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La conquête du territoire

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La conquête du territoire
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Cette œuvre, peinte vers 1872 par John Gast intitulée American Progress est une représentation allégorique de la « Destinée manifeste ». Dans cette scène, une femme angélique (parfois identifiée comme Columbia, la personnification des États-Unis au XIXe siècle), porte la lumière de la « civilisation » à l'ouest avec les colons américains, câblant le télégraphe dans son sillon. Les Amérindiens et les animaux sauvages fuient vers les ténèbres de l'ouest sauvage.

Faculté Lettres
Département Département d’histoire générale
Professeur(s) Ludovic Tournès[1][2][3]
Cours Les États-Unis et le monde

Lectures


La conquête du territoire est tout, sauf une affaire intérieure. Ce territoire s’est construit en grande partie par la guerre, c’est une question de relations internationales afin de comprendre la nature de la politique étrangère américaine.

C’est un phénomène d’histoire des Relations internationales et non d’histoire intérieure américaine. Cette expansion violente et rapide se faisant en grande partie par la guerre.

C’est un moment fondateur à la fois dans l’identité nationale américaine et la politique étrangère américaine, les États-Unis forgent leur rapport au monde dans l’épisode de la conquête. La conquête du territoire est un moment fondateur. Lorsqu’on envisage la politique extérieure américaine, il faut rappeler la conquête du territoire.

L’expansionnisme des États-Unis : aspects généraux[edit | edit source]

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Considérations générales[edit | edit source]

Au départ, avant la création des États-Unis, se trouve Treize colonies opposées à la Grande-Bretagne, mais qui ont peu en commun. Ces colonies ont des histoires différentes jusqu’à ce qu’elles se mettent ensemble. Au départ leur ciment fut l’opposition à la métropole, les points communs, l’histoire commune et l’identité commune va se forger dans l’opposition à la Grande-Bretagne et dans la conquête du reste du territoire.

À partir du moment où la guerre d’indépendance se termine, le territoire des Treize colonies va s’étendre. En 1783 fut créé les États-Unis. En 1787 est créé un État fédéral. C’est un moment fondamental, les Treize États décident de s’unir pour créer un pouvoir supranational.

Autrement dit, dans l’histoire américaine on a d’abord les entités territoriales, les structures fédérales interviennent dans un second temps.

Pourquoi créé t-on un État fédéral ?[edit | edit source]

Article détaillé : L’indépendance des États-Unis.
  • s’unir face aux adversaires qui sont les Anglais et les Indiens.
  • éviter d’être pris dans les rivalités européennes à savoir la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne : les puissance européennes ont toutes des colonies et des comptoirs dans ce qui est devenu aujourd’hui les États-Unis. Une fois les Treize colonies indépendantes, elles se donnent une structure originale qui leur permet de se distinguer de l’Europe et de ne pas reproduire les conflits qui ont lieu sur le territoire européen. La création de l’État fédéral est un élément de différentiation dans cette optique.
  • créer les conditions de l’expansion avec un pouvoir fort et une armée. L’État fédéral va permettre de créer une armée qui va être financée par les différents États en créant les conditions de l’expansion territoriale.

La création de l’État fédéral est liée à la conquête du territoire.

Le coup de génie politique des pères fondateurs[edit | edit source]

C’est un coup de génie politique parce que les pères fondateurs de la République américaine ont eu très vite l’idée d’intégrer aux États-Unis les territoires conquis. Au fur et à mesure de l’avancée des États-Unis vers l’ouest, au lieu de créer des colonies, les territoires sont intégrés au sein des États-Unis.

L’intégration aux États-Unis des régions conquises[edit | edit source]

C’est une différence avec l’expansionnisme européen où l’expansionnisme américain intègre ces nouveaux territoires à l’État fédéral. Une nouvelle forme d’expansionnisme qui se différencie du colonialisme européen. Ainsi, l’intégration des nouveaux territoires renforce la puissance des États-Unis.

