruolo importante nei prossimi anni.


[[Fichier:Sciarini 2015 ouverture comparative élections parlementaires nationale.png|400px|vignette|centré]]
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Les résultats électoraux peuvent varier considérablement en fonction du type d'élection. Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, il y a la question de la participation. En général, la participation aux élections européennes est nettement plus faible que celle aux élections nationales. Cela peut favoriser les partis politiques avec un électorat dévoué et motivé, comme c'est souvent le cas des partis populistes. Deuxièmement, les enjeux des élections peuvent jouer un rôle important. Les élections européennes portent souvent sur des questions de souveraineté nationale et d'intégration européenne, des thèmes qui sont au cœur de l'agenda des partis populistes. Par conséquent, ces partis peuvent avoir plus de succès aux élections européennes qu'aux élections nationales. Troisièmement, il y a le facteur du système électoral. Par exemple, en France, le système électoral pour les élections législatives est un scrutin majoritaire à deux tours, ce qui peut rendre plus difficile pour les partis minoritaires d'obtenir des sièges. Au contraire, les élections européennes sont organisées selon un système de représentation proportionnelle, ce qui favorise une plus grande diversité de partis. Ces facteurs, parmi d'autres, peuvent expliquer pourquoi un parti comme le Front National en France peut obtenir des résultats très différents d'une élection à l'autre..  
I risultati elettorali possono variare notevolmente a seconda del tipo di elezione. Le ragioni sono molteplici. In primo luogo, c'è la questione dell'affluenza alle urne. In generale, l'affluenza alle elezioni europee è molto più bassa rispetto alle elezioni nazionali. Questo può favorire i partiti politici con un elettorato motivato e dedicato, come spesso accade ai partiti populisti. In secondo luogo, le questioni in gioco nelle elezioni possono giocare un ruolo importante. Le elezioni europee sono spesso incentrate su questioni di sovranità nazionale e integrazione europea, temi che sono al centro dell'agenda dei partiti populisti. Di conseguenza, questi partiti possono avere più successo nelle elezioni europee che in quelle nazionali. In terzo luogo, c'è il fattore del sistema elettorale. In Francia, ad esempio, il sistema elettorale per le elezioni parlamentari è un sistema maggioritario a due turni, che può rendere più difficile per i partiti di minoranza conquistare seggi. Le elezioni europee, invece, sono organizzate secondo un sistema di rappresentanza proporzionale, che favorisce una maggiore diversità dei partiti. Questi e altri fattori possono spiegare perché un partito come il Front National in Francia può ottenere risultati molto diversi da un'elezione all'altra.  


Les élections européennes sont souvent considérées comme des élections de "deuxième ordre" car elles ont tendance à attirer moins d'attention et à avoir un taux de participation plus faible que les élections nationales majeures, comme les élections législatives ou présidentielles. En raison de cette perception, les électeurs peuvent être plus enclins à utiliser leur vote pour exprimer leur mécontentement à l'égard du gouvernement en place, au lieu de se concentrer sur les enjeux spécifiques de l'élection européenne. Cela peut souvent se traduire par un soutien accru pour les partis d'opposition ou les partis populistes, ce qui pourrait expliquer certaines des performances exceptionnelles du Front National et d'autres partis similaires lors des élections européennes. Cependant, bien qu'elles soient parfois perçues comme moins importantes, les élections européennes peuvent néanmoins avoir un impact significatif, notamment en influençant la composition du Parlement européen et en façonnant les politiques et les décisions à l'échelle de l'UE. Par conséquent, il est crucial de ne pas minimiser leur importance.
Le elezioni europee sono spesso considerate di "secondo ordine", perché tendono ad attirare meno attenzione e ad avere un'affluenza inferiore rispetto alle principali elezioni nazionali, come quelle parlamentari o presidenziali. A causa di questa percezione, gli elettori possono essere più inclini a usare il loro voto per esprimere la loro insoddisfazione nei confronti del governo del giorno, piuttosto che concentrarsi sulle questioni specifiche in gioco nelle elezioni europee. Questo può spesso tradursi in un aumento del sostegno ai partiti di opposizione o populisti, il che può spiegare alcune delle eccezionali performance del Front National e di partiti simili alle elezioni europee. Tuttavia, sebbene a volte siano percepite come meno importanti, le elezioni europee possono comunque avere un impatto significativo, non da ultimo nell'influenzare la composizione del Parlamento europeo e nel plasmare le politiche e le decisioni a livello europeo. È quindi fondamentale non sminuire la loro importanza.


Les partis populistes ou "mécontents" peuvent bénéficier d'un soutien plus fort lors des élections de deuxième ordre, comme les élections européennes. Les électeurs peuvent être plus enclins à exprimer leur mécontentement envers le gouvernement en place ou à exprimer des points de vue plus radicaux qu'ils ne le feraient dans le cadre d'élections nationales majeures. Cependant, il est également important de noter que le succès de ces partis lors d'élections majeures nationales, avec les exemples du FPE en Autriche, du Cinque Stelle en Italie, et du Parti populaire au Danemark, montre qu'il s'agit d'un phénomène politique significatif qui va au-delà des seules élections de deuxième ordre. Cela peut être indicatif de sentiments plus larges de mécontentement, de frustration ou d'aliénation parmi certains segments de la population, qui peuvent être attirés par les discours et les politiques de ces partis. Il est donc essentiel pour les chercheurs, les décideurs politiques et les observateurs de prendre en compte ces tendances lorsqu'ils analysent le paysage politique actuel.
I partiti populisti o "disaffezionati" possono godere di un sostegno maggiore nelle elezioni di secondo ordine, come quelle europee. Gli elettori possono essere più inclini a manifestare insoddisfazione nei confronti del governo del giorno o a esprimere opinioni più radicali di quanto non farebbero nelle grandi elezioni nazionali. Tuttavia, è anche importante notare che il successo di questi partiti nelle principali elezioni nazionali, con gli esempi del FPE in Austria, dei Cinque Stelle in Italia e del Partito Popolare in Danimarca, dimostra che si tratta di un fenomeno politico significativo che va oltre le sole elezioni di secondo ordine. Può essere indicativo di sentimenti più ampi di malcontento, frustrazione o alienazione tra alcuni segmenti della popolazione, che possono essere attratti dalla retorica e dalle politiche di questi partiti. È quindi essenziale che i ricercatori, i responsabili politici e gli osservatori tengano conto di queste tendenze quando analizzano l'attuale panorama politico.


== Étude de Cas 3 : Influence du Sexe et de l'Âge sur la Participation Politique ==
== Studio di caso 3: L'influenza del genere e dell'età sulla partecipazione politica ==
L'analyse de la participation électorale est une autre facette de l'étude du comportement électoral. Dans l'ordre des choses, l'acte de participation précède le choix électoral. Par conséquent, il est crucial de comprendre en premier lieu les raisons pour lesquelles les électeurs décident ou non de se rendre aux urnes avant d'examiner leurs préférences de vote. De manière logique, l'objectif initial est de déchiffrer qui participe aux élections, qui s'abstient et pour quelles raisons, avant de s'intéresser aux partis ou candidats pour lesquels ils votent.
L'analisi della partecipazione elettorale è un altro aspetto dello studio del comportamento elettorale. Nello schema delle cose, l'atto di partecipazione precede la scelta elettorale. Di conseguenza, è fondamentale comprendere le ragioni per cui gli elettori decidono di recarsi o meno alle urne prima di esaminare le loro preferenze di voto. Logicamente, l'obiettivo iniziale è decifrare chi partecipa alle elezioni, chi si astiene e per quali motivi, prima di esaminare i partiti o i candidati per cui votano.


=== Analyse comparative ===
=== Analisi comparativa ===


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[[Fichier:Sciarini 2015 taux de participation aux élections et votations fédérales 1.png|400px|vignette]]


Ce premier graphique illustre l'évolution du taux de participation aux élections et aux votations fédérales en Suisse de 1919 à 2015. En d'autres termes, il représente le pourcentage de la population éligible qui a voté lors des élections et votations fédérales depuis la fin de la Première Guerre mondiale.  
Il primo grafico mostra l'andamento dell'affluenza alle urne alle elezioni federali e alle votazioni in Svizzera dal 1919 al 2015. In altre parole, rappresenta la percentuale della popolazione eleggibile che ha votato alle elezioni federali e ai referendum dalla fine della Prima guerra mondiale.  


Le graphique montre une baisse significative de la participation à la fois aux élections (indiquées en rouge) et aux votations (indiquées en noir). Après la Première Guerre mondiale, la participation aux élections était de 80% mais a décliné constamment jusqu'à atteindre un creux de moins de 45% en 1995. Pour les votations, la participation était plus faible et plus variable, mais nous observons une tendance similaire entre les années 1940 et 1970, culminant à une participation moyenne de 40% à la fin des années 1970.  
Il grafico mostra un calo significativo dell'affluenza sia alle elezioni (in rosso) che alle votazioni (in nero). Dopo la Prima guerra mondiale, l'affluenza alle elezioni era dell'80%, ma è diminuita costantemente fino a raggiungere un minimo di meno del 45% nel 1995. L'affluenza alle urne era più bassa e più variabile, ma si osserva una tendenza simile tra gli anni '40 e '70, con un picco di affluenza media del 40% alla fine degli anni '70.


Pour les élections, le taux de participation correspond à celui de l'élection de l'année en cours. Par contre, pour les votations, le taux représente la moyenne de la participation sur l'ensemble des votations qui se sont déroulées durant une période de quatre ans. En Suisse, les votations fédérales ont lieu quatre fois par an. Ainsi, pour obtenir le taux de participation sur une période de quatre ans, il faut calculer la moyenne de participation durant cette période. C'est cette méthodologie qui permet de tracer et de comparer ces deux courbes.
Per le elezioni, il tasso di affluenza corrisponde a quello delle elezioni dell'anno in corso. Per i referendum, invece, il tasso rappresenta l'affluenza media di tutti i referendum svoltisi in un periodo di quattro anni. In Svizzera, i referendum federali si tengono quattro volte l'anno. Quindi, per ottenere il tasso di affluenza su un periodo di quattro anni, dobbiamo calcolare l'affluenza media su quel periodo. Questa è la metodologia utilizzata per tracciare e confrontare le due curve.


On observe une tendance à la baisse de la participation électorale qui a atteint son point le plus bas dans les années 1990 pour les élections, puis une légère remontée depuis 1995, avec une stabilisation lors des trois derniers scrutins. Ainsi, pour l'élection du 18 octobre 2015, le taux de participation était d'environ 43,8%, similaire aux élections de 2011 et 2007 où il était un peu en dessous de 48%. Concernant les votations, le taux de participation se stabilise également autour de 43% lors des trois dernières périodes observées.
Si può notare una tendenza al ribasso dell'affluenza alle urne, che ha raggiunto il punto più basso negli anni '90 per le elezioni, poi una leggera ripresa dal 1995, con un livellamento nelle ultime tre elezioni. Per le elezioni del 18 ottobre 2015, il tasso di affluenza è stato di circa il 43,8%, simile a quello delle elezioni del 2011 e del 2007, quando era di poco inferiore al 48%. Anche l'affluenza alle urne si è stabilizzata intorno al 43% negli ultimi tre periodi.


La participation électorale est un indicateur essentiel de l'engagement civique et de la santé démocratique d'une société. Une forte participation est généralement interprétée comme un signe de légitimité du gouvernement élu et de confiance dans le système politique. De même, une faible participation peut indiquer un mécontentement à l'égard des options politiques disponibles, une méfiance à l'égard du système politique, ou un manque d'intérêt pour la politique. Dans le contexte suisse, nous avons observé une tendance générale à la baisse de la participation électorale tout au long du XXe siècle, avec un point bas atteint dans les années 1990. Cette tendance peut être attribuée à un certain nombre de facteurs. L'un d'eux peut être le sentiment parmi certains électeurs que leurs voix n'ont pas d'impact significatif sur les résultats des élections. Cela peut être particulièrement le cas dans un système politique consensuel comme celui de la Suisse, où les principaux partis sont souvent amenés à gouverner ensemble dans des coalitions. En outre, les changements sociaux, tels que l'urbanisation et l'augmentation du temps de travail, peuvent également contribuer à la baisse de la participation électorale. Les individus peuvent se sentir déconnectés de leur communauté locale et donc moins enclins à participer au processus électoral. Cependant, depuis 1995, nous avons observé une légère augmentation de la participation électorale, suivie d'une stabilisation lors des trois derniers scrutins. Cela pourrait être interprété comme un signe de regain d'intérêt pour la politique, peut-être stimulé par des questions politiques d'importance nationale ou par des campagnes efficaces pour encourager la participation électorale. Par rapport aux élections, le taux de participation aux votations - où les citoyens sont appelés à se prononcer directement sur des questions spécifiques - a également connu une tendance à la baisse, mais s'est stabilisé autour de 43% lors des trois dernières périodes observées. Cela pourrait indiquer que, bien que la participation électorale ait diminué, l'engagement des citoyens à l'égard de questions politiques spécifiques reste relativement stable.  
L'affluenza alle urne è un indicatore chiave dell'impegno civico e della salute democratica di una società. Un'alta affluenza è generalmente interpretata come un segno di legittimità del governo eletto e di fiducia nel sistema politico. Allo stesso modo, una bassa affluenza alle urne può indicare insoddisfazione per le opzioni politiche disponibili, sfiducia nel sistema politico o mancanza di interesse per la politica. Nel contesto svizzero, abbiamo osservato una tendenza generale alla diminuzione dell'affluenza alle urne nel corso del ventesimo secolo, con un punto di minimo raggiunto negli anni Novanta. Questa tendenza può essere attribuita a diversi fattori. Uno di questi può essere la sensazione di alcuni elettori che il loro voto non abbia un impatto significativo sull'esito delle elezioni. Questo può essere particolarmente vero in un sistema politico consensuale come quello svizzero, dove i principali partiti governano spesso insieme in coalizioni. Inoltre, anche i cambiamenti sociali, come l'urbanizzazione e l'allungamento dell'orario di lavoro, possono contribuire a un calo dell'affluenza alle urne. Gli individui possono sentirsi scollegati dalla loro comunità locale e quindi meno inclini a partecipare al processo elettorale. Tuttavia, dal 1995 abbiamo assistito a un leggero aumento dell'affluenza alle urne, seguito da una stabilizzazione nelle ultime tre elezioni. Questo potrebbe essere interpretato come un segno di rinnovato interesse per la politica, forse stimolato da questioni politiche di importanza nazionale o da campagne efficaci per incoraggiare l'affluenza alle urne. Rispetto alle elezioni, anche l'affluenza ai referendum - in cui i cittadini sono chiamati a votare direttamente su questioni specifiche - ha registrato una tendenza al ribasso, ma si è stabilizzata intorno al 43% negli ultimi tre periodi osservati. Ciò potrebbe indicare che, sebbene l'affluenza alle urne sia diminuita, l'impegno dei cittadini su questioni politiche specifiche rimane relativamente stabile.  


L’image générale qui se dégage est une forte baisse de la participation et la question que l’on doit se poser est de savoir d’où vient cette forte baisse de la participation.  
Il quadro generale che emerge è quello di un forte calo dell'affluenza alle urne, e la domanda che occorre porsi è da dove provenga questo forte calo dell'affluenza.


Nous allons nous concentrer sur deux facteurs qui peuvent nous aider à comprendre la participation politique qui sont deux facteurs qui permettent d’expliquer la participation et l’abstention, ce sont deux facteurs assez fondamentaux que sont le sexe et l’âge. Le sexe et l'âge sont deux facteurs déterminants lorsqu'il s'agit d'analyser le comportement électoral et la participation politique. Voici une analyse succincte de ces deux éléments :
Ci concentreremo su due fattori che possono aiutarci a capire la partecipazione politica, due fattori che aiutano a spiegare l'affluenza e l'astensione, due fattori fondamentali che sono il genere e l'età. Il genere e l'età sono due fattori determinanti quando si tratta di analizzare il comportamento elettorale e la partecipazione politica. Ecco una breve analisi di questi due fattori:
* Genere: storicamente, le differenze di genere nell'affluenza alle urne sono state significative in molti Paesi, anche se questa tendenza è cambiata nel tempo. In passato, gli uomini erano generalmente più propensi a votare delle donne, ma questa tendenza si è attenuata in molti contesti e in alcuni Paesi le donne sono ora più propense a votare degli uomini. Tuttavia, esistono ancora differenze significative nella scelta dei partiti o nelle preferenze politiche tra uomini e donne.
* Età: l'affluenza alle urne varia spesso in modo considerevole tra i gruppi di età. In generale, gli adulti più giovani sono meno propensi a votare rispetto agli anziani, anche se ciò può variare a seconda del contesto politico e dell'importanza percepita delle elezioni. Gli anziani hanno in genere una maggiore esperienza politica, una maggiore stabilità abitativa e sono più propensi ad avere legami con la comunità o con le organizzazioni politiche, il che può incoraggiarli a votare.


* Sexe : Historiquement, les différences de participation entre les sexes ont été significatives dans de nombreux pays, bien que cette tendance ait changé au fil du temps. Dans le passé, les hommes étaient généralement plus susceptibles de voter que les femmes, mais cette tendance s'est estompée dans de nombreux contextes, et dans certains pays, les femmes sont maintenant plus susceptibles de voter que les hommes. Cependant, il existe toujours des différences significatives dans le choix du parti ou les préférences politiques entre les hommes et les femmes.
Questi due fattori possono combinarsi in modi diversi per influenzare il comportamento di voto. Ad esempio, le giovani donne possono avere tassi di partecipazione al voto diversi da quelli delle donne più anziane o degli uomini della stessa età. È importante considerare queste interazioni quando si analizza la partecipazione elettorale.[[Fichier:Sciarini 2015 taux de participation aux élections fédérales de 1995 à Genève.png|center|400px|vignette]]
* Âge : La participation électorale varie souvent considérablement selon les groupes d'âge. En règle générale, les jeunes adultes sont moins susceptibles de voter que leurs aînés, bien que cette tendance puisse varier en fonction du contexte politique et de l'importance perçue de l'élection. Les personnes plus âgées ont généralement une plus grande expérience de la politique, une plus grande stabilité résidentielle et sont plus susceptibles d'avoir des liens avec des organisations communautaires ou politiques, ce qui peut les encourager à voter.


Ces deux facteurs peuvent se combiner de différentes façons pour influencer le comportement électoral. Par exemple, les jeunes femmes peuvent avoir des taux de participation différents de ceux des femmes plus âgées, ou des hommes du même âge. Il est important de considérer ces interactions lors de l'analyse de la participation électorale.[[Fichier:Sciarini 2015 taux de participation aux élections fédérales de 1995 à Genève.png|center|400px|vignette]]
Questi dati sull'affluenza alle urne per le elezioni federali specifiche del Cantone di Ginevra sono particolarmente preziosi per un'analisi dettagliata del comportamento di voto. Il fatto che questi dati siano reali, piuttosto che basati su sondaggi o inchieste, fornisce un quadro più preciso e affidabile dell'affluenza alle urne. Dal 1995, il Cantone di Ginevra ha preso l'iniziativa di raccogliere e archiviare digitalmente i dati sull'affluenza alle urne di tutti i suoi cittadini. Ciò consente di osservare direttamente le variazioni dell'affluenza alle urne nel corso del tempo. Sarebbe interessante esaminare questi dati in dettaglio per individuare tendenze o cambiamenti nel comportamento degli elettori. Questi dati possono essere analizzati in base a vari fattori come l'età, il sesso, il luogo di residenza, l'occupazione, il livello di istruzione, ecc. per ottenere una comprensione più approfondita dei fattori che influenzano l'affluenza alle urne. Questi dati potrebbero anche essere utili per valutare l'efficacia di varie iniziative volte ad aumentare l'affluenza alle urne.


Ces chiffres de participation aux élections fédérales spécifiques au canton de Genève sont particulièrement précieux pour une analyse détaillée des comportements électoraux. Le fait que ces données soient réelles, plutôt que basées sur des sondages ou des enquêtes, donne une image plus précise et fiable de la participation électorale. Depuis 1995, le canton de Genève a pris l'initiative de recueillir et d'archiver numériquement les données sur la participation de tous ses citoyens. Cela permet une observation directe de l'évolution de la participation électorale au fil du temps. Il serait intéressant d'examiner ces chiffres en détail pour identifier des tendances ou des changements dans le comportement des électeurs. On peut analyser ces données en fonction de divers facteurs tels que l'âge, le sexe, le lieu de résidence, la profession, le niveau d'éducation, etc. pour avoir une compréhension plus approfondie des facteurs qui influencent la participation électorale. Ces données pourraient également être utiles pour évaluer l'efficacité de diverses initiatives visant à augmenter la participation électorale.
La curva dell'affluenza alle urne mostrata per le elezioni federali del 1995 è un classico esempio, quasi perfetto, di ciò che ci si aspetterebbe. Fornisce una rappresentazione realistica dell'affluenza alle urne nella popolazione. È un'illustrazione vivida dell'affluenza alle urne in azione, che mostra chiaramente come varia a seconda delle diverse fasce d'età o di altre categorie demografiche. L'interpretazione di questa curva può rivelare importanti tendenze nell'affluenza alle urne. Ad esempio, può indicare quali gruppi di età sono più propensi a votare o quali segmenti della popolazione potrebbero aver bisogno di una maggiore sensibilizzazione o educazione sull'importanza del voto.


La courbe de participation représentée pour les élections fédérales de 1995 ressemble à un exemple classique, presque parfait, de ce à quoi on s'attendrait. Elle offre une représentation réaliste de la participation électorale dans la population. C'est une illustration vivante de la participation électorale en action, démontrant clairement comment elle varie selon différents groupes d'âge ou d'autres catégories démographiques. L'interprétation de cette courbe peut révéler des tendances importantes en matière de participation électorale. Par exemple, elle pourrait indiquer quels groupes d'âge sont les plus susceptibles de voter, ou quels segments de la population pourraient nécessiter davantage de sensibilisation ou d'éducation à l'importance du vote.
Questa curva è ideale per dimostrare l'andamento dell'affluenza alle urne in funzione dell'età. Quando i giovani raggiungono i 18 anni e acquisiscono il diritto di voto, si registra un picco di affluenza maggiore rispetto alla fascia di età compresa tra i 20 e i 25 anni. Questo aumento può essere spiegato dall'emozione di esercitare un nuovo diritto. La curva diventa quindi a U. Il punto di minimo della partecipazione è tra i 20 e i 29 anni, dopodiché la partecipazione aumenta quasi linearmente con l'età, raggiungendo un picco tra i 65 e i 69 anni. Oltre questa età, la partecipazione inizia a diminuire in modo considerevole. Questo dato mostra un'interessante tendenza per cui le persone di mezza età e quelle più anziane sono più propense a partecipare alle elezioni rispetto agli adulti più giovani. Ciò può essere spiegato da una serie di fattori, come un maggiore interesse per la politica con l'età, una maggiore stabilità nella vita che lascia più tempo per la partecipazione civica o una maggiore consapevolezza dell'importanza del voto. Al contrario, il calo dell'affluenza alle urne tra le persone molto anziane può essere attribuito a fattori quali problemi di salute o difficoltà di accesso ai seggi elettorali.  
 
Cette courbe est idéale pour démontrer la tendance de la participation électorale en fonction de l'âge. Au moment où les jeunes atteignent l'âge de 18 ans et acquièrent le droit de vote, on constate un pic de participation plus élevé que dans la tranche d'âge de 20 à 25 ans. Cette augmentation peut s'expliquer par l'enthousiasme de l'exercice d'un nouveau droit. La courbe montre ensuite une forme de "U". Le creux de la participation est situé entre 20 et 29 ans, après quoi la participation augmente presque linéairement avec l'âge jusqu'à atteindre un pic entre 65 et 69 ans. Au-delà de cet âge, la participation commence à diminuer assez considérablement. Cela montre une tendance intéressante selon laquelle les personnes d'âge moyen et les personnes âgées sont plus susceptibles de participer aux élections que les jeunes adultes. Cela peut s'expliquer par plusieurs facteurs, tels que l'augmentation de l'intérêt pour la politique avec l'âge, une plus grande stabilité dans la vie qui donne plus de temps pour la participation civique, ou une conscience accrue de l'importance du vote. À l'inverse, la baisse de la participation chez les personnes très âgées peut être attribuée à des facteurs tels que les problèmes de santé ou la difficulté d'accès aux bureaux de vote.  


[[Fichier:Sciarini 2015 taux de participation aux élections fédérales de 2015 à Genève.png|center|400px|vignette]]
[[Fichier:Sciarini 2015 taux de participation aux élections fédérales de 2015 à Genève.png|center|400px|vignette]]


Si nous réexaminons les mêmes données pour l'année 2015, nous observons une courbe similaire à celle de 1995, avec le même mouvement général. La chute initiale de la participation est cependant un peu moins prononcée, et le taux de participation ne tombe pas en dessous de celui des plus jeunes comme c'était le cas dans le graphique précédent. Cela est principalement dû à la manière dont les groupes d'âge ont été regroupés dans ce graphique : alors que dans le graphique précédent, nous avions des catégories d'âge allant jusqu'à 90 ans et plus, dans ce graphique, toutes les personnes âgées de 85 ans et plus sont regroupées dans une seule et même catégorie. Cela a pour effet de relever la moyenne du taux de participation, car il est généralement admis que les personnes âgées ont tendance à voter plus régulièrement que les groupes d'âge plus jeunes. Cependant, l'aspect général de la courbe reste le même, montrant une participation initialement élevée parmi les jeunes qui viennent d'acquérir le droit de vote, une baisse parmi les jeunes adultes, puis une augmentation constante avec l'âge jusqu'à un pic dans la vieillesse, avant de redescendre parmi les personnes très âgées.  
Se riesaminiamo gli stessi dati per il 2015, vediamo una curva simile a quella del 1995, con lo stesso movimento generale. Tuttavia, il calo iniziale della partecipazione è leggermente meno pronunciato e il tasso di partecipazione non scende al di sotto di quello del gruppo di età più giovane, come invece accadeva nel grafico precedente. Ciò è dovuto principalmente al modo in cui le fasce d'età sono state raggruppate in questo grafico: mentre nel grafico precedente c'erano categorie d'età fino a 90+, in questo grafico tutte le persone di 85+ anni sono raggruppate in un'unica categoria. Questo ha l'effetto di aumentare la media dell'affluenza alle urne, poiché è generalmente accettato che le persone anziane tendono a votare più regolarmente rispetto alle fasce d'età più giovani. Tuttavia, la forma complessiva della curva rimane invariata, mostrando un'affluenza inizialmente elevata tra i giovani che hanno appena acquisito il diritto di voto, un calo tra i giovani adulti, quindi un aumento costante con l'età fino a un picco in età avanzata, prima di scendere nuovamente tra i molto anziani.  


Une tendance intéressante se dégage de ces deux graphiques. Auparavant, le pic de participation était atteint entre 65 et 75 ans pour les hommes. Cependant, en 2015, le sommet de la participation a été atteint chez les hommes âgés de 75 à 79 ans et chez les femmes âgées de 70 à 74 ans. Il semble donc qu'il y ait une tendance à voter de plus en plus tard dans la vie, ce qui serait cohérent avec l'augmentation de l'espérance de vie. En vieillissant, les gens restent en meilleure santé et plus actifs, ce qui leur permet de rester engagés et de continuer à voter plus longtemps qu'auparavant. Cela suggère que l'âge a un impact significatif sur le taux de participation aux élections. Cela peut s'expliquer par le fait que les personnes âgées ont souvent plus de temps libre pour s'informer et s'engager dans le processus politique, et qu'elles sont également plus susceptibles de ressentir l'impact des politiques gouvernementales sur leur vie quotidienne. En outre, le vote est parfois perçu comme un devoir civique, un sentiment qui peut se renforcer avec l'âge.  
Da questi due grafici emerge una tendenza interessante. In precedenza, il picco di partecipazione veniva raggiunto tra i 65 e i 75 anni per gli uomini. Tuttavia, nel 2015, il picco di partecipazione è stato raggiunto tra gli uomini di età compresa tra 75 e 79 anni e tra le donne di età compresa tra 70 e 74 anni. Sembra quindi esserci una tendenza a votare sempre più tardi nella vita, il che sarebbe coerente con l'aumento dell'aspettativa di vita. Con l'avanzare dell'età, le persone si mantengono più sane e attive, il che consente loro di rimanere coinvolte e di continuare a votare più a lungo rispetto al passato. Ciò suggerisce che l'età ha un impatto significativo sull'affluenza alle urne. Ciò può essere dovuto al fatto che le persone anziane hanno spesso più tempo libero per informarsi e impegnarsi nel processo politico ed è anche più probabile che sentano l'impatto delle politiche governative sulla loro vita quotidiana. Inoltre, il voto è talvolta percepito come un dovere civico, un sentimento che può aumentare con l'età.


Les graphiques montrent une tendance claire en ce qui concerne la différence de participation entre les sexes. Que ce soit en 1995 ou en 2015, les jeunes femmes ont tendance à participer plus que les jeunes hommes. Après l'âge de 20 à 24 ans, où les taux de participation des hommes et des femmes sont presque identiques, la différence de participation entre les sexes tend à augmenter avec l'âge. Cet écart est particulièrement prononcé chez les personnes les plus âgées. Par exemple, chez les personnes âgées de 85 à 89 ans, le taux de participation est d'environ 40% chez les femmes, contre plus de 30% chez les hommes. Chez les personnes de 85 ans et plus, l'écart est encore plus grand, avec un taux de participation de 40% chez les femmes contre plus de 55% chez les hommes. Il peut y avoir plusieurs explications à cette différence. Les femmes peuvent être plus susceptibles que les hommes de s'engager dans le processus politique et de voter. Il est également possible que les hommes soient plus susceptibles de s'abstenir de voter en raison de divers facteurs, tels que des perceptions négatives de la politique ou un manque de confiance dans le système politique. Il peut également y avoir des facteurs socioculturels à l'œuvre, avec des attitudes différentes envers le vote et la participation politique entre les sexes.  
I grafici mostrano una chiara tendenza nella differenza di partecipazione tra i sessi. Sia nel 1995 che nel 2015, le giovani donne tendono a partecipare più dei giovani uomini. Dopo i 20-24 anni, quando i tassi di partecipazione di uomini e donne sono quasi identici, la differenza di partecipazione tra i sessi tende ad aumentare con l'età. Questa differenza è particolarmente pronunciata tra gli anziani. Ad esempio, tra le persone di età compresa tra 85 e 89 anni, il tasso di partecipazione è di circa il 40% per le donne, rispetto a oltre il 30% per gli uomini. Tra le persone di 85 anni e oltre, il divario è ancora maggiore, con un tasso di partecipazione del 40% tra le donne rispetto a oltre il 55% tra gli uomini. Questa differenza può essere spiegata da diversi fattori. È possibile che le donne siano più propense degli uomini a partecipare al processo politico e a votare. È anche possibile che gli uomini siano più propensi ad astenersi dal voto a causa di vari fattori, come la percezione negativa della politica o la mancanza di fiducia nel sistema politico. Potrebbero essere in gioco anche fattori socio-culturali, con atteggiamenti diversi tra i due sessi nei confronti del voto e della partecipazione politica.  


Ces graphiques montrent que l'âge et le sexe sont deux facteurs clés dans la participation électorale. Tandis que la différence de participation entre les hommes et les femmes est minime chez les jeunes électeurs, cet écart tend à augmenter avec l'âge. La participation électorale augmente généralement avec l'âge, un schéma qui se reflète chez les hommes et les femmes. Cependant, l'écart de participation entre les sexes s'élargit à mesure que les groupes d'âge augmentent. Cela peut suggérer que les facteurs socioculturels ou les conditions de vie, qui peuvent varier avec l'âge, jouent un rôle dans cette divergence. Il est également intéressant de noter que, bien que les taux de participation augmentent avec l'âge, ce n'est pas toujours le cas. Par exemple, chez les femmes, la participation tend à atteindre son sommet entre 70 et 74 ans, puis à diminuer légèrement. Cette analyse souligne l'importance de prendre en compte les deux facteurs - l'âge et le sexe - lors de l'étude des comportements électoraux. Il ne suffit pas de regarder l'un sans tenir compte de l'autre, car ils interagissent clairement pour influencer le taux de participation électorale.
I grafici mostrano che l'età e il genere sono due fattori chiave nella partecipazione elettorale. Mentre la differenza di affluenza alle urne tra uomini e donne è minima tra i giovani elettori, questo divario tende ad aumentare con l'età. L'affluenza alle urne aumenta generalmente con l'età, un andamento che si rispecchia sia per gli uomini che per le donne. Tuttavia, il divario di genere nell'affluenza alle urne aumenta con l'aumentare dell'età. Ciò potrebbe suggerire che i fattori socioculturali o le condizioni di vita, che possono variare con l'età, svolgono un ruolo in questa divergenza. È inoltre interessante notare che, sebbene i tassi di partecipazione aumentino con l'età, ciò non avviene sempre. Ad esempio, tra le donne, la partecipazione tende a raggiungere un picco tra i 70 e i 74 anni, per poi diminuire leggermente. Questa analisi evidenzia l'importanza di prendere in considerazione entrambi i fattori - età e genere - quando si studia il comportamento di voto. Non è sufficiente considerare l'uno senza tenere conto dell'altro, poiché è evidente che interagiscono per influenzare l'affluenza alle urne.


