La régionalisation ou l’art de la découpe

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Ce thème se réfère aux opérations de régionalisation, c’est-à-dire de découpage en géographie. Pendant plusieurs décennies la géographie a appliqué une méthode de découpage savant en territoire. La géographie est devenue la science de la répartition et de la division de l’espace de façon cohérente.

Pendant longtemps, la géographie a été une discipline descriptive qui a tenté à partir de la fin du XIXème siècle de devenir une science explicative. Après l’aventure malencontreuse du déterminisme, la géographie s’est rapprochée d’une posture descriptive en développant des méthodes de découpages régionaux. Notamment, cela a été le fait de l’école de géographie régionale française de Paul Vidal de la Blache.

Il s’agissait de décrire termes plus rigoureux que de fonctionner en simple inventaire, mais en proposant de découpages pertinents de l’espace. Des découpages à toutes les échelles ont été produits.

De par sa spécialisation dans cet exercice, la géographie a été sollicitée en tant que discipline experte pour découper des espaces considérés comme pertinents et pour lesquels il est possible de s’en emparer en tant qu’entité administrative ou de type État-souverain. Ainsi on passe d’une expertise savante à une expertise au service du politique pour construire des territoires politiques.

Proposition pour une régionalisation impérative

L’établissement de la carte provinciale postapartheid

Au tout début des années 1990, c’est la fin de l’apartheid avec un régime transitoire qui se met en place et l’instauration d’une véritable démocratie.

Carte d'Afrique du Sud avec bantoustans

Durant ces quelques années de transition, l’un des impératifs était de démanteler l’appareil législatif de l’apartheid. Un des problèmes majeurs est de se débarrasser de la carte sud-africaine au niveau régional basé sur un espace à deux espaces : celle qui découle de l’héritage colonial britannique (Cap et Natal) et des républiques boers (Orange Free State et Western Cap) et celle débouclant des bantoustans ainsi que d’entités totalement dépendantes de l’économie sud-africaine.

Le régime de transition doit se débarrasser de cette carte. Pour produire une nouvelle carte en provinces de statut équivalent, le régime de transition va mettre en place une commission de réflexion : est-ce que l’Afrique du Sud doit être une entité fédérale ou une entité centralisée ? L’idée est de produire une carte cohérente et de statuts équivalents.

Carte du Bophuthatswana

Cette carte est celle du Bophuthatswana qui est caricaturale et constituée de nombreuses entités qui empêchent toute pérennité d’un État souverain. Cependant, une mine de platine et un parc de loisir situé à proximité de Johannesburg et de Pretoria ont été transférés : ce dernier transfert découle du fait que l’esprit puritain des afrikaners empêchait la pratique des jeux d’argent sur leur territoire, d’où l’utilité des bantoustans pour ce commerce. Une ville a aussi été transférée, mais n’était pas située dans un espace viable pour exercer une autorité.

Alwyn Wolfaardt pleads for his life.

En 1994 a eu une tentative de coup d’État par des milices afrikaners qui voulaient imposer dans un bantoustan une autorité favorable au maintien des bantoustans.

La commission a proposé notamment trois contributions dont certaines émanent de géographes qui renvoient à des principes de découpage régional.

L’option fonctionnaliste

Afrique du sud aires de polarisation.jpg

Cette option se base avant tout sur les aires de polarisation urbaine.

Sur cette carte on voit les anciennes limites de bantoustans ainsi que des lignes qui représentent des ensembles régionaux polarisés par une ville. On part de l’existence d’un certain nombre de villes qui exercent une polarisation, cette ville dispose de services rares. L’identification de cette polarisation urbaine permet d’identifier les principales régions fonctionnelles.

En d’autres termes, il y a une ville qui polarise une région. La carte peut dès lors être donnée de manière quasi automatique qui ne nécessite pas d’arbitrage.

La carte suivante présente toutes les agglomérations qui peuvent être considérées comme des villes c’est-à-dire avec au moins 10000 habitants agglomérés qui donnent une idée assez précise de la population agglomérée et de la hiérarchie des villes.

south african urban agglomeration in 1991.

Quelques grandes villes s’imposent, cependant le nombre important de villes plus petites rend les choix plus difficiles. On peut très bien proposer comme pôle régional des villes de dimensions réduites seules dans un vaste environnement.

Selon le curseur choix les conséquences peuvent être plus ou moins importantes. Pour réduire le poids de certaines régions, on attribue à des villes une aire de polarisation réduite. Par exemple créer une aire autour de East-London réunie deux bantoustans, ce choix débouche sur la proposition d’une région polarisée par East-London, mais aussi polarise par l’ethnie des Xhosa. Si on étend cette région à celle polarisée par Port-Elisabeth, on crée une région multiethnique. À partir d’une proposition assez neutre fonctionnelle et objective on débouche sur des régionalisations qui peuvent promouvoir, une région de type ethnique ou peuvent au contraire la démanteler totalement.

