Actions

Politiques commerciales divisées : 1946 – 1973

From Baripedia


Le bouleversement du commerce international des années 1930[edit | edit source]

La Grande dépression est une véritable de crise de l’économie internationale. Durant les années 1930, le commerce international ne reprend que lentement. Le niveau du commerce international en 1938 reste en dessous de son niveau de 1929.

Entre 1929 et 1938, on constate une chute de l’importance du commerce international. Pour comprendre les développements les plus importants du commerce international pendant les années 1930, on ne peut pas seulement se concentrer sur les échanges en volume, mais il faut aussi s’intéresser à la structure du commerce international. Il y a une tendance à conclure des accords bilatéraux ou régionaux étant constitués de différentes manières avec plusieurs modèles.

D’une part, il y a un modèle soviétique ou allemand cherchant à élargir la zone d’influence sous le contrôle d’un pays afin de le rendre plus indépendant de l’économie mondiale. C’est une restructuration du commerce international dans le cadre de l’autarcie.

Depuis la fin du XIXème siècle, l’Allemagne est une économie très dépendante du commerce international dépendant beaucoup des importations comme des importations de nourritures qui accroissent suite à l’industrialisation du pays, mais aussi vis-à-vis des matières premières comme du coton brut, du fer brut, mais aussi du pétrole qui remplace de plus en plus du charbon surtout avec l’importance grandissante de l’automobile et de l’avion. C’est un pays fortement dépendant des importations afin de soutenir l’économie. C’est un pays qui dépend beaucoup des exportations afin de payer ses importations. Il y a aussi le fardeau des réparations et de la dette étrangère à payer. La Grande dépression créée une situation externe pour l’Allemagne qui est catastrophique.

Tooze, A., The Wages of Destruction, 2006, p. 74.png

On voit la chute des exportations allemandes mettant en exergue que le pays peine à payer les importations dont il a besoin.

Tooze, A., The Wages of Destruction, 2006, p. 72

On voit les conséquences de ces problèmes sur la balance des marchandises, les réserves en or et en devise de la banque centrale allemande. Vers 1934, la situation est catastrophique. Il y a une manifestation de la communauté internationale notamment à travers des accords internationaux pour décharger l’Allemagne de son fardeau financier. Le moratoire Hoover met la fin temporaire au paiement des réparations. En 1931, un accord pour arrêter la dette à court terme de l’Allemagne est signé par les créditeurs de l’Allemagne.

Dette Etrangère de l'Allemagne ; printemps 1931 (million RM) - Tooze, A., The Wages of Destruction, 2006, p. 7

Il y a une volonté de la part des créditeurs d’aider l’Allemagne à survivre économiquement. Il y a une négociation autour de cette dette et des accords signés avec notamment la Suisse, les Pays-Bas ainsi que les États-Unis et la Grande-Bretagne. Toutefois, il reste le problème des dettes commerciales à long terme.

Avec la situation désespérée des dettes à long terme et des stocks d’or, l’Allemagne risque de faire défaut à long terme. L’Allemagne va prendre la décision le 8 juin 1933 de répudier les dettes soulevant des protestations. Mais elle va faire marche arrière suite aux menaces des partenaires commerciaux de bloquer ou de saisir les revenus des exportations allemandes pour payer les dettes allemandes. C’est un point faible de l’économie allemande qui dépend de ces propres revenus pour payer ses importations créant des tensions avec les partenaires commerciaux. La faiblesse allemande a une influence importante sur Hitler et les nazis obligés de jouer le jeu à court terme avec un effort de négocier avec les créditeurs pour apaiser la situation. Il y a aussi une réduction des importations de biens qui ne sont pas essentiels. Il y a de multiples réactions à ce problème externe, mais il y a le début d’une clarification à moyen terme pour échapper à une situation à plus long terme. L’Allemagne décide de diminuer sa dépendance des partenaires commerciaux puissants et surtout la Grande-Bretagne et les États-Unis. C’est une situation prise face à la vulnérabilité allemande et de sa position externe. Il y a d’abord l’effort d’atteindre l’autosuffisance du point de vue agricole et industriel avec la création de produits synthétiques pour remplacer par exemple le caoutchouc et le pétrole. En 1932, l’Allemagne signe des accords avec des pays d’Europe centrale fournissant des matières primaires à l’Allemagne et achetant des produits manufacturés à l’Allemagne.