Nous allons maintenant essayer d’expliquer pourquoi il y a cette différence de participation en fonction de l’âge d’une part et en fonction du sexe d’autre part.
Cercheremo ora di spiegare il motivo di questa differenza nell'affluenza alle urne in funzione dell'età, da un lato, e del genere, dall'altro.


=== Influence du Genre sur la Participation Politique ===
=== L'influenza del genere sulla partecipazione politica ===
Il y a d’abord des facteurs de type sociostructurel qui ont historiquement expliqué le différentiel de participation entre homme et femme.  
In primo luogo, ci sono fattori socio-strutturali che storicamente hanno spiegato la differenza di partecipazione tra uomini e donne.  


Le premier facteur sociostructurel est la moindre intégration sociale et professionnelle de femmes. Cette théorie suggère qu'une intégration sociale et professionnelle accrue entraîne une plus grande participation politique. L'intégration sociale peut inclure un sentiment d'appartenance à une communauté, la capacité de comprendre et de participer à la vie sociale de cette communauté, et l'engagement dans des activités qui aident à renforcer les liens sociaux au sein de la communauté. L'intégration professionnelle, quant à elle, peut inclure des facteurs tels que l'emploi stable, l'accès à l'éducation et la formation, et la possibilité de progresser professionnellement. Le fait que les femmes étaient historiquement moins intégrées socialement et professionnellement que les hommes (en raison de facteurs tels que l'emploi du temps familial, les attentes sociétales et les inégalités professionnelles) aurait eu un impact sur leur engagement politique. Selon cette perspective, l'intégration sociale et professionnelle des femmes était limitée, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi elles étaient moins susceptibles de participer à la politique. C'est un point de vue qui met en évidence l'importance de l'égalité des genres dans tous les domaines de la vie, y compris dans le monde du travail et la vie sociale, afin de promouvoir une participation politique plus équilibrée.  
Il primo fattore socio-strutturale è la minore integrazione sociale e professionale delle donne. Questa teoria suggerisce che una maggiore integrazione sociale e professionale porta a una maggiore partecipazione politica. L'integrazione sociale può comprendere il senso di appartenenza a una comunità, la capacità di comprendere e partecipare alla vita sociale di quella comunità e il coinvolgimento in attività che aiutano a rafforzare i legami sociali all'interno della comunità. L'integrazione professionale, dal canto suo, può includere fattori quali un'occupazione stabile, l'accesso all'istruzione e alla formazione e l'opportunità di progredire professionalmente. Il fatto che le donne siano state storicamente meno integrate socialmente e professionalmente rispetto agli uomini (a causa di fattori quali l'impiego del tempo in famiglia, le aspettative della società e le disuguaglianze professionali) avrebbe avuto un impatto sul loro impegno politico. Secondo questa prospettiva, l'integrazione sociale e professionale delle donne è stata limitata, il che potrebbe spiegare in parte la loro minore propensione a partecipare alla politica. È un punto di vista che sottolinea l'importanza dell'uguaglianza di genere in tutti gli ambiti della vita, compresi il mondo del lavoro e la vita sociale, al fine di promuovere una partecipazione politica più equilibrata.


Il est vrai que les femmes ont une espérance de vie généralement plus longue que celle des hommes, ce qui signifie qu'elles sont plus susceptibles de se retrouver veuves à un certain moment de leur vie. L'isolement social qui peut découler du veuvage peut potentiellement limiter la participation politique. En effet, la perte du conjoint peut entraîner une réduction des interactions sociales et une diminution de l'exposition à diverses opinions politiques, deux facteurs qui peuvent à leur tour réduire l'intérêt et l'engagement envers la politique. De plus, les veuves peuvent également être confrontées à des difficultés économiques, ce qui pourrait les rendre moins susceptibles de participer activement à la vie politique. Ces facteurs socio-structurels pourraient expliquer pourquoi les femmes, et en particulier les femmes âgées, participent moins à la politique.
È vero che le donne hanno in genere un'aspettativa di vita più lunga degli uomini, il che significa che è più probabile che si ritrovino vedove a un certo punto della loro vita. L'isolamento sociale che può derivare dalla vedovanza può potenzialmente limitare la partecipazione politica. Infatti, la perdita del coniuge può portare a una riduzione dell'interazione sociale e dell'esposizione a una varietà di opinioni politiche, che a loro volta possono ridurre l'interesse e l'impegno per la politica. Inoltre, le vedove possono trovarsi di fronte a difficoltà economiche, che potrebbero renderle meno propense a partecipare attivamente alla vita politica. Questi fattori socio-strutturali potrebbero spiegare perché le donne, e quelle più anziane in particolare, partecipano meno alla vita politica.


En 2015, dans la catégorie des veufs, il y a 80% de femmes et 20% d’hommes. Dans la population, en général, il y a 51% de femmes et 49% d’hommes alors que dans le veuvage, il y a 80% de femmes et de 20% d’hommes. Cela explique en partie ce décrochage parce que le veuvage est un facteur puissant d’isolement social. Cette disparité, avec un nombre beaucoup plus élevé de femmes veuves que d'hommes, est sans doute due à la différence d'espérance de vie entre les sexes. Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, ce qui signifie qu'elles sont plus susceptibles de survivre à leur conjoint et de devenir veuves. L'isolement social qui découle souvent du veuvage peut être un obstacle à la participation politique. Les individus qui sont socialement isolés ont moins d'occasions d'interagir avec d'autres personnes et d'être exposés à différentes idées et opinions politiques, ce qui peut réduire leur intérêt pour la politique et leur volonté de participer à des élections. Il est important de souligner que cette situation peut être exacerbée pour les femmes âgées, qui sont déjà confrontées à d'autres formes d'exclusion sociale. Ces obstacles structurels peuvent rendre plus difficile la participation politique active de ces femmes, contribuant à l'écart de participation.
Nel 2015, l'80% dei vedovi erano donne e il 20% uomini. Nella popolazione generale, le donne sono il 51% e gli uomini il 49%, mentre nella categoria dei vedovi le donne sono l'80% e gli uomini il 20%. Questo spiega in parte perché la vedovanza è un fattore così forte di isolamento sociale. Questa disparità, con un numero molto più alto di donne vedove rispetto agli uomini, è senza dubbio dovuta alla differenza di aspettativa di vita tra i due sessi. In media, le donne vivono più a lungo degli uomini, il che significa che hanno maggiori probabilità di sopravvivere al proprio coniuge e diventare vedove. L'isolamento sociale che spesso deriva dalla vedovanza può essere un ostacolo alla partecipazione politica. Le persone socialmente isolate hanno meno opportunità di interagire con altre persone e di essere esposte a idee e opinioni politiche diverse, il che può ridurre il loro interesse per la politica e la loro volontà di partecipare alle elezioni. È importante notare che questa situazione può essere esacerbata per le donne anziane, che devono già affrontare altre forme di esclusione sociale. Queste barriere strutturali possono rendere più difficile per queste donne partecipare attivamente alla politica, contribuendo al divario di partecipazione.


Si on est veuf, on a tendance à être plus isolé, on n’a plus de conjoint, on a des enfants qui ont quitté la maison et cet isolement social contribue à un abstentionnisme politique. le veuvage et l'isolement social qui en découle peuvent avoir un impact significatif sur la participation politique. Comme souligné, ce phénomène affecte plus souvent les femmes, en raison de leur espérance de vie plus longue.
La vedovanza e il conseguente isolamento sociale possono avere un impatto significativo sulla partecipazione politica. Come già detto, questo fenomeno colpisce più spesso le donne, a causa della loro maggiore aspettativa di vita.


Si on ajuste les données pour équilibrer le nombre de veufs et de veuves, on pourrait probablement observer une réduction de l'écart de participation entre les hommes et les femmes. Cela pourrait indiquer que le veuvage et l'isolement social sont des facteurs importants contribuant à l'écart de participation politique entre les sexes chez les personnes âgées. Autre explication des facteurs de type socioculturels et plus précisément la persistance des modèles traditionnels du rôle des femmes. Cela est presque indépendamment des facteurs sociostructurels qui est le fait qu’il y ait eu pendant très longtemps ce maintien du modèle classique de la vision de la femme dans la société et du rôle de la femme dans la société dans l’espace privé et dans l’espace public qui a eu pour effet de réduire le taux de participation des femmes par rapport aux hommes.
Se aggiustassimo i dati per bilanciare il numero di vedovi e vedove, potremmo probabilmente osservare una riduzione del divario di partecipazione tra uomini e donne. Ciò potrebbe indicare che la vedovanza e l'isolamento sociale sono fattori importanti che contribuiscono al divario di genere nella partecipazione politica degli anziani. Un'altra spiegazione è rappresentata da fattori socioculturali, e più specificamente dalla persistenza di modelli di ruolo tradizionali per le donne. Questo aspetto è quasi indipendente dai fattori sociostrutturali, ovvero il fatto che per molto tempo è stato mantenuto il modello tradizionale della visione della donna nella società e del ruolo della donna nella società sia nella sfera privata che in quella pubblica, il che ha avuto l'effetto di ridurre il tasso di partecipazione delle donne rispetto agli uomini.


En Suisse, le droit de vote aux femmes a été accordé très tardivement par rapport à d'autres pays. Au niveau fédéral, ce droit n'a été accordé qu'en 1971, bien après la plupart des autres pays occidentaux. Dans certains cantons plus conservateurs, les femmes ont dû attendre encore plus longtemps pour obtenir le droit de vote au niveau cantonal. C'est le cas du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, qui n'a accordé le droit de vote aux femmes qu'en 1991, suite à une décision de la Cour fédérale. Ce retard dans l'obtention du droit de vote a probablement eu un impact sur la participation politique des femmes, en particulier des femmes plus âgées. Leur intégration dans le processus politique a été retardée, et elles ont eu moins de temps pour s'habituer à l'idée de voter et pour développer les habitudes et les compétences liées à la participation politique. C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles la participation des femmes est plus faible que celle des hommes, en particulier chez les personnes âgées.  
In Svizzera, il diritto di voto alle donne è stato concesso molto tardi rispetto ad altri Paesi. A livello federale, questo diritto è stato concesso solo nel 1971, molto dopo la maggior parte degli altri Paesi occidentali. In alcuni cantoni più conservatori, le donne hanno dovuto aspettare ancora di più per ottenere il diritto di voto a livello cantonale. È il caso del Cantone di Appenzello Interno, che ha concesso il diritto di voto alle donne solo nel 1991, in seguito a una decisione del Tribunale federale. Questo ritardo nell'ottenimento del diritto di voto ha probabilmente avuto un impatto sulla partecipazione politica delle donne, in particolare di quelle più anziane. La loro integrazione nel processo politico è stata ritardata e hanno avuto meno tempo per abituarsi all'idea del voto e per sviluppare le abitudini e le competenze associate alla partecipazione politica. Questo è probabilmente uno dei motivi per cui la partecipazione delle donne è inferiore a quella degli uomini, in particolare tra gli anziani.  


Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures a été le dernier canton en Suisse à accorder le droit de vote aux femmes, et cela ne s'est produit qu'en 1991, sous la pression d'un arrêt de la Cour fédérale. Cette dernière a déclaré que le refus d'accorder le droit de vote aux femmes dans le canton était en violation de la Constitution fédérale, qui stipule l'égalité des droits entre les hommes et les femmes. Cette situation est une illustration frappante de la façon dont les normes sociales et politiques peuvent différer considérablement d'une région à l'autre au sein d'un même pays. Il est important de noter que même si les femmes ont obtenu le droit de vote au niveau fédéral en Suisse en 1971, il a fallu encore vingt ans pour que ce droit soit pleinement reconnu dans l'ensemble du pays. C'est un rappel de la manière dont le changement social et politique peut être un processus lent et parfois conflictuel.
Il Cantone di Appenzello Interno è stato l'ultimo in Svizzera a concedere il diritto di voto alle donne, e ciò è avvenuto solo nel 1991, su pressione di una sentenza del Tribunale federale. Il Tribunale federale ha stabilito che il rifiuto del Cantone di concedere il diritto di voto alle donne violava la Costituzione federale, che prevede la parità di diritti tra uomini e donne. Questa situazione è un esempio lampante di come le norme sociali e politiche possano differire notevolmente da una regione all'altra all'interno dello stesso Paese. È importante notare che, sebbene le donne abbiano ottenuto il diritto di voto a livello federale in Svizzera nel 1971, ci sono voluti altri vent'anni perché questo diritto fosse pienamente riconosciuto in tutto il Paese. Questo ci ricorda come il cambiamento sociale e politico possa essere un processo lento e talvolta divisivo.


Quelles sont les conséquences de cet octroi tardif du droit de vote aux femmes et en quoi est-ce que cela a pu avoir une conséquence sur le taux de participation encore aujourd’hui ?
Quali sono state le conseguenze di questa concessione tardiva del diritto di voto alle donne e come ha influito sul tasso di affluenza alle urne ancora oggi?


L'impact de l'acquisition tardive du droit de vote pour les femmes en Suisse, en particulier dans certains cantons, ne doit pas être sous-estimé. L'accession au droit de vote est souvent considérée comme un rite de passage dans la vie adulte, et pour les femmes de certaines générations en Suisse, cette étape n'est venue que tardivement. Les femmes qui n'ont pas obtenu le droit de vote jusqu'à plus tard dans leur vie ont manqué de nombreuses années de socialisation politique qui sont normalement une partie importante de l'âge adulte. Cette socialisation politique peut inclure des choses comme le suivi des élections, la discussion des questions politiques avec des amis et des collègues, et la participation à des organisations ou des groupes politiques. Sans cette socialisation politique, ces femmes ont pu être moins enclines à participer à la vie politique lorsqu'elles ont finalement obtenu le droit de vote. Cela peut aider à expliquer pourquoi, dans les statistiques de participation électorale, nous voyons une participation plus faible chez les femmes âgées en Suisse.  
L'impatto dell'acquisizione tardiva del diritto di voto per le donne in Svizzera, in particolare in alcuni cantoni, non deve essere sottovalutato. L'acquisizione del diritto di voto è spesso vista come un rito di passaggio all'età adulta, e per alcune generazioni di donne in Svizzera questo passaggio è arrivato tardi. Le donne che hanno ottenuto il diritto di voto solo in tarda età hanno perso molti anni di socializzazione politica che normalmente è una parte importante dell'età adulta. Questa socializzazione politica può includere cose come seguire le elezioni, discutere di questioni politiche con amici e colleghi e partecipare a organizzazioni o gruppi politici. Senza questa socializzazione politica, queste donne potrebbero essere state meno inclini a partecipare alla vita politica quando hanno ottenuto il diritto di voto. Ciò può contribuire a spiegare perché, nelle statistiche sulla partecipazione elettorale, si osserva una minore partecipazione delle donne anziane in Svizzera.  


L'accès tardif au droit de vote a empêché ces femmes d'acquérir de l'expérience et de se familiariser avec les processus politiques au même âge que leurs homologues masculins. Ce retard a sans doute contribué à leur désengagement ou à leur participation moindre à la politique. On peut même imaginer que cet effet institutionnel se conjugue avec l’effet sociostructurel de la grande fréquence des femmes veuves. En effet, l'isolement social résultant du veuvage pourrait se combiner avec le manque d'expérience politique individuelle pour contribuer à un désengagement politique accru parmi les femmes âgées. Si ces femmes s'étaient auparavant fiées à leur mari pour obtenir des informations et des conseils sur la politique, leur participation pourrait diminuer après le décès de leur mari. Cela souligne l'importance de l'autonomie politique et de l'éducation civique pour toutes les personnes, indépendamment de leur sexe. Il est crucial que chacun puisse développer sa propre compréhension des questions politiques et s'engager de manière autonome dans le processus politique.  
Un accesso tardivo al diritto di voto ha impedito a queste donne di fare esperienza e di familiarizzare con i processi politici alla stessa età dei loro colleghi maschi. Questo ritardo ha indubbiamente contribuito al loro disimpegno o alla loro ridotta partecipazione alla politica. Possiamo anche immaginare che questo effetto istituzionale sia combinato con l'effetto socio-strutturale dell'alta incidenza della vedovanza tra le donne. Infatti, l'isolamento sociale derivante dalla vedovanza potrebbe combinarsi con la mancanza di esperienza politica individuale per contribuire a un maggiore disimpegno politico tra le donne anziane. Se in precedenza queste donne si erano affidate ai mariti per ottenere informazioni e consigli sulla politica, la loro partecipazione potrebbe diminuire dopo la morte del marito. Ciò evidenzia l'importanza dell'empowerment politico e dell'educazione civica per tutte le persone, indipendentemente dal genere. È fondamentale che ognuno sia in grado di sviluppare la propria comprensione delle questioni politiche e di impegnarsi autonomamente nel processo politico.


L'intersection de ces facteurs - le veuvage et l'obtention tardive du droit de vote - peut jouer un rôle important dans le désengagement politique des femmes âgées en Suisse. L'histoire du droit de vote des femmes en Suisse est unique et reflète une évolution sociale et politique plus large qui a conduit à une inclusion politique plus complète. Néanmoins, l'héritage de l'exclusion politique persiste et se manifeste dans les taux de participation des élections. Les femmes âgées en Suisse, qui ont obtenu le droit de vote plus tard dans leur vie, peuvent avoir eu moins d'occasions d'acquérir une expérience politique et d'engagement citoyen, ce qui peut expliquer pourquoi elles se désengagent du processus politique à un rythme plus élevé que les hommes du même âge. De plus, l'impact du veuvage sur l'isolement social et donc sur la participation politique ne doit pas être sous-estimé. Cela renforce la nécessité de politiques publiques et d'interventions ciblées visant à encourager l'engagement politique des populations vulnérables, y compris les femmes âgées.  
L'intersezione di questi fattori - la vedovanza e l'acquisizione tardiva del diritto di voto - può giocare un ruolo importante nel disimpegno politico delle donne anziane in Svizzera. La storia del suffragio femminile in Svizzera è unica e riflette una più ampia evoluzione sociale e politica che ha portato a una maggiore inclusione politica. Tuttavia, l'eredità dell'esclusione politica persiste ed è evidente nei tassi di partecipazione alle elezioni. Le donne anziane in Svizzera, che hanno ottenuto il diritto di voto più tardi nella vita, potrebbero aver avuto meno opportunità di acquisire esperienza politica e impegno civico, il che potrebbe spiegare perché si disimpegnano dal processo politico a un tasso più elevato rispetto agli uomini della stessa età. Inoltre, l'impatto della vedovanza sull'isolamento sociale e quindi sulla partecipazione politica non deve essere sottovalutato. Ciò rafforza la necessità di politiche pubbliche e interventi mirati per incoraggiare l'impegno politico tra le popolazioni vulnerabili, comprese le donne anziane.  


La thèse révisionniste sur la participation politique des femmes offre une perspective nouvelle et critique sur les facteurs traditionnels d'analyse. Elle suggère que les explications classiques de la participation des femmes peuvent ne plus être suffisantes pour comprendre les tendances actuelles de la participation politique des femmes. Dans le contexte moderne, plusieurs changements structurels ont été observés qui ont influencé la participation politique des femmes. Les femmes sont devenues plus présentes dans le monde du travail, plus éduquées et plus engagées dans la sphère publique. Ces transformations peuvent conduire à une modification de la relation entre le sexe, l'âge et la participation politique. La thèse révisionniste suggère que la structure de la participation des femmes aux élections a changé et que nous devons examiner d'autres facteurs pour comprendre la participation politique des femmes aujourd'hui. Ces facteurs peuvent comprendre le niveau d'éducation, la participation à la main-d'œuvre, l'indépendance économique, le mariage et la maternité, entre autres.  
La tesi revisionista sulla partecipazione politica delle donne offre una prospettiva nuova e critica sui fattori tradizionali di analisi. Suggerisce che le spiegazioni tradizionali della partecipazione femminile potrebbero non essere più sufficienti per comprendere le tendenze attuali della partecipazione politica delle donne. Nel contesto moderno, sono stati osservati diversi cambiamenti strutturali che hanno influenzato la partecipazione politica delle donne. Le donne sono diventate più presenti nel mondo del lavoro, più istruite e più coinvolte nella sfera pubblica. Queste trasformazioni possono portare a un cambiamento nel rapporto tra genere, età e partecipazione politica. La tesi revisionista suggerisce che il modello di partecipazione delle donne alle elezioni è cambiato e che dobbiamo guardare ad altri fattori per capire la partecipazione politica delle donne oggi. Questi fattori possono includere il livello di istruzione, la partecipazione alla forza lavoro, l'indipendenza economica, il matrimonio e la maternità, tra gli altri.


Au cours des dernières décennies, l'intégration sociale et professionnelle des femmes s'est considérablement accrue, ce qui a eu un impact significatif sur leur participation politique. En premier lieu, l'augmentation de l'éducation des femmes a renforcé leur intégration sociale. Les femmes ont aujourd'hui accès à tous les niveaux d'éducation, y compris l'enseignement supérieur, ce qui leur offre une meilleure connaissance et compréhension des enjeux politiques. Deuxièmement, l'augmentation de la participation des femmes à la main-d'œuvre a également renforcé leur intégration sociale et professionnelle. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes travaillent à temps plein et occupent des postes de direction. Cela leur a donné une plus grande autonomie économique, ce qui a renforcé leur capacité à participer à la politique. Troisièmement, les changements dans le rôle des femmes au sein de la famille ont également contribué à leur intégration sociale et professionnelle. Avec l'augmentation du nombre de femmes qui travaillent, le modèle traditionnel de la femme au foyer a été remis en question. De plus, avec l'augmentation des divorces et des familles monoparentales, de plus en plus de femmes assument des rôles de chefs de famille, ce qui peut également augmenter leur participation politique. Tous ces facteurs ont contribué à un "effet de rattrapage" où les femmes ont rattrapé les hommes en termes de participation politique. Cependant, il est important de noter que malgré ces progrès, des disparités persistent. Par exemple, les femmes sont toujours sous-représentées dans les positions de leadership politique et les obstacles structurels à la participation politique des femmes, comme le sexisme et la discrimination, existent toujours.  
Negli ultimi decenni, l'integrazione sociale e professionale delle donne è aumentata notevolmente, con un impatto significativo sulla loro partecipazione politica. In primo luogo, l'aumento dell'istruzione femminile ha rafforzato la loro integrazione sociale. Le donne hanno ora accesso a tutti i livelli di istruzione, compresa l'istruzione superiore, che consente loro una migliore conoscenza e comprensione delle questioni politiche. In secondo luogo, anche la maggiore partecipazione delle donne alla forza lavoro ha rafforzato la loro integrazione sociale e professionale. Oggi sempre più donne lavorano a tempo pieno e ricoprono posizioni manageriali. Questo ha dato loro una maggiore autonomia economica, che a sua volta ha rafforzato la loro capacità di partecipare alla politica. In terzo luogo, anche i cambiamenti nel ruolo delle donne all'interno della famiglia hanno contribuito alla loro integrazione sociale e professionale. Con l'aumento delle donne che lavorano, il modello tradizionale della casalinga è stato messo in discussione. Inoltre, con l'aumento dei divorzi e delle famiglie monoparentali, sempre più donne assumono il ruolo di capofamiglia, il che può aumentare la loro partecipazione politica. Tutti questi fattori hanno contribuito a un "effetto di recupero" in cui le donne hanno raggiunto gli uomini in termini di partecipazione politica. Tuttavia, è importante notare che, nonostante questi progressi, persistono delle disparità. Ad esempio, le donne sono ancora sottorappresentate nelle posizioni di leadership politica ed esistono ancora barriere strutturali alla partecipazione politica delle donne, come il sessismo e la discriminazione.  


La montée des femmes dans la sphère professionnelle a des implications politiques significatives. Historiquement, les femmes ont été largement exclues de la vie politique et leur taux de participation politique a été plus faible que celui des hommes. Cependant, avec leur intégration croissante dans le monde du travail et leur participation accrue à la vie sociale, les femmes ont acquis une plus grande autonomie économique et sociale. Ceci, à son tour, a stimulé leur engagement et leur participation à la politique. En outre, l'entrée des femmes dans le monde du travail a également changé la dynamique de la vie familiale et domestique, avec une répartition plus égale des responsabilités domestiques entre les hommes et les femmes. Cela a également libéré du temps et de l'énergie pour les femmes, qui peuvent être consacrés à la participation politique. Les femmes sont plus intégrées socialement et professionnellement qu’avant, elles sont donc aussi plus intégrées politiquement qu’elles ne l’étaient avant et elles finissent par rattraper les hommes.
L'ascesa delle donne nella sfera professionale ha implicazioni politiche significative. Storicamente, le donne sono state ampiamente escluse dalla vita politica e il loro tasso di partecipazione politica è stato inferiore a quello degli uomini. Tuttavia, con la crescente integrazione nel mondo del lavoro e la maggiore partecipazione alla vita sociale, le donne hanno acquisito una maggiore autonomia economica e sociale. Questo, a sua volta, ha stimolato il loro coinvolgimento e la loro partecipazione alla politica. Inoltre, l'ingresso delle donne nel mondo del lavoro ha cambiato anche le dinamiche della vita familiare e domestica, con una divisione più equa delle responsabilità domestiche tra uomini e donne. Questo ha anche liberato tempo ed energie delle donne, che possono essere dedicate alla partecipazione politica. Le donne sono più integrate socialmente e professionalmente di quanto non lo fossero prima, quindi sono anche più integrate politicamente di quanto non lo fossero prima, e stanno finalmente raggiungendo gli uomini.


Selon cette thèse révisionniste, le fossé du genre (« gender gap ») en termes de participation politique aurait disparu. bien que de nombreux pays ont observé une diminution significative de l'écart entre les sexes en termes de participation politique, des différences persistent encore dans certains pays, y compris la Suisse. Dans de nombreux pays développés, y compris les États-Unis, les pays scandinaves, la France et l'Allemagne, l'écart de genre en termes de participation politique a diminué de manière significative au cours des dernières décennies. Cela est en grande partie dû à une combinaison de facteurs, notamment l'évolution des attitudes sociétales, l'amélioration de l'accès à l'éducation pour les femmes, une intégration accrue des femmes dans le monde du travail, ainsi que des efforts politiques délibérés pour augmenter la représentation des femmes en politique. L'écart entre les sexes en termes de participation politique ne se limite pas seulement à voter lors des élections. Il s'étend également à d'autres aspects de la participation politique, tels que le fait de se présenter aux élections, d'occuper des postes de direction politiques, d'être actif dans les partis politiques, et de participer à des mouvements sociaux et à des manifestations.
Secondo questa tesi revisionista, il divario di genere in termini di partecipazione politica è scomparso. Sebbene in molti Paesi si sia registrata una riduzione significativa del divario di genere in termini di partecipazione politica, in alcuni Paesi, tra cui la Svizzera, le differenze persistono. In molti Paesi sviluppati, tra cui gli Stati Uniti, i Paesi scandinavi, la Francia e la Germania, il divario di genere nella partecipazione politica si è ridotto significativamente negli ultimi decenni. Ciò è dovuto in gran parte a una combinazione di fattori, tra cui il cambiamento degli atteggiamenti sociali, il miglioramento dell'accesso all'istruzione per le donne, la maggiore integrazione delle donne nella forza lavoro e gli sforzi politici deliberati per aumentare la rappresentanza femminile in politica. Il divario di genere nella partecipazione politica non si limita al voto alle elezioni. Si estende anche ad altri aspetti della partecipazione politica, come candidarsi alle elezioni, ricoprire posizioni di leadership politica, essere attivi nei partiti politici e prendere parte a movimenti sociali e manifestazioni.


En Suisse, bien qu'il y ait eu une augmentation de la participation des femmes aux élections, il y a encore un écart entre les sexes en termes de représentation politique. Par exemple, les femmes sont sous-représentées dans les postes de leadership politiques, et moins de femmes sont élues aux postes politiques par rapport aux hommes.  
In Svizzera, nonostante l'aumento della partecipazione delle donne alle elezioni, esiste ancora un divario di genere in termini di rappresentanza politica. Ad esempio, le donne sono sottorappresentate nelle posizioni di leadership politica e le donne elette a cariche politiche sono meno numerose degli uomini.


Selon les enquêtes, il n'y a plus d'écart de participation entre les hommes et les femmes lors des votations fédérales en Suisse. Cependant, un léger écart persiste lors des élections, avec une participation légèrement inférieure chez les femmes. En Suisse, bien que le processus de rattrapage et de convergence soit en cours, il n'est pas encore totalement achevé. Il est possible que ce processus de rattrapage soit également influencé par le fait que l'impact du facteur institutionnel - l'octroi tardif du droit de vote aux femmes - s'atténue avec le temps. En effet, la proportion de femmes qui ont atteint l'âge adulte sans avoir le droit de vote diminue progressivement.
Secondo i sondaggi, in Svizzera non c'è più un divario di affluenza tra uomini e donne ai referendum federali. Tuttavia, persiste un leggero divario al momento delle elezioni, con un'affluenza leggermente inferiore tra le donne. In Svizzera, sebbene il processo di recupero e convergenza sia in corso, non è ancora completo. È possibile che questo processo di recupero sia influenzato anche dal fatto che l'impatto del fattore istituzionale - la concessione tardiva del diritto di voto alle donne - si sta riducendo nel tempo. Infatti, la percentuale di donne che hanno raggiunto l'età adulta senza il diritto di voto sta gradualmente diminuendo.


En Suisse, comme dans de nombreux autres pays, la participation des femmes aux élections a considérablement augmenté au fil du temps. Cela peut être attribué à un certain nombre de facteurs, notamment une plus grande égalité des sexes, une intégration sociale et professionnelle plus forte des femmes et une plus grande sensibilisation et éducation en matière politique. Il est également vrai que l'effet du droit de vote tardif des femmes en Suisse est en train de s'estomper avec le temps, car de plus en plus de femmes ont acquis le droit de vote dès leur majorité. Cela signifie que les femmes qui sont arrivées à l'âge adulte sans le droit de vote sont de moins en moins nombreuses, et que cet effet institutionnel historique a moins d'influence sur les tendances actuelles de la participation électorale. Cependant, il existe toujours un certain écart de participation entre les hommes et les femmes lors des élections en Suisse, bien que cet écart se réduise progressivement. De plus, il est crucial de continuer à travailler pour éliminer les obstacles qui empêchent encore certaines femmes de participer pleinement à la vie politique et sociale.
In Svizzera, come in molti altri Paesi, la partecipazione delle donne alle elezioni è aumentata notevolmente nel tempo. Ciò può essere attribuito a una serie di fattori, tra cui una maggiore uguaglianza di genere, una maggiore integrazione sociale e professionale delle donne e una maggiore consapevolezza ed educazione politica. È anche vero che l'effetto dell'affrancamento tardivo delle donne in Svizzera si sta affievolendo nel tempo, poiché sempre più donne acquisiscono il diritto di voto non appena diventano maggiorenni. Ciò significa che ci sono sempre meno donne che hanno raggiunto l'età adulta senza il diritto di voto e che questo effetto storico-istituzionale ha una minore influenza sulle tendenze attuali della partecipazione elettorale. Tuttavia, in Svizzera esiste ancora un certo divario nell'affluenza alle urne tra uomini e donne, sebbene questo divario si stia gradualmente riducendo. Inoltre, è fondamentale continuare a lavorare per eliminare gli ostacoli che ancora impediscono ad alcune donne di partecipare pienamente alla vita politica e sociale.


