Le système de partis

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La fragmentation du système de partis

Le nombre de partis

Le système de partis en Suisse est fortement fragmenté. Cette fragmentation a des conséquences dans le sens ou elle contribue à la faiblesse des partis politiques. Cette faiblesse est aussi due aux faibles ressources des partis politiques (les partis sont pauvres). Une des raisons, c'est que l'on n'a pas un système de financement publics des partis. On a très peu de professionnels, dans les partis.

Cette fragmentation s'explique par le grand nombre de partis existant en Suisse. Il ya beaucoup de partis politiques au niveau fédéral et encore plus au niveau cantonal.

Pour essayer de se faire une idée de comment est structurée le système de parti, il faut se demander, qui sont les partis qui comptent?

Sartori, identifie les partis qui comptent. Dans sa conception, il y a deux critères qui permettent de juger si un parti compte ou pas:

  • Est-ce qu'un parti politique est en mesure d'appartenir à une coalition gouvernementale ? Si oui, alors le parti compte.
  • Dans un deuxième critère, un parti compte s’il est capable de poser un véto aux décisions du gouvernement.

Cette définition, utilisée par Sartori, n'est pas très pertinente pour le cas suisse.

Si on applique ces deux critères, alors presque tous les partis comptent en Suisse. Si on applique la capacité des partis à poser un véto du gouvernement, alors tous les partis peuvent, au niveau fédéral lancé un référendum, provoquer un vote populaire. Donc, même un tout petit parti peut exercer un véto en Suisse.

Une autre possibilité, pour caractériser le nombre de partis qui comptent en Suisse, c'est d'appliquer la formule de Laasko / Taagepera. Il faut calculer le nombre effectif de partis.

Il faut pour comprendre la formule, imaginer un contexte, caractérisé par 3 partis politiques. Chacun de ces trois partis représente 33% des voix. Dans ce contexte-là, il y a 3 partis qui comptent. Imaginons maintenant un autre contexte, avec 3 partis, mais avec deux partis qui ont chacun 45% des voix et un troisième qui a 10% de voix. Dans ce cas-là, le nombre de partis est proche de 2.

Donc le nombre effectif de partis prend en compte le nombre et le poids de chaque parti.


Avec ce tableau, on voit que le nombre de partis tourne autour de 6. Dans les années 1990, il y a eu une progression forte des petits partis. La diminution assez importante du nombre effectif de partis correspond à la montée en puissance de l'Uüf et qui a cannibalisé les autres partis de la droite dure.

En 2011, il ya eu le PBD et les Verts libéraux qui sont arrivés.

Les causes de la fragmentation

Les causes principales sont d'abord d'un ordre sociologique. Plus il y a de clivages, plus il y a de partis qui se forment pour articuler ces clivages. La deuxième cause est institutionnelle: le fédéralisme augmente la fragmentation.

Les clivages politiques

Définition d'un "clivage politique"

Le clivage politique, selon Bartolini et Mair, est présent quand trois conditions sont réunies:

Une composante structurelle-empirique normative: il faut pouvoir distinguer des groupes au sein de la société.

Une base socio-structurelle pour des groupes de population ..

Une composante culturelle-normative: il faut que ces groupes se différentient, en termes d'identité politique, de croyance et d'identité propre.

Même si on observe une division sociale qui se double d'attitude de norme, on ne peut pas encore parler de clivage. C'est un clivage latent.

Ce clivage devient manifeste uniquement s’il est mobilisé, articulé politiquement, qu'il devient un clivage politique.

Ex : une différence de religion, ne s'exprimera pas politiquement, tant qu'il n'y a pas un parti politique qui vient défendre les intérêts de la religion X contre une religion Y.

Les clivages traditionnels en Suisse

Rokkan et Libset on identifier 4 clivages :

  • Le clivage religieux: fondateur dans l'histoire suisse: protestant vs catholiques. On peut dire que jusque dans les années 1950, c'est le clivage le plus important de la politique suisse.
  • Le clivage linguistique: il n'y a pas de parti politique qui articule, politise le clivage linguistique. Pendant très longtemps, l'UDC a été un parti alémanique. Le PLR est un parti libéral qui était essentiellement francophone. Donc on a eu des partis, qui existaient dans une région mais pas dans une autre, mais ces partis, ne défendent pas les minorités linguistiques. Le clivage linguistique n'est pas un clivage qui existe en Suisse.
  • Le clivage de classe: s'est manifesté au cour de l'industrialisation. Il a eu les effets les plus durables. Il se reflète dans la polarisation gauche/droite. Il ne s'agit plus du clivage de classe, comme postuler par Marx, il s'agit plutôt d'un clivage qui parle du rôle de l'état, du partage des richesse.
  • Le clivage ville-campagne: s'est manifesté au cour de l'industrialisation. Il a trouver son expression en Suisse, avec le PAB, ancêtre de l'UDC: à l'époque on reprochait au parti radical de trop protégé les grandes économies au détriment des campagnes. L'Une est devenu plus urbain que ne l'était le PAB.

Le clivage centre-périphérie: n'a jamais exister en Suisse, car il n'y a pas véritablement un centre en Suisse. Si il n'y a pas de centre, il ne peut y avoir de velléité.

Importance empirique des clivages

Les études faites ont montré que le clivage religieux et linguistique étaient les clivages les plus importants pour expliquer le comportement électoral des suisses. Pourtant, on a vu que le clivage linguistique n'existe pas en Suisse.

Si on se base sur le lien entre la langue parlée et le choix électoral, on trouvait une relation forte. Mais pas parce que les partis en question articulait le clivage linguistique, mais plutôt parce que ces partis existaient dans une région linguistique, mais pas dans une autre.

