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Autour de la colonisation : peurs et espérances du développement

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La fin lente est difficile des colonies[edit | edit source]

Les quatre vagues de décolonisation à partir de 1945[edit | edit source]

En 1947, l'Inde et le Pakistan obtiennent leur indépendance. C'est une histoire sanglante et terrifiante au terme de laquelle l’Inde et le Pakistan gardent des relations extrêmement tendues. Depuis cette époque, l’Inde est la plus grande démocratie au monde avec un fonctionnement fluide. Entre 1954 et 1964 c'est la « grande vague » qui concerne les empires britanniques, françaises et belges. Cette période engage les grands empires dans des vagues de décolonisation massives en Afrique et en Asie. De 1974 à 1975, c'est la fin des colonies portugaises. La chute de Salazar permet aux dernières colonies africaines d’obtenir leur indépendance. Quant à l'année 1991, elle marque la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.

Ce sont des histoires contrastées, parfois concédées par les armes ou pacifiquement. L’Inde a arraché son indépendance notamment grâce au mouvement pacifiste mené par Gandhi. Néanmoins, la scission avec le Pakistan a donné lieu à des conflits. Des indépendances ont été concédées politiquement, mais ont donné lieu à des guerres civiles. Ce sont des pays qui sont entrés dans l’indépendance dans la deuxième moitié du XXème siècle et cela s’est souvent fait par des conflits qui ont suivi l’indépendance.

Les motivations[edit | edit source]

Rhétoriquement, la supériorité civilisationnelle des occidentaux leur donnait la mission de civiliser de nouvelles populations. Cette rhétorique est remise en cause par les atrocités de la Seconde guerre mondiale

Les luttes indépendantistes vont trouver pour beaucoup leur origine dans la Deuxième guerre mondiale. Les atrocités ont participé à la rupture.

L’anticolonialisme américain, la guerre froide et le « tiers-monde » de Sauvy font que la mentalité politique américaine est fondamentalement anticolonialiste ancrée dans le processus qui a permis de prendre leur indépendance. Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, les américains ont insisté pour que les britanniques donnent l’indépendance à l’Inde. À la sortie de la Deuxième guerre mondiale, la puissance américaine est à la tête d’un bloc occidental regroupant plusieurs pays colonisateurs.

Même si leur tradition est anticolonialiste ayant plaidé pour la décolonisation et la libération des peuples, derrière l’idéalisme politique, existe une composante plus cynique. Après la Deuxième guerre mondiale, certains pays d’Afrique et d’Asie s’enferment dans le sous-développement. Il existe des peurs d’une révolution mondiale faisant basculer ces nombreux pays dans le communisme. La guerre froide fait que les pays du tiers-monde vont être courtisés par les deux superpuissances. Tout se lie dans une logique bipolaire : atlantiste – communiste.

Les États-Unis défendent aussi les peuples à leur autodétermination afin d’éviter que ceux-ci ne tombent dans le communisme. Certains pays ont essayé de développer un mouvement tiers-mondiste appelé aussi mouvement des non alignés autant du côté communiste qu’atlantiste.

Conférence de Bandung[edit | edit source]

Les non-alignés vont se réunir d’abord à Bandung ayant pour objectif de trouver une « troisième voie ». Cette conférence qui s'est tenue du 18 au 24 avril 1955 à Bandung en Indonésie a réuni 29 pays participants. Ce sont principalement Nehru (Inde), Zhou Enlai (Chine), Nasser (Égypte) et Sukarno (Indonésie) qui animent la conférence. La Chine veut prendre ses distances avec l’URSS, ainsi il y a un géant communiste au milieu des non-alignés.

Lors de cette conférence, les non-alignés exigent que les investissements de la banque mondiale se dirigent davantage vers leurs pays. Néanmoins, l’aide au développement est un piège qui nécessité de s’aligner. Il faut noter l'absence de l’Amérique latine sous influence américaine lors de la conférence de Bandung.

Conférence de Belgrade[edit | edit source]

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La Conférence de Belgrade s'est tenue du 1er au 6 septembre 1961 et tend à réaffirmer et à préciser le mouvement des non-alignés à la suite de la conférence de Bandung. C'est la première conférence des non-alignés où ils déclarent œuvrer pour la coexistence pacifique. Sur les 29 pays présents à Bandung, seuls 25 pays se sont présentés[1].

Le mouvement tiers-mondiste a été un échec complet du point de vue du non-alignement. Ils se sont retrouvés à être des pions dans le cadre de la Guerre froide.

Le piège démographique[edit | edit source]

Ces nouveaux pays indépendants vont être confrontés à des défis d’envergure. Les pays du tiers-monde doivent faire face à une « explosion démographique » incroyable avec des bouches à nourrir supplémentaires, la nécessité de développer des infrastructures scolaires ou encore le besoin d’adapter le marché du travail.Ce sont de nouveaux défis sociaux économiques.

