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Un monde multipolaire : 1989 – 2011

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L’effondrement du bloc soviétique[edit | edit source]

Un système à bout de souffle[edit | edit source]

L’Union soviétique est un pays du tiers-monde qui est devenu une superpuissance, c’est un pays qui s’est la lancé dans une politique d’armement sans en avoir les moyens économiques. En 1917, quand la révolution a lieu, son développement économique est peu avancé. Ce qui est sûr c’est qu’entre le début des années 1970 et le début des années 1990 on assiste à un effondrement progressif du régime soviétique qui est dû à un certain nombre de choses : d’abord aux contestations de plus en plus fortes qui ont lieu à différents endroits notamment en République démocratique allemande, en Hongrie à Budapest en 1956, en Tchécoslovaquie, en Pologne.

Une contestation se développe et le mythe soviétique va progressivement s’effondrer auprès du monde occidental avec l’ampleur de la répression. En 1974, Soljenitsyne, dans son ouvrage intitulé L'Archipel du Goulag, raconte le système concentrationnaire soviétique.

À partir des années du début 1970, c’est l’ère de la glaciation avec l’arrivée au pouvoir de Brejnev. Le système économique est en situation d’échec s’accélérant au cours des années 1980. Dès les années 1970, l’objectif économique qui était d’industrialiser le pays et de rattraper le niveau de vie occidental n’a pas été atteint.

Carte de l'invasion de l'Afghanistan par l'armée soviétique en 1979.

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C'est un régime discrédité, parce que totalitaire, un régime sur le plan économique qui n’a pas atteint son objectif, qui s’enlise dans une guerre coloniale qui est l’Afghanistan.

La guerre d’Afghanistan, qui dure de 1979 à 1989, est une logique de guerre coloniale, de guérilla et de bourbier où l’Union soviétique s’est complémentent enlisée. Cela coûte très cher d’autant plus que c’est l’un des détonateurs de la montée des dissidents contre le régime.

Cela se concrétise dans les années 1980 par un régime qui se grippe et ne pourra être sauvé par Gorbatchev qui arrive en 1985. Il tente de réformer le pays sans succès. La décomposition accélérée du régime est très importante amenant à l’effondrement de l’URSS entre la chute du mur de Berlin en 1989 et décembre 1991.

La chute du mur de Berlin et ses suites[edit | edit source]

Le processus fut extraordinairement rapide. Cependant, ce sentiment n’est pas partagé, car c’est une surprise pour un certain nombre d’homme politiques et l’opinion publique.

Le processus se passe rapidement :

  • mai 1989 : ouverture des frontières Hongrie-Autriche
  • juin 1989 : élections libres en Pologne, en Hongrie qui se traduisent par la déroute des partis communistes
  • novembre 1989 : chute du mur
  • décembre 1989 : chute de Ceausescu (Roumanie)
  • octobre 1990 : réunification allemande
  • février 1991 : dissolution du pacte de Varsovie
  • décembre 1991 : fin de l’URSS. Création de la CEI

Tout le système mis en place après la Deuxième guerre mondiale s’effondre. C’est tout l’ordre géopolitique de la guerre froide qui se trouve modifié.

Déclin et renaissance de la Russie[edit | edit source]

Les années 1990 sont des années noires pour la Russie, car elle passe de superpuissance à un pays en quasi guerre civile. D’autres parts, de nombreuses Républiques socialistes soviétiques prennent leur indépendance. C'est un pays amputé territorialement, humilié géopolitiquement, déclassé et au bord de la guerre civile.

La Russie doit faire face à une crise économique profonde et est soumise au contrôle du Fondw monétaire international qui dicte la transition économique soviétique. C’est la transition d’un système économique à un autre. En l’espace d’une dizaine d’années, on passe d’un pays sous économie dirigée à un système libéral qui a engendré d’énormes dégâts sur le plan social et économique.

La Russie n’est plus une puissance mondiale, elle n’est plus à même de rivaliser avec les États-Unis expliquant l’absence de pouvoir décisionnel de la Russie dans les grandes crises internationales des années 1990. Même si elle est en replie très fort, la Russie reste une puissance régionale importante.

Dans les années 1990, la Russie reste un poids lourd. Son déclassement sur la scène internationale a pour conséquence un raidissement de ses positions dans les crises régionales notamment en ce qui concerne la Tchétchénie.

