Konsumenten- und Produzentenüberschüsse

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Basierend auf einem Kurs von Federica Sbergami[1][2][3]

L'économie du bien-être est une branche importante de l'économie qui se concentre sur la compréhension et l'évaluation de l'efficacité et de l'équité de l'allocation des ressources par le marché. Cette discipline s'attache à déterminer si l'allocation des ressources réalisée par le mécanisme de marché maximise le bien-être collectif. Elle opère à travers deux prismes d'analyse distincts mais complémentaires : l'analyse positive et l'analyse normative.

L'analyse positive s'efforce d'observer et de décrire objectivement les phénomènes économiques. Par exemple, elle peut se pencher sur les effets d'une modification de la politique fiscale sur les revenus sans juger si ces effets sont souhaitables ou non. L'analyse normative, en revanche, s'aventure dans le domaine des jugements de valeur, se demandant ce qui devrait être. Elle évalue, par exemple, si l'allocation des ressources par le marché est juste ou efficace, allant au-delà de la simple observation pour s'interroger sur la souhaitabilité des résultats économiques. Dans le cadre de l'économie du bien-être, des outils tels que le surplus du consommateur et du producteur sont employés pour mesurer les bénéfices que les individus et les entreprises retirent de leur participation au marché. Ces outils aident à évaluer si le marché alloue les ressources de manière à maximiser le bien-être collectif, qui est la somme des avantages individuels de tous les participants au marché.

L'économie du bien-être s'intéresse également à des questions d'équité et d'efficacité. Par exemple, elle peut examiner si la répartition des ressources et des richesses est équitable, ou si le marché parvient à allouer les ressources de manière à maximiser la production et la satisfaction des besoins et désirs de la société. Elle s'attarde aussi sur des phénomènes tels que les externalités et les biens publics, où les forces du marché peuvent ne pas conduire à une allocation efficace des ressources. Les externalités, telles que la pollution, où les coûts ou les bénéfices d'une activité économique affectent des tiers qui ne sont pas directement impliqués dans la transaction, sont un exemple classique de défaillance du marché que l'économie du bien-être tente de comprendre et de corriger. L'application de l'économie du bien-être dans la vie réelle est vaste. Par exemple, les gouvernements utilisent ses principes pour concevoir des politiques fiscales qui non seulement génèrent des revenus, mais cherchent également à répartir la charge fiscale de manière équitable. De même, dans le cas de la réglementation environnementale, l'économie du bien-être aide à équilibrer les coûts économiques de la réduction de la pollution avec les bénéfices en termes de santé publique et d'environnement.

Pour évaluer les bénéfices tirés par les consommateurs et les producteurs de leur participation au marché, l'économie du bien-être s'appuie sur les concepts de surplus du consommateur et du producteur. Ces concepts sont fondamentaux pour comprendre comment le marché alloue les ressources et pour évaluer si cette allocation maximise le bien-être global de la société. Le surplus du consommateur est la mesure des avantages que les consommateurs obtiennent en achetant des biens et services. Plus précisément, il représente la différence entre ce que les consommateurs sont prêts à payer pour un bien ou un service et ce qu'ils paient. Si, par exemple, un consommateur est prêt à payer 15 euros pour un produit mais ne le paie que 10 euros, son surplus est de 5 euros. Ce surplus reflète le bénéfice ou la satisfaction obtenue au-delà du coût supporté. De l'autre côté, le surplus du producteur est la différence entre le montant que les producteurs reçoivent pour la vente de leurs biens ou services et le coût de production de ces biens. C'est essentiellement le bénéfice que les producteurs retirent de la vente de leurs produits au-delà de leurs coûts de production. Par exemple, si un producteur vend un bien 20 euros alors que le coût de production est de 15 euros, son surplus est de 5 euros.

Dans un marché qui fonctionne parfaitement, sans failles (comme les externalités, les biens publics, l'information imparfaite, ou les monopoles), l'allocation des ressources par le marché est dite "efficiente" au sens de Pareto. Cela signifie que personne ne peut être rendu mieux sans rendre quelqu'un d'autre moins bien. Dans un tel scénario idéal, le marché parvient à maximiser le bien-être agrégé, qui est la somme du surplus des consommateurs et du surplus des producteurs. Cela se traduit par une allocation des ressources qui non seulement maximise la production globale, mais qui le fait d'une manière où les bénéfices des uns ne sont pas obtenus aux dépens des autres. Cette analyse idéalisée du marché parfait sert de référence pour évaluer les performances des marchés réels. Les économistes peuvent alors identifier les défaillances du marché et proposer des interventions politiques pour corriger ces défaillances, dans le but d'améliorer l'efficacité et l'équité de l'allocation des ressources.

Analyse du Surplus Economique

Le surplus du consommateur et du producteur sont des concepts fondamentaux en économie qui permettent d'analyser et d'évaluer l'efficacité avec laquelle les marchés allouent les ressources. Ces deux mesures aident à comprendre les bénéfices que les consommateurs et les producteurs tirent de leurs interactions sur le marché. Ce sont des indicateurs essentiels pour évaluer la performance des marchés et pour guider les politiques économiques visant à améliorer l'efficacité et l'équité de l'allocation des ressources.

Le surplus du consommateur est la différence entre ce que les consommateurs sont disposés à payer pour un bien ou un service et ce qu'ils paient réellement. Il représente donc le bénéfice ou l'avantage qu'un consommateur obtient en acquérant un bien à un prix inférieur à celui qu'il était prêt à payer. Par exemple, si un individu est prêt à payer 15 euros pour un livre mais ne le paie que 10 euros, son surplus du consommateur est de 5 euros. Ce surplus indique la valeur supplémentaire que le consommateur perçoit dans l'achat au-delà du prix payé. D'autre part, le surplus du producteur est la différence entre le prix auquel un bien est vendu et le coût minimum pour lequel le producteur était prêt à le vendre. En d'autres termes, c'est le bénéfice ou l'avantage qu'un producteur tire de la vente d'un bien, au-delà de ses coûts de production. Prenons l'exemple d'un agriculteur qui vend des pommes : si le coût de production d'une pomme est de 0,50 euro et qu'il la vend 1 euro, son surplus du producteur par pomme est de 0,50 euro. Ce surplus reflète le gain économique réalisé par le producteur sur la vente.

Dans un marché fonctionnant de manière idéale, où il n'y a pas de défaillances de marché comme les externalités ou les monopoles, le surplus total (la somme du surplus du consommateur et du producteur) est maximisé. Cela signifie que les ressources sont allouées de la manière la plus efficace possible, maximisant ainsi le bien-être général. Par exemple, sur un marché de fruits et légumes concurrentiel et sans défaillance, le prix et la quantité d'équilibre résultent en un surplus maximal pour les consommateurs et les producteurs, reflétant une allocation efficace des ressources agricoles. Cependant, dans la réalité, les marchés peuvent souvent être imparfaits à cause de diverses défaillances. Par exemple, dans le cas de la pollution industrielle (une externalité négative), le coût de la pollution n'est pas pris en compte dans le prix du produit, ce qui peut conduire à une surproduction et une surconsommation de ce produit, réduisant ainsi le bien-être social. Les interventions gouvernementales, telles que la taxation des pollueurs ou les réglementations environnementales, visent à corriger ces défaillances et à rapprocher l'allocation des ressources de l'efficacité idéale.

Comprendre la Demande du Marché

Le surplus du consommateur est un concept économique qui mesure le bénéfice ou l'avantage qu'un consommateur tire de sa participation au marché. Ce surplus est calculé en tant que différence entre le prix que le consommateur est prêt à payer pour un bien ou un service (son prix de réserve) et le prix qu'il paie pour l'acquérir. Pour illustrer ce concept, prenons l'exemple d'un consommateur qui envisage d'acheter un smartphone. Si ce consommateur est prêt à payer jusqu'à 800 euros pour un smartphone particulier, mais trouve une offre à 600 euros, son surplus du consommateur est de 200 euros. Cela signifie qu'il obtient un bénéfice supplémentaire de 200 euros en termes de satisfaction ou de valeur perçue, car il a payé le smartphone bien moins cher que le prix maximal qu'il était disposé à payer.

Ce surplus du consommateur est une manière de quantifier le gain de bien-être que les consommateurs obtiennent en participant au marché. Il représente la différence entre leur évaluation subjective de la valeur d'un bien et le montant qu'ils dépensent réellement pour l'obtenir. Dans une économie de marché, le surplus du consommateur est souvent utilisé pour évaluer l'efficacité de l'allocation des ressources et pour analyser l'impact des politiques économiques, comme les taxes ou les subventions, sur le bien-être des consommateurs.

Surplus conso prod demande.png

Ce tableau est divisé en deux sections principales : la première liste la volonté à payer de différents acheteurs pour des albums originaux des Rolling Stones, et la seconde montre comment la quantité demandée varie avec le prix des albums.

Dans la première section, nous avons quatre acheteurs – John, Paul, George, et Ringo – chacun avec une volonté à payer différente pour un album. John est prêt à payer le plus, jusqu'à 100 CHF (francs suisses), tandis que Ringo est celui qui est prêt à payer le moins, avec un maximum de 50 CHF. La deuxième section du tableau détaille comment le prix affecte la quantité demandée. Lorsque le prix est supérieur à 100 CHF, aucun des acheteurs n'est prêt à acheter l'album, ce qui signifie que la quantité demandée est de zéro. Si le prix se situe entre 80 CHF et 100 CHF, seul John est intéressé, car c'est le seul dont la volonté à payer est dans cette gamme de prix, donc la quantité demandée est de un album. Si le prix baisse pour se situer entre 70 CHF et 80 CHF, à la fois John et Paul seront disposés à acheter l'album, augmentant ainsi la quantité demandée à deux. Entre 50 CHF et 70 CHF, trois acheteurs (John, Paul et George) sont prêts à acheter, et finalement, si le prix est inférieur ou égal à 50 CHF, tous les acheteurs sont prêts à faire l'acquisition, portant la quantité demandée à quatre albums.

Analysons maintenant le surplus du consommateur pour chaque prix. Si les albums sont vendus à 50 CHF, John, Paul, et George ont tous un surplus du consommateur, qui est la différence entre leur volonté à payer et le prix de vente. Par exemple, si John achète à 50 CHF, son surplus est de 100 CHF - 50 CHF = 50 CHF. De même, Paul aurait un surplus de 30 CHF et George de 20 CHF. Ringo n'aurait aucun surplus puisque son prix de réserve est égal au prix du marché. Ce tableau illustre bien la loi de la demande, qui dit que la quantité demandée d'un bien augmente à mesure que son prix baisse, à condition que tous les autres facteurs restent constants. De plus, cela montre comment le surplus du consommateur varie pour chaque individu en fonction du prix du bien.

Dans le contexte de la politique de prix, si un vendeur voulait maximiser le revenu sans considération pour le surplus du consommateur, il pourrait fixer le prix à 70 CHF, vendant ainsi deux albums à John et Paul, ce qui est moins que la quantité maximale mais à un prix plus élevé que si tous les albums étaient vendus à 50 CHF. Toutefois, pour maximiser le bien-être total (la somme des surpluses du consommateur et du producteur), le vendeur devrait trouver un équilibre entre un prix suffisamment élevé pour couvrir les coûts et générer un profit, tout en restant suffisamment bas pour permettre à un maximum d'acheteurs de bénéficier d'un surplus significatif.

Construction de la Courbe de Demande Agrégée

La courbe de demande agrégée représente la quantité totale d'un certain bien ou service que tous les consommateurs dans un marché sont prêts à acheter à chaque niveau de prix possible. Elle est construite en additionnant les quantités demandées par tous les consommateurs à chaque niveau de prix. La courbe montre la relation entre le prix d'un bien et la quantité de ce bien que les consommateurs sont prêts à acheter, en supposant que tous les autres facteurs qui affectent la demande restent constants (ceteris paribus).

En général, la courbe de demande agrégée a une pente négative, ce qui reflète la loi de la demande : lorsque le prix d'un bien augmente, la quantité demandée de ce bien diminue, et inversement. Cela s'explique par deux effets principaux :

  • L'effet de substitution : Lorsque le prix d'un bien augmente, les consommateurs chercheront des substituts moins chers, réduisant ainsi la quantité demandée du bien plus coûteux.
  • L'effet de revenu : Une augmentation du prix réduit le pouvoir d'achat des consommateurs, ce qui diminue leur capacité à acheter des produits au même niveau qu'auparavant.

Dans la pratique, la courbe de demande peut être affectée par de nombreux facteurs autres que le prix, tels que les changements de revenus des consommateurs, les variations de goûts et préférences, les changements dans les prix des biens substituts et complémentaires, et les attentes futures des consommateurs. Lorsque ces facteurs changent, ils peuvent décaler la courbe de demande vers la gauche ou la droite.

Pour construire la courbe de demande agrégée à partir des données du tableau fourni, on additionnerait la quantité que chaque acheteur est prêt à acheter à différents niveaux de prix. Puis, en plaçant le prix sur l'axe vertical et la quantité sur l'axe horizontal, on tracerait une courbe qui relie les différents points correspondant aux quantités demandées cumulées à chaque prix. Cette courbe de demande agrégée serait alors utilisée pour analyser comment les changements de prix influencent la quantité totale demandée sur le marché.

Surplus courbe de demande agrégée.png

Cette image montre une courbe de demande agrégée pour des albums, probablement dans un contexte hypothétique ou d'étude de cas. Cette courbe est tracée sur un graphique avec le prix de l'album sur l'axe vertical (CHF) et la quantité d'albums sur l'axe horizontal.

La courbe se compose de segments horizontaux à des prix qui correspondent à la volonté à payer des acheteurs individuels pour l'album :

  • John est prêt à payer jusqu'à 100 CHF, ce qui est le prix le plus élevé sur la courbe de demande.
  • Paul a une volonté à payer qui atteint 80 CHF.
  • George est disposé à payer jusqu'à 70 CHF.
  • Ringo a la volonté à payer la plus basse, à 50 CHF.

La "marche d'escalier" que forme la courbe indique que chaque acheteur a une volonté à payer spécifique et qu'aucun acheteur n'est prêt à payer plus que sa volonté à payer indiquée. Quand le prix est au-dessus de la volonté à payer de tous les acheteurs, la quantité demandée est de zéro. À mesure que le prix diminue pour correspondre à la volonté à payer de chaque acheteur successif, la quantité demandée augmente par paliers. La courbe montre clairement la loi de la demande : à mesure que le prix diminue, la quantité demandée augmente. À un prix de 100 CHF, aucun album n'est demandé. Quand le prix baisse à 80 CHF, John commence à demander un album, ce qui augmente la quantité demandée à 1. À 70 CHF, Paul se joint à John, portant la demande à 2 albums. À 50 CHF, tous les acheteurs sont prêts à acheter l'album, ce qui porte la demande totale à 4.

Ce graphique illustre également le concept de surplus du consommateur. Par exemple, si les albums sont vendus à 50 CHF chacun, John bénéficie d'un surplus du consommateur égal à la différence entre sa volonté à payer (100 CHF) et le prix de l'album (50 CHF), soit un surplus de 50 CHF. Des calculs similaires peuvent être effectués pour Paul et George.

Dans un contexte réel, cette représentation aiderait les vendeurs à comprendre comment le prix influence la demande et pourrait être utilisée pour déterminer le prix de vente optimal qui maximise soit la quantité vendue, soit le revenu total, en fonction de l'objectif commercial du vendeur. Cependant, il convient de noter que dans de vrais scénarios de marché, les préférences des consommateurs ne sont pas toujours aussi nettement définies et peuvent être influencées par une multitude de facteurs autres que le prix seul.

