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« Wie neutral war die Schweiz ? » Expansion du capitalisme suisse et relations internationales avant la Première Guerre mondiale

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« Wie neutral war die Schweiz ? » Expansion du capitalisme suisse et relations internationales avant la Première Guerre mondiale
Faculté Sciences de la société
Département Histoire, économie et société
Professeur(s) Christophe Farquet[1][2]
Enregistrement [1]
Cours Histoire contemporaine de la Suisse

Lectures

Durant la belle époque, il y a de nombreuses discussions sur la signification de la neutralité, on envisage même de s'engager à côté des centraux à la veille de la Première Guerre.

Il convient donc de déconstruire le mythe d'une neutralité suisse qui serait le fer de lance de la politique étrangère suisse.

La diplomatie d'abstention[edit | edit source]

Le département politique fédéral (affaire étrangère suisse) est un département tournant ce qui empêche d'avoir une diplomatie de longue durée. Le réseau de légation (ambassade)s est très limite, il n'y en a que 11. Pour finir, l'administration du département de politique fédéral est composée de moins de 20 employés.

Il y a donc une faiblesse institutionnelle qui traduit un retrait diplomatique de la confédération.

En même temps, ce retrait ne veut pas dire qu'il y a une défense absolue de la neutralité. Il y a une absence de définition des droits et devoirs des neutres jusqu'au début du 20e. La neutralité a été imposée par les grandes puissances, avoir un État tampon au centre de l'Europe étant un facteur de pacification.

La neutralité suisse ne serait-ce pas simplement que la Suisse, malgré des discussions, ne participe pas en fin de compte aux grandes alliances ?

Relations économiques internationales et politique extérieure suisse : au-delà de l'histoire diplomatique[edit | edit source]

Cependant, il ne faut pas limiter les relations internationales à la diplomatie. La confédération s'appuie sur l'internationalisation du capitalisme suisse pour mener une politique étrangère.

Les négociations commerciales.

Il y a par exemple des confrontations sur les axes traversant la Suisse (chemin de fer).

Participation, union monétaire latine.

Y a-t-il une cohérence dans l'orientation de la politique étrangère de la confédération ? Il semble en effet, une orientation allemande, mais si celle-ci n'est unilatéral (rapprochement aussi avec UK). Il y a une politisation des relations économique.

Il y a une compétition dans les placements faits en suisse par la France et l'Allemagne. En dépit des investissements plus importants de la France, c'est le Gothard qui est percé en premier bien avant le Simplon. Le rapprochement de l'Italie avec l'Allemagne, les pertes des banques françaises peuvent expliquer ce choix.

Les différentes concessions faites à l'Allemagne sont interprétées à l'époque déjà comme un rapprochement entre les deux pays.

L'affirmation d'une orientation allemande de la politique étrangère suisse à partir de 1891[edit | edit source]

Rapprochement de l'état majeur suisse et celui de l'Allemagne par des liens familiaux, etc.. Ceci n'est cependant pas une orientation procentrale.

On trouve dans les archives, les dirigeants suisses qui discutent ouvertement d'un abandon de la neutralité et d'une alliance dans le but de gain territorial et économique.

Cette orientation, ne fait sens qu’avec une guerre courte et fut abandonné lorsque le conflit s'éternisera.

La Suisse ne cherche pas la guerre, mais se prépare à son éventualité.

Il n'y pas de consensus sur les gains économiques de l'entrée en guerre de la Suisse. Certains banquiers font déjà le pari que la neutralité pourrait amener des gains intéressants.

Il n'y a pas de plan militaire allemand et français vraiment abouti qui planifie un passage par la Suisse. L'orientation pro-allemande protège aussi la Suisse, les Français ne souhaitant pas créer une infraction qui sera utilisée par l'état-major pour justifier un engagement de la Suisse au côté des centraux.

Références[edit | edit source]