En d’autres termes, cette carte propose une régionalisation en fonction de pôles qui sont les villes. On a une impression de simplicité, mais en fait il est fait abstraction de deux possibilités qui sont :

  • le choix du nombre de grandes villes potentiellement au cœur d’aires polarisées
  • le choix d’une extension de l’aire de polarisation.

On peut dire que cette carte n’est pas évidente et objective pouvant faire intervenir l’arbitraire. Cette carte laisse entendre que le politique doit faire des choix, mais qui porteront uniquement sur les aires qui devront être polarisées.

RSA proposed autonomous region.

L’option culturaliste : les aires ethnolinguistiques

Cette option est fondée sur les aires ethnolinguistiques. Cette proposition émanait d’une organisation qui avait pour objectif de promouvoir une organisation de l’Afrique du Sud en entités de type ethnorégionales. Ce groupe de pression était constitué d’autorités venant du d’anciens bantoustans comme du Bophuthatswana et du Kwazulu, de groupes de réflexions proches des milieux d’extrême droite afrikaners afin de pérenniser le modèle du grand apartheid, de l’Inkatha FreedomParty qui est le parti ethnorégionaliste zulu, mais aussi d’OGN qui ont pour modèle de référence la promotion d’un développement fondé sur les communautés de bases traditionnelles qui tentent de promouvoir une vision traditionaliste et communautariste.

South africa ad peace at last.jpg

Cette publicité se referait à certaines situations du début des années 1990 qui semblaient conflictuelles et dont la solution était dans un découpage de type ethnorégionaliste. Au tout début des années 1990, la Yougoslavie est en pleine crise suite aux revendications d’indépendance de la Slovénie, de la Croatie et de la Macédoine.On pensait qu’une solution basée sur un découpage ethnorégionaliste aurait permis de régler d’un point de vue pacifiste l’explosion de l’ex-Yougoslavie, mais qui finalement n’aura pas eu l’effet escompté menant à la guerre.

Ce groupement de pression avait pour fondement cette vision, vision fondée sur un découpage ethnorégionaliste menant à une potentielle paix afin d’avoir une nouvelle Afrique du Sud pacifique tout en gardant une certaine vision rationaliste.

Bevolkingsverspreiding.jpg

Ce tableau est censé représenter l’ensemble de la population sud-africain en fonction de leur langue d’origine. Cependant on pourrait de nouveau agréger ces bases linguistiques sur d’autres niveaux, ce choix montre un certain arbitraire catégoriel. Il y a un arbitraire évident en fonction de ceux qui sont d’origine européenne et ceux qui ne le sont pas. Entre autres, on voit que les afrikaners sont une catégorie plus ambiguë au niveau de son identification ethnique permettant de proposer un vaste partitionnement entre les populations.

Ce type de découpage est d’une part contestable et d’autre part ce type de découpage se trouve dépourvu quand il s’agit de traiter du milieu urbain, car il est cosmopolite, pluriethnique et plurilinguistique. Ainsi une bonne partie de la population sud-africaine n’est finalement pas concernée par ce découpage allant à l’encontre de l’idée de création d’entités régionales.

En d’autres termes, ce document est la base scientifique du lobby ethnorégionaliste. Si on croise un ensemble d’aires et la distribution des groupes de population selon les critères utilisés on aura à chaque fois un groupe totalement dominant. Ce découpage conviendrait à toutes les communautés qui les représenteraient en majorité. Ainsi on ne traite que l’espace rural au détriment de l’espace urbain qui en réalité ne permet pas de répondre à la question principale.

L’option biorégionaliste

Ici, c’est le champ environnemental avec l’option biorégionaliste. Des groupes de réflexions et de pressions proposent des alternatives à la proposition politique héritée de la décolonisation. Ces groupes proposent de revenir au fonctionnement naturel des écosystèmes et d’organisation de l’espace terrestre prônant la régionalisation selon des critères environnementaux.

Structure of south africa, escarpment.

Cette carte est la réalisation d’ethnorégionalistes afin de sortir du politique pour les laisser être arbitré par la nature. Ils proposent non pas des critères liés à la société, mais des critères naturels et environnementaux qui sont en une parole neutre, la nature parlerait d’elle-même est proposerait de sortir des problèmes sociaux en délestant l’idéologie.

Est représenté l’organisation topographique de l’espace sud-africain : il y a des hauts plateaux et des chaines successives qui sont des escarpements qui permettent de passer des hauts plateaux aux régions littorales par des massifs montagneux. On voit une différence nette entre l’intérieur caractérisé par les plateaux et la périphérie marquée par le littoral.

Display of the catchment areas in subequatorial Africa.[1]

Cette carte représente les bassins versants qui, une fois fondus, vont s’écouler et rejoindre un réseau hydrographique. Chaque bassin versant débouche sur un océan ; certains sont de dimensions très réduites et d’autres extrêmement vaste du fait de cours d’eau qui drainent l’intérieur du continent. Le bassin versant du fleuve Orange draine depuis la Namibie et le Botswana tandis que d’autres basins versant côtiers le long de ces escarpements drainent des espaces beaucoup plus réduits.

