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La Suisse à l’heure du rétablissement de l’ordre bourgeois, 1924-1931

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La Suisse à l’heure du rétablissement de l’ordre bourgeois, 1924-1931
Faculté Sciences de la société
Département Histoire, économie et société
Professeur(s) Christophe Farquet[1][2]
Enregistrement [1]
Cours Histoire contemporaine de la Suisse

Lectures

Les relations internationales après le plan Dawes : les apparences trompeuses d’une stabilisation[modifier | modifier le wikicode]

Dès 1924, il y a une stabilisation relative des conflits internationaux et monétaires et financiers. Notons aussi, l'intégration de l'Allemagne en 1925 avec le traité de Locarno et 1926 sont entré dans la SDN.

Il faut nuancer cette stabilité qui aurait été remise en cause par la grande-dépression. En effet, le plan d'austérité très important déstabilise les pays qui les appliquent. Le système monétaire international est très instable. Le rapprochement français et allemand est en partie factice, l'Allemagne maintient une politique révisionniste, il s'agit plutôt d'une politique de temporisation. Les élites allemandes ne cachent pas qu’à terme leur objectif est de modifier le traité de Versailles concernant l'est de l'Europe.

Les accords passés à la SDN sont moins bien importants que ceux passés dans les chambres d'hôtel...

La politique extérieure de la Confédération : crédits internationaux, affinités britanniques, tension avec la France et tentation allemande[modifier | modifier le wikicode]

La Suisse est une grande puissance financière internationale, ce qui est évidemment en inadéquation avec sa force politique. Cette force financière est utilisée par contre politiquement.

Sur la même ligne avec la Grande-Bretagne.

Mais tension avec la France et toute sorte de problème politique et de protection économiques et la politique inflationniste de la France.

Les Suisses sont assez réticents à la SDN.

Il y a un renouement avec une orientation vers l'Allemagne. Beaucoup de capitaux allemands en transit en Suisse et accord commerciaux favorables.

La Suisse estime qu’in fine les problèmes de l'Allemagne (hyperinflation) sont liés aux réparations trop élevées, ce qui est une erreur. Cette réorientation vers l'Allemagne sera très coûteuse à l'arrivée de Hitler et du blocage des capitaux.

Bouleversements des rapports de force internationaux et marches vers la guerre, 1931-1939[modifier | modifier le wikicode]

Déclin de la Société des Nations, politique agressive de l’Allemagne nazie et l’échec de la politique des puissances occidentales[modifier | modifier le wikicode]

Notons que le système international a tendance à se diriger vers la guerre, de par sa grande instabilité, avec ou sans Hitler.

Avant l'avènement de Hitler, le système est en voix de décomposition comme on peut le voir avec la Crise de Mandchourie, invasion par le Japon, et échec de la SDN à y faire barge ou la liquidation des dettes de guerre.

Il y a cependant une accélération des 1933, mais qui s'inscrit dans une continuité.

La Confédération face à la constitution de l’Axe : une politique d’apaisement[modifier | modifier le wikicode]

La Confédération à une politique d'apaisement envers l'Allemagne.

Premièrement, les relations économiques avec l'Allemagne sont tendues.

Au niveau des relations financières, l'Allemagne bloque les capitaux et poursuit un politique d'autarcie. Les banques suisses cherchent à se désengager du marché allemand, ou du moins à obtenir les intérêts des placements en Allemagne. Ces négociations sont plutôt favorables envers les banques suisses en comparaison internationales (par exemple UK). Ceci pour quatre facteurs :

  • la politique d'apaisement facilite ces négociations.
  • Une grande partie des capitaux suisses sont en fait des capitaux allemands qui transite simplement par la Suisse.
  • L'Allemagne Nazie a intérêt à soigner ces relations commerciales avec la Suisse, car elle a une balance commerciale positive permettant de contrebalancer les pertes avec d'autres pays.
  • L'Allemagne Nazie voit déjà l'intérêt d'avoir une place financière neutre au sein de l'Europe.

Au niveau des relations commerciales, contrairement aux relations financières, on voit un rapprochement. Notamment avec les accords de clearing. Le franc suisse étant surévalué, cet accord permet un débouché pour les exportations suisses.

Au niveau des relations politiques, il y a un rapport ambivalent avec un intérêt pour l'antisocialiste, mais une inquiétude face à la radicalisation (??).

Politique d'apaisement[modifier | modifier le wikicode]

La politique d'apaisement se traduit par toute sorte de marques politiques afin de démontrer que la Suisse ne fait pas partie des puissances centrales. 1) l'accord de clearing et au même moment Motta s'oppose à l'entrée de l'URSS en guerre 2) refuse d'appliquer les sanctions économiques envers l'Italie fasciste lors de l'invasion de la Libye. 3) lors de la guerre d'Espagne, la politique suisse est pro-franquiste et antirépublicaine, la Suisse sera le deuxième pays à reconnaître le gouvernement franciste après l'Irlande 4) Assassinat ... 5) lors de l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne, la suisse ne mobilise pas son armée et pousse l'Allemagne a imposé le "J" sur les passeports pour éviter un "enjuivement” de la suisse. 6) La Suisse remplace l'ambassadeur à Berlin par un ambassadeur beaucoup plus favorable à l'Allemagne nazie.

Il ne faut pas non plus surestimer l'originalité de cette politique. L'Angleterre et la Belgique ont des politiques similaires. Il ne faut pas surestimer non plus la sympathie des dirigeants suisse ni l'efficacité de cette politique.

Références[modifier | modifier le wikicode]