L’idée d’empire est présente dès la création de l’État fédéral (Washington: « la formation d’un empire »). Dès la création de l’État fédéral, il y a l’idée que les États-Unis doivent s’étendre, pour Jefferson c’est « l’empire de la liberté », c’est une manière dont se conçoit la politique américaine. L’idée que les États-Unis constituent une synthèse politique parfaite et veulent mettre en place un empire de la liberté est un fil conducteur et pose de nombreux problèmes.

C’est une expansion rapide :

  • superficie : 1787 – 2,5 millions de km2 / 1865 – 8 millions de km2 : la superficie est multipliée par 3 en l’espace de 80 ans.
  • population : 1787 – 4 millions d’habitants / 1865 – 31 millions / 1900 – 100 millions.
  • 1867 : l’Alaska devient le 49e État en 1958.
  • 1890 : unification du pays avec le rattachement du Wyoming et de l’Idaho. La période la de conquête intérieure est officiellement close à partir de ce moment là.
  • 1898 : Hawaï devient le 50e État en 1959.
L'expansion des États-Unis (la Conquête de l'Ouest) - atlas-historique.net

L’exploration du pays : une affaire militaire[edit | edit source]

Dimension militaire[edit | edit source]

Le trajet de l'expédition.

L’exploration du pays est en grande partie une affaire militaire, la question de la conquête est conçue comme une affaire militaire où l’armée joue un rôle fondamental, elle va mettre en place des missions de reconnaissances est des expéditions en vue de reconnaitre et d’identifier ce territoire.

Dès 1804, il y a une première exploration officielle jusqu’au Pacifique destinée à voir qu’elle est l’intérêt potentiel de ces territoires pour la conquête.

Dimension économique[edit | edit source]

Il y a aussi une dimension économique. En 1838 est créé le service topographique de l’armée visant à cartographier systématiquement l’ensemble du territoire américain. Les cartes servent à faire la guerre, mais aussi à faire des cartographies des ressources naturelles. Tous les territoires traversés sont répertoriés.

La conclusion assez rapide est qu’il s’agit d’un territoire immense et extrêmement riche en ressources naturelles de toute sortes. À partir de 1842 est lancée une exploration systématique de l’Ouest par l’armée, va en suivre l’expulsion des indiens.

Ainsi, l’exploration du pays mêle aspects militaires et économiques.

Cette conquête des États-Unis va être un facteur important de construction d’une identité nationale, c’est au cours de la conquête que les américains deviennent américain. Va se trouver logé aux tréfonds de l’identité nationale cette dimension conquérante, d’abord, du point de vue militaire. Ainsi, la conquête est un facteur de construction d’une identité nationale.

La confrontation avec les grandes puissances[edit | edit source]

Les grandes puissances de l’époque sont la France, la Grande-Bretagne mais aussi l’Espagne.

La France[edit | edit source]

Après la création des États-Unis, la première grande étape d’expansion territoire se fait en 1803 avec l’achat de la Louisiane au détriment de la France.

Les États-Unis ont décidé de soutenir la rébellion en Haïtie, Napoléon ne veut pas laisser derrière lui un empire très mal maitrisé, Il se rend compte qu’il n’a pas les moyens de le garder notamment avec la montée de l’expansionnisme américain, c’est pourquoi il la vend.

La Grande-Bretagne[edit | edit source]

La Grande-Bretagne est l’ennemie héréditaire des États-Unis puisque la fondation des États-Unis s’est faite contre la métropole.

En 1812 a eu lieu une guerre avec comme motivation la conquête du Canada qui est à l’époque un territoire anglais. C’est un échec de la conquête du Canada du fait, en particulier, de la puissance maritime anglaise. Ainsi, il va y avoir un modus vivendi entre les ambitions américaines sur le Canada et la volonté anglaise de protéger sa colonie. En 1818 fut trouvé un accord afin de définir la délimitation de la frontière au 49e parallèle.

Les États-Unis vont continuer leur politique de grignotage dans des territoires peu maîtrisés par le Canada menant en 1846 à l’obtention de l’Oregon et du Washington.

