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Las corrientes políticas y religiosas en el Medio Oriente

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El nacionalismo árabe[edit | edit source]

El nacionalismo árabe es una ideología según la cual los árabes constituyen un pueblo unido por las características específicas (culturales, religiosas, históricas) que los unen y que debe constituirse a nivel político: las fronteras culturales/étnicas deben corresponder a las fronteras políticas. El nacionalismo árabe ha sido cuestionado desde la caída del Imperio Otomano. El baasismo representa el movimiento del partido baasista, popular, mientras que el nasserismo lo representa desde arriba, la élite.

Su origen se remonta a la revuelta árabe de 1916, aunque el comienzo del proceso se remonta más atrás en el tiempo: en 1517, el Imperio Otomano conquistó Egipto (captura de El Cairo); en 1533, Bagdad (ahora Irak) fue tomada por los otomanos, que entonces controlaban todos los territorios otomanos; 1798, la expedición de Napoleón Bonaparte a Egipto, que marcó el comienzo de la alianza otomano británica; etc. El Imperio Otomano fue el primer país árabe en ser conquistado por los otomanos.

Otra fuente de este proceso es la revolución de los Jóvenes Turcos. A partir de 1909, el movimiento cayó en el autoritarismo (Cf. masacre de la población armenia). Además, el idioma turco se puso en el centro de las instituciones e intereses del movimiento. Un cierto número de intelectuales árabes occidentalizados organizaron el primer congreso general árabe en París en 1913. El delegado egipcio fue allí como observador y no se consideró árabe, por razones culturales, que habían evolucionado de manera diferente porque los egipcios estaban bajo dominio británico.

Sin embargo, los árabes, al igual que los territorios, estaban divididos. Pero debido a la Primera Guerra Mundial, así como a la propaganda nazi en la región y a la influencia de las actividades intelectuales en Europa, está surgiendo el panarabismo. Sin embargo, el fracaso del panarabismo dejó un vacío que permitió el desarrollo del islamismo.

Pan-Arabismo[edit | edit source]

Los notables tradicionales, en el contexto de la Primera Guerra Mundial y desde una perspectiva centro-periferia, intentarán crear alianzas con los occidentales: podemos hablar del Sheriff Hussein de la Meca - su intento de crear un reino árabe fracasará a favor de varios mandatos. La decepción es grande. Al final de la guerra, Faisal fue acompañado por Sati Al Husri, que se convirtió en el ministro de educación y en el primer teórico del nacionalismo árabe. Fue influenciado por la concepción alemana de la nación, favoreció los aspectos lingüísticos y culturales como elementos determinantes de lo que es árabe y lo que no lo es.

Esta evolución continuará durante el período de entreguerras como resultado de la ruptura de las promesas hechas durante el conflicto - los acuerdos Sykes-Picot son un buen ejemplo de ello. Algunos elementos acelerarán este proceso: la propaganda fascista o nazi - un golpe de estado pro-nazi está emergiendo en Bagdad. También hay mucho debate sobre la independencia árabe.

Le baasisme[edit | edit source]

L’annexion du Saint-Jacques d’Alexandrette (Syrie) par la Turquie va provoquer l’émergence du baasisme, la résurrection arabe. Le premier congrès du parti baas se déroule en 1947 et insiste beaucoup sur l’unité (territoire), l’indépendance (autonomie) et le socialisme arabe (réformes pour parvenir à l’État moderne). Une autre caractéristique reste l’approche non confessionnelle donc séculariste du mouvement, tout comme le fait que les minorités doivent s’assimiler à la nation arabe et un antisionisme prépondérant.

Michel Aflak (1910-1989), grec orthodoxe de Damas, va créer le parti baas en 1943. Il occupera le poste de secrétaire général du parti tant en Syrie qu’en Irak.

Cette idéologie va évoluer et on assiste au développement de sections nationales dans les différents pays. Dès que le baasisme est assimilé au pouvoir, les réformes sont présentes, tout comme une forme de violence (division, guerre, répression). Dès 1958, le projet baasiste se concrétise via la fondation d’une République arabe unie (qui échouera en 1961). En mars 1963, le parti baas arrive au pouvoir en Syrie avec les mêmes conséquences – y compris une confessionnalisation.

