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De la théorie aux données

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Lorsqu’on fait de la recherche et en particulier de la recherche quantitative c’est-à-dire de la recherche qui s’inscrit dans le paradigme postpositif, l’opérationnalisation est le moment clef du processus. Sans une bonne opérationnalisation, on ne peut faire une recherche pertinente, car c’est une structure formalisée.

La Recherche scientifique[modifier | modifier le wikicode]

Comment fait-on une recherche ?[modifier | modifier le wikicode]

Selon Corbetta, la définition de la recherche scientifique est un processus créatif de découverte qui se développe selon un itinéraire préfixé et selon des procédures préétablies qui se sont consolidées au sein de la communauté scientifique.

Il y a d’abord l’idée d’un processus créatif, car la recherche est aussi de la création, on cherche à découvrir quelque chose. Ce qui est important est de suivre des procédures bien précises qui sont préétablies et qui se sont consolidées au sein de la communauté scientifique.

La recherche empirique[modifier | modifier le wikicode]

Selon Raymond Boudon, « les enquêtes quantitatives sont celles qui permettent de recueillir sur un ensemble d’éléments des informations comparables d’un élément à l’autre ». Il faut souligner l’idée de comparabilité des éléments des uns avec les autres « c’est cette compatibilité des informations qui permet ensuite le dénombrement et plus généralement l’analyse quantitative des données »[2].

La recherche empirique doit se développer dans un cadre qui est collectivement partagé. C’est un processus où la recherche est collective, car elle s’appuie sur un processus produit par d’autres, le processus doit aussi être public avec l’idée de la transparence qui est importante dans la recherche. Tout doit être transparent, contrôlable par d’autres personnes. Toutes les procédures mises en œuvre doivent pouvoir être contrôlées par d’autres personnes dans l’idée de répliquer ce qui a été fait, tout doit être réplicable. La recherche est un processus collectif et public qui doit se soumettre à des critères de transparence et de contrôle.

Un autre critère est celui de la cumulabilité, Newton disait : « si j'ai vu plus loin que les autres, c'est parce que j'ai été porté par des épaules de géants »[3]. Le chercheur peut arriver à une découverte, car il peut s’appuyer sur la recherche d’autres chercheurs.

Le cadre de référence collectif des chercheurs s’articule autour de deux moments :

  • au niveau de la structure logique du processus de recherche.
  • au niveau du choix des instruments techniques utilisés.

C’est à ces deux moments que le cadre de référence collectif de la recherche se voit, s’exprime et se retrouve.

Les cinq phases du processus et la question de recherche[modifier | modifier le wikicode]

Corbetta fait une différence entre les phases de la recherche et les processus qui permettent de mieux se rendre compte des différentes étapes de ces processus.

Phases et processus de recherche.png

1) Question de recherche

2) Théorie : formulation d’une théorie ou le fait de s’appuyer sur une théorie.

déduction (du général au particulier) : on déduit les hypothèses d’une théorie, on va du général au plus spécifique.

3) Hypothèse : les hypothèses découlent d’une théorie existante, on va essayer de les vérifier, les falsifier à travers la recherche.

phase d'opérationnalisation : phase de construction du dessin de recherche.

4) Recueil des données : c'est la collecte afin de vérifier les hypothèses de façon empirique. Cela concerne le plan de travail, il y a un certain nombre de décisions à prendre comme le type de données, le nombre de cas à analyser, la localisation de cas, la manière de les sélectionner et la méthode de collecte.

organisation des données : distinction entre informations et données, les données ont été organisées ; on va créer une matrice de données selon l’approche quantitative. Les données sont le matériel brut qu’on doit organiser afin de démonter ou tester une hypothèse, ce sont les informations organisées de façon à pouvoir les analyser.

5) Analyse des données

interprétation

6) Résultats

induction : on monte à la généralité et on revient sur la théorie ; relié par une méthode de feedbacks à la théorie passant du particulier au général à travers les résultats. Il y a l’idée que les résultats vont être utilisés pour créer des théories et analyser des hypothèses.

Dans la réalité de la recherche, les étapes sont souvent distribuées d’une manière différente ; souvent les hypothèses sont élaborées après que les données aient été collectées. Parfois on développe la théorie après avoir analysé les données, parfois pendant la phase empirique, parfois le thème est nouveau est inconnu c’est pourquoi on fait une recherche purement descriptive, parfois les recueils des données ne part pas d’une théorie spécifique, car on veut inclure un champ plus large qui permet d’analyser plusieurs hypothèses.

