Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes

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Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.

Les économies latino-américaines[modifier | modifier le wikicode]

L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes, mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.

L'Amérique latine n'est pas une zone homogène dans une large mesure. L'Amérique latine est une région vaste et diverse qui englobe une grande variété de cultures, de langues et d'histoires. Les pays d'Amérique latine ont des systèmes politiques, des structures économiques et des pratiques sociales différents, et ils sont également influencés par une série de facteurs externes, tels que les États-Unis et l'Europe. Par conséquent, il est difficile de généraliser à propos de l'Amérique latine en tant que région unique et unifiée. S'il existe des points communs et des caractéristiques partagées entre les pays d'Amérique latine, la région n'est pas homogène et présente des différences et des variations significatives.

On distingue notamment trois régions distinctes :

  • L'Hispanoamérique, ou Amérique latine hispanique, désigne les pays hispanophones d'Amérique latine. Ce terme est souvent utilisé pour distinguer les pays hispanophones de la région des autres pays d'Amérique latine qui n'ont pas d'héritage colonial espagnol, comme le Brésil et Haïti. L'Hispano-Amérique comprend des pays tels que le Mexique, l'Espagne, l'Argentine et le Chili, qui ont été colonisés par l'Espagne et ont une influence espagnole significative dans leur culture, leur langue et leurs institutions. Le terme Hispanoamerica est souvent utilisé pour souligner les liens culturels et historiques partagés entre ces pays, ainsi que leurs expériences communes en tant qu'anciennes colonies de l'Espagne.
  • lusophone : L'Amérique latine lusophone désigne les pays lusophones d'Amérique latine. Ce terme est souvent utilisé pour distinguer les pays lusophones de la région des autres pays d'Amérique latine qui n'ont pas d'héritage colonial portugais, comme le Mexique et la Colombie. L'Amérique latine lusophone comprend des pays tels que le Brésil, le Portugal et l'Angola, qui ont été colonisés par le Portugal et ont une influence portugaise significative dans leur culture, leur langue et leurs institutions. Le terme "Amérique latine lusophone" est souvent utilisé pour souligner les liens culturels et historiques partagés entre ces pays, ainsi que leurs expériences communes en tant qu'anciennes colonies du Portugal.
  • les Caraïbes : L'Amérique latine des Caraïbes est un terme utilisé pour désigner la région des Caraïbes de l'Amérique latine, qui comprend les îles et les zones côtières de la mer des Caraïbes. Cette région se caractérise par sa géographie, son histoire et sa culture uniques, qui ont été façonnées par sa proximité avec la mer des Caraïbes et sa situation entre l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. La région caraïbe de l'Amérique latine est connue pour la diversité de ses populations, de ses langues et de ses cultures, ainsi que pour la richesse de son histoire, de sa musique et de son art. Les Caraïbes sont également une région économique et stratégique importante, et jouent un rôle significatif dans la politique et les relations internationales de l'Amérique latine.

Il faut également distinguer deux phases historiques :

  • du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;
  • le XIXème siècle : période postcoloniale.

Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale[modifier | modifier le wikicode]

La période coloniale du 16e siècle en Amérique latine a été caractérisée par un certain nombre d'événements et de développements importants. Cette période a vu l'arrivée d'explorateurs et de conquistadors européens dans la région, qui ont commencé à établir des colonies et à revendiquer des territoires au nom de leurs nations respectives. Le 16e siècle a également vu le début de la traite transatlantique des esclaves, qui a amené des millions d'esclaves africains aux Amériques pour travailler dans les plantations et les mines. En outre, le 16e siècle a vu la propagation du christianisme et de l'Église catholique en Amérique latine, ainsi que la création d'un certain nombre d'institutions et de structures importantes qui ont façonné la région pour les siècles à venir. Le XVIe siècle a été une période de grands changements et de bouleversements en Amérique latine, et a jeté les bases du développement de la région au cours des siècles suivants.

L'évolution se fait en trois temps :

  1. le pillage des métaux précieux ;
  2. l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;
  3. le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.

C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne.

En Amérique latine va se mettre en place d’une société multiétniques. Les "blancs" représentent 20% de la population totale, les "noirs" environ 20%, les "métis" environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.

Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale[modifier | modifier le wikicode]

La pénétration commerciale anglaise[modifier | modifier le wikicode]

Carte-perou-amerique-du-sud1.png

Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.

Il y a deux conséquences :

  1. premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.
  2. second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie monosectorielle
1800 - 1914 café, de 40’000 à 1’100’000 t.
1800 - 1914 cacao, de 3’000 à 150’000 t.

La concurrence du sucre de betterave[modifier | modifier le wikicode]

À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tels que l'île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une détérioration des termes de l’échange.

Les termes de l'échange sont un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autres termes, c’est la valeur de différence entre les produits importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.

L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui a pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autres, à la désindustrialisation.

Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :

1840 96 %
1900 39 %
1990 78 %

L’abolition de l’esclavage[modifier | modifier le wikicode]

Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.

L'interdiction de la traite des esclaves et l'abolition de l'esclavage sont deux choses différentes qui doivent être dissociées pour plusieurs raisons. Premièrement, l'interdiction de la traite des esclaves fait référence à l'interdiction légale du commerce des personnes réduites en esclavage, tandis que l'abolition de l'esclavage fait référence à la fin de l'institution de l'esclavage elle-même. Ces deux concepts sont liés, mais ils ne sont pas identiques. Par exemple, l'interdiction de la traite des esclaves peut être promulguée comme une première étape vers l'abolition éventuelle de l'esclavage, mais cela ne signifie pas nécessairement que l'esclavage lui-même a été aboli.