En plus, il a des phénomènes de basculement des escarpements engendrés par des aménagements humains afin de détourner les cours d’eau pour irriguer des terres mal drainer. Ainsi, l’organisation biorégionaliste peut être assez arbitraire et tronquée, on est obligé de procéder à des subdivisions et à des regroupements territoriaux.

Le bassin de l'Orange, ressource et consommations d'eau

Sur les hauts plateaux on a dans des régions partiellement en stress hydrique et aride on a eu des opérations d’aménagement afin d’allé chercher de l’eau en provenance d’autres bassins versants.

La proposition naturelle est dès lors le fruit d’opérations non objectives, car ceux qui ont fait cette proposition ont dû subdiviser la proposition antérieure du fleuve Orange. Inversement ils ont rassemblé un certain nombre de bassins versants côtiers.

Homogeneous reponse zone.png

La proposition qui en découle finalement repose sur un découpage proche de celui du grand apartheid sous couvert d’une organisation biorégionaliste tronquée.

Pour conclure, d’une part la régionalisation peut s’appuyer sur des options de nature différentes, d’autre part ces opérations ne sont jamais neutres et se font toujours avec des arbitrages rendus entre plusieurs possibilités.

Une nouvelle carte : un compris en stabilité, redistribution et fonctionnalisme

Finalement, le régime de transition a reçu de nombreuses propositions, il a aussi subi les pressions de groupes politiques qui défendaient certaines visions et régions. Une carte de compromis a été établie en retenant l’idée de 8 provinces avec la reconduction de certains États comme l’Orange Free State et le Matale.

Autre option suivit est que la plupart des anciens bantoustans ont été distribués dans plusieurs provinces. Le régime de transition savait qu’il fallait un nombre de régions optimales, in fine des arbitrages ont été faits pour satisfaire les demandes et réduire à terme les problèmes politiques.

Les principes de cohérence régionale

Tableau giraut 2009.png

Quand on propose un découpage et une régionalisation, on va toujours justifier cette proposition au nom d’un principe de cohérence dans un domaine particulier économique, culturel, environnemental. Sont rendus explicites des choix de découpage. Très souvent quand des scientifiques ou des politiques reprennent un argumentaire pour proposer une régionalisation, ils développent l’argumentaire du compromis. En réalité, il y a des principes contradictoires que l’on va privilégier et qui sont non-compatibles :

  • Principe d’homogénéité : on découpe des régions et territoires dans lesquels on va rassembler des lieux qui se ressemblent le plus dans une logique de territoire homogène
  • Principe de complémentaire : regroupement de lieux complémentaires ayant des liens de complémentarités

Ces deux principes qui s’opposent peuvent être développés dans différents champs

Quand on a cette grille de lecture, on peut distinguer de façon plus claire les propositions, mais elles restent inscrites dans le champ économique, culturel ou environnemental :

  • Champ environnemental : on cherche à créer des biorégions
    • Principe de complémentarité : on s’intéresse aux bassins versants qui réunissent des lieux qui ont des liens de complémentarité renvoyant aux fonctions hydrauliques avec des lieux en amont et des lieux en aval. On

regroupe les vallées dans un même ensemble.

    • Principe d’homogénéité : les massifs se définissent sur la base

d’appartenance à un même milieu. Généralement, on considère qu’un massif est un ensemble important qui se présente sous des caractéristiques particulières valables sur sa totalité. Chaque vallée est coupée en deux.

  • Champ économique : renvoi à la polarisation urbaine

Principe de complémentaire : ce sont les bassins d’emploi, c’est l’aire de ce qui dépend et de ce qui concerne les services du centre de la ville. La ville fournit les services ou les emplois et la périphérie fournie les clients et la main-d’œuvre. Cela débouche sur des bassins d’emplois et des régions polarisées.

    • Principe d’homogénéité : on propose la création d’une région à vocation économique. En URSS dans le cade de la planification les autorités décidaient de la spécialisation des régions en fonction de leur spécialité,des ressources à disposition et de l’industrie déjà en place. Au niveau régional on trouve plus récemment dans l’histoire des districts industriels dit aussi système productif localisé qui regroupe un ensemble de lieux spécialisés dans le même domaine donnant une notoriété à cet ensemble régional
  • Champ politique-culturel : repose sur le principe d’homogénéité
    • Principe de complémentarité : on cherche à représenter un morceau de société sous la forme d’une collectivité qui regroupe des entités d’origines sociales et ethniques différentes.
    • Principe d’homogénéité : on est à la recherche des communautés homogènes partageant des identités communes comme le sentiment d’appartenance liée à la langue, à une histoire, etc. La communauté se dote d’une juridiction de type communautariste.

Ce tableau permet d’éclairer les enjeux et les choix. La pratique de la régionalisation et du découpage territorial est une pratique qui a à voir avec des choix politiques et qui peut être analysée à partir du décryptage des principes à disposition.

