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La constitution d’une économie moderne à partir de la Grande Dépression du XIXe siècle jusqu’en 1914

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La constitution d’une économie moderne à partir de la Grande Dépression du XIXe siècle jusqu’en 1914
Faculté Sciences de la société
Département Histoire, économie et société
Professeur(s) Christophe Farquet[1][2]
Enregistrement [1]
Cours Histoire contemporaine de la Suisse

Lectures

La situation de l'industrialisation suisse après la construction de l'État fédéral:

Accroissement du travail en fabrique.

Maintien de la prédominance du textile, 1er secteur d'exportation qui atteint encore 2/3 de l'ensemble de l'exportation. Ce secteur devient de plus en plus mécanisé.

Si dans une première phase de l'industrialisation, la production de textile était destinée au grand public, dans cette deuxième phase il y a une spécialisation vers le luxe à cause de la baisse de compétitivité de la Suisse du à l'augmentation des salaires en suisse.

Nouveaux secteurs industriels qui s'appuient dans un premier temps sur le secteur du textile et celui des chemins de fer dans un deuxième temps: chimie, machine et métaux. Il y a donc un effet d'entraînement.

Le cas spécifique de l'horlogerie qui reste un secteur très artisanal même s'il y a une division du travail.

La grande dépression et la deuxième révolution industrielle: vers une spécialisation sur des produits à haute valeur ajoutée[edit | edit source]

La Grande Dépression du XIXe siècle[edit | edit source]

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La Grande Dépression en Suisse[edit | edit source]

Il faut relativiser la Grande Dépression en suisse en effet le taux de croissance du PIB réel par habitant semblerait être plus haut. Pourtant, il y a une réalité d'une crise agricole due à une très grande baisse du blé. L'indice macro ne représente donc pas une réalité sociale d'une partie de la population.

Un premier effet est l'abandon des cultures céréalières pour une production laitière et de bétail. Le deuxième est une migration vers des territoires outre-mer (5% de la population).

Par contre l'industrie est peu touchée, si ce n'est l'industrie du textile encore lié à l'exportation ce qui accélère encore sa reconversion vers du textile de luxe. Pour l'ensemble de l'industrie y a une reconversion vers l'industrie de la "deuxième révolution industrielle".

On observe une spécialisation vers des produits à haute valeur ajoutée. Ceci sera dû à des salaires suisses élevés. La déflation fait déjà augmenter les salaires réels suisses. Dut à la bonne situation économique on observer une inversion des migrations -> il y a également manque de main-d’œuvre???. Les syndicats et les mouvements ouvriers font aussi des pressions politiques en faveur de l'augmentation des salaires.

La Seconde Révolution industrielle en Suisse[edit | edit source]

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Naissance de la place financière suisse à la fin du 19e siècle[edit | edit source]

Au moment de la création de l'État fédéral (1848), la place financière suisse est sous-développée pour plusieurs raisons :

–      Absence d'une monnaie suisse

–      Faible endettement des États (canton)

–      Les banques suisses sont peu liées à la croissance industrielle

Un foisonnement bancaire existe dès la constitution de l'État fédéral, mais c'est vraiment dans les années 1980 que la place financière suisse va prendre les caractéristiques modernes :

–      Grandes banques commerciales "universelles" qui désormais participent aux financements d'activité commerciale. Ces banques se sont formées déjà en 1850 grâce à des capitaux étrangers. Suite à la débâcle des chemins de fer privée, elles se restructurent en banque universelle.

–      Les banques cantonales se constituent dans les cantons catholiques en parti en réaction au développement des grandes banques commercial afin de fournir des crédits intéressants aux paysans. Une deuxième vague de création de banques cantonales verra le jour dans les cantons protestant, cette fois-ci c'est plutôt une volonté de la gauche dans le but de favoriser des opérations moins spéculatives.

–      L'essor des activités internationales aux niveaux financiers. La création de bourses (Bâle, Zurich et Genève) qui cote principalement des titres étrangers. La création de sociétés financières internationales de type "trust" dans le but d'attirer du capital suisse, de masquer des opérations impérialistes et déjà quelques avantages fiscaux.

–      La structuration d'un champ bancaire (BNS, le cartel bancaire, l'association suisse des banquiers) qui fait passer la Suisse à un capital organisé.

Pourtant, le degré financiarisation de l'économie suisse est très avancé déjà en 1850 si l'on regarde les statistiques au niveau macro. Cela ne tient pas vraiment avec la perspective micro présenté ci-dessus, l'erreur est probablement statistique.

Les multiples facettes de l'internationalisation du capitalisme suisse: la Suisse et la première globalisation de l'économie[edit | edit source]

Commerce international[edit | edit source]

La belle époque est un moment d'accroissement des échanges de marchandise, et ceci malgré la montée des politiques protectionnistes. On observe un doublement des exportations suisse avec une croissance des secteurs issus de la Seconde Révolution.

Prépondérance qui s'affirme des marchés européens qui absorbent plus de 3/4 des exportations durant la belle époque, l'Allemagne étant le premier partenaire. Alors que les marchés d'outre-mer avaient été importants après la création de l'état fédéral pour éviter les taxes des pays européens.

Creusement du déficit commercial helvétique, la balance commerciale est presque toujours négative sauf en tant de guerres. Cette une tendance assez générale des économies qui se développent, car cela est compensé par le secteur du service, placement étranger et tourisme.

Relations financières internationales[edit | edit source]

Augmentation des placements financiers internationaux très importants durant la belle époque. La Suisse devient une plaque tournante du capital ce qui deviendra encore plus important après la Première Guerre mondiale. La Suisse est le premier exportateur de capitaux par habitant.

Constitution de sociétés financières et trusts internationaux.

Multinationalisation des firmes suisses dût à plusieurs facteurs: protectionnisme, augmentation des coûts de production (salaire et matière première).

Flux de personnes[edit | edit source]

Renversement de la balance migratoire : 15% de population étrangère avant la Première Guerre en particulier italienne et allemande.

Développement du tourisme suisse qui représente 6-7% du PIB durant la belle époque en majorité des Allemands. L'industrie du tourisme permet presque de compenser complètement la balance commerciale. C'est également un "leading sector" (technique des crémaillères...).

La question de la contribution des activités économiques internationales à la croissance économique[edit | edit source]

Relativisation de l'importance économique des secteurs d'exportation en Suisse

Croissance plus rapide des industries d'exportation et effet d'entraînement durant la Belle Époque.

Références[edit | edit source]