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La Géorgie déclare son indépendance en 1991. La Russie ne va pas cesser d’essayer de la refaire rentrer sous son influence. Pour cela, la Russie va susciter un certain nombre de séparatismes en Abkhazie et en Ossétie du Sud. L’idée est d’enrayer le déclin géopolitique de la Russie et les vagues de revendications indépendantistes.

La décennie 2000 a été marquée par un renversement de tendance. La Russie est progressivement revenue sur la scène internationale notamment avec l’élection de Poutine qui va avoir une politique de guerre contre le terrorisme afin de retrouver une influence internationale et justifier la répression des mouvements sécessionnistes internes.

Dans cette remontée en puissance, la Russie est aidée par la conjoncture économique, car le prix des matières premières va considérablement augmenter. Elle s‘est sortie de la crise économique et financière grâce à ses exportations. La situation économique des années 2000 est sans commune mesure avec celle des années 1990.

Aujourd’hui, la Russie est redevenue une puissance internationale forte. La crise syrienne le montre amplement, car la Russie a émis trois vétos avec la Chine concernant une intervention possible de l’ONU en Syrie montrant qu’elle est de nouveau une puissance avec laquelle il faut compter. Par ailleurs, la Syrie est le dernier allié historique de la Russie au Proche-Orient c’est aussi un client important de l’industrie militaire russe, de plus la Russie possède une base militaire dans le port de Tartous afin d’avoir un accès à la mer et d’être un acteur de la région.

En une vingtaine d'années, il y a une période de catastrophe complète et une décennie où la Russie s’est complètement ressaisie.

L’hyperpuissance américaine ?[edit | edit source]

Les États-Unis sont une hyperpuissance[1], car on passe d’un système bipolaire à un système unipolaire qui engendre un déséquilibre vis-à-vis des autres nations.

La période des années 1990 est une période de redéfinition de la politique américaine. Il faut redéfinir une nouvelle stratégie mondiale en fonction des nouvelles données. À partir du moment où le communisme n’existe plus, il faut restructurer la politique extérieure du gouvernement américain.

À partir du début des années 1990, les États-Unis vont contribuer à la réorganisation de l’ordre mondiale autour de la paix pour mettre fin à l’affrontement géopolitique et de la démocratie avec l’idée qu’un seul système devrait s’imposer, le libéralisme qui doit s’imposer par opposition à l’économie dirigée. Cette mutation de la politique extérieure américaine ne peut pas se comprendre sans prendre en compte la montée du mouvement néoconservateur américain.

Un des éléments qui va se dégager de la stratégie américaine est de se construire un nouvel ennemi qui va prendre progressivement l’usage du fondamentalisme religieux au fur et à mesure que les États-Unis vont se retrouver englués dans un certain nombre de crises au Moyen-Orient. Le fondamentalisme religieux va nourrir tout l’argumentaire américain.

Cela commence avant le 11 Septembre. Au fur et à mesure des interventions américaines dans les crises du proche et du Moyen-Orient une série d’attentats va sonner le retour de l’unilatéralisme américain à partir de 1997. Cela va prendre le visage de la guerre contre le terrorisme avec l’idée d’imposer la démocratie y compris par la force.

En Europe, ce qui ne change pas est que la politique américaine reste une politique mondiale. C’est une politique qui continue à intervenir en Europe même après les évènements de 1989 notamment dans le conflit yougoslave. Au Moyen-Orient, la première Guerre du Golfe a été légitimée par l’ONU, mais la période qui a suivie a été catastrophique parce que Saddam Hussein n’a pas été chassé du pouvoir. D’autre part, les États-Unis ont imposé un embargo sur l’Iran qui a eu un effet catastrophique sur la population. La deuxième Guerre du Golfe s’est bâtie sur un mensonge et s’est déroulée sans légitimation de l’ONU. La première Guerre du Golfe est une intervention multilatérale alors que la deuxième Guerre du Golfe découle d’une action unilatérale. En Extrême-Orient, a lieu l'intervention en Afghanistan à partir d’octobre 2001 étant actuellement toujours en cours. En Afrique, les États-Unis sont intervenus notamment en Somalie dans le cadre de la guerre civile qui y régnait se terminant sur un échec complet.

On a des États-Unis qui sont maitre de la politique internationale, cependant leurs interventions ne règlent pas les problèmes et dans certains cas les aggravent. La puissance américaine n’a jamais été aussi forte, mais son image n’a jamais été aussi détestable.

