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La participation politique

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Nous allons nous intéresser aux différentes formes de participation politique puis de différents facteurs explicatifs. En ce qui concerne la participation politique, il y a généralement une seule théorie dominante qui est la théorie des ressources et il y a d’autres théories qu’il est possible de tirer des travaux existants.

L’étude de la participation remonte à l’époque de l’essor du behaviorisme. D’abord, les chercheurs se sont intéressés à expliquer la participation dans un pays donné et seulement plus tard on a commencé à élaborer des études comparatives qui ont l’avantage de mettre l’accent sur le rôle du contexte. D’abord, on concevait la participation uniquement en termes de participation électorale et tout le reste était rangé dans une autre catégorie. Puis on est passé à des analyses bivariées mettant deux ou un facteur explicatif en rapport avec ce que l’on cherche à expliquer ; et aujourd’hui, on s’intéresse à beaucoup plus de facteurs notamment dus au fait de méthodes d’analyses plus sophistiquées avec des analyses entre autre multiniveaux.

Formes de participation politique[edit | edit source]

Quelles sont les différentes formes de la participation politique ? On distingue une participation conventionnelle d’une participation non-conventionnelle. Ces termes sont encore aujourd’hui souvent utilisés dans la littérature sur la participation. Néanmoins, le terme de conventionnel n’est pas très bien choisi parce qu’il ne reste pas stable ; par contre, la distinction entre comportement institutionnel et comportement non-institutionnel fait référence à un comportement qui s’inscrit dans un cadre institutionnalisé et d’autres formes de participation qui sont non-institutionnalisées.

Milbrath est l’un des fondateurs de la sociologie américaine sur la participation politique montrant qu’il y avait plusieurs formes de participation. Dans un ouvrage de 1965, il postule une distinction entre trois types d’acteurs politiques dit aussi « citoyens » qui sont les acteurs apathiques (1) qui ne participent pas et qui sont complétement absent, spectateur (2) qui sont des personnes marginalement impliquées dans la politique participant de temps en temps, et les gladiateurs (3) qui sont des personnes qui sont des combattants actifs et qui participent tout le temps.

D’autre part, Milbrath s’est basé sur des études de Verba. Milbrath distingue six types différents de citoyens, voters and patriots (1), contact specialists (2), communicators (3), party and campaign workers (4), community activists (5), protestors (6).

Une troisième typologie essentielle est celle de Barnes et Kaase. Ce sont les premiers à avoir pensé en termes de typologie afin de faire ressortir des grands types de participation. Il y a l’idée d’une véritable forme de typologie des formes de participation : inactifs (1), conformistes (2), réformistes (3), activistes (4), protestataires (5).

Typologie du répertoire de l’action politique : Barnes et Kaase[edit | edit source]

On part d’une liste d’actions plus spécifiques qui sont en l’occurrence une liste d’actions appelées « participation conventionnelle ». Barnes et Kaase innovent dans le sens où ils croisent des critères conventionnels avec des critères non-conventionnels. Cette manière de réfléchir parle d’une réflexion actuelle qui est une combinaison afin de voir comment les formes d’engagements institutionnels se combinent avec les formes d’engagements non-institutionnels.

Barnes, S., M. Kaase et al. (1979). Political Action. Beverly Hills, CA: Sage.

Répertoires de l’action politique selon les pays[edit | edit source]

L’intérêt avec ce tableau est de voir comment la participation varie et de montrer que l’engagement est fortement tributaire du contexte politique dans lequel il se situe.

Barnes, S., M. Kaase et al. (1979). Political Action. Beverly Hills, CA: Sage.

Formes de participation politique : Teorell, Torcal et Montero[edit | edit source]

Teorell, Tocal et Montero distinguent plusieurs formes de participation politique, à savoir voting (1), consumer participation (2), party activity (3), protest activity (4) et contacting (5). Ces cinq forment dépendent de trois critères : canal d’expression (1) qui est extra-représentatif (2), exit-based (3) et voice-based (4). Une distinction ultérieure est faite entre targeted (1) et non- targeted (2).

Cette typologie a été testée empiriquement, mais comment est t-on arrivé à cette typologie sur la base de données empiriques ?

