« Os Desafios do Estado Providência » : différence entre les versions

De Baripedia
(Page créée avec « Baseado num curso de Michel Oris<ref>[https://cigev.unige.ch/institution/team/prof/michel-oris/ Page personnelle de Michel Oris sur le site de l'Université de Genève]</ref><ref>[http://cigev.unige.ch/files/4114/3706/0157/cv_oris_fr_20150716.pdf CV de Michel Oris en français]</ref> {{Translations | en = The Challenges of the Welfare State | es = Los desafíos del Estado del bienestar | it = Le sfide del Welfare State | fr = Les défis de l’État-Providence |... »)
 
 
(3 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 17 : Ligne 17 :
}}
}}


Le XXe siècle a marqué un tournant crucial pour les pays du Nord, inaugurant une ère de transformations profondes sur les plans social, économique et politique. Cette période a été particulièrement marquée par la montée de l'industrialisation et les changements dans la structure de la main-d'œuvre, conduisant ces nations à adopter progressivement le modèle de l'État-providence. Ce modèle promettait d'élargir les opportunités et de renforcer les protections pour les citoyens, offrant ainsi la perspective d'une prospérité sans précédent. Cependant, ce système a aussi engendré des défis complexes, allant de l'instabilité financière à l'escalade de la dette publique, et de la montée du populisme aux disparités croissantes de revenus. Le XXe siècle s'est ainsi révélé être une époque de progrès mêlée de contradictions.
O século XX marcou um ponto de viragem crucial para os países do Norte, inaugurando uma era de profundas transformações sociais, económicas e políticas. Este período foi particularmente marcado pelo crescimento da industrialização e pelas mudanças na estrutura da força de trabalho, levando estas nações a adotar gradualmente o modelo de Estado-Providência. Este modelo prometia expandir as oportunidades e reforçar a proteção dos cidadãos, oferecendo a perspetiva de uma prosperidade sem precedentes. No entanto, trouxe também desafios complexos, desde a instabilidade financeira à escalada da dívida pública, passando pelo aumento do populismo e pelas crescentes disparidades de rendimentos. O século XX revelou-se, assim, uma era de progresso misturado com contradições.


Bien que l'État-providence ait joué le rôle de filet de sécurité pour de nombreux citoyens, il a aussi soulevé plusieurs problématiques. Parmi celles-ci figurent l'augmentation des coûts de gestion, le risque d'engendrer une dépendance systémique et les défis liés à la fourniture de services à une population hétérogène. Cet article se propose d'examiner ces enjeux et de discuter des stratégies mises en œuvre pour y faire face au cours du siècle passé. Aujourd'hui, on observe un affaiblissement perceptible de l'État-providence, reflétant le recul de sa capacité à protéger ses citoyens dans un monde globalisé. Cette situation traduit à la fois une désillusion vis-à-vis de l'État-providence et une augmentation des tensions xénophobes et nationalistes, marquant une rupture significative entre différentes périodes historiques.
Embora o Estado-providência tenha actuado como uma rede de segurança para muitos cidadãos, também deu origem a uma série de problemas. Estes incluem o aumento dos custos de gestão, o risco de criar dependência sistémica e os desafios de prestar serviços a uma população heterogénea. Este artigo analisa estas questões e discute as estratégias implementadas para as resolver ao longo do último século. Atualmente, é percetível o enfraquecimento do Estado-providência, reflectindo o declínio da sua capacidade de proteger os seus cidadãos num mundo globalizado. Esta situação reflecte tanto a desilusão com o Estado-providência como um aumento das tensões xenófobas e nacionalistas, marcando uma rutura significativa entre diferentes períodos históricos.


= Comprendre l’État-providence : Fondements et Principes =
= Compreender o Estado-providência: fundamentos e princípios =
Les fondations historiques de l'État-providence remontent effectivement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, une époque charnière marquée par d'importantes transformations sociales et économiques. À cette période, les gouvernements ont commencé à reconnaître la nécessité de protéger les travailleurs contre les risques liés à leur profession et aux aléas de la vie quotidienne. Cette prise de conscience a été en grande partie motivée par la montée de l'industrialisation, qui avait entraîné des conditions de travail difficiles et des risques accrus d'accidents et de maladies professionnelles. En réponse à ces défis, plusieurs pays ont initié des politiques sociales pionnières visant à offrir une protection aux travailleurs. Parmi ces mesures, on trouve la mise en place d'assurances contre les accidents du travail, les maladies, et les périodes de chômage. Ces politiques ont jeté les bases des systèmes modernes de sécurité sociale, qui incluent également des prestations telles que les pensions de retraite et les assurances maladie. Le financement de ces systèmes de protection sociale a été assuré par des cotisations sociales, généralement prélevées sur les salaires des travailleurs. Ce modèle de financement reflète le principe de solidarité, où chacun contribue selon ses moyens pour soutenir les membres les plus vulnérables de la société. Ces premières initiatives ont marqué un tournant décisif dans la manière dont les gouvernements abordaient la question du bien-être social, et ont posé les fondements de l'État-providence tel que nous le connaissons aujourd'hui.
As bases históricas do Estado-providência remontam ao final do século XIX e ao início do século XX, um período crucial marcado por grandes transformações sociais e económicas. Nessa altura, os governos começaram a reconhecer a necessidade de proteger os trabalhadores contra os riscos associados à sua profissão e os perigos da vida quotidiana. Esta consciencialização foi em grande parte impulsionada pelo aumento da industrialização, que conduziu a condições de trabalho difíceis e a riscos acrescidos de acidentes e doenças profissionais. Em resposta a estes desafios, vários países iniciaram políticas sociais pioneiras destinadas a proporcionar proteção aos trabalhadores. Estas políticas incluíram a introdução de seguros contra acidentes de trabalho, doenças e períodos de desemprego. Estas políticas lançaram as bases dos modernos sistemas de segurança social, que também incluem prestações como as pensões de reforma e os seguros de saúde. Estes sistemas de proteção social eram financiados por contribuições para a segurança social, geralmente deduzidas dos salários dos trabalhadores. Este modelo de financiamento reflecte o princípio da solidariedade, em que cada um contribui de acordo com as suas possibilidades para apoiar os membros mais vulneráveis da sociedade. Estas primeiras iniciativas marcaram um ponto de viragem decisivo na forma como os governos abordavam a questão da segurança social e lançaram as bases do Estado-providência tal como o conhecemos atualmente.


L'État-providence est un concept politique essentiel qui fait référence à un système dans lequel l'État assume une responsabilité majeure dans la garantie du bien-être social de ses citoyens. Ce modèle implique la fourniture de services publics vitaux tels que la santé et l'éducation, assurant ainsi que ces services essentiels soient accessibles à tous, indépendamment de leur revenu ou statut social. En complément, l'État-providence offre une gamme de prestations sociales, incluant les allocations chômage, les aides familiales et les pensions de retraite, visant à soutenir les individus et les familles durant les périodes de vulnérabilité ou de changement de situation de vie. Un des objectifs fondamentaux de l'État-providence est la réduction des inégalités sociales. Ceci est souvent réalisé par des politiques de redistribution des revenus, où les plus aisés contribuent davantage au financement des services et prestations sociales. En parallèle, l'État-providence joue un rôle crucial dans la prévention de la pauvreté, en garantissant un niveau de vie minimum pour tous les citoyens, ce qui peut inclure des mesures de soutien au logement ou des allocations pour les plus démunis. Le concept de l'État-providence a pris racine en Europe dans les années 1930 et 1940, en réponse aux crises économiques et aux troubles sociaux de cette époque. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux pays ont élaboré des modèles d'État-providence plus développés, reconnaissant la nécessité d'un rôle plus actif de l'État dans le soutien au bien-être social. Depuis, ce modèle est devenu un standard dans de nombreux pays développés, bien que son étendue et ses modalités varient considérablement d'un pays à l'autre. Aujourd'hui, l'État-providence continue d'évoluer en réponse aux défis démographiques, économiques et sociaux actuels. Il demeure un sujet central dans les débats politiques et économiques contemporains, soulignant son importance continue dans la structuration des sociétés modernes.
O Estado-Providência é um conceito político essencial que se refere a um sistema em que o Estado assume a responsabilidade principal de garantir o bem-estar social dos seus cidadãos. Este modelo envolve a prestação de serviços públicos vitais, como a saúde e a educação, assegurando que estes serviços essenciais são acessíveis a todos, independentemente do rendimento ou do estatuto social. Para além disso, o Estado Providência proporciona um conjunto de prestações sociais, incluindo subsídios de desemprego, apoio à família e pensões, para apoiar os indivíduos e as famílias durante períodos de vulnerabilidade ou de mudança de circunstâncias de vida. Um dos objectivos fundamentais do Estado Providência é reduzir as desigualdades sociais. Este objetivo é frequentemente alcançado através de políticas de redistribuição do rendimento, segundo as quais os mais favorecidos contribuem mais para o financiamento dos serviços e prestações sociais. Ao mesmo tempo, o Estado Providência desempenha um papel crucial na prevenção da pobreza, garantindo um nível de vida mínimo a todos os cidadãos, que pode incluir medidas de apoio à habitação ou subsídios para os mais desfavorecidos. O conceito de Estado-Providência ganhou raízes na Europa nas décadas de 1930 e 1940, em resposta às crises económicas e à agitação social da época. Após a Segunda Guerra Mundial, muitos países desenvolveram modelos de Estado Providência mais evoluídos, reconhecendo a necessidade de um papel mais ativo do Estado no apoio ao bem-estar social. Desde então, este modelo tornou-se uma norma em muitos países desenvolvidos, embora a sua extensão e modalidades variem consideravelmente de país para país. Atualmente, o Estado Providência continua a evoluir em resposta aos actuais desafios demográficos, económicos e sociais. Continua a ser um tema central nos debates políticos e económicos contemporâneos, sublinhando a sua importância contínua na estruturação das sociedades modernas.


=La Crise de l’Emploi et Son Impact sur l’État-providence=
=A crise do emprego e o seu impacto no Estado-Providência=


La crise de l'État-providence est en effet un sujet de débat intense et prolongé, reflétant les défis auxquels sont confrontés de nombreux systèmes sociaux à travers le monde. L'un des aspects cruciaux de cette crise est sa relation étroite avec la crise de l'emploi, qui exerce une pression considérable sur les mécanismes et ressources de l'État-providence. La crise de l'emploi, caractérisée par des niveaux de chômage élevés et une précarité croissante du travail, a entraîné une augmentation du nombre de personnes dépendant des services et des prestations de l'État-providence. Cette situation a mis en lumière certaines des limites et insuffisances des systèmes existants, notamment en termes de capacité à répondre à une demande croissante. La hausse du chômage et de l'insécurité de l'emploi a non seulement accru le nombre de bénéficiaires potentiels des programmes sociaux, mais a également réduit la base de cotisations, puisque moins de personnes travaillent et contribuent au financement des prestations sociales. Dans ce contexte, les gouvernements et les décideurs politiques sont confrontés à des dilemmes complexes. D'une part, il y a une nécessité impérieuse de fournir un soutien suffisant à ceux qui sont touchés par la crise de l'emploi. D'autre part, ils doivent gérer les contraintes budgétaires et économiques, tout en cherchant des solutions durables pour réformer et renforcer les systèmes de l'État-providence. Cela requiert une réflexion approfondie sur la manière dont les politiques sociales et économiques peuvent être mieux intégrées pour répondre efficacement aux besoins changeants de la population. Les solutions possibles pourraient inclure des réformes visant à améliorer l'efficacité et la durabilité des systèmes de protection sociale, des initiatives pour stimuler la création d'emplois et la formation des travailleurs, ainsi que des mesures pour atténuer les inégalités et soutenir les transitions de carrière. La crise de l'État-providence, ainsi intrinsèquement liée à la crise de l'emploi, pose des défis majeurs qui exigent des réponses innovantes et adaptées à l'évolution du paysage socio-économique mondial.  
A crise do Estado-providência é, de facto, um tema de debate intenso e prolongado, que reflecte os desafios que muitos sistemas sociais enfrentam em todo o mundo. Um dos aspectos cruciais desta crise é a sua estreita relação com a crise do emprego, que está a exercer uma pressão considerável sobre os mecanismos e os recursos do Estado-providência. A crise do emprego, caracterizada por elevados níveis de desemprego e uma crescente insegurança no trabalho, levou a um aumento do número de pessoas que dependem dos serviços e benefícios do Estado-providência. Esta situação pôs em evidência algumas das limitações e inadequações dos sistemas existentes, nomeadamente em termos da sua capacidade para responder à procura crescente. O aumento do desemprego e da insegurança no emprego não só aumentou o número de potenciais beneficiários dos programas sociais, como também reduziu a base contributiva, uma vez que há menos pessoas a trabalhar e a contribuir para o financiamento das prestações sociais. Perante este cenário, os governos e os decisores políticos vêem-se confrontados com dilemas complexos. Por um lado, existe uma necessidade imperiosa de prestar apoio suficiente às pessoas afectadas pela crise do emprego. Por outro lado, têm de gerir as restrições orçamentais e económicas, procurando simultaneamente soluções sustentáveis para reformar e reforçar os sistemas de proteção social. Para tal, é necessário analisar cuidadosamente a forma como as políticas sociais e económicas podem ser mais bem integradas para responder eficazmente à evolução das necessidades da população. As soluções possíveis podem incluir reformas para melhorar a eficiência e a sustentabilidade dos sistemas de proteção social, iniciativas para estimular a criação de emprego e a formação dos trabalhadores, bem como medidas para reduzir as desigualdades e apoiar as transições de carreira. A crise do Estado-providência, que está intrinsecamente ligada à crise do emprego, coloca grandes desafios que exigem respostas inovadoras adaptadas à evolução do panorama socioeconómico mundial.  


