Relations Internationales : violence politique et pratiques de sécurité

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Relations Internationales : violence politique et pratiques de sécurité
Description de l'image Ajaccio tempesti bataille.JPG.
Faculté Faculté des sciences de la société
Département Département de science politique et relations internationales
Professeur(s) Stephan Davidshofer
Christian Olsson[1][2][3]
Année(s) 2014


Ce cours a comme principal objectif d’encourager une analyse critique des formes passées et présentes de violence organisée. Alors que traditionnellement les études sur la paix et les conflits se concentrent principalement sur la dimension statistique de la construction des « conflits armés » (analysée à partir de bases de données), ce cours se propose plutôt de se pencher sur la construction sociohistorique de la guerre et de la sécurité. Pour ce faire, l’enseignement se divisera en deux parties.

Il s’agira tout d’abord d’analyser les contingences historiques et les «conditions de possibilité » de la violence organisée et de la guerre. Cela afin de comprendre les variations historiques au niveau macrosociologique de la pratique de la guerre et du processus ayant mené en Occident depuis la fin du Moyen-Âge au monopole étatique de la violence. L’enjeu central sera ici de saisir les implications de la pratique de la guerre comme condition de la constitution des États modernes européens. Les questions qui émergeront de cette partie toucheront à la guerre comme prérogative unique de l’État et aux implications de l’application de cet entendement de la violence organisée dans des contextes non occidentaux.

La seconde partie du cours s’intéresse aux enjeux de la professionnalisation de la sécurité. Phénomène rendu possible par la bureaucratisation croissante des États occidentaux, il s’agira d’analyser les pratiques des professionnels de la sécurité (militaires, policiers, compagnies militaires privées, services de renseignement, etc.). Tout en gardant une approche historique, cette plongée dans le « monde » des professionnels de la sécurité se fera au niveau microsociologique. Cette partie se structurera autour de questionnements liés à la constitution de ces professions en rapport avec l’Etat et à la possibilité de la pratique de la sécurité et de la violence politique dans un monde globalisé.

Les deux parties se basent sur la sociologie historique de l’État en s’inspirant fortement des travaux de Max Weber, Norbert Elias, Charles Tilly et Pierre Bourdieu. La sociologie historique de l’Etat se donne pour objectif d’approcher l’histoire non comme une entreprise d’extraction de connaissances à partir de données (data mining), mais comme une façon de problématiser le présent.

Cours

La violence politique et la pratique de la sécurité

La naissance de la guerre moderne : war-making et state-making dans une perspective occidentale

Transformations de la guerre et de la violence en Europe

La guerre au-delà de l’Occident : l’État moderne est-il une invention occidentale ?

Qu’est-ce que la violence non-étatique ? Le cas des conflits afghans

L’intervention : la guerre réinventée ?

Les professionnels de la sécurité : de la bureaucratisation, institutionnalisations, professionnalisations et différenciations

La transformation des pratiques contemporaines de sécurité : entre guerre et police globale ?

La transformation des pratiques contemporaines de sécurité : la logique du risqué

La coercition privatisée : du mercenariat aux compagnies militaires privées

Renseignement et logiques de surveillance

Annexes

Références

  1. Page personnelle de Christian Olsson sur le site de l'Université Libre de Bruxelles
  2. Page de Christian Olsson sur Academia.edu
  3. Profile Linkedin de Christian Olsson