On constate un différentiel de masse humaine transformé qui devient déséquilibré entre Nord et Sud. Un régime de basse tension démographique dans les pays du nord et une explosion démographique dans les pays des tiers-mondes. Grâce à l’outillage des Nations-Unies, on a pu quantifier précisément l’effet de l’explosion démographique. C’est un objet politique international.

L’intervention des premier et deuxième mondes dans le Tiers Monde[edit | edit source]

Il est possible de distinguer trois motivations.

La première motivation provient d'une certaine philanthropie mettent au point le concept de demande non satisfaite en promouvant la contraception. D’autre part, il faut noter le rôle pionnier des grandes fondations privées américaines tel que la fondation Ford ou encore la fondation Rockefeller. C'est dans les laboratoires Rockefeller que sont inventés la pilule et le stérilet. Les fondations américaines privées ont changé les façons de vivre même si leurs initiatives n’ont pas eu d'effets sur l’explosion démographique.

La deuxième motivation va au-delà de l'affrontement Est-Ouest. La vision du développement est celle de l'Occident portant sur la hiérarchisation du monde lié à la définition de la recette qui est que pour sortir du sous-développement, l’idée est de mettre en place une solution « occidentalocentrée ». C’est l’idée qui faut mettre en place un processus d’industrialisation pour renverser les sociétés agricoles, mais cela nécessite une population éduquée aux savoirs occidentaux et a une culture occidentale. D'autre part, quand les pays du sud auront atteint un seuil de développement industriel, l’explosion démographique sera freinée. C’est un produit du changement économique et du changement des mentalités qui mènera au déclin de la fécondité et à l’arrêt de l’explosion démographique. Les programmes de planning familial sont mis en place afin d'accélérer et accompagner le changement et non pas pour le créer, mais cela n’a pas fonctionné.

Il existe une dichotomie entre les pays, à savoir les pays sous-développés et les pays riches, et la seule voie de développement est définie selon la vision occidentale; à savoir les pays référence sont le modèle de développement à suivre. C’est une mise en place d’une idéologie non pas de partage, mais d’accroissement de la masse de richesse qui est une idée en phase avec le fordisme. C'est une vision optimiste concernant les « pays en voie de développement » avec la conviction qu’il est possible de répondre aux défis des pays des tiers-mondes. La recette occidentale permettrait de se mettre sur la voie du développement.

La troisième motivation renvoie à la culpabilité liée au rôle direct de l’Occident dans la formation de l’explosion démographique du Tiers-Monde avec l'exportation de vaccins, mais aussi des médicaments. C’est une intervention exogène qui a fait reculer à toute vitesse la mortalité de la part pauvre de la population et particulièrement la mortalité infantile. L’explosion démographique des tiers-mondes est due à la chute de la mortalité et à une fécondité qui ne diminue pas. Ainsi, les occidentaux ont créé l’explosion démographique en important des médicaments.

C’est un phénomène que l'on peut qualifier de phénomène de rattrapage. Les populations du sud ont beaucoup de naissances et une très forte mortalité des enfants. Cependant, c'est un processus qui nécessite du temps pour que les mentalités évoluent.

La nouvelle trappe malthusienne[edit | edit source]

Il va y avoir un renversement de vision qui devient pessimiste avec la peur que les tiers-mondes ne trouvent jamais la voie du développement. L’arrivée des médicaments fait qu’une grande partie de la population des tiers-mondes connait un accroissement de 40% ou plus de leurs populations en l'espace de vingt ans. La population totale explose et le nombre de jeunes en particulier.

Les capitaux doivent être investis dans l’industrialisation, mais cela nécessite une population éduquée qui puisse mettre en œuvre le processus technique lié à l’industrialisation. L’accroissement de la masse de jeunes nécessite des réallocations de dépenses. Les investissements faits dans l’industrie doivent être alloués à l’éducation affaiblissant la dynamique économique. La conséquence est que les capitaux sont détournés dans l’éducation.

Cette réallocation des investissements est un piège, car dans les pays pauvres, investir dans l’éducation signifie diminuer les capacités de l’industrie. Le tiers-monde est dans l’impasse avec le piège du sous-développement qui mène le détournement des capitaux vers l’éducation et empêche la croissance économique.

Un modèle explicatif est le modèle Coale-Hoover qui consiste à dire que l’explosion démographique brise les conditions du développement et maintient les pays dans le sous-développement. Dans Population Growth and Economic Development in Low-Income Countries publié en 1958, Ashley Coale et Edgar Hoover montre que ralentir la croissance de la population pourrait accroitre le développement économique.