Deuxièmement, l'interdiction de la traite des esclaves et l'abolition de l'esclavage ont souvent des motivations et des implications différentes. L'interdiction de la traite des esclaves peut être motivée par des préoccupations morales, des considérations économiques ou des pressions internationales, tandis que l'abolition de l'esclavage peut être motivée par divers facteurs, notamment des préoccupations humanitaires, des bouleversements politiques ou des changements sur le marché du travail. Par conséquent, les deux concepts peuvent avoir des effets différents sur les individus et les sociétés, et ils doivent être étudiés et compris séparément.

Enfin, l'interdiction de la traite des esclaves et l'abolition de l'esclavage s'inscrivent souvent dans des cadres juridiques et des calendriers historiques différents. Par exemple, la traite des esclaves peut être interdite par des traités internationaux, des lois nationales ou des réglementations locales, tandis que l'abolition de l'esclavage peut être accomplie par la législation, l'action exécutive ou des changements sociaux et économiques. Par conséquent, les deux concepts peuvent avoir des conséquences et des implications différentes pour les personnes et les communautés qu'ils concernent. Pour toutes ces raisons, il est important de dissocier l'interdiction de la traite des esclaves et l'abolition de l'esclavage afin de bien comprendre leurs complexités et leurs implications.

L'interdiction de la traite des esclaves n'est devenue une question internationale importante qu'au XIXe siècle, lorsqu'un mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage a commencé à prendre de l'ampleur en Europe et dans les Amériques. Ce mouvement, motivé par une combinaison de considérations morales et économiques, a conduit à l'adoption de plusieurs accords et traités internationaux visant à mettre fin à la traite des esclaves. L'un des plus importants de ces accords est la déclaration du Congrès de Vienne dans laquelle les puissances européennes opposées à l'empire napoléonien s'engagèrent à abolir la traite négrière à travers la déclaration du 8 février 1815 condamnant la traite des esclaves comme "contraire aux principes de l'humanité et de la morale universelle." Cette déclaration a marqué une étape importante vers l'interdiction éventuelle de la traite des esclaves, mais elle n'était pas directement liée au traité de Vienne.

L'abolition de l'esclavage en Amérique latine a été un processus long et complexe qui s'est déroulé à des moments différents et selon des modalités différentes dans la région. Au Brésil, l'esclavage a été officiellement aboli en 1888, après une série de changements juridiques et politiques qui ont débuté au début du XIXe siècle.

La première étape importante vers l'abolition de l'esclavage au Brésil a eu lieu en 1871, lorsque le gouvernement a adopté la "Lei do Ventre Livre" (loi du ventre libre), qui déclarait que tous les enfants nés de mères esclaves après cette date naîtraient libres. Cette loi a marqué un changement important dans le droit brésilien de l'esclavage, car elle a commencé à éroder l'institution de l'esclavage en réduisant progressivement le nombre de personnes asservies dans le pays.

Cependant, la loi de l'utérus libre n'a pas immédiatement conduit à l'abolition de l'esclavage, et ce n'est que dans les années 1880 que le gouvernement a commencé à prendre des mesures plus décisives. En 1885, l'empereur brésilien, Dom Pedro II, a signé une loi prévoyant l'abolition progressive de l'esclavage et, en 1888, il a signé la "loi d'or" (Lei Áurea), qui déclarait l'émancipation immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes asservies au Brésil. Cette loi a marqué la fin officielle de l'esclavage au Brésil et a été largement célébrée comme une réussite majeure du mouvement abolitionniste.

L'abolition de l'esclavage en Amérique latine a eu de nombreuses conséquences économiques. D'une part, elle a permis le développement d'une économie plus diversifiée et plus dynamique, car les anciens esclaves ont pu intégrer la population active et contribuer à la croissance de diverses industries. Cela a ensuite entraîné une augmentation de la productivité et de la croissance économique dans de nombreuses régions. Cependant, la transition d'une économie fondée sur l'esclavage à un système de travail libre n'a pas été sans difficultés, et de nombreux anciens esclaves ont été confrontés à des difficultés économiques et à la discrimination alors qu'ils luttaient pour trouver du travail et s'assurer un niveau de vie décent. En outre, l'abolition de l'esclavage a eu un impact important sur les industries agricoles et minières, qui dépendaient fortement du travail des esclaves et ont mis du temps à s'adapter aux nouvelles pratiques de travail.

L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence : l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main-d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer une nouvelle main-d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.

Peuplement et développement des régions tempérées[modifier | modifier le wikicode]

Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.

1800 1913
Population 5% 14%
Exportations 14% 41%

À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :

  • une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation
  • l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.
  • une forte immigration.

L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.

C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.

Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissé ces pays sous forme d’État indépendant, mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.

Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.

L’Inde et la Chine face au défi occidental[modifier | modifier le wikicode]

L'Inde et la Chine ont toutes deux une histoire longue et complexe d'interaction avec l'Occident. Les deux pays ont été confrontés aux défis des puissances occidentales à différents moments de leur histoire, et ont répondu à ces défis de différentes manières.

L'un des principaux défis auxquels l'Inde a été confrontée de la part de l'Occident a été la colonisation. La British East India Company, une société commerciale britannique, a progressivement étendu son contrôle sur l'Inde au cours des 18e et 19e siècles, pour finalement établir le British Raj, une période de domination britannique directe sur l'Inde qui a duré de 1858 à 1947.