À la sortie de la guerre de sécession en 1865 des dernières opportunités d’annexion du Canada sont tentés mais sans suite. Par la suite les relations entre les deux pays vont se normaliser.

L’Espagne[edit | edit source]

Une carte des États-Unis datant de 1933 ayant la forme d'un aigle.

Le contexte est diffèrent puisque l’Espagne contrairement à la Grande-Bretagne est un empire en déclin et en déliquescence.

La Floride est un territoire possédé par l’Espagne mais assez mal contrôlé. Les États-Unis vont annexer la Floride en 1819 à la suite d’opérations militaires déclenchées en prenant prétexte d’incursions d’Indiennes en territoire américain et fustigeant la faiblesse de la couronne espagnole à contrôler les indiens.

Jusque dans les années 1850 – 1860 les États-Unis ont eu une velléité expansionniste sur une partie de l’Amérique centrale. Ce n’est pas une politique mise en place par le gouvernement américain mais par des filibusters soit des groupes armées menant des excursions pour tenter de rattacher des territoires aux États-Unis.

Ce sont des expéditions qui échouent généralement mais le gouvernement américain laisse faire pour des raisons opportunistes. Après les dernières tentatives, les États-Unis vont cesser de regarder l’Amérique centrale comme un territoire à conquérir du point de vue territorial.

Ainsi, les États-Unis ont profité de l’affaiblissement militaire et géopolitique de l’Espagne.

La Russie[edit | edit source]

L’Alaska est un territoire russe qui n’intéresse pas beaucoup le tsar. L’achat de l’Alaska en 1867 par les États-Unis est une bonne opportunité acquis pour une somme modique et offrant une nouvelle fenêtre vers le Pacifique. Mais cela fait aussi contrepoids à la présence britannique dans la région avec une présence accrue dans le pacifique au détriment de la Grande-Bretagne.

Chèque utilisé par le gouvernement des États-Unis pour l'achat de l'Alaska

Le Mexique[edit | edit source]

Le texte de la déclaration d'indépendance du Texas.

Le Mexique avant 1821 fait partie de l’empire espagnol mais un conflit va avoir lieu avec le Mexique en tant que puissance indépendante.

C’est un tertre très grand mais vide pour une grande partie. L’État mexicain nouvellement indépendant en 1821 invite les colons d’un peu partout à s’installer. C’est le moment où l’émigration européenne commence à se développer vers le nouveau monde.

Les colons américains viennent s’installer en grande majorité jusqu'à former une force incontournable menant à la déclaration de l’indépendance vis-à-vis du Mexique pour entrer dans les États-Unis.

La demande de rattachement et la révolte de 1835 à Fort Alamo visent à faire sécession du Texas au Mexique pour le rattacher aux États-Unis. Le Mexique ne peut toutefois plus contrôler la situation. Le Texas va demander l’indépendance et le rattachement aux États-Unis en 1845.

S’en suit l’année suivante en 1846 jusqu’en 1848 une guerre américano-mexicaine terminant par la victoire américaine et le traité de Guadalupe Hidalgo à la suite duquel les États-Unis gagnent 3 millions de km2 représentant 73 fois la Suisse actuelle.

La conquête du territoire américain se fait par la conquête de l‘ouest, le grignotage du territoire, la venue des colons mais c’est aussi un phénomène géopolitique massif à l’issu soit d’achats soit de guerres. Les États-Unis vont gagner des millions de kilomètres carrés afin de constituer un États-continent.

La confrontation avec les autochtones[edit | edit source]

L’affrontement se fait aussi avec les autochtones à savoir les indiens. C’est un élément important de l’histoire américaine.

L’évolution du rapport de force démographique[edit | edit source]

C’est d’abord une question de l’évolution des rapports de force démographiques. Au moment où les guerres contre les indiens vont débuter, la population indienne a déjà diminuée fortement. À la fin du XVème siècle on comptait 2 millions d’Indiens à l’est du Mississipi, en 1750 ils sont moins de 1 millions contre 1,25 millions d’européens er d’africains. Les maladies ont notamment contribuées à ce phénomène.