Historiquement, l'innovation a souvent été un moteur de création d'emplois, ouvrant la voie à de nouvelles industries et activités économiques. Cette dynamique a permis de compenser, voire de surpasser, les emplois perdus en raison de l'automatisation ou de l'obsolescence de certaines pratiques. Cependant, dans le contexte actuel, il semble que l'impact de l'innovation sur l'emploi soit devenu plus complexe. L'une des préoccupations majeures est que les innovations récentes, en particulier dans le domaine de la technologie et de l'automatisation, pourraient entraîner une destruction nette d'emplois. Ces technologies avancées peuvent remplacer non seulement les tâches manuelles et répétitives, mais aussi certaines fonctions qui requièrent un niveau de compétence plus élevé. Cette tendance est particulièrement visible dans les emplois de basse catégorie, où l'automatisation peut remplacer des tâches simples à un coût inférieur et avec une efficacité supérieure. Cela soulève des questions sur la fonction de l'individu dans le processus économique et sur la manière dont la société peut s'adapter à ces changements. Les travailleurs dont les emplois sont menacés par l'automatisation peuvent se retrouver sans alternatives immédiates, ce qui exacerbe les problèmes sociaux et économiques tels que le chômage et les inégalités.
Historicamente, a inovação tem sido frequentemente um motor de criação de emprego, abrindo caminho a novas indústrias e actividades económicas. Esta dinâmica permitiu compensar, ou mesmo ultrapassar, os empregos perdidos devido à automatização ou à obsolescência de certas práticas. No entanto, no contexto atual, parece que o impacto da inovação no emprego se tornou mais complexo. Uma das principais preocupações prende-se com o facto de as inovações recentes, em especial nos domínios da tecnologia e da automatização, poderem conduzir a uma destruição líquida de empregos. Estas tecnologias avançadas podem substituir não só tarefas manuais e repetitivas, mas também certas funções que exigem um nível mais elevado de competências. Esta tendência é particularmente visível nos empregos de baixo nível, onde a automatização pode substituir tarefas simples a um custo mais baixo e com maior eficiência. Isto levanta questões sobre a função do indivíduo no processo económico e sobre a forma como a sociedade se pode adaptar a estas mudanças. Os trabalhadores cujos empregos são ameaçados pela automatização podem ver-se sem alternativas imediatas, agravando problemas sociais e económicos como o desemprego e a desigualdade.


L'État-providence joue en effet un rôle crucial dans la vie moderne, offrant un filet de sécurité essentiel pour ceux qui sont dans l'incapacité de subvenir à leurs besoins. Cette fonction est d'autant plus importante dans un contexte où les niveaux de pauvreté et de chômage tendent à augmenter, plaçant ainsi le système sous une pression considérable. La crise de l'État-providence dans de nombreux pays est exacerbée par une demande croissante de services sociaux, qui dépasse souvent les ressources disponibles. Cette situation est en partie alimentée par les défis socio-économiques tels que l'augmentation du coût de la vie, les salaires stagnants, et les changements démographiques comme le vieillissement de la population. De plus, les récentes avancées technologiques et la globalisation ont conduit à une transformation rapide du marché du travail, créant de nouvelles formes de précarité et d'insécurité de l'emploi. Face à ces défis, les gouvernements doivent repenser et réformer leurs systèmes de l'État-providence pour les rendre plus durables, efficaces et adaptés aux besoins actuels. Cela pourrait impliquer des ajustements dans la manière dont les services sont financés et administrés, une meilleure intégration des politiques économiques et sociales pour stimuler la création d'emplois, et des investissements dans l'éducation et la formation pour répondre aux exigences d'un marché du travail en évolution. En outre, il est également crucial de prendre en compte la dimension de l'équité et de la justice sociale dans la réforme de l'État-providence. Cela implique de veiller à ce que les services et les prestations soient distribués de manière équitable et accessible à tous, en particulier aux groupes les plus vulnérables de la société. La crise de l'État-providence est donc un enjeu complexe qui requiert des solutions multidimensionnelles, tenant compte des réalités économiques, sociales, et démographiques actuelles. La capacité des gouvernements à innover et à s'adapter dans ce domaine sera essentielle pour garantir le bien-être et la sécurité de leurs citoyens à l'avenir.
O Estado-providência desempenha um papel crucial na vida moderna, fornecendo uma rede de segurança essencial para aqueles que não conseguem sustentar-se a si próprios. Esta função é ainda mais importante num contexto em que os níveis de pobreza e de desemprego tendem a aumentar, colocando o sistema sob uma pressão considerável. A crise do Estado-providência em muitos países é exacerbada por uma procura crescente de serviços sociais, que muitas vezes excede os recursos disponíveis. Esta situação é parcialmente alimentada por desafios socioeconómicos, como o aumento do custo de vida, a estagnação dos salários e as alterações demográficas, como o envelhecimento da população. Além disso, os recentes avanços tecnológicos e a globalização conduziram a uma rápida transformação do mercado de trabalho, criando novas formas de insegurança no emprego. Face a estes desafios, os governos têm de repensar e reformar os seus sistemas de proteção social para os tornar mais sustentáveis, eficientes e adaptados às necessidades actuais. Isto poderá implicar ajustamentos na forma como os serviços são financiados e administrados, uma melhor integração das políticas económicas e sociais para estimular a criação de emprego e o investimento na educação e na formação para responder às exigências de um mercado de trabalho em mutação. Além disso, é também crucial ter em conta a dimensão da equidade e da justiça social na reforma do Estado-providência. Isto significa garantir que os serviços e as prestações são distribuídos de forma justa e são acessíveis a todos, em especial aos grupos mais vulneráveis da sociedade. A crise do Estado-providência é, pois, uma questão complexa que exige soluções multidimensionais, tendo em conta as actuais realidades económicas, sociais e demográficas. A capacidade dos governos para inovar e adaptar-se neste domínio será essencial para garantir o bem-estar e a segurança dos seus cidadãos no futuro.


L'analyse de l'impact de la crise de 1973 sur l'État-providence révèle en effet un double défi que ce système a dû affronter. Cette période marque un tournant crucial dans la gestion et la perception de l'État-providence. Historiquement, l'État-providence a été conçu et développé en réponse à des besoins sociaux urgents, notamment dans le contexte des crises économiques et des guerres. Cependant, la crise économique de 1973 a introduit des défis sans précédent, mettant à l'épreuve la robustesse et la durabilité de ces systèmes. Le premier impact majeur de la crise sur l'État-providence a été au niveau des revenus. La crise de l'emploi, caractérisée par une hausse significative du chômage, a directement affecté les rentrées de cotisations sociales. Étant donné que le financement de l'État-providence repose en grande partie sur les cotisations des travailleurs et des employeurs, une augmentation du chômage signifie une réduction des ressources financières disponibles. Cette situation a créé un problème de financement pour les programmes sociaux, les rendant de plus en plus dépendants des subventions de l'État et de la dette publique. Le deuxième défi concerne les charges de l'État-providence. Avec la montée du chômage, il y a eu une augmentation du nombre de personnes dépendant des prestations sociales, notamment des allocations chômage et des aides au revenu. Cette augmentation de la demande pour les prestations sociales a mis une pression supplémentaire sur les ressources déjà limitées, aggravant ainsi le déséquilibre entre les recettes et les dépenses de l'État-providence. En résultat, la crise de 1973 a non seulement réduit les revenus de l'État-providence, mais a également augmenté ses dépenses, conduisant à un déficit dans la gestion de ces systèmes. Cette période a souligné la vulnérabilité de l'État-providence aux fluctuations économiques et a mis en évidence la nécessité d'une gestion plus flexible et résiliente des politiques sociales. Elle a également stimulé des débats sur la réforme de l'État-providence, en cherchant des moyens pour le rendre plus durable face aux défis économiques et démographiques.
A análise do impacto da crise de 1973 no Estado-Providência revela um duplo desafio para este sistema. Este período marcou um ponto de viragem crucial na gestão e na perceção do Estado-providência. Historicamente, o Estado-providência foi concebido e desenvolvido em resposta a necessidades sociais urgentes, particularmente no contexto de crises económicas e guerras. No entanto, a crise económica de 1973 introduziu desafios sem precedentes, pondo à prova a robustez e a sustentabilidade destes sistemas. O primeiro grande impacto da crise no Estado-providência foi nos rendimentos. A crise do emprego, caracterizada por um aumento significativo do desemprego, afectou diretamente as receitas da segurança social. Dado que o financiamento do Estado-providência assenta em grande medida nas contribuições dos trabalhadores e dos empregadores, um aumento do desemprego implica uma redução dos recursos financeiros disponíveis. Esta situação criou um problema de financiamento dos programas sociais, tornando-os cada vez mais dependentes dos subsídios do Estado e da dívida pública. O segundo desafio diz respeito aos custos do Estado-providência. Com o aumento do desemprego, registou-se um aumento do número de pessoas dependentes das prestações sociais, nomeadamente do subsídio de desemprego e do apoio ao rendimento. Este aumento da procura de prestações sociais exerceu uma pressão adicional sobre recursos já limitados, exacerbando o desequilíbrio entre as receitas e as despesas do Estado-providência. Consequentemente, a crise de 1973 não só reduziu as receitas do Estado-providência, como também aumentou as suas despesas, conduzindo a um défice na gestão destes sistemas. Este período sublinhou a vulnerabilidade do Estado-providência às flutuações económicas e evidenciou a necessidade de uma gestão mais flexível e resistente das políticas sociais. Também estimulou debates sobre a reforma do Estado-providência, procurando formas de o tornar mais sustentável face aos desafios económicos e demográficos.


=L’Apogée et les Réalisations de l’État-providence=
=O apogeu e as realizações do Estado-Providência=
Dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, l'État-providence s'est développé et a prospéré sous l'influence de la politique keynésienne. Cette approche, basée sur les théories de l'économiste John Maynard Keynes, soutenait que l'intervention de l'État dans l'économie était nécessaire pour réguler les cycles économiques, stimuler la demande en période de récession, et réduire le chômage. Sous cette politique, l'État-providence a été considéré comme un moyen essentiel de promouvoir le bien-être social et l'équité. Cependant, à partir des années 1970 et surtout après la crise économique de 1973, une remise en question de ce modèle a commencé à émerger. La droite politique, et plus tard certaines factions de la gauche, ont progressivement adopté une nouvelle orthodoxie en matière de politique économique. Cette nouvelle approche a mis l'accent sur la discipline budgétaire, la réduction des déficits, et le retrait progressif de l'État dans de nombreux domaines de l'économie. Le passage à cette orthodoxie budgétaire a marqué un tournant pour l'État-providence. Les politiques d'austérité et les coupes budgétaires dans les services sociaux sont devenues courantes, motivées par la volonté de réduire les dépenses publiques et de contrôler l'inflation. Ces changements ont entraîné une réduction des prestations et des services offerts par l'État-providence, ainsi qu'une augmentation des inégalités et des tensions sociales dans de nombreux pays. Ainsi, l'apogée de l'État-providence a coïncidé avec le début d'une période de remise en question et de restructuration, où les principes keynésiens ont cédé la place à une approche plus conservatrice et orientée vers l'équilibre budgétaire. Cette transition a profondément influencé la manière dont les systèmes de bien-être social ont été perçus et gérés dans les décennies suivantes.  
Nos anos que se seguiram à Segunda Guerra Mundial, o Estado Providência desenvolveu-se e floresceu sob a influência da política keynesiana. Esta abordagem, baseada nas teorias do economista John Maynard Keynes, defendia que a intervenção do Estado na economia era necessária para regular os ciclos económicos, estimular a procura em períodos de recessão e reduzir o desemprego. No âmbito desta política, o Estado-providência era visto como um meio essencial para promover o bem-estar e a equidade social. No entanto, a partir da década de 1970 e especialmente após a crise económica de 1973, começou a surgir uma contestação a este modelo. A direita política, e mais tarde algumas facções da esquerda, adoptaram gradualmente uma nova ortodoxia na política económica. Esta nova abordagem enfatizava a disciplina fiscal, a redução do défice e a retirada gradual do Estado de muitas áreas da economia. A mudança para esta ortodoxia fiscal marcou um ponto de viragem para o Estado-providência. As políticas de austeridade e os cortes orçamentais nos serviços sociais tornaram-se comuns, motivados pelo desejo de reduzir a despesa pública e controlar a inflação. Estas mudanças conduziram a uma redução dos benefícios e serviços oferecidos pelo Estado-providência, bem como a um aumento da desigualdade e das tensões sociais em muitos países. Assim, o apogeu do Estado-providência coincidiu com o início de um período de questionamento e reestruturação, em que os princípios keynesianos deram lugar a uma abordagem mais conservadora e de equilíbrio orçamental. Esta transição influenciou profundamente a forma como os sistemas de proteção social foram entendidos e geridos nas décadas seguintes.  


Un changement idéologique significatif dans la politique économique européenne a eu lieu marqué par le passage de la politique keynésienne à l'ordo-libéralisme allemand. L'ordo-libéralisme, qui met l'accent sur une régulation stricte et une discipline budgétaire rigoureuse, est devenu une force dominante, influençant profondément la politique économique en Europe. Selon les principes de l'ordo-libéralisme, la stabilité économique est atteinte grâce à la mise en œuvre de règles claires et d'une régulation forte, particulièrement dans le domaine monétaire. L'idée d'une orthodoxie budgétaire, couplée à une orthodoxie monétaire, est au cœur de cette approche. L'objectif est de maintenir des finances publiques saines, avec un accent particulier sur l'évitement des déficits budgétaires excessifs. Cette discipline budgétaire est vue comme essentielle pour assurer la stabilité de la monnaie, avec l'idée sous-jacente qu'une absence de déficit de l'État contribue à une monnaie forte. L'influence de l'ordo-libéralisme se manifeste notamment dans la gestion économique de l'Union européenne. Les critères de Maastricht, par exemple, qui imposent des limites strictes aux déficits budgétaires et à la dette publique des États membres, reflètent cette philosophie économique. Cela contraste avec la politique keynésienne qui préconisait une intervention plus active de l'État dans l'économie, notamment par le biais de la dépense publique pour stimuler la demande en période de récession. L'ordo-libéralisme a donc eu une influence majeure sur la façon dont les politiques économiques sont élaborées et mises en œuvre en Europe, jouant un rôle clé dans la formation de la politique économique actuelle du continent, et conditionnant dans une large mesure les réponses aux crises économiques et les approches en matière de régulation financière. Cette prédominance de l'ordo-libéralisme a également des répercussions sur la conception et la gestion de l'État-providence, en favorisant la prudence budgétaire et la stabilisation monétaire au détriment, parfois, de la dépense sociale.  
A política económica europeia sofreu uma mudança ideológica significativa, marcada pela passagem da política keynesiana para o ordo-liberalismo alemão. O ordo-liberalismo, com a sua ênfase na regulamentação rigorosa e na disciplina fiscal, tornou-se uma força dominante, influenciando profundamente a política económica na Europa. De acordo com os princípios do ordo-liberalismo, a estabilidade económica é alcançada através da implementação de regras claras e de uma forte regulamentação, particularmente na esfera monetária. A ideia de ortodoxia orçamental, associada à ortodoxia monetária, está no centro desta abordagem. O objetivo é manter a solidez das finanças públicas, com especial ênfase em evitar défices orçamentais excessivos. A disciplina orçamental é vista como essencial para a estabilidade da moeda, com a ideia subjacente de que a ausência de défices públicos contribui para uma moeda forte. A influência do ordo-liberalismo é particularmente evidente na gestão económica da União Europeia. Os critérios de Maastricht, por exemplo, que impõem limites rigorosos aos défices orçamentais e à dívida pública dos Estados-Membros, reflectem esta filosofia económica. Esta filosofia contrasta com a política keynesiana, que preconizava uma intervenção mais ativa do Estado na economia, nomeadamente através da despesa pública para estimular a procura em períodos de recessão. O ordo-liberalismo teve, portanto, uma grande influência na forma como as políticas económicas são formuladas e implementadas na Europa, desempenhando um papel fundamental na definição da atual política económica do continente e condicionando, em grande medida, as respostas às crises económicas e as abordagens à regulação financeira. Esta predominância do ordo-liberalismo também teve repercussões na conceção e gestão do Estado-providência, favorecendo a prudência fiscal e a estabilização monetária em detrimento, por vezes, das despesas sociais.