Commerce international de l'Allemagne - Source: League of Nations, 1939, p. 278, 300 in Feinstein et al, p. 154

On voit les conséquences de cette stratégie par rapport à l’Europe centrale et orientale. La proportion des échanges de l’Allemagne avec l’Europe centrale augmente faisant partie d’une zone d’influence contrôlée par les allemands. L’Allemagne cherche à incorporer les pays d’Amérique latine dont le Brésil dans sa zone d’influence en les incorporant dans son commerce. Toutefois, cette région de l’Amérique latine gardes de relations importantes avec les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne.

Il y a une forte augmentation de l’importance de l’Amérique latine en tant que débouché des produits allemands, mais aussi en tant que source d’approvisionnement. On voit une réduction importante de l’Allemagne vis-à-vis de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Il y a une réussite de la part de l’Allemagne à diminuer sa vulnérabilité. On voit des évènements assez similaires pour l’Union soviétique, l’Italie et le Japon. Il y a une tendance vers l’autarcie de plus en plus importante d’une manière plus générale. Le modèle autarcique en particulier est associé à un certain type de système politique et de régime.

Un modèle est développé par la Grande-Bretagne en particulier et la France aussi. Avec le cas britannique qui est le bastion du libre-échangisme depuis 1846, sa stratégie va changer dans les années 1930. Face à la Grande dépression, la Grande-Bretagne rompt avec l’histoire libre-échangiste en instituant des tarifs douaniers dès le début des années 1930. Va être établie une préférence avec les pays du Commonwealth suite aux accords d’Ottawa de 1932. Le Commonwealth est titré de la préférence impériale dans le cadre d’une association entre pays autonomes, librement associés et égaux dans l’adhésion d’une allégeance commune à la couronne britannique. Des accords commerciaux sont signés en 1932 instaurant la préférence impériale au sein du Commonwealth. Cela correspond à un régime de droit de douane plus faible pour les pays membres et une augmentation des droits au commerce à destination ou en provenance des pays non membres. C’est une logique de club.

Commerce international de la Grande-Bretagne - Source: UK Board of Trade, 1940, pp. 374-81 in Feinstein et al, p. 154

On observe une augmentation spectaculaire des échanges dans le cadre des accords régionaux. La France met aussi en place un système de préférence impériale qu’elle poursuit pour créer des zones protégées dans lesquelles le protectionnisme est limité, mais se protégeant contre les pays externes par les tarifs douaniers. L’empire français fournit 29% des importations en 1936 contre 11% en 1925.

Un tournant important de la politique commerciale aux États-Unis[edit | edit source]

Avec les États-Unis, on parle de l‘hégémon du monde. Les États-Unis représentent l’exemple type du protectionnisme pendant longtemps étant un pays fortement protectionniste depuis la guerre de Sécession et même avant avec une politique de tarifs douaniers élevés ne faisant cependant pas nécessairement l’unanimité.

Partis et politiques commerciales des États-Unis - Source: Bailey, Goldstein, Weingast, 1997, p. 311

Les deux partis politiques principaux ne sont pas d’accord concernant le protectionnisme. Le parti démocrate est moins protectionniste et libre-échangiste que les républicains. Le fait que les États-Unis poursuivent une politique protectionniste la plupart du temps est expliqué par la dominance du parti républicain.

Lorsqu’on parle de l’acte tarifaire Smoot-Halley Act, il est tout à fait d’accord avec la tendance dominante. C’est seulement lorsque les démocrates sont au pouvoir que les tarifs douaniers diminuent. Vu que les démocrates remportent les élections de 1932, on attend une diminution des tarifs douaniers, mais le contexte étant très difficile pour prendre une telle décision, cela crée un obstacle à une telle décision. Le taux de chômage est très élevé, les tarifs douaniers sont en hausse ailleurs et il y a par conséquent une opposition à la diminution des tarifs douaniers. Le président Franklin Roosevelt est ambigu sur la question du protectionnisme et le fait de diminuer les tarifs douaniers. Les démocrates abandonnent l’idée d’une diminution des tarifs douaniers. Pourtant, ils poursuivent la diminution des tarifs douaniers avec le Reciprocal Tariff Act [RTAA] de 1934. Les démocrates poursuivent une plus grande autonomie pour le président en négociant une diminution des tarifs bilatéraux. Il libère le président américain de la surveillance du Congrès où les pressions protectionnistes sont fortes et difficiles à contrôler.