Le clivage religieux a perdu en importance. A la fois en tant que déterminant du comportement électoral mais aussi en tant que déterminant du vote dans les votations fédérales.

Le clivage de classe a aussi perdu en importance, dans le temps.

Dans l'ensemble tout les clivages ont perdu de leurs importances, sauf un : le clivage ville-campagne, comme on l'a vu le 9 février 2014.

Ces clivages traditionnels ont perdu en importance et on permit l'essor de nouveaux clivages.

Les nouveaux clivages

Si un clivage traditionnel perd en importance, s'affaiblit, cela crée de l'espace pour la création de nouveaux clivages: c'est ce qui s'est passé dans les années 1970.

Le conflit écologie-économie (dès fin '70)

Entre ceux qui veulent mettre la priorité sur l'environnement et sur ceux qui voulaient mettre la priorité sur l'économie. Création des verts, qui en contre parti a contribué à la création du parti des automobilistes -7 le parti des libertés.

Ce conflit a été intégré sur l'échelle gauche droite.

Le conflit ouverture-traditions (dès fin '80)

Ouverture - fermeture, intégration-démarcation, certain l'appelle aussi le clivage de la globalisation.

Un conflit entre ceux qui souhaitent l'ouverture internationale de la Suisse, une modernisation, un assouplissement de la politique vis-à-vis des requérants d'asiles. Contre ceux qui veulent la fermeture de la Suisse, un repli sur soi.

Ce conflit est devenu un conflit assez central dans la politique suisse plus d'un conflit, on peut parler d'un clivage.

Ce conflit n'a pas seulement une composante normative, mais aussi socio­ structurelle. En fonction de l'âge, niveau d'habitation... on parle parfois, d'un conflit entre les perdants et les gagnants de la globalisation.

Dans le rang des perdants, il y a les ouvriers, l'ancienne classe moyenne. Ces gens là on facilement des valeurs de fermeture.

A l'inverse, les personnes qui sont dans la catégorie des gagnants, qui appartiennent à la nouvelle classe moyenne avec un niveau d'éducation plus élevé, sont porteurs de valeurs d'ouvertures.

Ce conflit se concrétise comme un clivage politique, car il y a d'un coté la gauche (PS/verts), les gagnants, contre l'UDC, qui mobilise en faveur de la fermeture, qui attire beaucoup les perdants de la globalisation.

Position moyenne de l'électorat des partis (enquêts Selects)

La politique suisse a deux dimensions: pour / contre l'Etat, pour / contre l'Ouverture. On a une distribution qui serait le nouvel axe gauche/droite.

On voit que le parti UDC comme son électorat, ne se distingue par radicalement du parti radical, sur le point économique. En revanche, ce qui fait la spécificité de l'UDC, c'est au niveau de l'axe ouverture.

La formidable montée en puissance de l'UnC est du à sa position de plus en plus dur, face à l'ouverture au monde.

L'impact du fédéralisme

Deux types d'influence

Le fédéralisme exerce deux types d'influence. Premièrement, avec la distribution du pouvoir en Suisse entre le niveau fédéral et le niveau des cantons, on a la création de 27 systèmes politiques.

1 au niveau fédéral et 26 au niveau des cantons. Or, il se trouve que dans les cantons, le système de parti se différentie d'un canton à l'autre. Il n'y a pas deux cantons identiques, d'un point de vue des partis.

La force relative de chacun des partis varient d'un canton à l'autre. En Suisse, il y a autant de système de partis que de cantons. Ceci contribue à la fragmentation globale au niveau fédéral. Car les partis qui existent dans les cantons (uniquement dans certains cantons), se font aussi représenté à Berne (Lega, PEP, MCG)

En Suisse, les parti (chapitre Ladner) sont né dans les cantons. Ensuite, ils se sont fédérés au niveau national.

Ce qui réduit la cohérence interne des partis. En plus, un même parti peut avoir une idéologie, une couleur politique, différente, selon le canton (ex du PDC).

Cette différentiation cantonale est tellement forte, que les élections fédérales n'existeraient pas en Suisse. Ce ne serait donc, qu'une Il collection d'élections cantonales parallèles". C'est un peut exagérer.

Participation politique

Conseil national: force des partis

La transformation du paysage partisan

Evolution 1991-2007

Montée en puissance de l'UDC entre 1991 et 2007: de II,9 à 28,90/0. L'UDC a d'abord progresser dans les cantons alémanique mixtes, puis dans les cantons alémaniques catholiques et ensuite, dans les cantons romands.

Elections fédérales 2011

Les facteurs explicatifs du succès de l'UDC

Origines des voix

Différente études ont montré que l'UDC a réussi le mieux à attirer les nouveaux électeurs, peut compter sur un électorat fidèle et parvient à attirer des électeurs d'autres partis.

Explications substantielles

Un discours populiste et position tranchée. L'UnC a inventé la campagne électorale permanente. A savoir, qu'ils sont en campagne tout le temps. Ils occupent le terrain pour fixer l'agenda politique.

L'UDC a clairement profité du modèle protestataire et du vote de crainte. Gagne parmi les "perdants": personnes âgées, millet rural, faible niveau d'éducation et de revenu, ouvriers non qualifiés, ancienne classe moyenne

L'unc conjugue un libéralisme économique et un conservatisme des valeurs (protectionnisme culturel). Selon Kitschelt, c'est la combinaison gagnante.

La nationalisation du système de partis (1943-2011)

Pendant longtemps, en rouge, il y a la moyenne du degré de nationalisation. Le système suisse était peu nationalisé. C'était un système de parti décentralisé.

On a grâce a l'augmentation du degré de nationalisation de l'UnC, et qui a homogénéisé le vote sur l'ensemble du territoire, on a un système de parti national, grâce à l'UDe.

Annexes

Références