Le Nassérisme[edit | edit source]

C’est une idéologie politique arabe basée sur la pensée du président égyptien Gamal Abdel Nasser. Il s’agit de renforcer l’unité des Arabes, l’indépendance totale (1922 en Égypte) de ceux-ci en s’intéressant au socialisme arabe. Une idéologie qui voit le jour après la mise en place d’un pouvoir (contrairement au baasisme). La fondation en 1958 de la République arabe unie est l’une des expressions de la pensée nassériste. Un des buts de la République arabe unie: la Syrie comme province égyptienne. Les accords de Camp David signés entre l’Égypte et Israël en 1979 marquent la fin du panarabisme selon certains experts. L’Égypte sera d’ailleurs exclue de la ligue arabe.

La ligue des États arabes (ligue arabe)[edit | edit source]

En 1944, le gouvernement égyptien réfléchit à une structure permettant le développement d’une fédération des pays arabes. Plusieurs projets sont proposés: celui de la Grande Syrie (Cis- et Transjordanie), du croissant fertile, création d’une ligue, etc. Le protocole d’Alexandrie pose les bases de la future association qui deviendra effective une année plus tard, en 1945, sous le sigle de la ligue des États arabe. Ses membres fondateurs sont l’Égypte, l’Arabie Saoudite, l’Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie et le Yémen du Nord. Son système rend toute prise de décision compliquée. Le monde arabe est caractérisé par une très grande diversité, ce qui rend toute initiative régionale très compliquée. De plus, il y a peu d’échanges économiques entre les pays arabes.

En 1971, la création de l’Union des Républiques arabes ne débouche sur aucune conséquence concrète. Au Maghreb, on tente de rassembler les États, sans succès. Après la révolution islamique en Iran, les pays du Golfe créent un conseil de concertation, sans suite.

Le panislamisme[edit | edit source]

Le wahhabisme[edit | edit source]

L’une des sources de l’arabisme ou nationalisme arabe est particulièrement importante: le wahhabisme, qui peut se définir comme la volonté de purification de l’Islam, la conquête des âmes, selon les principes originaux, les salaf (« ancêtres », « prédécesseurs »), les trois premières générations de l’islam. Son protagoniste Mohammed Ben Abdelwahhab (1703-1792), prêchant un islam réformateur et puritain s’allie avec Mohammed Ibn Saoud (1710 – 1765) dans ce projet et remettent en question le califat ottoman, ce qui amène une politisation croissante sur cette question. Le pacte va notamment déboucher sur la création du premier émirat saoudien, celui de Dariya. Ben Abdelwahhab serait chargé des questions religieuses et Ibn Saoud chargé des questions politiques et militaires. Cet accord est devenu un « pacte de soutien mutuel » et de partage du pouvoir entre la famille Al Saoud et les disciples de ben Abdelwahhab, qui est resté en place pendant près de 300 ans, fournissant l’impulsion idéologique à l’expansion saoudienne.

Le modernisme arabe ou « nahda »[edit | edit source]

La renaissance arabe ou nahda se constitue en Égypte : Al Afghani (1839-1897), principal théoricien du modernisme arabe, s’y établit à 33 ans. À l’aide de Mohammed Abduh, mufti (interprète de la loi musulmane), il fondera le modernisme islamique dans le but de réformer nombre d’institutions. Ce processus va aussi déboucher sur un essor culturel basé sur la redécouverte historique du monde arabe: un arabisme culturel en soit marqué par un retour sur le patrimoine historique et glorieux. Dans ce mouvement, aucune distinction confessionnelle n’est faite, l’accent est mis sur la langue. Des partis politiques sont créés, des associations, ligues et organisations voient le jour.

Le panislamisme d’Abdülhamid II (1842-1918) représente un volet plus politique du nationalisme arabe. Des procédures de centralisation, investigation et de répression sont mises en place. Certains activistes seront exilés en Égypte.