Droits de douane moyens aux États-Unis 1900-1955, en pourcentage de la valeur.

En 1934, on voit un tournant important dans la politique commerciale des États-Unis qui vont mener une politique de diminution de la protection négociant 22 accords entre 1934 et 1940 réduisant les droits de douane et les quotas.

La chute ne reflète que la diminution négociée, mais c’est plus une combinaison de la déflation et le fait que les tarifs sont négociés en terme nominal. Même si à court terme, il ne faut pas sous-estimer l’importance du changement institutionnel du RTAA, à moyen terme et à long terme, la liberté du président étasunien dans le domaine de la politique commerciale a des conséquences importantes parce que c’est la capacité du président à engager le pays dans un nouvel ordre international après la Deuxième guerre mondiale qui n’est pas envisageable avec l’ancien système.

Le commerce international et la Seconde guerre mondiale[edit | edit source]

Les combattants font de leur mieux pour faire blocus au commerce international de leurs ennemis. Les combattants s’appuient sur les sous-marins. À l’apogée du conflit maritime en 1942, 1500 navires marchands sont torpillés dans l’Atlantique. Les dangers du transport maritime sont évidents dans la hausse des prix des primes d’assurance maritime. Pour un voyage à Calcutta elle monte à 2% de la valeur des biens transport en 1941 à 10% courant 1942 et à 30% en aout 1942.

Malgré tous leurs efforts à restructurer le commerce international, on voit que les pays de l’Axe restent vulnérables étant loin d’avoir résolu le problème de l’approvisionnement de base pour nourri la population nette poursuivre la guerre.

Tooze, A., The Wages of Destruction, 2006, p. 333

On voit les importations de l’Allemagne et les conséquences de la guerre pour l’Allemagne. Le Japon qui aussi de l’extérieur nécessaire à la production d’armement. Il y a une vulnérabilité importante qui reste pour les pays de l‘Axe. Le bloc des pays de l’Axe est très efficace. L’Allemagne va privilégier les relations commerciales avec les pays de l’Amérique latine qui devient toutefois presque impossible dans ce contexte de guerre.

Commerce international de l'Amérique latine ; parts des partenaires commerciaux principaux - Source: Bulmer-Thomas, The Economic History of Latin America since Independence, p. 234

Pour contrer le blocus allié, de nouvelles stratégies vont être mises en place notamment avec le pacte germano-soviétique en 1939 concernant la livraison des denrées et de pétrole, mais en 1940 c’est le pillage et l’exploitation des pays occupés. Avec la France, l’Allemagne a à sa disposition un pays presque aussi industrialisé que son économie. La décision d’aller de l’avant avec l’opération Barbarossa est en partie expliquée par la volonté d’élargir les sources d’approvisionnement de l’Allemagne. Hitler déclenche le 22 juin 1942 l’opération Barbarossa. La conquête d’un espace à l’est est créée avec l’objectif d’approvisionner la politique et l’économie allemande sur la base d’un espace intégré.

On peut dire la même chose pour le Japon qui s’empare du charbon et de coton en Chine, du caoutchouc en Malaisie et au Ceylan, du bioxyde dans les Indes néerlandais. Il y a une dépendance de plus en plus forte de la région qu’il contrôle. La coopération entre les pays de l’Axe devient presque impossible. Les États-Unis exportent des produits minéraux et industriels afin d’aider la Grande-Bretagne et l’Union soviétique. Sans l’appui des États-Unis, il n’aurait pas été possible pour la Grande-Bretagne et les soviétiques de poursuivre la guerre.

Le commerce international de la Grande-Bretagne, de la France et des pays au cœur du conflit diminue fortement alors que les exportations des États-Unis augmentent de 3 fois par rapport à leur niveau d’avant-guerre. Suite à la Seconde guerre mondiale, on voit un hégémon avec un pouvoir sur l’économie mondiale comme jamais vu. Les États-Unis dépassent la Grande-Bretagne en tant qu’hégémon étant le grand gagnant de la Deuxième guerre mondiale, ses pertes sont négligeables, ses investissements sont importants menant à un accroissement des investissements et du PIB représentant 50% du PIB mondial.