Evaluation du Surplus du Consommateur

Le surplus du consommateur est un concept économique qui capture la différence entre ce que les consommateurs sont prêts à payer pour un bien ou un service et ce qu'ils paient. Ce surplus représente l'avantage ou le bénéfice que les consommateurs tirent de l'achat d'un bien à un prix inférieur à leur prix de réserve, c’est-à-dire le maximum qu'ils seraient disposés à payer. Pour illustrer ce concept, imaginez qu'un consommateur envisage d'acheter une nouvelle paire de chaussures. Si ce consommateur est prêt à payer jusqu'à 120 euros pour ces chaussures, mais qu'il les trouve en vente pour 80 euros, son surplus du consommateur est de 40 euros. Ce calcul se base sur l'idée que le consommateur a réalisé une « économie » de 40 euros par rapport à ce qu'il était prêt à payer initialement, ce qui lui procure un gain de bien-être.

Le surplus du consommateur est donc une mesure de l'utilité gagnée par les consommateurs lorsqu'ils effectuent des transactions sur les marchés à des prix qui sont inférieurs à leurs valuations personnelles des biens et services achetés. C'est un concept important car il permet d'évaluer l'efficacité économique des marchés et d'analyser comment les changements de prix, dus à des politiques économiques ou à des fluctuations du marché, peuvent influencer le bien-être des consommateurs. Lorsqu'on additionne le surplus du consommateur de tous les individus dans un marché, on obtient une mesure du bien-être total que le marché génère pour les consommateurs. Un marché est considéré comme étant plus efficace s'il maximise le surplus total du consommateur, c'est-à-dire si les consommateurs ensemble tirent le maximum de bénéfices de leurs achats par rapport à ce qu'ils auraient été prêts à dépenser.

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Ce graphique montre visuellement la notion de surplus du consommateur dans un contexte de marché particulier. Sur ce graphique, nous voyons la volonté à payer de John pour un album, qui est indiquée par un point sur l'axe des prix à 100 CHF. Le prix du marché est représenté par une ligne horizontale à 80 CHF. La différence entre la volonté à payer de John (100 CHF) et le prix du marché (80 CHF) est représentée par une zone colorée, qui illustre le surplus du consommateur de John, équivalent à 20 CHF. Ce surplus du consommateur de 20 CHF indique l'avantage économique que John obtient en achetant l'album à un prix inférieur à ce qu'il était prêt à payer. Cela représente le gain de bien-être ou l'utilité supplémentaire que John perçoit en réalisant cette transaction. En termes plus généraux, le surplus du consommateur est un indicateur de l'avantage économique obtenu par les consommateurs lorsqu'ils achètent des biens ou des services à des prix inférieurs à leurs prix de réserve.

Dans le contexte d'une analyse de marché, ce surplus peut servir à évaluer comment le changement des prix affecterait le bien-être des consommateurs. Si le prix du marché augmentait, par exemple, le surplus du consommateur de John diminuerait, tandis qu'une baisse du prix du marché augmenterait son surplus. Cela pourrait également influencer la décision de John de procéder ou non à l'achat, selon la variation des prix. La courbe de demande, qui est indiquée sur le graphique, représente la quantité d'albums que les consommateurs sont prêts à acheter à différents niveaux de prix. Elle montre la relation typique inverse entre le prix et la quantité demandée : à mesure que le prix diminue, la quantité demandée augmente.

Dans une situation réelle, la compréhension du surplus du consommateur peut aider les vendeurs à fixer leurs prix de manière stratégique pour maximiser à la fois le bien-être des consommateurs et leur propre profit. Cela peut également éclairer les décideurs politiques qui envisagent des mesures telles que des taxes ou des subventions, qui affecteraient directement les prix du marché et, par conséquent, le surplus des consommateurs.

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Ce graphique montre le surplus du consommateur pour deux individus, John et Paul, dans un marché hypothétique où des albums sont vendus. Le surplus du consommateur est visualisé par les zones colorées et est calculé comme la différence entre la volonté à payer de l'individu (son prix de réserve) et le prix du marché actuel.

  • Pour John: Sa volonté à payer est de 100 CHF. Le prix du marché est de 70 CHF. La différence entre ces deux montants est de 30 CHF, ce qui représente le surplus du consommateur pour John.
  • Pour Paul: Sa volonté à payer est de 80 CHF, et avec le prix du marché à 70 CHF, son surplus du consommateur est de 10 CHF.

Ce graphique illustre que lorsque le prix du marché est inférieur à la volonté à payer des consommateurs, chacun d'eux obtient un surplus, ce qui est une mesure de leur gain en termes de bien-être économique. John bénéficie d'un surplus plus important parce que la différence entre sa volonté à payer et le prix du marché est plus grande.

L'aspect intéressant ici est que le surplus du consommateur augmente à mesure que le prix du marché baisse. Si le prix du marché était plus élevé, par exemple à 80 CHF, Paul n'aurait aucun surplus du consommateur et le surplus de John serait réduit. À l'inverse, si le prix était plus bas que 70 CHF, les deux consommateurs verraient leur surplus augmenter. Cette illustration montre également l'effet de l'élasticité de la demande. Si le prix baisse et que plus de consommateurs comme George ou Ringo entrent sur le marché en raison de leur propre volonté à payer, le surplus global du consommateur sur le marché augmenterait. Dans la réalité, comprendre le surplus du consommateur peut aider les entreprises à fixer des prix qui maximisent les profits tout en conservant une clientèle satisfaite. De plus, les décideurs politiques peuvent utiliser cette information pour évaluer l'impact des politiques fiscales, comme les taxes de vente, sur le bien-être des consommateurs.

Ce surplus représente la différence entre ce que les consommateurs sont prêts à payer pour un bien ou un service (ce qui reflète la valeur qu'ils attribuent à ce bien) et ce qu'ils payent sur le marché. Le surplus du consommateur est donc une mesure monétaire du bénéfice ou de l'utilité que les consommateurs obtiennent de l'échange. Graphiquement, le surplus du consommateur est représenté par l'aire sous la courbe de demande et au-dessus du niveau de prix du marché. Sur un diagramme classique où la courbe de demande a une pente descendante de gauche à droite, cette aire prend la forme d'un triangle ou d'un trapèze, selon la forme précise de la courbe de demande.

Prenons un exemple simple pour illustrer : si la courbe de demande est linéaire, et que le prix du marché est inférieur au prix maximal que certains consommateurs sont prêts à payer, le surplus du consommateur est représenté par un triangle. La base du triangle est la différence entre le prix maximal prêt à être payé (le début de la courbe de demande sur l'axe des ordonnées) et le prix du marché. La hauteur du triangle est la quantité achetée au prix du marché. Ce surplus représente un gain pour les consommateurs, car il indique qu'ils ont pu acquérir un bien pour moins cher qu'ils n'étaient disposés à le payer, et ce gain est souvent interprété comme une mesure de leur satisfaction ou bien-être découlant de leur participation au marché. En d'autres termes, il quantifie l'avantage que les consommateurs retirent du fonctionnement du marché en termes de satisfaction ou d'utilité par rapport à l'argent dépensé.

Surplus consommateur 3.png

Ce graphique montre une représentation classique de la courbe de demande et du surplus du consommateur dans un contexte économique. La courbe de demande, tracée en rouge, illustre la relation inverse entre le prix et la quantité demandée d'un bien ou service, ce qui signifie que lorsque le prix augmente, la quantité demandée diminue, et vice-versa. Cette relation est une loi fondamentale en économie connue sous le nom de loi de la demande.

Sur ce graphique, le prix du marché est indiqué par une ligne horizontale qui coupe la courbe de demande à un point spécifique, reflétant le niveau de prix où le bien est actuellement échangé sur le marché. Le point où cette ligne horizontale intersecte l'axe des quantités détermine la quantité de biens achetée à ce prix du marché. Le surplus du consommateur est représenté par la zone colorée en vert. Ce surplus est l'écart entre le prix que les consommateurs sont disposés à payer et le prix qu'ils paient réellement. Cela se traduit par l'aire sous la courbe de demande, mais au-dessus du prix du marché, jusqu'à la quantité achetée. Cet écart représente le bénéfice ou l'utilité supplémentaire que les consommateurs tirent de l'achat du bien à un prix inférieur à leur maximum disposé à payer.

Dans cet espace, chaque point sur la courbe de demande représente un prix maximal qu'un consommateur est prêt à payer pour une quantité donnée de biens. Le prix le plus élevé que certains consommateurs sont prêts à payer est illustré par le point le plus haut de la courbe de demande, marqué comme P1. À ce niveau de prix, la quantité demandée serait nulle puisque c'est le prix le plus élevé que quelqu'un serait prêt à payer et qu'il n'y aurait pas d'acheteurs à ce niveau. Au fur et à mesure que le prix diminue pour atteindre le prix du marché, plus de consommateurs sont prêts à acheter le bien, ce qui est indiqué par le point où la ligne du prix du marché coupe la courbe de demande à la quantité Q1. Le surplus du consommateur est une mesure importante de l'avantage économique total que les consommateurs retirent de l'achat de biens sur un marché. Il est essentiel pour les analyses économiques car il permet de comprendre comment les changements de prix affectent non seulement la quantité de biens échangés mais aussi le bien-être des consommateurs. Lorsque le prix du marché diminue, le surplus du consommateur augmente, car les consommateurs tirent une plus grande satisfaction de leur capacité à acheter à un prix inférieur à celui qu'ils étaient prêts à payer.

Dans la pratique, les entreprises peuvent s'intéresser de près au surplus du consommateur lorsqu'elles prennent des décisions sur la tarification de leurs produits. Un prix trop élevé pourrait réduire significativement le surplus du consommateur et potentiellement diminuer la quantité demandée. Inversement, un prix trop bas pourrait augmenter la quantité demandée mais réduire les marges bénéficiaires de l'entreprise. L'objectif est souvent de trouver un équilibre qui maximise les profits tout en conservant un surplus du consommateur suffisamment élevé pour maintenir une clientèle satisfaite et fidèle.

Impact des Variations sur le Surplus du Consommateur

Le changement dans le surplus du consommateur dû à un changement de prix est représenté par la différence entre les surfaces sous la courbe de demande aux deux niveaux de prix. Lorsque le prix d'un bien ou service diminue, le surplus du consommateur augmente car les consommateurs bénéficient d'une plus grande différence entre ce qu'ils sont prêts à payer et ce qu'ils paient. Cette augmentation est visualisée comme l'aire supplémentaire qui se forme entre la courbe de demande et le nouveau prix inférieur.

Inversement, si le prix augmente, le surplus du consommateur diminue. Cette diminution est représentée par la perte de la surface qui existait entre les deux niveaux de prix sur la courbe de demande. Le surplus du consommateur est donc réduit parce que les consommateurs paient un prix qui se rapproche plus de leur prix de réserve, et certains consommateurs qui étaient disposés à acheter au prix inférieur pourraient décider de ne pas acheter au prix plus élevé.

Cette relation entre le changement de prix et le surplus du consommateur est fondamentale en économie car elle reflète l'impact direct des variations de prix sur le bien-être des consommateurs. Elle est particulièrement pertinente dans l'analyse de l'impact des politiques économiques telles que la taxation ou la subvention des produits, qui modifient les prix du marché et donc le surplus des consommateurs. Les économistes et les décideurs peuvent utiliser cette information pour évaluer l'efficacité des marchés et l'effet des changements de politique sur le bien-être général.

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Ce graphique illustre les changements dans le surplus du consommateur qui résultent d'une diminution du prix d'un bien ou service sur un marché. La courbe de demande, représentée par la ligne rouge descendant de gauche à droite, montre la relation entre le prix et la quantité demandée d'un bien.

Initialement, le prix du marché est à P1, où la quantité demandée est Q1. Le surplus du consommateur initial à ce niveau de prix est représenté par la zone colorée en vert, qui est la surface sous la courbe de demande et au-dessus de la ligne de prix P1, jusqu'à Q1. Lorsque le prix chute à P2, le surplus du consommateur s'étend pour inclure non seulement la zone verte initiale mais aussi la zone supplémentaire colorée en jaune. Cette zone jaune représente le surplus additionnel que les consommateurs initiaux reçoivent en raison de la réduction du prix; ils paient moins que ce qu'ils étaient initialement disposés à payer pour Q1 unités du bien. De plus, à ce nouveau prix inférieur, des consommateurs supplémentaires entrent sur le marché, augmentant la quantité demandée à Q2. Le surplus du consommateur des nouveaux entrants est représenté par la zone colorée en rouge. C'est la surface sous la courbe de demande et au-dessus de la ligne de prix P2, entre Q1 et Q2. Ces consommateurs n'étaient pas prêts à acheter le bien au prix initial P1, mais sont encouragés à faire des achats en raison du prix réduit.

Ensemble, le surplus du consommateur initial, le surplus additionnel des consommateurs initiaux, et le surplus du consommateur des nouveaux entrants représentent le surplus total du consommateur après la baisse des prix. Ce surplus total est une indication du bénéfice économique total ou du bien-être que les consommateurs tirent de leur participation au marché après le changement de prix.

Analyser l'impact d'une variation de prix sur le surplus du consommateur est essentiel pour comprendre les implications économiques des politiques de prix. Par exemple, les réductions de prix peuvent être utilisées comme des incitations pour augmenter la consommation ou pour rendre un produit plus accessible dans un marché. Inversement, une augmentation des prix pourrait réduire le surplus du consommateur et potentiellement diminuer la demande globale pour ce bien. En commentant davantage, il est important de noter que si le prix baisse encore plus loin, les consommateurs initiaux bénéficieraient d'un surplus encore plus grand et le nombre de nouveaux entrants pourrait augmenter, ce qui élargirait le bien-être total sur le marché. Toutefois, cette baisse de prix pourrait avoir des conséquences sur les producteurs, notamment une réduction de leur surplus (non illustré sur ce graphique). C'est le genre d'analyse qu'un économiste pourrait utiliser pour évaluer les effets d'une politique tarifaire ou pour comprendre les dynamiques de marché après des changements dans l'offre ou la demande.

Fondements de l'Offre sur le Marché

Le surplus du producteur est un concept économique qui reflète le bénéfice réalisé par les producteurs lorsqu'ils vendent leurs biens et services sur le marché. Il correspond à la différence entre le revenu qu'ils reçoivent de la vente de ces biens et le coût de production de ceux-ci. Autrement dit, c'est la somme d'argent que les producteurs gagnent après avoir couvert leurs coûts de production.

En pratique, le surplus du producteur est représenté par la zone au-dessus de la courbe de l'offre (qui indique le coût marginal de production ou le prix de réserve des producteurs) et en dessous du prix de marché auquel les biens sont vendus. Si un producteur est disposé à vendre un bien pour au moins 10 euros, mais le vend à 15 euros, son surplus du producteur pour ce bien est de 5 euros. Cela représente le gain net au-delà de ce qui était le minimum acceptable pour le producteur.