Processus d’opérationnalisation des concepts[modifier | modifier le wikicode]

On distingue deux phases pour traduire les concepts théoriques en quelque chose d’empirique.

  • opérationnalisation des concepts : le fait de transformer des concepts en variables, les variables étant quelque chose qu’on peut manipuler alors qu’on ne peut traiter les concepts, car ils sont abstraits.
  • choix des instruments de recherche : instruments et procédures de collecte des données.

Théorie et hypothèses[modifier | modifier le wikicode]

C’est le processus de « déduction » qui fait le lien entre la théorie et l'hypothèse donc découle de la théorie. Cependant il est difficile de faire la distinction entre théorie et hypothèses.

Théorie[modifier | modifier le wikicode]

Selon Corbetta, une théorie est un ensemble de propositions liées entre elles de manière organique qui se situe à un degré d’abstraction et de généralisation élevé par rapport à la réalité empirique, qui découle de régularités empiriques et à partir desquels on peut faire des prévisions empiriques.

  • ensemble de propositions : ce n’est pas une proposition, mais plusieurs propositions, elles sont articulées et liées entre elles.
  • abstraction de propositions et généralisation : la théorie se situe à un niveau abstrait. Une théorie est quelque chose qui a pour vocation d’être générale.
  • la théorie découle de régularités empiriques : idée que la théorie vient de recherches antérieures et de régularités empiriques qu’on a pu observer de manière systématique et qu’on retrouve dans différents contextes.
  • permet des prévisions empiriques : permet de faire des prévisions selon des conditions et un contexte.

Hypothèses[modifier | modifier le wikicode]

Selon Corbetta, une hypothèse est une proposition qui implique une relation entre deux ou plusieurs concepts qui se situent à un niveau d'abstraction et de généralité inférieur par rapport à la théorie et qui permet une traduction de la théorie en des termes empiriquement contrôlables.

  • niveau d'abstraction et de généralité inférieur à la théorie : les hypothèses sont spécifiques.
  • caractère provisoire de l'hypothèse : les hypothèses sont soumises au contrôle en étant vérifiées et falsifiées, une hypothèse n’est jamais définitive.

Différence entre théorie et hypothèse[modifier | modifier le wikicode]

La différence essentielle entre théorie et hypothèse est que la théorie et un ensemble des propositions plus générales et abstraites alors que les hypothèses ne sont pas assez spécifiques pour être des variables, ce sont des concepts théoriques, mais un peu moins abstraits.

La difficulté réside dans le fait qu’on est dans la gradation, un est un peu moins abstrait que l’autre. L’hypothèse permet d’aller sur le terrain d’une manière directe.

Une théorie doit pouvoir être articulée en une ou plusieurs hypothèses qui soient empiriquement contrôlables que l’on peut transformer en une série d‘hypothèses. Ceci c'est le critère de la scientificité, la théorie réunie des propositions théoriques.

Critères de scientificité des hypothèses[modifier | modifier le wikicode]

Il y a trois éléments importants :

  • l’hypothèse ne doit pas être trop générale.
  • une hypothèse doit être positive dans le sens où elle ne doit pas inclure une dimension normative, il ne doit pas y avoir de jugement.
  • une hypothèse doit être formulée de manière à ce qu’elle soit falsifiable.

La contrôlabilité d'une hypothèse est fondamentale, on doit pouvoir la confronter avec des données de terrain. Il faut que l'hypothèse puisse être contrôlée.

Selon Popper et Kuhn, une hypothèse doit pouvoir être falsifiée. Cela donne à l'hypothèse un caractère de scientificité, car une bonne hypothèse doit être réfutable. Par exemple, selon Popper, la proposition « dieu existe » n’est pas une hypothèse, car ce n’est pas réfutable ; par contre, l’hypothèse « tous les cygnes sont blancs » est falsifiable, car ils peuvent être d’une autre couleur. Ainsi la caractéristique principale qui donne la pertinence d’une hypothèse est le fait qu’elle soit falsifiable.

  • hypothèses falsifiables : les objets lourds tendent vers le bas si rien ne les retient ; il pleut tous les jeudis.
  • hypothèses non-falsifiables : soit il pleut, soit il ne pleut pas ; tous les points du cercle sont équidistants du centre.

Pour résumer, l'hypothèse pour répondre au critère de scientificité doit être falsifiable.