La période postérieure à l'apogée de l'État-providence a effectivement vu une série de réformes, souvent motivées par des préoccupations croissantes concernant la dette publique. Cette évolution marque un changement significatif dans la façon dont la dette publique est perçue et gérée sur le plan politique. Dans les années 1980, plusieurs pays européens ont adopté des politiques inspirées du keynésianisme, caractérisées par une intervention accrue de l'État dans l'économie. Ces politiques visaient généralement à stimuler la croissance économique et à réduire le chômage par des dépenses publiques ciblées et une régulation économique. Cependant, cette approche a souvent conduit à une augmentation de la dette publique, en partie due à des déficits budgétaires plus importants. Face à l'accumulation de la dette, les gouvernements ont commencé à remettre en question la viabilité à long terme de cette stratégie. La dette publique est ainsi devenue un enjeu politique majeur, entraînant un changement progressif vers des politiques plus axées sur la réduction des déficits et le contrôle de la dette. Cette transition a été en partie influencée par l'émergence de l'ordo-libéralisme et du néolibéralisme, qui prônaient une plus grande discipline budgétaire et une réduction du rôle de l'État dans l'économie. Les réformes entreprises dans le cadre de cette politique de la dette ont souvent impliqué des coupes dans les dépenses publiques, y compris dans les programmes de l'État-providence. Ces mesures d'austérité ont été justifiées par la nécessité de réduire la dette publique et d'assurer la stabilité économique à long terme. Cependant, elles ont également soulevé des inquiétudes quant à leurs impacts sur le bien-être social et la répartition des ressources au sein de la société. Ainsi, la gestion de la dette publique est devenue un aspect central de la politique économique, influençant profondément la conception et la mise en œuvre des politiques sociales et économiques en Europe. Cette période a marqué une réorientation significative des priorités politiques, avec un accent croissant sur la stabilité financière et la viabilité budgétaire.
O período que se seguiu ao apogeu do Estado-providência assistiu, de facto, a uma série de reformas, muitas vezes motivadas por preocupações crescentes com a dívida pública. Isto marca uma mudança significativa na forma como a dívida pública é percepcionada e gerida politicamente. Na década de 1980, vários países europeus adoptaram políticas de inspiração keynesiana, caracterizadas por uma maior intervenção do Estado na economia. Estas políticas destinavam-se geralmente a estimular o crescimento económico e a reduzir o desemprego através de despesas públicas específicas e da regulação económica. No entanto, esta abordagem conduziu frequentemente a um aumento da dívida pública, em parte devido a maiores défices orçamentais. Com a acumulação da dívida, os governos começaram a questionar a viabilidade a longo prazo desta estratégia. A dívida pública tornou-se assim uma questão política importante, levando a uma mudança gradual para políticas mais centradas na redução do défice e no controlo da dívida. Esta transição foi parcialmente influenciada pelo aparecimento do ordo-liberalismo e do neo-liberalismo, que defendiam uma maior disciplina fiscal e uma redução do papel do Estado na economia. As reformas empreendidas no âmbito desta política de endividamento implicaram frequentemente cortes nas despesas públicas, incluindo nos programas do Estado-providência. Estas medidas de austeridade foram justificadas pela necessidade de reduzir a dívida pública e de assegurar a estabilidade económica a longo prazo. No entanto, também suscitaram preocupações quanto ao seu impacto no bem-estar social e na distribuição de recursos na sociedade. Consequentemente, a gestão da dívida pública tornou-se um aspeto central da política económica, influenciando profundamente a conceção e a aplicação das políticas sociais e económicas na Europa. Neste período, assistiu-se a uma mudança significativa nas prioridades políticas, com uma ênfase crescente na estabilidade financeira e na sustentabilidade orçamental.


=Défis et Critiques Contemporaines de l’État-providence=
=Desafios contemporâneos e críticas ao Estado-Providência=
L'évolution de la situation budgétaire de la France après la crise de 1973 illustre bien comment le déficit budgétaire et la dette publique sont devenus des problèmes centraux, à la fois en termes économiques et politiques. Initialement, le déficit budgétaire et l'accumulation de la dette publique étaient principalement considérés comme des conséquences inévitables des politiques économiques mises en place pour répondre aux crises. En France, après la crise pétrolière de 1973, le gouvernement a poursuivi une politique économique contra-cyclique, dans la lignée des principes keynésiens. L'idée était de stimuler la demande et l'emploi par des dépenses publiques accrues, malgré le fait que cela entraînerait un déficit budgétaire. Cependant, malgré ces efforts, la croissance économique attendue ne s'est pas matérialisée comme prévu. Au lieu de cela, la France, comme beaucoup d'autres pays, a été confrontée à une stagnation économique, avec des taux de chômage élevés et une croissance faible. Cette situation a entraîné une augmentation continue de la dette publique, car les revenus de l'État n'ont pas suffi à couvrir les dépenses accrues. Au fil du temps, la dette publique est devenue un enjeu politique et un sujet de débat majeur. Les critiques ont souligné que l'accumulation continue de la dette limitait la capacité du gouvernement à mener des politiques efficaces et menaçait la stabilité économique à long terme. D'un autre côté, les défenseurs des dépenses publiques soutenaient que ces investissements étaient nécessaires pour soutenir l'économie et le bien-être social. Cette situation a conduit à une remise en question des politiques économiques keynésiennes et a favorisé l'adoption de mesures plus strictes en matière de discipline budgétaire. La spirale de la dette en France, ainsi que dans d'autres pays, a été un facteur clé dans le virage vers des politiques économiques axées sur la réduction des déficits, la stabilisation de la dette et, dans certains cas, l'adoption de mesures d'austérité. L'expérience de la France post-1973 reflète un changement de paradigme dans la gestion économique, où la réduction du déficit et le contrôle de la dette sont devenus des priorités centrales, influençant fortement les politiques économiques et sociales des décennies suivantes.
A evolução da situação orçamental da França após a crise de 1973 ilustra bem como o défice orçamental e a dívida pública se tornaram questões centrais, tanto em termos económicos como políticos. Inicialmente, o défice orçamental e a acumulação da dívida pública eram vistos principalmente como consequências inevitáveis das políticas económicas aplicadas em resposta às crises. Em França, após a crise petrolífera de 1973, o governo seguiu uma política económica anti-cíclica, de acordo com os princípios keynesianos. A ideia era estimular a procura e o emprego através do aumento das despesas públicas, apesar de isso conduzir a um défice orçamental. No entanto, apesar destes esforços, o crescimento económico esperado não se concretizou como previsto. Em vez disso, a França, tal como muitos outros países, viu-se confrontada com uma estagnação económica, uma elevada taxa de desemprego e um fraco crescimento. Esta situação conduziu a um aumento constante da dívida pública, uma vez que as receitas públicas não foram suficientes para cobrir o aumento das despesas. Ao longo do tempo, a dívida pública tornou-se uma questão política importante e objeto de debate. Os críticos têm salientado que a acumulação contínua de dívida limita a capacidade do governo para prosseguir políticas eficazes e ameaça a estabilidade económica a longo prazo. Por outro lado, os defensores da despesa pública argumentaram que esse investimento era necessário para apoiar a economia e o bem-estar social. Isto levou a um questionamento das políticas económicas keynesianas e à adoção de medidas mais rigorosas de disciplina fiscal. A espiral da dívida em França, tal como noutros países, foi um fator-chave na mudança para políticas económicas centradas na redução dos défices, na estabilização da dívida e, em alguns casos, na adoção de medidas de austeridade. A experiência da França pós-1973 reflecte uma mudança de paradigma na gestão económica, em que a redução do défice e o controlo da dívida se tornaram prioridades centrais, influenciando fortemente as políticas económicas e sociais das décadas seguintes.


Les années 1980 ont marqué un tournant significatif dans la perception et la gestion de l'État-providence, avec l'émergence de critiques puissantes qui ont conduit à des réformes majeures. Ces critiques, souvent ancrées dans une perspective néolibérale, ont remis en question les principes fondateurs et l'efficacité de l'État-providence. La première critique majeure, formulée principalement par les néolibéraux, était que l'État-providence consommait une part excessive des fonds publics sans générer de richesse correspondante. Cette critique soutenait que les dépenses sociales élevées étaient non seulement économiquement inefficaces, mais qu'elles pouvaient également avoir des effets pervers, comme décourager l'investissement privé et freiner la croissance économique. Selon cette vision, les gouvernements devaient réduire leur implication dans l'économie et minimiser les dépenses publiques pour favoriser un environnement plus propice à l'initiative privée et à l'efficacité économique. La deuxième critique concernait l'efficacité sociale de l'État-providence. Les néolibéraux et d'autres critiques ont avancé que les systèmes de bien-être social étaient inefficaces et qu'ils décourageaient le travail et l'auto-suffisance. Selon eux, les prestations généreuses de l'État-providence pouvaient créer une dépendance et réduire l'incitation à travailler, menant ainsi à une « trappe à pauvreté » où les individus se retrouvaient enfermés dans un cycle de dépendance aux aides sociales. Ces critiques ont donné lieu à des réformes substantielles dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni et aux États-Unis. Au Royaume-Uni, Margaret Thatcher, élue en 1979, a initié un ensemble de réformes visant à réduire le rôle de l'État dans l'économie, à privatiser de nombreuses entreprises publiques, et à réduire les dépenses sociales. De manière similaire, aux États-Unis, le président Ronald Reagan, élu en 1981, a également mis en œuvre des politiques néolibérales, en diminuant les dépenses de l'État-providence et en favorisant une plus grande libéralisation de l'économie. Ces changements ont symbolisé l'apogée du libéralisme économique et ont marqué un recul significatif du modèle de l'État-providence tel qu'il avait été conçu et développé dans l'après-guerre. Ces réformes ont eu un impact profond et durable sur la structure et le fonctionnement des systèmes de protection sociale dans le monde occidental.
Os anos 80 marcaram um ponto de viragem significativo na perceção e gestão do Estado-providência, com a emergência de fortes críticas que conduziram a importantes reformas. Estas críticas, muitas vezes enraizadas numa perspetiva neoliberal, puseram em causa os princípios fundadores e a eficácia do Estado-providência. A primeira grande crítica, feita principalmente pelos neoliberais, era que o Estado Providência consumia uma proporção excessiva dos fundos públicos sem gerar a correspondente riqueza. Esta crítica argumentava que as elevadas despesas sociais não só eram economicamente ineficazes, como também podiam ter efeitos perversos, como o desincentivo ao investimento privado e o abrandamento do crescimento económico. De acordo com este ponto de vista, os governos deveriam reduzir o seu envolvimento na economia e minimizar as despesas públicas, a fim de promover um ambiente mais propício à iniciativa privada e à eficiência económica. A segunda crítica dizia respeito à eficácia social do Estado-providência. Os neoliberais e outros críticos defendiam que os sistemas de proteção social eram ineficazes e desencorajavam o trabalho e a autossuficiência. Argumentavam que as prestações generosas do Estado Providência podiam criar dependência e reduzir o incentivo ao trabalho, conduzindo a uma "armadilha da pobreza" em que os indivíduos ficavam presos num ciclo de dependência da proteção social. Estas críticas conduziram a reformas substanciais em vários países, nomeadamente no Reino Unido e nos Estados Unidos. No Reino Unido, Margaret Thatcher, eleita em 1979, iniciou uma série de reformas destinadas a reduzir o papel do Estado na economia, privatizando muitas empresas públicas e reduzindo as despesas sociais. Da mesma forma, nos Estados Unidos, o Presidente Ronald Reagan, eleito em 1981, também implementou políticas neoliberais, reduzindo as despesas do Estado-providência e promovendo uma maior liberalização da economia. Estas mudanças simbolizaram o apogeu do liberalismo económico e marcaram um recuo significativo do modelo de Estado-Providência tal como tinha sido concebido e desenvolvido no período pós-guerra. Estas reformas tiveram um impacto profundo e duradouro na estrutura e no funcionamento dos sistemas de proteção social no mundo ocidental.


Malgré l'adoption de politiques économiques orientées vers le libéralisme dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, les dépenses sociales dans ces pays n'ont pas nécessairement diminué comme on aurait pu s'y attendre. En revanche, les pays scandinaves, souvent cités comme des exemples de modèles robustes d'État-providence, ont connu une réduction de leurs dépenses sociales. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, malgré les efforts pour réduire le rôle de l'État et les dépenses publiques, les besoins sociaux croissants et les défis structurels, tels que le vieillissement de la population et la persistance de la pauvreté, ont continué à exiger des niveaux élevés de dépenses sociales. Ces dépenses ont été motivées par la nécessité de répondre à des problèmes sociaux persistants, ainsi que par la pression politique et publique pour maintenir un certain niveau de protection sociale. En Scandinavie, la réduction des dépenses sociales peut s'expliquer par une combinaison de facteurs, dont une gestion efficace des finances publiques, des réformes structurelles visant à améliorer l'efficacité des services sociaux, et un engagement envers les principes d'une économie de marché ouverte, tout en maintenant un filet de sécurité sociale solide. Cependant, le démantèlement ou la réduction des systèmes de l'État-providence dans certains pays a eu des conséquences sociales significatives. L'un des effets les plus notables a été une augmentation du taux de pauvreté et une aggravation des inégalités de revenus. La diminution des prestations sociales et la réduction des investissements dans des domaines tels que la santé et l'éducation ont souvent accru les disparités économiques et sociales. Ces évolutions ont mis en évidence les défis inhérents à la recherche d'un équilibre entre efficacité économique, discipline budgétaire et responsabilité sociale. Ainsi, l'histoire de l'État-providence dans cette période reflète la complexité des politiques sociales et économiques et les tensions entre les objectifs de réduction des dépenses et de préservation du bien-être social.
Apesar da adoção de políticas económicas orientadas para o liberalismo em países como os Estados Unidos e o Reino Unido, as despesas sociais nestes países não diminuíram necessariamente como seria de esperar. Em contrapartida, os países escandinavos, frequentemente citados como exemplos de modelos sólidos de Estado-providência, registaram uma redução das despesas sociais. Nos Estados Unidos e no Reino Unido, apesar dos esforços para reduzir o papel do Estado e da despesa pública, as crescentes necessidades sociais e os desafios estruturais, como o envelhecimento da população e a pobreza persistente, continuaram a exigir elevados níveis de despesa social. Estas despesas foram impulsionadas pela necessidade de dar resposta a problemas sociais persistentes, bem como por pressões políticas e públicas no sentido de manter um certo nível de proteção social. Na Escandinávia, a redução das despesas sociais pode ser explicada por uma combinação de factores, incluindo uma gestão eficaz das finanças públicas, reformas estruturais para melhorar a eficiência dos serviços sociais e um compromisso com os princípios de uma economia de mercado aberta, mantendo simultaneamente uma forte rede de segurança social. No entanto, o desmantelamento ou a redução dos sistemas de proteção social em alguns países teve consequências sociais significativas. Um dos efeitos mais notáveis foi o aumento da taxa de pobreza e o agravamento das desigualdades de rendimento. Os cortes nas prestações sociais e a redução do investimento em áreas como a saúde e a educação aumentaram frequentemente as disparidades económicas e sociais. Estes desenvolvimentos puseram em evidência os desafios inerentes à procura de um equilíbrio entre eficiência económica, disciplina orçamental e responsabilidade social. Assim, a história do Estado-providência neste período reflecte a complexidade das políticas sociais e económicas e as tensões entre os objectivos de redução das despesas e de preservação do bem-estar social.