La Chine, quant à elle, n'a pas été directement colonisée par les puissances occidentales, mais elle a dû faire face à d'importants défis de la part de l'impérialisme occidental. Les puissances occidentales, dont la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis, ont imposé à la Chine des traités inégaux qui leur donnaient un accès privilégié aux marchés et aux ressources du pays. Elles ont également établi des ports conventionnés et des concessions étrangères en Chine, ce qui leur a permis d'exercer une influence économique et politique importante sur le pays.

L'Inde et la Chine ont toutes deux répondu à ces défis de différentes manières. En Inde, la lutte pour l'indépendance et le retrait final de la domination britannique ont joué un rôle majeur dans le façonnement de l'identité et du système politique modernes du pays. En Chine, les défis posés par l'impérialisme occidental ont joué un rôle majeur dans la montée en puissance du parti communiste chinois et la création de la République populaire de Chine en 1949.

L’Inde de 1760 à 1914[modifier | modifier le wikicode]

Entre 1760 et 1914, l'Inde a connu d'importants changements et développements résultant de ses interactions avec l'Occident. Cette période, parfois appelée le "Raj britannique", a vu l'expansion progressive du contrôle britannique sur l'Inde et l'établissement final d'une domination britannique directe sur le pays.

Au cours de cette période, l'Inde a connu d'importants changements économiques et sociaux dus à la domination britannique. Les Britanniques ont introduit de nouvelles formes de transport, comme les chemins de fer et les bateaux à vapeur, qui ont facilité la circulation des biens et des personnes dans tout le pays. Ils ont également introduit de nouvelles formes de communication, comme le télégraphe, qui ont permis une communication plus rapide et plus efficace entre des parties éloignées du pays.

Les Britanniques ont également introduit de nouvelles formes de gouvernement et d'administration en Inde, et ont établi un système de droit et de justice basé sur les principes juridiques britanniques. Ils ont également introduit de nouvelles formes d'éducation, et ont créé des écoles et des universités qui dispensaient un enseignement aux Indiens dans des institutions de style occidental.

Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :

  • Entre 1760 et 1858, l'Inde était sous la domination coloniale britannique. Au cours de cette période, la Compagnie britannique des Indes orientales, une société commerciale, a progressivement étendu son contrôle sur diverses parties de l'Inde, ce qui a conduit à l'établissement de la domination britannique dans le pays. Cette période a été marquée par plusieurs événements importants, notamment la rébellion indienne de 1857, également connue sous le nom de mutinerie des Sepoy, qui a été un soulèvement majeur contre la domination britannique. À la suite de la rébellion, le gouvernement britannique a pris le contrôle direct de l'Inde et a commencé à mettre en œuvre des politiques visant à moderniser et à centraliser l'administration du pays.
  • L'Inde a été une colonie britannique entre 1858 et 1947. Pendant cette période, le pays était dirigé par le British Raj, qui était le gouvernement britannique en Inde. Cette période a été marquée par le contrôle britannique sur l'économie indienne, ainsi que par de nombreuses réformes sociales et politiques. Ce fut également une période de grands bouleversements et de changements, car les Indiens ont commencé à résister à la domination britannique et à demander plus d'autonomie et d'indépendance. Finalement, l'Inde a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne en 1947, après des années de lutte et de négociations politiques.

L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.

La composition du commerce extérieur[modifier | modifier le wikicode]

Les composantes du commerce extérieur de l'Inde vont se transformer.

Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et des cotonnades tandis que l’Angleterre protège son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la Compagnie des Indes Orientales, les flux et les prix sont contrôlés. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés, mais les réexporte sur le continent européen. En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus indiens en Angleterre.

Navire de la BEIC à Bombay.

Entre 1770 et 1813, va se produire un basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.

La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyables gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle, mais cela nécessitent d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.

Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique abolit le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformés, ils vont être revendus en Inde. Celle-ci ne peut soutenir la concurrence, menant à sa désindustrialisation.

L'Inde désindustrialisée va se tourner vers des cultures agricoles commerciales, à savoir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.

Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance (riz, blé, etc.) Dans les cultures d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendue. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines. Celles-ci sont le produit de l'application du pacte colonial. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait, car elle n’a pas le temps de se reproduire.

Ainsi, entre 1860 et 1910, le revenu par habitant subit une perte de l’ordre 20 %.

Une réindustrialisation (trop) modeste[modifier | modifier le wikicode]

À partir des années 1860 et 1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.

C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.

Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.

Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer, car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde, car il n’y a pas de réseau de type "toile-araignée". C’est une structure en "entonnoir" dit aussi en ‘’chandelier" afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.

On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :

  • désindustrialisation ;
  • essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profit des colonisateurs ;
  • dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.

La Chine : une civilisation assiégée[modifier | modifier le wikicode]

De 1650 et 1800, la Chine va connaître de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident seront plutôt limitées.

Les occidentaux doivent accoster dans des ports précis, tandis que les autres leur sont fermés pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit importé en Chine contre de la soie, des épices et de la porcelaine.

Lors de la seconde partie du 19ème siècle, les tensions montent, car l'opium est une drogue particulièrement addictive et le gouvernement chinois refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions territoriales et politiques faites aux britanniques. En 1842, le traité de Nankin impose quatre clauses, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieure à 5%, ce qui aura pour conséquence d'empêcher la politique protectionniste chinoise. Désormais, les anglais peuvent librement commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et s'installent sur le sol chinois en annexant certains territoires à leur empire colonial.