Le conflit israélo-palestinien[edit | edit source]

La notion de Palestine est antérieure à l’Empire ottoman: elle provient de l’Antiquité. Pendant la période d’expansion de l’Islam, on désignait la terre sainte par ce terme. Au fil du temps, notamment suite aux conquêtes européennes, on parle de Palestine. Les habitants de cette région vont utiliser ensuite ce terme pour définir le territoire où sera établi le futur état arabe.

Au 19ème siècle, de nombreuses rivalités revendiquent le territoire (Églises, États, puissances, etc.) ce qui débouche sur des conflits se déroulant sur les lieux saints. C’est pour cela que, dans le cas de Jérusalem, la ville est placée sous autorité directe de Constantinople alors que ce n’est pas le cas dans le reste de l’Empire ottoman.

À la suite de la disparition de l’Empire ottoman, les britanniques continuent d’utiliser le mot « Palestine » ou bien de « Syrie du Sud » pour définir leur mandat. Du côté d’Israël, on parle « d’État arabe », qui n’a toujours pas vu le jour. Le processus de nationalisme arabe n’est pas très clair au début – on note les vagues de migrations ainsi que l’enjeu politico-religieux comme déterminants de ce dernier. La défense de la terre se fait au nom de l’arabisme.

Le rapport de force sur place est clairement en faveur des sionistes. Les tensions entre les deux parties conduiront à des massacres, assassinats et attentats. Durant la Grande Révolte de 1938-1939, la classe dirigeante israélienne est assaillie par les Arabes. Les Britanniques, tenant compte des difficultés, demande l’aide de la Société des Nations, qui va mettre en place la Commission de Peel pour réaliser, en 1937, le premier plan de partage entre les deux États. Il est refusé par la partie arabe, tout comme les révisionnistes juifs – alors que les juifs en général l’acceptent. Les tensions continuent jusqu’en 1947, moment où les britanniques remettent leur mandat à l’ONU, qui proposera un second plan de partage.

L’exode palestinien de 1948 ou Nakba (« catastrophe ») fait référence à la guerre civile qui provoque l’expulsion de centaines de milliers d’Arabes du territoire. D’autre part, la question des réfugiés est liée à la formation de la diaspora palestinienne. Le mouvement se redéfinit donc vers les années 1958-59 pour mettre un accent sur l’identité palestinienne – et se détacher des leaders arabes. Yasser Arafat qui domine le mouvement n’a plus pour objectif la défense de l’arabisme ou bien la création d’un État arabe, mais bien d’une revendication de la diaspora pour la création d’un État palestinien. Dès lors, la lutte armée devient le moyen de la libération de la Palestine.

Dès 1963, des opérations militaires sont menées depuis la Jordanie contre Israël. Arafat commence à être apprécié auprès des Arabes au vu des réussites militaires. Rapidement, les ripostes israéliennes contraignent la Jordanie à expulser les combattants palestiniens, qui s’installeront au Liban. Les choses changent là aussi: plusieurs événements dont la tentative d’assassinat sur l’ambassadeur israélien à Londres débouche sur l’opération « Paix de Galilée », Israël envahissant le Liban en juin 1982 pour détourner les roquettes basées sur place et repousser l’armée syrienne. Par ailleurs, l’image des Palestiniens au Liban décline, car ces derniers se retrouvent également impliqués dans la guerre civile. Le mouvement change de quartier général pour aller s’installer en Afrique du Nord. Alors qu’il revoyait ses objectifs à la baisse – considérant même l’idée de deux États – il est sauvé par l’intifada, mouvement populaire pour redynamiser la Palestine. Cela va déboucher à la fin de la guerre froide sur les accords d’Oslo, Yasser Arafat est loué.

En revanche, les négociations avec Israël échouent, notamment sur la question des colonies et des réfugiés. Le milieu nationaliste et plus particulièrement le Hamas accuse Arafat d’incompétence, de corruption et de népotisme. Dès lors, le Hamas gagne en pouvoir politique, bien qu’il défende une approche plus islamique du mouvement palestinien: c’est le passage à la troisième phase.