=Analyse Multidimensionnelle de la Pauvreté=
=Análise multidimensional da pobreza=
La pauvreté, en effet, est une condition sociale multidimensionnelle qui va au-delà de la simple absence de ressources financières. Elle englobe également le manque d'accès à des ressources sociales et culturelles essentielles, ce qui limite la capacité des individus ou des groupes à participer pleinement à la société. L'aspect relatif de la pauvreté est un point crucial. La définition et la perception de ce qui constitue une vie « normale » varient considérablement d'un pays à l'autre et d'une époque à l'autre. Ce qui est considéré comme un niveau de vie acceptable dans une société peut être perçu comme insuffisant ou précaire dans une autre. Par conséquent, la pauvreté est souvent mesurée en termes relatifs, prenant en compte le contexte socio-économique spécifique d'une région ou d'une période donnée.
A pobreza é uma condição social multidimensional que vai para além da simples falta de recursos financeiros. Engloba também a falta de acesso a recursos sociais e culturais essenciais, o que limita a capacidade dos indivíduos ou grupos de participarem plenamente na sociedade. O aspeto relativo da pobreza é crucial. A definição e a perceção do que constitui uma vida "normal" varia consideravelmente de um país para outro e de uma época para outra. O que é considerado um nível de vida aceitável numa sociedade pode ser entendido como inadequado ou precário noutra. Por conseguinte, a pobreza é frequentemente medida em termos relativos, tendo em conta o contexto socioeconómico específico de uma determinada região ou período.


En sciences sociales, l'analyse de la pauvreté sert non seulement à évaluer le niveau de bien-être des populations, mais aussi à comprendre les disparités économiques et sociales au sein des sociétés. Cette compréhension est cruciale pour la conception et la mise en œuvre de politiques publiques efficaces visant à lutter contre la pauvreté. Les mesures prises peuvent inclure des politiques de redistribution des revenus, des programmes d'éducation et de formation, des initiatives de santé publique, et des stratégies de développement économique visant à créer des opportunités d'emploi et à améliorer les conditions de vie. En outre, la manière dont la pauvreté est mesurée et conceptualisée a un impact direct sur la perception publique du problème et sur la priorité accordée à sa résolution dans les agendas politiques. Cela souligne l'importance de disposer de données précises et d'approches analytiques pertinentes pour comprendre la nature de la pauvreté et élaborer des stratégies efficaces pour l'atténuer.
Nas ciências sociais, a análise da pobreza é utilizada não só para avaliar o nível de bem-estar das populações, mas também para compreender as disparidades económicas e sociais no seio das sociedades. Esta compreensão é crucial para a conceção e aplicação de políticas públicas eficazes de combate à pobreza. As medidas tomadas podem incluir políticas de redistribuição do rendimento, programas de educação e formação, iniciativas de saúde pública e estratégias de desenvolvimento económico destinadas a criar oportunidades de emprego e a melhorar as condições de vida. Além disso, a forma como a pobreza é medida e conceptualizada tem um impacto direto na perceção pública do problema e na prioridade dada à sua resolução nas agendas políticas. Este facto sublinha a importância de dados precisos e de abordagens analíticas relevantes para compreender a natureza da pobreza e desenvolver estratégias eficazes para a atenuar.


Le concept de seuil de pauvreté est un élément fondamental, mais complexe, dans l'analyse socioéconomique. Il désigne le niveau de revenu nécessaire pour répondre aux besoins de base dans une société donnée. Cependant, déterminer ce niveau est une tâche ardue, étant donné que la définition des besoins de base et leur coût varient considérablement selon les contextes. La nature relative de la pauvreté est un aspect crucial de ce concept. Le seuil de pauvreté dans un pays développé diffère grandement de celui d'un pays en développement, reflétant les variations des coûts de vie et des normes sociétales. Ce qui est considéré comme un niveau de vie décent dans une région peut être jugé insuffisant ailleurs, rendant la pauvreté une condition fortement contextuelle. En outre, la méthodologie utilisée pour calculer le seuil de pauvreté influence grandement les résultats. Différentes approches existent, allant de l'utilisation d'un pourcentage fixe du revenu médian national à des évaluations basées sur le coût des besoins fondamentaux. Cette diversité méthodologique entraîne des écarts dans la mesure et la perception de la pauvreté. Le défi de mesurer la pauvreté ne se limite pas aux revenus, mais englobe aussi d'autres aspects tels que les coûts de vie, l'accès aux services publics, et la qualité de vie globale. La pauvreté ne se résume pas à un manque de revenu monétaire ; elle inclut également l'accès à des ressources non monétaires, comme l'éducation et la santé, qui sont essentielles à une vie de qualité. Par ailleurs, le concept de seuil de pauvreté fait l'objet de débats intenses et de critiques. Certains estiment que les mesures actuelles sont trop simplistes ou ne prennent pas suffisamment en compte les disparités régionales et les variations individuelles. D'autres appellent à une vision plus large de la pauvreté, qui engloberait des dimensions plus étendues du bien-être et de l'exclusion sociale, au-delà des simples mesures de revenu. Bien que le seuil de pauvreté soit un outil utile pour évaluer et comparer le bien-être économique des populations, il doit être considéré comme une estimation contextuelle, sujette à variations et à interprétations. Pour lutter efficacement contre la pauvreté, il est crucial de reconnaître et d'embrasser cette complexité et cette relativité dans la formulation des politiques publiques.
O conceito de limiar de pobreza é um elemento fundamental, mas complexo, da análise socioeconómica. Refere-se ao nível de rendimento necessário para satisfazer as necessidades básicas numa determinada sociedade. No entanto, determinar este nível é uma tarefa difícil, dado que a definição de necessidades básicas e o seu custo variam consideravelmente de um contexto para outro. O carácter relativo da pobreza é um aspeto crucial deste conceito. O limiar de pobreza num país desenvolvido difere muito do limiar de pobreza num país em desenvolvimento, reflectindo variações no custo de vida e nas normas sociais. O que é considerado um nível de vida decente numa região pode ser considerado insuficiente noutra, o que faz da pobreza uma condição altamente contextual. Além disso, a metodologia utilizada para calcular o limiar de pobreza influencia grandemente os resultados. Existem diferentes abordagens, que vão desde a utilização de uma percentagem fixa do rendimento mediano nacional até avaliações baseadas no custo das necessidades básicas. Esta diversidade metodológica conduz a diferenças na medição e na perceção da pobreza. O desafio de medir a pobreza não se limita ao rendimento, mas engloba também outros aspectos como o custo de vida, o acesso aos serviços públicos e a qualidade de vida em geral. A pobreza não é apenas uma falta de rendimento monetário; inclui também o acesso a recursos não monetários, como a educação e a saúde, que são essenciais para uma vida de qualidade. O conceito de limiar de pobreza é também objeto de intensos debates e críticas. Alguns consideram que as medidas actuais são demasiado simplistas ou não têm suficientemente em conta as disparidades regionais e as variações individuais. Outros apelam a uma visão mais alargada da pobreza, que englobe dimensões mais amplas do bem-estar e da exclusão social, para além das simples medidas de rendimento. Embora o limiar de pobreza seja um instrumento útil para avaliar e comparar o bem-estar económico das populações, deve ser visto como uma estimativa contextual, sujeita a variações e interpretações. Para combater eficazmente a pobreza, é crucial reconhecer e aceitar esta complexidade e relatividade aquando da formulação de políticas públicas.


Aux États-Unis, le taux de pauvreté a connu des fluctuations notables depuis la fin des années 1950. Dans ces années-là, environ 22% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion élevée reflétait les défis socio-économiques de l'époque, y compris les inégalités de revenu et l'accès limité à des services sociaux et de santé de qualité pour une grande partie de la population. Cependant, dans les années qui ont suivi, notamment jusqu'au milieu des années 1970, il y a eu une réduction significative de la pauvreté, avec un taux tombant à 11%. Cette amélioration peut être attribuée à plusieurs facteurs, tels que la croissance économique, l'élargissement des programmes de l'État-providence, et les réformes dans les domaines de la santé et de l'éducation. Ces efforts ont contribué à améliorer le niveau de vie de nombreux Américains et à réduire les inégalités économiques. Cependant, dans les années 1990, une détérioration a été observée, le taux de pauvreté remontant à environ 15%. Cette augmentation peut être liée à divers facteurs, notamment les changements dans la structure économique, l'augmentation du coût de la vie, et les limites des politiques sociales et économiques en place. Quand on ajuste le seuil de pauvreté pour l'inflation, on constate que le taux de pauvreté des années 1950, qui était de 22%, a été réduit de moitié au milieu des années 1970. Cependant, les tendances récentes suggèrent un retour vers les niveaux de pauvreté des années 1950, une évolution préoccupante qui souligne la nécessité de politiques plus efficaces pour lutter contre la pauvreté. Parallèlement, dans l'Union européenne, une tendance à la hausse de la pauvreté a été observée au cours des 25 dernières années. Cela peut être dû à une série de crises économiques, aux politiques d'austérité mises en place dans plusieurs pays, et à l'impact de la globalisation et des changements technologiques sur le marché du travail. Cette augmentation de la pauvreté en Europe souligne également l'importance de politiques économiques et sociales robustes pour garantir la sécurité et le bien-être des citoyens. Ces tendances indiquent que, bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans la lutte contre la pauvreté, de nombreux défis persistent. Ils soulignent l'importance d'une approche globale et soutenue pour aborder les causes profondes de la pauvreté et pour assurer un niveau de vie décent pour tous.
Nos Estados Unidos, a taxa de pobreza tem flutuado significativamente desde o final da década de 1950. Nessa altura, cerca de 22% da população vivia abaixo do limiar de pobreza. Esta elevada proporção reflectia os desafios socioeconómicos da época, incluindo as desigualdades de rendimento e o acesso limitado a serviços sociais e de saúde de qualidade para uma grande parte da população. No entanto, nos anos que se seguiram, especialmente até meados da década de 1970, registou-se uma redução significativa da pobreza, com a taxa a descer para 11%. Esta melhoria pode ser atribuída a uma série de factores, incluindo o crescimento económico, a expansão dos programas do Estado-providência e as reformas da saúde e da educação. Estes esforços ajudaram a melhorar o nível de vida de muitos americanos e a reduzir a desigualdade económica. No entanto, na década de 1990, registou-se uma deterioração, com a taxa de pobreza a aumentar para cerca de 15%. Este aumento pode ser associado a uma série de factores, incluindo alterações na estrutura económica, o aumento do custo de vida e os limites das políticas sociais e económicas existentes. Quando o limiar de pobreza é ajustado em função da inflação, a taxa de pobreza de 22% na década de 1950 foi reduzida para metade em meados da década de 1970. Contudo, as tendências recentes sugerem um regresso aos níveis de pobreza dos anos 50, uma evolução preocupante que sublinha a necessidade de políticas mais eficazes de combate à pobreza. Ao mesmo tempo, na União Europeia, tem-se observado uma tendência de aumento da pobreza nos últimos 25 anos. Este facto pode dever-se a uma série de crises económicas, a políticas de austeridade implementadas em vários países e ao impacto da globalização e das mudanças tecnológicas no mercado de trabalho. Este aumento da pobreza na Europa também realça a importância de políticas económicas e sociais sólidas para garantir a segurança e o bem-estar dos cidadãos. Estas tendências indicam que, embora se tenham registado progressos significativos na luta contra a pobreza, subsistem muitos desafios. Sublinham a importância de uma abordagem global e sustentada para combater as causas profundas da pobreza e garantir um nível de vida digno para todos.


=Dynamiques et Tendances des Inégalités Socio-économiques=
=Dinâmica e Tendências da Desigualdade Socioeconómica=


La remontée de la pauvreté observée dans de nombreuses sociétés est intrinsèquement liée à l'augmentation des inégalités. Cette relation souligne la complexité des défis socio-économiques actuels et l'importance d'une approche intégrée pour les résoudre.
O aumento da pobreza observado em muitas sociedades está intrinsecamente ligado ao aumento das desigualdades. Esta relação evidencia a complexidade dos desafios socioeconómicos actuais e a importância de uma abordagem integrada para os resolver.


L'une des causes majeures de l'aggravation des inégalités est la globalisation et les changements technologiques. Ces phénomènes ont remodelé les économies, créant de nouvelles opportunités de richesse mais aussi contribuant à la disparition de certains emplois. Ces évolutions ont souvent avantagé les travailleurs hautement qualifiés, exacerbant les écarts de revenus entre différentes catégories de la population. En parallèle, ceux qui n'ont pas accès à la formation adéquate ou aux opportunités économiques nécessaires se retrouvent à la traîne, renforçant ainsi les inégalités.
Uma das principais causas do aumento das desigualdades é a globalização e a evolução tecnológica. Estes fenómenos remodelaram as economias, criando novas oportunidades de riqueza, mas também contribuindo para o desaparecimento de certos empregos. Estes desenvolvimentos favoreceram frequentemente os trabalhadores altamente qualificados, exacerbando o fosso entre os rendimentos das diferentes camadas da população. Ao mesmo tempo, aqueles que não têm acesso a uma formação adequada ou às oportunidades económicas necessárias acabam por ficar para trás, reforçando as desigualdades.