Le surplus du producteur est un indicateur de la santé économique des entreprises et de la profitabilité des marchés. Un surplus élevé peut indiquer un marché bénéfique pour les producteurs, où ils sont capables de vendre à des prix substantiellement plus élevés que leurs coûts. Cela peut stimuler l'investissement, l'expansion de la production et l'innovation. Cependant, il est important de noter que le surplus du producteur peut être affecté par de nombreux facteurs, y compris les changements dans la technologie de production, les coûts des intrants, la concurrence sur le marché, et les politiques gouvernementales telles que les taxes et les subventions. Une compréhension approfondie du surplus du producteur peut aider les décideurs politiques et les entreprises à prendre des décisions éclairées qui affectent la production, la tarification et la stratégie globale du marché.

Surplus conso prod demande 2.png

Ce tableau ournit des informations sur les coûts de production de différents vendeurs et la manière dont ces coûts influencent la quantité de biens qu'ils sont prêts à offrir à différents niveaux de prix sur le marché d'un produit spécifique, dans ce cas des maisons.

Dans la première partie du tableau, quatre vendeurs - Mollie, Julie, Georgia et Nana - sont listés avec leurs coûts de production respectifs pour pendre des maisons. Ces coûts varient de 500 CHF pour Nana à 900 CHF pour Mollie, ce qui suggère que Nana est le producteur le plus efficient (ou qu'elle a les coûts de production les plus bas) et Mollie le moins efficient parmi les quatre.

La seconde partie du tableau relie ces coûts de production au prix du marché et à la quantité offerte. Lorsque le prix est inférieur à 500 CHF, aucun vendeur n'est prêt à offrir ses maisons, car le prix du marché ne couvrirait même pas le coût de production le plus bas. Cela signifie que le surplus du producteur serait négatif, car les vendeurs subiraient des pertes à ces prix.

À mesure que le prix augmente, les vendeurs sont prêts à offrir des quantités croissantes de maisons :

  • Quand le prix est entre 500 CHF et 600 CHF, Nana est prête à vendre une maison.
  • Entre 600 CHF et 800 CHF, Nana et Georgia offrent ensemble deux maisons.
  • Entre 800 CHF et 900 CHF, Nana, Georgia et Julie offrent un total de trois maisons.
  • Enfin, lorsque le prix dépasse 900 CHF, tous les vendeurs, y compris Mollie, sont prêts à offrir des maisons, avec une quantité totale offerte de quatre maisons.

Le surplus du producteur pour chaque vendeur est la différence entre le prix de marché et leur coût de production. Par exemple, si des maisons sont vendues à 800 CHF, Georgia aurait un surplus de 200 CHF (800 CHF - 600 CHF), Julie aurait un surplus de 0 CHF (puisque son coût de production est de 800 CHF), et Nana aurait un surplus de 300 CHF (800 CHF - 500 CHF).

Cette information est cruciale pour comprendre comment les variations de prix affectent l'offre sur le marché. Si le prix du marché augmente, cela incite davantage de vendeurs à offrir leur produit, car ils peuvent obtenir un surplus plus élevé. À l'inverse, une baisse des prix pourrait entraîner une diminution de l'offre puisque moins de vendeurs trouveraient rentable de vendre leurs maisons. Cela illustre la loi de l'offre, selon laquelle la quantité offerte d'un bien augmente lorsque son prix augmente, sous réserve que tous les autres facteurs restent constants.

Développement de la Courbe d'Offre Agrégée

La courbe d'offre agrégée est un concept économique qui représente la relation entre le prix d'un bien ou service et la quantité totale de ce bien ou service que tous les producteurs sur le marché sont prêts à vendre. Cette courbe est le résultat de l'addition des différentes quantités que chaque producteur individuel est prêt à offrir à chaque niveau de prix possible.

La courbe d'offre agrégée est généralement ascendante, ce qui signifie que plus le prix est élevé, plus les producteurs sont disposés à offrir de quantités du bien ou service. Cela reflète le principe que des prix plus élevés peuvent couvrir des coûts de production plus élevés et sont donc incitatifs pour les producteurs à augmenter leur production. À des prix plus bas, moins de producteurs sont en mesure ou disposés à vendre, car les prix peuvent ne pas couvrir les coûts de production ou offrir une marge bénéficiaire acceptable.

La pente de la courbe d'offre peut varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que les coûts de production, la technologie, le nombre de vendeurs sur le marché, et les attentes des producteurs concernant l'avenir. Des changements dans ces facteurs peuvent décaler la courbe d'offre agrégée vers la gauche ou la droite. Par exemple, une amélioration de la technologie pourrait réduire les coûts de production et décaler la courbe d'offre vers la droite, indiquant qu'une plus grande quantité est offerte à chaque prix. À l'inverse, une augmentation des coûts des intrants pourrait décaler la courbe vers la gauche.

Dans un marché, la courbe d'offre agrégée interagit avec la courbe de demande agrégée pour déterminer le prix d'équilibre et la quantité d'équilibre – les points où la quantité que les producteurs sont prêts à vendre est égale à la quantité que les consommateurs sont prêts à acheter.

Comprendre la courbe d'offre agrégée est essentiel pour les analyses de marché, la formulation des politiques économiques, et la prise de décision en matière de production. Elle est une représentation fondamentale des forces de l'offre sur le marché et est utilisée pour prédire les réactions des producteurs aux changements des conditions du marché.

Surplus cours d'offre agrégée 1.png

Le graphique en question illustre une courbe d'offre agrégée pour des services de peinture de maison, mettant en évidence les coûts de production de quatre fournisseurs distincts. Cette courbe d'offre se caractérise par une série d'escaliers qui indiquent que chaque fournisseur entre sur le marché à des seuils de prix différents, correspondant à leur coût de production individuel.

Au premier niveau, nous voyons que Nana est prête à offrir ses services de peinture à partir d'un prix de 500 CHF, ce qui correspond à son coût de production. Cela suggère que Nana ne fournira ses services que si le prix du marché atteint ou dépasse ce seuil, permettant ainsi de couvrir ses coûts et potentiellement de réaliser un profit. Au fur et à mesure que le prix du marché augmente pour atteindre 600 CHF, Georgia commence à offrir ses services, indiquant que c'est le point où elle peut couvrir ses coûts et entrer sur le marché.

Lorsque le prix atteint 800 CHF, nous constatons que Julie est également disposée à fournir ses services, rejoignant ainsi Nana et Georgia. Cela montre que Julie n'offrira ses services que lorsque le prix est suffisamment élevé pour être rentable pour elle, étant donné ses coûts de production. Enfin, le coût de production de Mollie à 900 CHF marque le seuil le plus élevé parmi les fournisseurs, indiquant qu'elle n'entrera sur le marché que lorsque les prix seront assez élevés pour dépasser ses coûts de production plus élevés.

La courbe d'offre agrégée, qui monte étape par étape, souligne le principe économique selon lequel les producteurs sont prêts à vendre davantage lorsque le prix augmente, ce qui reflète la loi de l'offre. Cette courbe représente visuellement la quantité totale de services de peinture que les fournisseurs sont disposés à offrir à différents niveaux de prix et comment l'offre s'accroît avec l'augmentation des prix.

Cependant, cette représentation ne tient pas compte de la complexité et de la dynamique de la concurrence réelle sur le marché. Des facteurs tels que les innovations technologiques, les variations des coûts des matières premières, ou l'entrée de nouveaux concurrents pourraient influencer la courbe d'offre. Par exemple, si une nouvelle technologie réduisait les coûts de production pour tous les fournisseurs, nous pourrions voir la courbe d'offre se décaler vers la droite, indiquant une plus grande quantité offerte à chaque prix.

Ce graphique aide à comprendre les décisions de tarification et la planification de la production en fonction des coûts de production et du prix que le marché peut supporter. Les fournisseurs doivent évaluer avec soin à quel prix ils peuvent rentablement offrir leurs services et comment ils peuvent ajuster leur production en fonction des changements de prix pour maximiser leur surplus du producteur.

Calcul du Surplus du Producteur

Le surplus du producteur est un concept économique qui représente la différence entre le prix auquel les producteurs vendent réellement leurs biens ou services sur le marché et le prix minimum qu'ils seraient disposés à accepter pour ces biens ou services, c'est-à-dire leur coût de production. C'est une mesure de bénéfice économique et indique le niveau de bien-être que les producteurs tirent de la vente de leurs produits.

Quand un producteur vend un produit à un prix qui est supérieur à son coût de production, il réalise un surplus. Ce surplus peut être considéré comme un gain ou un profit au-dessus de ce qui est nécessaire pour inciter le producteur à produire le bien. En d'autres termes, si le coût de production représente la compensation minimale requise pour que le producteur soit prêt à fournir une certaine quantité de bien, tout prix supérieur à ce coût de production contribue au surplus du producteur.

Le surplus total du producteur sur un marché est la somme des surplus individuels de tous les producteurs. Il est graphiquement représenté par l'aire située au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix du marché jusqu'à la quantité produite.

Le surplus du producteur est un outil d'analyse important pour les économistes et les décideurs. Il peut être affecté par divers facteurs, tels que les changements dans les coûts de production, les innovations technologiques, les politiques gouvernementales, ou les variations de la demande du marché. Par exemple, une taxe sur la production peut réduire le surplus du producteur en augmentant le coût de production, tandis que des subventions peuvent l'augmenter.

Dans une économie de marché, l'objectif est souvent de maximiser le surplus combiné des consommateurs et des producteurs, ce qui est considéré comme une indication d'efficience économique. Quand les marchés fonctionnent librement sans intervention extérieure, et que les conditions de concurrence parfaite sont remplies, le surplus des consommateurs et des producteurs est maximisé, ce qui mène à une allocation des ressources considérée comme optimale du point de vue de l'efficience de Pareto.

Surplus producteur 1.png

Le graphique représente une courbe d'offre en escalier pour un service de peinture de maison et illustre le surplus du producteur pour une fournisseuse, Nana, à un prix de marché donné. La courbe d'offre en escalier monte à chaque palier, correspondant aux coûts de production individuels de différents fournisseurs pour peindre une maison. Ces paliers indiquent les points de prix auxquels les fournisseurs supplémentaires entrent sur le marché. Plus le prix est élevé, plus il y a de fournisseurs prêts à offrir le service, car le prix dépasse leurs coûts de production respectifs.

Le coût de production de Nana est marqué sur la courbe à 500 CHF, ce qui signifie que c'est le montant minimum qu'elle doit recevoir pour couvrir ses coûts. Le prix du marché est actuellement fixé à 600 CHF, ce qui est représenté par la ligne horizontale. La différence entre le prix du marché et le coût de production de Nana représente son surplus du producteur, qui est visuellement indiqué par la zone rectangulaire sous le prix du marché et au-dessus du coût de production de Nana. Dans ce cas, Nana reçoit un surplus du producteur de 100 CHF pour chaque maison peinte (600 CHF - 500 CHF). Ce surplus est le bénéfice économique qu'elle tire de la vente de ses services au-dessus de ses coûts. Le graphique montre que si le prix du marché était inférieur à 500 CHF, Nana ne serait pas disposée à fournir le service car elle ne pourrait pas couvrir ses coûts de production. À l'inverse, si le prix du marché augmentait, disons à 800 CHF, le surplus du producteur de Nana augmenterait en conséquence.

Le surplus du producteur est un élément clé pour comprendre la motivation des producteurs et leur réponse aux changements de prix sur le marché. Les fournisseurs chercheront à maximiser leur surplus du producteur, qui contribue à leur profit global. Les changements dans le surplus du producteur peuvent également indiquer des changements dans le bien-être général des producteurs, influençant leurs décisions d'investissement et de production à l'avenir.

Le surplus du producteur est représenté graphiquement par la zone située entre la courbe d'offre et le prix du marché, jusqu'à la quantité produite. Le surplus du producteur est ainsi le bénéfice total que les producteurs tirent de la vente de leurs biens ou services au-delà de leurs coûts de production. La courbe d'offre elle-même indique le coût minimal auquel les producteurs sont disposés à offrir une certaine quantité du bien ou service. Lorsque le prix du marché est plus élevé que ce coût minimal, les producteurs bénéficient d'un surplus, car ils reçoivent plus que le montant minimum nécessaire pour couvrir leurs coûts. Le montant reçu par les producteurs est le prix du marché multiplié par le nombre d'unités vendues, tandis que le coût de production est généralement représenté par la courbe d'offre. Lorsque vous soustrayez le coût total de production (l'aire sous la courbe d'offre jusqu'à la quantité produite) du revenu total (le produit du prix du marché par la quantité vendue), vous obtenez le surplus du producteur.

Ce concept est essentiel pour comprendre la répartition des bénéfices dans l'économie et pour évaluer l'efficacité des marchés. Dans une situation d'équilibre du marché, le surplus du producteur, combiné avec le surplus du consommateur, peut être utilisé pour évaluer l'efficacité de Pareto du marché, où aucune amélioration du bien-être d'un agent économique ne peut se faire sans détériorer le bien-être d'un autre.

Surplus producteur 2.png

Conséquences des Changements sur le Surplus du Producteur

Le changement dans le surplus producteur suite à un changement de prix est donné par la surface en dessus de la courbe d’offre entre les deux prix.

Changement du surplus du producteur 2.png

Ce graphique illustre une courbe d'offre linéaire pour un bien ou un service sur un marché spécifique. Cette courbe d'offre indique que les producteurs sont prêts à offrir une plus grande quantité de leur bien ou service à mesure que le prix augmente, ce qui est cohérent avec la loi de l'offre en économie. La ligne droite qui s'élève depuis l'origine montre cette relation positive entre le prix et la quantité offerte.

Le prix du marché est représenté par la ligne horizontale au niveau P1, et la quantité correspondante que les producteurs sont disposés à vendre à ce prix est Q1. Le surplus du producteur est alors représenté par la zone colorée en vert, située sous le prix P1 et au-dessus de la courbe d'offre jusqu'à la quantité Q1. Cette zone illustre la différence entre le prix que les producteurs reçoivent pour leurs biens ou services et le coût de production de ces biens ou services. Autrement dit, cette zone verte représente le bénéfice ou le gain net que les producteurs réalisent au-delà de la compensation minimale qu'ils nécessitent pour produire la quantité Q1.

Ce surplus du producteur est un élément crucial pour comprendre l'incitation économique des producteurs. Plus le surplus est grand, plus les producteurs sont incités à augmenter leur production, car cela signifie qu'ils reçoivent un prix significativement plus élevé que leur coût de production. C'est ce bénéfice qui peut être réinvesti dans l'entreprise pour l'innovation, l'expansion, ou utilisé pour augmenter les réserves de l'entreprise. Néanmoins, il est important de noter que le graphique représente une situation simplifiée. Dans la réalité, les coûts de production peuvent varier d'un producteur à l'autre, et la courbe d'offre pourrait ne pas être linéaire. De plus, des changements dans la technologie, les coûts des intrants, ou les politiques gouvernementales peuvent déplacer la courbe d'offre, affectant ainsi le surplus du producteur.

Ce graphique sert de modèle pour analyser l'impact des variations de prix sur les producteurs et peut aider à prendre des décisions stratégiques en matière de production et de tarification. Il est également utile pour les décideurs politiques qui pourraient envisager des interventions pour stabiliser les prix ou soutenir certaines industries, affectant directement le surplus du producteur sur le marché.