Van Deth, J.W., J.R. Montero et A. Westholm, éds. (2007). Citizenship and Involvement in European Democracies. London: Routledge.

Analyse factorielle des formes de participation politique[edit | edit source]

Van Deth, J. W., J.R. Montero et A. Westholm, éds. (2007). Citizenship and Involvement in European Democracies. London: Routledge.

Apparaît une batterie de participation assez standard. L’idée de l’analyse factorielle part de l’idée qu’il y a certaines dimensions latentes de l’action humaine qu’on ne peut pas observer. On observe quelque chose d’autre et à travers cela, on essaie d’identifier et comprendre les dimensions latentes. Une analyse factorielle va permettre de réduire une grande complexité et de dégager quelques dimensions sous-jacentes et latentes. On observe des corrélations entre l’item observé et la dimension non-observée latente. La logique est de tenter de définir et d’observer des participations à travers des inférences.

Dans la littérature, il existe plusieurs propositions, mais finalement, il est possible d’arriver à un consensus qui définit jusqu’à cinq grandes formes de participations.

Facteurs explicatifs de la participation politique[edit | edit source]

Une première manière d’expliquer la participation politique est de se poser la question sur les potentiels facteurs qui peuvent expliquer pourquoi on participe ou pourquoi ne participe-t-on pas. Rappelons que lorsqu’on parle de participation politique, on tente d’expliquer pourquoi on va voter ou pourquoi s’abstient-on, ou encore pourquoi va t-on participer à certaines formes comme un mouvement social ou pourquoi n’y participe-t-on pas.

Il est déjà possible de faire une distinction entre quatre grands ordres de facteurs explicatifs dont il faut tenir compte.

D’abord, il faut s’intéresser à ce que Milbrath appelait l’environnement immédiat, à savoir des facteurs relevant du contexte influençant directement ou proche de l’explicitions de la participation comme par exemple le rôle des médias, l’effet potentiel des campagnes politiques, mais aussi le rôle des contacts personnels et conversations informelles qui nous influencent qui peuvent informer convaincre ou dissuader.

Le deuxième ensemble de facteurs renvoi aux attitudes, croyances et traits de la personnalité englobant l’identification partisane qui peut influencer notre participation, mais aussi l’efficacité politique. L’insatisfaction avec la politique est un autre exemple d’attitude que nous pouvons renvoyer à deux hypothèses avec le fait que l’insatisfaction en politique pourrait pousser quelqu’un à participer ou au contraire à ne pas participer.

Un troisième ensemble de facteurs attrait à la position sociale qui est le statut socio-économique, l’âge, mais aussi le genre. Il y a des variations entre ces différentes caractéristiques sociodémographiques et la participation.

Finalement, pour revenir au niveau contextuel, il y a l’environnement plus large, à savoir le système social, la tradition culturelle ou encore le cadre institutionnel et le système politique qui peut expliquer des taux de participation différents d’un contexte à l’autre.

Pour résumer, il faut tenir compte de deux niveaux, à savoir niveau macro qui est un niveau contextuel et un niveau macrosociologique. Une explication exhaustive tient compte de ces quatre types de facteurs. Néanmoins, ceci, est une simple liste de facteurs afin de tenter d’expliquer pourquoi les gens participent en politique. Ces facteurs ont potentiellement un effet.

Théories de la participation politique[edit | edit source]

Dans la littérature, il existe plusieurs théories de la participation politique. Nous allons voir une classification des théories qui utilisent en partie ces différents facteurs. Cette classification de théories distingue entre cinq théories explicatives de la participation. Il n’y a pas qu’une seule manière de classifier les théories de la participation. Néanmoins, il est possible de faire une distinction entre deux voire trois principales approches.

Statut socioéconomique – standard model[edit | edit source]

Cette théorie est la première chronologiquement dans l’historie de la discipline, à savoir la théorie du statut socioéconomique. Cette théorie met l’accent sur un certain type de facteurs, à savoir le niveau d’éducation qui est la variable qui a le plus de pouvoir explicatif de la participation en général qu’elle soit électorale ou non-électorale, il y a aussi le revenu et l’occupation. Derrière cette théorie, il y a une préoccupation qui concerne le rôle de la classe sociale. Cette théorie a été dominante pendant de longues années.