Les femmes qui ont été touchées par l'absence de droit de vote lorsqu'elles ont atteint leur majorité sont de plus en plus rares, et par conséquent, l'impact institutionnel va progressivement s'atténuer et finalement disparaître. Il existe encore des disparités, par exemple à Genève, où l'écart de participation entre les hommes et les femmes est presque négligeable. Bien qu'il reste une différence, elle est vraiment très minime. L'existence de ce faible écart de participation entre les hommes et les femmes à Genève suggère que la socialisation politique des femmes s'est considérablement améliorée au fil du temps. Cela peut être attribué à plusieurs facteurs, comme une plus grande intégration sociale et professionnelle des femmes, et une disparition progressive de l'impact institutionnel lié au fait que le droit de vote a été accordé aux femmes plus tardivement qu'aux hommes.
Sempre meno donne sono state colpite dalla mancanza del diritto di voto quando sono diventate maggiorenni, quindi l'impatto istituzionale si ridurrà gradualmente fino a scomparire. Esistono ancora delle disparità, ad esempio a Ginevra, dove il divario di partecipazione tra uomini e donne è quasi trascurabile. Anche se c'è ancora una differenza, è davvero molto piccola. L'esistenza di questo piccolo divario di partecipazione tra uomini e donne a Ginevra suggerisce che la socializzazione politica delle donne è migliorata notevolmente nel tempo. Ciò può essere attribuito a una serie di fattori, come la maggiore integrazione sociale e professionale delle donne e la graduale scomparsa dell'impatto istituzionale legato al fatto che le donne hanno ottenuto il diritto di voto più tardi degli uomini.


=== Analyse de l'Effet de l'Âge sur la Participation Politique ===
=== Analisi dell'effetto dell'età sulla partecipazione politica ===
{{Article détaillé|Les bases culturelles du comportement politique{{!}}Effets liés à la relation entre temps, âge et changement social}}
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Version du 29 juin 2023 à 15:29

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Lo studio del comportamento politico va ben oltre l'osservazione delle azioni manifeste. Comprende anche l'esame di atteggiamenti, credenze, valori e opinioni politiche. Questi aspetti più soggettivi e talvolta meno visibili del comportamento politico sono altrettanto importanti del comportamento politico più manifesto, come il voto o la partecipazione a manifestazioni.

Il termine "comportamento politico" potrebbe sembrare restrittivo, poiché evoca azioni osservabili e concrete. Tuttavia, nel campo delle scienze politiche, questo termine è generalmente utilizzato per designare un campo di studio molto più ampio, che comprende non solo le azioni, ma anche i pensieri, gli atteggiamenti, le credenze, le opinioni e i valori legati alla politica. Questi elementi più astratti sono infatti fondamentali per comprendere la politica e il funzionamento delle società. Ad esempio, i valori politici di un individuo, anche se non sempre si traducono in azioni concrete, possono influenzare la sua percezione delle politiche, dei partiti e dei candidati e guidare le future decisioni politiche. Allo stesso modo, le opinioni e le convinzioni politiche di una persona, anche se non espresse attraverso le azioni, possono avere un impatto significativo sul suo allineamento politico e sul sostegno a diverse cause.

Campi di studio del comportamento politico: una panoramica

Il comportamento politico può essere classificato a grandi linee in due categorie: comportamento politico convenzionale e comportamento politico non convenzionale. Questi due tipi di comportamento sono caratterizzati da forme diverse di partecipazione politica.

Comportamento politico convenzionale

Il comportamento politico convenzionale, noto anche come comportamento elettorale, si concentra principalmente sulle azioni e sulle decisioni degli elettori durante le elezioni. Questo campo di studio presenta due aspetti principali: la partecipazione elettorale e le scelte di voto.

  • Partecipazione elettorale: si tratta di esaminare chi sceglie di partecipare alle elezioni e chi sceglie di astenersi, nonché le ragioni di queste scelte. I fattori che possono influenzare l'affluenza alle urne sono l'età, l'istruzione, lo status socio-economico, l'impegno civico, il senso di efficacia politica, l'interesse per la politica e molti altri. Anche i fattori istituzionali, come la facilità di voto e il tipo di sistema elettorale, possono giocare un ruolo.
  • Scelta di voto: quest'area analizza per chi o per cosa si vota. Questo aspetto può essere influenzato da fattori quali l'ideologia politica, l'appartenenza a un gruppo, la valutazione del governo o dei candidati in carica, questioni politiche specifiche e la percezione della competenza dei candidati.

Combinando questi due aspetti - chi vota e come vota - i ricercatori possono ottenere un quadro più completo del comportamento elettorale. Queste informazioni possono essere utilizzate per comprendere le tendenze elettorali, prevedere i risultati delle elezioni e informare gli sforzi per aumentare l'affluenza alle urne e l'impegno civico.

Lo studio del comportamento elettorale, che è un aspetto importante del comportamento politico, si concentra principalmente su queste tre domande fondamentali: chi vota, come vota e perché vota nel modo in cui lo fa.

  • Chi vota: si tratta di esaminare le caratteristiche degli elettori, come l'età, il sesso, il livello di istruzione, la classe socioeconomica, la razza o l'origine etnica e altri fattori demografici. Può anche trattarsi di esaminare i fattori istituzionali che possono influenzare l'affluenza alle urne, come le leggi sulla registrazione degli elettori, il tipo di sondaggio, ecc.
  • Come votano: si tratta di esaminare per chi o per cosa votano le persone. Ad esempio, votano per un particolare partito politico, per un candidato specifico o in base a una questione specifica?
  • Perché votano: questa è la fase in cui i ricercatori cercano di spiegare le motivazioni alla base delle scelte di voto delle persone. Ciò può includere l'esame degli atteggiamenti e delle convinzioni politiche, delle affiliazioni partitiche, delle percezioni dei candidati e delle questioni, delle condizioni economiche e di altri fattori.

Lo studio di questi tre aspetti può aiutare a comprendere non solo i risultati di una specifica elezione, ma anche le tendenze elettorali più ampie, il funzionamento della democrazia e il modo in cui vari fattori possono influenzare il processo elettorale. Come suggerisce il nome, il comportamento elettorale si riferisce alle elezioni, quindi studiamo il comportamento alle elezioni, chi vota, per quale partito e quale candidato.

La Svizzera è unica nel suo genere perché ha un sistema di democrazia diretta, in cui i cittadini hanno il potere di votare non solo sui rappresentanti politici, ma anche su specifiche politiche pubbliche, proposte di legge e riforme politiche. Questo aggiunge un'altra dimensione allo studio del comportamento elettorale. Sebbene le elezioni rappresentative (cioè il voto per i candidati o i partiti politici) siano il tipo di voto più comunemente studiato in termini di comportamento elettorale, l'analisi della democrazia diretta, come le votazioni popolari in Svizzera, può fornire approfondimenti unici e preziosi. Applicando i metodi di studio del comportamento di voto alle votazioni popolari, i ricercatori possono ottenere informazioni preziose su come i cittadini interagiscono con questioni politiche specifiche e dirette, fornendo un quadro più completo del panorama politico svizzero e della democrazia diretta in azione.

Comportamento politico non convenzionale

Lo studio del comportamento politico non convenzionale si concentra sui tipi di impegno politico che avvengono al di fuori dei canali tradizionali, come il voto o l'attivismo di partito. Due esempi principali sono la politica di protesta e i nuovi movimenti sociali.

L'azione collettiva è un aspetto importante del comportamento politico non convenzionale. Comprende qualsiasi forma di attività in cui gli individui si uniscono per raggiungere un obiettivo comune, spesso legato alla difesa di interessi condivisi o alla promozione di cambiamenti sociali o politici. L'azione collettiva può assumere molte forme, dalle manifestazioni pubbliche agli scioperi e alle campagne di sensibilizzazione online. Può coinvolgere un'organizzazione formale, come un sindacato o un gruppo di difesa, o può essere una mobilitazione più spontanea di cittadini intorno a un problema o a una causa specifica. Lo studio dell'azione collettiva come componente del comportamento politico cerca di capire come e perché si verificano queste forme di mobilitazione. Esamina domande come: cosa motiva gli individui a partecipare all'azione collettiva? Come si formano e come funzionano i gruppi di azione collettiva? Quali fattori contribuiscono al successo o al fallimento dell'azione collettiva?

La politica di protesta è un sottoinsieme specifico dell'azione collettiva che si concentra sulla sfida all'ordine esistente e sulla promozione del cambiamento. Rappresenta una forma di impegno politico che va oltre il sistema politico convenzionale e cerca di esercitare una pressione sulle strutture di potere per ottenere un cambiamento. La politica di protesta spesso coinvolge gruppi che si mobilitano intorno a una richiesta specifica o a un insieme di richieste. Queste richieste vengono generalmente presentate ai leader politici, come il governo, il parlamento o altri decisori, con l'obiettivo di attirare la loro attenzione e influenzare la loro azione.

La politica di protesta è un concetto molto ampio che comprende una moltitudine di forme di azione collettiva. I gruppi impegnati nella politica di protesta spesso cercano di ottenere un cambiamento utilizzando tattiche che vanno oltre le vie tradizionali della partecipazione politica. Ecco alcune delle forme che la politica di protesta può assumere:

  • Movimenti sociali: si tratta di gruppi organizzati di persone che si riuniscono intorno a un interesse o a una causa comune. I movimenti sociali possono avere un'ampia varietà di obiettivi, dai diritti umani alla protezione dell'ambiente, e possono utilizzare una varietà di tattiche per raggiungere questi obiettivi.
  • Rivolte e rivoluzioni: queste forme di azione collettiva sono spesso più radicali e possono comportare tentativi diretti di rovesciare un governo o un sistema politico. Possono essere violente o non violente e possono essere ampiamente sostenute dal pubblico o limitate a un piccolo gruppo di attivisti.
  • Guerre civili: in alcuni casi, la protesta politica può degenerare in un conflitto armato su larga scala. Le guerre civili sono di solito il risultato di disaccordi profondi e intrattabili sul potere politico, sull'identità nazionale, sui diritti umani o su altre questioni fondamentali.
  • Terrorismo: è una forma estrema di protesta politica che utilizza la violenza per creare un clima di paura e raggiungere obiettivi politici. È importante notare che il terrorismo è generalmente considerato illegale e immorale dalla comunità internazionale.
  • Attivismo comunitario: si tratta di una forma di mobilitazione politica che si concentra su questioni specifiche di una particolare comunità. Gli attivisti comunitari spesso lavorano per risolvere i problemi locali organizzando i cittadini, influenzando le politiche pubbliche e fornendo servizi diretti. Questo attivismo può comprendere un'ampia gamma di questioni, tra cui, ma non solo, l'alloggio, l'istruzione, la salute e l'ambiente.
  • Organizzazione di base: questa forma di impegno politico si concentra sulla mobilitazione dei cittadini comuni affinché partecipino più attivamente alla vita politica. Può comprendere attività come il porta a porta, le campagne telefoniche, la raccolta di fondi e la formazione politica. L'idea è quella di rafforzare la partecipazione politica di base e incoraggiare un maggior numero di persone a partecipare al processo politico.
  • Creazione di media alternativi: In un mondo sempre più dominato dalle grandi aziende mediatiche, la creazione di media alternativi offre ai gruppi emarginati un modo per far sentire la propria voce. Ciò può comportare la creazione di giornali, stazioni radio, canali televisivi, siti web, podcast o altre forme di media che offrono prospettive e informazioni diverse da quelle fornite dai media tradizionali. I media alternativi possono svolgere un ruolo cruciale nel diffondere informazioni, mobilitare il sostegno e sfidare il discorso dominante.
  • Sciopero: lo sciopero è un'azione collettiva in cui un gruppo di lavoratori interrompe il lavoro per esprimere il proprio malcontento e sollecitare un cambiamento. Gli scioperi possono essere utilizzati per chiedere aumenti salariali, migliori condizioni di lavoro, il riconoscimento dei sindacati o altre richieste legate al lavoro. Possono essere particolarmente efficaci perché interrompono direttamente la produzione o la fornitura di servizi, esercitando una pressione economica sui datori di lavoro. Gli scioperi possono anche essere guidati dagli studenti, come abbiamo visto con i recenti scioperi per il clima guidati dai giovani di tutto il mondo.

Ognuna di queste forme di politica di protesta ha le proprie dinamiche, sfide e potenziali conseguenze. Lo studio di questi diversi tipi di azione può aiutare i ricercatori, i responsabili politici e il pubblico a comprendere meglio come si sviluppano i movimenti sociali e i conflitti politici e come possono essere risolti.

I "nuovi movimenti sociali" rappresentano una svolta cruciale nel modo in cui i cittadini si impegnano nelle azioni di protesta. Questi movimenti differiscono in modo significativo dai movimenti sociali tradizionali, come i sindacati, in termini di temi, strutture organizzative e tecniche di mobilitazione. In primo luogo, in termini di temi e obiettivi, questi nuovi movimenti sociali hanno una portata più ampia e spesso si concentrano su questioni sociali, culturali e politiche. Ad esempio, il movimento ambientalista si batte per proteggere l'ambiente e combattere il cambiamento climatico. Il movimento per i diritti LGBTQ+, invece, si dedica alla promozione della parità di diritti e dell'accettazione sociale. In secondo luogo, questi movimenti tendono ad avere strutture organizzative meno formali e più decentrate rispetto ai movimenti sociali tradizionali. Possono non avere una leadership chiaramente definita o strutture organizzative formali. Questo decentramento può consentire loro di adattarsi più rapidamente e in modo creativo a condizioni e sfide mutevoli. Infine, le tecniche di mobilitazione di questi nuovi movimenti sociali sono state trasformate dall'avvento dei social media e di altre tecnologie digitali. Hanno la capacità di mobilitare i sostenitori su una scala più ampia ed efficace che mai. Campagne online, dimostrazioni virtuali e altre forme di mobilitazione digitale sono oggi strumenti comunemente utilizzati.

La mobilitazione all'interno di questi nuovi movimenti sociali è caratterizzata dall'uso di forme di azione non convenzionali. Queste azioni vanno oltre i consueti canali istituzionali, come il voto o la raccolta di firme per referendum o iniziative. Esse cercano di attirare l'attenzione dell'opinione pubblica, di suscitare un dibattito e di esercitare pressioni per un cambiamento politico.

  • Manifestazioni: Le manifestazioni sono una forma comune di azione politica non convenzionale. I cittadini si riuniscono in pubblico per esprimere il loro sostegno o la loro opposizione a una particolare politica. Questi eventi sono spesso molto visibili e possono attirare l'attenzione dei media, contribuendo a sensibilizzare l'opinione pubblica e a fare pressione sui politici.
  • Boicottaggi: i boicottaggi sono un'altra forma di azione politica non convenzionale. Si tratta di rifiutare l'acquisto di prodotti o servizi per protestare contro le azioni di un'azienda o di un governo. I boicottaggi possono essere un modo efficace per esercitare una pressione economica e spingere a un cambiamento di comportamento o di politica.
  • Sit-in: un sit-in è una forma di protesta non violenta in cui gli individui occupano uno spazio per esprimere la loro opposizione a una certa politica o pratica. Rifiutandosi di muoversi, i partecipanti ai sit-in attirano l'attenzione sulla loro causa e possono interrompere il normale funzionamento di un luogo, sia esso un ufficio governativo, un ristorante, un'università, ecc. I sit-in sono stati un importante strumento di protesta durante il movimento per i diritti civili negli Stati Uniti negli anni Sessanta e continuano a essere utilizzati da diversi movimenti sociali oggi.

Queste forme di azione non convenzionali svolgono un ruolo cruciale nella democrazia moderna. Permettono ai cittadini di esprimersi e mobilitarsi al di fuori delle strutture istituzionali tradizionali, offrendo ulteriori possibilità di influenzare il corso della politica e il cambiamento sociale.

Il comportamento politico convenzionale implica il coinvolgimento dei cittadini attraverso i canali istituzionali. Ciò include la partecipazione alle elezioni, la firma di petizioni o la raccolta di firme per lanciare iniziative o referendum. Queste azioni sono l'espressione tradizionale del coinvolgimento politico. Coinvolgono i meccanismi ufficiali che il sistema politico ha messo in atto per consentire ai cittadini di esprimere le proprie opinioni e partecipare al processo decisionale. Tuttavia, non tutti i cittadini si limitano a queste forme di espressione politica. Per alcuni, questi canali istituzionali possono sembrare insufficienti per esprimere pienamente le loro richieste o raggiungere i loro obiettivi politici. È qui che entra in gioco il comportamento politico non convenzionale. Il comportamento politico non convenzionale si verifica quando i cittadini vanno oltre i tradizionali contesti istituzionali per far sentire la propria voce. Dimostrazioni, scioperi, occupazioni e boicottaggi rientrano in questa categoria. Queste tattiche sono spesso utilizzate quando i cittadini sentono il bisogno di evidenziare questioni irrisolte, stimolare il dibattito ed esercitare una pressione più diretta per il cambiamento politico. Entrambi i tipi di comportamento svolgono un ruolo cruciale in una società democratica. Le azioni convenzionali consentono alle istituzioni democratiche di funzionare correttamente. Allo stesso tempo, le azioni non convenzionali possono evidenziare questioni più profonde, stimolare il dibattito e catalizzare il cambiamento politico.

Domande frequenti nello studio del comportamento politico

Lo studio del comportamento politico, sia in Svizzera che all'estero, può concentrarsi su alcune domande chiave.

  • L'effetto dell'età sulla partecipazione politica: diversi studi hanno dimostrato che l'età ha un effetto significativo sulla partecipazione politica. Questo effetto non è dovuto solo all'invecchiamento, ma anche al percorso di vita dell'individuo e all'appartenenza a una certa generazione. Sorge quindi la domanda: in che modo questi fattori influenzano il comportamento elettorale? Cosa spinge alcuni anziani a votare più o meno di altri? Queste sono le domande chiave per capire come l'età e il corso di vita influenzino la partecipazione politica.
  • Coinvolgimento nei movimenti sociali": un'altra domanda cruciale nello studio del comportamento politico riguarda il coinvolgimento nei movimenti sociali. Perché alcune persone scelgono di essere coinvolte in questi movimenti, mentre altre non lo fanno? Alcuni individui sono più inclini a impegnarsi in azioni collettive rispetto ad altri? E se è così, quali sono i tratti individuali o i fattori che predispongono certi individui a impegnarsi nell'azione collettiva e nei movimenti sociali?
  • Per comprendere i modelli di voto e le variazioni da un'elezione all'altra, i ricercatori studiano le determinanti individuali del comportamento di voto. Si tratta di fattori quali l'età, la classe sociale, l'istruzione, il sesso, la religione, l'origine etnica e i valori politici. L'obiettivo è quello di identificare regolarità e modelli nel comportamento di voto. Ad esempio, quali sono le caratteristiche personali che rendono un individuo più propenso a votare per un partito conservatore piuttosto che per uno progressista? La comprensione di queste determinanti individuali può aiutare a prevedere i risultati delle elezioni e a indirizzare gli sforzi di mobilitazione degli elettori.
  • L'ascesa dei partiti populisti di destra in Europa: un'altra questione chiave nello studio del comportamento politico è l'ascesa dei partiti populisti di destra in Europa. Questi partiti, come l'Union Démocratique du Centre (UDC) in Svizzera, hanno guadagnato terreno in molti Paesi. Quali fattori spiegano questa ascesa? Le cause sono le stesse nei diversi Paesi o ogni Paese ha una propria dinamica? I ricercatori sono alla ricerca di modelli che possano aiutarci a comprendere questa tendenza politica e ad anticiparne gli sviluppi futuri.
  • L'influenza del coinvolgimento associativo sull'integrazione degli stranieri: il coinvolgimento nelle associazioni è spesso visto come un fattore che favorisce l'integrazione sociale e politica degli stranieri. Ricercatori come Marco Giugni e Matteo Gianni cercano di verificare questa ipotesi studiando l'effetto del coinvolgimento associativo sul livello e sul tipo di integrazione degli stranieri che vivono in Svizzera. Essi cercano di determinare se l'integrazione associativa può costituire un modello efficace di integrazione per queste popolazioni.
  • L'impatto dei modelli di cittadinanza sul coinvolgimento degli immigrati: i modelli di cittadinanza variano notevolmente da un Paese all'altro. Alcuni Paesi privilegiano lo jus soli (la nazionalità è determinata dal luogo di nascita), mentre altri si basano sullo jus sanguinis (la nazionalità è determinata da quella dei genitori). Inoltre, alcuni Paesi hanno politiche di integrazione più liberali di altri. Queste variazioni possono avere un impatto sul livello di mobilitazione politica degli immigrati? Questa domanda è oggetto di una ricerca internazionale volta a valutare l'effetto dei diversi modelli di cittadinanza sul coinvolgimento politico degli immigrati.
  • L'influenza delle campagne elettorali e dei media sulla formazione delle opinioni prima di un'elezione o di un voto: si tratta di una prospettiva dinamica che si concentra sul modo in cui gli elettori formano le loro opinioni prima di un voto o di un'elezione. Il ruolo delle campagne elettorali e dei media in questo processo è fondamentale. Alcune persone possono avere un'opinione preconcetta e sapere fin dall'inizio per chi o cosa voteranno, in modo che la campagna elettorale abbia poca influenza sulla loro decisione finale. In questo caso, le campagne elettorali agiscono principalmente come conferme delle convinzioni esistenti. Tuttavia, in altri casi, le campagne possono svolgere un ruolo considerevole nella formazione delle opinioni. Ad esempio, possono informare gli elettori su questioni di cui non erano precedentemente a conoscenza, possono evidenziare aspetti specifici della personalità dei candidati o possono cambiare la percezione degli elettori su questioni chiave. In questo contesto, anche i media svolgono un ruolo cruciale. Attraverso la copertura delle campagne, possono influenzare l'agenda pubblica e, di conseguenza, le questioni che gli elettori considerano importanti. Inoltre, attraverso il modo in cui presentano i candidati e le questioni, possono anche influenzare le percezioni degli elettori. Nel complesso, lo studio dell'influenza delle campagne elettorali e dei media sulla formazione delle opinioni è un'area complessa e multidimensionale del comportamento politico.

Lasceremo da parte i comportamenti politici non convenzionali e ci concentreremo sui comportamenti politici convenzionali.

Tre modelli dominanti per spiegare il comportamento di voto

Esistono tre principali teorie tradizionali nello studio del comportamento elettorale, emerse all'inizio del XX secolo o durante la sua prima metà. Queste teorie sono quindi in circolazione da più di mezzo secolo, il che giustifica la loro classificazione come "classiche" nel campo della spiegazione del voto. Tuttavia, nel corso del tempo sono emersi modelli più recenti per spiegare il comportamento elettorale. Ciononostante, è fondamentale partire dalla comprensione di queste teorie classiche, che continuano a essere i principali riferimenti per la comprensione del voto.

Il campo del comportamento politico è relativamente recente e la sua nascita è strettamente legata alla disponibilità di dati. I sondaggi di opinione, apparsi tra gli anni Venti e Quaranta, hanno permesso un approccio più individualizzato allo studio del comportamento politico. Prima di allora, lo studio si basava principalmente su dati aggregati, come i risultati delle elezioni o i voti per cantone o comune. È stata quindi esaminata la distribuzione dei risultati a livello comunale o cantonale. L'assenza di dati di sondaggio per un lungo periodo ha limitato la possibilità di studiare il comportamento politico a livello individuale, cioè di esaminare ogni individuo separatamente. Questa situazione spiega perché il campo di studio del comportamento politico, come lo conosciamo oggi, è emerso relativamente tardi, principalmente a partire dagli anni 1945 e 1950.

Il modello socio-strutturale

Paul Lazarsfeld.

La prima grande scuola di spiegazione del voto è comunemente nota come Scuola di Columbia. Prende il nome dalla Columbia University, dove diversi ricercatori, tra cui il famoso Paul Lazarsfeld, svilupparono questo approccio.

La Columbia School è nota per la sua teoria dell'influenza sociologica sul comportamento di voto, sviluppata negli anni Quaranta e Cinquanta. Paul Lazarsfeld e i suoi colleghi hanno analizzato il modo in cui le relazioni sociali e l'appartenenza a gruppi sociali possono influenzare la scelta di voto di un individuo. Secondo la loro prospettiva, il voto non è una decisione isolata presa da un individuo indipendente, ma è fortemente influenzato dall'appartenenza a gruppi come la famiglia, gli amici, i colleghi di lavoro e le comunità religiose. In altre parole, le persone sono spesso influenzate dalle opinioni politiche e dal comportamento di voto di coloro che le circondano. Uno degli studi più famosi condotti dalla Columbia School è "The People's Choice", che ha analizzato il comportamento di voto nelle elezioni presidenziali statunitensi del 1940. Da questo studio è emerso che le persone erano più facilmente influenzate dagli "opinion leader" all'interno dei rispettivi gruppi sociali e che questi leader svolgevano un ruolo fondamentale nel plasmare l'opinione pubblica.

Paul Lazarsfeld e i suoi colleghi della Columbia School hanno condotto uno studio notevole e innovativo sul comportamento elettorale, che si è concentrato su una specifica contea dello Stato dell'Ohio. Sebbene il campione geografico fosse limitato, l'approccio metodologico di Lazarsfeld era estremamente dettagliato e rigoroso. Lo studio ha utilizzato un metodo di indagine longitudinale, noto anche come indagine a panel, in cui le stesse persone sono state intervistate ripetutamente per un periodo di tempo. In particolare, Lazarsfeld ha condotto sei ondate di sondaggi, consentendo di osservare come le opinioni e il comportamento elettorale delle persone cambiassero nel tempo.

Questo approccio ha offerto preziosi spunti di riflessione sulle dinamiche del comportamento elettorale che non avrebbero potuto essere colti da un sondaggio una tantum. Infatti, la possibilità di seguire gli stessi individui nel tempo ha permesso di osservare i cambiamenti di opinione e i fattori che li influenzano. Inoltre, lo studio longitudinale ha permesso di distinguere i cambiamenti nel tempo (effetti di periodo) dalle differenze tra individui (effetti di coorte) e dai cambiamenti che si verificano con l'invecchiamento (effetti di età). Nonostante i limiti geografici dello studio, il lavoro di Lazarsfeld ha gettato le basi per le successive ricerche sul comportamento elettorale e il metodo del panel survey è diventato una tecnica standard nelle scienze sociali.

Lo studio di Lazarsfeld sulle elezioni presidenziali statunitensi del 1940 fu rivoluzionario sotto molti aspetti. Non era tanto interessato a prevedere l'esito del voto, come spesso accade nei moderni sondaggi d'opinione, quanto piuttosto a comprendere le motivazioni che spingevano gli elettori a scegliere un partito piuttosto che un altro. Da questo punto di vista, Lazarsfeld non ha cercato di prevedere l'esito delle elezioni, ma piuttosto di spiegare a posteriori perché alcuni elettori hanno votato per il partito repubblicano e altri per il partito democratico. Il suo obiettivo principale era quindi quello di esplorare e comprendere i fattori che influenzano le scelte degli elettori. Si trattava di un approccio innovativo e più sfumato allo studio del comportamento di voto. Piuttosto che cercare semplicemente di prevedere il risultato sulla base di dati demografici o socio-economici, Lazarsfeld voleva capire i fattori sottostanti e più profondi che motivano la scelta di voto di un individuo. Questo approccio è ancora oggi ampiamente utilizzato nel campo della scienza politica.

In sintesi, i risultati dello studio di Lazarsfeld hanno dato vita al modello socio-strutturale, noto anche come modello Columbia. Come suggerisce il nome, questo modello evidenzia la notevole influenza dei fattori socio-strutturali sul comportamento di voto. Una delle conclusioni fondamentali dello studio è che "il pensiero politico di una persona è un riflesso della sua condizione sociale. Le caratteristiche sociali determinano le preferenze politiche". Questo modello di spiegazione del voto ha un carattere profondamente deterministico, che potrebbe essere riassunto dall'idea che "dimmi chi sei socialmente e ti dirò come voti". Secondo questo approccio, gli individui hanno un'idea molto chiara della loro scelta di voto ben prima del giorno delle elezioni. Inoltre, questa scelta è considerata molto stabile nel tempo, perché l'integrazione sociale di un individuo rimane relativamente costante. Pertanto, la stabilità del voto è dovuta alla stabilità dell'integrazione sociale dell'individuo.

Nel modello colombiano, i fattori che determinano il voto sono principalmente caratteristiche socio-demografiche o socio-strutturali. Queste caratteristiche includono lo status socio-economico, che si riflette nel livello di istruzione, nel reddito e nella classe sociale dell'individuo. Anche la religione e il luogo di residenza sono considerati fattori chiave nel determinare il comportamento di voto in questo modello. Secondo il modello di Columbia, quindi, ogni elemento socio-strutturale svolge un ruolo specifico nel comportamento di voto.

  • Status socio-economico: il livello di istruzione, il reddito e la classe sociale hanno tutti un'influenza significativa sul comportamento di voto. Ad esempio, le persone con un livello di istruzione più elevato sono generalmente più propense a partecipare alle elezioni e a impegnarsi politicamente. Allo stesso modo, alcune ricerche suggeriscono che le persone appartenenti a classi socio-economiche più elevate sono più propense a votare per partiti politici conservatori o di destra, mentre le persone appartenenti a classi socio-economiche più basse tendono a votare per partiti di sinistra o progressisti.
  • Religione: anche la religione può avere un'influenza significativa sul comportamento di voto. Le convinzioni religiose possono plasmare i valori e gli atteggiamenti politici di una persona, che a loro volta possono influenzare la scelta del partito o del candidato. Ad esempio, negli Stati Uniti gli elettori cristiani evangelici sono più propensi a votare per il partito repubblicano, mentre gli elettori ebrei sono generalmente più propensi a sostenere il partito democratico.
  • Luogo di residenza: anche il luogo di residenza può influenzare il comportamento di voto. Le persone che vivono nelle aree urbane tendono ad avere opinioni politiche più liberali o progressiste, mentre quelle che vivono nelle aree rurali tendono a essere più conservatrici. Ciò può essere legato a una serie di fattori, tra cui le differenze nell'economia locale, i livelli di istruzione e la diversità demografica.

In questo modello colombiano, il voto di una persona è fortemente influenzato dalle caratteristiche socio-strutturali del gruppo a cui appartiene. Quindi, se conosciamo queste caratteristiche - come lo status socio-economico, la religione e il luogo di residenza - e se questi fattori sono complementari, possiamo prevedere la scelta di voto di una persona in modo abbastanza accurato. In altre parole, il voto è altamente predeterminato, c'è una sostanziale predisposizione al voto basata sulle caratteristiche del gruppo a cui un individuo appartiene. Si tratta della cosiddetta pre-strutturazione del voto. Le decisioni di voto sono fortemente radicate nell'identità sociale ed economica dell'individuo, modellata dalle caratteristiche del gruppo di appartenenza.

Questo modello di spiegazione del voto ha uno stretto legame con la letteratura sui cleavages sociali. L'idea è che se un divario sociale è molto marcato e gli individui si identificano fortemente con l'uno o l'altro lato del divario, la conoscenza delle caratteristiche individuali di quella persona su quella specifica dimensione può fornire un indizio significativo sul suo comportamento di voto. Ad esempio, se un individuo si identifica fortemente con una divisione religiosa che contrappone cattolici e protestanti, la conoscenza di questa affiliazione religiosa può fornire una previsione relativamente accurata di come quella persona voterà.

In Svizzera, le appartenenze religiose hanno storicamente svolto un ruolo significativo nel definire il comportamento di voto. Nei cantoni cattolici, esisteva una chiara dicotomia tra coloro che praticavano assiduamente la propria religione e coloro che erano più laici. Sebbene la maggior parte delle persone in questi cantoni si considerasse cattolica, la differenza nella pratica religiosa si traduceva spesso in scelte di voto distinte. I religiosi osservanti tendevano a sostenere il Partito Democratico Cristiano (PDC), mentre i laici tendevano a votare per il Partito Radicale Liberale. Naturalmente non si tratta di una regola assoluta, ma di una tendenza generale. Nei cantoni non cattolici, la divisione era diversa, tra cattolici e protestanti. I cattolici tendevano a sostenere il CVP, mentre i protestanti erano più inclini a sostenere il Partito Radicale o il Partito Socialista, e più recentemente l'Union Démocratique du Centre (UDC).