Exemples d’hypothèses en science politique[modifier | modifier le wikicode]

Théorie du changement des valeurs[modifier | modifier le wikicode]

Le changement des valeurs se produit grâce à un remplacement de générations successives de personnes. On postule que dans l’Europe de l'après-guerre il y a eu une transformation des systèmes des valeurs, passant de matérialiste -sécurité de la valeur matérielle, sécurité physique- à post matérialistes -valeurs liées à l'épanouissement personnel et à l’émancipation individuelle-

La théorie consiste à dire que ce changement est dû au fait que des générations après la Deuxième guerre mondiale ont été socialisées dans une situation renvoyant à deux facteurs :

  • la croissance économique
  • l'expansion de l'état providence

Selon cette théorie, les personnes socialisées pendant l'époque d'expansion ont développé des besoins post matérialiste, car ils n’avaient pas la nécessité de sécurité ; dès lors on a tendance à mettre la valeur sur des ressources rares.

Il y a un autre élément qui est focalisé sur l'idée de pénurie de certaines ressources, car les gens ont tendance à privilégier des ressources qui sont rares (la richesse économique était quotidienne), car ils ont été socialisés pendant la période d'expansion de richesses. D’autre part, cette différence est plus forte dans des pays qui ont eu une expansion économique plus grande.

Dans ce cas, on ne peut encore tester ou falsifier la théorie, il faut passer de la théorie aux hypothèses en allant vers quelque chose d’un peu plus spécifique qui permette de corroborer les affirmations :

  • les jeunes sont plus post-matérialistes que les personnes âgées dans les pays occidentaux : on s’intéresse aux jeunes qu’on compare aux personnes plus âgées, l’hypothèse est vérifiée si les jeunes sont plus post-matérialistes que les personnes âgées.
  • la différence entre jeunes est moins jeune est plus grande dans les pays ou le changement de la qualité de vie a été plus fort autrement dit dans les pays ou l’extension économique à ce moment a été le plus important comme en Allemagne.
  • les personnes post-matérialistes sont plus nombreuses dans les pays les plus riches ; on peut facilement trouver des indicateurs qui permettent de tester cette hypothèse.

Il y a eu un ensemble de propositions articulées de manière organique, cependant cela ne sert à rien pour tester la théorie ; pour cela il faut formuler des hypothèses qui sont aussi au niveau abstrait et théorique.

Théorie psychosociologique du vote[modifier | modifier le wikicode]

Article détaillé : Les modèles explicatifs du vote.

C’est une théorie du comportement politique dit aussi « modèle de Michigan » proposé dans les années 1950. Cette théorie postule que les gens votent parce qu’ils ont un sentiment de loyauté envers certains partis ; c'est grâce à l'identification partisane que les gens vont voter pour un parti, car on s’y identifie.

Ce sentiment d’identification à un parti provient du processus de socialisation. Cependant on n’a pas assez de substance, on est au niveau d’un ensemble de propositions liées entre elles de manière organique.

Il faut avant tout spécifier les hypothèses qui sont par exemple :

  • les personnes qui s’identifient avec le parti socialiste tendent à voter pour le parti socialiste ; on est descendu d’un cran dans le degré d’abstraction.
  • les personnes issues de milieux ouvriers tendent à voter pour le parti socialiste : c’est une hypothèse testable, car on peut facilement aller sur le terrain pour collecter des données.

Théorie des opportunités politiques[modifier | modifier le wikicode]

Cette théorie dit que les gens se mobilisent, car ils sont mécontents ou parce qu’il y a certaines opportunités politiques pour aller dans la rue.

La théorie dit que les formes et niveaux de la mobilisation dépendent des structures d'opportunités politiques. Ces opportunités politiques sont à chercher dans la structure de l’État et dans le degré d’ouverture et de fermeture de l’état :

  • les manifestations sont moins grandes et en même temps elles sont plus radicales est violentes dans les pays caractérisés par des structures d’opportunités fermées. On peut tester cette hypothèse, car on peut identifier des États plus ouverts ou fermés.
  • plus la police réprime les manifestations plus elles tendent à se radicaliser. Il suffit d’observer des manifestations : dans ce cas, il y a un problème de l’endogénéité qui est le problème de la causalité inversée, car l’hypothèse postule que plus la police va réprimer plus il y a aura une tendance à la radicalisation, toutefois la relation pourrait être inverse et on ne sait pas ce qui explique quoi.

Opérationnalisation[modifier | modifier le wikicode]

Définition de l’opérationnalisation[modifier | modifier le wikicode]

Nous allons nous intéresser du moment où l’on passe au terrain ; l’opérationnalisation est le moment où on définit le dessin de recherche : on part d’un cadre théorique donné et ensuite on va sur le terrain, nous allons traiter de ce passage.