Toutes ces propositions sont objectives, mais repose sur des propositions arbitraires qui ne sont pas forcément explicitent. Elles ont faites sous couvert d’objectivité et de spécificités qui éclipse certaines alternatives. Les documents suivants illustrent chacun à leur manière les éléments de la grille précédente.

Aux États-Unis il y a des découpages territoriaux en vigueur qui sont d’origine coloniale à partir de populations européennes qui ont pris possession du continent et on très rapidement organisées le territoire en entités politiques et administratives. Pour cela on procède à un découpage de l’espace par des frontières et des limites géométriques qui paraissent arbitraires et ne reposent pas sur la réalité topographique et ethnographique. Ce type de découpage ne représente pas les évidences régionales.

Malcom wells1.png

Le type de coupage rectiligne a été et est souvent critiqué comme étant arbitraire, car il ne correspondant en rien aux réalités naturelles d’une part et sociales d’autre part qui existe dans les différentes régions des États-Unis. Un mouvement biorégionaliste propose de remplacer les frontières géométriques par des frontières qui reposeraient sur des frontières soit en lien avec l’histoire précoloniale ou plus généralement soit des frontières naturelles limitant des entités régionales.

La volonté est de remplacer une carte par une autre. Même pour les ethnorégionalistes le découpage n’est pas évident, car plusieurs options se présentent :

  • une option vise à identifier des régions homogènes d’un point de vue naturel ;
  • une option qui vise à construire des régions qui ont une légitimité naturelle fondée sur la complémentarité en jouant sur les bassins versants.
Us ecoregions et hydrographie.jpg

Ainsi on définit un certain nombre de découpages qui ne se superposent pas. Même dans le champ environnemental il n’y a pas un bon découpage régional, mais il y en a plusieurs possibles :

  • option des bassins ethnographiques
  • option des écorégions terrestres basée sur l’identification des régions qui

rassemblent des lieux ayant des caractéristiques environnementales proches débouchant sur des paysages naturels qui sont relativement similaires.

California bioregions.jpg

Pour la Californie, un certain nombre de scientifiques ont été sollicités pour procéder à un découpage en biorégions. Ainsi la Californie est divisée en une dizaine de régions. Un groupe de scientifique a proposé une combinaison de facteurs environnementaux, mais aussi topographiques avec la prise en compte d’un ensemble de bassins versants. C’est une opposition entre homogénéité et complémentarité. Cela donne un découpage critiquable, car on ne retrouve pas pleinement les bassins versants et des régions homogènes.

Cette combinaison va servir à développer une politique publique dans le domaine environnemental.

Cette carte de la Californie découpe le territoire en microrégions correspondant aux différents groupes tribaux. La cartographie de type moderne renvoie un ensemble de régions qui ne se recoupent pas et occupent tout l’espace.

Il n’y a pas une seule portion d’espace qui n’appartienne à aucune région. La pensée moderne nous a habituées à un découpage de l’espace exclusif et exhaustif de l’espace. En réalité les fonctionnements spatiaux sont beaucoup plus complexes,car aucune entité ne relève pas de plusieurs appartenances simultanées. C’était notamment le cas des sociétés dites traditionnelles à savoir les groupes tribaux qui occupait le continent américain avant l’arrivée des européens. On a une traduction du rapport à l’espace des populations indiennes selon la pensée monde. Cependant, les groupes tribaux avaient une organisation encore différente.

C’est une cartographie qui tente de rendre compte de la territorialité longtemps niée des indiens en utilisant les outils de la pensée moderne importés par les européens. On a un découpage en petites entités régionales correspondant en principe aux territoires d’appartenance des différentes tribus.

Ainsi cette carte relève du champ culturel et politique, mais aussi d’une approche homogène.

nationalatlas.gov

Les figures géographiques permettent d’expliquer que l’on se réfère à une entité qui a une légitimité géographique. ; c’est notamment le cas de la figure de la vallée qui est souvent utilisée afin de signifier que l’on a un espace qui a une certaine logique géographique occupée par un groupe humain, une activité ou un certain environnement.

Lorsque la figure de la vallée procède d’un découpage d’ordre politique, il ne correspond plus nécessairement à sa définition initiale.

Sur cette carte on a un ensemble de découpages de type naturel servant à mener une politique publique comme la délimitation des massifs forestiers correspondant à l’air d’intervention d’une administration spécialisée dans la gestion forestière. Ce découpage trouve sa légitimité dans la délimitation des massifs forestiers, mais en réalité c’est un découpage purement administratif qui sert à définir les aires d’intervention d’une administration.

On identifie aussi deux réserves indiennes qui chacune se réfèrent à la figure de la vallée :

  • une correspond uniquement aux rives peu profondes d’une rivière ; c’est la vision minimale de la vallée avec un cours d’eau est une portion de ses rives réduite
  • une correspondante qui se réfère aussi à la figure de la vallée qui s’appelle la « houppa vallée » se référant à une portion intermédiaire sur le cours de la vallée qui est un bassin intermédiaire délimitée par un carré.