Il modello psicosociologico

La seconda grande scuola di spiegazione del voto, nota anche come modello del Michigan, è stata sviluppata dall'Università del Michigan, che ha condotto i primi sondaggi di opinione a livello nazionale negli Stati Uniti. Il modello è nato da un'indagine approfondita sul comportamento di voto degli americani, che ha fornito nuovi spunti su come gli individui prendono le decisioni elettorali. A differenza di Lazarsfeld, che aveva basato la sua ricerca su una singola contea dell'Ohio, l'Università del Michigan ha ampliato il suo campo di studio conducendo i primi sondaggi di opinione scientifici sulle elezioni presidenziali su scala nazionale. Questi sforzi hanno poi portato alla creazione dell'American Election Studies Project, che ancora oggi è supervisionato dall'Università del Michigan. Questo progetto ha raccolto dati preziosi sulle tendenze elettorali in tutto il Paese, fornendo una visione molto più ampia delle dinamiche elettorali negli Stati Uniti.

La scuola del Michigan considera l'identificazione partitica, cioè il sentimento di vicinanza o allineamento con un certo partito politico, come il fattore determinante del comportamento elettorale. Questo approccio si differenzia nettamente dalla scuola della Columbia, che si concentra sui fattori socio-demografici. Secondo la scuola del Michigan, è più importante comprendere gli orientamenti psicosociologici individuali di ciascun elettore che concentrarsi sul gruppo sociale o demografico di appartenenza. L'identificazione partitica rappresenta un legame psicologico tra l'elettore e il partito politico. Può trattarsi di un'identificazione forte, in cui l'elettore si sente profondamente allineato con un particolare partito, o di un'identificazione più debole, in cui l'elettore si sente generalmente in accordo con un partito ma è aperto ad altre opzioni. Questa identificazione è influenzata da una serie di fattori, tra cui le convinzioni e i valori personali dell'elettore, le esperienze passate, l'ambiente sociale e la percezione dei partiti politici.

L'identificazione partitica, secondo la scuola del Michigan, è intesa come un attaccamento affettivo a un partito politico. Questo attaccamento non si basa necessariamente su politiche specifiche o posizioni ideologiche, ma piuttosto su un sentimento di appartenenza e di allineamento con l'immagine e i valori generali che il partito rappresenta. Ciò significa che l'identificazione partitica può essere resistente, anche se un individuo non è d'accordo con tutte le posizioni politiche o i candidati del partito. Questo senso di appartenenza può essere influenzato da una serie di fattori, tra cui la socializzazione politica (per esempio, se i genitori si identificano fortemente con un partito, anche i figli potrebbero farlo), l'appartenenza a specifici gruppi sociali o demografici allineati con il partito, o le percezioni ed esperienze personali dell'individuo. Inoltre, l'identificazione partitica può giocare un ruolo chiave nel processo decisionale durante le elezioni. Gli elettori possono usare la loro identificazione partitica come una "scorciatoia" per valutare i candidati e le questioni, basandosi sulla loro affiliazione partitica per guidarli nel voto. Questo può anche portare a una maggiore stabilità nel comportamento di voto, poiché è probabile che gli individui votino per lo stesso partito in diverse elezioni.

Secondo la Scuola del Michigan, l'identificazione partitica è fortemente influenzata dalla socializzazione politica familiare. In altre parole, le preferenze politiche dei genitori possono essere trasmesse ai figli, il che può portare a una precoce identificazione partitica che rimane relativamente stabile per tutta la vita. La socializzazione politica all'interno della famiglia può includere conversazioni politiche, partecipazione alle elezioni familiari o semplicemente l'esposizione alle opinioni politiche dei genitori. Queste esperienze possono portare i bambini a identificarsi con uno specifico partito politico e ad adottare valori e convinzioni politiche simili a quelli dei genitori. Tuttavia, è importante notare che l'identificazione partitica, pur essendo spesso stabile, non è immutabile. Gli individui possono cambiare la loro identificazione partitica in risposta a cambiamenti importanti nella politica o nella loro vita personale, anche se questi cambiamenti sono generalmente meno frequenti rispetto alla stabilità. Inoltre, anche fattori come l'istruzione, l'esperienza lavorativa e la partecipazione a gruppi sociali esterni alla famiglia possono influenzare l'identificazione partitica.

Il modello del Michigan pone grande enfasi sulla stabilità delle preferenze politiche, in particolare attraverso l'identificazione partitica. Questo legame forte e spesso duraturo con uno specifico partito politico dovrebbe influenzare il comportamento di voto per tutta la vita di un individuo. Secondo questo modello, una volta che una persona si è identificata con un partito politico, questa identificazione tende a influenzare non solo chi vota, ma anche come interpreta le informazioni politiche e come percepisce i candidati e le questioni politiche. Per esempio, una persona che si identifica fortemente con un partito politico può essere più propensa a dare credito alle posizioni di quel partito e dei suoi candidati, anche di fronte a informazioni contraddittorie.

Nel modello di Michigan, l'identificazione partitica svolge un ruolo centrale nel comportamento elettorale. È considerata una "scorciatoia cognitiva" o "euristica", nel senso che aiuta gli elettori a semplificare il processo decisionale in un contesto politico spesso complesso e sovraccarico di informazioni. In altre parole, una volta che una persona si identifica con un partito, non ha necessariamente bisogno di dedicare molto tempo all'analisi di ogni posizione politica, di ogni candidato o di ogni questione all'ordine del giorno. L'identificazione partitica fornisce invece un quadro semplificato che guida le preferenze e le decisioni politiche dell'individuo. L'identificazione partitica può influenzare non solo la scelta del voto, ma anche il modo in cui gli individui percepiscono e interpretano le informazioni politiche. Ad esempio, gli individui possono tendere a interpretare le informazioni in un modo che rafforzi le loro convinzioni esistenti e sostenga il loro partito preferito. Questa tendenza viene spesso definita "pregiudizio di conferma".

L'identificazione partitica agisce come un filtro informativo o una scorciatoia (nota anche come "euristica") che aiuta gli individui a navigare nel complesso oceano delle informazioni politiche. Per mancanza di tempo, di risorse o semplicemente per la mole di informazioni da elaborare, non tutti gli elettori possono essere costantemente informati e fare una valutazione dettagliata di ogni questione politica. È qui che entra in gioco l'identificazione partitica. Ad esempio, se un individuo si identifica come democratico o repubblicano, è probabile che adotti i punti di vista e le posizioni politiche generalmente associate a quel partito, anche se non comprende appieno i dettagli di ogni questione. Allo stesso modo, un individuo può utilizzare la propria identificazione partitica per valutare le nuove informazioni politiche, accettando più facilmente quelle coerenti con la propria linea di partito e rifiutando quelle che non lo sono. Questo non è necessariamente un male: queste scorciatoie possono essere molto utili per affrontare la complessità della politica moderna. Tuttavia, a volte possono anche portare a errori o distorsioni di giudizio, facendo ignorare informazioni importanti o intrappolando gli elettori in bolle informative che rafforzano le loro convinzioni esistenti.

Sebbene l'identificazione partitica sia la chiave di volta del modello di Michigan, vengono prese in considerazione anche altre variabili. Il modello di Michigan distingue tra influenze a lungo termine (come l'identificazione partitica) e influenze a breve termine (come la percezione dei candidati e delle questioni politiche attuali) sul comportamento di voto. L'identificazione partitica, che è il fattore chiave del modello di Michigan, è considerata un'influenza a lungo termine perché è generalmente acquisita all'inizio della vita e rimane relativamente stabile nel tempo. Come già detto, viene trasmessa di generazione in generazione attraverso la socializzazione politica e guida il comportamento elettorale degli individui per tutta la vita. D'altro canto, le percezioni dei candidati e le questioni politiche attuali sono influenze a breve termine. Questi fattori possono cambiare nel corso di una campagna elettorale e influenzare la scelta dell'elettore in un determinato momento. Ad esempio, una controversia su un candidato o una questione politica urgente possono far fluttuare le intenzioni di voto. Tuttavia, sebbene questi fattori a breve termine possano influenzare il comportamento di voto, il modello del Michigan sostiene che l'identificazione partitica rimane l'influenza più forte. I fattori a breve termine possono modificare la scelta di un elettore, ma in genere lo fanno nell'ambito della sua identificazione partitica. Ad esempio, un elettore può essere più propenso a cambiare idea su un candidato o su una questione politica se è già debolmente legato al suo partito.

Il modello del Michigan presenta l'identificazione partitica come il fattore predominante che influenza il comportamento di voto, mentre gli atteggiamenti su temi o candidati specifici sono fattori secondari che possono portare a variazioni a breve termine. Questo non significa che gli atteggiamenti su temi o candidati specifici non siano importanti, ma piuttosto che nella maggior parte dei casi sono messi in ombra dall'identificazione partitica. Ad esempio, un elettore che si identifica fortemente con un partito è probabile che continui a votare per quel partito anche se alcune posizioni su temi specifici o candidati non corrispondono perfettamente alle sue preferenze personali. Tuttavia, se il divario tra le preferenze dell'elettore e quelle del suo partito diventa troppo grande, o se una particolare questione diventa estremamente importante per lui o lei, è possibile che l'elettore scelga di votare contro il suo partito abituale. Questa è generalmente considerata l'eccezione alla regola dell'identificazione stabile del partito. In sintesi, il modello Michigan enfatizza la continuità e la stabilità del comportamento di voto, pur riconoscendo che possono verificarsi cambiamenti a seguito di eventi specifici o di mutamenti nell'atteggiamento degli elettori nei confronti di temi o candidati specifici.

Il modello della scelta razionale

La Scuola della Scelta Razionale, nota anche come Teoria della Scelta Razionale, è strettamente associata ad Anthony Downs, che ha sviluppato molte delle sue idee fondamentali mentre lavorava all'Università di Rochester. Nel 1957 Downs pubblicò "An Economic Theory of Democracy", in cui presentò un modello economico del comportamento politico. Secondo Downs, proprio come i consumatori in un mercato, gli elettori e i partiti politici prendono decisioni razionali in base ai loro interessi. Gli elettori voterebbero per il partito o il candidato che massimizzerebbe i loro benefici (ad esempio, adottando le politiche che meglio corrispondono alle loro preferenze), e i partiti politici si posizionerebbero per attrarre il maggior numero possibile di elettori.

Questo approccio è stato ampiamente adottato e sviluppato nelle scienze politiche e in economia e ha portato a molte ricerche sul comportamento elettorale, sulla formazione dei partiti politici, sul processo decisionale politico e su altri aspetti della politica. Si tratta di un modello molto diverso da quelli proposti dalle scuole della Columbia e del Michigan, in quanto non si concentra su fattori socio-demografici o psicologici, ma su decisioni razionali basate sull'interesse personale.

La teoria della scelta razionale di Anthony Downs ha avuto una notevole influenza non solo sulla scienza politica, ma anche su altre aree delle scienze sociali. L'idea centrale è che gli individui agiscono razionalmente per massimizzare i propri interessi. In altre parole, compiono scelte basate su ciò che ritengono sia meglio per loro. Nel suo libro "An Economic Theory of Democracy", Downs ha applicato questa teoria al comportamento elettorale, sostenendo che gli elettori votano per il partito o il candidato che ritengono possa portare i maggiori benefici. I partiti politici, a loro volta, cercano di massimizzare il loro sostegno adattando le loro politiche in modo da attrarre la maggioranza degli elettori. Tuttavia, la teoria della scelta razionale è stata utilizzata anche per analizzare una moltitudine di altri comportamenti e istituzioni politiche. Ad esempio, è stata utilizzata per studiare la formazione delle coalizioni di governo, il funzionamento delle burocrazie, la creazione di norme e regolamenti e molto altro ancora.

Nel modello della Scuola della Scelta Razionale, non è il profilo dell'elettore a determinare il suo voto, ma piuttosto le sue valutazioni dei candidati o dei partiti politici in base ai suoi interessi personali. Gli elettori sono visti come agenti razionali che votano per massimizzare la propria utilità, ossia scelgono il candidato o il partito che ritengono più idoneo a promuovere i propri interessi. Pertanto, piuttosto che concentrarsi sulle caratteristiche demografiche o sugli atteggiamenti psico-sociologici, la Scuola della scelta razionale è interessata al modo in cui gli elettori valutano i partiti e i candidati in base ai propri interessi. Ciò potrebbe comportare una valutazione delle loro politiche, dei risultati passati, delle probabilità di successo e di altri fattori. La Scuola delle scelte razionali introduce anche la nozione di elettore calcolatore. In questo modello, l'elettore è visto come una persona che soppesa i pro e i contro di ogni opzione prima di fare una scelta. Ciò significa che il voto non è necessariamente una decisione emotiva o irrazionale, ma piuttosto il risultato di un calcolo razionale dei vantaggi e degli svantaggi di ciascuna opzione.

Il modello della scelta razionale, a differenza dei modelli della Columbia e del Michigan, si concentra sul processo decisionale individuale piuttosto che su fattori socio-demografici o psicologici. Secondo questo modello, il comportamento elettorale non è necessariamente predeterminato, ma è piuttosto il risultato di calcoli costi-benefici effettuati dall'individuo. In questa prospettiva, gli elettori sono visti come attori razionali che soppesano i costi e i benefici di ogni opzione prima di prendere una decisione. Questo è noto come approccio "utilitaristico" al voto. Gli individui analizzano le diverse opzioni di voto disponibili e scelgono quella che ritengono possa massimizzare la loro utilità o soddisfazione. Ciò significa che il voto non è necessariamente legato all'identità sociale o psicologica di un individuo, ma è piuttosto il risultato di un processo decisionale razionale. In questo modello, la comprensione del comportamento di voto richiede la comprensione dei calcoli costi-benefici che ogni individuo effettua. Questo processo può variare notevolmente da un individuo all'altro, rendendo il comportamento di voto meno prevedibile rispetto ai modelli della Columbia o del Michigan.

La scuola della scelta razionale postula che gli elettori effettuino un calcolo costi-benefici prima di prendere una decisione di voto. I benefici possono essere considerati come l'insieme dei vantaggi che l'elettore si aspetta da un partito o da un candidato. Questi possono includere politiche specifiche che sono vantaggiose per l'elettore, o valori e principi che l'elettore condivide con il partito o il candidato. I costi, invece, possono essere considerati come tutto ciò che l'elettore potrebbe perdere votando per un determinato partito o candidato. Ciò può includere politiche dannose per l'elettore o disaccordo con i valori o i principi del partito o del candidato. I costi possono anche includere il tempo e l'energia necessari per informarsi sui partiti e sui candidati e per andare a votare. Si presume quindi che l'elettore, in quanto omopolitico in questo modello, agisca razionalmente, cercando di massimizzare la sua utilità minimizzando i costi e massimizzando i benefici del suo voto. Si tratta di un'applicazione della logica dell'homo economicus, l'individuo razionale nella sfera economica, alla sfera politica. È importante notare che questo approccio presuppone che gli individui siano in grado di effettuare precisi calcoli costi-benefici e di prendere decisioni razionali sulla base di tali calcoli, un presupposto che può essere messo in discussione.

La scuola della scelta razionale si basa su una serie di assunti fondamentali, tra cui i seguenti:

  • Gli elettori conoscono le proprie preferenze: secondo questo postulato, ogni elettore ha una comprensione chiara e precisa dei propri interessi e valori. Per fare scelte informate, si presume che gli elettori cerchino attivamente informazioni e valutino le diverse opzioni politiche disponibili.
  • Gli elettori sono in grado di calcolare costi e benefici: questo postulato presuppone che ogni elettore sia in grado di identificare e valutare i costi e i benefici associati a ciascuna opzione di voto. Presuppone inoltre che gli elettori siano in grado di effettuare calcoli razionali per determinare quale opzione massimizzi la loro utilità.
  • Gli elettori sono autonomi nel loro processo decisionale: secondo questo postulato, le decisioni di voto degli elettori sono influenzate principalmente dai loro calcoli razionali, piuttosto che da influenze esterne. Si presume che gli elettori non siano influenzati in modo significativo dalla propaganda dei partiti politici, dal contesto sociale o culturale, dalle pressioni familiari o dai pregiudizi personali.

Queste ipotesi rappresentano un ideale di comportamento elettorale razionale. Tuttavia, sono spesso criticati perché non sono realistici. In realtà, molti elettori potrebbero non avere il tempo, le risorse o le competenze per ricercare informazioni e fare complessi calcoli costi-benefici. Inoltre, è chiaro che l'ambiente sociale, culturale e familiare può avere un'influenza significativa sul comportamento di voto.

Limiti dei modelli tradizionali di voto esplicativo

Sebbene questi tre modelli presentino molti limiti e imperfezioni, costituiscono una base essenziale per lo studio del comportamento politico. Esiste un'abbondante letteratura dedicata a criticarli, modificarli e correggerli. Pertanto, nonostante i loro difetti, questi modelli sono indispensabili nell'analisi del comportamento elettorale e costituiscono il punto di partenza da cui iniziare a ragionare in modo più approfondito utilizzando modelli più recenti e più sofisticati.

Quali sono i difetti di questi modelli classici? Ce ne sono diversi e ci concentreremo sui principali.

Indebolimento dei fattori esplicativi centrali

Dal punto di vista empirico, le ricerche condotte negli anni '70, '80 e '90 non hanno confermato l'importanza significativa dei fattori sociologici e psicosociologici nel determinare il comportamento elettorale. Le ipotesi avanzate dalla Columbia School e dalla Michigan School, che postulavano la possibilità di spiegare accuratamente il voto di un individuo sulla base delle sue caratteristiche sociali e della sua identificazione partitica, non sono state supportate da questi studi. Il potere esplicativo di questi modelli si è rivelato limitato. Sebbene possano fare luce, la loro portata rimane modesta.

Questi modelli non hanno funzionato come ci si aspettava e hanno perso efficacia nel corso degli anni e dei decenni. La ragione principale di questo calo di prestazioni risiede nel declino storico dei fattori esplicativi centrali dei modelli. Ad esempio, l'importanza della classe sociale e della religione nel determinare il comportamento elettorale, fattori chiave nel modello Columbia, è diminuita nel tempo. Allo stesso modo, anche l'importanza dell'identificazione partitica, centrale nel modello del Michigan, è diminuita. In altre parole, gli elementi fondamentali di questi modelli hanno perso rilevanza nel tempo, riducendo la loro capacità di spiegare accuratamente il comportamento elettorale.

Il declino di questi fattori esplicativi del voto può essere attribuito a cambiamenti significativi nella società, come la trasformazione della struttura sociale. La società si è evoluta da una predominanza del settore primario a una predominanza dei settori secondario e terziario. Questo cambiamento nel tessuto sociale ha avuto importanti conseguenze politiche. La terziarizzazione dell'economia ha avuto un profondo impatto sul comportamento elettorale. Il settore primario si è ridotto, così come quello secondario, e i legami storici tra, ad esempio, la classe operaia e alcuni partiti, generalmente di sinistra, si sono indeboliti. Inoltre, la maggiore mobilità geografica ha portato a una maggiore mescolanza sociale e culturale. Questa diversificazione ha anche contribuito a indebolire i legami tradizionali tra alcuni gruppi e partiti politici. Di conseguenza, i legami che un tempo erano predittivi del comportamento elettorale sono diventati meno potenti nel tempo, riducendo l'accuratezza dei modelli della Columbia e del Michigan. Nel complesso, si è assistito a un calo della fedeltà associata alla classe sociale e alla religione, nonché a una diminuzione dell'identificazione con specifici partiti politici. Questo sviluppo ha reso più difficile prevedere il comportamento elettorale basandosi solo su questi fattori, il che ha avuto un impatto sull'efficacia dei modelli di Columbia e Michigan.

L'evoluzione dell'istruzione e il suo impatto sul voto

Il secondo fattore che ha contribuito all'indebolimento di questi principali fattori esplicativi è lo sviluppo dell'istruzione. Questo fenomeno, talvolta definito "rivoluzione dell'istruzione", si riferisce al notevole aumento del livello di istruzione nelle società occidentali. Ciò ha portato a una maggiore indipendenza di pensiero e a una maggiore autonomia nelle decisioni di voto, rendendo gli elettori meno prigionieri e meno legati alle loro affiliazioni tradizionali.

L'espansione dell'istruzione ha trasformato profondamente le società occidentali nella seconda metà del XX secolo. Ciò ha comportato un aumento significativo del numero di persone che hanno accesso all'istruzione secondaria e superiore. Di conseguenza, una percentuale maggiore della popolazione ha acquisito capacità di pensiero critico e di analisi indipendente. Questa "rivoluzione educativa" ha avuto un forte impatto sul comportamento politico ed elettorale. In termini di processo di voto, significa che gli elettori sono diventati più autonomi nelle loro decisioni. Invece di affidarsi esclusivamente alle affiliazioni tradizionali, come la classe sociale, la religione o l'identificazione di partito, sono ora più propensi a esaminare criticamente le proposte dei diversi partiti politici e a prendere le proprie decisioni. Questo non significa necessariamente che rifiuteranno sistematicamente le posizioni della loro classe sociale, della comunità religiosa o del partito politico preferito, ma piuttosto che non le seguiranno ciecamente. È più probabile che soppesino i vantaggi e gli svantaggi di ogni opzione e che votino in base a ciò che ritengono sia nel loro interesse o nell'interesse della società nel suo complesso.

L'aumento del livello di istruzione nelle società occidentali ha portato a un cambiamento significativo nel comportamento di voto. Grazie alla loro maggiore capacità di analisi e di critica, gli elettori sono riusciti a liberarsi di una parte dell'influenza di organizzazioni, gruppi sociali o partiti politici sulle loro decisioni di voto. Ciò ha portato a un elettorato più indipendente e con scelte autonome. Tuttavia, questa maggiore indipendenza ha portato anche a una maggiore volatilità nel comportamento di voto. In altre parole, gli elettori sono ora più propensi a cambiare partito da un'elezione all'altra. Ciò contrasta con il comportamento di voto più stabile osservato in passato, quando il voto era più fortemente influenzato da fattori come la classe sociale, la religione o l'identificazione di partito. Questa maggiore volatilità può essere vista come un segno di dinamismo all'interno dell'elettorato, che riflette una maggiore capacità di valutare e reagire alle proposte dei partiti politici e ai cambiamenti delle condizioni sociali, economiche e politiche. Tuttavia, può anche rendere i risultati delle elezioni più imprevedibili e le maggioranze di governo più instabili.

Pertanto, gli sviluppi dell'istruzione hanno contribuito all'erosione dell'influenza dei tradizionali fattori sociologici e psicosociologici sul comportamento di voto. Al loro posto, giocano un ruolo maggiore fattori più complessi e sfumati, come le convinzioni politiche individuali, le preoccupazioni specifiche e le valutazioni della performance dei partiti politici e dei loro candidati. Ciò rende il comportamento di voto più dinamico e meno prevedibile sulla base dei soli fattori socio-demografici.

Crescente influenza dei media audiovisivi sul voto

Il terzo fattore chiave che ha profondamente modificato il comportamento elettorale è l'ascesa dei media audiovisivi, prima con la televisione e più recentemente con i media digitali. Questo sviluppo ha trasformato radicalmente la natura delle campagne elettorali e dei processi di voto. In questo nuovo ambiente mediatico, gli elettori sono meno influenzati direttamente da organizzazioni come i partiti politici. Sono ora più esposti e ricettivi a ciò che viene trasmesso dai media, sia attraverso la copertura di eventi politici, la pubblicità politica o le notizie e le discussioni sui social network. Ciò sta dando origine a una nuova dinamica in cui i media svolgono un ruolo cruciale nel formare l'opinione pubblica e nell'orientare il voto. Questi cambiamenti hanno reso gli elettori più autonomi nelle loro decisioni, ma anche più sensibili alle fluttuazioni dell'opinione pubblica riflesse e amplificate dai media. Queste trasformazioni rendono il comportamento elettorale più complesso da anticipare e analizzare, poiché introducono nuovi fattori variabili e dinamici che interagiscono in modo complesso con i fattori tradizionali come la classe sociale, la religione o l'identificazione di partito.

In breve, i partiti politici svolgono oggi un ruolo meno predominante nella comunicazione politica, mentre i media e le campagne politiche, con il loro impatto a breve termine, hanno acquisito maggiore importanza. I modelli tradizionali, come quelli della Columbia School e della Michigan School, enfatizzavano la stabilità del comportamento elettorale, collegando il voto a fattori di lungo periodo come l'affiliazione sociale o l'identificazione partitica. Tuttavia, con i cambiamenti della società, vediamo che i fattori a breve termine giocano un ruolo sempre più significativo nel comportamento elettorale. Questo non significa che i fattori a lungo termine abbiano perso tutta la loro importanza, ma piuttosto che il loro impatto relativo è diminuito rispetto alle influenze a breve termine. Di conseguenza, l'elettorato è diventato più volatile e le preferenze di voto possono cambiare più rapidamente in risposta a eventi specifici o a intense campagne mediatiche.

Design semplificato dell'elettorato nei modelli classici

Un altro difetto dei modelli tradizionali per spiegare il voto è la loro eccessiva semplificazione dell'elettorato. Sebbene questi modelli tengano conto delle differenze individuali da un punto di vista socio-demografico e talvolta psicosociologico, considerano l'elettorato omogeneo. Non tengono conto dell'idea che gli individui possono variare notevolmente nel loro rapporto con la politica. Ciò significa che non tengono sufficientemente conto della diversità degli atteggiamenti politici, dei livelli di interesse per la politica, dei livelli di coinvolgimento o partecipazione politica o dei modelli di consumo di informazioni politiche. Gli individui possono essere molto attivi politicamente, totalmente indifferenti o una via di mezzo. Possono anche essere fortemente influenzati da alcuni tipi di informazioni o fonti di informazione e meno da altri.

Esistono differenze marcate tra i cittadini nel loro rapporto con la politica, che possono essere particolarmente evidenti in termini di interesse per la politica e di competenza politica. Esiste un'ampia gamma di livelli di impegno: alcuni cittadini sono estremamente interessati alla politica, al punto da impegnarsi in essa e farne una carriera, mentre altri sono completamente disinteressati alla politica. Allo stesso modo, il livello di competenza politica varia notevolmente. Alcuni cittadini hanno una conoscenza approfondita della politica, comprendono la posta in gioco, sono ben informati e hanno una buona padronanza delle questioni politiche, mentre altri non hanno le capacità cognitive o la motivazione per informarsi e quindi non hanno le conoscenze necessarie per partecipare a un voto consapevole. L'interesse per la politica gioca un ruolo decisivo nell'attenzione alla politica e influenza la partecipazione politica. Infatti, chi è interessato alla politica è più propenso a partecipare, mentre chi non lo è è più propenso ad astenersi. La motivazione e l'interesse per la politica condizionano quindi non solo l'attenzione ai messaggi politici, ma anche il grado di partecipazione politica.

Anche le competenze politiche giocano un ruolo cruciale nel determinare la capacità delle persone di integrare e comprendere i messaggi trasmessi nell'arena pubblica. Immaginate una campagna informativa ben progettata, con argomenti chiari sia da destra che da sinistra, che alimenta dibattiti ricchi e istruttivi. Se le persone non hanno le capacità necessarie per comprendere, interiorizzare e assimilare queste informazioni, queste campagne non influenzeranno la loro opinione e non contribuiranno alla formazione del loro giudizio. D'altro canto, le persone con un certo grado di competenza politica saranno in grado di recepire meglio queste informazioni. Saranno in grado di soppesare i pro e i contro, cercando di formarsi un'opinione sulla base delle informazioni condivise sulla scena pubblica. Questa capacità di elaborare e comprendere le informazioni politiche è quindi essenziale per una partecipazione politica attiva e informata.

È essenziale notare che l'interesse per la politica e la competenza politica, in altre parole un fattore motivazionale e un fattore cognitivo, condizionano e giocano un ruolo cruciale nel processo di formazione delle opinioni delle persone. Sono questi due elementi - interesse e competenza - che sono diventati considerazioni importanti nell'analisi del comportamento elettorale. Oggi l'approccio è cambiato e i modelli di comportamento elettorale non presuppongono più un elettorato omogeneo. Si cerca invece di prendere in considerazione la diversità e l'eterogeneità dell'elettorato. In questo modo si riconosce che ogni individuo ha una combinazione unica di interessi e competenze politiche, che influenzano il suo comportamento di voto.

Eccessiva attenzione agli individui nell'analisi del voto

L'ultimo difetto dei modelli classici, particolarmente evidente nella scuola della scelta razionale, è l'eccessiva enfasi posta sull'individuo. La scuola della scelta razionale è un esempio esemplare di questa focalizzazione sull'individuo, poiché postula che l'individuo effettui il suo calcolo costi-benefici indipendentemente dal contesto e da qualsiasi influenza esterna. L'individuo è posto al centro di questo processo: raccoglie informazioni, valuta quale parte gli porterà più benefici e quale gli costerà di più, e su questa base fa la sua scelta. Un esempio tipico di questo processo sarebbe quello di determinare quale partito è più vicino a voi in una scala sinistra-destra e di votare per quel partito in base ai vostri interessi, ma sempre indipendentemente dal contesto. Si tratta di un modello che considera l'individuo come un attore isolato e autonomo nel processo di decisione di voto, senza tenere conto delle varie influenze ambientali e sociali che potrebbero giocare un ruolo in questa decisione.

La critica mossa a questi modelli tradizionali, e in particolare alla scuola della scelta razionale, si basa su un'eccessiva attenzione agli elettori e alle loro caratteristiche individuali, a scapito di un'insufficiente considerazione del contesto in cui questi individui formano le loro opinioni politiche. Ciò significa che questi modelli non tengono sufficientemente conto dell'ambiente sociale, economico, culturale e politico in cui gli elettori vivono e che influenza in modo significativo i loro atteggiamenti e comportamenti elettorali.

La critica in questione si applica principalmente alla scuola della scelta razionale, ma riguarda anche le scuole della Columbia e del Michigan. Per la scuola di Columbia, sebbene si supponga che gli individui votino in base alle caratteristiche del gruppo sociale a cui appartengono, il gruppo stesso non viene realmente preso in considerazione. Invece, si riflette solo attraverso le caratteristiche individuali dell'elettore, ad esempio se è della classe operaia, cattolico, ecc. La posizione sociale dell'elettore e l'influenza delle istituzioni collettive, come i sindacati dei lavoratori, non sono sufficientemente considerate in questo modello. In altre parole, questi modelli non tengono pienamente conto del ruolo del contesto sociale e istituzionale in cui l'elettore si trova e che può influenzare significativamente il suo comportamento di voto.

Anche il modello colombiano, che è un modello sociologico che colloca l'individuo all'interno del suo gruppo sociale, non ha tenuto sufficientemente conto dell'importanza del ruolo svolto dal gruppo stesso. Ciò che viene preso in considerazione sono soprattutto le caratteristiche sociali dell'individuo, piuttosto che quelle del gruppo a cui appartiene. Tuttavia, le opinioni individuali non si sviluppano in un vuoto politico, ma piuttosto in uno specifico contesto istituzionale e politico. Questo contesto specifico è in grado di influenzare in modo significativo il modo in cui un individuo forma le proprie opinioni. In altre parole, il contesto sociale, culturale e istituzionale in cui un individuo si sviluppa gioca un ruolo decisivo nel plasmare le sue idee e il suo comportamento politico.

I due elementi chiave del contesto che possono essere citati sono l'offerta politica e la campagna elettorale.

Offerta politica: domanda e offerta politica, due termini spesso utilizzati nella scienza politica per comprendere il comportamento elettorale.

  • L'offerta politica si riferisce alle diverse scelte disponibili per gli elettori, tra cui partiti politici, candidati, programmi politici, ideologie e programmi politici. Questa offerta può variare notevolmente da un contesto all'altro, influenzando così il modo in cui gli individui prendono le loro decisioni di voto. Ad esempio, se l'offerta politica non rappresenta un'ampia gamma di ideologie politiche o non offre soluzioni soddisfacenti ai problemi che preoccupano gli elettori, ciò può portare al disimpegno elettorale, alla protesta attraverso il voto in bianco o non valido, o a uno spostamento del voto verso partiti meno tradizionali.
  • La domanda politica, invece, si riferisce alle preferenze, ai valori, alle aspettative e ai bisogni degli elettori. Queste caratteristiche sono influenzate da una serie di fattori, tra cui quelli socio-demografici (età, sesso, livello di istruzione, occupazione), psicologici (atteggiamenti, valori, emozioni) e di contesto (situazione economica, questioni politiche attuali, ecc.).