Signature du traité de Nankin.

En 1858 débute la deuxième guerre de l’opium entre la Grande-Bretagne au côté des forces françaises et américaines face à l'Empire Chinois ayant d'importantes conséquences. Cette guerre met en évidence la volonté d’afficher la puissance des états occidentaux. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de d'occuper l’intérieur des terres et plus seulement les littoraux. C'est la politique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux dans l'objectif de les intimider.

À partir des années 1860, la Chine est un semi-protectorat, car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.

L’Égypte : une tentative avortée d’industrialisation[modifier | modifier le wikicode]

Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).

Muhammad Ali Pasha était un homme d'État albano-égyptien qui a occupé le poste de Wāli (gouverneur) d'Égypte et du Soudan de 1805 à 1849. Il est également connu sous le nom de Mehemet Ali. Il a accédé au pouvoir pendant une période d'instabilité politique en Égypte, et a pu consolider son contrôle sur le pays par une combinaison de force militaire et de manœuvres politiques. Il a modernisé l'économie et l'armée égyptiennes, et est considéré comme l'un des fondateurs de l'Égypte moderne. Il est mort en 1849 à l'âge de 82 ans.

La campagne de Napoléon Bonaparte en Égypte s'inscrit dans le cadre de son effort plus large visant à étendre l'influence et le pouvoir de la France au Moyen-Orient. La campagne a commencé en 1798, lorsque Napoléon a conduit une armée française en Égypte dans le but de miner les routes commerciales britanniques et d'établir une présence française dans la région. Napoléon espérait qu'en conquérant l'Égypte, il pourrait établir une base française solide dans la région, ce qui lui permettrait de défier le pouvoir et l'influence britanniques au Moyen-Orient.

L'Empire ottoman a nommé Muhammad Ali Pacha au poste de gouverneur d'Égypte en 1805, car il le considérait comme un dirigeant capable et compétent, capable d'administrer efficacement la région en son nom. Muhammad Ali était un chef militaire qui avait fait ses preuves au combat, et l'Empire ottoman pensait qu'il serait capable de maintenir l'ordre et la stabilité en Égypte, qui était une province importante de son empire. En outre, Muhammad Ali faisait partie de l'élite ottomane, et l'Empire ottoman a pu croire qu'il lui serait loyal et qu'il appliquerait sa politique en Égypte.

Muhammad Ali Pacha, également connu sous le nom de Mehmet Ali Pacha ou Mehmet Ali, était un commandant ottoman albanais qui devint gouverneur d'Égypte en 1805. Il fut nommé par le sultan ottoman, qui lui avait accordé le titre de pacha, pour remplacer les forces de Napoléon Bonaparte, qui avaient envahi et occupé l'Égypte de 1798 à 1801. Muhammad Ali Pacha a ensuite modernisé l'Égypte, en créant une armée puissante et en mettant en œuvre une série de réformes sociales et économiques. Il a également établi l'indépendance de l'Égypte vis-à-vis de l'Empire ottoman, faisant de lui le premier dirigeant moderne du pays.

La politique de développement de Méhémet Ali[modifier | modifier le wikicode]

L'Égypte de Muhammad Ali est un cas original de résistance au sous-développement car Muhammad Ali a mis en œuvre une série de politiques et de réformes destinées à moderniser et à industrialiser le pays. Ces politiques comprenaient des investissements dans les infrastructures, la mise en place d'un gouvernement fort et centralisé, et l'encouragement des investissements étrangers et du commerce. Ces mesures ont contribué à promouvoir la croissance économique et le développement de l'Égypte et ont permis au pays de devenir plus autosuffisant et moins dépendant des puissances étrangères. En conséquence, l'Égypte a pu résister aux forces du sous-développement et devenir un pays plus dynamique et prospère.

Muhammad Ali Pacha est connu pour avoir mis en œuvre une série de réformes économiques en Égypte. Il a introduit de nouvelles cultures et techniques agricoles, ce qui a permis d'augmenter la production agricole et les exportations du pays. Il a également établi des monopoles d'État sur des industries clés, telles que la production de tabac, de sel et de poudre à canon, ce qui a permis de générer des revenus pour le gouvernement. Muhammad Ali Pacha a également développé les infrastructures du pays, en construisant des routes, des canaux et des ports pour soutenir les échanges et le commerce. Ces réformes ont contribué à moderniser l'économie égyptienne et à jeter les bases de sa croissance future.

L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :

  • les réformes agricoles : Muhammad Ali a mis en œuvre un certain nombre de réformes agricoles en Égypte afin d'accroître la productivité du secteur agricole du pays. Ces réformes comprenaient l'introduction de nouvelles cultures et techniques agricoles, la construction de systèmes d'irrigation et de canaux, ainsi que la création d'écoles d'agriculture et d'instituts de recherche. Ces mesures ont contribué à améliorer l'efficacité et le rendement de l'agriculture égyptienne, et ont permis au pays de devenir plus autosuffisant en termes de production alimentaire. En outre, les réformes agricoles mises en œuvre par Muhammad Ali ont contribué à créer des emplois et à stimuler la croissance économique dans les zones rurales d'Égypte.
  • le programme industriel : Muhammad Ali a mis en œuvre un ambitieux programme industriel en Égypte afin de moderniser et de diversifier l'économie du pays. Ce programme comprenait la construction d'usines et de manufactures, le développement de nouvelles technologies et industries, et la création d'un système de transport moderne. Ces mesures ont contribué à promouvoir la croissance économique et le développement de l'Égypte, et ont permis au pays de devenir plus autosuffisant et moins dépendant des puissances étrangères. En outre, le programme industriel de Muhammad Ali a contribué à créer des emplois et à stimuler la croissance économique dans les zones urbaines d'Egypte. Dans l'ensemble, le programme industriel de Muhammad Ali a joué un rôle important dans la modernisation et la transformation de l'Egypte.