Optimisation de l'Allocation des Ressources

Maximisation du Surplus Total

Dans un marché parfaitement compétitif et sans défaillances, l'allocation des ressources par le marché peut maximiser le bien-être global, appelé surplus total, qui est la somme du surplus du consommateur et du surplus du producteur. Le surplus total est une mesure de l'efficience économique et est maximisé lorsque les marchés fonctionnent librement et que les biens sont échangés jusqu'à ce que le surplus additionnel de chaque transaction supplémentaire soit nul. Le surplus du consommateur est la mesure du bénéfice que les consommateurs obtiennent en achetant des biens et services à un prix inférieur à ce qu'ils seraient prêts à payer, tandis que le surplus du producteur est le bénéfice que les producteurs obtiennent en vendant des biens et services à un prix supérieur à leur coût de production. Lorsque ces deux surplus sont additionnés, ils reflètent le surplus total du marché.

Le marché est considéré comme efficient du point de vue de Pareto lorsqu'aucune autre allocation des ressources ne peut rendre un individu mieux loti sans rendre un autre individu moins bien loti. Dans un tel marché, le prix d'équilibre est atteint lorsque la quantité demandée est égale à la quantité offerte, ce qui signifie aussi que le surplus total est maximisé. À ce point d'équilibre, il n'est pas possible d'augmenter le surplus d'un côté sans diminuer celui de l'autre. Cependant, les marchés réels peuvent présenter des défaillances qui empêchent une telle efficience. Parmi ces défaillances, on peut citer l'existence de pouvoir de marché (comme dans les monopoles ou les oligopoles), les externalités (lorsque les coûts ou les bénéfices ne sont pas pleinement pris en compte par le marché), les biens publics (qui ne sont pas efficacement produits ou alloués par le marché en raison de leur nature non excluable et non rivale) et l'information imparfaite.

Lorsqu'il y a des défaillances du marché, des interventions, telles que des réglementations ou des politiques fiscales, peuvent être nécessaires pour corriger ces inefficacités et se rapprocher d'une allocation qui maximise le surplus total. L'économie du bien-être est l'étude de ces questions, cherchant à comprendre comment les interventions peuvent influencer le surplus du consommateur et du producteur et, par conséquent, le bien-être global.

Dans un marché à l'équilibre, le prix que les consommateurs paient pour un bien ou un service est égal au prix que les producteurs reçoivent pour ce bien ou service. Par conséquent, le prix payé et le prix reçu se neutralisent lorsqu'on calcule le surplus total. Cela conduit à une formule simplifiée pour le surplus total, qui est la valeur totale que les consommateurs attribuent aux biens ou services moins le coût total de production de ces biens ou services. Cette mesure du surplus total est un indicateur de l'efficience économique du marché.

Lorsque le surplus total est maximisé, il n'y a plus de transactions possibles qui pourraient augmenter la valeur pour le consommateur sans augmenter les coûts de production proportionnellement, et vice versa. Dans un tel état, le marché est considéré comme efficace au sens de Pareto, car il n'est pas possible de rendre quelqu'un mieux loti sans rendre quelqu'un d'autre moins bien loti. Dans une situation idéale, le marché libre sans intervention ni défaillance atteindra ce niveau d'efficacité par lui-même. Cependant, dans la réalité, de nombreux marchés subissent des défaillances qui peuvent nécessiter des interventions pour aider à maximiser le surplus total et à améliorer l'efficience économique. Cela peut inclure des corrections pour les externalités, des régulations pour contrer le pouvoir de marché, ou la fourniture de biens publics que le marché seul ne produirait pas de manière optimale.

Une allocation des ressources est jugée efficiente au sens de Pareto si elle maximise le surplus total, ce qui signifie qu'il est impossible de redistribuer les ressources pour rendre une personne mieux lotie sans en rendre une autre moins bien lotie. En termes de surplus, cela signifie que le surplus du consommateur et le surplus du producteur sont tous deux maximisés et qu'aucun gain supplémentaire ne peut être réalisé sans qu'une des parties n'encoure une perte. Dans une telle situation efficiente, le marché atteint ce que l'on appelle un équilibre de Pareto, où les ressources sont allouées de la manière la plus bénéfique possible pour la société dans son ensemble. Le surplus total, qui est la somme du surplus du consommateur et du surplus du producteur, est alors à son plus haut niveau. Cela implique que les consommateurs tirent la plus grande valeur possible des biens et services qu'ils consomment, et les producteurs reçoivent le meilleur retour possible sur leur investissement et leur travail. Cet idéal est atteint théoriquement dans les marchés parfaitement compétitifs où il n'y a ni externalités, ni biens publics, ni asymétries d'information, ni autres défaillances de marché. Dans la réalité, les interventions publiques, telles que les réglementations et les taxes, sont souvent nécessaires pour corriger les inefficacités et se rapprocher de l'efficacité de Pareto.

Surplus total 1.png

Ce graphique illustre un marché typique en équilibre où les courbes d'offre et de demande se croisent. La courbe d'offre est représentée par une ligne ascendante indiquant que, à mesure que le prix augmente, les producteurs sont prêts à offrir plus de biens en raison de la rentabilité accrue. La courbe de demande, en revanche, descend, montrant que les consommateurs sont prêts à acheter moins de biens à mesure que le prix augmente, conformément à la loi de la demande.

Le point où ces deux courbes se croisent détermine le prix d'équilibre du marché et la quantité d'équilibre. Au prix d'équilibre, la quantité que les producteurs sont prêts à vendre est exactement égale à la quantité que les consommateurs sont prêts à acheter.

Le surplus du consommateur est représenté par l'aire colorée en rouge, située sous le prix d'équilibre et au-dessus de la courbe de demande. Cela représente la différence entre ce que les consommateurs sont prêts à payer (leur valeur perçue du bien ou service) et ce qu'ils paient au prix d'équilibre. C'est le bénéfice net que les consommateurs obtiennent de leurs achats sur le marché.

Le surplus du producteur est l'aire en vert, située au-dessus du prix d'équilibre et sous la courbe d'offre. Ce surplus mesure la différence entre le prix de marché et le prix auquel les producteurs seraient théoriquement prêts à vendre (qui peut être considéré comme le coût de production). C'est le bénéfice net que les producteurs réalisent après avoir vendu leurs biens au prix d'équilibre.

Lorsque les deux surplus sont combinés, ils forment le surplus total du marché, qui est la mesure de l'efficience économique d'un marché. Dans un marché parfaitement compétitif sans externalités ni autres défaillances de marché, le surplus total est maximisé à l'équilibre. Cela signifie qu'il n'est pas possible d'augmenter le bien-être d'un individu sans diminuer celui d'un autre, et que le marché alloue les ressources de la manière la plus efficace possible.

Le graphique met en lumière l'efficacité du marché en termes d'optimisation des ressources et de maximisation du bien-être. Toutefois, il est à noter que cette situation idéale repose sur plusieurs hypothèses, notamment l'absence de barrières à l'entrée et à la sortie, une information parfaite et des marchandises homogènes. Dans la réalité, ces conditions ne sont pas toujours remplies, et des inefficacités peuvent apparaître, nécessitant parfois des interventions pour corriger le marché.

Cas Pratique : Analyse du Marché de la Viande d'Agneau

Le graphique suivante représente un marché de la viande d'agneau avec les courbes d'offre et de demande intersectant pour indiquer l'équilibre du marché. L'axe vertical (P) représente le prix de la viande d'agneau en dollars et l'axe horizontal (Q) représente la quantité de viande d'agneau.

La courbe de demande, représentée par la ligne rouge descendant de gauche à droite, indique que plus le prix est bas, plus la quantité demandée est grande. Cela reflète la loi de la demande : les consommateurs demandent généralement plus d'un bien à mesure que son prix diminue. La courbe de demande coupe l'axe des prix à 14.3, ce qui serait le prix maximal que les consommateurs seraient prêts à payer pour la quantité zéro du produit, et elle croise l'axe des quantités à 286, qui représente la quantité maximale que les consommateurs prendraient si la viande d'agneau était gratuite.

La courbe d'offre, représentée par la ligne verte montant de gauche à droite, montre que plus le prix est élevé, plus la quantité offerte est grande. Cela suit la loi de l'offre : les producteurs sont prêts à vendre plus d'un bien à mesure que son prix augmente. La courbe d'offre coupe l'axe des quantités à 88, ce qui serait la quantité minimale offerte au prix de 0.

Les deux courbes se croisent au point d'équilibre, où le prix est de 3.3 dollars et la quantité d'équilibre est de 220 unités. Ce point d'intersection indique le prix et la quantité où la quantité que les consommateurs veulent acheter est exactement égale à la quantité que les producteurs veulent vendre.

Ce graphique illustre un marché en équilibre sans surplus ou pénurie de viande d'agneau. L'équilibre est efficace au sens de Pareto, ce qui signifie qu'il n'est pas possible de rendre quelqu'un mieux loti sans en rendre un autre moins bien loti. Si le prix était supérieur à 3.3 dollars, il y aurait un surplus de viande d'agneau car la quantité offerte dépasserait la quantité demandée. Si le prix était inférieur à 3.3 dollars, il y aurait une pénurie car la quantité demandée dépasserait la quantité offerte. Dans un tel marché, le surplus total (la somme des surplus du consommateur et du producteur) est maximisé à ce point d'équilibre. Le surplus du consommateur serait l'aire sous la courbe de demande et au-dessus du prix d'équilibre, tandis que le surplus du producteur serait l'aire au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix d'équilibre. Leur somme représente le total des bénéfices économiques générés par le marché pour tous les participants.

Marché de la viande d’agneau 1.png
et

Dans cet exemple, le marché de la viande d'agneau est analysé en utilisant des fonctions linéaires pour représenter la demande et l'offre. Les équations de la demande et de l'offre sont données respectivement par et , où et sont les prix de la demande et de l'offre. À l'équilibre, la quantité demandée et la quantité offerte sont égales à , et le prix d'équilibre est dollars.

Selon les équations fournies :

La quantité d'équilibre () est de 220 unités.

Le prix d'équilibre () est de 3.3 dollars.

Le surplus du consommateur (SC) est calculé comme la zone d'un triangle sous la courbe de la demande et au-dessus du prix d'équilibre. Mathématiquement, il est calculé comme la différence entre la disposition maximale à payer (le prix intercepté sur l'axe des prix de la fonction de demande quand la quantité est zéro) et le prix d'équilibre, multiplié par la quantité vendue à l'équilibre, le tout divisé par deux. Dans cet exemple, le surplus du consommateur est de dollars.

Le surplus du producteur (SP) est également calculé comme la zone d'un triangle, mais cette fois-ci au-dessus de la courbe de l'offre et en dessous du prix d'équilibre. Il représente la différence entre le prix d'équilibre et le prix auquel les producteurs seraient prêts à fournir le bien pour zéro unité (le coût de production pour zéro unité), multiplié par la quantité vendue à l'équilibre, le tout divisé par deux. Le surplus du producteur est de dollars.

Enfin, le surplus total (Stot) du marché est la somme du surplus du consommateur et du surplus du producteur. Il représente la somme totale des bénéfices économiques pour les consommateurs et les producteurs sur le marché de la viande d'agneau. Ici, le surplus total est de dollars. Cela signifie que l'allocation des ressources sur ce marché de la viande d'agneau, au prix et à la quantité d'équilibre, génère un bien-être économique total de 1718.2 dollars pour la société.

Discussion sur l'Efficienté du Marché

Concepts Clés de l'Efficienté du Marché

Les principes fondamentaux de la théorie économique concernant l'efficience des marchés, en particulier dans un cadre de concurrence parfaite. Voici une explication détaillée de chacune de ces remarques :

  1. Allocation aux acheteurs selon la valeur attribuée : Sur un marché efficace, les biens et services sont alloués en priorité aux acheteurs qui les valorisent le plus. Cela se manifeste par leur volonté à payer un prix plus élevé par rapport à d'autres acheteurs. Ce principe garantit que les ressources sont utilisées de la manière la plus avantageuse, car les biens sont consommés par ceux qui en tirent le plus grand bénéfice subjectif. Cette allocation est visible sur le graphique d'équilibre du marché où le prix reflète la rencontre entre la volonté à payer des consommateurs et la volonté à vendre des producteurs.
  2. Allocation aux producteurs les plus efficients : Les producteurs qui peuvent offrir des biens et services aux coûts les plus bas, grâce à des avantages tels que des technologies plus performantes, un meilleur accès aux ressources, ou des méthodes de production plus efficaces, seront ceux qui pourront vendre à des prix compétitifs sur le marché. Cela conduit à une situation où les producteurs les plus efficients sont ceux qui restent en activité, tandis que les moins efficients quittent le marché ou s'adaptent pour devenir plus compétitifs. Cela maximise l'efficience productive, car les biens sont produits au moindre coût possible.
  3. Maximisation du surplus total et optimalité du laissez-faire : L'idée que le marché libre, sans intervention extérieure, mène à une allocation des ressources qui maximise le surplus total est une conclusion de la théorie du bien-être économique. En l'absence de défaillances de marché, l'équilibre compétitif atteint est efficace au sens de Pareto, car il n'est pas possible d'améliorer le bien-être d'un individu sans détériorer celui d'un autre. Ce principe de laissez-faire est souvent cité pour défendre les marchés libres et les politiques économiques qui limitent l'intervention gouvernementale.

Ces remarques supposent un ensemble d'hypothèses idéalisées qui incluent des marchés parfaitement compétitifs, une absence de pouvoir de marché pour les acheteurs et les vendeurs, l'absence d'externalités, des informations complètes et parfaitement symétriques, et des droits de propriété bien définis et appliqués. Dans la réalité, ces conditions ne sont souvent pas toutes remplies, ce qui peut justifier une intervention pour corriger les inefficacités résultantes et améliorer le bien-être global.

L'efficacité au sens de Pareto, qui est atteinte dans un marché parfaitement concurrentiel, se concentre uniquement sur l'optimisation du surplus total sans tenir compte de la répartition de ce surplus entre les différents acteurs du marché. En d'autres termes, bien qu'un marché puisse être efficient en maximisant le surplus total, cela ne garantit pas que le résultat soit équitable ou "juste" en termes de répartition des ressources et des revenus entre les individus.

L'équité est un concept normatif qui concerne la justice sociale et la répartition des biens et des richesses dans la société. Les critères d'équité varient largement selon les perspectives politiques et philosophiques, et ce qui est considéré comme équitable dans une société peut être perçu différemment dans une autre. Par exemple, une répartition des ressources qui favorise l'égalité des résultats peut être considérée comme juste selon certains cadres éthiques, tandis que d'autres pourraient valoriser l'égalité des opportunités ou la proportionnalité, où les récompenses sont distribuées en fonction de la contribution de chaque individu.

L'efficience économique et l'équité sont donc souvent traitées séparément en économie. L'intervention publique, telle que la taxation progressive et la redistribution des revenus, est couramment utilisée pour corriger les inégalités et améliorer l'équité. Cependant, ces interventions peuvent parfois entrer en conflit avec l'efficience du marché en introduisant des distorsions. Ainsi, les décideurs politiques sont confrontés au défi de trouver un équilibre entre efficience et équité, ce qui peut nécessiter des compromis et des choix politiques délicats.