Il y a deux réactions :

  • réaction algérienne dans les années 1960 : le problème est la répartition des ressources, pas la croissance démographique. Avec la consommation des États-Unis, il est possible de nourrir tout le tiers-monde.
  • catastrophisme et brutalité des moyens : le catastrophisme a justifié des mesures fortes et des programmes coercitifs irrespectueux des droits humains.

Il est considéré qu’on ne peut attendre parce que l’explosion démographique est un piège qui emprisonne les populations dans le sous-développement. La vision a été que le désir d’enfants était fort parce que les femmes étaient prisonnières de leur culture et de leurs traditions. Dès lors, il fallait briser ces obstacles culturels pour forcer la modernisation des sociétés et des populations des tiers-mondes.

Des statistiques montrent la proportion de femmes stérilisées pour 100 femmes de 15 à 49 ans mariées ou vivant en couple. Elles sont 21 % en Amérique latine, 26 % en Chine et Corée, 15 % dans le reste de l'Asie, 8 % dans les pays dits développés et 1 % en Afrique.

L’économie : le poids du « néocolonialisme »[edit | edit source]

Les pays des tiers-mondes sont toujours des sociétés où l’immense majorité des habitants sont des paysans, c’est une gigantesque paysannerie. Pour arriver à subvenir aux besoins de ces populations, il faut une agriculture, une industrie et un commerce international.

L'agriculture[edit | edit source]

L’héritage du pacte colonial se retrouve dans les cultures d’exportation et les cultures de subsistance.

Cultures d’exportation[edit | edit source]

Les cultures d'exportation sont produites à destination des anciennes métropoles européennes. Cela concerne le sucre, le café, les oléagineux, le caoutchouc, le banane ou encore le cacao. Entre 1800 et 1970, les exportations progressent de 2,5% à 3% et ce secteur varie en fonction du consommateur occidental. Si on regarde l'évolution des marchés producteurs, on constate une montée de l’Afrique. L’Afrique devient une zone de concurrence et de compétition notamment avec l’Amérique du Sud et de certaines parties de l’Asie. Les tiers-mondes se font concurrence.

En regardant l'évolution de la production alimentaire, on voit que la popularisation de la consommation de certaines denrées comme le café, le cacao et les bananes provient d'une demande croissante des occidentaux car le nombre de consommateurs est encore en augmentation. Les Trente glorieuses permettent à la classe moyenne de consommer des produits diversifiés.

L’offre augmente avec l’augmentation de nouveaux concurrents, c’est une diversification géographique. La diversification de l’offre pousse le prix des produits tropicaux à la baisse. La montée du nombre de consommateurs occidentaux et surtout les Trente glorieuses font s’accroitre la demande et aurait dû profiter aux paysans des tiers-mondes. Bien que la production augmente, les gagnants ne sont pas les paysans.

Cultures vivrières[edit | edit source]

Concernant l'évolution de la production alimentaire, elle a progressé de manière plus performante que n’a progressé la culture d’exportation. Le rapport par tête d’habitant a été légèrement supérieur à l’augmentation de la population. Les pays des tiers-mondes ont réussi à couvrir les besoins en nourriture de la population croissante. Cependant, la marge de sécurité est très basse.

La révolution verte a lieu en Inde et a permis l’explosion de la production alimentaire et de faire face à l’explosion de la population par l'invention et la diffusion de céréales à hauts rendements adaptés aux climats tropicaux et semi-tropicaux.L’Inde est célèbre parce qu’elle n’a pas choisi la voie de l’industrialisation, mais la voie de l’agriculture.

Entre 1963 et 1964 a lieu une famine qui fait une centaine de milliers de morts. La révolution verte n’est pas la production d’OGM, mais la création de produits agricoles à hauts rendements et adaptés au climat tropical. Ce sont des pays du sud qui ont développé ces nouvelles variétés: à savoir les Philippines concernant le riz à haut rendement et le Mexique pour le blé à haut rendement. Vers 1980, les deux tiers des surfaces ensemencées dans le monde l’ont été fait à partir de semences mexicaines.

La solution est endogène aux tiers-mondes, c’est suivre le mode d’un autre pays des tiers-mondes et n’ont s’inféoder à l’un des deux blocs. Le sud peut faire face à ses propres défis sans pour autant être dans l’obligation d’aller chercher les solutions dans les pays du Nord.

Les prix plus élevés des semences du sud n’ont fait qu’exacerber les clivages socio-économiques. Les variétés à haut rendement coûtent plus cher que les variétés normales. Les hauts rendements ont bénéficié aux paysans les plus aisés. Cependant, les nouvelles semences étaient plus sensibles aux attaques des insectes locaux intensifiant l’usage de pesticides et infectant les productions à terme. D’autre part, l’irrigation massive a abimé de nombreuses terres qui ont perdu toute fertilité.