L’Europe en panne[edit | edit source]

L’approfondissement de l’intégration économique[edit | edit source]

Ce processus commence en 1957. Toute une série des démocraties populaires sous giron soviétique a été intégrée à l’Union européenne. En 1992, on passe de la Communauté Economique Européenne (CEE) à l’Union européenne (UE) qui est un approfondissement de la coopération économique et des frontières de l’Union. C’est aussi le moment de la création de l’Euro. Cette période est marquée par un changement fondamental dans l’évolution de l’intégration européenne.

L’Europe militaire embryonnaire[edit | edit source]

Blason de l'État-major de l'Union européenne.

Du point de vue géopolitique, l’Europe a du mal à s’affirmer, c’est une puissance qui compte extrêmement peu. À l’intérieur de l’Europe, une fracture s’est faite à l’intérieur et l’extérieur des pays pour la mise en place d’une défense commune. Ce débat fort traverse les pays européens depuis les années 1950, il a pesé très lourd dans les années 1990 et 2000 parce qu’il n’y a pas eu de décision dans ce sens, c’est pourquoi l’OTAN continue à assurer la défense européenne.

L’OTAN avait été conçue en tant qu’union militaire contre l’URSS. Les années 1990 ont été un moment important de redéfinition des fonctions de l’OTAN. Ses missions ont évolué, mais s'il est resté c’est grâce à l’arrivée des ex-démocraties populaires qui vont rentrer dans l’OTAN afin de se protéger de tout retour des ambitions russes.

Les pays membres de l'OTAN et son élargissement depuis 1949.

Une tentative de création d’une armée européenne est en expérimentation avec la création de l’Eurocorps qui intègre des forces militaires principalement franco-allemande, mais ouverte à d’autres nations de l’Union européenne.

Carte montrant les États membres de l'Union et ceux de l'OTAN
  •      États uniquement membres de l'UE
  •      États uniquement membres de l'OTAN
  •      États membres des deux
  • L’Europe politique inexistante[edit | edit source]

    Depuis la chute du mur de Berlin, on s’aperçoit que la présence de l’Europe sur la scène des relations internationales n’est pas à la hauteur de son poids économique. On le voit en particulier au fait que l’Europe dans les grandes crises géopolitiques des années 1990 a été en retrait voir marginalisé notamment avec la crise israélo-arabe, le génocide au Rwanda, le conflit yougoslave, le conflit en Tchétchénie. L’Europe joue un rôle secondaire ou marginal.

    C’est une puissance qui n’a pas de rôle parce qu’il n’y a pas de politique étrangère européenne unifiée. Au Conseil de sécurité seul deux puissances européennes ont le droit de veto à savoir la France et la Grande-Bretagne, mais elles ne représentent pas l’Europe. Chaque fois qu’il y a une crise il y a des puissances plus ou moins grandes qui agissent en fonction de leurs intérêts propres, il n’y a pas d’unité de vue européenne sur la question.

    Depuis 2009 avec le traité de Lisbonne a été instituée la création d’un haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité qui n’est pas encore un ministre des affaires étrangères européennes, mais qui en prend le chemin. C’est un premier pas vers une politique étrangère commune d‘autant plus que la création d’un haut représentant s’est accompagné de tout en réseau d’ambassades européennes à travers le monde. Depuis 2009 une amorce de la politique étrangère européenne. Cependant, le symbole envoyé lors de la création de ce haut représentant a été négatif parce que le post a été attribué à Catherine Ashton qui est anglaise, pays opposé à la création d’une politique extérieure commune. Désormais, depuis 2014, le Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité est Federica Mogherini.

    C’est une Europe politique en contraction avec l’Europe économique.

    Le retour des nationalismes : l’exemple du conflit yougoslave[edit | edit source]

    Ce conflit signe le retour de la problématique des nationalismes. Avec l’écroulement des régimes communistes, la question de nationalisme resurgie.

    Les origines[edit | edit source]

    Cette crise a occupé l’ensemble des années 1990, mais les origines prennent racine dès la fin du XIXème siècle. Le nationalisme serbe et la Serbie qui est indépendante de l’Empire austro-hongrois a pour ambition de réunir sous un seul pays les slaves du sud. Ainsi la Serbie va encourager le plus possible toute une série de sécessions qui va être notamment une cause majeure de l’Empire austro-hongrois. La naissance de la Yougoslavie est actée lors du traité de Versailles en 1918. L’un des fils conducteurs de ce conflit est la tension entre les serbes qui veulent créer un État centralisé autour de la Serbie et les Croates et les Slovènes qui veulent un État fédéral décentralisé.