In questo contesto, i partiti politici e i candidati cercano di modellare la loro offerta per soddisfare al meglio la domanda degli elettori. Quando c'è corrispondenza tra domanda e offerta politica, in genere si registrano livelli più elevati di impegno elettorale. D'altro canto, quando l'offerta politica non è al passo con la domanda degli elettori, ciò può portare a insoddisfazione, disimpegno o volatilità elettorale. Una comprensione approfondita di questi due concetti è quindi essenziale per analizzare e comprendere il comportamento elettorale.

La campagna elettorale: le campagne elettorali hanno assunto un'importanza considerevole nella formazione dell'opinione elettorale. Oltre ai fattori socio-demografici e ideologici, i messaggi e le informazioni diffuse durante una campagna elettorale possono influenzare in modo significativo le decisioni di voto degli elettori. Queste influenze a breve termine possono includere una varietà di fattori, quali :

  • Dibattiti pubblici su temi politici chiave.
  • Copertura mediatica dei candidati e dei partiti politici.
  • Campagne pubblicitarie politiche.
  • Discorsi e posizioni politiche dei candidati.
  • Eventi di attualità e crisi durante la campagna elettorale.
  • Sondaggi e previsioni elettorali.

Tutti questi fattori possono avere un impatto sul modo in cui gli elettori percepiscono i candidati e i partiti politici, e quindi influenzare le loro decisioni di voto. Inoltre, la volatilità del voto, cioè la propensione degli elettori a cambiare la propria appartenenza politica da un'elezione all'altra, è aumentata in molti Paesi, suggerendo che le influenze a breve termine, come le campagne elettorali, possono avere un impatto significativo sul comportamento di voto.

Entrambi sono parte integrante del contesto in cui gli individui formano le loro opinioni e prendono le loro decisioni di voto. Di conseguenza, è essenziale tenerne conto quando si analizza il comportamento elettorale.

Recenti sviluppi nella ricerca elettorale

I ricercatori hanno cercato di migliorare l'accuratezza dei modelli elettorali tradizionali incorporando nuovi elementi esplicativi. Questi elementi cercano di tenere conto dell'evoluzione delle società moderne e delle nuove dinamiche che influenzano il comportamento elettorale. Questi nuovi fattori includono

  • L'evoluzione dei cleavages sociali: nelle società moderne, i cleavages sociali non si limitano più alle distinzioni di classe o di religione. Altri cleavages, come il livello di istruzione, l'origine etnica, il genere, l'età, l'orientamento sessuale, il luogo di residenza (urbano/rurale), ecc. hanno acquisito importanza.
  • L'evoluzione dei temi politici: i temi politici che attirano l'interesse degli elettori si sono evoluti. Temi come l'ambiente, l'immigrazione, il nazionalismo, i diritti delle minoranze, ecc. hanno acquisito importanza.
  • L'influenza dei media e delle nuove tecnologie: L'impatto dei media tradizionali e sociali sul comportamento di voto è diventato un'importante area di ricerca. Questi media possono influenzare le opinioni degli elettori, la loro percezione dei candidati e dei partiti e persino la loro partecipazione elettorale.
  • Il ruolo delle emozioni in politica: i ricercatori hanno iniziato a considerare il ruolo delle emozioni in politica. Sentimenti come paura, rabbia, speranza, entusiasmo, ecc. possono influenzare il comportamento elettorale delle persone.
  • La personalizzazione della politica: la personalità e l'immagine dei candidati sono diventati fattori importanti nelle scelte degli elettori. Gli elettori possono essere più inclini a votare per un candidato sulla base della sua personalità o della sua immagine pubblica piuttosto che delle sue politiche o della sua affiliazione di partito.

Questi nuovi approcci non soppiantano i modelli tradizionali, ma li integrano e li arricchiscono. Riconoscono che il comportamento elettorale è complesso e multifattoriale e che è influenzato da una moltitudine di fattori che si evolvono nel tempo e nel contesto.

Tenere conto del contesto nell'analisi del voto

Il contesto istituzionale, in particolare il sistema elettorale, svolge un ruolo cruciale nel comportamento di voto. Il tipo di sistema elettorale, maggioritario, proporzionale o misto, ha un impatto significativo sulle strategie di voto degli elettori e sulle tattiche dei partiti politici. In un sistema maggioritario, in cui il candidato o il partito con il maggior numero di voti si aggiudica tutti i seggi di una circoscrizione, gli elettori possono essere costretti a votare in modo strategico per evitare di "sprecare" il loro voto. Possono decidere di votare per un candidato o un partito che ha maggiori probabilità di vincere, anche se non è la loro prima scelta. Allo stesso modo, i partiti politici possono scegliere di concentrarsi su alcuni collegi elettorali in cui ritengono di avere maggiori possibilità di ottenere seggi. D'altro canto, in un sistema proporzionale, in cui i seggi sono assegnati in base alla percentuale di voti ricevuti da ciascun partito, gli elettori sono più liberi di votare secondo le loro reali preferenze, perché sanno che il loro voto contribuirà alla conquista di un seggio, anche per un piccolo partito. Allo stesso modo, i partiti politici possono permettersi di schierare i propri candidati in una varietà di circoscrizioni, poiché ogni voto conta per l'assegnazione dei seggi. Il contesto istituzionale è quindi un fattore essenziale da considerare quando si analizza il comportamento elettorale, poiché modella gli incentivi e le strategie degli elettori e dei partiti politici.

La polarizzazione del sistema politico è un altro elemento contestuale che influenza il comportamento elettorale. In un sistema altamente polarizzato, in cui i partiti politici propongono politiche nettamente diverse e assumono posizioni opposte su varie questioni, gli elettori hanno una gamma più ampia di scelte. Questa diversità può stimolare l'impegno politico e rendere più facile per gli elettori prendere decisioni, in quanto una chiara distinzione tra i partiti può rendere più ovvio per chi votare. Al contrario, in un sistema politico consensuale in cui ci sono poche differenze ideologiche o politiche tra i partiti, gli elettori possono trovare più difficile distinguere tra i partiti e decidere per chi votare. Questa mancanza di differenziazione può ridurre l'impegno politico e aumentare l'incertezza o l'indecisione degli elettori. La polarizzazione può anche influire sulle dinamiche delle campagne elettorali. In un ambiente polarizzato, i partiti possono condurre campagne più conflittuali e basate sui temi, che a loro volta possono influenzare il modo in cui gli elettori percepiscono i partiti e fanno le loro scelte. In breve, il grado di polarizzazione di un sistema politico può avere implicazioni significative sul comportamento elettorale.

La frammentazione del sistema partitico è un altro aspetto contestuale cruciale che può influenzare il comportamento di voto. La frammentazione si riferisce al numero di partiti politici significativi in un sistema politico. In un sistema partitico altamente frammentato, dove ci sono molti partiti politici, tutti con una ragionevole possibilità di vincere seggi o di esercitare influenza, gli elettori hanno una maggiore varietà di scelte. Questo può portare a una rappresentazione più sfumata delle opinioni e delle preferenze politiche degli elettori. Tuttavia, può anche rendere il panorama politico più complesso e difficile da navigare per gli elettori. Al contrario, in un sistema partitico meno frammentato, tipicamente caratterizzato da uno o due partiti dominanti, la scelta degli elettori è più limitata. Se da un lato questo può rendere la scelta elettorale più semplice, dall'altro può portare a una rappresentanza politica meno completa o all'insoddisfazione degli elettori che non si sentono adeguatamente rappresentati dalle opzioni disponibili. La frammentazione del sistema partitico può anche influenzare le dinamiche della campagna elettorale e la strategia dei partiti. Ad esempio, in un sistema altamente frammentato, i partiti possono essere più inclini a formare alleanze o coalizioni e a rivolgersi a segmenti specifici dell'elettorato.

La campagna elettorale e la copertura mediatica sono due fattori cruciali che influenzano il comportamento di voto. Essi sono particolarmente rilevanti nei moderni modelli di ricerca elettorale. La campagna elettorale in sé è un momento in cui i partiti e i candidati presentano le loro posizioni su varie questioni, cercano di convincere gli elettori della loro competenza e della pertinenza delle loro proposte e spesso criticano gli avversari. La campagna elettorale è quindi un momento di potenziale forte influenza sulle opinioni degli elettori, sia in termini di valutazione dei candidati e dei partiti che di senso di impegno nel processo politico. I media svolgono un ruolo importante nel trasmettere informazioni sulla campagna agli elettori. Sono responsabili della copertura delle dichiarazioni dei candidati, dei dibattiti politici, dei sondaggi, delle controversie e degli incidenti della campagna. Il modo in cui i media coprono la campagna può influenzare la percezione che gli elettori hanno della rilevanza, della credibilità e dell'attrattiva dei diversi candidati e partiti. Inoltre, i media possono anche influenzare la percezione degli elettori su questioni importanti della campagna. Ad esempio, se i media si concentrano pesantemente su alcuni temi, come l'economia o l'immigrazione, gli elettori possono percepire questi temi come più importanti di altri, influenzando così il loro comportamento di voto. Nel complesso, la campagna elettorale e la copertura mediatica sono due fattori contestuali chiave che possono avere un'influenza significativa sulla formazione dell'opinione e sul comportamento di voto degli elettori.

Il riconoscimento dell'eterogeneità dell'elettorato

I moderni modelli di ricerca elettorale tengono conto dell'eterogeneità dell'elettorato, il che rappresenta un significativo allontanamento dai modelli tradizionali che presupponevano una relativa omogeneità degli elettori. Oggi è ampiamente riconosciuto che l'elettorato è vario e diversificato, con livelli di interesse e di competenza politica molto diversi tra gli individui.

L'interesse per la politica è un fattore chiave che può influenzare il comportamento di voto di un individuo. Gli elettori con un forte interesse per la politica sono probabilmente più impegnati nel processo politico, seguono da vicino le campagne elettorali, si informano sui candidati e sui partiti e partecipano attivamente al voto. D'altro canto, coloro che hanno uno scarso interesse per la politica possono essere meno impegnati e meno propensi a votare. La competenza politica è un altro fattore importante. Gli elettori con una buona conoscenza della politica e una chiara comprensione dei problemi sono maggiormente in grado di elaborare informazioni politiche complesse e di valutare candidati e partiti sulla base di criteri ben informati. Coloro che sono meno alfabetizzati politicamente possono trovare più difficile comprendere e valutare le informazioni politiche, il che può influenzare il loro comportamento di voto.

La psicologia politica è un campo di studi interdisciplinare che esamina come i processi psicologici individuali e i tratti della personalità influenzino la politica a livello individuale e collettivo. In particolare, studia come gli individui formino le loro opinioni politiche, come prendano decisioni politiche e come i loro valori, atteggiamenti e tratti di personalità influenzino il loro comportamento politico. Esamina un'ampia gamma di argomenti, dagli atteggiamenti e dalle percezioni politiche alla formazione delle identità politiche e agli effetti delle emozioni sul comportamento politico. Ad esempio, la psicologia politica può studiare come le paure o le preoccupazioni per la sicurezza possano influenzare gli atteggiamenti verso le politiche di immigrazione, o come i valori fondamentali di un individuo, come l'uguaglianza o la libertà, possano plasmare il suo schieramento politico.

La psicologia politica è anche interessata all'influenza dei pregiudizi cognitivi sul processo decisionale politico. Ad esempio, può esaminare come pregiudizi come l'effetto conferma (la tendenza a cercare e interpretare le informazioni che confermano le nostre convinzioni esistenti) possano influenzare le opinioni politiche. Concentrandosi sui meccanismi psicologici sottostanti, la psicologia politica offre una prospettiva unica sulla politica e sul comportamento di voto, integrando gli approcci più tradizionali della scienza politica che si concentrano su fattori come l'affiliazione ai partiti, le ideologie o i fattori socio-demografici.

L'idea che il voto per questioni sia diventato più importante negli ultimi decenni è sempre più accettata nel campo della scienza politica. Il voto per questioni si riferisce al comportamento di voto basato su questioni o problemi specifici ("questioni") che gli elettori considerano importanti. Piuttosto che basare il proprio voto esclusivamente su ideologie politiche generali o affiliazioni di partito, molti elettori sono ora più propensi a votare sulla base di posizioni particolari su questioni specifiche, come l'economia, l'ambiente, la salute pubblica, l'immigrazione e così via. Gli elettori possono anche basare il loro voto sulla percezione della competenza di un partito o di un candidato a gestire questi temi. Ad esempio, un elettore può decidere di votare per un certo partito perché lo ritiene più competente a gestire una crisi economica o ad attuare politiche ambientali efficaci. Questo spostamento verso un voto più basato sui temi può essere attribuito a una serie di fattori. Può essere dovuto a un maggiore accesso alle informazioni, che consente agli elettori di essere più informati e impegnati su questioni specifiche. Può anche essere legato all'erosione delle tradizionali fedeltà ai partiti, alla crescente individualizzazione della politica e alla polarizzazione su temi specifici. Tuttavia, anche se il voto per temi è diventato più comune, le ideologie politiche e le affiliazioni partitiche continuano a svolgere un ruolo significativo nel comportamento di voto.

La situazione in Svizzera è un buon esempio di come il voto per tema possa giocare un ruolo importante nelle elezioni. Il Partito Popolare Svizzero (SVP), noto per la sua dura posizione sull'immigrazione, è riuscito ad attrarre un gran numero di elettori che considerano l'immigrazione un tema importante. L'UDC è riuscita a costruirsi una reputazione come partito che affronta attivamente la questione dell'immigrazione, proponendo politiche restrittive e mettendo in evidenza il problema nelle sue campagne elettorali. Per molti elettori, la SVP è vista come il partito più competente ad affrontare la questione dell'immigrazione, il che spiega in parte il suo successo elettorale. Ciò dimostra che, in determinati contesti, temi specifici possono diventare centrali nel dibattito politico e influenzare fortemente il comportamento degli elettori. I partiti che sono in grado di posizionarsi efficacemente su questi temi e di convincere gli elettori della loro competenza possono quindi godere di un vantaggio significativo alle urne.

Innovazioni metodologiche nello studio del comportamento di voto

I modelli esplicativi multilivello, noti anche come modelli gerarchici, rappresentano un importante progresso metodologico nello studio del comportamento elettorale. Questi modelli tengono conto delle diverse scale di influenza sul comportamento individuale, dal contesto locale a quello nazionale, passando per il contesto individuale. Ad esempio, un modello multilivello potrebbe analizzare l'effetto di caratteristiche individuali come l'età, il sesso, l'istruzione e l'etnia sul comportamento di voto, tenendo conto anche del ruolo del contesto socio-economico locale e nazionale, delle caratteristiche del sistema partitico e dell'offerta politica. In questo modo, i modelli multilivello possono aiutarci a capire come le influenze a diversi livelli interagiscono per plasmare il comportamento di voto. Questi modelli offrono una notevole flessibilità e consentono di analizzare dati complessi in modo più accurato e sfumato. Sono stati utilizzati per studiare una serie di fenomeni politici, tra cui il comportamento di voto, la partecipazione politica, gli atteggiamenti politici e molti altri. L'uso di modelli gerarchici o esplicativi multilivello rappresenta un'innovazione significativa nella ricerca sul comportamento di voto, in quanto fornisce una comprensione più completa e sfumata dei fattori che influenzano il voto.

I modelli statistici sono generalmente definiti modelli multilivello o gerarchici. Sono progettati per tenere conto della complessità intrinseca dei dati sociali, che spesso comprendono strutture annidate o gerarchiche.

Nel contesto della ricerca sul comportamento elettorale, questi modelli possono essere utilizzati per esaminare contemporaneamente l'effetto delle caratteristiche individuali (come l'età, il sesso, l'istruzione, le convinzioni politiche, ecc.) e l'effetto del contesto (ad esempio, il sistema elettorale, l'offerta politica, la campagna elettorale, ecc. Questi modelli possono essere utilizzati anche per studiare le interazioni tra fattori individuali e contestuali. Ad esempio, possono essere utilizzati per esaminare se l'effetto dell'istruzione sulla scelta di voto varia a seconda del contesto politico in cui un individuo si trova. Prendendo in considerazione contemporaneamente i fattori individuali e contestuali, nonché le loro interazioni, i modelli multilivello offrono una prospettiva più ricca e completa sulla formazione delle scelte elettorali. Possono aiutare a rivelare dinamiche complesse che potrebbero sfuggire ad analisi che considerano separatamente i fattori individuali e contestuali.

Ad esempio, i ricercatori cercano di illustrare che l'impatto dell'identità cattolica sul comportamento di voto può variare a seconda dell'ambiente religioso dell'elettore. In altre parole, l'influenza dell'identità cattolica sul voto potrebbe essere più o meno significativa a seconda che l'individuo viva in un cantone prevalentemente cattolico o in un cantone con diversità religiosa. L'idea di fondo è quindi quella di integrare nell'analisi del comportamento di voto sia fattori individuali, come l'identità religiosa, sia fattori contestuali, come la composizione religiosa del cantone.

Questo esempio illustra bene come i modelli multilivello possano aiutare a rivelare dinamiche complesse nel comportamento elettorale. In questo caso, ci permettono di vedere come l'impatto dell'affiliazione religiosa sulla scelta di voto possa variare a seconda del contesto religioso del luogo in cui l'individuo vive. Ciò significa che l'effetto dell'appartenenza religiosa sul comportamento di voto può essere diverso in un contesto in cui la maggior parte delle persone condivide la stessa religione (un cantone cattolico, ad esempio) rispetto a un contesto in cui le persone hanno religioni diverse (un cantone religiosamente misto). Ciò può essere dovuto a una serie di fattori. Ad esempio, in un cantone prevalentemente cattolico, gli individui cattolici possono sentirsi più a loro agio nell'esprimere i propri valori religiosi nel voto. D'altra parte, in un cantone religiosamente misto, gli individui cattolici potrebbero essere più propensi a votare sulla base di altre considerazioni, come l'ideologia politica o le questioni economiche. Questo è un ottimo esempio di come i modelli multilivello possano aiutarci a comprendere le interazioni tra i fattori individuali e contestuali nella formazione del comportamento di voto.

Casi di studio: analisi del comportamento di voto

Caso di studio 1: spiegazione del voto SVP

Questo studio analizza la composizione dell'elettorato della SVP e come questa sia cambiata nel tempo.

Source: Oesch et Rennwald 2010

Il grafico a sinistra, che mostra la percentuale di elettori per classe che hanno votato per il Partito socialista nel 2007 (in termini percentuali), illustra la composizione dell'elettorato del Partito socialista dopo le elezioni federali del 2007. Questi risultati si basano su un sondaggio d'opinione condotto dopo le elezioni. Come già menzionato, i sondaggi SELECT, condotti dopo ogni elezione federale dal 1995, forniscono una serie di dati preziosi sul comportamento degli elettori a livello nazionale in Svizzera.

Nel 2007, il Partito socialista ha ottenuto circa il 20% dei voti, che è anche il suo risultato medio. Osservando le diverse categorie socio-professionali, si può notare la differenza tra questo punteggio medio e la percentuale di voti ottenuti in ciascuna categoria. In questo modo è possibile identificare quali segmenti della popolazione sono più propensi a votare per il Partito Socialista e quali meno.

Facendo riferimento all'ultima riga, possiamo notare che una categoria socio-professionale in particolare ha votato massicciamente per il PS: gli specialisti socio-culturali. Mentre il punteggio medio del PS era del 20%, tra questa categoria ha raggiunto il 34%, con un aumento di quattordici punti percentuali. Gli specialisti socio-culturali, talvolta definiti "nuova classe media", comprendono i dipendenti che lavorano nei settori della sanità, del sociale, dell'istruzione, della cultura e dei media. Si tratta di un segmento della classe media superiore che è cresciuto in modo significativo. Potremmo definirli un po' banalmente "bobo", per "borghese bohémien". Questi individui dispongono di risorse relativamente consistenti, ma aderiscono ai valori redistributivi della sinistra. Mentre il modello di scelta razionale li predisporrebbe a votare a destra a causa della loro situazione socio-economica vantaggiosa, essi tendono a sostenere i programmi di sinistra per solidarietà sociale e per adesione ad altri valori di sinistra come l'apertura e la solidarietà internazionale.

Tutte le altre categorie socio-professionali appaiono al di sotto del punteggio medio del Partito Socialista, compresi i gruppi qui indicati come "operai della produzione", "operai dei servizi" e "impiegati". Questi ultimi sono quelli che un tempo venivano chiamati "colletti blu". Gli operai di produzione sono tipicamente persone che lavorano nell'industria, svolgono mansioni ripetitive e hanno poca autonomia nel loro lavoro. Questi individui tendono a votare per il Partito Socialista meno frequentemente della media.

La tendenza osservata indica che gli operai della produzione, spesso impegnati in ruoli industriali che richiedono compiti ripetitivi e che offrono poca autonomia, hanno una minore propensione a votare per il Partito Socialista. Diversi fattori possono spiegare questo fenomeno.

In primo luogo, il settore industriale ha subito notevoli cambiamenti negli ultimi decenni, caratterizzati da una crescente automazione e dalla delocalizzazione della produzione in regioni a basso costo di manodopera. Questi cambiamenti hanno spesso portato a una maggiore insicurezza del lavoro e a un senso di abbandono tra questi lavoratori, che possono sentirsi meno rappresentati da un partito tradizionalmente associato alla difesa dei diritti dei lavoratori.

Inoltre, anche la natura della classe operaia è cambiata. Oggi comprende una gamma molto più ampia di occupazioni e livelli di competenza rispetto al passato. Questo gruppo eterogeneo può avere preferenze politiche più diverse e non sentirsi uniformemente attratto dal Partito socialista. In secondo luogo, anche l'emergere di questioni sociali come l'immigrazione e l'identità nazionale ha contribuito a cambiare il panorama politico. In alcuni casi, questi temi hanno eclissato i tradizionali problemi economici nell'agenda politica, portando alcuni lavoratori della produzione a rivolgersi a partiti di destra o populisti che promettono di risolvere questi problemi. Infine, anche il cambiamento del discorso politico e delle priorità del Partito socialista può aver giocato un ruolo. Come già osservato, il Partito Socialista sembra essere riuscito ad attrarre una percentuale significativa di "specialisti socio-culturali", un gruppo che spesso ha livelli di istruzione più elevati e valori più liberali. Di conseguenza, il Partito Socialista potrebbe aver orientato parte della sua retorica e del suo programma per attrarre questo gruppo, forse a scapito del suo tradizionale appello ai lavoratori della produzione.

Nelle elezioni del 2007, l'UDC (Union Démocratique du Centre) ha ottenuto il 28% dei voti, un risultato notevole che tuttavia varia notevolmente a seconda della categoria socio-professionale. In questo contesto, si potrebbe sostenere che il modello colombiano, che si concentra su variabili sociologiche come la classe sociale e l'appartenenza a un gruppo per spiegare il comportamento elettorale, conserva una certa rilevanza. In effetti, il punteggio dell'SVP riflette probabilmente l'influenza dei fattori socio-professionali sul comportamento elettorale. Questo partito è riuscito a fare appello a una varietà di gruppi sociali, riflettendo una serie di preoccupazioni diverse - dall'immigrazione all'economia alla sovranità nazionale. Le significative variazioni nel sostegno elettorale della SVP tra le diverse categorie socio-professionali sottolineano l'importanza della posizione sociale delle persone nel formare le loro preferenze politiche. Detto questo, la forza dell'SVP nel 2007 non significa che il modello colombiano fornisca una spiegazione esaustiva o definitiva del comportamento elettorale. Altri fattori, come le preoccupazioni politiche a breve termine, la percezione dei temi e dei candidati e l'effetto della campagna elettorale, possono giocare un ruolo importante. Inoltre, le idee e i valori individuali possono interagire con la classe sociale per influenzare le scelte elettorali. Sebbene il modello colombiano possa ancora fornire indicazioni preziose sul voto per l'SVP nel 2007, è necessario considerare una gamma più ampia di fattori per comprendere appieno il comportamento di voto.

Il principale sostegno dell'SVP alle elezioni del 2007 è arrivato dai "piccoli lavoratori autonomi", che comprendono agricoltori, negozianti, artigiani e altri lavoratori autonomi che non gestiscono grandi aziende. Talvolta definiti "vecchia classe media", questi individui hanno sostenuto in modo schiacciante l'SVP. Infatti, quasi la metà (44%) dei piccoli lavoratori autonomi ha votato per la SVP, una percentuale significativamente più alta rispetto al 28% complessivo del partito. Sembra che i piccoli indipendenti si siano identificati con le posizioni della SVP su questioni come la sovranità nazionale, l'immigrazione e forse anche l'autonomia economica. Il loro sostegno evidenzia come la posizione socio-economica di un individuo e l'appartenenza a una specifica categoria professionale possano influenzare le sue preferenze politiche. Tuttavia, è essenziale notare che questi individui costituiscono una delle due principali roccaforti dell'SVP, il che suggerisce che il sostegno al partito è distribuito in modo diversificato e complesso nella società svizzera.

L'SVP trova un forte sostegno anche tra i lavoratori della produzione e dei servizi. Nonostante la SVP si collochi come partito di destra nello spettro politico, generalmente non associato alla difesa degli interessi dei lavoratori, nel 2007 è riuscita a ottenere circa il 40% dei voti da questa categoria di lavoratori, superando il suo punteggio complessivo del 28%. Ci si potrebbe chiedere perché una percentuale così alta di lavoratori abbia scelto di votare per l'SVP, mentre alcuni sindacalisti potrebbero sostenere che l'SVP non protegge sufficientemente i lavoratori. Ad esempio, si potrebbe sostenere che l'SVP non difende i lavoratori dalla concorrenza della manodopera straniera, se non indirettamente, sostenendo politiche di chiusura delle frontiere. Tuttavia, il successo dell'SVP presso i lavoratori potrebbe non essere legato principalmente al suo programma economico. Sembra invece più plausibile che sia il suo programma culturale ad attrarre questi elettori. L'SVP sostiene la chiusura delle frontiere da una prospettiva culturale, difendendo le tradizioni e auspicando un certo grado di chiusura internazionale. Questa posizione, motivata principalmente da considerazioni culturali, identitarie e storiche piuttosto che economiche, potrebbe spiegare la popolarità dell'SVP tra i lavoratori della produzione e dei servizi.

Da una prospettiva bidimensionale dello spazio politico, possiamo vedere che il successo della SVP è in gran parte attribuibile alla sua posizione sull'asse tradizione-apertura piuttosto che alla sua posizione sull'asse economico. Su questo asse, l'SVP non si differenzia molto dal Partito Liberale-Radicale (PLR). Si tratta di un'illustrazione della divisione "win-lose". Da questo punto di vista, l'SVP e l'FDP possono essere visti come i "vincitori" dell'attuale sistema economico, che difendono politiche liberali e a favore del mercato. Tuttavia, la SVP si distingue sull'asse tradizione-apertura, assumendo posizioni più chiuse e tradizionali. Ciò significa che molti elettori potrebbero essere attratti dalla SVP non per le sue posizioni economiche, che sono simili a quelle della FDP, ma piuttosto per le sue posizioni su questioni culturali e identitarie. Questo può spiegare perché l'SVP è stata in grado di attrarre un'alta percentuale di voti da gruppi come i lavoratori della produzione e dei servizi, che potrebbero sentirsi più minacciati dall'apertura culturale e sociale.

In sintesi, si potrebbe dire che coloro che si sentono "vincitori" dell'apertura internazionale e della globalizzazione sono spesso gli specialisti socio-culturali, mentre i "perdenti" percepiti sono coloro che temono questa apertura. Questi ultimi temono non solo una maggiore concorrenza economica, ma anche cambiamenti nella cultura e nell'identità. Questi gruppi includono i piccoli lavoratori autonomi e i lavoratori della produzione e dei servizi. Allo stesso tempo, lo SVP ha ottenuto un punteggio significativamente più basso tra gli specialisti etnici e socioculturali. In un certo senso, questo è l'effetto opposto a quello osservato per il Partito socialista. Questi gruppi hanno spesso una mentalità più internazionale e sono più inclini ad abbracciare la diversità culturale, il che si riflette nella loro tendenza a votare per partiti più di sinistra come il Partito Socialista piuttosto che per partiti più di destra come l'SVP.

La divisione di classe gioca ancora un ruolo cruciale nel comportamento elettorale, ma la sua natura è cambiata nel tempo. Tradizionalmente, questa divisione era vista come lavoratori contro datori di lavoro, riflettendo le idee di Marx sul conflitto tra lavoro e capitale. Per un lungo periodo della storia europea, abbiamo assistito a una chiara divergenza di voto tra questi due gruppi, con i lavoratori che generalmente propendevano per i partiti di sinistra e i datori di lavoro che tendevano a sostenere i partiti di destra. Tuttavia, questa tradizionale divisione è cambiata nel tempo e le dinamiche del conflitto di classe sono diventate più complesse. Non si tratta più solo di una contrapposizione tra lavoro e capitale, ma piuttosto di una moltitudine di spaccature sociali, economiche e culturali che interagiscono in modo complesso. Ad esempio, come abbiamo detto in precedenza, gruppi come i piccoli lavoratori autonomi e i lavoratori della produzione e dei servizi tendono a sostenere la SVP di destra, non necessariamente per le loro posizioni economiche, ma per le loro preoccupazioni culturali e identitarie. Ciò dimostra che, sebbene il divario di classe rimanga un fattore importante, deve essere analizzato insieme ad altre dimensioni socio-politiche per comprendere appieno il comportamento elettorale contemporaneo.

In molti Paesi, tra cui la Svizzera, abbiamo assistito a un cambiamento nel modo in cui i divari di classe si manifestano nel comportamento elettorale. Questo fenomeno viene spesso descritto come un disallineamento e un riallineamento degli elettori rispetto ai partiti politici. In concreto, abbiamo assistito a una tendenza per cui gli elettori provenienti da ambienti della classe operaia, storicamente allineati con i partiti di sinistra, hanno iniziato a spostarsi verso i partiti populisti di destra. Questo movimento è stato osservato non solo in Svizzera, ma anche in altri Paesi come Francia, Austria, Paesi Bassi e Paesi scandinavi. Ci sono diverse spiegazioni possibili per questo fenomeno. Alcuni suggeriscono che questi elettori sono sempre più preoccupati per le questioni di identità culturale e sovranità nazionale, temi spesso evidenziati dai partiti populisti di destra. Altri sostengono che questi elettori si sentano delusi dai partiti tradizionali di sinistra, che tendono a concentrarsi maggiormente su questioni sociali ed economiche. Qualunque sia la ragione esatta, è chiaro che il panorama politico sta cambiando e che la tradizionale divisione in classi non può più spiegare da sola il comportamento elettorale. Gli scienziati politici devono quindi tenere conto di queste nuove dinamiche quando analizzano le attuali tendenze elettorali.

In tutti questi Paesi, si può notare che negli anni '80 e '90 si è verificato un cambiamento, con una percentuale significativa di lavoratori che tradizionalmente votavano per la sinistra che ora si rivolge alla destra populista. È importante sottolineare che questo fenomeno non riguarda tutti i lavoratori, ma una parte significativa di essi. Allo stesso tempo, abbiamo assistito a un rafforzamento degli specialisti socio-culturali, o della nuova classe media, come baluardo del voto di sinistra. Questo fenomeno è caratterizzato da individui con una situazione socio-economica relativamente agiata che, nonostante la loro posizione, tendono a sostenere ideali redistributivi e valori generalmente associati alla sinistra, come l'apertura e la solidarietà internazionale. Questa trasformazione del panorama elettorale è una constatazione forte che vale in Svizzera come in altri Paesi. Ha un profondo impatto sulla politica di questi Paesi e richiede una comprensione dettagliata se si vogliono interpretare correttamente le attuali tendenze elettorali.

Source: Oesch et Rennwald 2010

Il grafico mostra l'evoluzione del voto per l'UDC (Union Démocratique du Centre) tra le classi lavoratrici tra il 1995 e il 2007. Nel 1995, tra il 15% e il 20% dei lavoratori dei servizi, della produzione e degli uffici votava SVP. Tuttavia, nell'arco di circa un decennio, abbiamo assistito a un aumento significativo di questa cifra, raggiungendo percentuali tra il 35% e il 40% del voto della classe operaia. Vale la pena notare che negli ultimi vent'anni l'SVP ha registrato un aumento dei consensi in tutti i segmenti dell'elettorato. Tuttavia, l'aumento più marcato è stato registrato tra l'elettorato della classe operaia. Ciò illustra la riformulazione del divario di classe di cui abbiamo parlato in precedenza, mostrando un importante cambiamento nei modelli di voto di questi gruppi nel corso del tempo.