On se réfère à une figure géographique qui est celle de la vallée, mais en fait on se retrouve avec des espaces d’ordre politique et administratif qui sont des arrangements à partir de la notion de vallée

Europe bioregions1.png

En Europe, on s’intéresse aux biorégions pour tenter de mener des politiques qui vont être adaptées à certaines caractéristiques environnementales. Au niveau, européen depuis plusieurs années on tente de définir une politique de la montage afin de déterminer les espaces qui appartiennent et n’appartiennent pas aux régions montage dans le but d’établir une politique liée à la montage.

Pour se faire, une série d’étude utilise un certain nombre de critères comme la question de l’altitude et de pente afin de décréter si une localité fait partie ou non d’une région de montagne. Ce sont les seuils et les cadres spatiaux dans lesquels on va utiliser ces critères. Si on utilise un découpage municipal, on va avoir un découpage fin, mais on va trouver des municipalités de montagne qui ne rentrent pas nécessairement dans les critères.

Si on applique ces critères dans un cadre spatial plus large comme les régions ou les cantons, on va avoir tout un canton qui bascule ou pas dans les régions de montagne.

Norregio20041.png

On voit que selon le niveau de généralisation on va avoir une région de montagne, ici en rose, qui englobe les 2/3 de la Suisse. Si on utilise le même critère à l’échelle des communes on voit qu’une partie du Valais échappe à la catégorie « montage ». Ainsi l’échelle de définition joue sur le découpage.

Europe montagne zonale.png

Une fois qu’on a défini ces régions de montagne, on a un vaste ensemble de type zonal qui correspondent aux montages en Europe. On peut aussi différencier les différents massifs : on a d’abord un découpage de la zone « montage » puis on différencie les massifs en plus d’utiliser les frontières nationales pour différencier les massifs selon leur appartenance à l’un ou l’autre État européen.

À l’intérieur d’une zone définie selon des citernes biorégionalistes, on va avoir un découpage interne qui va utiliser d’autres critères notamment de l’appartenance nationale. Dans les deux cas, ce sont des approches qui privilégient le principe de cohérence et d’homogénéité.

Métropole français de Paris hegemonie.png

Il s’agit de l’ensemble du réseau urbain français dominé par la métropole française de Paris qui occupe une dimension centrale et importante qui lui confère une place hégémonique dans ce système de ville. Apparait un ensemble de villes disposées selon leur taille organisé selon une hiérarchie dimension nord-sud, ouest-est et finalement verticalement elles sont positionnées en fonction de leur taille.

Une métropole domine le système puis il a un sous-système régional qui domine un sous-ensemble régional. C’est une figure relativement abstraite, mais qui va permettre de procéder à des regroupements régionaux en jouant sur les niveaux de hiérarchie urbaine.

Ce type de figure qui n’est pas fréquent permet d’établir de manière explicite des choix qui sont faits lorsqu’on prétend proposer un découpage régional basé sur la polarisation urbaine. Ici, on privilégie une quinzaine de villes qui donne un découpage extraordinairement diffèrent selon les grandes régions, mais qui est déséquilibré.

Ce découpage correspond à la réalité du déséquilibre de l’organisation de l’espace français, mais ne correspond pas à la réalité administratif qui confère à paris un petit espace régional ne correspondent pas à la réalité de sa polarisation.

Division de la france en régions par adaptation au découpage départemental.png
Christaller allemagne.png

Cette carte de l’Allemagne a été proposée par Christaller, elle serait au plus proche de la réalité de la polarisation urbaine, c’est-à-dire organise l’Allemagne en entité fonctionnelle.

Le mode de représentation cartographique est intéressant : les entités correspondent à des cellules, c’est une sorte de tissu organique. Cette représentation cherchait à faire passer l’idée qu’une entité nationaliste est composée d’entités vivantes correspondant à des cellules vivantes, c’est une métaphore organiciste.

Des think tanks veulent réadapter la carte administrative suisse pour l’adapter à la fonctionnalité du territoire.

Suisse poids demographique.jpg

Apparait l’armature urbaine ou on a ajouté les régions métropolitaines, puis en rouge des aires centrées sur une grande ville ou qui intègrent plusieurs grandes villes rejoignant les grandes agglomérations en intégrant le périurbain s’opposant à des régions ni urbaine ni métropolitaine avec des systèmes régionaux qui regroupent des villes moyennes présent dans les régions périphériques comme dans le Valais ou le Tessin. Cette organisation montre les contrastes qui existent à l’échelle de toute la Suisse entre les régions sur la base de leur caractère urbain ou non et sur la base de leur polarisation.

La carte suivant présente les grandes aires métropolitaines suisses. Elle ne débouche pas sur un découpage exhaustif du territoire puisqu’il n’a pas d’aire métropolitaine sur tout le territoire suisse.