À l'époque du règne de Muhammad Ali, l'Égypte était un pays relativement petit et sous-développé par rapport à la Russie et à l'Espagne. La Russie et l'Espagne étaient des pays plus grands et plus puissants, avec des économies mieux établies et des infrastructures plus avancées. En outre, la Russie et l'Espagne avaient une histoire plus longue et des traditions culturelles et politiques plus développées que l'Égypte. Cependant, les politiques et les réformes de Muhammad Ali ont contribué à la modernisation et à l'industrialisation de l'Égypte, et ont permis au pays de rattraper dans une certaine mesure la Russie et l'Espagne. Par conséquent, à la fin du règne de Muhammad Ali, l'Égypte était devenue un pays plus dynamique et prospère. Cette supériorité à certains pays européens ne va néanmoins pas durer.

L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. Après 1840, l'Égypte de Muhammad Ali est confrontée à un certain nombre de défis et de revers. L'économie du pays commence à ralentir et l'ambitieux programme de modernisation et d'industrialisation de Muhammad Ali rencontre des difficultés. En outre, l'Égypte est confrontée à la pression croissante des puissances étrangères, notamment la Grande-Bretagne et la France, qui cherchent à affirmer leur influence sur le pays. En conséquence, les successeurs de Muhammad Ali ne parviennent pas à maintenir le même niveau de contrôle et de pouvoir que Muhammad Ali. À la fin du XIXe siècle, l'Égypte était un pays plus faible et moins prospère qu'à l'apogée du règne de Muhammad Ali.

L'accord commercial conclu entre le Royaume-Uni et l'Empire ottoman en 1839 a eu un impact important sur l'Égypte. Cet accord, connu sous le nom de traité de Londres, a permis à la Grande-Bretagne d'étendre son influence sur l'Égypte en fournissant au pays une assistance militaire et un soutien économique. Dans le cadre de cet accord, l'Empire ottoman a accordé à la Grande-Bretagne certains privilèges et concessions en Égypte, tels que le droit de protéger les intérêts britanniques et le droit d'établir des consulats et autres missions diplomatiques dans le pays. Cet accord a contribué à consolider la position de la Grande-Bretagne en tant que grande puissance en Égypte et a permis au Royaume-Uni d'exercer un plus grand contrôle sur les affaires politiques et économiques du pays.

Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Égypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques.

Les relations entre l'Égypte et le Royaume-Uni ont considérablement changé après le traité de Londres de 1839. Avant ce traité, le Royaume-Uni et l'Égypte entretenaient des relations relativement limitées, avec peu de contacts directs ou d'interactions entre les deux pays. Cependant, le traité a permis à la Grande-Bretagne d'étendre son influence sur l'Égypte en fournissant au pays une assistance militaire et un soutien économique. Cette implication britannique accrue en Égypte a conduit à des liens plus étroits et à une relation plus imbriquée entre les deux pays. Par conséquent, après le traité de Londres de 1839, les relations entre l'Égypte et le Royaume-Uni sont devenues plus étroites et plus complexes.

Le traité a représenté une perte d'autonomie pour l'Égypte. En accordant certains privilèges et concessions à la Grande-Bretagne, le traité a permis à cette dernière d'exercer un plus grand contrôle sur les affaires politiques et économiques du pays. En outre, le traité a accru le niveau d'influence étrangère en Égypte, ce qui a pu être perçu comme une menace pour le règne de Muhammad Ali.

Après 1839, le régime de Muhammad Ali a dû faire face à un certain nombre de défis et de revers. L'économie du pays commence à ralentir et l'ambitieux programme de modernisation et d'industrialisation de Muhammad Ali rencontre des difficultés. En outre, l'Égypte est confrontée à la pression croissante des puissances étrangères, notamment la Grande-Bretagne et la France, qui cherchent à affirmer leur influence sur le pays. En conséquence, les successeurs de Muhammad Ali ne parviennent pas à maintenir le même niveau de contrôle et de pouvoir que Muhammad Ali. À la fin du XIXe siècle, l'Égypte était un pays plus faible et moins prospère qu'à l'apogée du règne de Muhammad Ali.

L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Inauguration du canal de Suez en 1869.