Il divario di classe rimane rilevante per il comportamento di voto, ma la sua natura è profondamente cambiata. È stata ristrutturata da movimenti di disallineamento e riallineamento tra le diverse classi sociali e i partiti politici. Il termine "disallineamento" si riferisce, ad esempio, al fenomeno del progressivo allontanamento dei lavoratori dal Partito Socialista o dalla sinistra in generale, mentre il "riallineamento" si riferisce alla loro crescente attrazione per partiti come la SVP. Questo processo di spostamento delle fedeltà partitiche lungo le linee di classe ha portato a un cambiamento nella natura della divisione di classe. Oggi si parla di una "nuova divisione di classe", che contrappone i "vincitori" della globalizzazione, come i dirigenti e la nuova classe media, a coloro che sono percepiti - o si percepiscono - come i "perdenti" della globalizzazione. Questi ultimi includono le classi lavoratrici e la vecchia classe media, composta da piccoli lavoratori autonomi come artigiani, agricoltori e negozianti.

La tabella mostra l'evoluzione del voto all'SVP tra le diverse categorie della classe media. Mostra tre segmenti della classe operaia: impiegati (in grigio), lavoratori dei servizi (linea tratteggiata) e lavoratori della produzione (in nero). In tutte e tre le categorie si è registrato un aumento significativo della percentuale di persone che hanno votato SVP. Sebbene l'SVP abbia guadagnato terreno in tutti gli strati della popolazione, ciò è particolarmente vero per le classi lavoratrici.

Questo grafico rappresenta una semplice disposizione degli elettori su uno spazio bidimensionale.

Source: Oesch et Rennwald 2010b: 276

L'asse orizzontale riflette una dimensione socio-economica che può essere interpretata come favorevole a "più Stato" o "più mercato". Questa dimensione deriva da due domande principali poste nei sondaggi d'opinione.

  • La prima domanda riguarda la spesa sociale: gli intervistati sono favorevoli a un aumento o a una diminuzione della spesa sociale da parte della Confederazione? Questo può aiutare a determinare se una persona è più incline al sociale (a favore di più governo) o più liberale (a favore di più mercato).
  • La seconda domanda riguarda la tassazione dei redditi alti: gli intervistati sono favorevoli o contrari a un aumento della tassazione sui redditi alti? Questa domanda misura l'atteggiamento verso la redistribuzione della ricchezza, che è un altro modo per valutare se una persona è più incline alle politiche statali o di mercato.

Combinando le risposte a queste due domande, possiamo avere un'idea approssimativa della posizione di una persona sull'asse socio-economico. Questa dimensione socio-economica classifica gli individui in base alle loro preferenze sulla ridistribuzione della ricchezza da parte dello Stato. Se una persona è "a favore della spesa" e "a favore dell'aumento delle tasse", cioè è favorevole a un aumento della spesa sociale e a una maggiore tassazione dei redditi alti, questo può essere interpretato come un valore di sinistra. Queste persone sono generalmente favorevoli a una maggiore ridistribuzione della ricchezza da parte dello Stato, che può significare più servizi pubblici, programmi sociali più generosi e una maggiore uguaglianza dei redditi. Al contrario, se una persona è "contraria alla spesa" e "contraria all'aumento delle tasse", ossia è contraria all'aumento della spesa sociale e all'aumento dell'imposizione fiscale per i percettori di redditi elevati, ciò può essere interpretato come valori di destra. Queste persone tendono a sostenere un minore intervento dello Stato nell'economia, preferendo lasciare che il mercato operi liberamente. Sono generalmente favorevoli a tasse più basse e a una minore redistribuzione della ricchezza da parte dello Stato. Questa dimensione socio-economica è quindi un modo utile per capire la posizione delle persone nello spettro politico quando si tratta di questioni economiche.

L'asse verticale è più legato alla dimensione culturale o identitaria della politica e ci aiuta a capire la posizione delle persone nello spettro politico quando si tratta di questioni di nazionalità, identità nazionale e immigrazione. Se una persona è "favorevole all'adesione della Svizzera all'Unione europea" e "favorevole a una Svizzera che offra pari opportunità a svizzeri e stranieri", possiamo dire che si trova più in alto sull'asse, mostrando una maggiore apertura all'influenza e alla partecipazione straniera. Queste persone sono generalmente più progressiste sulle questioni di identità e immigrazione e possono essere più inclini a sostenere politiche di inclusione e diversità. Al contrario, se una persona è "a favore di una Svizzera che va avanti da sola" e "a favore di una Svizzera che favorisce gli svizzeri rispetto agli stranieri", si può dire che si trovi più in basso sull'asse, mostrando una posizione più protezionista e nazionalista. Questi individui sono generalmente più conservatori sulle questioni di identità e immigrazione e possono essere più inclini a sostenere politiche che favoriscono i cittadini nazionali e limitano l'immigrazione. Questi due assi - socio-economico e culturale/identitario - possono combinarsi in modi diversi per formare un'ampia gamma di posizioni politiche. Ad esempio, una persona può essere economicamente conservatrice (favorendo una minore redistribuzione) e culturalmente progressista (favorendo l'inclusione degli stranieri), o viceversa.

Raggruppando questi sottogruppi per professione e partito politico, possiamo illustrare la posizione di questi gruppi sull'asse socio-economico (più Stato o più mercato) e sull'asse culturale/identitario (apertura internazionale o chiusura nazionale). Nel calcolare la posizione media di ciascun gruppo, è importante tenere presente che si tratta di una media. Ciò significa che rappresenta una posizione "centrale" attorno alla quale variano le risposte individuali. Questo spiega perché, nonostante le differenze significative negli atteggiamenti politici all'interno di ciascun gruppo, le medie possono apparire relativamente vicine al centro del grafico. Analizzando queste medie, possiamo farci un'idea generale degli atteggiamenti politici dominanti all'interno di ciascun sottogruppo di elettori. Tuttavia, è anche importante tenere conto della diversità di opinioni all'interno di ciascun gruppo. Ad esempio, non tutti i manager sono economicamente conservatori e non tutti gli specialisti socio-culturali sono necessariamente progressisti su questioni di identità e immigrazione.

L'utilizzo della posizione media per rappresentare l'orientamento politico di un gruppo fornisce una visione d'insieme, ma può anche nascondere una diversità di opinioni all'interno dello stesso gruppo. Questo può spiegare perché, nonostante le differenze nelle opinioni individuali, queste medie possono talvolta trovarsi vicino al centro del grafico. Ad esempio, se consideriamo gli specialisti socio-culturali che votano per il Partito Socialista (PS) o per l'Union démocratique du centre (UDC), possiamo notare che, nonostante la comune appartenenza professionale, le loro posizioni medie su questi assi socio-economici e culturali/identitari differiscono a seconda del partito per cui votano. Per quanto riguarda i manager, alcuni possono essere di destra, altri di sinistra e altri ancora possono essere più o meno aperti o chiusi sull'asse culturale/identitario. La media delle loro posizioni li colloca al centro del grafico, riflettendo una diversità di opinioni politiche all'interno di questo gruppo. Questo tipo di analisi evidenzia non solo le divergenze politiche tra le diverse classi occupazionali, ma anche le divergenze all'interno di tali classi. Si tratta di un importante promemoria del fatto che, sebbene si possano osservare alcune tendenze generali, gli atteggiamenti politici sono diversi e variegati.

Il Partito socialista (PS) sembra avere una base elettorale ideologicamente più diversificata rispetto al Partito popolare svizzero (SVP). Ciò può suggerire che il PS riunisce una gamma più ampia di opinioni sulla scala economica (dalla redistribuzione alla preferenza per il mercato) e sulla scala dell'apertura rispetto alla tradizione. Al contrario, l'SVP sembra riunire elettori con valori più simili, principalmente incentrati sulla difesa delle tradizioni e con una leggera inclinazione verso politiche economiche di destra. Ciò potrebbe indicare che l'SVP ha una base di elettori più omogenea che condivide un insieme di valori comuni. Anche la differenza tra i lavoratori della produzione che hanno votato SVP e quelli che hanno votato SP è molto interessante. Dimostra chiaramente come le differenze di percezione e di valori possano dividere lo stesso gruppo socio-professionale. Dimostra inoltre che le preferenze politiche non sono necessariamente determinate dalla sola classe professionale, ma possono essere influenzate anche da altri fattori, come le convinzioni personali, l'identità culturale e la visione del mondo.

Esiste un dilemma comune a molti partiti politici, in particolare a quelli della sinistra tradizionale, come il Partito socialista in Svizzera. Questi partiti hanno storicamente sostenuto i lavoratori e promosso la ridistribuzione economica e l'equità sociale. Tuttavia, con l'evoluzione delle economie e delle società, hanno ottenuto anche il sostegno di gruppi socio-culturali più istruiti e liberali, che hanno preferenze politiche diverse, in particolare sui temi dell'immigrazione e dell'apertura internazionale. Si tratta quindi di una situazione delicata per il PS, che deve trovare un equilibrio tra questi due gruppi di elettori. Se si orienta troppo verso l'uno o l'altro, rischia di perdere il sostegno dell'altro gruppo. Si tratta di una questione importante per il PS e per altri partiti di sinistra in tutto il mondo, che si trovano a navigare in questo complesso ambiente politico. Questo dilemma è anche legato a tendenze più ampie in molti Paesi occidentali, dove le preferenze politiche sono sempre meno definite dalla classe economica e sempre più influenzate da questioni culturali e identitarie, come l'apertura all'immigrazione e alla globalizzazione. Ciò ha portato a un riallineamento politico in cui alcuni lavoratori si sono rivolti ai partiti populisti di destra, mentre i gruppi più istruiti hanno sostenuto i partiti di sinistra.

Questa tensione tra le diverse fazioni dell'elettorato è una sfida importante per il Partito socialista e per altri partiti tradizionali di sinistra in tutto il mondo. Se assumono posizioni più liberali su temi come l'immigrazione e l'integrazione europea, rischiano di perdere il sostegno dei lavoratori e di altri gruppi più scettici su questi temi. D'altro canto, se adottano una posizione più dura su questi temi, rischiano di alienarsi gli elettori più istruiti e liberali che sostengono queste politiche. La sfida per questi partiti è quindi quella di trovare un equilibrio tra queste diverse preferenze. Ciò può comportare lo sviluppo di un messaggio che si rivolga sia agli operai che agli elettori più liberali, oppure trovare il modo di rispondere alle preoccupazioni di questi gruppi su questioni specifiche senza alienare l'altro gruppo. È un compito difficile e non esistono soluzioni facili. Questo dilemma è in parte il risultato di cambiamenti più ampi nella politica e nella società. Se un tempo la classe economica era il principale fattore determinante del comportamento elettorale, ora le questioni culturali e identitarie giocano un ruolo molto più importante. Queste tendenze, unite alla globalizzazione e ad altri cambiamenti economici, hanno reso il panorama politico più complesso e creato nuove sfide per i partiti tradizionali.

L'UDC (Union Démocratique du Centre) è riuscita a costruire una base di elettori relativamente omogenea attorno a temi come la sovranità, l'immigrazione e la tradizione. Non è un compito facile, perché i partiti possono trovarsi in mezzo a diverse fazioni di elettori che hanno opinioni divergenti su questi temi. La SVP è riuscita a mantenere una base di elettori relativamente coerente concentrandosi su questioni che trascendono le tradizionali divisioni di classe. Ad esempio, i temi della sovranità, dell'immigrazione e della tradizione sono probabilmente importanti per molti elettori, sia della classe operaia che della classe media. Ciò suggerisce che il Partito Popolare Svizzero (SVP) è stato in grado di attrarre una base di elettori diversificata concentrandosi su questioni che superano le tradizionali linee di classe o occupazionali. È un importante promemoria del fatto che le affiliazioni politiche non sono definite solo da questioni economiche, ma possono anche essere modellate da questioni di identità nazionale, sovranità e politica migratoria. Queste questioni possono essere particolarmente importanti nel contesto della globalizzazione e dei cambiamenti demografici. In Svizzera, l'SVP è stata in grado di sfruttare queste preoccupazioni per ottenere il sostegno di diversi gruppi di elettori. La sua insistenza sull'indipendenza, la sovranità, la neutralità e una politica migratoria più severa sembra aver colpito molti elettori della classe operaia e media.

Come si può notare, sulla dimensione orizzontale il Partito Socialista non ha troppi problemi perché l'intero elettorato è relativamente omogeneo su questa dimensione, essendo tutti allineati su -1 e -1,5 e raggruppati quasi su una verticale, il che significa che sulle questioni di redistribuzione l'elettorato del Partito Socialista è omogeneo. Gli operai perché sono favorevoli a una politica redistributiva che serva i loro interessi, e gli specialisti socio-culturali perché sono disposti a fare uno sforzo di solidarietà con le classi meno privilegiate.

Questo evidenzia una tendenza importante: all'interno del Partito Socialista Svizzero (PS), c'è una forte coesione sulle questioni economiche, in particolare sulla redistribuzione. La classe operaia è generalmente favorevole a una maggiore ridistribuzione, perché ne può beneficiare direttamente. D'altro canto, anche gli specialisti socio-culturali, sebbene generalmente più agiati, sono favorevoli a una maggiore redistribuzione. Ciò può essere dovuto a una serie di fattori, tra cui una maggiore sensibilità alle questioni di equità sociale, un impegno alla solidarietà e la volontà di investire in servizi pubblici di qualità. Tuttavia, il PS si trova ad affrontare una sfida maggiore sull'asse dell'apertura e della chiusura, dove si registra una maggiore divergenza di opinioni tra i diversi segmenti del suo elettorato. Questa divergenza potrebbe rappresentare una sfida per il PS in termini di mantenimento della coesione della base del partito e di formulazione di un messaggio politico chiaro e unitario. Sebbene questo grafico mostri una certa coesione all'interno del PS sulle questioni relative alla redistribuzione, ciò non significa necessariamente che tutti gli elettori del PS siano d'accordo sui dettagli di come la redistribuzione dovrebbe essere attuata. Ad esempio, possono esserci differenze di opinione su questioni come il livello appropriato di tassazione, il modo migliore per fornire servizi sociali o il ruolo del governo nell'economia.

Nonostante i cambiamenti nella struttura sociale e le trasformazioni economiche, la classe sociale rimane un fattore importante per comprendere il comportamento elettorale. Tuttavia, la natura di questa divisione di classe è cambiata. In passato, la divisione di classe poteva essere descritta semplicemente in termini di operai contro proprietari, o di lavoratori manuali contro le classi medie e alte. Tuttavia, le trasformazioni economiche e sociali hanno reso questa divisione di classe molto più complessa. Ad esempio, oggi si possono osservare divisioni tra lavoratori di diversi settori, tra lavoratori dipendenti e autonomi, tra coloro che traggono vantaggio dalla globalizzazione e coloro che si sentono minacciati da essa. Allo stesso tempo, è importante notare che la divisione di classe non può spiegare tutti gli aspetti del comportamento elettorale. Anche altri fattori, come i valori culturali, l'atteggiamento nei confronti dell'immigrazione o dell'Unione Europea, o le opinioni sulle questioni di genere e sulla diversità, possono giocare un ruolo importante. Inoltre, il comportamento elettorale può essere influenzato da fattori più contingenti, come le questioni politiche del giorno, la popolarità dei leader di partito o gli scandali politici.

Il panorama politico è cambiato in modo significativo negli ultimi anni, con l'emergere degli "specialisti socio-culturali" come gruppo di supporto chiave per la sinistra. Ciò è dovuto in parte ai valori e alle preoccupazioni specifiche di questo gruppo. Gli specialisti socioculturali, che comprendono professioni come insegnanti, assistenti sociali, operatori sanitari, giornalisti e artisti, sono generalmente ben istruiti e attribuiscono grande importanza a valori come l'uguaglianza, la diversità, la giustizia sociale e la sostenibilità ambientale. Di conseguenza, sono spesso in sintonia con le priorità e i valori della sinistra. Allo stesso tempo, questo gruppo può sentirsi minacciato da alcune tendenze economiche attuali, come la precarizzazione del lavoro, la stagnazione dei salari, l'aumento del costo della vita, in particolare degli alloggi, e la crescente disuguaglianza. Queste preoccupazioni possono anche renderli più ricettivi ai messaggi della sinistra su questioni come la protezione sociale, la redistribuzione della ricchezza e la regolamentazione del mercato.

Il crescente divario tra i presunti vincitori e vinti della globalizzazione ha portato a una significativa trasformazione del panorama politico. Le classi lavoratrici e le ex classi medie, come i piccoli imprenditori, gli artigiani, i negozianti e gli agricoltori, che si sentono minacciati o lasciati indietro dalla globalizzazione e dai cambiamenti economici, si sono rivolti a partiti come l'SVP in Svizzera. Questi partiti tendono a sostenere una posizione più "nazionale", difendendo le tradizioni e una certa forma di autoritarismo. È una tendenza che si può osservare non solo in Svizzera, ma anche in altri Paesi, dove i partiti populisti di destra sono riusciti a conquistare una parte dell'elettorato che si sente minacciato dai cambiamenti economici e sociali. Questi partiti tendono a concentrarsi su questioni come l'immigrazione, la sovranità nazionale e il rifiuto di alcune forme di cooperazione internazionale. Detto questo, è importante notare che non tutti i membri di questi gruppi condividono necessariamente queste opinioni. Come per ogni categoria sociale, anche all'interno delle classi lavoratrici e dell'ex classe media esiste una diversità di opinioni e priorità. Allo stesso tempo, la dimensione di "tradizione aperta" del divario politico è diventata sempre più importante, riflettendo le differenze di opinione non solo su questioni economiche, ma anche su questioni di valori culturali e sociali. Ciò ha aggiunto un ulteriore livello di complessità alla politica contemporanea.

Studio di caso 2: Analisi del successo dell'SVP

Il voto per questioni è un approccio all'analisi del comportamento elettorale che si concentra sul modo in cui gli elettori reagiscono a questioni o domande specifiche, piuttosto che sulla loro appartenenza a particolari gruppi socio-economici. Nel caso del voto alla SVP o a partiti simili, i temi possono includere questioni come l'immigrazione, la sovranità nazionale, la sicurezza, la difesa delle tradizioni o l'opposizione all'integrazione europea. Questi temi possono avere una particolare risonanza con gli elettori che si sentono minacciati o lasciati indietro dai cambiamenti economici e sociali, indipendentemente dalla loro specifica posizione socio-economica. Questo approccio riconosce che gli elettori sono in grado di fare le proprie valutazioni sulle questioni politiche e di votare di conseguenza. Inoltre, suggerisce che il comportamento di voto può essere influenzato dalle campagne politiche e dai messaggi dei media che enfatizzano alcuni temi rispetto ad altri.

Il voto per temi si basa sull'idea che gli elettori scelgano in base a questioni specifiche che sono importanti per loro, piuttosto che sulla fedeltà a lungo termine a un particolare partito politico o sull'appartenenza a una particolare classe sociale. I temi possono variare in modo significativo da un'elezione all'altra e possono variare anche in base al contesto locale, nazionale o internazionale. Possono includere questioni economiche, come la tassazione o la spesa pubblica, sociali, come l'immigrazione o i diritti delle minoranze, o ambientali, come il cambiamento climatico.

Questo approccio cerca di capire quali sono i temi più importanti per gli elettori, come si posizionano rispetto a questi temi e come queste posizioni influenzano il loro voto. Ad esempio, un elettore che ritiene che l'immigrazione sia la questione più importante per il suo Paese è più propenso a votare per un partito che promette di limitare l'immigrazione. I ricercatori che utilizzano questo approccio possono servirsi di sondaggi d'opinione per raccogliere informazioni sull'atteggiamento degli elettori nei confronti di vari temi. Possono poi utilizzare queste informazioni per costruire modelli che prevedano il comportamento elettorale in base alle posizioni degli elettori su questi temi. Si tratta di un approccio che riconosce che il comportamento elettorale è dinamico e può cambiare in risposta alle questioni attuali. Riconosce inoltre che gli elettori non sono semplici destinatari passivi di messaggi politici, ma sono in grado di fare le proprie valutazioni dei problemi e di prendere decisioni in base a tali valutazioni.

Gli elettori possono essere influenzati da questioni o problemi immediati e attuali che riguardano la società. Questi temi possono essere molto diversi e includere questioni economiche (come la disoccupazione o l'inflazione), sociali (come i diritti delle minoranze o l'uguaglianza di genere), politiche (come la corruzione o la trasparenza del governo) o ambientali (come il cambiamento climatico o l'inquinamento). È importante notare che le questioni rilevanti per una specifica elezione possono variare notevolmente a seconda del contesto locale, nazionale e internazionale. Ad esempio, il cambiamento climatico può essere un tema importante in un Paese che ne subisce pesantemente gli effetti, ma non in un altro Paese dove il problema è meno urgente o visibile. Inoltre, i temi possono variare anche in base all'elettorato specifico. Ad esempio, i giovani elettori possono essere più interessati alle questioni relative all'istruzione e all'occupazione, mentre gli elettori più anziani possono essere più interessati alle questioni relative alla pensione e all'assistenza sanitaria. Il voto per temi implica quindi un approccio più dinamico e flessibile alla politica, che riconosce che gli atteggiamenti e le preoccupazioni degli elettori possono cambiare in risposta alle mutate condizioni della società e del mondo.

Le campagne elettorali sono spesso momenti cruciali per mettere in evidenza particolari questioni. I partiti politici e i candidati cercano spesso di plasmare il dibattito pubblico concentrandosi su questioni specifiche che ritengono essere punti di forza per loro o punti di debolezza per i loro avversari. Concentrandosi su determinate questioni, possono riuscire a cambiare il discorso pubblico e a dirigere l'attenzione degli elettori su quei temi. Questa strategia può essere particolarmente efficace se gli elettori percepiscono che il partito o il candidato ha una posizione forte, credibile e attraente sul tema in questione. Per questo motivo, la definizione dell'agenda politica e la comunicazione strategica sono elementi essenziali di ogni campagna elettorale di successo. Tuttavia, va notato che gli elettori non sono semplici destinatari passivi di questi messaggi. Essi valutano e interpretano attivamente queste informazioni alla luce dei propri valori, esperienze e priorità, che possono influenzare il loro comportamento di voto.

Il voto per temi evidenzia un aspetto dinamico del comportamento di voto. Piuttosto che concentrarsi esclusivamente sulle tradizionali appartenenze partitiche o sulle identità di classe, questo approccio cerca di capire come gli elettori reagiscono a questioni specifiche e alle sfide politiche attuali. Le preferenze politiche delle persone possono cambiare a seconda dell'importanza che attribuiscono a diverse questioni in momenti diversi. Ad esempio, una persona può generalmente votare per un determinato partito a causa delle sue convinzioni su questioni economiche, ma può scegliere di votare per un altro partito in una specifica elezione se ritiene che quest'ultimo abbia un approccio migliore su una questione che è particolarmente importante per lei in quel momento, come l'ambiente o la salute pubblica. Questo può anche spiegare perché gli elettori possono talvolta sembrare votare contro i loro interessi economici apparenti se altri temi o questioni sono più importanti per loro. Allo stesso modo, gli elettori possono cambiare le loro preferenze partitiche in risposta a grandi eventi o crisi politiche. Questa prospettiva offre quindi una visione più flessibile e reattiva del comportamento elettorale, tenendo conto delle influenze a breve termine e delle fedeltà partitiche a lungo termine.

Voto basato sui temi

Esistono due tipi principali di spiegazione legati alle questioni in gioco.

La prima spiegazione deriva direttamente da un modello di scelta razionale, in cui l'elettore vota razionalmente, facendo un calcolo costi-benefici. L'idea è che gli elettori voteranno per il partito che è più vicino a loro in termini di questioni in gioco. I partiti che hanno le preferenze più simili agli elettori sono quelli per cui gli elettori voteranno. In questo modello, gli elettori sono visti come consumatori politici che fanno scelte di voto basate su una valutazione dei costi e dei benefici. Ciò presuppone che gli elettori siano ben informati, che comprendano i propri interessi e che siano in grado di valutare correttamente le politiche proposte dai diversi partiti. Ci si aspetta che scelgano il partito o il candidato le cui posizioni sono più vicine alle loro preferenze o convinzioni. Ad esempio, un elettore che ritiene che la protezione dell'ambiente sia la questione più importante per lui o lei cercherà di votare per il partito o il candidato che propone le politiche ambientali più forti o più efficaci.

Se, ad esempio, una persona è favorevole a limitare l'immigrazione, è probabile che voti per un partito che sostiene politiche di immigrazione restrittive. Per modellare questa situazione, si possono utilizzare delle scale per valutare le posizioni degli individui e dei partiti politici su vari temi. Una volta stabilite queste posizioni, è possibile calcolare una "distanza" tra l'elettore e ciascun partito in base alle rispettive posizioni sui temi. Questa distanza può essere utilizzata per stimare la probabilità che un elettore voti per un certo partito, con una probabilità generalmente più alta per i partiti che sono più vicini all'elettore sulla scala delle questioni.

In questo modello, le posizioni politiche sono rappresentate in uno spazio multidimensionale, dove ogni dimensione rappresenta una questione politica (ad esempio, immigrazione, economia, ambiente, ecc.). Gli elettori e i partiti politici sono collocati in questo spazio in base alle loro posizioni su questi temi. Si ipotizza quindi che gli elettori voteranno per il partito più vicino a loro in questo spazio, cioè quello le cui posizioni sui vari temi sono più vicine alle loro. In questo modo è possibile ottenere previsioni quantitative sul comportamento elettorale. Ad esempio, se un elettore si trova a una certa distanza da un partito sulla scala dell'immigrazione, possiamo calcolare la probabilità che voti per quel partito sulla base di tale distanza.

Il modello di prossimità è un concetto importante nella teoria delle scelte elettorali. Esso postula che il comportamento elettorale di un individuo sia largamente influenzato dalla vicinanza tra le sue opinioni politiche e quelle di un partito o di un candidato sulle questioni che sono importanti per l'elettore. In altre parole, secondo il modello della prossimità, un elettore è più propenso a votare per il partito o il candidato le cui posizioni politiche sono più vicine alle sue, sulle questioni che ritiene importanti. Questa "distanza" tra l'elettore e il partito può essere misurata su vari temi o dimensioni politiche, come l'economia, l'ambiente, l'immigrazione, ecc. Quindi, più un partito è "vicino" alle opinioni personali dell'elettore su questioni per lui importanti, più alta è la probabilità che l'elettore voti per quel partito, secondo il modello di prossimità.

La seconda ipotesi, strettamente legata alla prima, è che gli elettori tendono a votare per il partito che viene percepito come il più competente o il più impegnato sulla questione che considerano più importante. Questo è noto come voto basato sul tema. Secondo questa teoria, non sono necessariamente le posizioni degli elettori e dei partiti sulle diverse questioni a essere determinanti, ma piuttosto la percezione di quale sia la questione attualmente più importante nel Paese e quale partito sia considerato il più capace di gestirla. Ciò significa che non è tanto la posizione degli elettori e dei partiti sulle diverse questioni a contare, quanto piuttosto l'identificazione della questione più cruciale in un determinato momento nel Paese. Si tratta anche di sapere quale partito è associato a questo tema, quale partito ha acquisito negli anni la reputazione di attore attivo e competente su questo tema, capace di gestirlo e di trovare soluzioni. Se il tema diventa particolarmente sentito dalla popolazione, il partito in questione sarà in grado di trarne un vantaggio elettorale.

Questo concetto è noto come "proprietà della questione". Ogni partito cerca di sviluppare la propria reputazione e le proprie competenze su temi specifici. Per esempio, per i Verdi si tratta di sviluppare la loro reputazione di competenza sulle questioni ambientali. Per i socialisti, l'obiettivo è mettere in evidenza la loro competenza in materia di politica sociale e di ridistribuzione. Per il PLR, l'obiettivo è rafforzare le proprie competenze in materia di politica economica. Per l'UDC, l'obiettivo è sviluppare le competenze in materia di immigrazione, sicurezza e politica europea.

Il concetto di "issue ownership" è un aspetto essenziale della politica moderna e del posizionamento strategico dei partiti politici. Si basa sull'idea che ogni partito politico cerchi di essere associato a questioni specifiche che sono percepite come importanti dagli elettori. L'idea è quella di creare un'associazione mentale tra il partito e la questione, in modo che quando gli elettori pensano alla questione, pensino anche al partito. I Verdi, ad esempio, hanno costruito la loro identità politica attorno alle questioni ambientali. Hanno cercato di posizionarsi come paladini dell'ambiente e della sostenibilità e si sono impegnati per garantire che questi temi fossero associati alla loro immagine di marca. Di conseguenza, è probabile che gli elettori particolarmente attenti alle questioni ambientali pensino ai Verdi al momento del voto. Il Partito socialista, invece, è stato a lungo associato alla difesa dei diritti dei lavoratori e alla ridistribuzione della ricchezza. Hanno coltivato un'immagine di difensori delle classi lavoratrici e di promotori dell'uguaglianza sociale. Di conseguenza, gli elettori preoccupati per le disuguaglianze sociali ed economiche o favorevoli a una politica di ridistribuzione sono più propensi a votare per il Partito socialista. Il PLR, invece, ha cercato di posizionarsi come partito dell'economia, ponendo l'accento su questioni di politica economica, liberismo e libero mercato. Gli elettori che si preoccupano di questi temi sono più propensi a votare per il PLR. Infine, l'SVP si è posizionato come il partito dell'immigrazione, della sicurezza e della politica europea. Gli elettori che considerano questi temi particolarmente importanti sono più propensi a votare per l'SVP.

La reputazione di competenza di un partito politico su un determinato tema, o la sua "proprietà del tema", è generalmente stabile e difficile da cambiare. Questa stabilità è il risultato di diversi fattori. In primo luogo, la reputazione di competenza di un partito su un determinato tema è spesso il risultato di molti anni, persino decenni, di lavoro e impegno su quel tema. Un partito che ha difeso con regolarità e coerenza una certa posizione su un tema, o che ha fatto di quel tema una parte centrale del suo programma politico, è generalmente riuscito a convincere gli elettori della sua competenza in materia. Cambiare la percezione degli elettori richiede tempo. In secondo luogo, i partiti politici sono generalmente riluttanti a cambiare radicalmente la loro posizione su una questione, poiché ciò potrebbe essere percepito come opportunismo o incostanza, che potrebbe alienare la loro base di elettori. Per questo motivo, tendono ad aderire a posizioni e questioni di lunga data. Tuttavia, quando la percezione dell'importanza di un determinato tema aumenta tra gli elettori, magari a causa di eventi attuali o di cambiamenti sociali o economici, un partito con una forte reputazione di competenza su quel tema può trarre vantaggio elettorale. Ad esempio, se l'ambiente diventa improvvisamente un tema molto più importante per gli elettori, è probabile che i partiti ambientalisti vedano aumentare i loro consensi.

Nel 2015, al culmine della crisi migratoria, il tema dell'immigrazione e dei rifugiati ha dominato il dibattito politico in Svizzera, come in molti altri Paesi europei. Ne ha beneficiato il Partito Popolare Svizzero (SVP), che da tempo aveva fatto della limitazione dell'immigrazione uno dei suoi principali assi politici. Grazie alla sua ferma posizione sulla questione e alla sua reputazione di partito con soluzioni, anche se da alcuni considerate semplicistiche, alla questione dell'immigrazione, l'SVP è stata in grado di attrarre un gran numero di elettori preoccupati per la crisi migratoria. Anche senza un'intensa campagna elettorale, l'SVP è stata in grado di far valere le proprie ragioni perché l'argomento era costantemente al centro dell'attenzione. Questo ha probabilmente contribuito alla sua vittoria elettorale nell'ottobre 2015.

Source: Nicolet and Sciarini (2010: 451)

Questo grafico proviene da un sondaggio condotto dopo le elezioni federali svizzere del 2007. In questo sondaggio abbiamo seguito sistematicamente una certa metodologia. In primo luogo, abbiamo chiesto agli intervistati di individuare il problema più importante per la Svizzera in quel momento. Si trattava di una domanda aperta, che permetteva alle persone di rispondere liberamente. Abbiamo poi raggruppato le risposte in diverse categorie per facilitare l'analisi. Abbiamo poi posto una domanda successiva: "Secondo lei, qual è il partito più adatto a risolvere il problema X che ha identificato? Questo ci ha permesso di capire quale partito gli elettori hanno associato alla capacità di risolvere i problemi specifici che avevano identificato. In un'altra sezione del questionario, abbiamo chiesto agli intervistati per quale partito avessero votato alle elezioni. Combinando queste tre informazioni - il problema più importante, il partito ritenuto più competente a risolverlo e il voto effettivo - possiamo capire come la percezione dei problemi e la competenza del partito abbiano influenzato il comportamento di voto.