Les politiques fiscales et sociales jouent également un rôle crucial dans la gestion des inégalités. Des systèmes fiscaux progressifs et des dépenses sociales ciblées peuvent contribuer à réduire les inégalités, tandis que des politiques favorisant les plus aisés et la réduction des programmes sociaux peuvent les aggraver. En ce sens, la manière dont les gouvernements choisissent de répartir les ressources et de taxer les citoyens a un impact direct sur la distribution de la richesse et, par extension, sur les taux de pauvreté.
As políticas fiscais e sociais também desempenham um papel crucial na gestão das desigualdades. Os sistemas fiscais progressivos e as despesas sociais direccionadas podem ajudar a reduzir as desigualdades, enquanto as políticas que favorecem os mais ricos e reduzem os programas sociais podem exacerbá-las. Neste sentido, a forma como os governos decidem afetar recursos e tributar os cidadãos tem um impacto direto na distribuição da riqueza e, por extensão, nas taxas de pobreza.


En outre, la stagnation des salaires pour les travailleurs à bas revenus, combinée à des augmentations substantielles pour les hauts dirigeants et les professionnels spécialisés, contribue à une répartition inégale des richesses. Cette disparité salariale renforce la ségrégation économique et limite les possibilités pour les individus de bas revenus de s'élever au-dessus du seuil de pauvreté.
Além disso, a estagnação dos salários dos trabalhadores com baixos rendimentos, combinada com aumentos substanciais para os gestores de topo e os profissionais especializados, contribui para uma distribuição desigual da riqueza. Esta disparidade salarial reforça a segregação económica e limita as oportunidades dos indivíduos com baixos rendimentos de ultrapassarem o limiar de pobreza.


L'accès à l'éducation et aux opportunités est également un facteur déterminant dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté. Une éducation de qualité et des chances égales pour tous sont essentiels pour briser le cycle de la pauvreté et garantir une distribution plus équitable des richesses. Le manque d'accès à ces ressources peut perpétuer la pauvreté et les inégalités à travers les générations.
O acesso à educação e às oportunidades é também um fator essencial na luta contra a desigualdade e a pobreza. Uma educação de qualidade e a igualdade de oportunidades para todos são essenciais para quebrar o ciclo da pobreza e garantir uma distribuição mais justa da riqueza. A falta de acesso a estes recursos pode perpetuar a pobreza e a desigualdade ao longo das gerações.


==Inégalités Depuis la Révolution Industrielle : Un Contexte Historique==
==As desigualdades desde a Revolução Industrial: um contexto histórico==
Entre les années 1850 et 1930, de nombreuses sociétés ont connu des améliorations significatives dans les conditions de vie. Cette période, marquée par l'industrialisation rapide et les progrès technologiques, a entraîné des changements profonds dans la manière de vivre et de travailler. Bien que cette ère ait été caractérisée par des disparités sociales et économiques considérables, elle a également vu l'émergence de nouveaux emplois, une amélioration des infrastructures et un accès accru à des biens et services auparavant inaccessibles pour de larges pans de la population.  
Entre as décadas de 1850 e 1930, muitas sociedades registaram melhorias significativas nas condições de vida. Este período, marcado pela rápida industrialização e pelo progresso tecnológico, provocou profundas alterações na forma como as pessoas viviam e trabalhavam. Embora esta época se tenha caracterizado por consideráveis disparidades sociais e económicas, assistiu também ao aparecimento de novos empregos, à melhoria das infra-estruturas e a um maior acesso a bens e serviços anteriormente inacessíveis a grandes camadas da população.  


La période de 1930 à 1970 a été particulièrement cruciale dans la réduction de la pauvreté. La montée de la société de consommation, conjuguée à l'application du modèle fordiste de production de masse, a permis une amélioration substantielle du niveau de vie. Le fordisme, caractérisé par une production standardisée et des salaires élevés, a favorisé l'accès à une gamme plus large de biens pour la classe moyenne. Parallèlement, le développement de l'État-providence, avec des revenus de transferts tels que les pensions, les allocations chômage et les aides sociales, a joué un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et dans la stabilisation économique. Cependant, depuis les années 1970, la situation a changé de manière significative. Les inégalités ont tendance à augmenter, un phénomène souvent attribué à des facteurs tels que la mondialisation, les changements technologiques, et les politiques économiques et fiscales. Cette période a également été marquée par une croissance économique plus incertaine et des défis accrus pour le financement de l'État-providence. Le coût croissant des services sociaux, combiné à des ressources fiscales parfois limitées, a posé des défis considérables pour maintenir le niveau de prestations sociales.
O período de 1930 a 1970 foi particularmente crucial para a redução da pobreza. A ascensão da sociedade de consumo, combinada com a aplicação do modelo fordista de produção em massa, conduziu a uma melhoria substancial do nível de vida. O fordismo, caracterizado por uma produção estandardizada e salários elevados, permitiu à classe média aceder a uma gama mais vasta de bens. Simultaneamente, o desenvolvimento do Estado-providência, com transferências de rendimentos como as pensões, os subsídios de desemprego e a assistência social, desempenhou um papel fundamental na redução da pobreza e na estabilização da economia. Contudo, desde a década de 1970, a situação alterou-se significativamente. As desigualdades tenderam a aumentar, um fenómeno frequentemente atribuído a factores como a globalização, a evolução tecnológica e as políticas económicas e fiscais. Este período foi também marcado por um crescimento económico mais incerto e por desafios acrescidos para o financiamento do Estado-providência. O aumento do custo dos serviços sociais, combinado com recursos fiscais por vezes limitados, colocou desafios consideráveis à manutenção do nível das prestações sociais.


Le financement de l'État-providence est devenu une question centrale d'économie politique, impliquant des débats sur la répartition des ressources, la fiscalité, et l'équilibre entre les politiques de marché et les interventions de l'État. Cette situation souligne la nécessité d'une gestion économique et sociale prudente et innovante pour répondre aux besoins changeants des sociétés et pour assurer une distribution équitable des richesses. Cette évolution historique reflète les fluctuations et les défis continus dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, soulignant l'importance de politiques adaptées et réactives pour faire face à ces enjeux.
O financiamento do Estado-providência tornou-se uma questão central da economia política, envolvendo debates sobre a afetação de recursos, a tributação e o equilíbrio entre as políticas de mercado e a intervenção do Estado. Esta situação sublinha a necessidade de uma gestão económica e social prudente e inovadora para responder à evolução das necessidades das sociedades e para assegurar uma distribuição justa da riqueza. Esta evolução histórica reflecte as flutuações e os desafios contínuos na luta contra a pobreza e a desigualdade, sublinhando a importância de políticas adaptadas e reactivas para responder a estes desafios.


==Évolution Récente des Inégalités : Analyse Contemporaine==
==Tendências recentes da desigualdade: uma análise contemporânea==
Les 5% des ménages américains les plus aisés ont connu une hausse spectaculaire de leurs revenus, avec une augmentation de 81% après ajustement pour l'inflation. Cette croissance des revenus pour les plus riches contraste fortement avec celle des groupes à revenu plus faible. Par exemple, les 20% des ménages les plus pauvres n'ont vu leurs revenus augmenter que de 3% au cours de cette période. Cette disparité indique non seulement une concentration croissante de la richesse, mais aussi un fossé économique grandissant entre les riches et les pauvres.
Os 5% mais ricos dos agregados familiares norte-americanos registaram um aumento espetacular dos seus rendimentos, com um aumento de 81% após o ajustamento da inflação. Este crescimento do rendimento dos mais ricos contrasta fortemente com o dos grupos com rendimentos mais baixos. Por exemplo, os 20% dos agregados familiares mais pobres viram os seus rendimentos aumentar apenas 3% durante este período. Esta disparidade indica não só uma concentração crescente da riqueza, mas também um fosso económico cada vez maior entre ricos e pobres.


Au bas de l'échelle économique, la situation est encore plus préoccupante. Un Américain sur dix a un revenu inférieur à ce qu'il avait en 1977, ce qui suggère une détérioration des conditions économiques pour une partie significative de la population. Cette stagnation ou régression des revenus pour les plus pauvres peut être attribuée à divers facteurs, tels que les changements dans la structure du marché du travail, la diminution de la valeur des salaires minimum, et les politiques économiques et fiscales. Pour les classes moyennes, qui représentent environ 60% de la population américaine, l'augmentation des revenus a été relativement modeste, avec une hausse de seulement 8% par rapport à 1977. Bien que cela représente une croissance, elle est faible comparée à celle des couches supérieures de la société. En haut de l'échelle, le scénario est très différent. Les 20% des Américains les plus riches ont vu leur revenu augmenter de 43% par rapport à 1977, et pour le top 10%, l'augmentation est encore plus marquée, avec une explosion de 115% des revenus sur la même période. Ces chiffres illustrent une accumulation de richesse considérable parmi les plus aisés. Ces tendances montrent que les inégalités économiques se sont accrues aux États-Unis pendant cette période, avec des bénéfices économiques substantiellement plus élevés pour les plus riches comparés aux classes moyennes et aux plus pauvres. Cette dynamique souligne des questions importantes concernant l'équité économique, la mobilité sociale, et les politiques nécessaires pour adresser ces inégalités croissantes.
No extremo inferior da escala económica, a situação é ainda mais preocupante. Um em cada dez americanos tem um rendimento inferior ao de 1977, o que sugere uma deterioração das condições económicas para uma parte significativa da população. Esta estagnação ou diminuição do rendimento dos mais pobres pode ser atribuída a uma série de factores, como as alterações na estrutura do mercado de trabalho, a diminuição do valor do salário mínimo e as políticas económicas e fiscais. Para as classes médias, que constituem cerca de 60% da população dos EUA, o aumento do rendimento foi relativamente modesto, com um aumento de apenas 8% em relação a 1977. Embora este aumento represente um crescimento, é pequeno quando comparado com o dos estratos superiores da sociedade. No topo da escala, o cenário é muito diferente. Os 20% mais ricos dos americanos viram o seu rendimento aumentar 43% em relação a 1977 e, para os 10% mais ricos, o aumento é ainda mais acentuado, com uma explosão de 115% do rendimento no mesmo período. Estes números ilustram uma acumulação considerável de riqueza entre os mais ricos. Estas tendências mostram que a desigualdade económica aumentou nos EUA durante este período, com ganhos económicos substancialmente mais elevados para os mais ricos em comparação com as classes médias e os mais pobres. Esta dinâmica põe em evidência questões importantes sobre a equidade económica, a mobilidade social e as políticas necessárias para fazer face a estas desigualdades crescentes.


==Facteurs Clés de la Montée des Inégalités : Comprendre les Causes Profondes==
==Factores-chave do aumento da desigualdade: compreender as causas profundas==
La réalité d'une augmentation des inégalités est largement reconnue, bien qu'il existe quelques exceptions. L'un des facteurs majeurs de cette montée des inégalités est le recul de l'État-providence. Dans de nombreux pays, la réduction des dépenses sociales, la privatisation des services publics, et la diminution des prestations de sécurité sociale ont contribué à une répartition plus inégale des richesses. Ces politiques ont souvent été justifiées par la nécessité de réduire les déficits budgétaires et de promouvoir l'efficacité économique. Cependant, elles ont également eu pour effet de réduire les filets de sécurité pour les populations les plus vulnérables et de diminuer la redistribution des revenus, aggravant ainsi les inégalités et la pauvreté.
A realidade do aumento das desigualdades é amplamente reconhecida, embora haja algumas excepções. Um dos principais factores deste aumento da desigualdade é o declínio do Estado-providência. Em muitos países, os cortes nas despesas sociais, a privatização dos serviços públicos e a redução das prestações da segurança social contribuíram para uma distribuição mais desigual da riqueza. Estas políticas têm sido frequentemente justificadas pela necessidade de reduzir os défices orçamentais e promover a eficiência económica. No entanto, tiveram também o efeito de reduzir as redes de segurança para as populações mais vulneráveis e de reduzir a redistribuição do rendimento, exacerbando assim a desigualdade e a pobreza.


La mondialisation du marché du travail est un autre facteur important. Elle a entraîné une intensification de la concurrence à l'échelle mondiale, mettant les travailleurs de différents pays en compétition les uns avec les autres. Cette concurrence a souvent favorisé les pays où le coût de la main-d'œuvre est moins élevé, conduisant à des délocalisations d'entreprises et à une désindustrialisation dans certaines régions, notamment dans les pays développés. Ces changements ont eu un impact significatif sur les emplois et les salaires, en particulier dans les secteurs manufacturiers, contribuant à une augmentation des inégalités de revenus. De plus, les progrès dans les moyens de transport et la logistique ont facilité et rendu plus économique le déplacement des productions à l'échelle mondiale. Cela a permis aux entreprises de maximiser leur rentabilité en tirant parti des différences de coûts de production entre les pays, mais a également contribué à la perte d'emplois dans certains secteurs et régions, exacerbant ainsi la désindustrialisation.
A globalização do mercado de trabalho é outro fator importante. Conduziu a uma intensificação da concorrência à escala mundial, colocando trabalhadores de diferentes países em concorrência uns com os outros. Esta concorrência favoreceu frequentemente os países com custos de mão de obra mais baixos, conduzindo à deslocalização de empresas e à desindustrialização em certas regiões, nomeadamente nos países desenvolvidos. Estas mudanças tiveram um impacto significativo no emprego e nos salários, em especial nos sectores transformadores, contribuindo para um aumento da desigualdade de rendimentos. Além disso, os avanços nos transportes e na logística tornaram mais fácil e mais barata a deslocação da produção em todo o mundo. Isto permitiu que as empresas maximizassem a sua rentabilidade tirando partido das diferenças nos custos de produção entre países, mas também contribuiu para a perda de empregos em certos sectores e regiões, exacerbando a desindustrialização.


Ces facteurs combinés – le recul de l'État-providence, la mondialisation du marché du travail, et les changements dans la production et le transport – ont contribué à une augmentation des inégalités économiques et à un approfondissement des divisions sociales. Ils posent des défis considérables pour les décideurs politiques, qui doivent trouver des moyens d'équilibrer les avantages de la mondialisation et de l'innovation économique avec la nécessité de protéger les travailleurs et de réduire les inégalités.
Estes factores combinados - o declínio do Estado-providência, a globalização do mercado de trabalho e as mudanças na produção e nos transportes - contribuíram para um aumento da desigualdade económica e um aprofundamento das divisões sociais. Estes factores colocam desafios consideráveis aos decisores políticos, que têm de encontrar formas de equilibrar os benefícios da globalização e da inovação económica com a necessidade de proteger os trabalhadores e reduzir as desigualdades.