La lutte armée est reprise, tout comme l’intifada, dans une volonté de djihad contre les juifs. En 2006, le Hamas, mouvement islamiste palestinien composé d’une branche politique et d’une branche armée, gagne des élections, mais est également considéré comme terroriste par les pays européens et les États-Unis. On voit notamment apparaître la notion de deux gouvernements au sein de la Palestine. De nos jours, le territoire est morcelé, le chômage et la corruption font que l’autorité est fragile.

Le cas kurde[edit | edit source]

Le mouvement doit lutter contre les États issus de la dissolution de l’Empire ottoman. Le mot « kurdistan » existe depuis au moins le 12ème siècle. La guerre entre les séfévides (Iraniens) et les Ottomans en 1514 marque la première fracture sur la terre du peuple kurde. Toute est une question d’enjeux: certains kurdes se rangent du côté du Shah et certains du côté Ottoman. En 1639, un traité fixe en principe les frontières du territoire: de facto, elles existent seulement depuis les années 1940.

Une nouvelle ère politique prenant place sous le signe du panislamisme, l’autonomie des Kurdes est supprimée bien qu’on assiste à la création de certaines prestations et droits pour ladite population (tribus). Cela n’empêche pas les rivalités entre celles-ci et les populations avoisinantes, l’Arménie par exemple.

En 1919, l’organisation politique kurde est nouvellement créée: c’est le premier signe d’un nationalisme kurde. Le traité de Sèvres prévoit l’autonomie du territoire kurde, ce qui pourrait déboucher sur une indépendance. L’État ne verra néanmoins pas le jour:

  • Les zones de peuplement étaient divisées (France, GB, Russie) et les Alliés ne sont pas disposés à remettre leur plan en question.
  • L’autonomie arménienne soulève des conflits portant sur les territoires ciblés.
  • Le nationalisme kurde est faible et ne peut mobiliser les masses. La communauté est minée par des indécisions : la possibilité de refuser Sèvres pour lier la communauté au nationalisme turc pour un seul territoire en est une.

Kurdistan turc[edit | edit source]

En 1924, les mots « kurde » et « Kurdistan » sont interdits en Turquie kémaliste dans le cadre d’un processus d’assimilation et d’acculturation : on déplace des populations, on théorise le fait que les Kurdes sont en réalité des Turcs « montagnards » – ce qui explique les différences aux niveaux linguistique et culturelle. Apparaît donc un contexte de révolte permanente. Mais la crise identitaire de la Turquie à la fin de la Deuxième Guerre mondiale va pousser au développement d’un intérêt pour la langue, la culture et l’histoire kurde, une renaissance du nationalisme kurde. Au final, les coups d’État et la répression à tendance nationaliste durant les années suivantes mettent à mal les intérêts de la communauté kurde.

La lutte armée débute en 1984, sous l’impulsion du PKK (le parti travailliste kurde), soutenu par la gauche communiste russe. Depuis 1946, l’Union soviétique s’intéresse de près à la situation dans cette région : les communistes soutiennent l’Azerbaïdjan iranien, autoproclamée république autonome face à l’Iran de Rezah Pahlawi (fils) – Cf. conflit irano-soviétique. Depuis les années 2000, la tension reprit à cause de l’islam chiite en Iran alors que les Kurdes iraniens sont majoritairement sunnites.

Kurdistan irakien[edit | edit source]

Le Kurdistan irakien est lié à la question du villaet de Mossoul (Cf. mandat britannique). En 1925, la Société des Nations décide de l’annexion de Mossoul au mandat irakien. Le mouvement résurrectionnel n’est jamais tari en Irak, ce qui représente la spécificité du nationalisme kurde dans le pays. Néanmoins, les accords avec l’Irak sont un échec, notamment avec le fait que l’Iran n’apporte plus son soutien au nationalisme kurde. En 1991, lorsque Saddam Hussein perd la guerre, les Kurdes en profitent pour mettre une autonomie de facto : la constitutionnalisation de ladite autonomie se fait dès la chute du régime de Saddam Hussein. Mais depuis le retrait américain en 2009, les Kurdes subissent une marginalisation prononcée de la part du centre de l’Irak. Plus récemment encore, le référendum du Kurdistan irakien en septembre 2017 a été contré par Bagdad.