Questo grafico include tutte le persone intervistate, ovvero 1.716 persone. Tutte queste persone hanno partecipato alle elezioni e hanno scelto un partito. Nella prima riga della tabella, abbiamo suddiviso le risposte alla prima domanda, che era a risposta aperta. Per il 35% degli intervistati, l'immigrazione, la sicurezza e l'integrazione dei rifugiati sono i temi più importanti. Per il 16%, l'ambiente. Per il 31% degli intervistati, la preoccupazione principale era l'economia e lo stato della sicurezza sociale. Sommando queste percentuali, non si raggiunge il 100%. Il motivo è semplice: ci sono altre questioni importanti che gli intervistati hanno menzionato, ma che non sono state incluse in questa tabella.

La seconda riga della tabella si concentra sul partito che gli intervistati ritengono più competente a risolvere il problema che hanno identificato. Queste percentuali sono calcolate sulla base delle persone che hanno risposto. Ad esempio, del 35% che ha indicato l'"immigrazione" come problema principale, una grande percentuale, il 27%, ha indicato l'UDC (Union démocratique du centre) o il PS (Parti socialiste) come i più competenti per risolverlo. Più specificamente, il 75% di coloro che hanno citato l'"immigrazione" come problema principale ha ritenuto che l'SVP fosse il più adatto ad affrontarlo. Infine, nell'ultima riga, si guarda a ciò per cui queste persone hanno effettivamente votato. Ad esempio, il 17% delle 1.716 persone che hanno risposto ha dichiarato di aver votato per la SVP perché riteneva che questo partito fosse il più competente ad affrontare il problema dell'immigrazione, che è il loro problema principale.

Questi dati non forniscono necessariamente una prova diretta di un legame causale tra il problema individuato, la percezione della competenza di un partito nel risolverlo e il voto effettivo. Tuttavia, indicano una correlazione tra questi elementi. Più specificamente, mostrano che l'importanza del problema dell'immigrazione e la percezione della competenza dell'SVP nell'affrontarlo possono aver influenzato il voto per l'SVP. Questo non significa che tutti coloro che hanno identificato l'immigrazione come una questione importante e hanno visto l'SVP come competente ad affrontarla abbiano votato per l'SVP, ma è probabile che ci sia una certa tendenza o influenza in questa direzione.

Il Partito Popolare Svizzero (SVP), con il suo discorso populista e la sua attenzione a questioni come l'immigrazione, l'indipendenza nazionale e la sicurezza, ha avuto una forte influenza sulla politica svizzera negli ultimi due decenni. Ciò ha stimolato una grande quantità di ricerche e analisi, sia a livello nazionale che internazionale, per capire come e perché l'SVP abbia guadagnato influenza e come questo abbia cambiato il panorama politico svizzero. Questa ricerca ha esaminato vari aspetti, tra cui le strategie elettorali dell'SVP, la sua comunicazione e retorica e il più ampio contesto socio-economico in cui è riuscita a prosperare.

Sfruttare il potenziale elettorale

In primo luogo, la posizione socio-professionale o di classe è stata identificata come un fattore chiave che influenza il voto all'SVP. Alcune classi sociali possono sentirsi più attratte dal discorso dell'SVP, in particolare coloro che si sentono minacciati dall'immigrazione o dalla globalizzazione. In secondo luogo, le questioni specifiche, come l'immigrazione, giocano un ruolo importante. L'SVP è riuscita a posizionarsi come il partito più competente ad affrontare le questioni dell'immigrazione, della sicurezza e della sovranità nazionale. Quando questi temi diventano salienti nel dibattito pubblico, l'SVP ne trae vantaggio, in quanto una percentuale significativa di elettori percepisce il partito come il più adatto ad affrontarli. Questi due fattori, uniti ad altri elementi come l'efficacia della comunicazione del partito e l'uso sapiente della retorica populista, contribuiscono a spiegare l'ascesa e il successo dell'SVP nel panorama politico svizzero. Un terzo tipo di spiegazione si riferisce alle strategie del partito e ai loro effetti in termini di mobilitazione.

L'SVP ha utilizzato potenti strategie di mobilitazione per raggiungere il suo elettorato e incoraggiarlo a votare. Anche se non analizziamo direttamente queste strategie, possiamo osservarne i chiari effetti attraverso i risultati elettorali e i dati dei sondaggi. Un aspetto cruciale del successo dell'SVP è la sua capacità di galvanizzare e mobilitare efficacemente il proprio elettorato. L'impatto di questa mobilitazione è chiaramente visibile nell'aumento del sostegno all'SVP nel corso degli anni, a testimonianza dell'efficacia delle sue strategie. Ad esempio, l'SVP è stata in grado di generare entusiasmo tra i suoi elettori concentrandosi su questioni importanti e attuali come l'immigrazione e la sicurezza, e offrendo soluzioni semplici e dirette a questi problemi. Inoltre, il partito è riuscito a mantenere una comunicazione costante con il proprio elettorato, sia durante che al di fuori delle campagne elettorali, rafforzando così il proprio sostegno. Sebbene esuli dallo scopo di questa trattazione analizzare i metodi specifici impiegati dall'SVP per raggiungere questo obiettivo, è chiaro che la capacità di mobilitare efficacemente il proprio elettorato ha giocato un ruolo cruciale nel suo continuo successo.

La domanda "per quale partito ha votato" è fondamentale per comprendere le tendenze elettorali. Tuttavia, esistono altri metodi per raccogliere informazioni sulle preferenze politiche che non si limitano al voto effettivo. Ad esempio, un approccio consiste nel chiedere ai partecipanti di valutare il loro grado di simpatia per i diversi partiti politici su una scala da 1 a 10. Questo permette di capire non solo la scelta elettorale delle persone, ma anche la loro vicinanza ideologica ad altri partiti. Un'altra misura consiste nel chiedere ai partecipanti se si considerano vicini a un particolare partito, anche se non votano sempre per quel partito. Questo può rivelare affinità partitiche che non si traducono necessariamente in un voto alle elezioni. È anche possibile porre domande sull'atteggiamento dei partecipanti nei confronti di specifiche questioni politiche per determinare il loro allineamento ideologico. Ad esempio, le loro opinioni su temi come l'immigrazione, l'economia e l'ambiente possono indicare verso quale partito è probabile che si orientino. Questi approcci forniscono un quadro più sfumato delle preferenze partitiche, offrendo una comprensione più ricca e complessa del comportamento elettorale.

Concentrarsi esclusivamente sulla scelta elettorale di un individuo può limitare la nostra comprensione delle sue preferenze politiche complessive. Se una persona dice di aver votato per la SVP, questo non ci dà alcuna informazione sulla sua disposizione verso altri partiti. Ad esempio, questa persona potrebbe anche essere stata propensa a votare per il PLR, ma alla fine ha scelto l'UDC. Allo stesso modo, chi ha votato per i Verdi potrebbe aver considerato anche il Partito socialista come un'opzione valida. Una volta dichiarato di aver votato per i Verdi, perdiamo tutte le informazioni sulle altre potenziali preferenze. Per questo motivo è utile utilizzare misure complementari per esplorare le preferenze dei partiti, come discusso in precedenza. Chiedendo alle persone di valutare la loro simpatia per diversi partiti su una scala, o di dire se si sentono vicini a più di un partito, possiamo ottenere un quadro più completo del loro panorama politico personale. Questo può aiutare a rivelare le sfumature delle loro preferenze e a identificare le tendenze che non sono immediatamente evidenti attraverso il voto.

Utilizziamo un metodo che pone domande su tutti i partiti. Questo metodo si chiama misura della probabilità di voto. Nel sondaggio, proponiamo una scala da 0 a 10, chiedendo alle persone di valutare la probabilità che un giorno votino per un certo partito. La stessa domanda viene posta per tutti i principali partiti politici, in modo da avere una prospettiva comparativa. In questo modo, abbiamo informazioni non solo sul partito che la persona ha scelto, ma anche sugli altri partiti che non ha scelto. Ciò consente di confrontare i partiti in modo molto più dettagliato rispetto alla semplice domanda "scelta elettorale".

Dopo aver chiesto a tutti i partecipanti al sondaggio quale sia la loro probabilità di votare un giorno per i principali partiti presenti nel loro cantone, ad esempio, possiamo calcolare la probabilità media di votare per un partito specifico. Si tratta di un'operazione abbastanza semplice, che consiste nel sommare e calcolare la media delle probabilità. Sommiamo i punteggi di ogni intervistato e dividiamo per il numero totale di intervistati. Si ottiene così la probabilità media di votare per un partito, che può essere considerata come il suo potenziale elettorale. Questa operazione può essere effettuata per ogni partito separatamente.

Quindi, utilizzando questi dati, si può calcolare il cosiddetto tasso di realizzazione o di sfruttamento del potenziale elettorale. Questo si calcola creando un semplice rapporto tra la forza elettorale effettiva di un partito, cioè la percentuale di voti che ha ricevuto, e il suo potenziale elettorale, derivato dal sondaggio, che è la probabilità media di votare per quel partito. Il rapporto così ottenuto fornisce una misura della capacità dei partiti di convertire il loro potenziale elettorale in sostegno reale.

Potenziale elettorale dei partiti e probabilità media di voto

Partiamo dal potenziale elettorale misurato nei sondaggi, ovvero la probabilità media di votare per un partito o per un altro.

Source: Données Selects (mes calculs (M. Sciarini), N=4064-4261)

Questo grafico, basato sui sondaggi condotti dopo le elezioni federali del 1995, 1999, 2003, 2007 e 2011, illustra la probabilità media di voto per ciascun partito, in altre parole il potenziale elettorale di ciascun partito. È evidente che per tutti i partiti il potenziale elettorale è molto più alto della loro forza elettorale effettiva.

Prendiamo l'esempio dei Verdi: hanno un potenziale elettorale del 44%, il che significa che in media, nell'intero campione, la probabilità che un individuo voti per i Verdi è di 4,4 su 10. In termini percentuali, ciò rappresenta il 44% della probabilità di votare per i Verdi. In termini percentuali, ciò rappresenta il 44%. Tuttavia, alla fine del 2015, i Verdi avevano solo il 7% o l'8% dei voti. Questo è l'esempio più lampante del divario tra il potenziale elettorale di un partito e la sua effettiva performance elettorale. È importante sottolineare che la grande differenza tra il potenziale elettorale e i voti effettivi ottenuti dai Verdi può essere spiegata da due fattori. Il primo è che questo grafico tiene conto dell'intero elettorato, compresi coloro che non votano. Molti di questi sono giovani che hanno una preferenza per i Verdi. L'appeal dei Verdi sui giovani aumenta quindi il loro potenziale elettorale, ma non si traduce in voti, poiché i giovani tendono a votare meno spesso. Il secondo fattore è la competizione tra i Verdi e il Partito socialista. Questi due partiti si contendono gran parte dello stesso elettorato potenziale, ma alla fine gli elettori tendono a votare più spesso per il Partito socialista che per i Verdi.

Ci sono due punti importanti da ricordare. In primo luogo, sebbene il voto potenziale sia molto più alto del voto effettivo, i due sono altamente correlati. Infatti, la correlazione tra voto potenziale e voto effettivo a livello individuale è compresa tra 0,8 e 0,9, il che indica una relazione molto stretta. In secondo luogo, sebbene il potenziale di voto fluttui leggermente da un sondaggio all'altro, non cambia in modo significativo. I socialisti hanno subito un calo del potenziale, ma sono riusciti a recuperarlo in parte nel 2011. Secondo queste misure, i due partiti di sinistra, i Verdi e il Partito socialista, hanno il potenziale elettorale più alto.

Il punto principale da notare in questo grafico riguarda l'SVP. Come si può notare, il suo potenziale elettorale è stabile e relativamente basso, non superando mai il 40%. Ciò significa che il potenziale elettorale dell'SVP è abbastanza stabile e allo stesso tempo tra i più bassi di tutti i partiti qui considerati, compresi quelli più recenti come il BBD e i Verdi liberali. Ciò che possiamo concludere da questa analisi è che il successo dell'SVP non può essere attribuito a una crescita del suo potenziale elettorale, che anzi è rimasto costante e addirittura leggermente diminuito nel 2011 rispetto al 2007. Il punto chiave è che il potenziale dell'SVP non è cresciuto e rimane relativamente basso. Questo dato è piuttosto sorprendente se confrontato con la marcata traiettoria elettorale ascendente dell'SVP.

Tasso di utilizzo del potenziale elettorale

Questo grafico illustra il tasso di realizzazione del potenziale. In altre parole, è il rapporto tra la forza elettorale del partito e il suo potenziale.

*mes calculs = M. Sciarini

Si tratta di un aumento significativo e costante del tasso di successo dell'SVP. Nel 1995, nel 1999, nel 2003 e persino nel 2011, l'SVP ha migliorato quasi sistematicamente la sua capacità di mobilitare l'elettorato potenziale. È questa capacità che spiega in gran parte il successo dell'SVP. Non si tratta di un aumento della popolarità dell'SVP tra gli elettori - il partito rimane più o meno come vent'anni fa, cioè non molto popolare. Tuttavia, gli elettori che prendono in considerazione la possibilità di votare per l'SVP lo fanno molto più spesso che per gli altri partiti. Il tasso di adesione degli altri partiti è di poco superiore al 40%, e addirittura inferiore al 20% per i Verdi, in netto contrasto con l'SVP.

In effetti, l'ascesa dell'SVP negli ultimi due decenni può essere attribuita principalmente alla sua crescente capacità di mobilitare gli elettori, sebbene il suo elettorato potenziale sia rimasto relativamente costante. L'SVP sembra essere riuscita a galvanizzare i suoi "amici" a votarla più regolarmente o in maggior numero, anche se il numero complessivo dei suoi "amici" non è aumentato. È chiaro che il partito è riuscito a mobilitare efficacemente il suo elettorato potenziale e a convertirlo in voti effettivi. Questo dimostra anche l'importanza della mobilitazione degli elettori per il successo di un partito politico.

Confronto dell'apertura elettorale

Negli ultimi anni, in diversi Paesi europei si è assistito a un aumento significativo dei partiti populisti. Questo fenomeno è spesso attribuito a una serie di fattori economici, sociali e politici.

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Questa tabella cerca di mostrare le somiglianze tra le famiglie di partiti. Come dimostrano queste cifre, in tutta Europa si registra una tendenza generale all'aumento del populismo. I partiti populisti di destra sono cresciuti in popolarità in molti Paesi, spesso concentrandosi su questioni come l'immigrazione, il nazionalismo e l'opposizione all'integrazione europea. Questi dati sottolineano l'ascesa del populismo in Europa, dove molti partiti populisti di destra sono riusciti a conquistare una quota significativa di voti. Ecco qualche informazione in più su ciascuno di questi partiti:

  • Il Front National (FN) in Francia, ora noto come Rassemblement National, è un partito di estrema destra guidato da Marine Le Pen. Ha ottenuto il 25% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito è noto soprattutto per le sue posizioni dure sull'immigrazione e sul nazionalismo.
  • Il Partito della Libertà in Austria, all'epoca guidato da Heinz-Christian Strache, ha ottenuto il 20% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito si è espresso contro l'immigrazione e l'Islam e ha sostenuto la necessità di un'Austria sovrana.
  • Nel Regno Unito, l'UKIP ha ottenuto il 28% dei voti alle elezioni europee del 2014. Il partito, noto soprattutto per il suo sostegno all'uscita del Regno Unito dall'Unione europea (Brexit), ha sfruttato l'insoddisfazione nei confronti dell'UE e le preoccupazioni sull'immigrazione.
  • Il Movimento Cinque Stelle italiano ha ottenuto il 21% dei voti alle elezioni europee del 2014. Sebbene sia più difficile da classificare nella scala politica tradizionale, il partito si è opposto all'establishment politico e ha sostenuto iniziative populiste come il reddito di base universale.
  • Il Partito del popolo danese ha ottenuto il 27% dei voti alle elezioni europee del 2014. Ha fatto campagna elettorale sui temi dell'immigrazione e della sovranità nazionale.
  • Il Partito per la Libertà dei Paesi Bassi, guidato da Geert Wilders, ha ottenuto il 13% dei voti. Il partito è noto per le sue posizioni anti-Islam e anti-immigrazione.
  • In Svezia, i Democratici di Svezia hanno ottenuto quasi il 10% dei voti alle elezioni europee del 2014. È un partito nazionalista di destra che si oppone all'immigrazione e sostiene il conservatorismo sociale.

Questi risultati testimoniano l'ascesa del populismo di destra in Europa, con temi comuni di opposizione all'immigrazione, scetticismo nei confronti dell'UE e rifiuto dell'establishment politico. L'ascesa del populismo di destra e dei partiti politici simili al Partito Popolare Svizzero (SVP) non è un fenomeno limitato alla Svizzera. Una tendenza simile si osserva in molti Paesi europei. In Francia, ad esempio, negli ultimi decenni è cresciuta la popolarità del Rassemblement National (ex Front National). Questo partito, che sostiene il nazionalismo, l'anti-immigrazione e lo scetticismo nei confronti dell'Unione Europea, ha riscosso un notevole successo alle urne. Analogamente, in Austria, il Partito della Libertà (FPÖ), che condivide molte caratteristiche con l'SVP, è stato uno dei principali protagonisti della politica austriaca degli ultimi anni. Ha fatto parte della coalizione di governo dal 2017 al 2019. Nel Regno Unito, il Partito per l'Indipendenza del Regno Unito (UKIP) e, più recentemente, il Brexit Party hanno ottenuto un sostegno significativo con un programma di rifiuto dell'Unione Europea, di controllo dell'immigrazione e di protezione degli interessi britannici. Tutti questi partiti sono riusciti a mobilitare un elettorato che si sente deluso dai partiti tradizionali ed è preoccupato per questioni come l'immigrazione, la sovranità nazionale e la globalizzazione. Si tratta di un fenomeno che ha implicazioni significative per la politica europea e che probabilmente continuerà a giocare un ruolo importante nei prossimi anni.

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I risultati elettorali possono variare notevolmente a seconda del tipo di elezione. Le ragioni sono molteplici. In primo luogo, c'è la questione dell'affluenza alle urne. In generale, l'affluenza alle elezioni europee è molto più bassa rispetto alle elezioni nazionali. Questo può favorire i partiti politici con un elettorato motivato e dedicato, come spesso accade ai partiti populisti. In secondo luogo, le questioni in gioco nelle elezioni possono giocare un ruolo importante. Le elezioni europee sono spesso incentrate su questioni di sovranità nazionale e integrazione europea, temi che sono al centro dell'agenda dei partiti populisti. Di conseguenza, questi partiti possono avere più successo nelle elezioni europee che in quelle nazionali. In terzo luogo, c'è il fattore del sistema elettorale. In Francia, ad esempio, il sistema elettorale per le elezioni parlamentari è un sistema maggioritario a due turni, che può rendere più difficile per i partiti di minoranza conquistare seggi. Le elezioni europee, invece, sono organizzate secondo un sistema di rappresentanza proporzionale, che favorisce una maggiore diversità dei partiti. Questi e altri fattori possono spiegare perché un partito come il Front National in Francia può ottenere risultati molto diversi da un'elezione all'altra.

Le elezioni europee sono spesso considerate di "secondo ordine", perché tendono ad attirare meno attenzione e ad avere un'affluenza inferiore rispetto alle principali elezioni nazionali, come quelle parlamentari o presidenziali. A causa di questa percezione, gli elettori possono essere più inclini a usare il loro voto per esprimere la loro insoddisfazione nei confronti del governo del giorno, piuttosto che concentrarsi sulle questioni specifiche in gioco nelle elezioni europee. Questo può spesso tradursi in un aumento del sostegno ai partiti di opposizione o populisti, il che può spiegare alcune delle eccezionali performance del Front National e di partiti simili alle elezioni europee. Tuttavia, sebbene a volte siano percepite come meno importanti, le elezioni europee possono comunque avere un impatto significativo, non da ultimo nell'influenzare la composizione del Parlamento europeo e nel plasmare le politiche e le decisioni a livello europeo. È quindi fondamentale non sminuire la loro importanza.

I partiti populisti o "disaffezionati" possono godere di un sostegno maggiore nelle elezioni di secondo ordine, come quelle europee. Gli elettori possono essere più inclini a manifestare insoddisfazione nei confronti del governo del giorno o a esprimere opinioni più radicali di quanto non farebbero nelle grandi elezioni nazionali. Tuttavia, è anche importante notare che il successo di questi partiti nelle principali elezioni nazionali, con gli esempi del FPE in Austria, dei Cinque Stelle in Italia e del Partito Popolare in Danimarca, dimostra che si tratta di un fenomeno politico significativo che va oltre le sole elezioni di secondo ordine. Può essere indicativo di sentimenti più ampi di malcontento, frustrazione o alienazione tra alcuni segmenti della popolazione, che possono essere attratti dalla retorica e dalle politiche di questi partiti. È quindi essenziale che i ricercatori, i responsabili politici e gli osservatori tengano conto di queste tendenze quando analizzano l'attuale panorama politico.

Studio di caso 3: L'influenza del genere e dell'età sulla partecipazione politica

L'analisi della partecipazione elettorale è un altro aspetto dello studio del comportamento elettorale. Nello schema delle cose, l'atto di partecipazione precede la scelta elettorale. Di conseguenza, è fondamentale comprendere le ragioni per cui gli elettori decidono di recarsi o meno alle urne prima di esaminare le loro preferenze di voto. Logicamente, l'obiettivo iniziale è decifrare chi partecipa alle elezioni, chi si astiene e per quali motivi, prima di esaminare i partiti o i candidati per cui votano.

Analisi comparativa

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Il primo grafico mostra l'andamento dell'affluenza alle urne alle elezioni federali e alle votazioni in Svizzera dal 1919 al 2015. In altre parole, rappresenta la percentuale della popolazione eleggibile che ha votato alle elezioni federali e ai referendum dalla fine della Prima guerra mondiale.

Il grafico mostra un calo significativo dell'affluenza sia alle elezioni (in rosso) che alle votazioni (in nero). Dopo la Prima guerra mondiale, l'affluenza alle elezioni era dell'80%, ma è diminuita costantemente fino a raggiungere un minimo di meno del 45% nel 1995. L'affluenza alle urne era più bassa e più variabile, ma si osserva una tendenza simile tra gli anni '40 e '70, con un picco di affluenza media del 40% alla fine degli anni '70.

Per le elezioni, il tasso di affluenza corrisponde a quello delle elezioni dell'anno in corso. Per i referendum, invece, il tasso rappresenta l'affluenza media di tutti i referendum svoltisi in un periodo di quattro anni. In Svizzera, i referendum federali si tengono quattro volte l'anno. Quindi, per ottenere il tasso di affluenza su un periodo di quattro anni, dobbiamo calcolare l'affluenza media su quel periodo. Questa è la metodologia utilizzata per tracciare e confrontare le due curve.

Si può notare una tendenza al ribasso dell'affluenza alle urne, che ha raggiunto il punto più basso negli anni '90 per le elezioni, poi una leggera ripresa dal 1995, con un livellamento nelle ultime tre elezioni. Per le elezioni del 18 ottobre 2015, il tasso di affluenza è stato di circa il 43,8%, simile a quello delle elezioni del 2011 e del 2007, quando era di poco inferiore al 48%. Anche l'affluenza alle urne si è stabilizzata intorno al 43% negli ultimi tre periodi.

L'affluenza alle urne è un indicatore chiave dell'impegno civico e della salute democratica di una società. Un'alta affluenza è generalmente interpretata come un segno di legittimità del governo eletto e di fiducia nel sistema politico. Allo stesso modo, una bassa affluenza alle urne può indicare insoddisfazione per le opzioni politiche disponibili, sfiducia nel sistema politico o mancanza di interesse per la politica. Nel contesto svizzero, abbiamo osservato una tendenza generale alla diminuzione dell'affluenza alle urne nel corso del ventesimo secolo, con un punto di minimo raggiunto negli anni Novanta. Questa tendenza può essere attribuita a diversi fattori. Uno di questi può essere la sensazione di alcuni elettori che il loro voto non abbia un impatto significativo sull'esito delle elezioni. Questo può essere particolarmente vero in un sistema politico consensuale come quello svizzero, dove i principali partiti governano spesso insieme in coalizioni. Inoltre, anche i cambiamenti sociali, come l'urbanizzazione e l'allungamento dell'orario di lavoro, possono contribuire a un calo dell'affluenza alle urne. Gli individui possono sentirsi scollegati dalla loro comunità locale e quindi meno inclini a partecipare al processo elettorale. Tuttavia, dal 1995 abbiamo assistito a un leggero aumento dell'affluenza alle urne, seguito da una stabilizzazione nelle ultime tre elezioni. Questo potrebbe essere interpretato come un segno di rinnovato interesse per la politica, forse stimolato da questioni politiche di importanza nazionale o da campagne efficaci per incoraggiare l'affluenza alle urne. Rispetto alle elezioni, anche l'affluenza ai referendum - in cui i cittadini sono chiamati a votare direttamente su questioni specifiche - ha registrato una tendenza al ribasso, ma si è stabilizzata intorno al 43% negli ultimi tre periodi osservati. Ciò potrebbe indicare che, sebbene l'affluenza alle urne sia diminuita, l'impegno dei cittadini su questioni politiche specifiche rimane relativamente stabile.

Il quadro generale che emerge è quello di un forte calo dell'affluenza alle urne, e la domanda che occorre porsi è da dove provenga questo forte calo dell'affluenza.

Ci concentreremo su due fattori che possono aiutarci a capire la partecipazione politica, due fattori che aiutano a spiegare l'affluenza e l'astensione, due fattori fondamentali che sono il genere e l'età. Il genere e l'età sono due fattori determinanti quando si tratta di analizzare il comportamento elettorale e la partecipazione politica. Ecco una breve analisi di questi due fattori:

  • Genere: storicamente, le differenze di genere nell'affluenza alle urne sono state significative in molti Paesi, anche se questa tendenza è cambiata nel tempo. In passato, gli uomini erano generalmente più propensi a votare delle donne, ma questa tendenza si è attenuata in molti contesti e in alcuni Paesi le donne sono ora più propense a votare degli uomini. Tuttavia, esistono ancora differenze significative nella scelta dei partiti o nelle preferenze politiche tra uomini e donne.
  • Età: l'affluenza alle urne varia spesso in modo considerevole tra i gruppi di età. In generale, gli adulti più giovani sono meno propensi a votare rispetto agli anziani, anche se ciò può variare a seconda del contesto politico e dell'importanza percepita delle elezioni. Gli anziani hanno in genere una maggiore esperienza politica, una maggiore stabilità abitativa e sono più propensi ad avere legami con la comunità o con le organizzazioni politiche, il che può incoraggiarli a votare.

Questi due fattori possono combinarsi in modi diversi per influenzare il comportamento di voto. Ad esempio, le giovani donne possono avere tassi di partecipazione al voto diversi da quelli delle donne più anziane o degli uomini della stessa età. È importante considerare queste interazioni quando si analizza la partecipazione elettorale.

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Questi dati sull'affluenza alle urne per le elezioni federali specifiche del Cantone di Ginevra sono particolarmente preziosi per un'analisi dettagliata del comportamento di voto. Il fatto che questi dati siano reali, piuttosto che basati su sondaggi o inchieste, fornisce un quadro più preciso e affidabile dell'affluenza alle urne. Dal 1995, il Cantone di Ginevra ha preso l'iniziativa di raccogliere e archiviare digitalmente i dati sull'affluenza alle urne di tutti i suoi cittadini. Ciò consente di osservare direttamente le variazioni dell'affluenza alle urne nel corso del tempo. Sarebbe interessante esaminare questi dati in dettaglio per individuare tendenze o cambiamenti nel comportamento degli elettori. Questi dati possono essere analizzati in base a vari fattori come l'età, il sesso, il luogo di residenza, l'occupazione, il livello di istruzione, ecc. per ottenere una comprensione più approfondita dei fattori che influenzano l'affluenza alle urne. Questi dati potrebbero anche essere utili per valutare l'efficacia di varie iniziative volte ad aumentare l'affluenza alle urne.

La curva dell'affluenza alle urne mostrata per le elezioni federali del 1995 è un classico esempio, quasi perfetto, di ciò che ci si aspetterebbe. Fornisce una rappresentazione realistica dell'affluenza alle urne nella popolazione. È un'illustrazione vivida dell'affluenza alle urne in azione, che mostra chiaramente come varia a seconda delle diverse fasce d'età o di altre categorie demografiche. L'interpretazione di questa curva può rivelare importanti tendenze nell'affluenza alle urne. Ad esempio, può indicare quali gruppi di età sono più propensi a votare o quali segmenti della popolazione potrebbero aver bisogno di una maggiore sensibilizzazione o educazione sull'importanza del voto.

Questa curva è ideale per dimostrare l'andamento dell'affluenza alle urne in funzione dell'età. Quando i giovani raggiungono i 18 anni e acquisiscono il diritto di voto, si registra un picco di affluenza maggiore rispetto alla fascia di età compresa tra i 20 e i 25 anni. Questo aumento può essere spiegato dall'emozione di esercitare un nuovo diritto. La curva diventa quindi a U. Il punto di minimo della partecipazione è tra i 20 e i 29 anni, dopodiché la partecipazione aumenta quasi linearmente con l'età, raggiungendo un picco tra i 65 e i 69 anni. Oltre questa età, la partecipazione inizia a diminuire in modo considerevole. Questo dato mostra un'interessante tendenza per cui le persone di mezza età e quelle più anziane sono più propense a partecipare alle elezioni rispetto agli adulti più giovani. Ciò può essere spiegato da una serie di fattori, come un maggiore interesse per la politica con l'età, una maggiore stabilità nella vita che lascia più tempo per la partecipazione civica o una maggiore consapevolezza dell'importanza del voto. Al contrario, il calo dell'affluenza alle urne tra le persone molto anziane può essere attribuito a fattori quali problemi di salute o difficoltà di accesso ai seggi elettorali.

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Se riesaminiamo gli stessi dati per il 2015, vediamo una curva simile a quella del 1995, con lo stesso movimento generale. Tuttavia, il calo iniziale della partecipazione è leggermente meno pronunciato e il tasso di partecipazione non scende al di sotto di quello del gruppo di età più giovane, come invece accadeva nel grafico precedente. Ciò è dovuto principalmente al modo in cui le fasce d'età sono state raggruppate in questo grafico: mentre nel grafico precedente c'erano categorie d'età fino a 90+, in questo grafico tutte le persone di 85+ anni sono raggruppate in un'unica categoria. Questo ha l'effetto di aumentare la media dell'affluenza alle urne, poiché è generalmente accettato che le persone anziane tendono a votare più regolarmente rispetto alle fasce d'età più giovani. Tuttavia, la forma complessiva della curva rimane invariata, mostrando un'affluenza inizialmente elevata tra i giovani che hanno appena acquisito il diritto di voto, un calo tra i giovani adulti, quindi un aumento costante con l'età fino a un picco in età avanzata, prima di scendere nuovamente tra i molto anziani.

Da questi due grafici emerge una tendenza interessante. In precedenza, il picco di partecipazione veniva raggiunto tra i 65 e i 75 anni per gli uomini. Tuttavia, nel 2015, il picco di partecipazione è stato raggiunto tra gli uomini di età compresa tra 75 e 79 anni e tra le donne di età compresa tra 70 e 74 anni. Sembra quindi esserci una tendenza a votare sempre più tardi nella vita, il che sarebbe coerente con l'aumento dell'aspettativa di vita. Con l'avanzare dell'età, le persone si mantengono più sane e attive, il che consente loro di rimanere coinvolte e di continuare a votare più a lungo rispetto al passato. Ciò suggerisce che l'età ha un impatto significativo sull'affluenza alle urne. Ciò può essere dovuto al fatto che le persone anziane hanno spesso più tempo libero per informarsi e impegnarsi nel processo politico ed è anche più probabile che sentano l'impatto delle politiche governative sulla loro vita quotidiana. Inoltre, il voto è talvolta percepito come un dovere civico, un sentimento che può aumentare con l'età.