Il y a une transformation majeure dans la structure du marché du travail moderne, marquée par le passage à une société dominée par les emplois du secteur tertiaire, ou les services. Ce changement a des implications profondes sur la nature des emplois et la dynamique du marché du travail. La transition vers une économie axée sur le tertiaire s'accompagne effectivement d'un défi majeur en termes d'adéquation des compétences. Les compétences et l'expertise requises dans le secteur industriel diffèrent souvent de celles demandées dans le secteur des services. Cette divergence crée un fossé où de nombreux travailleurs, en particulier ceux issus de l'industrie, se retrouvent sans les qualifications nécessaires pour s'adapter facilement aux nouveaux emplois créés dans le tertiaire. Cette inadéquation des compétences peut entraîner un chômage structurel et limiter les possibilités pour ces travailleurs de se réintégrer dans le marché du travail. En outre, la dynamique actuelle du marché du travail tend vers une dualisation, où les emplois se concentrent de plus en plus aux extrémités du spectre en termes de compétences et de rémunérations. D'un côté, on observe la création d'emplois hautement qualifiés et bien rémunérés, et de l'autre, une augmentation des emplois faiblement qualifiés et mal payés. Cette dualisation contribue à une polarisation économique et sociale, avec une réduction des opportunités d'emploi pour la classe moyenne.
A estrutura do mercado de trabalho moderno está a sofrer uma importante transformação, marcada pela passagem a uma sociedade dominada por empregos no sector dos serviços. Esta mudança tem profundas implicações para a natureza dos empregos e a dinâmica do mercado de trabalho. De facto, a transição para uma economia baseada nos serviços traz consigo um importante desafio em termos de adequação das competências. As competências e a especialização exigidas no sector industrial diferem frequentemente das exigidas no sector dos serviços. Esta divergência cria um fosso em que muitos trabalhadores, em especial os da indústria, se vêem sem as qualificações necessárias para se adaptarem facilmente aos novos empregos que estão a ser criados no sector dos serviços. Esta inadequação de competências pode conduzir ao desemprego estrutural e limitar as oportunidades de reinserção destes trabalhadores no mercado de trabalho. Além disso, a atual dinâmica do mercado de trabalho tende para a dualização, com empregos cada vez mais concentrados nos extremos do espetro em termos de competências e remuneração. Por um lado, assiste-se à criação de empregos altamente qualificados e bem remunerados e, por outro, a um aumento dos empregos pouco qualificados e mal remunerados. Esta dualização contribui para a polarização económica e social, com menos oportunidades de emprego para a classe média.


Les migrants, en particulier, peuvent se retrouver aux deux extrémités de ce spectre. Certains occupent des emplois hautement qualifiés et bien rémunérés, tandis que d'autres se retrouvent dans des emplois faiblement rémunérés et précaires. Cette situation reflète à la fois les divers niveaux de compétences et d'éducation des migrants et les types d'opportunités qui leur sont accessibles dans les économies d'accueil. Le passage à une société postindustrielle est donc l'une des causes principales de ces bouleversements. Cette évolution a non seulement transformé la nature du travail et les compétences demandées, mais a également réorganisé la structure socio-économique des sociétés. Pour répondre à ces défis, il est crucial de développer des stratégies d'éducation et de formation adaptées, ainsi que des politiques visant à soutenir la création d'emplois de qualité et à faciliter la transition des travailleurs vers les nouveaux secteurs d'activité.
Os migrantes, em particular, podem encontrar-se em ambos os extremos deste espetro. Alguns trabalham em empregos altamente qualificados e bem pagos, enquanto outros se encontram em empregos mal pagos e inseguros. Esta situação reflecte os diferentes níveis de competências e de educação dos migrantes e os tipos de oportunidades que lhes são oferecidas nas economias de acolhimento. A transição para uma sociedade pós-industrial é, por conseguinte, uma das principais causas destas perturbações. Esta evolução não só transformou a natureza do trabalho e as competências exigidas, como também reorganizou a estrutura socioeconómica das sociedades. Para responder a estes desafios, é fundamental desenvolver estratégias de educação e formação adequadas, bem como políticas de apoio à criação de empregos de qualidade e que facilitem a transição dos trabalhadores para novos sectores de atividade.


=Annexes=
=Apêndices=


=Références=
=Referências=
<references />
<references />



Version actuelle datée du 7 décembre 2023 à 10:39

Baseado num curso de Michel Oris[1][2]

Estruturas agrárias e sociedade rural: análise do campesinato europeu pré-industrialO Regime Demográfico do Antigo Regime: HomeostasiaEvolução das Estruturas Socioeconómicas no Século XVIII: Do Antigo Regime à ModernidadeOrigens e causas da revolução industrial inglesaMecanismos estruturais da revolução industrialA difusão da Revolução Industrial na Europa continentalA Revolução Industrial para além da Europa: os Estados Unidos e o JapãoOs custos sociais da Revolução IndustrialAnálise Histórica das Fases Cíclicas da Primeira GlobalizaçãoDinâmica dos Mercados Nacionais e a Globalização do Comércio de ProdutosA Formação dos Sistemas Migratórios GlobaisDinâmicas e Impactos da Globalização dos Mercados Monetários : O Papel Central da Grã-Bretanha e da FrançaA Transformação das Estruturas e Relações Sociais durante a Revolução IndustrialAs origens do Terceiro Mundo e o impacto da colonizaçãoFracassos e estrangulamentos no Terceiro MundoMutação dos Métodos de Trabalho: Evolução dos Relatórios de Produção do Final do Século XIX ao Meio do Século XXA Idade de Ouro da Economia Ocidental: Os Trinta Anos Gloriosos (1945-1973)A Economia Mundial em Mudança: 1973-2007Os Desafios do Estado ProvidênciaEm torno da colonização: medos e esperanças de desenvolvimentoTempo de rupturas: desafios e oportunidades na economia internacionalGlobalização e modos de desenvolvimento no "terceiro mundo"

O século XX marcou um ponto de viragem crucial para os países do Norte, inaugurando uma era de profundas transformações sociais, económicas e políticas. Este período foi particularmente marcado pelo crescimento da industrialização e pelas mudanças na estrutura da força de trabalho, levando estas nações a adotar gradualmente o modelo de Estado-Providência. Este modelo prometia expandir as oportunidades e reforçar a proteção dos cidadãos, oferecendo a perspetiva de uma prosperidade sem precedentes. No entanto, trouxe também desafios complexos, desde a instabilidade financeira à escalada da dívida pública, passando pelo aumento do populismo e pelas crescentes disparidades de rendimentos. O século XX revelou-se, assim, uma era de progresso misturado com contradições.

Embora o Estado-providência tenha actuado como uma rede de segurança para muitos cidadãos, também deu origem a uma série de problemas. Estes incluem o aumento dos custos de gestão, o risco de criar dependência sistémica e os desafios de prestar serviços a uma população heterogénea. Este artigo analisa estas questões e discute as estratégias implementadas para as resolver ao longo do último século. Atualmente, é percetível o enfraquecimento do Estado-providência, reflectindo o declínio da sua capacidade de proteger os seus cidadãos num mundo globalizado. Esta situação reflecte tanto a desilusão com o Estado-providência como um aumento das tensões xenófobas e nacionalistas, marcando uma rutura significativa entre diferentes períodos históricos.

Compreender o Estado-providência: fundamentos e princípios[modifier | modifier le wikicode]

As bases históricas do Estado-providência remontam ao final do século XIX e ao início do século XX, um período crucial marcado por grandes transformações sociais e económicas. Nessa altura, os governos começaram a reconhecer a necessidade de proteger os trabalhadores contra os riscos associados à sua profissão e os perigos da vida quotidiana. Esta consciencialização foi em grande parte impulsionada pelo aumento da industrialização, que conduziu a condições de trabalho difíceis e a riscos acrescidos de acidentes e doenças profissionais. Em resposta a estes desafios, vários países iniciaram políticas sociais pioneiras destinadas a proporcionar proteção aos trabalhadores. Estas políticas incluíram a introdução de seguros contra acidentes de trabalho, doenças e períodos de desemprego. Estas políticas lançaram as bases dos modernos sistemas de segurança social, que também incluem prestações como as pensões de reforma e os seguros de saúde. Estes sistemas de proteção social eram financiados por contribuições para a segurança social, geralmente deduzidas dos salários dos trabalhadores. Este modelo de financiamento reflecte o princípio da solidariedade, em que cada um contribui de acordo com as suas possibilidades para apoiar os membros mais vulneráveis da sociedade. Estas primeiras iniciativas marcaram um ponto de viragem decisivo na forma como os governos abordavam a questão da segurança social e lançaram as bases do Estado-providência tal como o conhecemos atualmente.

O Estado-Providência é um conceito político essencial que se refere a um sistema em que o Estado assume a responsabilidade principal de garantir o bem-estar social dos seus cidadãos. Este modelo envolve a prestação de serviços públicos vitais, como a saúde e a educação, assegurando que estes serviços essenciais são acessíveis a todos, independentemente do rendimento ou do estatuto social. Para além disso, o Estado Providência proporciona um conjunto de prestações sociais, incluindo subsídios de desemprego, apoio à família e pensões, para apoiar os indivíduos e as famílias durante períodos de vulnerabilidade ou de mudança de circunstâncias de vida. Um dos objectivos fundamentais do Estado Providência é reduzir as desigualdades sociais. Este objetivo é frequentemente alcançado através de políticas de redistribuição do rendimento, segundo as quais os mais favorecidos contribuem mais para o financiamento dos serviços e prestações sociais. Ao mesmo tempo, o Estado Providência desempenha um papel crucial na prevenção da pobreza, garantindo um nível de vida mínimo a todos os cidadãos, que pode incluir medidas de apoio à habitação ou subsídios para os mais desfavorecidos. O conceito de Estado-Providência ganhou raízes na Europa nas décadas de 1930 e 1940, em resposta às crises económicas e à agitação social da época. Após a Segunda Guerra Mundial, muitos países desenvolveram modelos de Estado Providência mais evoluídos, reconhecendo a necessidade de um papel mais ativo do Estado no apoio ao bem-estar social. Desde então, este modelo tornou-se uma norma em muitos países desenvolvidos, embora a sua extensão e modalidades variem consideravelmente de país para país. Atualmente, o Estado Providência continua a evoluir em resposta aos actuais desafios demográficos, económicos e sociais. Continua a ser um tema central nos debates políticos e económicos contemporâneos, sublinhando a sua importância contínua na estruturação das sociedades modernas.

A crise do emprego e o seu impacto no Estado-Providência[modifier | modifier le wikicode]

A crise do Estado-providência é, de facto, um tema de debate intenso e prolongado, que reflecte os desafios que muitos sistemas sociais enfrentam em todo o mundo. Um dos aspectos cruciais desta crise é a sua estreita relação com a crise do emprego, que está a exercer uma pressão considerável sobre os mecanismos e os recursos do Estado-providência. A crise do emprego, caracterizada por elevados níveis de desemprego e uma crescente insegurança no trabalho, levou a um aumento do número de pessoas que dependem dos serviços e benefícios do Estado-providência. Esta situação pôs em evidência algumas das limitações e inadequações dos sistemas existentes, nomeadamente em termos da sua capacidade para responder à procura crescente. O aumento do desemprego e da insegurança no emprego não só aumentou o número de potenciais beneficiários dos programas sociais, como também reduziu a base contributiva, uma vez que há menos pessoas a trabalhar e a contribuir para o financiamento das prestações sociais. Perante este cenário, os governos e os decisores políticos vêem-se confrontados com dilemas complexos. Por um lado, existe uma necessidade imperiosa de prestar apoio suficiente às pessoas afectadas pela crise do emprego. Por outro lado, têm de gerir as restrições orçamentais e económicas, procurando simultaneamente soluções sustentáveis para reformar e reforçar os sistemas de proteção social. Para tal, é necessário analisar cuidadosamente a forma como as políticas sociais e económicas podem ser mais bem integradas para responder eficazmente à evolução das necessidades da população. As soluções possíveis podem incluir reformas para melhorar a eficiência e a sustentabilidade dos sistemas de proteção social, iniciativas para estimular a criação de emprego e a formação dos trabalhadores, bem como medidas para reduzir as desigualdades e apoiar as transições de carreira. A crise do Estado-providência, que está intrinsecamente ligada à crise do emprego, coloca grandes desafios que exigem respostas inovadoras adaptadas à evolução do panorama socioeconómico mundial.

Historicamente, a inovação tem sido frequentemente um motor de criação de emprego, abrindo caminho a novas indústrias e actividades económicas. Esta dinâmica permitiu compensar, ou mesmo ultrapassar, os empregos perdidos devido à automatização ou à obsolescência de certas práticas. No entanto, no contexto atual, parece que o impacto da inovação no emprego se tornou mais complexo. Uma das principais preocupações prende-se com o facto de as inovações recentes, em especial nos domínios da tecnologia e da automatização, poderem conduzir a uma destruição líquida de empregos. Estas tecnologias avançadas podem substituir não só tarefas manuais e repetitivas, mas também certas funções que exigem um nível mais elevado de competências. Esta tendência é particularmente visível nos empregos de baixo nível, onde a automatização pode substituir tarefas simples a um custo mais baixo e com maior eficiência. Isto levanta questões sobre a função do indivíduo no processo económico e sobre a forma como a sociedade se pode adaptar a estas mudanças. Os trabalhadores cujos empregos são ameaçados pela automatização podem ver-se sem alternativas imediatas, agravando problemas sociais e económicos como o desemprego e a desigualdade.

O Estado-providência desempenha um papel crucial na vida moderna, fornecendo uma rede de segurança essencial para aqueles que não conseguem sustentar-se a si próprios. Esta função é ainda mais importante num contexto em que os níveis de pobreza e de desemprego tendem a aumentar, colocando o sistema sob uma pressão considerável. A crise do Estado-providência em muitos países é exacerbada por uma procura crescente de serviços sociais, que muitas vezes excede os recursos disponíveis. Esta situação é parcialmente alimentada por desafios socioeconómicos, como o aumento do custo de vida, a estagnação dos salários e as alterações demográficas, como o envelhecimento da população. Além disso, os recentes avanços tecnológicos e a globalização conduziram a uma rápida transformação do mercado de trabalho, criando novas formas de insegurança no emprego. Face a estes desafios, os governos têm de repensar e reformar os seus sistemas de proteção social para os tornar mais sustentáveis, eficientes e adaptados às necessidades actuais. Isto poderá implicar ajustamentos na forma como os serviços são financiados e administrados, uma melhor integração das políticas económicas e sociais para estimular a criação de emprego e o investimento na educação e na formação para responder às exigências de um mercado de trabalho em mutação. Além disso, é também crucial ter em conta a dimensão da equidade e da justiça social na reforma do Estado-providência. Isto significa garantir que os serviços e as prestações são distribuídos de forma justa e são acessíveis a todos, em especial aos grupos mais vulneráveis da sociedade. A crise do Estado-providência é, pois, uma questão complexa que exige soluções multidimensionais, tendo em conta as actuais realidades económicas, sociais e demográficas. A capacidade dos governos para inovar e adaptar-se neste domínio será essencial para garantir o bem-estar e a segurança dos seus cidadãos no futuro.