À partir du moment ou va s’engager l’affrontement entre les étasuniens et les indiens au moment où les États-Unis se constituent, le rapport de force est déjà démographiquement plus ou moins relativement en faveur des européens et des africains.

L’évolution du rapport de force militaire[edit | edit source]

La création de l’armée fédérale est financée par les États. Plus il y a d’États qui se rattachent aux États-Unis plus l’armée est nombreuse et puissante.

Jusqu’en 1850, du point de vue militaire, le rapport de force est relativement équilibré. Le gouvernement américain ne lance pas de confrontations militaires de grande ampleur sachant que l’armée fédérale est encore relativement peu puissante. Il préfère combattre les tribus indiennes de façon isolée plutôt que de lancer une conquête globale.

Toutefois, une deuxième vague de guerres indiennes jusqu’aux années 1870 va achever la population indienne.

La négation des droits des Indiens sur le territoire[edit | edit source]

C’est le processus d’appropriation du territoire par les américains et le processus d’exclusion des indiens du territoire et du consensus nationale américain.

Les américains comme les européens de l‘époque héritent du racisme typiquement européen. Dans ce rapport de force il y a le discours sur l’infériorité des populations indiennes.

John Marshall en 1831, par Henry Inman. - 4e président de la Cour suprême des États-Unis.

Il y a une opposition forte entre les indiens qui est une population nomade consommant la terre alors que les américains sont des cultivateurs. C’est une mise place d’un discours de mise en valeur contre la consommation de la terre qui légitime la prise de possession de la terre.

Cette distinction est importante parce qu’elle va aboutir à toute négation juridique de la possession de la terre par les indiens puisqu’ils la consomme et ne sont pas rattaché à la terre. C’est une négation juridique de la souveraineté des indiens.

Va être conçu un système juridique en fonction de la possession de la terre et de son exploitation. Il y a un lien très fort dans la construction des nationalismes au XIXème siècle entre la population et la terre.

En 1823, un arrêt de la Cour suprême définit les indiens comme une race inferieure n’ayant pas le privilège de la citoyenneté [« Inferior race of people without the privilege of citizens »]. Les Indiens sont exclus d’emblée de la construction de l’identité nationale.

Il n’y a pas de relations diplomatiques mais un affrontement militaire. Ce n’est pas une population étrangère parce qu’il sont sur le territoire, les relations avec les indiens sont d’emblée gérées par le département de la guerre. Ce n’est une affaire de conquête ni de rapport diplomatique. Cela légitime le rapport de force militaire qui n’apparait pas comme une conquête ni une extermination mais comme la mise en place d’une souveraineté américaine sur un territoire évidement sur lequel les indiens n’ont aucuns droits.

Les guerres indiennes[edit | edit source]

Le processus juridique va de pair avec des affrontements militaire dès la fin du XVIIIème siècle avec l’État fédéral qui se lance dans une première guerre dès 1790. En 1824 est créé le bureau des affaires indiennes rattaché au Département de la guerre.

À l‘issu des ces premières vagues de guerres indiennes, deux lois importantes sont voté avec la première en 1830 qui est l’Indian Removal Act organisant la déportation à l’Ouest du Mississippi des indiens. Apres cela, en 1851, est déclaré l’Indian Appropriation Act avec mise en place du système des réserves[4][5]. Ce sont des territoires étrangers à l’intérieur du territoire américain, ils n’ont pas d’autonomie, ils font partie du territoire américaine, ce sont des réserves indiennes sans souveraineté sur ce territoire. Le gouvernement a une souveraineté en particulier de construire des routes et d’y pénétrer quand bon lui semble. Une partie des réserves sont construites dans les parties désertiques du pays où des ressources naturelles n’ont pas été identifiées.

La deuxième grande vague a lieu à partir de 1862 jusque dans les années 1890 avec les guerres indiennes dans le Grand Ouest qui donnèrent lieu à des affrontements durs.