Orientations politiques – political attitudes model[edit | edit source]

On entend par « orientation » des attitudes politiques. C’est un type d’explication qui met l’accent notamment sur le rôle des attitudes politiques plus que sur le rôle de l’insertion sociale. Parmi les attitudes politiques on retrouve l’intérêt pour la politique, la confiance politique qui est le fait d’avoir confiance dans les institutions politiques qui peut expliquer la participation dans un sens comme un autre. La confiance politique peut être quelque chose qui explique la participation électorale alors qu’elle explique l’abstention dans d’autres formes de participation. C’est pourquoi, à un certain moment, les chercheurs ont essayé d’aller plus loin que cette distinction cherchant à voir dans quelle forme participera t-on parce que plusieurs facteurs explicatifs peuvent s’appliquer à différentes formes de participation. Il faut prendre également en compte l’efficacité politique.

Cette théorie se retrouve peu dans les manuels. C’est le professeur Giugni qui fait la distinction, car on peut l’intégrer ailleurs.

Ressources – civic voluntarism model[edit | edit source]

Le modèle des ressources est un modèle dominant encore aujourd’hui qui vient de Verba par exemple. Cette théorie met l’accent sur les ressources qu’ont les individus en politique. L’idée est que pour pouvoir participer politiquement, il faut avoir certaines ressources. Selon une définition large, cela peut être n’importe quel type de ressources y compris les ressources culturelles qui proviennent de l’éducation. On entend par « ressources » le temps pour dédier de son temps à la participation politique, l’argent qui renvoie au facteur revenu et les compétences civiques. Derrière ce modèle, il y a l’idée que les compétences viennent de quelque part et met en évidence le fait que l’engagement dans différentes associations non-politiques donc civiques, nous donne ces compétences qui sont utiles pour la participation politique par la suite.

Entre ces trois premiers modèles, il est possible de distinguer le modèle du statut économique qui met l’accent sur des caractéristiques sociales des personnes et le modèle des ressources qui met l’accent sur les ressources dont les personnes disposent.

Capital social – social capital model[edit | edit source]

Le capital social se définit par ses propriétés et ses ressources, à savoir les relations et les réseaux sociaux qui donnent de la confiance généralisée telle que nommée par Putnam qui se traduit par une confiance institutionnelle. Putnam met également l’accent sur l’idée des normes de réciprocités qui s’instaurent entre un système social et un individu.

Cette théorie a été utilisée surtout afin d’expliquer la participation de certains groupes minoritaires et notamment dans le cadre de l’étude de la participation des immigrés. Néanmoins, cette théorie est moins rependue, mais c’est un modèle qui a commencé à se répandre.

Conscience de groupe – group consciousness model[edit | edit source]

Ce modèle est moins rependu servant à expliquer notamment la participation de certaines minorités aux États-Unis dans des contextes des clivages éthiques et raciaux. L’idée de base est qu’il y a un certain nombre de facteurs et notamment quatre acteurs principaux qui expliquent pourquoi participe t-on, à savoir :

  • le group identification avec un fort élément identitaire qui souligne le rôle des identités collectives. Il faut d’abord s’identifier avec un certain groupe que l’on peut entendre par le terme de « classe ». L’origine de la théorie est plutôt dans la distinction de type ethnique, mais on peut très bien l’extrapoler à un clivage de classe faisant que cette théorie devient pleinement marxiste ;
  • polar affect qui est une préférence pour les membres de son propre groupe par rapport aux membres de l’autre groupe. Cela se traduit par l‘existence d’un clivage entre plusieurs groupes au sein de la société ;
  • le polar power est le sentiment d’insatisfaction par rapport à la situation que son propre groupe a dans la société. C’est un sentiment d’injustice, celui d’appartenir à un groupe traité de manière injuste par rapport à la situation dans la société ;
  • la théorie postule dans sa version plus précise un effet additif de ces différents facteurs, à savoir la distinction entre individual et system blame qui est l’attribution de responsabilités pour la situation injuste du groupe auquel l’individu appartient et s’identifie.