I grafici mostrano una chiara tendenza nella differenza di partecipazione tra i sessi. Sia nel 1995 che nel 2015, le giovani donne tendono a partecipare più dei giovani uomini. Dopo i 20-24 anni, quando i tassi di partecipazione di uomini e donne sono quasi identici, la differenza di partecipazione tra i sessi tende ad aumentare con l'età. Questa differenza è particolarmente pronunciata tra gli anziani. Ad esempio, tra le persone di età compresa tra 85 e 89 anni, il tasso di partecipazione è di circa il 40% per le donne, rispetto a oltre il 30% per gli uomini. Tra le persone di 85 anni e oltre, il divario è ancora maggiore, con un tasso di partecipazione del 40% tra le donne rispetto a oltre il 55% tra gli uomini. Questa differenza può essere spiegata da diversi fattori. È possibile che le donne siano più propense degli uomini a partecipare al processo politico e a votare. È anche possibile che gli uomini siano più propensi ad astenersi dal voto a causa di vari fattori, come la percezione negativa della politica o la mancanza di fiducia nel sistema politico. Potrebbero essere in gioco anche fattori socio-culturali, con atteggiamenti diversi tra i due sessi nei confronti del voto e della partecipazione politica.

I grafici mostrano che l'età e il genere sono due fattori chiave nella partecipazione elettorale. Mentre la differenza di affluenza alle urne tra uomini e donne è minima tra i giovani elettori, questo divario tende ad aumentare con l'età. L'affluenza alle urne aumenta generalmente con l'età, un andamento che si rispecchia sia per gli uomini che per le donne. Tuttavia, il divario di genere nell'affluenza alle urne aumenta con l'aumentare dell'età. Ciò potrebbe suggerire che i fattori socioculturali o le condizioni di vita, che possono variare con l'età, svolgono un ruolo in questa divergenza. È inoltre interessante notare che, sebbene i tassi di partecipazione aumentino con l'età, ciò non avviene sempre. Ad esempio, tra le donne, la partecipazione tende a raggiungere un picco tra i 70 e i 74 anni, per poi diminuire leggermente. Questa analisi evidenzia l'importanza di prendere in considerazione entrambi i fattori - età e genere - quando si studia il comportamento di voto. Non è sufficiente considerare l'uno senza tenere conto dell'altro, poiché è evidente che interagiscono per influenzare l'affluenza alle urne.

Cercheremo ora di spiegare il motivo di questa differenza nell'affluenza alle urne in funzione dell'età, da un lato, e del genere, dall'altro.

L'influenza del genere sulla partecipazione politica

In primo luogo, ci sono fattori socio-strutturali che storicamente hanno spiegato la differenza di partecipazione tra uomini e donne.

Il primo fattore socio-strutturale è la minore integrazione sociale e professionale delle donne. Questa teoria suggerisce che una maggiore integrazione sociale e professionale porta a una maggiore partecipazione politica. L'integrazione sociale può comprendere il senso di appartenenza a una comunità, la capacità di comprendere e partecipare alla vita sociale di quella comunità e il coinvolgimento in attività che aiutano a rafforzare i legami sociali all'interno della comunità. L'integrazione professionale, dal canto suo, può includere fattori quali un'occupazione stabile, l'accesso all'istruzione e alla formazione e l'opportunità di progredire professionalmente. Il fatto che le donne siano state storicamente meno integrate socialmente e professionalmente rispetto agli uomini (a causa di fattori quali l'impiego del tempo in famiglia, le aspettative della società e le disuguaglianze professionali) avrebbe avuto un impatto sul loro impegno politico. Secondo questa prospettiva, l'integrazione sociale e professionale delle donne è stata limitata, il che potrebbe spiegare in parte la loro minore propensione a partecipare alla politica. È un punto di vista che sottolinea l'importanza dell'uguaglianza di genere in tutti gli ambiti della vita, compresi il mondo del lavoro e la vita sociale, al fine di promuovere una partecipazione politica più equilibrata.

È vero che le donne hanno in genere un'aspettativa di vita più lunga degli uomini, il che significa che è più probabile che si ritrovino vedove a un certo punto della loro vita. L'isolamento sociale che può derivare dalla vedovanza può potenzialmente limitare la partecipazione politica. Infatti, la perdita del coniuge può portare a una riduzione dell'interazione sociale e dell'esposizione a una varietà di opinioni politiche, che a loro volta possono ridurre l'interesse e l'impegno per la politica. Inoltre, le vedove possono trovarsi di fronte a difficoltà economiche, che potrebbero renderle meno propense a partecipare attivamente alla vita politica. Questi fattori socio-strutturali potrebbero spiegare perché le donne, e quelle più anziane in particolare, partecipano meno alla vita politica.

Nel 2015, l'80% dei vedovi erano donne e il 20% uomini. Nella popolazione generale, le donne sono il 51% e gli uomini il 49%, mentre nella categoria dei vedovi le donne sono l'80% e gli uomini il 20%. Questo spiega in parte perché la vedovanza è un fattore così forte di isolamento sociale. Questa disparità, con un numero molto più alto di donne vedove rispetto agli uomini, è senza dubbio dovuta alla differenza di aspettativa di vita tra i due sessi. In media, le donne vivono più a lungo degli uomini, il che significa che hanno maggiori probabilità di sopravvivere al proprio coniuge e diventare vedove. L'isolamento sociale che spesso deriva dalla vedovanza può essere un ostacolo alla partecipazione politica. Le persone socialmente isolate hanno meno opportunità di interagire con altre persone e di essere esposte a idee e opinioni politiche diverse, il che può ridurre il loro interesse per la politica e la loro volontà di partecipare alle elezioni. È importante notare che questa situazione può essere esacerbata per le donne anziane, che devono già affrontare altre forme di esclusione sociale. Queste barriere strutturali possono rendere più difficile per queste donne partecipare attivamente alla politica, contribuendo al divario di partecipazione.

La vedovanza e il conseguente isolamento sociale possono avere un impatto significativo sulla partecipazione politica. Come già detto, questo fenomeno colpisce più spesso le donne, a causa della loro maggiore aspettativa di vita.

Se aggiustassimo i dati per bilanciare il numero di vedovi e vedove, potremmo probabilmente osservare una riduzione del divario di partecipazione tra uomini e donne. Ciò potrebbe indicare che la vedovanza e l'isolamento sociale sono fattori importanti che contribuiscono al divario di genere nella partecipazione politica degli anziani. Un'altra spiegazione è rappresentata da fattori socioculturali, e più specificamente dalla persistenza di modelli di ruolo tradizionali per le donne. Questo aspetto è quasi indipendente dai fattori sociostrutturali, ovvero il fatto che per molto tempo è stato mantenuto il modello tradizionale della visione della donna nella società e del ruolo della donna nella società sia nella sfera privata che in quella pubblica, il che ha avuto l'effetto di ridurre il tasso di partecipazione delle donne rispetto agli uomini.

In Svizzera, il diritto di voto alle donne è stato concesso molto tardi rispetto ad altri Paesi. A livello federale, questo diritto è stato concesso solo nel 1971, molto dopo la maggior parte degli altri Paesi occidentali. In alcuni cantoni più conservatori, le donne hanno dovuto aspettare ancora di più per ottenere il diritto di voto a livello cantonale. È il caso del Cantone di Appenzello Interno, che ha concesso il diritto di voto alle donne solo nel 1991, in seguito a una decisione del Tribunale federale. Questo ritardo nell'ottenimento del diritto di voto ha probabilmente avuto un impatto sulla partecipazione politica delle donne, in particolare di quelle più anziane. La loro integrazione nel processo politico è stata ritardata e hanno avuto meno tempo per abituarsi all'idea del voto e per sviluppare le abitudini e le competenze associate alla partecipazione politica. Questo è probabilmente uno dei motivi per cui la partecipazione delle donne è inferiore a quella degli uomini, in particolare tra gli anziani.

Il Cantone di Appenzello Interno è stato l'ultimo in Svizzera a concedere il diritto di voto alle donne, e ciò è avvenuto solo nel 1991, su pressione di una sentenza del Tribunale federale. Il Tribunale federale ha stabilito che il rifiuto del Cantone di concedere il diritto di voto alle donne violava la Costituzione federale, che prevede la parità di diritti tra uomini e donne. Questa situazione è un esempio lampante di come le norme sociali e politiche possano differire notevolmente da una regione all'altra all'interno dello stesso Paese. È importante notare che, sebbene le donne abbiano ottenuto il diritto di voto a livello federale in Svizzera nel 1971, ci sono voluti altri vent'anni perché questo diritto fosse pienamente riconosciuto in tutto il Paese. Questo ci ricorda come il cambiamento sociale e politico possa essere un processo lento e talvolta divisivo.

Quali sono state le conseguenze di questa concessione tardiva del diritto di voto alle donne e come ha influito sul tasso di affluenza alle urne ancora oggi?

L'impatto dell'acquisizione tardiva del diritto di voto per le donne in Svizzera, in particolare in alcuni cantoni, non deve essere sottovalutato. L'acquisizione del diritto di voto è spesso vista come un rito di passaggio all'età adulta, e per alcune generazioni di donne in Svizzera questo passaggio è arrivato tardi. Le donne che hanno ottenuto il diritto di voto solo in tarda età hanno perso molti anni di socializzazione politica che normalmente è una parte importante dell'età adulta. Questa socializzazione politica può includere cose come seguire le elezioni, discutere di questioni politiche con amici e colleghi e partecipare a organizzazioni o gruppi politici. Senza questa socializzazione politica, queste donne potrebbero essere state meno inclini a partecipare alla vita politica quando hanno ottenuto il diritto di voto. Ciò può contribuire a spiegare perché, nelle statistiche sulla partecipazione elettorale, si osserva una minore partecipazione delle donne anziane in Svizzera.

Un accesso tardivo al diritto di voto ha impedito a queste donne di fare esperienza e di familiarizzare con i processi politici alla stessa età dei loro colleghi maschi. Questo ritardo ha indubbiamente contribuito al loro disimpegno o alla loro ridotta partecipazione alla politica. Possiamo anche immaginare che questo effetto istituzionale sia combinato con l'effetto socio-strutturale dell'alta incidenza della vedovanza tra le donne. Infatti, l'isolamento sociale derivante dalla vedovanza potrebbe combinarsi con la mancanza di esperienza politica individuale per contribuire a un maggiore disimpegno politico tra le donne anziane. Se in precedenza queste donne si erano affidate ai mariti per ottenere informazioni e consigli sulla politica, la loro partecipazione potrebbe diminuire dopo la morte del marito. Ciò evidenzia l'importanza dell'empowerment politico e dell'educazione civica per tutte le persone, indipendentemente dal genere. È fondamentale che ognuno sia in grado di sviluppare la propria comprensione delle questioni politiche e di impegnarsi autonomamente nel processo politico.

L'intersezione di questi fattori - la vedovanza e l'acquisizione tardiva del diritto di voto - può giocare un ruolo importante nel disimpegno politico delle donne anziane in Svizzera. La storia del suffragio femminile in Svizzera è unica e riflette una più ampia evoluzione sociale e politica che ha portato a una maggiore inclusione politica. Tuttavia, l'eredità dell'esclusione politica persiste ed è evidente nei tassi di partecipazione alle elezioni. Le donne anziane in Svizzera, che hanno ottenuto il diritto di voto più tardi nella vita, potrebbero aver avuto meno opportunità di acquisire esperienza politica e impegno civico, il che potrebbe spiegare perché si disimpegnano dal processo politico a un tasso più elevato rispetto agli uomini della stessa età. Inoltre, l'impatto della vedovanza sull'isolamento sociale e quindi sulla partecipazione politica non deve essere sottovalutato. Ciò rafforza la necessità di politiche pubbliche e interventi mirati per incoraggiare l'impegno politico tra le popolazioni vulnerabili, comprese le donne anziane.

La tesi revisionista sulla partecipazione politica delle donne offre una prospettiva nuova e critica sui fattori tradizionali di analisi. Suggerisce che le spiegazioni tradizionali della partecipazione femminile potrebbero non essere più sufficienti per comprendere le tendenze attuali della partecipazione politica delle donne. Nel contesto moderno, sono stati osservati diversi cambiamenti strutturali che hanno influenzato la partecipazione politica delle donne. Le donne sono diventate più presenti nel mondo del lavoro, più istruite e più coinvolte nella sfera pubblica. Queste trasformazioni possono portare a un cambiamento nel rapporto tra genere, età e partecipazione politica. La tesi revisionista suggerisce che il modello di partecipazione delle donne alle elezioni è cambiato e che dobbiamo guardare ad altri fattori per capire la partecipazione politica delle donne oggi. Questi fattori possono includere il livello di istruzione, la partecipazione alla forza lavoro, l'indipendenza economica, il matrimonio e la maternità, tra gli altri.

Negli ultimi decenni, l'integrazione sociale e professionale delle donne è aumentata notevolmente, con un impatto significativo sulla loro partecipazione politica. In primo luogo, l'aumento dell'istruzione femminile ha rafforzato la loro integrazione sociale. Le donne hanno ora accesso a tutti i livelli di istruzione, compresa l'istruzione superiore, che consente loro una migliore conoscenza e comprensione delle questioni politiche. In secondo luogo, anche la maggiore partecipazione delle donne alla forza lavoro ha rafforzato la loro integrazione sociale e professionale. Oggi sempre più donne lavorano a tempo pieno e ricoprono posizioni manageriali. Questo ha dato loro una maggiore autonomia economica, che a sua volta ha rafforzato la loro capacità di partecipare alla politica. In terzo luogo, anche i cambiamenti nel ruolo delle donne all'interno della famiglia hanno contribuito alla loro integrazione sociale e professionale. Con l'aumento delle donne che lavorano, il modello tradizionale della casalinga è stato messo in discussione. Inoltre, con l'aumento dei divorzi e delle famiglie monoparentali, sempre più donne assumono il ruolo di capofamiglia, il che può aumentare la loro partecipazione politica. Tutti questi fattori hanno contribuito a un "effetto di recupero" in cui le donne hanno raggiunto gli uomini in termini di partecipazione politica. Tuttavia, è importante notare che, nonostante questi progressi, persistono delle disparità. Ad esempio, le donne sono ancora sottorappresentate nelle posizioni di leadership politica ed esistono ancora barriere strutturali alla partecipazione politica delle donne, come il sessismo e la discriminazione.

L'ascesa delle donne nella sfera professionale ha implicazioni politiche significative. Storicamente, le donne sono state ampiamente escluse dalla vita politica e il loro tasso di partecipazione politica è stato inferiore a quello degli uomini. Tuttavia, con la crescente integrazione nel mondo del lavoro e la maggiore partecipazione alla vita sociale, le donne hanno acquisito una maggiore autonomia economica e sociale. Questo, a sua volta, ha stimolato il loro coinvolgimento e la loro partecipazione alla politica. Inoltre, l'ingresso delle donne nel mondo del lavoro ha cambiato anche le dinamiche della vita familiare e domestica, con una divisione più equa delle responsabilità domestiche tra uomini e donne. Questo ha anche liberato tempo ed energie delle donne, che possono essere dedicate alla partecipazione politica. Le donne sono più integrate socialmente e professionalmente di quanto non lo fossero prima, quindi sono anche più integrate politicamente di quanto non lo fossero prima, e stanno finalmente raggiungendo gli uomini.

Secondo questa tesi revisionista, il divario di genere in termini di partecipazione politica è scomparso. Sebbene in molti Paesi si sia registrata una riduzione significativa del divario di genere in termini di partecipazione politica, in alcuni Paesi, tra cui la Svizzera, le differenze persistono. In molti Paesi sviluppati, tra cui gli Stati Uniti, i Paesi scandinavi, la Francia e la Germania, il divario di genere nella partecipazione politica si è ridotto significativamente negli ultimi decenni. Ciò è dovuto in gran parte a una combinazione di fattori, tra cui il cambiamento degli atteggiamenti sociali, il miglioramento dell'accesso all'istruzione per le donne, la maggiore integrazione delle donne nella forza lavoro e gli sforzi politici deliberati per aumentare la rappresentanza femminile in politica. Il divario di genere nella partecipazione politica non si limita al voto alle elezioni. Si estende anche ad altri aspetti della partecipazione politica, come candidarsi alle elezioni, ricoprire posizioni di leadership politica, essere attivi nei partiti politici e prendere parte a movimenti sociali e manifestazioni.

In Svizzera, nonostante l'aumento della partecipazione delle donne alle elezioni, esiste ancora un divario di genere in termini di rappresentanza politica. Ad esempio, le donne sono sottorappresentate nelle posizioni di leadership politica e le donne elette a cariche politiche sono meno numerose degli uomini.

Secondo i sondaggi, in Svizzera non c'è più un divario di affluenza tra uomini e donne ai referendum federali. Tuttavia, persiste un leggero divario al momento delle elezioni, con un'affluenza leggermente inferiore tra le donne. In Svizzera, sebbene il processo di recupero e convergenza sia in corso, non è ancora completo. È possibile che questo processo di recupero sia influenzato anche dal fatto che l'impatto del fattore istituzionale - la concessione tardiva del diritto di voto alle donne - si sta riducendo nel tempo. Infatti, la percentuale di donne che hanno raggiunto l'età adulta senza il diritto di voto sta gradualmente diminuendo.

In Svizzera, come in molti altri Paesi, la partecipazione delle donne alle elezioni è aumentata notevolmente nel tempo. Ciò può essere attribuito a una serie di fattori, tra cui una maggiore uguaglianza di genere, una maggiore integrazione sociale e professionale delle donne e una maggiore consapevolezza ed educazione politica. È anche vero che l'effetto dell'affrancamento tardivo delle donne in Svizzera si sta affievolendo nel tempo, poiché sempre più donne acquisiscono il diritto di voto non appena diventano maggiorenni. Ciò significa che ci sono sempre meno donne che hanno raggiunto l'età adulta senza il diritto di voto e che questo effetto storico-istituzionale ha una minore influenza sulle tendenze attuali della partecipazione elettorale. Tuttavia, in Svizzera esiste ancora un certo divario nell'affluenza alle urne tra uomini e donne, sebbene questo divario si stia gradualmente riducendo. Inoltre, è fondamentale continuare a lavorare per eliminare gli ostacoli che ancora impediscono ad alcune donne di partecipare pienamente alla vita politica e sociale.

Sempre meno donne sono state colpite dalla mancanza del diritto di voto quando sono diventate maggiorenni, quindi l'impatto istituzionale si ridurrà gradualmente fino a scomparire. Esistono ancora delle disparità, ad esempio a Ginevra, dove il divario di partecipazione tra uomini e donne è quasi trascurabile. Anche se c'è ancora una differenza, è davvero molto piccola. L'esistenza di questo piccolo divario di partecipazione tra uomini e donne a Ginevra suggerisce che la socializzazione politica delle donne è migliorata notevolmente nel tempo. Ciò può essere attribuito a una serie di fattori, come la maggiore integrazione sociale e professionale delle donne e la graduale scomparsa dell'impatto istituzionale legato al fatto che le donne hanno ottenuto il diritto di voto più tardi degli uomini.

Analisi dell'effetto dell'età sulla partecipazione politica

L'âge en tant que variable démographique peut encapsuler plusieurs facteurs qui contribuent à expliquer les différences de comportement, y compris en matière de participation politique. Derrière la variable « âge », il y a différents types de mécanismes.

Il y a trois principaux effets d’âge :

  • Effets de cohorte : Les personnes nées à différentes époques ont vécu des expériences historiques et sociales distinctes qui peuvent façonner leur comportement tout au long de leur vie. Par exemple, une personne qui a grandi pendant une période de bouleversements politiques majeurs peut être plus politiquement active à l'âge adulte que quelqu'un qui n'a pas eu cette expérience.
  • Effets du cycle de vie : Les priorités et les responsabilités des gens changent à mesure qu'ils vieillissent, ce qui peut influencer leur niveau d'engagement politique. Par exemple, les personnes plus âgées, qui sont souvent à la retraite et ont plus de temps libre, peuvent être plus susceptibles de voter que les jeunes adultes qui sont occupés par leur carrière et leur famille.
  • Effets de période : Ces effets se réfèrent à des événements particuliers qui surviennent à un moment précis dans le temps et qui peuvent affecter toutes les personnes vivantes, indépendamment de leur âge ou de la cohorte à laquelle elles appartiennent. Par exemple, un événement majeur comme une guerre, une crise économique ou une élection très polarisée peut mobiliser ou démobiliser les gens politiquement, quel que soit leur âge. Dans le contexte de la participation politique, un effet de période pourrait être observé si, par exemple, une élection particulièrement controversée ou un référendum sur un enjeu majeur entraînait une augmentation de la participation électorale pour toutes les tranches d'âge. Ces effets de période, lorsqu'ils sont pris en compte avec les effets de cohorte et du cycle de vie, peuvent aider à donner une image plus complète et nuancée de la manière dont l'âge influence la participation politique.

Le Cycle de Vie et l'Effet du Vieillissement Biologique

L'âge dans le contexte du parcours de vie a des implications profondes pour l'engagement politique. Il faut cependant préciser que ce ne sont pas les âges en eux-mêmes qui déterminent le niveau d'engagement politique, mais plutôt les rôles et les responsabilités associés à chaque étape de la vie. Par exemple, une personne de 20 ans, souvent en train de suivre des études ou de commencer une carrière, peut avoir moins de temps ou de ressources pour s'engager politiquement. De plus, elle peut ne pas se sentir totalement intégrée dans la société en raison de son manque d'expérience ou de responsabilités familiales et professionnelles. À l'inverse, une personne de 40 ans, qui a probablement une carrière établie, peut être mariée et avoir des enfants. Ces éléments peuvent favoriser une plus grande intégration sociale, ce qui, à son tour, peut mener à un engagement politique accru. Cette intégration peut être alimentée par des réseaux sociaux plus vastes, une exposition à une plus grande diversité d'opinions politiques, et un sentiment accru de responsabilité envers la communauté.

L'expérience politique - ou la compétence politique - est un autre facteur important qui peut influencer la participation politique des individus. Ce n'est généralement pas un ensemble de compétences que l'on acquiert du jour au lendemain, mais plutôt quelque chose qui se développe progressivement avec le temps, à mesure que l'on acquiert de l'expérience et des connaissances sur le système politique. En général, plus on vieillit, plus on a l'occasion de se familiariser avec les enjeux politiques et de comprendre leur impact sur notre vie quotidienne. Cela peut stimuler l'intérêt pour la politique et, par conséquent, la volonté de participer à des élections ou d'autres formes d'engagement politique. En d'autres termes, l'âge peut contribuer à augmenter notre capacité à comprendre la politique et à y participer activement.

L'âge peut avoir des impacts contrastés sur la participation politique. D'une part, avec le temps, les gens gagnent en expérience et en connaissance, ce qui peut stimuler leur engagement politique. D'autre part, le vieillissement peut aussi entraîner des problèmes de santé et un isolement social accru, ce qui peut limiter la capacité ou la volonté de participer à la vie politique. À mesure que les gens vieillissent, ils peuvent être confrontés à diverses difficultés, telles que des problèmes de santé qui limitent leur mobilité ou leur capacité à participer pleinement à la vie sociale. De plus, la retraite et la perte de proches peuvent également entraîner un sentiment d'isolement et une diminution de l'intégration sociale, ce qui peut à son tour réduire l'engagement politique. C'est donc une interaction complexe entre l'âge, l'expérience, l'intégration sociale et la santé qui détermine le niveau de participation politique d'un individu. Cette relation multidimensionnelle peut expliquer pourquoi la participation politique tend à augmenter avec l'âge, mais peut également diminuer chez les personnes très âgées.

L'Effet de Génération ou l'Effet de Cohorte

L'effet de cohorte, aussi appelé effet générationnel, fait référence à l'influence des événements historiques et culturels vécus par une génération spécifique à un moment précis de son développement. Les personnes nées au même moment partagent une expérience commune qui peut influencer de manière significative leur comportement et leurs attitudes, y compris leur participation politique. Par exemple, une génération qui a grandi pendant une période de guerre ou de bouleversements sociaux majeurs peut avoir une vision très différente de la politique et de l'engagement civique par rapport à une génération qui a grandi pendant une période de stabilité relative. Ces expériences communes peuvent avoir un impact durable sur les attitudes et les comportements politiques.

L'effet de cohorte ou effet générationnel se base sur l'idée que les événements majeurs qui surviennent pendant notre jeunesse ou notre adolescence ont un impact durable sur notre comportement, y compris notre engagement politique. Par exemple, les personnes qui ont vécu Mai 68 en France ont été profondément marquées par cette période de protestation et de changement social. Cet événement a pu influencer leur perception de la politique, leur niveau d'engagement et leur comportement électoral pour le reste de leur vie. Ils pourraient être plus enclins à participer à des manifestations politiques, à voter pour des candidats progressistes, ou à soutenir des causes sociales ou politiques spécifiques. De la même manière, les personnes qui ont vécu la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre Froide, la chute du mur de Berlin, ou d'autres événements historiques majeurs peuvent également avoir des attitudes et des comportements politiques distincts qui sont influencés par ces expériences. Par conséquent, pour comprendre la participation politique, il est nécessaire de prendre en compte non seulement l'âge d'un individu, mais aussi les événements historiques qui ont façonné son expérience et ses attitudes politiques.

Le sentiment du devoir civique et l'importance de voter semblent avoir évolué au fil des générations. Les générations plus âgées, qui ont grandi à une époque où les droits civiques étaient souvent durement gagnés, peuvent considérer le vote non seulement comme un droit, mais aussi comme une obligation essentielle. Par contre, les générations plus jeunes, qui ont grandi dans une époque de plus grande stabilité politique et où le droit de vote est souvent tenu pour acquis, peuvent ne pas ressentir le même sens du devoir civique. De plus, ils peuvent se sentir détachés des structures politiques traditionnelles et préférer s'engager politiquement de manières différentes, par exemple par le biais des médias sociaux ou du militantisme.

L'âge avancé peut entraîner une baisse de la participation politique pour diverses raisons. Il peut s'agir de problèmes de santé limitant la capacité à se rendre aux bureaux de vote ou à s'engager activement dans les activités politiques, ou encore de l'isolement social. De plus, les personnes âgées peuvent parfois se sentir déconnectées des problèmes politiques actuels, ce qui pourrait également réduire leur motivation à participer. Cependant, il est également important de noter que beaucoup de personnes âgées restent politiquement actives et engagées. Elles peuvent avoir plus de temps libre pour suivre l'actualité politique et participer à diverses activités liées à la politique. De plus, avec l'avancée des technologies numériques et l'accessibilité croissante de l'information, de plus en plus de personnes âgées sont en mesure de rester impliquées dans la politique malgré les obstacles physiques potentiels. Enfin, il convient de souligner que même si l'âge peut avoir un impact sur la participation politique individuelle, les tendances générales de participation sont également influencées par une variété d'autres facteurs, comme la confiance dans les institutions politiques, le niveau d'éducation, l'intérêt pour la politique, et les caractéristiques du système électoral lui-même.

L'Effet de Période sur la Participation Politique

L'effet de période, aussi parfois appelé effet d'époque, fait référence à l'impact des événements et des conditions sociétales qui se produisent à un moment donné et qui peuvent influencer tous les groupes d'âge et toutes les cohortes de manière similaire. Par exemple, une crise économique majeure, une guerre, une élection particulièrement controversée, un mouvement social d'ampleur, ou une pandémie mondiale (comme le COVID-19) peuvent tous être considérés comme des facteurs de période. Ces événements ont le potentiel de changer les attitudes et les comportements politiques indépendamment de l'âge ou de la cohorte d'une personne. Dans le contexte de la participation politique, l'effet de période pourrait se manifester de plusieurs façons. Par exemple, pendant une crise économique majeure, les gens de tous âges et de toutes cohortes peuvent être plus susceptibles de participer à la politique pour exprimer leur mécontentement ou soutenir les politiques de changement. De même, lors d'élections très polarisées ou controversées, les taux de participation peuvent augmenter à travers tous les groupes d'âge et de cohortes.

L'effet de période dans le contexte politique suisse à partir de 1995, est un exemple illustratif de comment les changements globaux dans le climat politique d'une nation peuvent influencer la participation électorale de l'ensemble de sa population, indépendamment de l'âge ou de la cohorte. La politisation croissante et la polarisation de la politique suisse ont créé un environnement plus compétitif et conflictuel, poussant davantage de personnes à participer activement à la politique. La perception d'enjeux plus importants et plus clairement définis a probablement incité davantage de personnes à voter, car elles peuvent ressentir que leur voix a un impact plus significatif sur les résultats. De plus, l'effet de période peut également être renforcé par les changements dans la communication politique et l'accès à l'information. Avec l'essor des médias sociaux et des plateformes de nouvelles en ligne, l'engagement politique peut être plus accessible et immédiat, ce qui peut également contribuer à une augmentation de la participation électorale.

Différenciation entre l'Effet d'Âge, l'Effet de Cohorte et l'Effet de Période

Distinguer l'effet d'âge, l'effet de cohorte et l'effet de période peut être un véritable défi en sciences sociales, notamment en politique. Ces trois effets sont souvent entrelacés et peuvent se renforcer mutuellement, ce qui rend difficile leur distinction claire dans l'analyse d'une seule enquête ou élection.

L'effet d'âge est lié à l'évolution personnelle et à l'expérience, l'effet de cohorte est influencé par les événements sociopolitiques qui se sont produits pendant la jeunesse d'un individu, et l'effet de période est le reflet de l'impact d'événements ou de tendances larges et générales qui influencent toutes les générations simultanément. Tous ces effets peuvent avoir un impact sur les attitudes et les comportements politiques d'un individu. Par exemple, une personne née dans les années 60 pourrait avoir des attitudes politiques différentes de celle née dans les années 80 (effet de cohorte), mais leur comportement électoral pourrait également changer à mesure qu'ils vieillissent (effet d'âge). De plus, les événements politiques majeurs peuvent influencer le comportement de vote de tous les âges et cohortes (effet de période). Par conséquent, pour distinguer ces effets, il est souvent nécessaire de réaliser des études longitudinales, qui suivent les mêmes individus ou groupes d'individus sur de longues périodes. De telles études peuvent aider à isoler l'effet de l'âge, de la cohorte et de la période en contrôlant les autres variables.

L'identification précise des effets d'âge, de cohorte et de période nécessite des séries temporelles de longue durée. Ces types de données permettent aux chercheurs d'observer les mêmes individus ou groupes d'individus sur une longue période, leur permettant de suivre les changements dans les attitudes et comportements politiques au fil du temps. Avec une série temporelle de longue durée, les chercheurs peuvent essayer de contrôler ou d'ajuster pour les effets de cohorte et de période, afin de mieux isoler et comprendre l'effet d'âge. De même, ils peuvent également essayer de contrôler l'effet d'âge pour mieux comprendre l'effet de cohorte et de période. Par exemple, ils peuvent comparer les attitudes politiques des individus nés à différentes époques mais à un âge similaire, ou ils peuvent comparer les attitudes des individus du même groupe d'âge à différents moments. Cependant, même avec des séries temporelles de longue durée, il peut être difficile de distinguer parfaitement ces effets en raison de leur nature entrelacée. Néanmoins, ces types de données fournissent un outil précieux pour étudier et comprendre les influences complexes sur les attitudes et comportements politiques.

Il est essentiel d'apprécier la complexité des études sur la participation politique. Alors que les facteurs tels que l'âge et le sexe sont certainement importants et ont été démontrés avoir des impacts significatifs sur la participation politique, il y a beaucoup d'autres variables à prendre en compte. Ces variables peuvent inclure l'éducation, le revenu, l'emploi, la race, l'ethnie, la religion, l'emplacement géographique, l'orientation politique, la satisfaction avec le gouvernement, la confiance dans les institutions politiques, l'intérêt pour la politique, et plus encore. Chacune de ces variables peut interagir avec les autres de manière complexe, influençant la participation politique d'une manière qui peut être difficile à prédire sans un modèle détaillé. De plus, il est également important de noter que la participation politique elle-même peut prendre de nombreuses formes, allant du vote aux manifestations, en passant par l'activisme en ligne ou le bénévolat pour une campagne politique. Ainsi, tout en reconnaissant le poids des facteurs tels que l'âge et le sexe, il est également crucial d'adopter une approche multidimensionnelle pour comprendre la participation politique, une qui tient compte de la variété des facteurs qui peuvent l'influencer et des différentes formes qu'elle peut prendre.

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Riferimenti