Au début du XXème siècle, on dénombre 250000 Indiens aux États-Unis et une partie de ces tribus indiennes avait des territoires importants avec notamment l’Empire comanche.

La sanctuarisation de l’ensemble du continent américain[edit | edit source]

L’exclusion des puissance européennes du continent[edit | edit source]

À partir du moment où les États-Unis conquièrent non seulement la partie nord du continent américain selon leur idéologie et leur opposition aux grandes puissances et d’exclure les puissances européennes du continent américain. Cette logique vise à instaurer la souveraineté étatsunienne sur la partie nord du continent américain. La suite logique de la guerre d’indépendance est d’empêcher les incursions européennes sur l’ensemble du continent.

Finalement l’Amérique du sud va devenir une zone d’expansion pour le nationalisme étasunien, ce qui ne veut pas dire qu’il y a eu des volontés de conquête mais plutôt d’instaurer des influences prépondérantes américaines notamment en profitant du déclin de l’Empire espagnol. Les États-Unis vont essayer de favoriser un transfert d’hégémonie dans cette région du monde en jouant de l’idée d’une solidarité des États américains qui se sont tous libérés de la tutelle des puissances européennes. C’est la conception d’une notion de communauté de destins avec l’entreprise d’une sanctuarisation du continent américain qui s’exprime par la doctrine Monroe.

La doctrine Monroe [1823][edit | edit source]

James Monroe.

Les architectes de cette doctrine sont James Monroe et John Quincy Adam qui critiquent fortement le colonialisme européenne et la volonté des puissances européennes de dominer le continent européen voyant dans le mouvement d’indépendance des États américains l’ouverture d’une nouvelle ère pour le continent américain. La doctrine Monroe se construit sur la base de la critique du colonialisme à l’européenne.

L’autre critique est en réaction aux processus de réaction monarchique qui a lieu en Europe qui est perçu comme une menace au modèle américain. C’est une peur d’un déclanchement d’une période de conquêtes des européens pouvant être une menace pour la jeune république américaine.

C’est l’idée de protéger le continent américain d’une réaction monarchique européenne qui menace d’une part les intérêts américains mais aussi le territoire. C’est pourquoi en 1822 les États-Unis vont être les premiers à reconnaître toutes les républiques qui se constituent sur les décombrent de l’Empire espagnol établissant des relations diplomatiques dans le cadre d’une communauté de destins contre le colonisateur et les grandes puissance européennes.

En décembre 1823 a lieu la déclaration Monroe :

  • porte sur l’Amérique du Nord est en particulier sur les territoires revendiqués par la Russie et la Grande-Bretagne mais aussi sur la partie sud du continent américain en envisageant une situation de leadership potentiel.
  • non-intervention européenne en Amérique.
  • revendication par les États-Unis d’une zone d’influence exclusive.
  • le corollaire : non-ingérence dans les affaires européennes.

Cette déclaration consiste à se tracer un territoire potentiel, une zone d’influence potentielle mais sur laquelle les États-Unis n’ont pas la capacité d’imposer leur influence. C’est un dessein des ambitions américaines parce que le centre des intérêts américains est à ce moment de l’histoire la conquête du territoire américain. Les États-Unis qui sont une puissance en devenir pose une zone d’influence potentielle. C’est une « déclaration d’indépendance diplomatique », mais puissance encore virtuelle.

Conclusion[edit | edit source]

Carte des acquisitions territoriales des États-Unis d'Amérique.

Les États-Unis en 1850 :

  • construction d’un régime politique stable : les États-Unis sont un pays qui a construit une politique originale et stable alors que les puissances européennes sont dans des périodes instables de révolutions et de contre-révolutions.
  • conquête d’un vaste territoire.
  • élimination des autochtones.
  • confrontation avec les grandes puissances.
  • une entrée dans l’arène diplomatique internationale avec la doctrine Monroe : les États-Unis vont d’abord devenir une puissance régionale puis devenir à partir de la dernière partie du XIXème siècle une puissance mondiale.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]