Pour la Grande-Bretagne, la Deuxième guerre mondiale met fin aux prétentions de la Grande-Bretagne sur la domination mondiale parce que la Grande-Bretagne sort affaiblie économiquement de la guerre, mais des changements politiques annoncent aussi la fin de son empire avec l’indépendance de l’Inde et du Pakistan en 1947 puis de la Birmanie et du Ceylan en 1948. Suite à la guerre, on ne voit pas de la Grande-Bretagne céder son empire, mais une volonté d’intégrer ces colonies d’une manière différente. Malgré les intentions de l‘élite, la crise de Suez de 1956 met fin aux illusions impérialistes de la Grande-Bretagne. On voit une tendance à la décolonisation nette à l’effondrement des empires européens. Parallèlement à la dépendance économique et militaire à l’égard des États-Unis, les puissances européennes sont confrontées à leur déclin hémogénique et territorial. Les États sont confrontés à leurs frontières d’origines.

Les inspirations à l’indépendance datent de plus longtemps, mais la fin de la Deuxième guerre mondiale met en exergue les faiblesses des empires traditionnels et les populations colonisées posent des questions par rapport à l’avenir des empires traditionnels. Entre 1945 et 1965, on voit le démantèlement des empires à l’exception de celui du Portugal. Les empires n’acceptent pas la perte de leurs colonies et la France est peut-être la plus longue à accepter l’inacceptable sortant de la guerre avec la honte de Vichy, se recentrant sur son empire pour essayer de garder les territoires considérés comme particulièrement importants par les français.

Les politiques commerciales divisées dans l’après-guerre[edit | edit source]

Le rôle des européens diminue en termes de puissance économique et politique, mais il y a aussi l’émergence des pays autonomes qui on la capacité de savoir quoi faire en termes de politique commerciale. Les politiques commerciales de la période d’après-guerre sont divisées. Il n’y a aucun doute que les échanges internationaux augmentent fortement dans cette période de l’histoire. C’est en termes de commerce international des biens manufacturés qu’on observe la plus forte augmentation.

Exportations de marchandises % de PIB, moyenne de 3 années sauf pour 1950.

En 1970, le niveau de mondialisation des échanges internationaux rivalise avec celui de la Première mondialisation. À la fin de la guerre, il y a une volonté de créer un rémige avec la Charte de La Havane qui prévoit en 1948 la création de l’Organisation internationale du commerce [OIC] qui devait représenter un pilier de l’économie mondiale avec le FMI et l’OMC. L’idée de l’OIC est d’étendre au monde entier le système des accords bilatéraux entre partenaires commerciaux afin de négocier la réduction des tarifs douaniers à un niveau mondial. En attendant les ratifications nécessaires à l’OIC, surviennent le premier accord général sur les tarifs douaniers négociés à Genève en 1947 qui est le GATT. Les pays partis commencent à négocier la réduction des tarifs douaniers en attendant la création d’une organisation pour les gérer. La charte de La Havane ne rentre jamais en vigueur parce qu’elle n’est pas ratifiée par le Congrès des États-Unis faisant qu’il n’est pas possible d’avoir une organisation du commerce international. D’autre part, les efforts unilatéraux se concentrent sur le GATT. C’est seulement en 1994 que l’OMC remplace le GATT comme cadre d’organisation du commerce international.

La réticence des États-Unis à ratifier l’OIC montre qu’en dépit de la dominance presque totale des États-Unis dans l’après-guerre, on ne parle pas d’un pays totalement convaincu des avantages du libre-échangisme. L’idéologie dominante et notamment celle des républicains a changée beaucoup depuis les années 1920 avec une plus grande influence des intérêts en particulier des entreprises multinationales comme Ford, Coca-Cola qui sont des grands vendeurs sur les marchés mondiaux. Ce ne sont pas seulement les actionnaires et les gestionnaires de ces entreprises qui sont favorables au libre-échangisme, mais aussi les principaux syndicats comme la CIO ou la United Auto Workers. Pourtant, les intérêts agricoles montrent une forte réticence au libre-échangisme ainsi que les isolationnistes comme le sénateur McCarthy.