Afin de pouvoir contrôler et vérifier, en reprenant l’idée de la théorie critique c’est-à-dire pouvoir falsifier une hypothèse, on doit pouvoir mettre en place certains passages qui répondent au nom d’opérationnalisation. C’est un moment clef du processus de recherche.

Rappelons que selon Corbetta que le concept se réfère au contenu sémantique donc à la signification des signes linguistiques et des images mentales ; le concept est une abstraction de la réalité, c’est au fond quelque chose de général. Autrement dit, le seul moyen pour connaître et penser une réalité c’est la conceptualisation qui est le fondement, une phase fondamentale de chaque discipline scientifique.

D’autre part un concept peut se référer à des constructions mentales abstraites et non-observables directement comme par exemple le concept de pouvoir ou encore la classe social, un concept peut aussi se référer à des entités plus concrètes et observables comme une chaise ou un ouvrier ; toutefois un concept se réfère toujours à la classe d’objets.

C’est à travers la réalisation des concepts que l’on peut établir une empirie.

Phases de l’opérationnalisation[modifier | modifier le wikicode]

Elle peut être divisée en plusieurs phases, ce sont les moments clefs du processus de recherche :

1) Rendre les concepts en des propriétés d'objets (unité d'analyse) : les concepts doivent être attribués et appliqués à des objets ; ce sont des unités d’analyses qui renvoient au choix d’analyse sur lequel on va travailler. En d’autres termes c’est passer d'un niveau conceptuel à un niveau empirique mesurable, transformer les concepts, il faut les appliquer à des objets concrets donc à des unités d'analyse.

Exemple :

  • le concept de « pouvoir » : doit pouvoir être transformé en objet, par exemple, le rôle de pouvoir dans une entreprise : on commence par définir l’unité d’analyse.
  • développement économique : doit être applique à quelque chose de concret qui pourrait être le concept appliqué aux nations.
  • participation électorale : on peut s’intéresser à des unités territoriales qui sont des propriétés collectives ou une propriété individuelle comme la fréquence de participation à des manifestations.

Nota bene : ces propriétés d’objets auront des états différents en fonction des objets en question, par exemple le développement économique de la France diffère de celui de la Suisse. Les propriétés d’objet varient par rapport au critère choisi.


2) Donner une définition opératoire des concepts : il faut établir et décider des règles afin de traduire ces concepts dans des opérations empiriques, en d’autres termes c’est établir des règles pour traduire les concepts en opérations empiriques.

Exemple :

  • concept de pouvoir : on définit le pouvoir d'abord en tant que rôle qu'on peut avoir dans une organisation. Ensuite on doit préciser le nombre de personnes sur lesquelles l’individu exerce le pouvoir (il peut diriger 1000 ou 100).
  • participation électorale : si on postule que la participation électorale se mesure au niveau d’une commune ou d’un canton, alors faudrait s’intéresser au pourcentage de votant par rapport au nombre d’électeurs.


3) Appliquer la définition opératoire à des cas concrets : c’est la phase d’opérationnalisation au sens strict du terme, on est en train d’aller sur le terrain ce qui permet de définir une variable.

  • variable : c'est le résultat du processus, on passe d'un concept à une variable, elles sont la concrétisation théorique d'un concept.
  • modalité : à chaque modalité on applique une valeur comme, par exemple, pour le concept de niveau d'éducation : universitaire 5, primaire 1, etc. Cela permet d’évaluer le niveau d’éducation d’une personne par l’établissement de code.
Opérationnalisation- schéma.png

Dès lors l’opérationnalisation dans le sens strict du terme est le passage de la propriété (concept) à la variable qui dépend de la manière dont le passage se fait faisant qu’on peut avoir des variables différentes.

De concept--à--à--à--propriété--à--à--à--variable

L’opérationnalisation dépend de la manière dont on décide de traduire les concepts :

  • classification
  • ordonnément
  • mesuration
  • comptage (compter des unités)

Il faut réfléchir sur quel type d’analyse on veut déboucher à travers l’élaboration des concepts.

Il est primordial de définir les concepts ; le concept a un rapport de signification, c’est un élément fondamental de la recherche scientifique.