L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Ce sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial :

  • la Guerre de Sécession aux États-Unis, qui va durer de 1861 à 1865 ;
  • l’ouverture du canal de Suez en 1869 : Le canal de Suez était une importante source de revenus pour l'Égypte, et il a contribué à dynamiser l'économie du pays. La construction du canal a été financée par la vente d'actions à des investisseurs, dont de nombreux pays européens. Après l'ouverture du canal, l'Égypte a perçu des péages auprès des navires passant par le canal, ce qui a généré des revenus importants pour le gouvernement. Cependant, l'Égypte a accumulé des dettes importantes au cours de cette période, principalement en raison des dépenses militaires et du coût de la modernisation du pays. Ces dettes ont été une source de tension entre l'Égypte et ses créanciers et ont contribué à l'occupation du pays par le Royaume-Uni en 1882.
  • l’occupation britannique à partir de 1882 : En 1882, le Royaume-Uni a occupé l'Égypte, à la suite d'une série d'événements connus sous le nom de révolte des Urabi. Cette révolte était un mouvement nationaliste et anticolonial dirigé par Ahmed 'Urabi, qui cherchait à résister à l'intervention étrangère en Égypte et à réaffirmer la souveraineté du pays. En réponse, le Royaume-Uni a envoyé une force militaire pour occuper l'Égypte, ce qu'il a fait jusqu'en 1936. Pendant cette période, le Royaume-Uni contrôle effectivement le gouvernement et l'économie du pays, tout en autorisant un degré nominal d'autonomie. L'occupation a pris fin en 1936, lorsque le Royaume-Uni et l'Égypte ont signé le traité anglo-égyptien, qui accordait à l'Égypte l'indépendance dans certaines limites. il est probable que le Royaume-Uni ait prétendu protéger ses propres intérêts et ceux d'autres puissances étrangères en Égypte. À l'époque, l'Égypte était lourdement endettée auprès des pays européens, et le Royaume-Uni a pu faire valoir que son occupation était nécessaire pour sauvegarder ses intérêts financiers dans le pays. Le Royaume-Uni peut également avoir prétendu protéger le canal de Suez, qui était une route commerciale essentielle pour l'Empire britannique. En outre, le Royaume-Uni a pu faire valoir que son intervention était nécessaire pour rétablir l'ordre et la stabilité en Égypte, qui était en proie à la révolte des Urabi.

L’Afrique noire[modifier | modifier le wikicode]

La traite (transatlantique) des noirs[modifier | modifier le wikicode]

La traite négrière atlantique est le système de commerce de personnes asservies qui s'est développé dans la région de l'océan Atlantique entre le XVIe et le XIXe siècle. Il s'agit de la plus grande migration forcée de l'histoire, avec le transport de millions d'Africains à travers l'océan Atlantique vers les Amériques, où ils étaient vendus comme esclaves pour travailler dans des plantations, des mines et d'autres entreprises à forte intensité de main-d'œuvre.

La traite atlantique était une extension de la traite transsaharienne, qui existait depuis des siècles et consistait à transporter des esclaves de l'Afrique de l'Ouest vers l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Cependant, la traite atlantique différait de la traite transsaharienne sur plusieurs points importants. Premièrement, elle impliquait le transport d'esclaves sur des distances beaucoup plus longues, de l'Afrique occidentale et centrale aux Amériques. Deuxièmement, elle était beaucoup plus importante, avec des millions d'esclaves transportés à travers l'océan Atlantique au cours de la traite. Enfin, la traite atlantique était caractérisée par une violence et une exploitation extrêmes, les esclaves étant soumis à des conditions brutales et forcés de travailler dans des conditions inhumaines.

La traite atlantique des esclaves a eu un impact profond sur l'histoire des Amériques, et elle continue d'être une question controversée et profondément résonnante à l'heure actuelle. La traite a finalement été abolie au XIXe siècle, à la suite d'une série de changements juridiques et politiques motivés par un mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. Cependant, l'héritage de la traite atlantique des esclaves continue d'être ressenti dans de nombreuses régions du monde et reste un sujet d'étude et de discussion important.

La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués.

Les origines de la traite atlantique des esclaves remontent au début du XVIe siècle, lorsque les Portugais ont commencé à explorer la côte de l'Afrique de l'Ouest et à y établir des comptoirs commerciaux. Les Portugais étaient initialement intéressés par le commerce de l'or, de l'ivoire et d'autres marchandises avec la population africaine locale, mais ils ont rapidement découvert le marché lucratif des personnes réduites en esclavage. La demande de main-d'œuvre esclave était motivée par le besoin croissant de main-d'œuvre dans les plantations et les mines des Amériques, et les Portugais étaient bien placés pour répondre à cette demande.

La traite atlantique des esclaves s'est rapidement développée aux XVIe et XVIIe siècles, lorsque d'autres puissances européennes, dont l'Espagne, l'Angleterre et la France, se sont impliquées dans ce commerce. Les Africains réduits en esclavage qui traversaient l'Atlantique étaient capturés en Afrique occidentale et centrale et transportés vers les Amériques dans des conditions de promiscuité et d'insalubrité sur des navires négriers. Le voyage, connu sous le nom de "Middle Passage", était souvent long et dangereux, et de nombreux esclaves sont morts en route vers les Amériques.

Au XVIe siècle, la traite atlantique des esclaves en était encore à ses débuts et le nombre d'esclaves transportés à travers l'Atlantique était relativement faible par rapport aux périodes ultérieures. Cependant, ce commerce était déjà à l'origine d'une souffrance et d'une exploitation considérables, et il allait continuer à se développer et à s'étendre au cours des siècles suivants, devenant l'un des événements les plus importants et les plus controversés de l'histoire mondiale.

La traite atlantique des esclaves a continué à se développer au XVIIIe siècle, avec des millions d'Africains réduits en esclavage transportés à travers l'océan Atlantique vers les Amériques. La demande de main-d'œuvre esclave était stimulée par la croissance des économies de plantation dans les Amériques, et le commerce était alimenté par les profits lucratifs que pouvaient réaliser les puissances et les commerçants européens.