On voit des conflits internes dans la politique américaine qui convient de l’attitude ambivalente de cet hégémon à propos de la politique commerciale. Cette attitude ambivalente explique le refus de ratifier l’OIC, mais aussi une période de fort enthousiasme pour le libre-échangisme juste après la guerre.

Tarifs douaniers: produits manufactures - Source: Findlay & O'Rourke, 2007, p. 494

Même pour les produits manufacturés, il n’y a pas de diminution des tarifs douaniers et on peut même constater une légère hausse. Le progrès en termes de tarifs douaniers dans l’après-guerre est enregistré pour les produits manufacturés continuant à poser un problème jusqu’à aujourd’hui du fait que le secteur agricole est traité différemment.

À la fin de la guerre, les britanniques réclament une réduction des tarifs américains tout en justifiant de garder la préférence impériale par la situation à laquelle ils font face après la guerre. Dans les années 1950, les américains sont de plus en plus impatients avec les européens et les britanniques. Il y a un risque de blocage en termes de négociation multilatérale et la tendance du libre-échangisme est risquée. Avec le traité de Rome en 1957, les six membres fondateurs décident de créer un marché commun. C’est ce développement qui pousse les États-Unis à diminuer leurs tarifs douaniers pour promouvoir un commerce international plus libre-échangiste.

Integration de l'Economie Atlantique Exportations de marchandise, % de PIB - Source: Maddison, 1995, p. 38

Au début des années 1970, les acquis Atlantiques sont impressionnants. On observe une augmentation du commerce international par rapport à l’activité économique. Les européens profitent du traité de l’agriculture pour faire la même chose. On ne peut pas parler d’une zone de libre-échange concernant l’agriculture pour les pays riches. Lorsqu’on parle du régime libre-échangiste d’après-guerre, cela concerne les produits manufacturés.

« To say that the immediate postwar years were ones of growing liberalization... is to adopt a perspective that ignores the experience of the vast majority of mankind. »

— Findlay & O'Rourke, 2007, p. 489

Même si on peut voir une intégration de l’économie Atlantique, cela ne concerne pas l‘économie mondiale. Parler de mondialisation dans l’après-guerre est négliger certains pays du monde. Il y a des exceptions. Nous n’avons pas de données très fiables pour la plupart des pays en développement.

Exportations de marchandises % de PIB - Source: Maddison, 1995, p. 38

Pendant la Première mondialisation, l’Argentine est un pays ouvert dépendant des importations. En 1973, la situation est tout autre. Pour le cas du Brésil, il y aune stabilité et même une légère augmentation. Ces exceptions poursuivent des stratégies de développement propre. Il y a plusieurs explications de ces tendances variant selon les pays dont-ont parle.

Le communisme et la Guerre froide fait qu’il y a souvent réduction des échanges internationaux qui existaient auparavant, les échanges entre pays communistes remplacent les échanges internationaux n’augmentant pas forcément le niveau d’activité en termes de commerce international. La décolonisation fait que les anciens échanges internationaux entre pays mère et colonies sont souvent rompus ne voyant pas nécessairement la continuité des échanges. D’autres exemples après la Deuxième guerre mondiale montrent un changement entre colonie et pays mère suite au processus de décolonisation. Les politiques de développement renforcent cette tendance en substituant les importations par une fabrication intérieure à l’économie. Cette politique de développement est très rependue en Amérique latine.

Part de l'Amérique latine des exportations mondiales - Source: Bulmer-Thomas, The Economic History of Latin America since Independence, p. 263

Si clairement, il y a de la libéralisation, cela ne concerne pas l’Amérique latine comme un pays comme l’Allemagne. La politique agricole des pays riches est un cas particulier ou le protectionnisme persiste, car l’agriculture est un secteur privilégié en termes de contrôle de l’approvisionnement de la nourriture afin d’insister sur la souveraineté d’un pays.

« There was one region of the world... which held aloof from the general drift towards protectionism: the northern Atlantic economies of Western Europe and North America, under the military & political leadership of the United States. »

— Findlay & O'Rourke, 2007, p. 489

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]