A análise do impacto da crise de 1973 no Estado-Providência revela um duplo desafio para este sistema. Este período marcou um ponto de viragem crucial na gestão e na perceção do Estado-providência. Historicamente, o Estado-providência foi concebido e desenvolvido em resposta a necessidades sociais urgentes, particularmente no contexto de crises económicas e guerras. No entanto, a crise económica de 1973 introduziu desafios sem precedentes, pondo à prova a robustez e a sustentabilidade destes sistemas. O primeiro grande impacto da crise no Estado-providência foi nos rendimentos. A crise do emprego, caracterizada por um aumento significativo do desemprego, afectou diretamente as receitas da segurança social. Dado que o financiamento do Estado-providência assenta em grande medida nas contribuições dos trabalhadores e dos empregadores, um aumento do desemprego implica uma redução dos recursos financeiros disponíveis. Esta situação criou um problema de financiamento dos programas sociais, tornando-os cada vez mais dependentes dos subsídios do Estado e da dívida pública. O segundo desafio diz respeito aos custos do Estado-providência. Com o aumento do desemprego, registou-se um aumento do número de pessoas dependentes das prestações sociais, nomeadamente do subsídio de desemprego e do apoio ao rendimento. Este aumento da procura de prestações sociais exerceu uma pressão adicional sobre recursos já limitados, exacerbando o desequilíbrio entre as receitas e as despesas do Estado-providência. Consequentemente, a crise de 1973 não só reduziu as receitas do Estado-providência, como também aumentou as suas despesas, conduzindo a um défice na gestão destes sistemas. Este período sublinhou a vulnerabilidade do Estado-providência às flutuações económicas e evidenciou a necessidade de uma gestão mais flexível e resistente das políticas sociais. Também estimulou debates sobre a reforma do Estado-providência, procurando formas de o tornar mais sustentável face aos desafios económicos e demográficos.

O apogeu e as realizações do Estado-Providência[modifier | modifier le wikicode]

Nos anos que se seguiram à Segunda Guerra Mundial, o Estado Providência desenvolveu-se e floresceu sob a influência da política keynesiana. Esta abordagem, baseada nas teorias do economista John Maynard Keynes, defendia que a intervenção do Estado na economia era necessária para regular os ciclos económicos, estimular a procura em períodos de recessão e reduzir o desemprego. No âmbito desta política, o Estado-providência era visto como um meio essencial para promover o bem-estar e a equidade social. No entanto, a partir da década de 1970 e especialmente após a crise económica de 1973, começou a surgir uma contestação a este modelo. A direita política, e mais tarde algumas facções da esquerda, adoptaram gradualmente uma nova ortodoxia na política económica. Esta nova abordagem enfatizava a disciplina fiscal, a redução do défice e a retirada gradual do Estado de muitas áreas da economia. A mudança para esta ortodoxia fiscal marcou um ponto de viragem para o Estado-providência. As políticas de austeridade e os cortes orçamentais nos serviços sociais tornaram-se comuns, motivados pelo desejo de reduzir a despesa pública e controlar a inflação. Estas mudanças conduziram a uma redução dos benefícios e serviços oferecidos pelo Estado-providência, bem como a um aumento da desigualdade e das tensões sociais em muitos países. Assim, o apogeu do Estado-providência coincidiu com o início de um período de questionamento e reestruturação, em que os princípios keynesianos deram lugar a uma abordagem mais conservadora e de equilíbrio orçamental. Esta transição influenciou profundamente a forma como os sistemas de proteção social foram entendidos e geridos nas décadas seguintes.

A política económica europeia sofreu uma mudança ideológica significativa, marcada pela passagem da política keynesiana para o ordo-liberalismo alemão. O ordo-liberalismo, com a sua ênfase na regulamentação rigorosa e na disciplina fiscal, tornou-se uma força dominante, influenciando profundamente a política económica na Europa. De acordo com os princípios do ordo-liberalismo, a estabilidade económica é alcançada através da implementação de regras claras e de uma forte regulamentação, particularmente na esfera monetária. A ideia de ortodoxia orçamental, associada à ortodoxia monetária, está no centro desta abordagem. O objetivo é manter a solidez das finanças públicas, com especial ênfase em evitar défices orçamentais excessivos. A disciplina orçamental é vista como essencial para a estabilidade da moeda, com a ideia subjacente de que a ausência de défices públicos contribui para uma moeda forte. A influência do ordo-liberalismo é particularmente evidente na gestão económica da União Europeia. Os critérios de Maastricht, por exemplo, que impõem limites rigorosos aos défices orçamentais e à dívida pública dos Estados-Membros, reflectem esta filosofia económica. Esta filosofia contrasta com a política keynesiana, que preconizava uma intervenção mais ativa do Estado na economia, nomeadamente através da despesa pública para estimular a procura em períodos de recessão. O ordo-liberalismo teve, portanto, uma grande influência na forma como as políticas económicas são formuladas e implementadas na Europa, desempenhando um papel fundamental na definição da atual política económica do continente e condicionando, em grande medida, as respostas às crises económicas e as abordagens à regulação financeira. Esta predominância do ordo-liberalismo também teve repercussões na conceção e gestão do Estado-providência, favorecendo a prudência fiscal e a estabilização monetária em detrimento, por vezes, das despesas sociais.

O período que se seguiu ao apogeu do Estado-providência assistiu, de facto, a uma série de reformas, muitas vezes motivadas por preocupações crescentes com a dívida pública. Isto marca uma mudança significativa na forma como a dívida pública é percepcionada e gerida politicamente. Na década de 1980, vários países europeus adoptaram políticas de inspiração keynesiana, caracterizadas por uma maior intervenção do Estado na economia. Estas políticas destinavam-se geralmente a estimular o crescimento económico e a reduzir o desemprego através de despesas públicas específicas e da regulação económica. No entanto, esta abordagem conduziu frequentemente a um aumento da dívida pública, em parte devido a maiores défices orçamentais. Com a acumulação da dívida, os governos começaram a questionar a viabilidade a longo prazo desta estratégia. A dívida pública tornou-se assim uma questão política importante, levando a uma mudança gradual para políticas mais centradas na redução do défice e no controlo da dívida. Esta transição foi parcialmente influenciada pelo aparecimento do ordo-liberalismo e do neo-liberalismo, que defendiam uma maior disciplina fiscal e uma redução do papel do Estado na economia. As reformas empreendidas no âmbito desta política de endividamento implicaram frequentemente cortes nas despesas públicas, incluindo nos programas do Estado-providência. Estas medidas de austeridade foram justificadas pela necessidade de reduzir a dívida pública e de assegurar a estabilidade económica a longo prazo. No entanto, também suscitaram preocupações quanto ao seu impacto no bem-estar social e na distribuição de recursos na sociedade. Consequentemente, a gestão da dívida pública tornou-se um aspeto central da política económica, influenciando profundamente a conceção e a aplicação das políticas sociais e económicas na Europa. Neste período, assistiu-se a uma mudança significativa nas prioridades políticas, com uma ênfase crescente na estabilidade financeira e na sustentabilidade orçamental.

Desafios contemporâneos e críticas ao Estado-Providência[modifier | modifier le wikicode]

A evolução da situação orçamental da França após a crise de 1973 ilustra bem como o défice orçamental e a dívida pública se tornaram questões centrais, tanto em termos económicos como políticos. Inicialmente, o défice orçamental e a acumulação da dívida pública eram vistos principalmente como consequências inevitáveis das políticas económicas aplicadas em resposta às crises. Em França, após a crise petrolífera de 1973, o governo seguiu uma política económica anti-cíclica, de acordo com os princípios keynesianos. A ideia era estimular a procura e o emprego através do aumento das despesas públicas, apesar de isso conduzir a um défice orçamental. No entanto, apesar destes esforços, o crescimento económico esperado não se concretizou como previsto. Em vez disso, a França, tal como muitos outros países, viu-se confrontada com uma estagnação económica, uma elevada taxa de desemprego e um fraco crescimento. Esta situação conduziu a um aumento constante da dívida pública, uma vez que as receitas públicas não foram suficientes para cobrir o aumento das despesas. Ao longo do tempo, a dívida pública tornou-se uma questão política importante e objeto de debate. Os críticos têm salientado que a acumulação contínua de dívida limita a capacidade do governo para prosseguir políticas eficazes e ameaça a estabilidade económica a longo prazo. Por outro lado, os defensores da despesa pública argumentaram que esse investimento era necessário para apoiar a economia e o bem-estar social. Isto levou a um questionamento das políticas económicas keynesianas e à adoção de medidas mais rigorosas de disciplina fiscal. A espiral da dívida em França, tal como noutros países, foi um fator-chave na mudança para políticas económicas centradas na redução dos défices, na estabilização da dívida e, em alguns casos, na adoção de medidas de austeridade. A experiência da França pós-1973 reflecte uma mudança de paradigma na gestão económica, em que a redução do défice e o controlo da dívida se tornaram prioridades centrais, influenciando fortemente as políticas económicas e sociais das décadas seguintes.

Os anos 80 marcaram um ponto de viragem significativo na perceção e gestão do Estado-providência, com a emergência de fortes críticas que conduziram a importantes reformas. Estas críticas, muitas vezes enraizadas numa perspetiva neoliberal, puseram em causa os princípios fundadores e a eficácia do Estado-providência. A primeira grande crítica, feita principalmente pelos neoliberais, era que o Estado Providência consumia uma proporção excessiva dos fundos públicos sem gerar a correspondente riqueza. Esta crítica argumentava que as elevadas despesas sociais não só eram economicamente ineficazes, como também podiam ter efeitos perversos, como o desincentivo ao investimento privado e o abrandamento do crescimento económico. De acordo com este ponto de vista, os governos deveriam reduzir o seu envolvimento na economia e minimizar as despesas públicas, a fim de promover um ambiente mais propício à iniciativa privada e à eficiência económica. A segunda crítica dizia respeito à eficácia social do Estado-providência. Os neoliberais e outros críticos defendiam que os sistemas de proteção social eram ineficazes e desencorajavam o trabalho e a autossuficiência. Argumentavam que as prestações generosas do Estado Providência podiam criar dependência e reduzir o incentivo ao trabalho, conduzindo a uma "armadilha da pobreza" em que os indivíduos ficavam presos num ciclo de dependência da proteção social. Estas críticas conduziram a reformas substanciais em vários países, nomeadamente no Reino Unido e nos Estados Unidos. No Reino Unido, Margaret Thatcher, eleita em 1979, iniciou uma série de reformas destinadas a reduzir o papel do Estado na economia, privatizando muitas empresas públicas e reduzindo as despesas sociais. Da mesma forma, nos Estados Unidos, o Presidente Ronald Reagan, eleito em 1981, também implementou políticas neoliberais, reduzindo as despesas do Estado-providência e promovendo uma maior liberalização da economia. Estas mudanças simbolizaram o apogeu do liberalismo económico e marcaram um recuo significativo do modelo de Estado-Providência tal como tinha sido concebido e desenvolvido no período pós-guerra. Estas reformas tiveram um impacto profundo e duradouro na estrutura e no funcionamento dos sistemas de proteção social no mundo ocidental.

Apesar da adoção de políticas económicas orientadas para o liberalismo em países como os Estados Unidos e o Reino Unido, as despesas sociais nestes países não diminuíram necessariamente como seria de esperar. Em contrapartida, os países escandinavos, frequentemente citados como exemplos de modelos sólidos de Estado-providência, registaram uma redução das despesas sociais. Nos Estados Unidos e no Reino Unido, apesar dos esforços para reduzir o papel do Estado e da despesa pública, as crescentes necessidades sociais e os desafios estruturais, como o envelhecimento da população e a pobreza persistente, continuaram a exigir elevados níveis de despesa social. Estas despesas foram impulsionadas pela necessidade de dar resposta a problemas sociais persistentes, bem como por pressões políticas e públicas no sentido de manter um certo nível de proteção social. Na Escandinávia, a redução das despesas sociais pode ser explicada por uma combinação de factores, incluindo uma gestão eficaz das finanças públicas, reformas estruturais para melhorar a eficiência dos serviços sociais e um compromisso com os princípios de uma economia de mercado aberta, mantendo simultaneamente uma forte rede de segurança social. No entanto, o desmantelamento ou a redução dos sistemas de proteção social em alguns países teve consequências sociais significativas. Um dos efeitos mais notáveis foi o aumento da taxa de pobreza e o agravamento das desigualdades de rendimento. Os cortes nas prestações sociais e a redução do investimento em áreas como a saúde e a educação aumentaram frequentemente as disparidades económicas e sociais. Estes desenvolvimentos puseram em evidência os desafios inerentes à procura de um equilíbrio entre eficiência económica, disciplina orçamental e responsabilidade social. Assim, a história do Estado-providência neste período reflecte a complexidade das políticas sociais e económicas e as tensões entre os objectivos de redução das despesas e de preservação do bem-estar social.

Análise multidimensional da pobreza[modifier | modifier le wikicode]

A pobreza é uma condição social multidimensional que vai para além da simples falta de recursos financeiros. Engloba também a falta de acesso a recursos sociais e culturais essenciais, o que limita a capacidade dos indivíduos ou grupos de participarem plenamente na sociedade. O aspeto relativo da pobreza é crucial. A definição e a perceção do que constitui uma vida "normal" varia consideravelmente de um país para outro e de uma época para outra. O que é considerado um nível de vida aceitável numa sociedade pode ser entendido como inadequado ou precário noutra. Por conseguinte, a pobreza é frequentemente medida em termos relativos, tendo em conta o contexto socioeconómico específico de uma determinada região ou período.

Nas ciências sociais, a análise da pobreza é utilizada não só para avaliar o nível de bem-estar das populações, mas também para compreender as disparidades económicas e sociais no seio das sociedades. Esta compreensão é crucial para a conceção e aplicação de políticas públicas eficazes de combate à pobreza. As medidas tomadas podem incluir políticas de redistribuição do rendimento, programas de educação e formação, iniciativas de saúde pública e estratégias de desenvolvimento económico destinadas a criar oportunidades de emprego e a melhorar as condições de vida. Além disso, a forma como a pobreza é medida e conceptualizada tem um impacto direto na perceção pública do problema e na prioridade dada à sua resolução nas agendas políticas. Este facto sublinha a importância de dados precisos e de abordagens analíticas relevantes para compreender a natureza da pobreza e desenvolver estratégias eficazes para a atenuar.