Au 18e siècle, le commerce atlantique des esclaves était dominé par les Britanniques, qui contrôlaient les empires esclavagistes les plus grands et les plus puissants du monde. Les Britanniques ont établi un réseau de postes de traite et de forts le long de la côte ouest-africaine, où ils échangeaient des Africains réduits en esclavage contre des biens et des marchandises. Ils ont également investi massivement dans la construction de navires négriers et d'autres infrastructures, ce qui leur a permis de transporter un plus grand nombre de personnes réduites en esclavage vers les Amériques.

Le nombre d'esclaves transportés de part et d'autre de l'Atlantique au cours du 18e siècle était encore relativement faible par rapport aux périodes ultérieures. Ce n'est qu'au 19e siècle, lorsque la demande de main-d'œuvre asservie dans les plantations des Amériques a atteint son apogée, que le commerce a atteint ses niveaux les plus intenses. Pendant cette période, des millions d'Africains réduits en esclavage ont été transportés à travers l'Atlantique, et le commerce est devenu l'une des industries les plus importantes et les plus rentables du monde.

La traite suit un parcours défini. Le processus de la traite atlantique des esclaves impliquait le transport forcé de millions d'Africains réduits en esclavage à travers l'océan Atlantique vers les Amériques. Ce commerce était motivé par la demande de main-d'œuvre esclave dans les plantations et autres entreprises à forte intensité de main-d'œuvre des Amériques, et il était alimenté par les profits lucratifs que pouvaient en tirer les puissances et les commerçants européens.

Le processus de la traite atlantique des esclaves a commencé par la capture et le transport d'Africains réduits en esclavage en Afrique occidentale et centrale. Les esclaves étaient généralement capturés lors de guerres, de raids ou d'enlèvements, puis transportés vers les marchés d'esclaves côtiers, où ils étaient vendus aux commerçants européens. De là, ils étaient transportés sur des navires négriers vers les Amériques, où ils étaient vendus à des propriétaires de plantations et à d'autres acheteurs. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les Caraïbes de 40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.

Le voyage à travers l'Atlantique, connu sous le nom de "Middle Passage", était souvent long et dangereux, et de nombreux esclaves sont morts en route vers les Amériques. Les esclaves africains qui survivaient au voyage étaient vendus sur les marchés aux esclaves et mis au travail dans des plantations, des mines et d'autres entreprises à forte intensité de main-d'œuvre. Ils étaient soumis à des traitements brutaux et forcés de travailler dans des conditions inhumaines, avec peu ou pas de droits ou de protection.

L’abolition de la traite et de l’esclavage[modifier | modifier le wikicode]

L’abolition de la traite vise à interdire le commerce d'esclaves.

Le Danemark a aboli l'esclavage en 1792. Le Danemark a été l'un des premiers pays européens à abolir la traite des esclaves, à la suite d'un mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage en Europe et dans les Amériques.

L'abolition de l'esclavage au Danemark s'est inscrite dans un mouvement politique et social plus large visant à mettre fin à l'institution de l'esclavage. En 1792, le gouvernement danois a adopté une loi déclarant la traite des esclaves illégale et a commencé à prendre des mesures pour mettre fin à l'esclavage dans ses colonies. Au cours des années suivantes, le gouvernement s'est efforcé de faire passer progressivement les colonies d'une économie basée sur l'esclavage à un système de travail libre, et a offert une compensation financière aux esclavagistes pour la perte de leurs biens.

Il convient de noter que le Danemark n'a pas complètement éliminé l'esclavage dans ses colonies en 1792. Le processus de transition d'une économie basée sur l'esclavage vers un système de travail libre était progressif, et il a fallu plusieurs années pour que l'esclavage soit totalement aboli dans les colonies danoises. Cependant, la loi de 1792 a marqué une première étape importante dans ce processus, et elle a été largement célébrée comme une réalisation majeure du mouvement abolitionniste.

Le Royaume-Uni a été l'une des premières puissances européennes à prendre des mesures contre la traite des esclaves et l'esclavage, à la suite d'un mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage en Europe et dans les Amériques.

En 1807, le gouvernement britannique a adopté l'Abolition of the Slave Trade Act, qui déclarait la traite des esclaves illégale et prévoyait la transition progressive vers un système de travail libre dans les colonies britanniques. Cette loi a marqué un premier pas important vers l'abolition éventuelle de l'esclavage, mais elle n'a pas immédiatement mis fin à l'institution de l'esclavage dans l'Empire britannique. Il a fallu encore plusieurs décennies pour que l'esclavage soit totalement aboli dans les colonies britanniques, et le processus d'abolition de l'esclavage a été long et complexe.

En 1833, le gouvernement britannique a adopté la loi sur l'abolition de l'esclavage, qui déclarait l'esclavage illégal dans tout l'Empire britannique.

L'abolition de l'esclavage par le Royaume-Uni avait une motivation économique. Le Royaume-Uni a été l'une des premières puissances européennes à prendre des mesures contre la traite des esclaves et l'esclavage, et ses efforts pour mettre fin à ces pratiques étaient motivés en partie par des considérations économiques.

Au 18e et au début du 19e siècle, le Royaume-Uni était un acteur majeur de la traite atlantique des esclaves et comptait beaucoup sur la main-d'œuvre asservie dans ses colonies des Amériques. Cependant, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au début du 19e siècle, en raison du mouvement croissant pour l'abolition de l'esclavage. La décision du gouvernement britannique d'abolir la traite des esclaves et l'esclavage était motivée en partie par des considérations économiques, le gouvernement estimant que l'esclavage n'était plus économiquement viable ou durable.