    Cela va engendrer des tensions politiques extrêmement fortes notamment politiques et religieuses entre orthodoxes et musulmans. À partir de l’après-Première guerre mondiale, il y a une politique agitée en particulier lorsque le roi Alexandre Ier met en place une politique qui favorise les serbes. Ces tensions continues pendant la Deuxième guerre mondiale avec le régime oustachi qui est dominé par les croates alliés à l’Allemagne nazie.

    À la fin de la Deuxième guerre mondiale la Yougoslavie s’est libérée toute seule sous l’égide de Tito qui a synthétisé les intérêts divergents des peuples slaves en créant une République fédérale durant jusqu’au début des années 1980. Les tensions ont continué à exister, mais elles ont été atténuées, car Tito l’architecte de l’indépendance yougoslave.

    Dès que Tito meurt, les tensions ressurgissent et vont être amplifié parla fin de la guerre froide.

    À la fin des années 1980 on a une reprise des tensions d’autant plus qu’en 1989 Milosevic est élu président de la Serbie menant à la reprise du nationalisme serbe. Avec la chute de l’URSS et l’éclatement des partis communistes, la fédération yougoslave se dissout.

    L’éclatement du pays[edit | edit source]

    Territoire des entités politiques connues sous le nom de Yougoslavie.

    À partir de 1992, la Yougoslavie est réduite à la Serbie et au Monténégro. De facto, la fédération yougoslave a cessé d’exister. Le retour des nationalismes serbe joue un rôle important, car la Serbie va se relancer à la conquête des territoires yougoslaves à l’exception de la Slovénie et de la Croatie. Elle va renoncer également à reconquérir la Macédoine pour se concentrer sur la Bosnie-Herzégovine.

    L’Union européenne est divisée et n’a pas les moyens d’intervenir. La Russie est en pleine réélection tentant de jouer un rôle dans la crise c’est pourquoi elle a un rôle mineur dans l’affaire.

    La séparation des populations[edit | edit source]

    Les États-Unis via l’OTAN sont les seuls capables de régler ce problème. Dès lors l’OTAN devient une force militaire chargée de pacifier l’Europe vis-à-vis des regains nationalistes aboutissant aux accords de Dayton mettant fin à la guerre de Yougoslavie.

    La Bosnie va être divisée en deux parties avec des populations désormais séparées. Les accords de Dayton se matérialisent par l’officialisation des populations et de la Bosnie.

    Dès l’année suivante, le conflit se déplace au Kosovo. Une fois les accords de Dayton signés, la Serbie va tenter de pacifier le Kosovo qui réclame son indépendance. Se met en place un politique similaire à la précédente pour rétablir l’autorité serbe sur la région.

    Le processus vient à son terme en 2006 avec l’indépendance du Monténégro et en 2008 avec l’indépendance du Kosovo. Par ailleurs en 2001 Milosevic est arrêté et jugé.

    C’est un bilan lourd qui est symbolique de la résurgence des nationalismes de la période de l’après-Guerre froide.

    Nouvelles puissances[edit | edit source]

    L’établissement d’un monde multipolaire nécessite l’émergence de nouvelles puissances internationales.

    La Chine[edit | edit source]

    Contrairement à l’URSS, la Chine fait le choix de conserver ses structures communistes tout en se lançant dans une période de réformes économiques menant à la libéralisation de l’économie chinoise en faisant aujourd’hui la deuxième puissance économique du monde.

    Alors que les régimes communistes se sont écroulés facilement, le régime chinois reste solide en apparence. C’est un pays qui a des ambitions internationales, de plus la possession de l’arme atomique et la capacité spatiale en fait une puissance internationale.

    Cependant, même si elle a tous les attributs d’une puissance mondiale, elle est effacée dans certaines parties du monde comme en Amérique du Sud, mais est présente en Afrique et au Moyen-Orient.

    L’Inde[edit | edit source]

    L’Inde est une démocratie qui depuis les années 1970 – 1980 connait une extraordinaire croissance économique,c’est aussi une puissance nucléaire et spatiale avec des ambitions mondiales, mais qui est essentiellement présente à l’échelle de l’Asie. C’est une puissance régionale qui a vocation à être une puissance d’ambition mondiale.