Kurdistán sirio[edit | edit source]

En la década de 1960, el gobierno nacionalista sirio agravó la división entre las diferentes comunidades kurdas - a lo largo de una línea de ferrocarril. En el decenio de 2000 surgieron las primeras manifestaciones en favor de una autonomía para el Kurdistán sirio: los kurdos aprovecharon el caos del país para establecer una de facto.

Desde la intervención angloamericana en suelo iraquí en 2003, agravada por la consiguiente guerra civil -incluida la crisis siria desde 2011-, la esperanza de crear Estados nación estables se ha vuelto muy frágil, si no inexistente, en el Oriente Medio. Paradójicamente, las fronteras siguen ahí, siendo testigos de una historia geopolítica muy fuerte.

Ralph Peters cree que la realidad sobre el terreno (diferencias políticas, culturales y religiosas) pone en tela de juicio unas fronteras que no responden a las expectativas de las sociedades sobre el terreno: los países se configuran según criterios nacionales, étnicos y religiosos. Este mapa fue objeto de mucho debate, incluso dentro de la OTAN.

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Hay un amplio consenso de que el experimento nacional ha fracasado. Aunque Bashar Al-Assad está ganando la guerra, la nación siria ya no existirá de la misma forma que antes del conflicto (como lo hará la forma de gobernar). Además, las fronteras no delimitan las comunidades: están vinculadas, si no territorialmente, a través de la noción de religión, patrimonio histórico, etc. La nación siria ya no existirá de la misma manera que antes del conflicto (como tampoco existirá la forma de gobernar). El concepto de diáspora incluye todos estos elementos.

El Golfo Pérsico[edit | edit source]

Algunos estados prefieren llamarlo "Golfo Árabe". Hoy en día, el Golfo es un símbolo de prosperidad y lujo. Comprende los Emiratos Árabes Unidos, Kuwait, Qatar, Bahrein y Omán. Para entender su evolución, hay que mirar la política británica en la región.

Históricamente, el Golfo estuvo vinculado a Mesopotamia con el comercio de perlas, con centros en Bahrein y Omán. Las regiones pobres comerciaban con perlas, pesca y comercio marítimo. La región experimentó un cierto auge con los abasidas, pero tan pronto como éstos disminuyeron, la situación volvió a ser problemática. Este vacío fue pronto reemplazado, a partir del siglo XV, por las potencias europeas que invirtieron en la región: el comercio de especias y el comercio marítimo en general fueron los principales vectores. Con la llegada de Gran Bretaña, el comercio se fortaleció mediante la intensificación del comercio con la India.

La política británica fue abusada por los piratas y por los diversos príncipes que lucharon entre sí en la guerra. A partir de 1798, la amenaza también se volvió francesa. A partir de entonces, Gran Bretaña concluye pactos especiales con los actores locales - el tratado con Omán para prevenir el expansionismo francés. El mismo procedimiento se aplicará en las relaciones con los piratas. Estos tratados, que aparecieron en el siglo XIX, determinarían la política económica y estratégica británica en la medida en que su renovación permitiera asegurar el Golfo: aunque la región era inestable, cada vez más corsarios y príncipes se comprometían a no hacer la guerra unos contra otros.

Algunos estados aprovecharon el estallido de la Primera Guerra Mundial para fortalecer su posición internacional: Kuwait firmó un acuerdo con Gran Bretaña para reforzar el protectorado. Tras la independencia de la India y el Pakistán, los británicos decidieron retirarse de esa región en el decenio de 1960. Todos los príncipes locales, habiendo hecho alianzas con los británicos, se iban a preguntar sobre el futuro de la región: la creación de los estados que hoy conocemos estaba teniendo lugar en ese mismo momento. Poco tiempo después, el descubrimiento de petróleo cambió la situación y provocó un renovado interés de Occidente en la región: la segunda ola de independencia tuvo lugar en la década de 1970.

El Islam político[edit | edit source]

Se trata de una ideología, un programa político, cuyo objetivo es conquistar el poder para islamizar la sociedad según la lectura de ciertas fuentes y textos religiosos por parte de los actores de dicha ideología.