Opérationnalisation : exemples

  • Poids : poids d'un livre (1 kilo) : il n'a pas de relation entre le poids physique d'un livre et son impact en la littérature.
  • Âge : âge d'une personne (20 ans).
  • Éducation : niveau d'études (université).
  • Pouvoir : rôle politique (député, ministre, sénateur) : il est difficile de définir qui a le plus de pouvoir, ce sont des rôles dans lesquelles nous ne pouvons pas établir de hiérarchie.
  • Participation : voter (fréquence).

Unités d’analyse[modifier | modifier le wikicode]

Dans la recherche empirique, on doit définir des unités d’analyse. L’unité d’analyse représente l'objet social ou politique dans la recherche empirique, c'est essentiel de la définir.

On distingue trois niveaux d’analyse, mais qui dépendent du contexte de la recherche :

  • macro ;
  • méso ;
  • micro.

On peut approfondir la distinction à 6 niveaux d’analyse :

  1. individu : ce sont les personnes.
  2. agrégat d’individus : ce sont des variables collectives agrégées ; c’est l'ensemble des individus qui est une variable collective. Par exemple si le taux de participation en Suisse est de 40%, ce calcul est effectué sur la base des variables individuelles.
  3. groupe / organisation / institution : variables collectives et structurelles, on ne passe pas par une agrégation des comportements individuels, c’est un processus différence de l'agrégat.
  4. événement : par exemple dans les études faites sur les révolutions, chacune peut être divisée en sous-événements.
  5. produit culturel : par exemple un tableau qui permet d’expliquer l’évolution d’une branche artistique.
  6. relation : accords, collaborations, des relations organisationnelles ou interindividuelles.

Les trois premiers niveaux d’analyses sont les plus fréquents, ce sont des variables agrégées. Il y a des variables structurelles ou globales qui caractérisent un individu ou un groupe en tant que tel. Les variables agrégées découlent d’opérations mathématiques sur des variables individuelles dont l’unité d’observation se situe à un niveau inférieur tandis que les variables structurelles se situent au niveau de l’unité d’analyse.

À la fin du processus, on a des « cas » qui sont des exemplaires d’une analyse donnée inclus dans une recherche ; lorsque l‘on parle d’unité d’analyse c’est un cas abstrait ou général, tandis que le « cas » est concret est multiple à savoir ce que l’on va étudier.

Ainsi les « cas » sont les objets spécifiques de la recherche qu’on peut définir une fois qu’on est passé des étapes de définition d’un concept aux variables qui permettent de choisir des cas et de voir comment ils varient sur la variable découlant du processus.

Il n’y a pas vraiment de définition opératoire juste ou fausse, c’est une question d’être le plus explicite et le plus transparent possible. Dès lors, il faut expliciter et justifier le choix fait pendant la phase d’opérationnalisation.

Il reste toujours un décalage entre le niveau empirique et théorique, on ne peut jamais arriver à l’identification parfaite pouvant arriver à une définition opératoire juste ou fausse.

Finalement le danger dans cette phase n’est pas dans la réduction qui est inévitable, il se trouve dans la réification c‘est-à-dire dans le fait d’identifier le concept avec la variable.

La définition opératoire doit répondre à des critères d’objectivité, il faut arriver à un processus contrôlable qui puisse être répété par d’autres.

Pour savoir si c'est une bonne opérationnalisation il faut justifier un choix, c’est-à-dire qu’elle doit répondre à un critère d'objectivité et de justification sans pour autant éliminer l'arbitraire.

Critères de distinction des variables[modifier | modifier le wikicode]

La variable est un concept opérationnalisé ; il y a plusieurs manières de définir les variables et donc plusieurs manières de les classer :

  • non-manipulables / manipulables :
    • non-manipulable : ce sont des variables qu’on ne peut modifier par exemple les caractéristiques sociodémographiques.
    • manipulable : les questions à se poser.
  • dépendantes / indépendantes :
    • dépendantes : variables expliquées ; c’est ce que l’on veut expliquer aussi appelé variable endogène.
    • indépendantes : variables explicatives ; elle est censée d'expliquer aussi appelée variable exogène.
  • non-observées (latentes) / observées (manifestes) :
    • non-observées : les valeurs sont des variables latentes non-observables.
    • observés : les opinions peuvent être par exemple observées.

Nota bene : quand on travaille sur les valeurs en science-politique on aborde les attitudes ; à travers on va remonter à quelque chose de non-observable.