    Le Japon[edit | edit source]

    Le Japon a pour caractéristique de n’être qu’une puissance économique, elle n’a retrouvé sa place au niveau international que grâce à sa puissance économique. C’est une puissance majoritairement économique qui au début des années 1990 va se lancer dans l’International Peace Cooperation qui autorise le Japon à intervenir dans le cadre d’opérations de paix internationales.

    À partir de la fin de la Guerre froide, on tourne la page de la guerre froide. Le Japon se déploie à l’échelle régionale particulièrement en Asie du Sud-est.

    Le Brésil[edit | edit source]

    Pendant les années 1970, le Brésil a été marqué par une dictature militaire. Depuis les années 1980, le Brésil est sorti du sous-développement et qui compte aujourd’hui du point de vue économique d’autant plus qu’elle a des ressources pétrolières et profite de l’augmentation du prix des matières premières. De plus, le Brésil a un très vaste marché intérieur et qui est militairement de plus en plus important .

    Depuis 2004 le Brésil dirige la mission de l’ONU en Haïti qui fait peser un peu plus le Brésil sur la scène internationale.

    Depuis la fin de la chute du mur de Berlin, on a l’émergence dans le vide créé par la fin du monde bipolaire de nouvelles puissances qui émergent.

    Nouvelles zones de tensions[edit | edit source]

    La prolifération nucléaire[edit | edit source]

    Les présidents Barack Obama et Dmitri Medvedev le 6 juillet 2009.

    La question du désarmement est centrale, ce processus de désarmement est poursuivi après la Guerre froide par les accords START I, START II et START III. Dans les années 1970, il y avait aussi les accords SALT. En 2010 a eu lieu les accords New START qui a donné lieu à de longues discussions. Depuis les années 1970 et encore plus depuis la fin de la guerre froide, il y a un processus de stoppage de la course aux armements et entrer dans un processus désarmement.

    L’éclatement de l’URSS pose la question de la dissémination de l’arsenal nucléaire soviétique. Cet arsenal nucléaire a été disséminé parmi certaines anciennes républiques soviétiques.

    À partir l’éclatement de l’URSS, les anciennes Républiques socialistes soviétiques n’ont pu mener un contrôle sur les armes nucléaires au sein de leur territoire occasionnant une perte de traçabilité étant un problème central des années 1990.

    Le club des puissances nucléaires s’est agrandi. De nouvelles puissances ont obtenu l’arme nucléaire dans les années 1970 et 1980, plus récemment le Brésil, l’Arabie Saoudite et l’Iran ont enclenché un processus d’armement. La passerelle entre la technologie civile est militaire est faible, ces programmes peuvent se générer sous couvert de programmes civils avec notamment le cas de l’Iran.

    Ce problème de la prolifération nucléaire a été rapidement pris en compte, et ce dès les années 1950 donnant lieu à la création de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) en 1957. Cette agence mène des inspections à condition qu’elle y soit autorisée, d’autre part elle n’a pas de pouvoir coercitif.

    Depuis la fin de la Guerre froide, la question de la prolifération nucléaire est devenue un problème majeur du monde contemporain. Un certain nombre d’accord manifeste la fin de l’escalade au surarmement, cependant un problème de traçabilité et de dissémination des armes nucléaires peut attiser certaines craintes.

    Le terrorisme transnational[edit | edit source]

    Le terrorisme n’est pas un phénomène récent, cependant la guerre d’Afghanistan et la première guerre du Golfe sont des conflits qui ont stimulé le terrorisme international.

    Ces deux conflits on permit la cristallisation d’un islam radical fondé sur le rejet des grandes puissances et le rejet de l’occident d’une manière plus générale.

    La guerre d’Afghanistan c’est d’abord l’invasion par l’URSS dans les années 1970 pour y placer un régime à sa solde, une guérilla menée par les moudjahidines combattant à la fois contre une grande puissance et pour la sauvegarde de leur territoire national. Le moudjahidine donne un aspect de guerre dans leur combat contre l’URSS. Finalement l’URSS va s’embourber dans ce conflit tandis que les moudjahidine sont soutenus par les États-Unis.

    Cette guerre est importante parce qu’elle fut une guerre de libération dans laquelle les moudjahidine ont défendu leur territoire et leur identité contre la grande puissance soviétique.