À partir de là on peut effectuer des découpages. En même temps c’est un découpage qui s’appuie sur la réalité de la polarisation.

Dans la réalité les propositions faites se gardent d’établir des fonciers fixes, car c’est dans la délimitation précise des frontières que se nichent des conflits d’ordre politique.

Carte suisse aire1.jpg

On préfère indiquer les grands cœurs de régions ainsi que leur nombre. Cette proposition déborde sur les espaces voisins pour montrer que ces réalités régionales contemporaines ne respectent pas forcément les frontières politique et internationale.

Revenu suisse representation spatiale.jpg

Cette carte montre les contrastes qui existent en termes de richesse mesurée par commune suisse. C’est une carte par anamorphose dont la taille de chaque entité correspond au nombre de leurs résidents donnant un aspect hypertrophié. Cela rend compte de la répartition de la population et des aires de richesse sachant que les communes les plus riches ne sont pas en général les éléments de centre, mais plutôt de la première couronne périphérique. Cela rend compte de contrastes qui peuvent être pertinents pour proposer une régionalisation.

D’autres cartographies opposent les communes selon leur spécialisation économique.

Suisse typologoie socio environnementale.jpg

On retrouve une cartographie classique ou chaque entité est représentée proportionnellement à sa superficie dont émane une typologie des activités qui montre des contrastes nets et que l’on peut procéder à des regroupements régionaux sur la base de l’homogénéité économique.

Ein stadtebauliches.jpg

D’autres proposent une vision radicale d’un découpage de la Suisse en plusieurs entités différentes :

  • Identification à l’intérieur des régions de montagne des régions de montagne qui correspondent à un marginal rural en perte de vitesse.
  • Les auteurs ont isolé des « ressorts », les enclaves des régions dopées par l’activité touristique et l’immobilière en faisant un lien direct avec les populations métropolitaines et internationales qui la fréquente sans croiser la population rurale de la montage.
  • On voit des zones de « silence » interstitielles entre les grandes aires métropolitaines parce qu’elles sont atones et qui sont aussi recherché par certains réside pour être dans des environnements calmes.
Geospec.png

Ce graphique montre qu’au niveau européen, l’Union européenne tente d’adapter sa politique régionale a la diversité des environnements et des milieux en s‘intéressent aux territoires dit « spécifiques » :

  • aire frontalières : induisent tout une série de réalités particulières
  • aire peu dense : ce sont une bonne partie des régions scandinaves
  • périphérie interne : fait référence aux zones interstitielles
  • aire de montage
  • régions très densément peuplées
  • iles
  • régions côtières
  • régions ultras périphériques : ce sont les régions qui se situent sur

d’autres continents héritées de la période coloniale Ces catégories de territoires sont particulières d’un point de vue essentiellement environnemental et économique, mais sont difficiles à définir.

De la région au territoire : les acceptations d’un concept dominant en géographie

Social geography.png

Le terme de territoire est un terme très utilisé actuellement et qui est devenu dominant et hégémonique en géographie. Cependant il est difficile de trouver une définition homogène du terme de territoire qui peut, par ses interprétations implicites, engendrer des malentendus.

Cette figure essaie de positionner les différents usages du terme qui donne lieu à deux pôles que l’on voit apparaitre :

  • usage extensif (à gauche) de la notion avec une définition peu précise qui laisse usager le terme pour designer des réalités différentes. Le territoire a un mot générique qui désigne énormément de réalités. Ceux qui l’utilisent de manière extensive utilisent cette notion sous forme de synonyme d’espace et d’aire. À partir du moment ou un phénomène ou une réalité existe dans un espace on considère qu’il s’agit-là d’un territoire.
  • usage restrictif (à droite), c’est une notion spécifique qui ne peut être utilisée qu’en géopolitique. On désigne exclusivement l’espace d’exercice de souveraineté de l’État-nation délimité par les frontières internationales.

En anglais, le terme « territory » est utilisé dans sens restrictif. Cependant on utilise aussi le terme «place» pour définir des lieux avec une extension spatiale correspondant à des aires. Ainsi le terme « territory » a longtemps était utilisé restrictivement.

Aujourd’hui le terme tend à changer de définition en anglais, car il s’inspire dans un effet de mondialisation de la définition latine qui est beaucoup plus large. Dès lors, le terme territoire a un usage de plus en plus extensif en anglais.

Dans les deux cas, on n’a pas à faire à un concept qui correspond à un l’usage d’un terme relativement précis qui permet de designer un ensemble de situations. Entre les deux, un ensemble de géographes utilise le terme de territoire comme un concept à partir de la notion d’appropriation : se réfère à une réalité qui a une certaine extension spatiale en lien avec la réalité de l’appropriation de cet espace par un ou plusieurs groupes sociaux. En d’autres termes ce concept de territoire renvoie à l’association d’un ou plusieurs groupes sociaux. Mais la question de savoir ce qui définit l’appropriation n’est pas vu de la n’est pas vu de la même manière en fonction du courant en géographie et en sciences sociales :

  • certains se focalisent sur la dimension culturelle
  • d’autre sur la dimension politique

On a une géographie culturelle qui va plutôt utiliser le terme de territoire en lien avec des prénommes sociaux et d‘appropriation de type culturel ayant lien avec l’identité individuelle et l’identité collective.