Exploration des Limites de l'Autonomie du Marché

Les limites du principe du laissez-faire découlent de diverses conditions réelles qui s'écartent de l'idéal des marchés parfaitement compétitifs. Ces défaillances du marché justifient souvent une intervention gouvernementale pour corriger ou atténuer les inefficacités et promouvoir une allocation plus équitable des ressources. Voici les principales failles mentionnées :

  • Concurrence imparfaite : Dans un marché où il existe une concurrence imparfaite, tels que les monopoles, les oligopoles ou les monopsomes, les producteurs ou les consommateurs peuvent influencer les prix et les quantités, empêchant ainsi le marché d'atteindre une allocation des ressources efficace. Le pouvoir de marché peut conduire à des prix plus élevés et à des quantités plus faibles que ce qui serait atteint dans un marché compétitif, réduisant le surplus total.
  • Externalités positives ou négatives : Une externalité est un effet qu'une transaction économique entre deux parties a sur une troisième partie qui n'est pas directement impliquée dans la transaction. Les externalités négatives, comme la pollution, entraînent des coûts sociaux non pris en compte par les producteurs ou les consommateurs, tandis que les externalités positives, telles que l'innovation, génèrent des bénéfices sociaux qui dépassent les bénéfices privés. Les marchés laissés à eux-mêmes ne parviennent pas à internaliser ces coûts ou bénéfices, ce qui peut mener à une surproduction dans le cas des externalités négatives et à une sous-production pour les externalités positives.
  • Biens publics : Les biens publics sont des biens qui sont non-exclusifs (personne ne peut être empêché de les consommer) et non-rivalisants (la consommation par une personne n'affecte pas la disponibilité pour les autres). Les exemples incluent la défense nationale, les phares ou les émissions de radio. Les marchés ont tendance à sous-produire des biens publics car il est difficile de forcer les utilisateurs à payer pour leur consommation, ce qui entraîne un problème de passager clandestin.
  • Problèmes d’inégalité : Le laissez-faire ne garantit pas une distribution équitable des richesses ou des revenus. Les marchés peuvent conduire à des résultats où la richesse est concentrée entre les mains de quelques-uns, tandis que d'autres peuvent ne pas avoir suffisamment de ressources pour répondre à leurs besoins de base. Cette inégalité peut être due à des différences initiales en matière de dotations de ressources, d'éducation ou de capacités.

Dans chacun de ces cas, il peut être nécessaire que les gouvernements interviennent avec des politiques telles que la réglementation, la taxation, la fourniture de biens publics et les programmes de redistribution pour corriger les défaillances du marché et promouvoir une société plus juste et plus efficace.

Analyse des Interventions et Défaillances Gouvernementales

Tout comme il y a des défaillances de marché, il y a également des défaillances gouvernementales, parfois appelées "défaillances de l'État". Ces défaillances peuvent se produire lorsque les interventions gouvernementales ne parviennent pas à améliorer les résultats du marché ou quand elles les aggravent involontairement. Voici quelques exemples de telles défaillances :

  • Inefficacité bureaucratique : Les gouvernements peuvent souffrir de lourdeurs administratives qui entravent leur capacité à répondre rapidement et efficacement aux problèmes économiques. La bureaucratie peut être inefficace en raison de la complexité des procédures, du manque d'incitations à la performance, ou de la difficulté à mesurer et récompenser la productivité.
  • Information imparfaite : Tout comme les participants du marché, les décideurs gouvernementaux peuvent manquer d'informations complètes ou précises, ce qui peut conduire à des décisions suboptimales ou à des conséquences non intentionnelles. La collecte et l'analyse d'informations peuvent être coûteuses et chronophages.
  • Capture réglementaire : Cela se produit lorsque les industries réglementées exercent une influence indue sur les organismes gouvernementaux chargés de les réglementer, souvent pour façonner les lois et les politiques à leur avantage. Cela peut aboutir à des règlements qui servent les intérêts des entreprises au détriment de l'intérêt public.
  • Objectifs politiques à court terme : Les responsables politiques peuvent être motivés par des cycles électoraux à court terme, ce qui les incite à se concentrer sur des politiques qui génèrent des bénéfices visibles à court terme au détriment des bénéfices à long terme, ou à éviter des mesures impopulaires mais nécessaires.
  • Problèmes d'incitation : Les incitations pour les acteurs gouvernementaux ne sont pas toujours alignées avec les intérêts de la société dans son ensemble. Par exemple, les politiciens peuvent être incités à engager des dépenses publiques excessives pour gagner le soutien populaire, même si ces dépenses ne sont pas économiquement justifiées.
  • Coûts de transaction élevés : L'intervention du gouvernement est souvent accompagnée de coûts de transaction élevés, notamment en termes de mise en œuvre et de conformité réglementaire.

Pour ces raisons et d'autres, il est crucial d'évaluer soigneusement toute intervention gouvernementale prévue pour s'assurer qu'elle atteint ses objectifs sans causer de dommages collatéraux ou d'effets secondaires inattendus. L'analyse coûts-bénéfices est un outil important dans ce processus, permettant de peser les avantages attendus d'une politique contre ses coûts potentiels et risques d'échec.

Théorie et Pratique de la Taxation

Introduction aux Principes de Taxation

Lorsqu'un gouvernement impose une taxe sur un bien ou un service, cela a des répercussions immédiates et importantes sur l'économie de ce marché. La présence de la taxe tend à diminuer la quantité de biens ou de services échangés, car elle introduit une charge supplémentaire qui doit être prise en compte par les consommateurs et les producteurs. Par exemple, si une taxe est imposée sur le carburant, les consommateurs pourraient réduire leur consommation en raison de l'augmentation du prix, et les stations-service pourraient être moins enclines à garder de grandes quantités de carburant en stock, sachant que la demande a diminué.

Le prix que les consommateurs paient pour le bien ou service taxé s'accroît généralement de la valeur de la taxe. Reprenons l'exemple du carburant : si le gouvernement impose une taxe de 0,20 $ par litre, le prix à la pompe pour les consommateurs augmentera probablement d'autant, rendant le carburant plus cher pour les conducteurs. En revanche, le prix que les producteurs reçoivent pour chaque unité vendue diminue, car une partie de l'argent qui leur aurait autrement été versé est désormais destinée au gouvernement sous forme de taxe. Dans notre exemple, cela pourrait signifier que les raffineries de pétrole reçoivent moins pour chaque litre de carburant vendu, ce qui pourrait les amener à réduire leur production.

Un aspect clé de la taxation est que l'incidence fiscale, ou le fardeau économique réel de la taxe, ne dépend pas nécessairement de qui est légalement tenu de la payer. Que la taxe soit prélevée sur les vendeurs ou les acheteurs, les effets sur le marché en termes de prix et de quantités seront les mêmes après que les ajustements du marché auront eu lieu. Cela est dû aux changements de comportement des consommateurs et des producteurs en réponse à la taxe, qui affectent finalement les prix d'équilibre et la répartition des charges fiscales entre eux.

Qui porte le poids réel de la taxe dépend en grande partie des élasticités de l'offre et de la demande. L'élasticité mesure la sensibilité de la quantité demandée ou offerte à un changement de prix. Si, par exemple, nous considérons un médicament essentiel pour lequel il n'y a pas de substitut proche et pour lequel les patients ont absolument besoin, la demande sera probablement inélastique. Dans ce cas, même si le prix du médicament augmente en raison de la taxe, les patients continueront à l'acheter, car ils n'ont pas d'autre choix. En conséquence, les consommateurs finiront par supporter une grande partie de la taxe. À l'inverse, si un produit a de nombreux substituts proches, comme les fruits, une petite augmentation de prix en raison d'une taxe pourrait amener les consommateurs à se tourner vers les alternatives, ce qui signifie que les producteurs ne peuvent pas répercuter la totalité de la taxe sur les consommateurs sans perdre une part significative de leur marché.

La taxation a un impact à double facette sur l'économie : elle affecte le bien-être des participants du marché et génère des revenus pour le gouvernement.

Impact sur le bien-être (Surplus Total)

L'introduction d'une taxe sur un marché réduit le surplus total, qui est la somme du surplus du consommateur (SC) et du surplus du producteur (SP). Le mécanisme de ce phénomène est le suivant :

  • Surplus du Consommateur : La taxe augmente le prix que les consommateurs paient pour le bien ou le service, ce qui réduit leur surplus. Ils paient plus pour chaque unité, et certains consommateurs pourraient choisir de ne plus acheter le bien en raison de son coût supplémentaire, perdant ainsi l'utilité qu'ils auraient autrement tirée de sa consommation.
  • Surplus du Producteur : En même temps, la taxe diminue le prix net que les producteurs reçoivent après impôts. Cela réduit leurs incitations à produire et vendre, ce qui diminue leur surplus. La réduction des quantités produites et vendues peut également entraîner une perte d'efficience productive.

La perte combinée de surplus du consommateur et du producteur est souvent illustrée par un triangle de perte sèche sur un graphique de l'offre et de la demande. Cette perte sèche représente la perte de bien-être économique qui ne profite ni aux consommateurs, ni aux producteurs, ni même au gouvernement : elle est simplement une perte d'efficience due à la taxe.

Revenu du Gouvernement (SG)

D'un autre côté, la taxe génère des revenus pour le gouvernement (SG), qui est le produit de la taxe par unité multiplié par le nombre d'unités vendues après l'imposition de la taxe. Cet argent peut être utilisé pour financer des services publics, des investissements dans l'infrastructure, l'éducation, la santé, ou pour redistribuer des ressources dans le cadre de programmes sociaux. Ainsi, bien que la taxation réduise le surplus total du marché, elle permet d'accomplir des fonctions gouvernementales qui peuvent, à leur tour, avoir un impact positif sur le bien-être social.

L'efficacité globale d'une taxe, en termes de compromis entre la perte de bien-être du marché et les avantages des dépenses gouvernementales, dépend de la manière dont les fonds sont utilisés. Si les revenus de la taxe sont dépensés de manière à améliorer le bien-être global ou à corriger d'autres inefficacités du marché (comme les externalités négatives), l'impact net de la taxation peut être positif. En revanche, si les revenus sont mal gérés ou dépensés de manière inefficace, l'effet net peut être une diminution du bien-être social.

Dans la vie réelle, la conception des systèmes fiscaux cherche à équilibrer ces deux aspects : maximiser les revenus gouvernementaux tout en minimisant les distorsions et les pertes de bien-être sur les marchés. Les gouvernements doivent donc soigneusement considérer les taux de taxation et les méthodes d'application, en tenant compte des élasticités de l'offre et de la demande pour minimiser l'impact négatif sur la production et la consommation. La finance publique s'attache à identifier la structure de taxation la plus appropriée pour générer des revenus gouvernementaux nécessaires tout en minimisant l'impact négatif sur l'économie. Un principe clé est d'éviter de grandes perturbations dans les comportements des consommateurs et des producteurs, car des changements significatifs peuvent entraîner une perte d'efficience économique, connue sous le nom de perte sèche. Cette perte représente la valeur des échanges qui ne se produisent pas en raison de la taxe et qui, autrement, auraient bénéficié à la fois aux consommateurs et aux producteurs.

Pour minimiser ce coût social, les économistes suggèrent souvent d'imposer des taxes sur les biens et services dont la demande ou l'offre est inélastique, c'est-à-dire ceux pour lesquels les variations de prix ne changent pas substantiellement la quantité demandée ou offerte. Par exemple, les taxes sur les produits du tabac sont généralement efficaces car même avec une hausse significative des prix due à la taxation, la demande diminue peu. De même, les taxes sur l'essence ont tendance à générer des revenus stables car les automobilistes modifient peu leur comportement de conduite en réponse aux variations de prix à court terme.

L'approche optimale en matière de taxation cherche également à refléter les coûts marginaux sociaux. Ainsi, si la production ou la consommation d'un bien entraîne des externalités négatives, comme la pollution, la taxe devrait être ajustée pour inclure ces coûts, alignant ainsi le prix du marché sur le coût réel pour la société. Cela peut non seulement dissuader les activités nuisibles mais aussi générer des revenus qui peuvent être utilisés pour atténuer les dommages causés. L'équité est aussi une considération importante. Un système fiscal juste est souvent mesuré par sa progressivité, c'est-à-dire sa capacité à imposer des charges fiscales plus lourdes à ceux qui ont une plus grande capacité de paiement. Les impôts progressifs, qui augmentent en pourcentage avec le niveau de revenu, visent à répartir la charge fiscale de manière plus équilibrée dans la société. Cela peut être observé dans les systèmes d'imposition des revenus où les taux marginaux supérieurs sont appliqués aux tranches de revenus plus élevées.

Enfin, l'efficacité administrative est essentielle pour une bonne structure fiscale. Les systèmes fiscaux doivent être conçus pour être simples à comprendre et faciles à administrer. Des systèmes complexes peuvent non seulement engendrer des coûts administratifs élevés mais aussi encourager l'évasion fiscale, réduisant ainsi l'efficacité de la collecte des impôts. Les efforts visant à lutter contre l'évasion fiscale et à améliorer la conformité fiscale sont des exemples de la façon dont les gouvernements tentent de maximiser les revenus tout en minimisant les coûts. L'ensemble de ces principes guide la création de politiques fiscales visant à équilibrer les besoins en revenus avec les objectifs de maintien d'une économie saine et équitable. La réussite de ces politiques est souvent mesurée par leur capacité à soutenir les dépenses publiques sans imposer de charges fiscales excessives qui pourraient inhiber la croissance économique ou aggraver les inégalités.

Analyse du Coût Social des Taxes

Un principe important en matière de taxation et son impact sur l'économie est que lorsqu'une taxe est imposée sur un bien ou un service, peu importe si elle est légalement imposée aux consommateurs ou aux producteurs, elle a pour effet de réduire la taille du marché et affecte de la même manière les prix et les quantités.

Dans un marché libre, les prix et les quantités sont déterminés par l'interaction de la demande et de l'offre. Lorsqu'une taxe est introduite, elle crée un écart entre le prix que les consommateurs paient et le prix que les producteurs reçoivent. Cet écart est la taxe elle-même. Si la taxe est imposée aux consommateurs, le prix qu'ils paient augmente. Si elle est imposée aux producteurs, le prix qu'ils reçoivent pour chaque unité vendue diminue. Dans les deux cas, l'effet net est une diminution de la quantité échangée sur le marché.

Le mécanisme derrière ce phénomène peut être expliqué comme suit :

  • Lorsque les consommateurs sont taxés, ils doivent payer plus pour chaque unité du bien ou du service, ce qui les amène à en demander moins.
  • Lorsque les producteurs sont taxés, ils reçoivent moins d'argent pour chaque unité vendue, ce qui les incite à en offrir moins sur le marché.

Dans les deux cas, la quantité totale de biens échangée diminue. Ce résultat est dû au fait que la taxe augmente le coût total d'achat pour les consommateurs et réduit le revenu net pour les producteurs, ce qui conduit à une réduction de la quantité demandée et offerte. C'est ce qu'on appelle le fardeau de la taxe, qui est partagé entre les consommateurs et les producteurs, quelle que soit la partie qui paie la taxe de manière formelle.

En pratique, l'impact exact de la taxe sur les prix payés par les consommateurs et reçus par les producteurs dépend des élasticités relatives de la demande et de l'offre. Si la demande est relativement inélastique (les consommateurs ne réduisent pas beaucoup leur consommation en réponse à une augmentation des prix), ils supporteront une plus grande part du fardeau de la taxe. Inversement, si l'offre est relativement inélastique (les producteurs ne réduisent pas beaucoup leur offre en réponse à une baisse des prix), les producteurs supporteront une plus grande part du fardeau.

Ce concept est fondamental en économie pour comprendre comment les taxes influencent les marchés et pour évaluer les impacts des politiques fiscales. Il met également en évidence que les décisions fiscales ne peuvent être prises à la légère, car même les taxes apparemment ciblées peuvent avoir des effets étendus sur l'ensemble de l'économie.