Apareció tan pronto como fracasó el panarabismo (un movimiento de oposición a la dominación occidental). La destrucción de Israel, símbolo del poder extranjero, también regresa en este imaginario. Según los especialistas, esta era comenzó en 1979, cuando se firmó el tratado de paz entre Egipto e Israel: la "traición" egipcia sólo reforzó los antagonismos hacia el Estado judío.

Varios rasgos característicos:

  • El fundamentalismo también forma parte del Islam político (y en el mundo musulmán desde el siglo VIII). El wahabismo (siglo XVIII), un fundamentalismo muy riguroso y revolucionario, juega un papel muy importante.
  • El fundamentalismo es una voluntad de hacer historia para volver a los fundamentos de la religión.
  • La colonización, una manifestación concreta de la dominación europea sobre el mundo árabe, es una parte integral de la imaginación política.
  • Las luchas por la independencia como reacción a la penetración de Occidente: la tradición islámica está fuertemente impresa en ella, y el concepto religioso contribuirá en gran medida a ello. La ideología de la liberación nacional.

El origen de este movimiento, en nuestro siglo, se puede rastrear hasta la Hermandad Musulmana (Egipto, 1928), cuyo protagonista es Hassan Al-Banna. Esta organización aparecerá en la escena política para apoyar la islamización de la sociedad egipcia. La originalidad del movimiento radica en el hecho de que esta organización política tiene una fuerza paramilitar - la presencia de la tradición militar y los británicos en el territorio. Considera el Corán como su constitución. El movimiento tendrá sus altibajos. Aunque no es partidario de la acción armada, seguirá participando en la guerra de 1948 (pretexto de la traición) así como en la revolución de 1952.

Sayyid Qutb (1906-1966), el teórico de un potencial estado islámico, iba a desempeñar un papel muy importante en el papel del Islam político: torturado, reprimido por ser un disidente, teorizó que tales sociedades - occidentalizadas, dirigidas por el nacionalista panárabe - no podían construirse sobre la base del Islam. Han caído en "Jahiliya", legitimando así el uso de la violencia (contra un gobernante musulmán). Será condenado a muerte y decidirá no recurrir a la decisión para reactivar la imaginación de los mártires.

Aunque su pensamiento sigue siendo marginal, las cosas cambian en 1979. El plan ideológico se vio alterado por el fracaso panárabe, al igual que el simbólico, afectado por el acuerdo con Israel. En otros lugares, la presencia de las fuerzas soviéticas en el Afganistán conduciría a una guerra que duraría de 1979 a 1989 y que enfrentaría a la URSS con los Mujaheddin ("guerreros santos"). La noción de mártires se generalizó en la lucha contra cualquier poder (occidental, comunista...), contribuyendo al desarrollo del movimiento. Algunos Estados quieren reaccionar promoviendo políticas islamistas, aprovechando el contexto para establecer su monopolio de autoridad (en regiones inestables).

En la década de 1990, los especialistas concluyeron que el Islam político había fracasado porque los movimientos islamistas no habían logrado tomar el poder. Pronto quedó claro que la conclusión era demasiado precipitada: una vez que se ganara la guerra contra los soviéticos que salían de Afganistán, se lanzaría la yihad contra los Estados Unidos y sus aliados cruzados, Israel.

La retórica, los enfoques y las tácticas son diferentes, porque la violencia es ahora un sacrificio. Estamos superando la etapa del martirio, que toma una forma completamente diferente: la aparición de ataques (suicidas), el uso del terrorismo. Los actores han evolucionado: las élites activistas se están uniendo a Al Qaeda. También estamos siendo testigos de la reubicación de estos actores, que tendrá lugar principalmente en el Iraq. La situación del país es peculiar, porque la minoría chiíta está recuperando el poder en un contexto de caos total: el Partido Baath está prohibido desde la caída del régimen de Saddam Hussein. Con la población suní expulsada del poder, los chiítas se convierten en el primer objetivo de al-Qaeda (ver al-Tawihd de al Zarqaoui) en Irak. A partir de 2014, la formación será designada como un estado islámico.

Annexos[edit | edit source]

Referencias[edit | edit source]