L’approche de géographie politique s’intéresse à l’appropriation par le contrôle politique et la mise en place d’institutions qui permettent d’assurer le contrôle politique.

Donc, dans les deux cas on a des réalités qui ont une certaine extension spatiale et un phénomène d’appropriation sociale passant par le biais du culturel via la construction des identités ou pas le biais du politique par la notion de contrôle et la construction d’institutions.

Dans le triangle apparait la notion de projet. Certains chercheurs estiment qu’il y a territoire s’il y a un projet collectif, c’est notamment les courants qui font de la recherche appliquée les questions de développement local, régional, économique et qui vont être particulièrement attentif aux dynamiques de développement liées à l’extension d’un projet collectif sur un espace.

On est dans une réalité qui a une certaine extension spatiale, un phénomène d’appropriation qui passe par le projet collectif considéré comme un atout en matière de développent ce sont des approches plus appliquées en matière de développent et d’aménagement.

Entre le pôle extensif qui définit peu en utilisant le mot territoire comme synonyme d’air ou de région, et le pôle restrictif qui désigne le terme de« territoire » comme l’espace d’exercice de la souveraineté nationale délimité par des frontières. On a des approches qui tentent de définir la notion de concept de«territoire» en lien avec la notion d’appropriation qui privilégie la question identitaire (approche de géographie culturelle), de contrôle (approche de géographie politique) ou de projet collectif (approche de géographie locale ou régionale).

Parmi ceux qui utilisent le terme de territoire de manière extensive, certains le font quand même dans le cadre d’une conceptualisation notamment ceux qui opposent territoire et réseau. Ils utilisent le terme de territoire de manière extensive comme synonyme de phénomènes aréolaires, mais lui donnent aussi une dimension conceptuelle en l’opposant au fonctionnement en réseau donc d’identités discontinues. Jacques Levis définit le terme de territoire dans une acception très large en l’opposant de manière systématique en l’opposant au fonctionnement en réseau.

De la modernité à la postmodernité territoriale

Le terme de postmodernité s’applique à différents champs. La modernité territoriale c’est le paradigme dominant qui s’est instauré durant la période moderne du XVIème au XIXème siècle durant laquelle le monde s’est imposé en États-nations et en empire coloniaux.

Durant cette période, un paradigme s’est imposé qui introduit l’idée qu’un territoire politique est délimité par des frontières fixes dans le temps et dans l’espace. D’autre part ce paradigme porte l’idée qu’une entité politique doit correspondre à un espace continu.

Ainsi, on a un découpage de l’espace en entités exclusives et exhaustives qui sont les éléments clefs du paradigme moderne du territoire et de la territorialité politique.

Principe de la modernité territoriale : La régionalisation académique rencontre l’impératif politique de régionalisation et de territorialisation pour administrer et gouverner l’État-nation et ses colonies :

  • Organisation en circonscriptions : n’admet pas la multiappartenance
  • Emboitement strictes avec des provinces constituées de musicalités et des États constitués de province
  • Exhaustivité : toutes les portions d’espace doivent appartenir à une entité territoriale
  • Limites fixes : exclusivité de la souveraineté
  • Souveraineté exclusive

Comment ces principes ont pu être appliqués à des espaces dont le mode de fonctionnement est sensiblement différent ?

L’application des principes de la modernité territoriale a une espace de fluidité : le Sahel nigérien.

Shale signifie rivage qui constitue les rivages du Sahara et les régions qui qui sont des points de départ et d’arrivé pour ceux qui se lancent dans la traversée du désert.

Les principales routes historiques de commerce transsaharien.

Dans la période précoloniale, un certain nombre d’échanges se sont développés entre la rive sud et nord du Sahara donnant lieu à un intensif commerce transsaharien. Une cartographie routière s’est mise en place entre des villes sahéliennes développées grâces au commerce et a des conceptions politiques précoloniales qui ont privilégié des villes centrales, mais aussi entre points intermédiaires que sont les oasis. Aujourd’hui, plusieurs de ces villes sahéliennes sont aux ainsi d’extrémistes qui saccagent le patrimoine de ces villes.

Donc, cette carte montre l’ancrage historique de certaines villes de Sahel qui sont des points dans un espace de parcours structuré.