Le cumul de ces quatre facteurs fait que des membres d’une minorité devraient participer dans des formes d’action collective. La première grande théorie afin d’expliquer l’apparition des mouvements sociaux met l’accent sur les griefs qui sont des revendications liées aussi à des situations d’injustices entre groupes.

Facteurs explicatifs de la participation électorale[edit | edit source]

Lorsqu’on s’intéresse à la participation électorale, il y a trois grandes familles de facteurs explicatifs.

D’abord, il y a ce qui relève des caractéristiques du système politique et du processus politique avec le système électoral qui peut être majoritaire ou proportionnel avec la traduction de la volonté des citoyens en vote, l’obligation de s’enregistrer sur les listes électorales, le nombre de partis en tenant compte du fait que le type de système électoral influe sur le nombre de partis, le nombre d'élections ou de votations, la présence d'autres canaux d’influence politique tel que les lobbys, le pouvoir de décision des autorités politiques ou encore le degré de légitimité du système politique qui peut influencer le degré de participation.

Un autre ensemble de facteurs se situe à un autre niveau qui sont les caractéristiques de l’élection ou de la votation avec le nombre de partis et candidats en lice, l’importance de l’enjeu, l’équilibre des forces en jeu ou encore le degré de compétition entre partis et les candidats.

Enfin, il y a les caractéristiques de l’électorat avec la position sociale et la perception de la politique.

Pour résumer, l’explication de la participation électorale fait appelle à des facteurs qui se situent au niveau macro au niveau du système et du processus politique dans son ensemble, des caractéristiques de l’élection spécifiques ou de la votation qu’on étudie pouvant expliquer des variations d’une relation à l’autre et finalement les caractéristiques de l’électorat qui peuvent expliquer des variations entre les individus ou entre un groupe d’individus et un autre. Il faut prendre en compte l’ensemble de ces facteurs afin d’avoir une explication exhaustive de la participation électorale.

Explications de la participation électorale : Franklin[edit | edit source]

Curieusement, il n’y a pas de théorie de la participation électorale comme il y en a pour la participation politique, mais par contre, il y a certains auteurs qui ont essayé d’élaborer une théorie dont Franklin qui avait une idée sur ce qui explique véritablement la participation électorale, à savoir le fait que les gens vont voter plutôt que l’abstention. Il n’y a pas de théorie de la participation électorale, mais par contre il y a des théories de l’abstention. Ainsi, la participation électorale est étudiée par le revers de la médaille.

Selon Franklin, il y a trois grandes théories de la participation politique, à savoir les ressources (1) qui sont le temps, l’argent et la connaissance, les théories de la mobilisation (2) qui mettent l’accent sur le rôle des individus et la prise de conscience du rôle politique des individus peut être due à différentes sources notamment le rôle des médias. En d’autres termes, il y a des instances organisationnelles qui mobilisent les gens à aller voter. Enfin, il y a la motivation instrumentale (3).

Au moment où Franklin écrivait, il y avait deux grandes théories qui sont la théorie des ressources et la théorie de la mobilisation. Pour Franklin, il fallait aussi regarder la motivation instrumentale qui est le sens que les individus peuvent avoir par rapport à l’impact de leurs actions sur le résultat de l’élection. C’est le sentiment d’efficacité de sa propre participation.

S’il faut tenir compte de la motivation instrumentale, c’est parce que la théorie des ressources, mais aussi la théorie de la mobilisation, ne permet pas d’expliquer un fait qui est évident, à savoir que le taux de participation au niveau agrégé varie fortement d’un contexte à l’autre. Pour expliquer cette variation, il faut regarder la variation instrumentale qui est la motivation que les gens ont de participer pour des raisons instrumentales, c‘est-à-dire que le fait de participer est expliqué par la perception de l’efficacité de sa participation. Cette motivation instrumentale est fortement influencée par le contexte et des facteurs tel que le fait que les systèmes électoraux, le nombre de partis en jeu, la saillance d’une élection, l’équilibre des forces en jeu sont ce qui donne de la motivation aux citoyens afin de participer.

Participation électorale selon les pays[edit | edit source]

Leduc, L., R. Niemi et P. Norris, éds. (1996). Comparing Democracies. Thousand Oaks: Sage.