Cout social des taxes.png

Ce graphique présente un marché typique avec l'introduction d'une taxe et montre l'impact sur le surplus du consommateur et du producteur ainsi que sur les prix et les quantités. Les courbes d'offre (verte) et de demande (rouge) se croisent au point d'équilibre sans taxe, indiquant la quantité et le prix où la quantité demandée par les consommateurs correspond exactement à la quantité que les producteurs souhaitent vendre. Le surplus du consommateur est représenté par l'aire sous la courbe de demande et au-dessus du prix d'équilibre, et le surplus du producteur est l'aire au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix d'équilibre.

L'introduction de la taxe crée un écart entre le prix payé par les consommateurs et le prix reçu par les producteurs, représenté par l'espace vertical entre les deux prix sur le graphique. Cette zone correspond au montant de la taxe. Après la taxation, le nouveau point d'équilibre montre que la quantité échangée diminue (la "Quantité avec taxe" est inférieure à la "Quantité sans taxe"). Le prix payé par les consommateurs augmente, tandis que le prix reçu par les producteurs diminue. La différence entre ces deux prix est le montant de la taxe prélevée par l'État.

Le surplus du consommateur est réduit car ils paient un prix plus élevé et achètent moins de biens. De même, le surplus du producteur est réduit car ils reçoivent un prix plus bas pour les biens qu'ils vendent et vendent une quantité moindre. Les zones colorées représentent la réduction du surplus pour les consommateurs (en rouge) et les producteurs (en vert).

La perte sèche, ou le coût d'efficacité, est illustrée mais pas explicitement marquée sur ce graphique. Elle correspondrait à l'aire du triangle formé entre les courbes d'offre et de demande et les nouvelles lignes de quantité et de prix après taxation. Cette perte sèche représente le bien-être économique perdu qui n'est compensé ni par les consommateurs ni par les producteurs, ni même par les revenus gouvernementaux issus de la taxe.

Ce graphique illustre clairement que la taxe conduit à une perte d'efficacité sur le marché en provoquant une réduction des échanges bénéfiques qui auraient eu lieu en l'absence de taxe. Cependant, il est essentiel de noter que les revenus gouvernementaux générés par cette taxe peuvent être utilisés pour financer des services publics ou des politiques qui améliorent le bien-être social. L'efficacité globale de cette taxe dépendrait donc de la façon dont les revenus sont utilisés et de l'impact qu'ils ont sur la société dans son ensemble.

Erforschung von Steuereinnahmen

Die Grafik zeigt, wie eine auf einem Markt eingeführte Steuer nicht nur den Überschuss von Verbrauchern und Produzenten beeinflusst, sondern auch, wie sie Regierungseinnahmen generiert. Diese Regierungseinnahmen werden durch das Rechteck zwischen den beiden neuen Preislinien nach der Besteuerung (der von den Verbrauchern gezahlte Preis und der von den Produzenten erhaltene Preis) dargestellt.

Um das Regierungseinkommen (SG) zu berechnen, wird der Steuerbetrag pro Einheit (die vertikale Differenz zwischen dem von den Verbrauchern gezahlten Preis und dem von den Produzenten erhaltenen Preis) mit der Menge der nach Einführung der Steuer auf dem Markt gehandelten Güter multipliziert. Es handelt sich also um die Fläche des oben erwähnten Rechtecks.

Der auf diese Weise eingenommene Betrag kann je nach Größe der Steuer und der Menge der gehandelten Güter erheblich sein. Die Regierungen müssen jedoch bei der Festlegung des Steuersatzes vorsichtig sein, da zu hohe Steuern den Handel auf dem Markt erheblich reduzieren und somit die Steuereinnahmen verringern können - ein Phänomen, das als Laffer-Effekt bekannt ist. Es muss also ein Gleichgewicht gefunden werden, um die Einnahmen zu maximieren, ohne eine übermäßige Schrumpfung der wirtschaftlichen Aktivität zu verursachen.

Im realen Leben können die durch Steuern eingenommenen Einnahmen für verschiedene öffentliche Zwecke wie Bildung, Gesundheit, Verteidigung oder zur Finanzierung von Transferprogrammen zur Verringerung von Ungleichheiten verwendet werden. Die Art und Weise, wie diese Einnahmen ausgegeben werden, kann wiederum das wirtschaftliche und soziale Wohlergehen einer Nation beeinflussen. Eine umsichtige und effektive Steuer- und Haushaltsverwaltung ist daher von entscheidender Bedeutung, um sicherzustellen, dass die Vorteile der Steuererhebung die durch sie verursachten Effizienzkosten überwiegen.

Revenu du gouvernement surplus 1.png

Diese Grafik stellt die Auswirkungen einer Steuer auf einen Markt dar. Wir beobachten zwei verschiedene Preise: den höheren Preis, den die Verbraucher nach der Einführung der Steuer zahlen, und den niedrigeren Preis, den die Produzenten für ihre Waren oder Dienstleistungen erhalten. Die Differenz zwischen diesen beiden Preisen entspricht dem Steuerbetrag pro Einheit.

Die vertikale Linie, die durch die Angebots- und Nachfragekurven verläuft, markiert die nach Einführung der Steuer gehandelte Menge, während die vertikale gestrichelte Linie weiter rechts die Menge angibt, die ohne die Steuer gehandelt worden wäre. Die gehandelte Menge sinkt aufgrund der Steuer, was eine direkte Manifestation der geringeren Markteffizienz ist: Aufgrund der zusätzlichen Kosten, die durch die Steuer auferlegt werden, kommen weniger Transaktionen zustande.

Das beigefarbene Rechteck zwischen den beiden Preisen zeigt das durch die Steuer erzeugte Einkommen der Regierung an. Dieses Einkommen wird berechnet, indem die Höhe der Steuer mit der Menge der nach Einführung der Steuer gehandelten Güter multipliziert wird. Dies ist eine Einkommensquelle für die Regierung, aber sie kommt auf Kosten eines Effizienzverlustes für den Markt.

Es ist wichtig zu beachten, dass sowohl der Überschuss des Verbrauchers als auch der Überschuss des Produzenten durch die Steuer verringert werden. Der Überschuss des Verbrauchers wird verringert, weil die Verbraucher einen höheren Preis zahlen, und der Überschuss des Produzenten wird verringert, weil die Produzenten einen niedrigeren Preis erhalten. Diese Verringerung der Überschüsse wird durch die Verringerung der Bereiche unter der Nachfragekurve für die Verbraucher und über der Angebotskurve für die Produzenten dargestellt.

Diese Grafik veranschaulicht deutlich das Konzept des trockenen Verlusts, der den Verlust an wirtschaftlicher Wohlfahrt darstellt, der nicht durch die Steuereinnahmen wieder hereingeholt wird. Der trockene Verlust würde zwischen den Angebots- und Nachfragekurven und der neu gehandelten Menge liegen und die Transaktionen veranschaulichen, die aufgrund der Steuer nicht mehr stattfinden. Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die Steuer zwar Einnahmen für die Regierung generiert, aber auch die Markteffizienz verringert, indem sie die Menge der gehandelten Güter reduziert und die Überschüsse der Verbraucher und Produzenten verringert. Die Regierungen müssen daher die Vorteile der Steuereinnahmen sorgfältig gegen die Effizienzkosten, die sie dem Markt auferlegen, abwägen.

Bewertung des Nettoeffekts der Besteuerung auf den Überschuss

Der Nettoeffekt einer Steuer auf den Gesamtüberschuss, der sich aus der Summe des Verbraucherüberschusses und des Produzentenüberschusses ergibt, ist in der Regel negativ. Wenn die Steuer eingeführt wird, wie in der Grafik dargestellt, führt sie zu einer Verzerrung des Marktes, die zu einem Verlust an wirtschaftlicher Effizienz führt.

Folgendes passiert:

  1. Höherer Preis für Verbraucher: Die Verbraucher sehen sich aufgrund der Steuer mit einem höheren Preis konfrontiert. Dies verringert ihren Überschuss, da sie für jede Einheit der Ware oder Dienstleistung mehr bezahlen müssen, und einige Verbraucher, die zum Gleichgewichtspreis ohne Steuer gekauft hätten, entscheiden sich gegen den Kauf zum höheren Preis. Der Überschuss der Verbraucher wird also um den Bereich zwischen dem Gleichgewichtspreis ohne Steuer und dem höheren Preis mit Steuer bis zur neuen gehandelten Menge nach Besteuerung verringert.
  2. Niedrigerer Preis für Produzenten: Die Produzenten erhalten einen niedrigeren Preis für jede verkaufte Einheit, der aufgrund der an die Regierung zu zahlenden Steuer niedriger ist als der Gleichgewichtspreis ohne Steuer. Dadurch sinkt ihr Anreiz zu produzieren und sie bieten weniger auf dem Markt an, was den Überschuss des Produzenten verringert. Der Überschuss des Produzenten wird also um den Bereich zwischen dem Gleichgewichtspreis ohne Steuer und dem Preis nach Steuern, den die Produzenten erhalten, bis zur neuen gehandelten Menge verringert.
  3. Trockener Verlust: Die Verringerung der gehandelten Menge führt zu einem trockenen Verlust. Dies ist der Verlust an wirtschaftlicher Wohlfahrt, der weder den Verbrauchern noch den Produzenten zugute kommt und auch kein Einkommen für die Regierung darstellt. Er steht für die Transaktionen, die ohne die Steuer stattgefunden hätten und die das Wohlbefinden der Verbraucher und Produzenten erhöht hätten. Dieser Verlust wird durch das Dreieck dargestellt, das durch die Differenz zwischen den mit und ohne Steuer gehandelten Mengen und zwischen den Angebots- und Nachfragekurven gebildet wird.
  4. Regierungseinkommen: Während der Überschuss der Verbraucher und Produzenten sinkt, generiert die Regierung Einnahmen aus der Steuer, die der Steuer pro Einheit multipliziert mit der gehandelten Menge nach der Steuer entsprechen. Diese Einnahmen können für öffentliche Dienstleistungen verwendet werden, die theoretisch das Wohlbefinden der Gesellschaft als Ganzes steigern können.

Der Nettoeffekt auf den Gesamtüberschuss ist also die Summe des reduzierten Überschusses der Verbraucher und Produzenten abzüglich des trockenen Verlusts, der teilweise durch den Wert der öffentlichen Dienstleistungen, die durch die Steuereinnahmen finanziert werden, ausgeglichen werden kann. Wenn die Verwendung der Steuereinnahmen weniger effizient ist als der durch die Steuer verursachte Überschussverlust, besteht der Nettoeffekt in einer Verringerung der wirtschaftlichen Wohlfahrt. Werden die Steuereinnahmen hingegen so verwendet, dass sie die Wohlfahrt erheblich verbessern (z. B. durch die Finanzierung wesentlicher öffentlicher Güter oder die Verbesserung der Gerechtigkeit), kann der Nettoeffekt positiv sein. In den meisten Fällen führt die Besteuerung jedoch zu einem Nettoverlust des Überschusses, da die Gewinne aus den Staatseinnahmen den Verlust an Markteffizienz in der Regel nicht vollständig ausgleichen.

Effet net sur le surplus total 1.png

Die Tabelle zeigt die Auswirkungen der Besteuerung auf den Überschuss der Verbraucher, den Überschuss der Produzenten und die Steuereinnahmen sowie den Nettoeffekt auf den Gesamtüberschuss, der sich aus der Summe des Überschusses der Verbraucher und der Produzenten sowie den Steuereinnahmen zusammensetzt.

Ohne Steuern:

  • Der Überschuss des Verbrauchers wird durch die Summe der Flächen A, B und C dargestellt.
  • Der Überschuss des Produzenten wird durch die Summe der Flächen D, E und F dargestellt.
  • Da es keine Steuer gibt, gibt es auch keine Steuereinnahmen.
  • Der Gesamtüberschuss ist die Summe der Überschüsse des Verbrauchers und des Produzenten (A + B + C + D + E + F).

Mit Steuer:

  • Der Überschuss des Verbrauchers wird nur auf Fläche A reduziert, was einen Überschussverlust in Höhe der Flächen B und C bedeutet.
  • Der Überschuss des Produzenten wird jetzt nur durch Fläche F repräsentiert, was einen Überschussverlust in Höhe der Flächen D und E bedeutet.
  • Die durch die Steuer generierten Steuereinnahmen werden durch die Flächen B und D repräsentiert.
  • Der Gesamtüberschuss mit Steuer ist jetzt die Summe aus A, B, D und F.

Veränderung:

  • Der Überschuss des Verbrauchers sinkt um (B + C) * Der Überschuss des Produzenten sinkt um (D + E) * Die Steuereinnahmen betragen (B + D), was die neuen Einnahmen der Regierung aufgrund der Steuer sind * Der Gesamtüberschuss sinkt um (C + E), was den trockenen Verlust aufgrund der Steuer darstellt.

Der trockene Verlust (C + E) stellt die Effizienzkosten der Steuer dar, d. h. den Verlust an wirtschaftlicher Wohlfahrt, der weder durch den Überschuss des Verbrauchers noch durch den Überschuss des Produzenten oder durch Steuereinnahmen ausgeglichen wird. Es ist ein Nettoverlust für die Gesellschaft, da Transaktionen, die sowohl den Verbrauchern als auch den Produzenten (und damit der Wirtschaft als Ganzes) zugute gekommen wären, nicht mehr stattfinden. Das Vorhandensein dieses trockenen Verlusts ist der Hauptgrund, warum Steuern die Gesamteffizienz des Marktes verringern können, auch wenn sie zur Finanzierung öffentlicher Ausgaben notwendig sind.

Das Steueraufkommen (B + D) ist das, was die Regierung einnimmt und potenziell zur Finanzierung von öffentlichen Gütern oder Dienstleistungen, Umverteilungsprogrammen und anderen staatlichen Aufgaben verwenden kann. Die Gesamteffizienz der Steuer hängt also weitgehend davon ab, wie diese Einnahmen verwendet werden. Wenn die Regierung sie so ausgibt, dass sie einen Wert schafft, der gleich oder größer ist als der trockene Verlust, dann kann der Nettoeffekt auf die soziale Wohlfahrt neutral oder sogar positiv sein. Dies ist in der Praxis jedoch schwer zu erreichen und hängt stark von den Prioritäten und der Effizienz der Regierung bei der Verteilung der Steuerressourcen ab.

Effet net sur le surplus total 2.png

Diese Grafik zeigt einen typischen Markt, auf dem eine Steuer eingeführt wurde, die zu einer Differenz zwischen dem von den Verbrauchern gezahlten Preis und dem von den Produzenten erhaltenen Preis führt. Die farbigen und markierten Flächen (A, B, C, D, E, F) stellen verschiedene Teile des Überschusses des Verbrauchers und des Produzenten sowie die Auswirkungen der Steuer dar. Vor der Steuer befindet sich der Markt bei der "Menge ohne Steuer" im Gleichgewicht, wo sich die Nachfragekurve (rot) und die Angebotskurve (grün) schneiden. In diesem Stadium wird der Überschuss des Verbrauchers durch die Flächen A, B und C und der Überschuss des Produzenten durch die Flächen D, E und F dargestellt.