    Les moudjahidine vont rapidement se retourner contre les américains. La guerre du Golfe va cristalliser les oppositions et notamment l’embargo imposé à la population irakienne menant à la montée d’un sentiment antiaméricain au Moyen-Orient. L’Islam radical va prendre en partie ses sources dans cet autre conflit.

    Le 11 septembre 2011 n’est que le dernier d’une longue série d’attentats notamment contre le World Trade Center en 1993, mais aussi au Yémen et en Tanzanie qui montre un prolongement de ce phénomène.

    D’autre part, il y a une attitude ambiguë des pays musulmans. Le Pakistan est à la fois un pays musulman et un pays allié des américains. Le Pakistan était complètement déstabilisé par la guerre d’Afghanistan d’autant plus qu’il est considéré comme un traitre parce qu’allié des États-Unis et de l’occident soutenant leur entreprise d’invasion de l’Afghanistan. C’est pourquoi une fraction de la population a été hostile à l’intervention américaine.

    Quant à l’Arabie Saoudite, elle est à la fois un État musulman conservateur et allié des États-Unis depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Il y a un accord tacite de protection de l’Arabie Saoudite par les États-Unis en échange du pétrole.

    C’est dans ce cadre qu’a émergé Ben Laden, il a été protagoniste des conflits afghans et irakiens attisant son ressenti conte l’occident et les États-Unis.

    Le terrorisme d’Al Qaida est complètement déconnecté du nationalisme. Il n’y a pas de visée panarabe. Son objectif est de fonctionner sur le rejet des États-Unis et de l’occident.

    Ce qui est évident est que durant la décennie 2001 – 2011 le terrorisme a été à l’agenda international.

    Depuis un an et demi l’influence, d’Al Qaeda a été affaibli notamment après l’élimination de son leader, d’autre part le message d’Al Qaeda n’a pas pris sur les populations arabes, les révolutions arabes en sont les témoins.

    Cependant, le réseau est toujours actif d’autant plus qu’il s’est disséminé en grande partie dans le monde arabe, en Afghanistan en Irak, en Afrique subsaharienne et au Maghreb. Plus récemment le Mali est occupé par une formation hétéroclite d'Al Qaeda.

    Le terrorisme a été à l’agenda des relations internationales pendant une dizaine d’années, mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’est plus d’actualité.

    Le monde arabe en mouvement[edit | edit source]

    Le printemps arabe a remis en cause une grande partie de la politique des grandes puissances au Moyen-Orient. Auparavant deux alternatives existées à savoir soit la dictature soit l’islamisme.

    Ce qui se passe en ce moment a tout remis en cause, ce qui a été assez clair est qu’il y a un besoin de démocratie dans ces sociétés prouvant que ce ne sont pas des sociétés accrochées à des régimes autoritaires.

    Les printemps arabes ne fonctionnent pas sur ce schéma. Cela oblige à repenser ces catégories et oblige les grandes puissances à s’adapter.

    La situation n’est pas pour autant nouvelle, car les lignes de fractures de la guerre froide ne sont pas nécessairement gommées. Des logiques continues notamment celle entre la Syrie et la Russie actuelle. D’autre part la logique de guerre froide dure encore à travers les oppositions russes et chinoises aux Nations-Unies réactive cette logique. On retrouve en filigrane ces éléments-là.

    Tout ce qui est à l’œuvre actuellement que cela soit en Égypte, en Syrie, en Tunisie, en Libye. En particulier, on peut voir la montée de l’Iran qui est en plus le seul allié de la Syrie dans le monde arabe. Une des raisons qui permet la maintenue du régime de Bachar Al Assad c’est parce qu’il n’y a pas de veto russe et chinois, mais c’est aussi parce que l’Iran le soutient. D’autre part, on peut s’interroger si ce processus est éphémère ou non en fonction du rôle de la Ligue arabe qui commence à se faire entendre sur la scène de relations internationales.

    La Turquie s’affirme de plus en plus comme une puissance importante détenant une partie des clefs de la région. On peut noter que les grandes puissances occidentales et notamment les États-Unis perdent en influence dans la région.

    Annexes[edit | edit source]

    Références[edit | edit source]

    1. Il s'agit d'un terme politique, prononcé en 1999 par le ministre des Affaires étrangères français Hubert Védrine au sujet des États-Unis de la fin du xxe siècle