Le niger au XVIII et XIX siècle.png

Les frontières sont d’origine coloniale introduite à l’intérieur de cette espace qui fait office de frontière fixe. De constructions politiques ont dominées des espaces, mais l’espace de souveraineté défini n’était pas opérationnel à cette époque-là. Avec la colonisation européenne on a une instauration de l’arrivée du paradigme72de la modernité territoriale avec l’instauration de frontières qui n’ont pas toute la même valeur :

  • il y a des frontières qui délimitent l’aire de souveraineté de différentes colonies à l’intérieur d’un même empire colonial ;
  • d’autres frontières délimitent l’aire de souveraineté de différentes puissances coloniales.

À l’intérieur de l’espace nigérien, on identifie des aires floues non déterminées qui dessinent des aires de dimensions différentes. Le sultan d’Agades domine un espace qui n’est pas précisément délimité, mais relativement étendu. Une entité constitutive d’un empire touareg s’impose sur une aire non limitée, mais qui interfère avec le sultanat d’Agades. Dans le sahel a proprement dit, on a des entités de nature différentes comment l’empire du Bornou qui intègre plusieurs sultanats, au sein duquel il y a des espaces qui ne relèvent pas de sa souveraineté, il y a une imbrication et une complexité de la réalité territoriale et politique qui ne peut être reproduit selon un mode de représentation territoriale moderne.

Le pouvoir colonial se retrouve face à des entités complexes. Des villages apparaissent autonomes dans le cadre d’une entité impériale plus vaste, il y a des principautés locales et des principautés transfrontalières.

Les états sossebaki et le damagaram.jpg

La colonisation se trouve face à ces réalités et va les transformer à partir de sa logique de territorialisation à des coupages correspondant à des entités de souveraineté exclusive et strictement emboitée les uns dans les autres.

Cela donne une cartographie avec des cantons avec une autorité coutumière. La colonisation va utiliser la technique d'administration indirecte comme une concession faite aux sociétés locales.

En fait, il s’agissait d’une part de la seule modalité applicable pour administrer à l’échelle locale, d’autre part, ces autorités locales ont complètement été reformatées par la colonisation pour être sûres que l’on dispose de personnes relais qui allaient appliquer les directives coloniales avec des jeux de révocation pour se conformer aux objectifs coloniaux afin de renommer des autorités plus dociles.

D’autre part, il y a un reformatage des entités puissantes pour les briser et les faire correspondre au module de base d’administration de la colonie. Là où on avait à faire des sociétés de type acéphale, on va créer des cantons de dimension de base pour correspondre au module de base de l’administration coloniale.

Tout cela se fait dans le cadre d’une enginery territorial, dans le cadre d’une technologie d’administration coloniale qui correspond au paradigme de la modernité territoriale. Ainsi, on élabore, un espace sahélien transformé en un espace administré de manière moderne.

Les centres administratifs nigériens en 1998.png

D’un espace de la fluidité relative et d’un espace où dominait la géométrie variable des entités politiques, on a un espace quadrillé en entités territoriales exhaustive et exclusive.

On a même un zonage qui s’effectuait entre les espaces réservés a l’agriculture sous pluie et a l’élevage pastoral. C’est l’application d’une vision très moderne de l’organisation spatiale, on va avoir un zonage strict qui va s’opérer et repris par les États sortis de l’indépendance qui finalement ne correspondait pas non plus aux modes d’organisations agraires et pastoraux précoloniaux qui étaient plus imbriqués.

Les centres pastoraux du departement de zindar.png

Pour faciliter les activités d’élevage aujourd’hui on procède à des territoires délimités réservés aux éleveurs à partir de zones de services ou ils vont trouver des ressources en eaux et à partir des quelle ils vont pouvoir effectuer leurs déplacements à la recherche de pâturage.

Carte-permis-uranium-niger copie.png

On a aussi un découpage en entité territoriale qui corresponde à des permis d’exploitations. Au Niger, il y a notamment la ressource d’uranium qui a été exploitée par différente compagnie et qui fait l’objet de permis de prospection. Ainsi on a un découpage en entités limitées qui correspondent à des permis de prospecter. Ce désert qui est un espace ouvert par excellence fait l’objet d’un découpage du sous-sol en entités étroitement délimitées.

Voilà comment différentes procédures relevant du droit et de l’administration, d’autres relevant de l’exploitation des ressources naturelles soit agricoles soit minières débouche sur un découpage strict de l’espace sahélien qui est par excellence un espace de la fluidité, du mouvement et du parcours, mais qui était aussi un espace politique d’entités a géométries variables.

Ainsi, on a pu appliquer une certaine logique d’organisation de l’espace et de représentation de l’espace correspondant à la modernité territoire a des espaces qui relevaient d’une tout autre logique d’organisation spatiale et sociale.

Annexes

Références

  1. ANNEX 10. ALCOM SADC WATER RESOURCE DATABASE presented for ALCOM by Inès Beernaerts RAFA, Accra, Ghana - url: http://www.fao.org/docrep/005/y2807e/y2807e0l.htm
  2. http://capausud.en-escale.com/afrique-du-sud/guide-voyage/carte-des-provinces-d-afrique-du-sud_271.html
  3. http://www.alta-california.com/californie_histoire.htm