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Introduction : Pour une histoire politique et internationale de l’économie suisse à l’époque contemporaine

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Introduction : Pour une histoire politique et internationale de l’économie suisse à l’époque contemporaine
Faculté Sciences de la société
Département Histoire, économie et société
Professeur(s) Christophe Farquet[1][2]
Enregistrement [1]
Cours Histoire contemporaine de la Suisse

Lectures

Une histoire sociopolitique de l'évolution de l'économie suisse au XIXe et XXe siècles en perspective internationale[edit | edit source]

base théorique / méthodologique, pas besoin de savoir pour l'examen.

Internationaliser l’histoire de la Suisse[edit | edit source]

–      L’économie suisse dans les relations internationales

–      La fonction de la Suisse pour les économies étrangères

–      L’économie en comparaison internationale

–      Une perspective régionaliste sur l’économie suisse

Une histoire totale de l’économie suisse à l’époque contemporaine[edit | edit source]

–      Influence de l’économie suisse sur la politique, la société et la culture suisses

–      Interaction entre l’économie et les faits politiques et culturels

Perspective critique et réductionnisme économique[edit | edit source]

Contre un programme historique de réductionnisme économique[edit | edit source]

Le poids du facteur économique sur la société helvétique[edit | edit source]

–      Insertion dans les relations économiques internationales

–      Faiblesse de l’État central

–      Une nation bourgeoise

–      Non-participation aux deux guerres mondiales

Questionnements et axes interprétatifs du cours[edit | edit source]

Développement du capitalisme suisse[edit | edit source]

Il y a un modèle helvétique du capitalisme/industrialisation en suisse au XIXe. L'économie suisse avant les deux Guerres mondiales est très riche en comparaison internationale.  Ceci résulte de sa préciosité de son industrialisation au tout début du XIXe.

Libéral, très peu d'intervention étatique, principalement textile

Une histoire de rupture : les mutations de l'économie suisse à l'époque contemporaine.

Précocité de l'industrialisation, mais il y a des mutations qui passe par des ruptures. Rupture au niveau des types d'industrie (d'abord textile, ensuite chimie/métallurgie/machine)

Rôle des banques très limité dans l'économie suisse : jusqu'au en 1870-80 l'industrie est en avance, mais la finance en retard. Il y a clairement une rupture après la 2e guerre ou la finance devient importante pour la Suisse.

Même après la 1re guerre mondiale, on peut se demander de l'intérêt de l'industrie financière dû aux "externalité négative" comme le franc fort et autre coup moral et politique.

La suisse à une croissance faible : Le taux de croissance du PIB 1890-2005 est faible en suisse 1.35% alors que la moyenne UE est de 1.8%. Trois objections possibles : qualité des statistiques, donnée qui échappe, convergence des économies (la croissance tend toujours à faiblir à la longue).

État et politique économiques[edit | edit source]

Faible intervention de l'État en comparaison international, on observe une continuité de ce phénomène. On peut mesurer ceci en regardant les quotes-parts de l'État par rapport au PIB. Ceci se voit aussi sur l'État providence -> assurance sociale privée. Raisons: Absence de guerre, fédéralisme, orientation libérale conservatrice du gouvernement.

Fédéralisme comme stratégie politique -> État faible, peut d'intervention.

Importance de la scène paraétatique, les associations patronales et les associations économiques ont joué un rôle prédominant (on parle de corporatisme libéral, car les syndicats sont très peut intégrer). Un exemple illustratif est "économie suisse" même s’il a perdu de l'influence aujourd'hui.

Prédominance des politiques financières et monétaires orthodoxes au cours du XXe siècle. Les politiques monétaires sont proches de celle du "gold standard" tel qu'il fonctionnait avant la 1re guerre, tel que :

–      Stabilité monétaire

–      Liberté du marché capital

–      Déflationniste, peux d'emprunt étatique.

On peut nuancer cette vision "ultralibérale". La tendance n'est pas un libéralisme "sauvage", mais est plutôt une tendance libérale-conservatrice via deux amendements :

–      Mise en place de tarif protectionniste, au début différencier, en particulier l'agriculture dès 1920.

–      Au niveau politique, les partisans radicaux acceptent de s'allier avec les conservateurs qui sont pourtant opposés au libéralisme.

–      Mécanisme protectionniste, cartel, etc.

Les relations internationales et extraversions du capitalisme suisse[edit | edit source]

On qualifie souvent la Suisse d'une petite économie ouverte. On est en droit de remettre ceci en question :

–      C'est une puissance économique moyenne.

–      C'est une grande puissance financière dès la 1re guerre mondiale. En effet, à la veille de la WW1 la Suisse est en 5e position en exportation en capital, cela s'accentue encore par la suite.

–      Il y a des barrières à l'ouverture économique (libéral conservateur).

La Suisse est par contre une petite puissance politique.

Il y a un intérêt politique à l'existence de la Suisse pour faire pression à d'éventuelles régulations dans les autres pays européens, en particulier la France.

La défense des intérêts des banques et des industries passe avant dans les relations internationales. Mais il faut faire attention, il n'y a pas toujours primauté. Cependant, la Suisse s'appuiera également davantage sur son industrie et les banques même pour défendre d'autres intérêts comme son intégrité territoriale.

Il n'est pas acceptable de construire l'histoire de la Suisse autour de sa neutralité. On est en droit de se demander jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale s'il y a une véritable politique de défense de neutralité.

Références[edit | edit source]