Une partie de la production alimentaire des tiers-mondes est produite au Sud et vendu au Nord. D’un point de vue monétaire, il y a des périodes où il et plus favorable d’importer des produits américains ou européens.

La révolution blanche a lieu également en Inde. Les indiens recevait dans le cadre d'un programme d'aide alimentaire du lait en poudre de la part de Nestlé notamment. Le gouvernement a confisqué tout le lait en poudre issu de l’aide alimentaire afin de contrôler les conditions sanitaires de procédure de création du lait à partir d’eau propre. L’État indien a revendu cette production aux classes moyennes. Avec l’argent gagné, le gouvernement a aidé les paysans à se réunir en coopératives faisant de l’Inde le premier exportateur de lait.

L'industrie[edit | edit source]

Concernant l'industrie, il y a un double secteur.

L’industrie extractive[edit | edit source]

L'industrie extractive est un héritage du pacte colonial. D'une part, il y a l'industrie minière (minerai, phosphate, etc.) où il s’agit de matières premières transportées vers le nord pour être transformés en produit de consommation par les usines occidentales. Le consommateur est occidental. D'autre part, l'extraction du pétrole qui fait qu'à partir de 1950 les pays riches vont rentrer en dépendance pour faire fonctionner leur économie

Après la Deuxième guerre mondiale la montée de la demande de pétrole va avoir lieu dans différents secteurs, à savoir les transports maritimes (pétroliers, minéraliers, portes-conteneurs). Ces secteurs nécessitent une modernisation et sont stimulés par une diminution des coûts de transports. De plus, les nouvelles techniques permettent de réduire les coûts de production et d’accroitre la productivité. La demande des pays développés s'accroit en ce qui concerne les matières premières des pays du sud. C’est une logique keynésienne, c’est-à-dire de consommation pour doper l’économie occidentale. Ainsi, les tiers-mondes se spécialisent dans les matières premières tandis que les Occidentaux les transforment renforçant une géographie mondiale dominants – dominés.

L’industrie manufacturière[edit | edit source]

L’industrie manufacturière est le moyen pour gagner une réelle indépendance. Il y a une tentative de réindustrialisation au Mexique dans les années 1830. Entre 1880 et 1890, la Chine et le Brésil tentent également de se réindustrialiser.

En 1913, les tiers-mondes représentent les deux tiers de la population mondiale et 8% de l’industrie. Après 1945, les élites des tiers-mondes donnent la priorité aux industries manufacturières. Ces gouvernements des États nouvellement indépendants ont massivement adopté cette stratégie en faisant la promotion de l’industrialisation. Ce sont des initiatives éparses qui ont permis des augmentations en apparence spectaculaires.

Le taux annuel de croissance de la production de l'industrie manufacturière dans les Tiers-Mondes à économie de marché sont des taux de croissances spectaculaires, mais qui sont à pondérer, car ils proviennent d’une économie qui commence à s’industrialiser, ce qui a pour effet de gravir les seuils très rapidement.

La stratégie a été une stratégie de substitution des importations soutenue par les gouvernements. Afin de sortir de la dépendance des colonisateurs, la priorité a été de mettre en place des productions pour sortir de la dépendance des anciennes métropoles. C’est une substitution aux importations. Ce fut un fiasco, car l’industrialisation s’est faite sur des secteurs anachroniques datant du début de la révolution industrielle. L’industrialisation manufacturière exprime aussi le désir de briser les vestiges du pacte colonial.

Pour rompre la dépendance initiale, les pays des tiers-mondes développent une industrie dans les secteurs archaïques de la première révolution industrielle.

Le commerce extérieur[edit | edit source]

Il est possible de distinguer deux phases, l'une avant 1950 et l'autre allant de 1950 jusqu’au premier choc pétrolier.

Avant 1950, c'est une phase de croissance des échanges extérieurs et de la montée en puissance des tiers-mondes. L’agriculture et l’industrie extractive explosent tandis que la position des tiers-mondes diminue. À partir de 1950, on constate un effondrement du commerce extérieur des tiers-mondes. Cela s’explique par une détérioration des termes de l’échange liée à la diminution des prix des minerais et du pétrole et à une saturation des marchés agricoles due aux capacités de consommation qui engendre une diminution de la valeur des produits d’exportations. Désormais, les tiers-mondes se font concurrence entre eux.

Avec les Trente glorieuses, les pays du Nord connaissent une croissance effrénée qui inonde les marchés internationaux de leurs produits. La proportion des exportations des pays du Sud est noyée dans la masse des exportations des pays du Nord.

Et pourtant la croissance[edit | edit source]

L’occident s’est tellement enrichi que relativement et dans une mesure beaucoup plus rapide et importante que celle des pays des tiers-mondes, les inégalités se creusent malgré un enrichissement relatif du sud.

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]