Nach der Besteuerung führen der neue Preis, den die Verbraucher zahlen, und der neue Preis, den die Produzenten erhalten, zu einer Teilung dieser Überschüsse:

  • Der Überschuss des Verbrauchers wird nun nur noch durch Fläche A repräsentiert und zeigt einen Überschussverlust, der den Flächen B und C entspricht.
  • Der Überschuss des Produzenten wird auf Fläche F reduziert, mit einem Überschussverlust, der den Flächen D und E entspricht.
  • Fläche B plus Fläche D entspricht dem Regierungseinkommen, das durch die Steuer generiert wird. Dies zeigt, dass der private Überschuss (Verbraucher und Produzenten) zwar gesunken ist, die Regierung aber nun ein Einkommen erhält, das zur Finanzierung öffentlicher Dienstleistungen oder anderer staatlicher Ziele verwendet werden kann.
  • Die Flächen C und E zusammen stellen den trockenen Verlust oder die Effizienzkosten dar. Dieser trockene Verlust ist der irreversible Verlust an wirtschaftlichem Wohlstand und spiegelt den Handel wider, der aufgrund der Steuer nicht mehr stattfindet. Diese Transaktionen hätten einen höheren Wert als ihre Ressourcenkosten erbracht und somit die gesamte wirtschaftliche Wohlfahrt erhöht.

Der trockene Verlust (C+E) ist besonders besorgniserregend, da er einen Nettoverlust für die Gesellschaft darstellt: Er wird von keiner Partei ausgeglichen und trägt nicht zum Steueraufkommen bei. Aus diesem Grund bevorzugen Wirtschaftswissenschaftler häufig Steuern, die den trockenen Verlust minimieren, d. h. Steuern auf Güter mit unelastischer Nachfrage oder unelastischem Angebot. Abschließend veranschaulicht die Grafik, dass selbst wenn das Einkommen der Regierung durch die Steuer erhöht wird, die Kosten für die Gesellschaft in Form eines Verlusts an wirtschaftlichem Überschuss unvermeidbar sind. Die Wirksamkeit einer solchen Steuer sollte daher nicht nur im Hinblick auf das eingenommene Einkommen, sondern auch unter Berücksichtigung der Auswirkungen auf das Gesamtwohl der Gesellschaft beurteilt werden.

Intuitives Verständnis der steuerlichen Auswirkungen

In einem Markt ohne Steuern tätigen Verbraucher und Produzenten Tauschgeschäfte, die für beide Seiten vorteilhaft sind. Der Überschuss der Verbraucher ergibt sich aus der Differenz zwischen dem, was sie bereit sind, für eine Ware oder Dienstleistung zu zahlen (ihr Gewinn), und dem Preis, den sie dafür zahlen. Der Überschuss des Produzenten hingegen ergibt sich aus der Differenz zwischen dem Verkaufspreis und den Produktionskosten. Diese kumulierten Überschüsse stellen die Gesamtwohlfahrt oder den Gesamtüberschuss auf dem Markt dar.

Wenn eine Steuer eingeführt wird, beseitigt sie einige dieser vorteilhaften Austauschvorgänge. Genauer gesagt: Der Austausch, der zwischen dem Preis ohne Steuer und dem Preis mit Steuer stattgefunden hätte, findet nicht mehr statt. Das bedeutet, dass der Gewinn, den die Verbraucher aus diesen Tauschgeschäften erzielt hätten (dargestellt durch den Verbraucherüberschuss) und der höher ist als die Produktionskosten (dargestellt durch den Produzentenüberschuss), nicht zustande kommt. Diese nicht zustande gekommenen Transaktionen, die für beide Seiten einen Überschuss generiert hätten, gehen durch die Steuer verloren, und dieser verlorene Überschuss ist der sogenannte trockene Verlust.

Die Regierung erzielt durch die Erhebung der Steuer Einnahmen aus den Transaktionen, die nach der Steuer weiterhin stattfinden, aber nicht aus dem trockenen Verlust. Die Steuereinnahmen sind also geringer als sie es gewesen wären, wenn dieser Handel stattgefunden hätte. Der trockene Verlust ist also ein Nettoverlust für die Gesellschaft, da er einen Wert darstellt, der von niemandem erfasst wird: weder von den Verbrauchern noch von den Produzenten, und er wird auch nicht in Form von Steuereinnahmen von der Regierung eingezogen. Aus diesem Grund empfehlen Ökonomen häufig Steuern, die den trockenen Verlust minimieren, insbesondere in Fällen, in denen die Güter oder Dienstleistungen von grundlegender Bedeutung sind und eine Einschränkung der Transaktionen besonders negative Folgen für das soziale Wohlergehen haben kann.

Surplus du consommateur et du producteur intuition 1.png

Die Grafik veranschaulicht die Auswirkungen einer Steuer auf einen Markt unter der Annahme, dass eine Steuer pro Einheit der gehandelten Ware oder Dienstleistung erhoben wird. Die Nachfrage- und Angebotskurven stellen die Zahlungsbereitschaft der Verbraucher bzw. die Produktionskosten der Produzenten dar.

Vor der Erhebung der Steuer erreicht der Markt einen Gleichgewichtspunkt, an dem die von den Verbrauchern nachgefragte Menge mit der von den Produzenten angebotenen Menge zu einem bestimmten Preis übereinstimmt. Dieses Gleichgewicht wird durch den Schnittpunkt der Nachfrage- und Angebotskurven angezeigt.

Nach der Steuer gibt es eine Differenz zwischen dem von den Verbrauchern gezahlten Preis und dem von den Produzenten erhaltenen Preis, die dem Steuerbetrag pro Einheit entspricht. Diese Differenz schafft einen neuen Gleichgewichtspunkt, an dem die gehandelte Menge verringert wird (angezeigt durch "Menge mit Steuer") und der Markt nicht mehr optimal funktioniert. Die Auswirkungen dieser Besteuerung sind folgende:

  • Für die Verbraucher: Sie zahlen einen höheren Preis für die Ware oder Dienstleistung, wodurch sich ihr Überschuss (die Differenz zwischen dem, was sie zu zahlen bereit sind, und dem, was sie tatsächlich zahlen) verringert
  • Für die Produzenten: Sie erhalten einen niedrigeren Preis für jede verkaufte Einheit, wodurch sich ihr Überschuss (die Differenz zwischen dem Verkaufspreis und den Produktionskosten) ebenfalls verringert
  • Für die Produzenten: Sie erhalten einen niedrigeren Preis für jede verkaufte Einheit, wodurch sich ihr Überschuss (die Differenz zwischen dem Verkaufspreis und den Produktionskosten) ebenfalls verringert.

Die rote vertikale Linie zeigt die ohne Steuer gehandelte Menge, die grüne vertikale Linie die mit Steuer gehandelte Menge. Die Differenz zwischen diesen beiden Mengen stellt den trockenen Verlust durch die Steuer dar. Dies zeigt die Verringerung der Anzahl von Transaktionen, die für beide Seiten vorteilhaft wären und aufgrund der Steuer nicht mehr stattfinden.

Der trockene Verlust, d. h. der Gesamtverlust an wirtschaftlicher Wohlfahrt, ist in dieser Grafik nicht explizit dargestellt, würde aber zwischen den beiden Mengen und unterhalb der Nachfragekurve und oberhalb der Angebotskurve liegen. Sie stellt den Überschuss dar, den die Verbraucher und Produzenten ohne die Steuer erhalten hätten und der nicht durch die Staatseinnahmen erfasst wird.

Die Regierungseinnahmen stammen aus der Steuer, die auf Transaktionen erhoben wird, die nach der Besteuerung weiterhin stattfinden. Obwohl die Regierung Einnahmen erzielt, zeigt der trockene Verlust an, dass die Kosten für die Gesellschaft in Form von nicht durchgeführten Transaktionen ein direkter negativer Effekt der Steuer ist.

Der Nettoeffekt der Besteuerung ist daher eine Verringerung des gesamten Marktüberschusses, der sich aus dem verringerten Überschuss der Verbraucher und Produzenten sowie einem Verlust an wirtschaftlicher Effizienz zusammensetzt, obwohl die Regierung neue Einnahmen erhält. Dies legt nahe, dass das Ziel jeder Steuerpolitik darin bestehen sollte, ein Gleichgewicht zwischen dem öffentlichen Finanzierungsbedarf und der Minimierung der steuerinduzierten wirtschaftlichen Verzerrungen herzustellen.

Fallstudie: Besteuerung auf dem Markt für Lammfleisch

Die folgende Grafik stellt einen Markt für Lammfleisch dar, wobei eine Steuer τ auf das Produkt erhoben wird. Die absteigende Nachfragekurve zeigt an, dass mit steigendem Preis die nachgefragte Menge an Lammfleisch gemäß dem Gesetz der Nachfrage sinkt. Die ansteigende Angebotskurve zeigt, dass mit steigendem Preis auch die angebotene Menge an Lammfleisch steigt, was nach dem Gesetz des Angebots typisch ist.

Der steuerfreie Preis ist der Schnittpunkt der Angebots- und Nachfragekurven, der den Gleichgewichtspreis und die Gleichgewichtsmenge in einem steuerfreien Markt angibt. Mit der Einführung einer Steuer pro Einheit von τ=1,05 steigt jedoch der effektive Preis für die Verbraucher, während der von den Produzenten erhaltene Preis sinkt.

Die Auswirkungen der Einführung der Steuer sind wie folgt:

  • Verbraucherpreis: Der von den Verbrauchern für Lammfleisch gezahlte Preis steigt auf mehr als 4 Währungseinheiten. Dies führt zu einem Rückgang der nachgefragten Menge an Lammfleisch, wie durch die Linksverschiebung der Gleichgewichtsmenge von 220 auf 206 Einheiten angezeigt wird.
  • Produzentenpreis: Obwohl der Marktpreis für die Verbraucher über 4 liegt, ist der effektive Preis, den die Produzenten erhalten, nach Abzug der Steuer niedriger als 3,3. Dies kann den Anreiz für die Erzeuger verringern, Lammfleisch zu produzieren und anzubieten.
  • Staatliche Einnahmen: Die Steuer generiert Einnahmen für die Regierung, die das Steuerprodukt pro Einheit (τ) multipliziert mit der nach der Anwendung der Steuer verkauften Menge (in diesem Fall 206 Einheiten) sind.

Was hier wichtig ist, ist die Existenz eines wirtschaftlichen Wohlfahrtsverlusts oder trockenen Verlusts, der sich aus der Menge an Lammfleisch ergibt, die aufgrund der Steuer nicht mehr gehandelt wird. Vor der Steuer würde der Markt 220 Einheiten tauschen, aber mit der Steuer werden nur 206 Einheiten gehandelt, d. h. 14 Einheiten, die für Verbraucher und Erzeuger vorteilhaft gewesen wären, werden nicht mehr gehandelt. Dieser Verlust des für beide Seiten vorteilhaften Austauschs ist der trockene Verlust, der durch keinerlei Einnahmen der Regierung ausgeglichen wird.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die Steuer zwar Einnahmen für die Regierung generiert, aber auch den Überschuss von Verbrauchern und Produzenten verringert und aufgrund des geringeren Handels auf dem Markt zu einem Verlust an wirtschaftlicher Effizienz führt. Dies zeigt die inhärente Herausforderung bei der Erhebung von Steuern: ein Gleichgewicht zwischen der Notwendigkeit, die Staatsausgaben zu finanzieren, und der Minimierung der negativen Auswirkungen auf die Wirtschaft zu finden.

Surplus Exemple marché de la viande d’agneau.png
, et

Der Überschuss des Produzenten nach der Steuer wird wie folgt berechnet: .

Die Änderung im Überschuss des Produzenten im Vergleich zur Situation ohne Steuer ist: .

Der Verbraucherüberschuss nach der Steuer wird mit folgender Formel berechnet: .

Die Änderung im Verbraucherüberschuss ist daher: .

Die Einnahmen der Regierung werden berechnet durch: .

Der Gesamtüberschuss mit der Steuer, der die Summe aus dem Überschuss des Verbrauchers, dem Überschuss des Produzenten nach der Steuer und dem Regierungseinkommen ist, beträgt: .

Die Veränderung des Gesamtüberschusses im Vergleich zur Situation ohne Steuer ist: .

Der trockene Verlust, der der Verlust an wirtschaftlicher Wohlfahrt aufgrund der Steuer ist und den nicht mehr stattfindenden Handel darstellt, wird als Fläche des Dreiecks berechnet, das durch die Differenz der Preise und der gehandelten Mengen gebildet wird : .

Diese Berechnungen zeigen, dass die Steuer einen Rückgang der Überschüsse von Verbrauchern und Produzenten verursacht und einen trockenen Verlust in die Wirtschaft eingeführt hat. Obwohl die Regierung Einnahmen in Höhe von 216,3 $ einnahm, betrug der Gesamtverlust an Überschüssen für Verbraucher und Produzenten 149,1 $ bzw. 96,2 $, was zu einem Nettoverlust an Gesamtüberschüssen von 29,0 $ führte. Der trockene Verlust stellt den unwiederbringlichen Verlust an wirtschaftlicher Effizienz dar und entspricht genau dem Rückgang des Gesamtüberschusses um 7,35 $, was bestätigt, dass die privaten Überschussverluste nicht vollständig durch Steuereinnahmen kompensiert werden.

Auswirkungen der Elastizitäten auf die Besteuerung

Die Auswirkungen einer Steuer auf die Wirtschaft hängen stark davon ab, wie Verbraucher und Produzenten auf Preisänderungen reagieren, was durch die Preiselastizitäten der Nachfrage und des Angebots gemessen wird.

Wenn die Nachfrage oder das Angebot elastisch ist, bedeutet dies, dass sich die nachgefragte oder angebotene Menge als Reaktion auf eine Preisänderung erheblich ändert. Wird in einem solchen Kontext eine Steuer eingeführt, reagieren die Verbraucher mit einer deutlichen Verringerung ihrer Nachfrage oder die Produzenten mit einer Verringerung ihres Angebots, weil der Preis der besteuerten Ware oder Dienstleistung steigt. Dies führt zu einem starken Rückgang der auf dem Markt gehandelten Mengen. Die deutliche Verringerung der gehandelten Mengen führt zu einer Erhöhung der sozialen Kosten der Steuer, da mehr für beide Seiten vorteilhafter Handel vermieden wird. Mit anderen Worten: Der trockene Verlust (die Fläche C+E in der vorherigen Grafik) steigt mit der Elastizität der Nachfrage oder des Angebots.

Umgekehrt ändern Verbraucher oder Produzenten bei unelastischer Nachfrage oder unelastischem Angebot die nachgefragte oder angebotene Menge als Reaktion auf eine Preisänderung nur geringfügig. Daher führt die Einführung einer Steuer in einem Markt, der durch eine geringe Elastizität gekennzeichnet ist, zu einer geringen Verringerung der gehandelten Mengen und damit zu geringeren sozialen Kosten. Der trockene Verlust ist geringer, da weniger Transaktionen verloren gehen.

Um die Effizienz der Einnahmebeschaffung zu maximieren, hat die Regierung ein Interesse daran, Steuern auf Güter und Dienstleistungen zu erheben, bei denen Nachfrage und Angebot relativ unelastisch sind. Durch die Besteuerung dieser Märkte kann die Regierung nämlich Einnahmen erzielen, ohne eine signifikante Verringerung der gehandelten Mengen zu bewirken, wodurch der Trockenverlust und die sozialen Kosten der Besteuerung minimiert werden. Dies erklärt, warum viele Regierungen hohe Steuern auf Produkte wie Tabak und Benzin erheben, bei denen die Nachfrage tendenziell relativ unelastisch ist: Selbst wenn der Preis aufgrund der Steuer steigt, ist der Rückgang des Verbrauchs relativ gering, so dass hohe Steuereinnahmen mit geringen sozialen Kosten erzielt werden können.