O conceito de limiar de pobreza é um elemento fundamental, mas complexo, da análise socioeconómica. Refere-se ao nível de rendimento necessário para satisfazer as necessidades básicas numa determinada sociedade. No entanto, determinar este nível é uma tarefa difícil, dado que a definição de necessidades básicas e o seu custo variam consideravelmente de um contexto para outro. O carácter relativo da pobreza é um aspeto crucial deste conceito. O limiar de pobreza num país desenvolvido difere muito do limiar de pobreza num país em desenvolvimento, reflectindo variações no custo de vida e nas normas sociais. O que é considerado um nível de vida decente numa região pode ser considerado insuficiente noutra, o que faz da pobreza uma condição altamente contextual. Além disso, a metodologia utilizada para calcular o limiar de pobreza influencia grandemente os resultados. Existem diferentes abordagens, que vão desde a utilização de uma percentagem fixa do rendimento mediano nacional até avaliações baseadas no custo das necessidades básicas. Esta diversidade metodológica conduz a diferenças na medição e na perceção da pobreza. O desafio de medir a pobreza não se limita ao rendimento, mas engloba também outros aspectos como o custo de vida, o acesso aos serviços públicos e a qualidade de vida em geral. A pobreza não é apenas uma falta de rendimento monetário; inclui também o acesso a recursos não monetários, como a educação e a saúde, que são essenciais para uma vida de qualidade. O conceito de limiar de pobreza é também objeto de intensos debates e críticas. Alguns consideram que as medidas actuais são demasiado simplistas ou não têm suficientemente em conta as disparidades regionais e as variações individuais. Outros apelam a uma visão mais alargada da pobreza, que englobe dimensões mais amplas do bem-estar e da exclusão social, para além das simples medidas de rendimento. Embora o limiar de pobreza seja um instrumento útil para avaliar e comparar o bem-estar económico das populações, deve ser visto como uma estimativa contextual, sujeita a variações e interpretações. Para combater eficazmente a pobreza, é crucial reconhecer e aceitar esta complexidade e relatividade aquando da formulação de políticas públicas.

Nos Estados Unidos, a taxa de pobreza tem flutuado significativamente desde o final da década de 1950. Nessa altura, cerca de 22% da população vivia abaixo do limiar de pobreza. Esta elevada proporção reflectia os desafios socioeconómicos da época, incluindo as desigualdades de rendimento e o acesso limitado a serviços sociais e de saúde de qualidade para uma grande parte da população. No entanto, nos anos que se seguiram, especialmente até meados da década de 1970, registou-se uma redução significativa da pobreza, com a taxa a descer para 11%. Esta melhoria pode ser atribuída a uma série de factores, incluindo o crescimento económico, a expansão dos programas do Estado-providência e as reformas da saúde e da educação. Estes esforços ajudaram a melhorar o nível de vida de muitos americanos e a reduzir a desigualdade económica. No entanto, na década de 1990, registou-se uma deterioração, com a taxa de pobreza a aumentar para cerca de 15%. Este aumento pode ser associado a uma série de factores, incluindo alterações na estrutura económica, o aumento do custo de vida e os limites das políticas sociais e económicas existentes. Quando o limiar de pobreza é ajustado em função da inflação, a taxa de pobreza de 22% na década de 1950 foi reduzida para metade em meados da década de 1970. Contudo, as tendências recentes sugerem um regresso aos níveis de pobreza dos anos 50, uma evolução preocupante que sublinha a necessidade de políticas mais eficazes de combate à pobreza. Ao mesmo tempo, na União Europeia, tem-se observado uma tendência de aumento da pobreza nos últimos 25 anos. Este facto pode dever-se a uma série de crises económicas, a políticas de austeridade implementadas em vários países e ao impacto da globalização e das mudanças tecnológicas no mercado de trabalho. Este aumento da pobreza na Europa também realça a importância de políticas económicas e sociais sólidas para garantir a segurança e o bem-estar dos cidadãos. Estas tendências indicam que, embora se tenham registado progressos significativos na luta contra a pobreza, subsistem muitos desafios. Sublinham a importância de uma abordagem global e sustentada para combater as causas profundas da pobreza e garantir um nível de vida digno para todos.

Dinâmica e Tendências da Desigualdade Socioeconómica[modifier | modifier le wikicode]

O aumento da pobreza observado em muitas sociedades está intrinsecamente ligado ao aumento das desigualdades. Esta relação evidencia a complexidade dos desafios socioeconómicos actuais e a importância de uma abordagem integrada para os resolver.

Uma das principais causas do aumento das desigualdades é a globalização e a evolução tecnológica. Estes fenómenos remodelaram as economias, criando novas oportunidades de riqueza, mas também contribuindo para o desaparecimento de certos empregos. Estes desenvolvimentos favoreceram frequentemente os trabalhadores altamente qualificados, exacerbando o fosso entre os rendimentos das diferentes camadas da população. Ao mesmo tempo, aqueles que não têm acesso a uma formação adequada ou às oportunidades económicas necessárias acabam por ficar para trás, reforçando as desigualdades.

As políticas fiscais e sociais também desempenham um papel crucial na gestão das desigualdades. Os sistemas fiscais progressivos e as despesas sociais direccionadas podem ajudar a reduzir as desigualdades, enquanto as políticas que favorecem os mais ricos e reduzem os programas sociais podem exacerbá-las. Neste sentido, a forma como os governos decidem afetar recursos e tributar os cidadãos tem um impacto direto na distribuição da riqueza e, por extensão, nas taxas de pobreza.

Além disso, a estagnação dos salários dos trabalhadores com baixos rendimentos, combinada com aumentos substanciais para os gestores de topo e os profissionais especializados, contribui para uma distribuição desigual da riqueza. Esta disparidade salarial reforça a segregação económica e limita as oportunidades dos indivíduos com baixos rendimentos de ultrapassarem o limiar de pobreza.

O acesso à educação e às oportunidades é também um fator essencial na luta contra a desigualdade e a pobreza. Uma educação de qualidade e a igualdade de oportunidades para todos são essenciais para quebrar o ciclo da pobreza e garantir uma distribuição mais justa da riqueza. A falta de acesso a estes recursos pode perpetuar a pobreza e a desigualdade ao longo das gerações.

As desigualdades desde a Revolução Industrial: um contexto histórico[modifier | modifier le wikicode]

Entre as décadas de 1850 e 1930, muitas sociedades registaram melhorias significativas nas condições de vida. Este período, marcado pela rápida industrialização e pelo progresso tecnológico, provocou profundas alterações na forma como as pessoas viviam e trabalhavam. Embora esta época se tenha caracterizado por consideráveis disparidades sociais e económicas, assistiu também ao aparecimento de novos empregos, à melhoria das infra-estruturas e a um maior acesso a bens e serviços anteriormente inacessíveis a grandes camadas da população.

O período de 1930 a 1970 foi particularmente crucial para a redução da pobreza. A ascensão da sociedade de consumo, combinada com a aplicação do modelo fordista de produção em massa, conduziu a uma melhoria substancial do nível de vida. O fordismo, caracterizado por uma produção estandardizada e salários elevados, permitiu à classe média aceder a uma gama mais vasta de bens. Simultaneamente, o desenvolvimento do Estado-providência, com transferências de rendimentos como as pensões, os subsídios de desemprego e a assistência social, desempenhou um papel fundamental na redução da pobreza e na estabilização da economia. Contudo, desde a década de 1970, a situação alterou-se significativamente. As desigualdades tenderam a aumentar, um fenómeno frequentemente atribuído a factores como a globalização, a evolução tecnológica e as políticas económicas e fiscais. Este período foi também marcado por um crescimento económico mais incerto e por desafios acrescidos para o financiamento do Estado-providência. O aumento do custo dos serviços sociais, combinado com recursos fiscais por vezes limitados, colocou desafios consideráveis à manutenção do nível das prestações sociais.

O financiamento do Estado-providência tornou-se uma questão central da economia política, envolvendo debates sobre a afetação de recursos, a tributação e o equilíbrio entre as políticas de mercado e a intervenção do Estado. Esta situação sublinha a necessidade de uma gestão económica e social prudente e inovadora para responder à evolução das necessidades das sociedades e para assegurar uma distribuição justa da riqueza. Esta evolução histórica reflecte as flutuações e os desafios contínuos na luta contra a pobreza e a desigualdade, sublinhando a importância de políticas adaptadas e reactivas para responder a estes desafios.

Tendências recentes da desigualdade: uma análise contemporânea[modifier | modifier le wikicode]

Os 5% mais ricos dos agregados familiares norte-americanos registaram um aumento espetacular dos seus rendimentos, com um aumento de 81% após o ajustamento da inflação. Este crescimento do rendimento dos mais ricos contrasta fortemente com o dos grupos com rendimentos mais baixos. Por exemplo, os 20% dos agregados familiares mais pobres viram os seus rendimentos aumentar apenas 3% durante este período. Esta disparidade indica não só uma concentração crescente da riqueza, mas também um fosso económico cada vez maior entre ricos e pobres.

No extremo inferior da escala económica, a situação é ainda mais preocupante. Um em cada dez americanos tem um rendimento inferior ao de 1977, o que sugere uma deterioração das condições económicas para uma parte significativa da população. Esta estagnação ou diminuição do rendimento dos mais pobres pode ser atribuída a uma série de factores, como as alterações na estrutura do mercado de trabalho, a diminuição do valor do salário mínimo e as políticas económicas e fiscais. Para as classes médias, que constituem cerca de 60% da população dos EUA, o aumento do rendimento foi relativamente modesto, com um aumento de apenas 8% em relação a 1977. Embora este aumento represente um crescimento, é pequeno quando comparado com o dos estratos superiores da sociedade. No topo da escala, o cenário é muito diferente. Os 20% mais ricos dos americanos viram o seu rendimento aumentar 43% em relação a 1977 e, para os 10% mais ricos, o aumento é ainda mais acentuado, com uma explosão de 115% do rendimento no mesmo período. Estes números ilustram uma acumulação considerável de riqueza entre os mais ricos. Estas tendências mostram que a desigualdade económica aumentou nos EUA durante este período, com ganhos económicos substancialmente mais elevados para os mais ricos em comparação com as classes médias e os mais pobres. Esta dinâmica põe em evidência questões importantes sobre a equidade económica, a mobilidade social e as políticas necessárias para fazer face a estas desigualdades crescentes.

Factores-chave do aumento da desigualdade: compreender as causas profundas[modifier | modifier le wikicode]

A realidade do aumento das desigualdades é amplamente reconhecida, embora haja algumas excepções. Um dos principais factores deste aumento da desigualdade é o declínio do Estado-providência. Em muitos países, os cortes nas despesas sociais, a privatização dos serviços públicos e a redução das prestações da segurança social contribuíram para uma distribuição mais desigual da riqueza. Estas políticas têm sido frequentemente justificadas pela necessidade de reduzir os défices orçamentais e promover a eficiência económica. No entanto, tiveram também o efeito de reduzir as redes de segurança para as populações mais vulneráveis e de reduzir a redistribuição do rendimento, exacerbando assim a desigualdade e a pobreza.

A globalização do mercado de trabalho é outro fator importante. Conduziu a uma intensificação da concorrência à escala mundial, colocando trabalhadores de diferentes países em concorrência uns com os outros. Esta concorrência favoreceu frequentemente os países com custos de mão de obra mais baixos, conduzindo à deslocalização de empresas e à desindustrialização em certas regiões, nomeadamente nos países desenvolvidos. Estas mudanças tiveram um impacto significativo no emprego e nos salários, em especial nos sectores transformadores, contribuindo para um aumento da desigualdade de rendimentos. Além disso, os avanços nos transportes e na logística tornaram mais fácil e mais barata a deslocação da produção em todo o mundo. Isto permitiu que as empresas maximizassem a sua rentabilidade tirando partido das diferenças nos custos de produção entre países, mas também contribuiu para a perda de empregos em certos sectores e regiões, exacerbando a desindustrialização.

Estes factores combinados - o declínio do Estado-providência, a globalização do mercado de trabalho e as mudanças na produção e nos transportes - contribuíram para um aumento da desigualdade económica e um aprofundamento das divisões sociais. Estes factores colocam desafios consideráveis aos decisores políticos, que têm de encontrar formas de equilibrar os benefícios da globalização e da inovação económica com a necessidade de proteger os trabalhadores e reduzir as desigualdades.

A estrutura do mercado de trabalho moderno está a sofrer uma importante transformação, marcada pela passagem a uma sociedade dominada por empregos no sector dos serviços. Esta mudança tem profundas implicações para a natureza dos empregos e a dinâmica do mercado de trabalho. De facto, a transição para uma economia baseada nos serviços traz consigo um importante desafio em termos de adequação das competências. As competências e a especialização exigidas no sector industrial diferem frequentemente das exigidas no sector dos serviços. Esta divergência cria um fosso em que muitos trabalhadores, em especial os da indústria, se vêem sem as qualificações necessárias para se adaptarem facilmente aos novos empregos que estão a ser criados no sector dos serviços. Esta inadequação de competências pode conduzir ao desemprego estrutural e limitar as oportunidades de reinserção destes trabalhadores no mercado de trabalho. Além disso, a atual dinâmica do mercado de trabalho tende para a dualização, com empregos cada vez mais concentrados nos extremos do espetro em termos de competências e remuneração. Por um lado, assiste-se à criação de empregos altamente qualificados e bem remunerados e, por outro, a um aumento dos empregos pouco qualificados e mal remunerados. Esta dualização contribui para a polarização económica e social, com menos oportunidades de emprego para a classe média.

Os migrantes, em particular, podem encontrar-se em ambos os extremos deste espetro. Alguns trabalham em empregos altamente qualificados e bem pagos, enquanto outros se encontram em empregos mal pagos e inseguros. Esta situação reflecte os diferentes níveis de competências e de educação dos migrantes e os tipos de oportunidades que lhes são oferecidas nas economias de acolhimento. A transição para uma sociedade pós-industrial é, por conseguinte, uma das principais causas destas perturbações. Esta evolução não só transformou a natureza do trabalho e as competências exigidas, como também reorganizou a estrutura socioeconómica das sociedades. Para responder a estes desafios, é fundamental desenvolver estratégias de educação e formação adequadas, bem como políticas de apoio à criação de empregos de qualidade e que facilitem a transição dos trabalhadores para novos sectores de atividade.

Apêndices[modifier | modifier le wikicode]

Referências[modifier | modifier le wikicode]