Le gouvernement britannique pensait également que l'abolition de la traite des esclaves et de l'esclavage profiterait à l'économie britannique d'autres manières. Par exemple, le gouvernement pensait que l'abolition de l'esclavage ouvrirait de nouveaux marchés aux produits britanniques et contribuerait à assurer la stabilité et la prospérité à long terme de l'Empire britannique. En outre, le gouvernement pensait que l'abolition de l'esclavage contribuerait à améliorer le statut et la réputation de la Grande-Bretagne sur le plan international et permettrait au pays de jouer un rôle de premier plan dans le mouvement pour l'abolition de l'esclavage.

Au 18e et au début du 19e siècle, la France était l'une des plus grandes puissances esclavagistes du monde, et elle comptait beaucoup sur la main-d'œuvre asservie dans ses colonies des Amériques. Cependant, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au début du 19e siècle, en raison du mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. En 1848, le gouvernement français a adopté une loi déclarant la traite des esclaves illégale et a commencé à prendre des mesures pour faire passer progressivement ses colonies d'une économie basée sur l'esclavage à un système de travail libre.

Il convient de noter que l'abolition de l'esclavage en France en 1848 n'a pas immédiatement mis fin à l'esclavage dans les colonies du pays. Le processus de transition d'une économie basée sur l'esclavage à un système de travail libre a été progressif, et il a fallu plusieurs années pour que l'esclavage soit totalement aboli dans les colonies françaises.

Les Pays-Bas ont aboli l'esclavage dans leurs colonies en 1863. Les Pays-Bas ont été l'une des premières puissances européennes à abolir la traite des esclaves et l'esclavage, et ce, à la suite d'un mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage en Europe et dans les Amériques.

Au 18e et au début du 19e siècle, les Pays-Bas étaient un acteur majeur de la traite atlantique des esclaves, et ils dépendaient fortement de la main-d'œuvre asservie dans leurs colonies d'Amérique. Toutefois, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au début du 19e siècle, en raison du mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. En 1863, le gouvernement néerlandais a adopté une loi déclarant la traite des esclaves illégale et a commencé à prendre des mesures pour faire passer progressivement ses colonies d'une économie basée sur l'esclavage à un système de travail libre.

L'abolition de l'esclavage aux Pays-Bas s'inscrivait dans un mouvement plus large d'abolition de l'esclavage qui avait lieu en Europe et dans les Amériques. Ce mouvement était motivé par une combinaison de facteurs, notamment des changements économiques, des pressions politiques et des préoccupations morales et éthiques. La décision du gouvernement néerlandais d'abolir l'esclavage a été motivée par le désir d'aligner ses pratiques sur le mouvement international croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage, et de protéger ses intérêts économiques et politiques.

Les États-Unis ont aboli l'esclavage en 1865. Les États-Unis ont été l'un des derniers pays au monde à abolir l'esclavage, à la suite de la guerre civile américaine et de l'adoption du treizième amendement à la Constitution des États-Unis.

L'esclavage était une institution profondément ancrée aux États-Unis, qui jouait un rôle central dans l'économie et la société du pays. Toutefois, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au XIXe siècle, en raison du mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. La guerre civile américaine, qui a débuté en 1861, a été menée en partie sur la question de l'esclavage et a finalement conduit à l'abolition de l'esclavage aux États-Unis.

En 1865, le treizième amendement à la Constitution des États-Unis a été adopté, déclarant que "ni l'esclavage ni la servitude involontaire, sauf en tant que punition pour un crime dont la partie aura été dûment condamnée, n'existeront au sein des États-Unis ou dans tout lieu soumis à leur juridiction". Cet amendement a effectivement aboli l'esclavage aux États-Unis et a marqué une étape importante dans l'histoire du pays et du monde.

L'abolition de l'esclavage au Brésil et à Cuba dans les années 1880 a constitué un jalon important dans l'histoire de ces deux pays, et a été le résultat d'une série de changements politiques et sociaux survenus au XIXe siècle.

Au Brésil, l'esclavage était une institution profondément ancrée, qui jouait un rôle central dans l'économie et la société du pays. Cependant, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au XIXe siècle, en raison du mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. En 1888, le gouvernement brésilien a adopté la Lei Áurea, ou loi d'or, qui déclarait l'esclavage illégal et prévoyait la transition graduelle vers un système de travail libre.

À Cuba, la situation était similaire. L'esclavage avait été une pierre angulaire de l'économie cubaine, et il était profondément ancré dans la société et la culture du pays. Toutefois, l'institution de l'esclavage a commencé à subir des pressions croissantes au 19e siècle, en raison du mouvement croissant en faveur de l'abolition de l'esclavage. En 1880, le gouvernement espagnol, qui contrôlait alors Cuba, a adopté la loi Moret, qui déclarait l'esclavage illégal et prévoyait une transition progressive vers un système de travail libre.

L’impact de la traite négrière[modifier | modifier le wikicode]

Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.

Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique[modifier | modifier le wikicode]

Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.

Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.

Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorisent certaines maladies jusqu’alors non connues des européens qui n’avaient pas non plus été immunisés. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.

Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportait était l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terres sont non cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.

La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire où la Première guerre mondiale se préparait.

La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation, mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les pays colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.

C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été créés par des rapports de force politique et le pacte colonial est la clef de lecture.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Référence[modifier | modifier le wikicode]