Die beiden Grafiken veranschaulichen, wie sich die Elastizität von Nachfrage und Angebot auf die sozialen Kosten einer Steuer und die durch diese Steuer erzielten Einnahmen auswirkt.

In der linken Grafik sind Nachfrage und Angebot unelastisch, was bedeutet, dass sich die nachgefragte und angebotene Menge als Reaktion auf eine Preisänderung nicht wesentlich ändert. Wenn eine Steuer erhoben wird, wird das Einkommen der Regierung durch das große Rechteck unter der Steuerlinie und zwischen den Mengen vor und nach der Steuer dargestellt. Die sozialen Kosten, die den trockenen Verlust aufgrund der Steuer darstellen, sind relativ klein, wie durch den kleinen dreieckigen Bereich über dem Einkommensrechteck und rechts von der Steuerlinie dargestellt wird. Dies liegt daran, dass die gehandelte Menge trotz der Steuer nur geringfügig abnimmt, was darauf hindeutet, dass die Transaktionen, die aufgrund der Steuer nicht mehr stattfinden, begrenzt sind.

In der rechten Grafik sind Nachfrage und Angebot elastisch, was bedeutet, dass sich die nachgefragte und angebotene Menge als Reaktion auf eine Preisänderung deutlich ändert. Die Steuer führt hier zu einer stärkeren Verringerung der gehandelten Menge, was durch den größeren Abstand zwischen den Mengen vor und nach der Steuer angezeigt wird. Das Einkommen der Regierung wird immer noch durch das Rechteck unter der Steuerlinie dargestellt, ist aber aufgrund der größeren Verringerung der gehandelten Mengen kleiner. Außerdem sind die sozialen Kosten oder der trockene Verlust erheblich größer, wie die große dreieckige Fläche zeigt, da viel mehr vorteilhafte Transaktionen aufgrund der Steuer nicht stattfinden.

Alles in allem zeigen diese Grafiken, dass Güter mit unelastischer Nachfrage und unelastischem Angebot weniger empfindlich auf Steuern reagieren und bei einem bestimmten Einkommensniveau geringere soziale Kosten verursachen. Umgekehrt führt die Besteuerung von Gütern mit elastischer Nachfrage und elastischem Angebot zu einem größeren Verlust an wirtschaftlicher Effizienz und zu niedrigeren Steuereinnahmen für die Regierung. Dies unterstreicht, wie wichtig es für Entscheidungsträger ist, bei der Gestaltung von Steuersystemen die Elastizitäten von Gütern und Dienstleistungen zu verstehen, um die sozialen Kosten zu minimieren und gleichzeitig die notwendigen Steuereinnahmen zu maximieren.

Untersuchung der Pauschalsteuer und ihrer Implikationen

Die Pauschal- oder Lump Sum Tax wird in der Wirtschaftstheorie häufig als eine der effizientesten Formen der Besteuerung unter dem Gesichtspunkt der Ressourcenallokation zitiert. Eines der Hauptmerkmale der Pauschalsteuer ist, dass sie vom wirtschaftlichen Verhalten der Individuen unabhängig ist: Sie wird unabhängig vom Konsum, der Produktion oder der geleisteten Arbeit einer Person fällig. Da sie die marginalen Arbeits-, Investitions- oder Konsumanreize nicht verändert, führt sie nicht zu Verzerrungen bei wirtschaftlichen Entscheidungen und somit auch nicht zu Effizienzverlusten bei der Ressourcenallokation.

Auch die Vorteile der Einfachheit und der Verwaltungseffizienz sind signifikant. Eine Pauschalsteuer beseitigt den Bedarf an komplexen und teuren Steuersystemen, wodurch die Verwaltungskosten für die Regierung und die Befolgungskosten für die Steuerzahler sinken.

Allerdings stellt die Pauschalsteuer ein großes Gerechtigkeitsproblem dar. Sie ist regressiv, was bedeutet, dass alle Personen unabhängig von ihrer Zahlungsfähigkeit denselben absoluten Betrag zahlen. Dies kann dazu führen, dass Einzelpersonen mit niedrigem Einkommen im Vergleich zu solchen mit hohem Einkommen unverhältnismäßig stark belastet werden, was die Ungleichheit erhöht und als ungerecht angesehen werden kann. Die unter der Regierung von Margaret Thatcher eingeführte Poll Tax ist ein historisches Beispiel dafür: Sie war äußerst unpopulär, teilweise weil sie als ungerecht empfunden wurde, und führte zu Massenprotesten und schließlich zu ihrer Abschaffung.

In der Praxis versuchen die Regierungen, Effizienz und Gerechtigkeit in ihrem Steuersystem auszubalancieren. Sie verwenden oft eine Kombination aus verschiedenen Steuerarten, darunter Einkommenssteuern, die in der Regel progressiv sind, Verbrauchssteuern wie die Mehrwertsteuer und manchmal Pauschalsteuern für bestimmte Verwendungszwecke, um die öffentlichen Ausgaben zu finanzieren und gleichzeitig zu versuchen, ein gewisses Maß an Gerechtigkeit zu wahren.

Im Bereich der Steuerökonomie gewinnt eine Idee an Popularität, die ein mäßig progressives oder sogar proportionales Steuersystem vorsieht, um Verzerrungen bei den Arbeits- und Investitionsanreizen zu verringern. Renommierte Ökonomen wie Arthur Laffer, der die berühmte "Laffer-Kurve" in seinem Buch "The Laffer Curve: Past, Present, and Future" populär gemacht hat, betonen, wie hohe Steuersätze von zusätzlichen Anstrengungen abhalten können, da ein Großteil des Einkommenszuwachses durch die Steuer absorbiert wird. Die Theorie dahinter ist, dass wenn die Menschen einen großen Teil ihres zusätzlichen Einkommens, das sie durch die Steuern verlieren, wahrnehmen, ihre Motivation, härter zu arbeiten oder wirtschaftliche Risiken einzugehen, sinkt. Umgekehrt kann Umverteilung, anstatt durch eine stark progressive Steuerstruktur erreicht zu werden, durch gezielte Regierungsausgaben effektiver erreicht werden. Dies liegt zum Teil daran, dass Einkommenstransfers und Sozialprogramme direkt auf die weniger wohlhabenden Haushalte ausgerichtet werden können, ohne die produktiven Aktivitäten der wohlhabenderen Personen abzuschrecken. Beispielsweise zielt die Umsetzung von Hilfsprogrammen wie dem Supplemental Nutrition Assistance Program (SNAP) in den USA, besser bekannt als "food stamps", darauf ab, Familien mit niedrigem Einkommen mit Nahrungsmitteln zu versorgen, ohne sich direkt auf die Arbeitsanreize auszuwirken.

Darüber hinaus reduziert ein vereinfachtes Steuersystem die Verwaltungskosten und kann Steuerhinterziehung und -vermeidung abschwächen. Ein einfaches Steuersystem fördert das Verständnis und die Einhaltung von Vorschriften, wie Neuseeland mit seiner Steuerreform in den 1980er Jahren bewiesen hat, die das System der Besteuerung von persönlichen und unternehmerischen Einkommen erheblich vereinfachte, wie von Michael Cullen in "The New Zealand Tax Reform - A History" beschrieben. Die erhoffte wirtschaftliche Stimulierung durch eine weniger progressive Besteuerung muss jedoch gegen den Bedarf an sozialer Gerechtigkeit abgewogen werden. Autoren wie Thomas Piketty in "The Capital in the 21st Century" haben auf die wachsenden Risiken der Ungleichheit hingewiesen, die mit weniger progressiven Steuersystemen verbunden sind. Obwohl das Wirtschaftswachstum gefördert werden kann, indem mehr Einkommen für Konsum und Investitionen zur Verfügung steht, gibt es eine anhaltende Debatte über das Maß an Progressivität, das zur Aufrechterhaltung einer gerechten Gesellschaft erforderlich ist.

Der Konsens, der sich unter den Wirtschaftswissenschaftlern herauszubilden scheint, ist jedoch nicht absolut. Die Entscheidungen in der Steuerpolitik hängen stark vom spezifischen sozioökonomischen Kontext eines jeden Landes ab. In seinem Buch "Public Economics" bietet Joseph Stiglitz eine gründliche Untersuchung der Frage, wie Regierungen die Steuersysteme so gestalten können, dass sie sowohl Effizienz als auch Gerechtigkeit erreichen, und betont, dass gezielte staatliche Ausgaben oft besser sind als eine Umverteilung über Steuern. Letztendlich bleibt das Gleichgewicht zwischen wirtschaftlicher Effizienz und Gerechtigkeit ein komplexes politisches Dilemma mit weitreichenden Auswirkungen auf den sozialen Zusammenhalt und den wirtschaftlichen Wohlstand.

Verschiedene Steueranwendungen und ihre Folgen

Das Konzept des Konsumenten- und Produzentenüberschusses ist ein grundlegendes Instrument in der Ökonomie, um zu bewerten, wie sich verschiedene politische Maßnahmen auf die Wohlfahrt innerhalb eines Marktes auswirken. Es ermöglicht, die Auswirkungen von staatlichen Eingriffen wie Steuern, Mindest- und Höchstpreisen zu analysieren und die Umverteilung des wirtschaftlichen Überschusses sowie das Auftreten von trockenen Verlusten zu verstehen.

Betrachten wir zunächst das Beispiel eines Mindestpreises, z. B. eines von der Regierung verhängten Mindestlohns. In einem Diagramm von Arbeitsangebot und -nachfrage wird der Mindestlohn durch eine horizontale Linie über dem Marktgleichgewichtspunkt dargestellt. Der unmittelbare Effekt ist, dass der Reallohn über das Gleichgewichtsniveau angehoben wird, was die Nachfrage nach Arbeit durch die Arbeitgeber verringern und gleichzeitig das Arbeitsangebot durch die Arbeitnehmer erhöhen kann. Dadurch entsteht ein Überschuss an Arbeit, der gemeinhin als Arbeitslosigkeit bezeichnet wird. Der Überschuss der Verbraucher, in diesem Fall der Arbeitnehmer, steigt für diejenigen, die in Beschäftigung bleiben, da sie einen höheren Lohn erhalten. Die Produzenten bzw. Arbeitgeber erleiden jedoch einen Überschussverlust, da sie für die gleiche Menge an Arbeit mehr bezahlen müssen. Der trockene Verlust ist der Verlust von Beschäftigungsgeschäften, die ohne den Mindestpreis stattgefunden hätten, und stellt die Kosten für die Allgemeinheit in Form von höherer Arbeitslosigkeit und weniger Wirtschaftsleistung dar.

Bei einem Höchstpreis, wie der Mietpreiskontrolle, legt die Regierung eine Preisobergrenze für Mieten fest, die in der Regel unter dem Marktgleichgewichtspunkt liegt. Dies soll den Wohnraum für die Mieter erschwinglicher machen. In einem Diagramm zu Angebot und Nachfrage von Wohnraum wird der Höchstpreis durch eine horizontale Linie unter dem Marktgleichgewichtspunkt dargestellt. Der niedrigere Preis erhöht die nachgefragte Menge an Wohnraum und verringert gleichzeitig die angebotene Menge, wodurch eine Knappheit entsteht. Die Mieter profitieren von einem erhöhten Überschuss, da sie weniger für die Wohnung zahlen, als sie bereit gewesen wären zu zahlen. Die Vermieter bzw. Wohnungsproduzenten verlieren jedoch einen Teil ihres Überschusses, da sie weniger Einnahmen aus der Vermietung erhalten. Der trockene Verlust stellt in diesem Fall die Wohlfahrt dar, die aufgrund der nicht gebauten oder nicht vermieteten Wohnungen verloren geht, die ohne Preiskontrollen zur Verfügung gestanden hätten.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die Einführung eines Mindest- oder Höchstpreises zu einer Umverteilung des wirtschaftlichen Überschusses und zu einem Effizienzverlust führt, der sich in einem trockenen Verlust äußert. Während solche Eingriffe durch Gerechtigkeits- oder sozialpolitische Erwägungen motiviert sein können, können sie auch unbeabsichtigte Nebenwirkungen mit sich bringen, die von den politischen Entscheidungsträgern sorgfältig abgewogen werden müssen.

Zusammenfassung und Ausblick

Der Verbraucher- und der Produzentenüberschuss sind zentrale Konzepte in der Wirtschaftswissenschaft, um die Wohlfahrt der Teilnehmer auf einem Markt zu bewerten. Der Verbraucherüberschuss wird grafisch als Fläche unterhalb der Nachfragekurve und oberhalb des Preisniveaus dargestellt. Dies misst den Nutzen, den die Verbraucher aus dem Kauf von Waren und Dienstleistungen ziehen, und zwar über den Betrag hinaus, den sie tatsächlich bezahlen. Der Produzentenüberschuss hingegen ist die Fläche oberhalb der Angebotskurve und unterhalb des Preisniveaus und gibt den Gewinn an, den die Produzenten aus dem Verkauf ihrer Waren und Dienstleistungen über ihre Produktionskosten hinaus erzielen.

Die Effizienz eines Marktes wird durch die Maximierung des Gesamtüberschusses gemessen, der die Summe des Überschusses der Verbraucher und der Produzenten ist. In einem idealen Markt würde die "unsichtbare Hand" des Marktes, ein Begriff, der von Adam Smith in seinem Werk "Der Wohlstand der Nationen" populär gemacht wurde, so handeln, dass sie die Ressourcen so zuteilt, dass dieser Gesamtüberschuss maximiert wird, wodurch ein Eingreifen des Staates überflüssig wird.

Allerdings sind reale Märkte oft unvollkommen und unterliegen verschiedenen Arten von Fehlern wie Externalitäten, asymmetrischer Information oder Monopolen, die das Erreichen von Effizienz verhindern können. In diesen Fällen kann staatliches Eingreifen in Form von Regulierung oder Besteuerung potenziell zu einer effizienteren Ressourcenallokation führen.

Die Einführung einer Steuer verringert sowohl den Überschuss des Verbrauchers als auch den des Produzenten, oftmals deutlicher als das Einkommen, das sie für die Regierung generiert, was zu einem trockenen Verlust für die Gesellschaft führt. Dieser trockene Verlust stellt die sozialen Kosten der Steuer dar und symbolisiert die vorteilhaften Transaktionen, die aufgrund der Steuerbelastung nicht stattfinden.

Steuern haben tendenziell geringere soziale Kosten, wenn sie auf Märkten angewandt werden, die durch eine unelastische Nachfrage und/oder ein unelastisches Angebot gekennzeichnet sind. Mit anderen Worten: Wenn Verbraucher oder Produzenten nicht stark auf Preisänderungen reagieren, können Steuern hohe Staatseinnahmen generieren, ohne eine übermäßige Verringerung der Markttransaktionen zu verursachen.

Daher ist es von entscheidender Bedeutung, Steuersysteme zu entwerfen, die diese Prinzipien berücksichtigen, um sowohl Effizienz als auch Gerechtigkeit zu gewährleisten und gleichzeitig die notwendigen Einnahmen zur Finanzierung öffentlicher Güter und Dienstleistungen bereitzustellen. Ökonomen wie Arthur Pigou haben in seinem Werk "The Economics of Welfare" diese Ideen untersucht und betont, wie wichtig es ist, steuerliche Eingriffe mit den umfassenderen Zielen der Wirtschafts- und Sozialpolitik in Einklang zu bringen.

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