Ce tableau est le taux moyen de participation dans des élections libres cumulées entre 1960 et 1995. Apparaissent des variations énormes avec par exemple l’Australie avec 95% et la Pologne avec pratiquement 51%. Tout de suite après apparaît la Suisse dans ce classement négatif.

On voit une énorme différence d’un pays à l’autre. Pour Franklin, cela ne peut pas être expliqué par le modèle des ressources parce qu’on présuppose que dans tous les pays, dans la moyenne, il ne devrait pas y avoir un effet de composition d’un électorat à l’autre qui pourrait expliquer cette grande différence. Il y a la même chose pour la théorie de la mobilisation, les médias jouent un grand rôle, tous les partis politiques font des campagnes politiques, il y a des groupes qui se mobilisent, il y un ensemble d’homogénéité qui ne peut expliquer les différences.

La motivation instrumentale est fortement influencée par le contexte et notamment la saillance des élections varie beaucoup d’un contexte à l’autre dépendant énormément de nombreux facteurs qui peuvent varier d’un contexte à l’autre.

Participation électorale selon les caractéristiques individuelles[edit | edit source]

Leduc, L., R. Niemi et P. Norris, éds. (1996). Comparing Democracies. Thousand Oaks: Sage.

Ce tableau montre les effets individuels de différents facteurs comme l’âge, la force de l’identification partisane, le fait de discuter de politique, l’éducation, la participation religieuse, la participation à des associations et le revenu.

Franklin a voulu montrer le taux moyen de participation électorale dans la catégorie inférieure par rapport à la catégorie supérieure de la variable en question.

On voit des mesures des effets individuels et des effets de contextes. Franklin conclut que l’effet du contexte est plus important que les différences individuelles.

Effets des facteurs individuels sur la participation électorale[edit | edit source]

Leduc, L., R. Niemi et P. Norris, éds. (1996). Comparing Democracies. Thousand Oaks: Sage.

Ce tableau montre trois tableaux de régression. Dans le premier apparaissent que les effets individuels, le troisième contient les effets individuels, contextuels et une estimation des données manquantes.

Les caractéristiques individuelles jouent un rôle important, mais l’effet du contexte est particulièrement important.

Effets des facteurs contextuels sur la participation électorale[edit | edit source]

Leduc, L., R. Niemi et P. Norris, éds. (1996). Comparing Democracies. Thousand Oaks: Sage.

Dans ce tableau, Franklin met l’accent sur des effets de contexte. Si on regarde le premier modèle, Franklin tente de voir quelles sont les caractéristiques du contexte institutionnel qui peuvent influencer la participation. On peut voir un effet significatif, mais relativement peu important de 0,62. Autrement dit, cela fait augmenter de 0,62% la participation si on est dans un système proportionnel plutôt que dans un système majoritaire.

Le vote obligatoire, comme il y a dans certains endroits aussi en Suisse, l’effet est toujours significatif, mais toujours important. Si on est obligé de voter, cela fait augmenter de 7% la participation électorale.

Une troisième caractéristique est le ou les jours de vote qui est le seul effet qui n’est pas significatif et qui est même négatif, à savoir que plus on laisse de temps aux gens pour voter, moins ils vont voter.

La saillance d’une élection, qui est le facteur contextuel sur lequel Franklin veut mettre l’accent, a un effet significatif important. Plus une élection est saillante, plus on a tendance à participer.

Evolution de la participation électorale[edit | edit source]

Dalton, R.J. et H.-D. Klingemann, éds. (2007). The Oxford Handbook of Political Behavior. Oxford: Oxford University Press.

La participation électorale varie beaucoup d’un contexte à l’autre et aussi dans le temps. Beaucoup de travaux essaient de montrer qu’il y a un déclin assez régulier dans la participation électorale. Ce tableau montre deux lignes à savoir tous les pays inclus dans l’analyse, et une deuxième ligne qui montre les démocraties. La participation est surement surestimée pour des périodes différentes. On voit un déclin allant de 79% à 71% pour tous les pays et un déclin allant de 83% à 73% pour les démocraties. Ce qu’on constate est que le vrai moment de déclin est à partir des années 1990.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]