  • Individuelles / collectives (agrégées, globales, contextuelles)
  • Traitement des valeurs : c'est l'aspect le plus important, il est lié à la mesuration. Il existe différents types de variables. Savoir à quel type de variable on a à faire va nous dire à quel type d’analyse on a à faire ; tout le processus d’opérationnalisation et la fin du processus à savoir la création de variables est fondamental débouchant sur des variables de natures différentes.

Types de variables[modifier | modifier le wikicode]

Il y a trois types de variables qu’il est possible de distinguer entre quatre critères

nominales ordinales cardinales
États de propriétés : les valeurs de la variable

Catégories non ordonnés et non ordonnables.

ex : nationalité, religion

Aussi catégorielles, mais ordonnées ; on peut créer un ordre.

ex : niveau éducation, dans quelle mesure s'intéresse-t-on à quelque chose.

Plus des catégories, mais des variables :

  • continues - ex : âge = 1 an, un mois, 3 heures),
  • discrètes - ex : 1, 2, enfants, pas demi enfant !
Procédure d'opérationnalisation

Logique de classification.

On peut les mettre dans un certain ordre. On peut les inclure dans des catégories différentes. Il y a un ordonnénement, la variable ordinale résulte de la définition opératoire qui consiste à donner un ordre aux différents objets.

  • Mesuration :

intervalle entre eux est le même (1 an, par exemple) -v. continues-

  • Comptage :

on peut les compter -v. discrètes-

Caractéristiques de valeurs

La caractéristique des valeurs est des noms.

ex : canadien, suisse

Les catégories doivent être exhaustives. Toutes les catégories doivent être contemplées et mutuellement exclusives.

Nombre avec propriétés ordinales.

ex : peu, assez, très ; on associe un chiffre à chaque état, ce code est arbitraire.

Nombre avec propriétés cardinales, le nombre reflète une propriété réelle.

ex : allé voter 5 fois, on ne peut pas associer des chiffres arbitrairement.

Opérations effectuables sur les valeurs

Egalite ou inégalité.

ex : musulman diffèrent de catholique

Egalite ou inégalité, ordre supérieur ou inférieur.

On peut appliquer toutes les opérations mathématiques, équivalences, différences, multiplication, etc.

ex : un individu de 40 ans est deux fois un individu de 20 ans.


Types de variables.png

Corbetta distingue les variables quasi-cardinales, elles se situent entre les deux à savoir entre l’ordinal et le cardinal. Ce serait des variables ordinales, mais qu’on considère comme variables cardinales. On essaie de rendre continue une variable discrète ou ordinale.

Ce sont de variables ordinales qu'on essaie de rendre comme des variables continues. On essaie de rapprocher la différence entre deux valeurs, par exemple (pas, peu, assez, très) ; on ne peut pas dire que la distance entre « pas » et « peu » est la même qu'entre « assez » et « très ». Il est possible de les ordonner, mais pas de mesurer la distance.

Une manière de procéder sont les échelles, par exemple de 0 - 10 afin de définir si nous somme de gauche ou à droite. Dès lors on passe de variables ordinales à cardinales.

Rapport entre concepts et indicateurs[modifier | modifier le wikicode]

C’est l’opérationnalisation des concepts complexes. Généralement, les concepts complexes ne sont pas observables, on ne peut observer que leur manifestation, par exemple la déviance, la religion, le pouvoir. Ce sont concepts à un niveau de généralité plus élevé et abstrait, de plus on ne peut pas les observer directement.

La plupart des concepts en sciences sociales peuvent être définis comme étant des concepts complexes qui sont plus difficiles à opérationnaliser c’est-à-dire de les transformer en propriété d’unité d’analyse.

Exemple : concept de religiosité ; on utilise cinq définitions différentes afin de le formuler qui sont de plus en plus spécifiques :

  • croire en une divinité : permet de se diriger vers la concrétisation.
  • croire au dieu chrétien : chaque religion à sa définition de dieu.
  • appartenir à l'Église catholique
  • agir selon les règles de l'église : degrés de précision plus élevée.
  • aller à l'église tous les dimanches : on peut essayer d’opérationnaliser le concept de religiosité en le réduisant au fait d’aller à l’église tous les dimanches.

Ainsi, on voit comment peut-on passer du général au spécifique à travers différents passages.

Comment mesurer, opérationnaliser ces différents concepts complexes ?

On peut subdiviser le concept en sous-concepts que l’on appelle des indicateurs. Les indicateurs sont cruciaux dans le processus d’opérationnalisation.

Un indicateur est un concept plus simple, plus spécifique du concept d’origine qui peut être immédiatement traduit en des termes observables.

Les indicateurs sont liés aux concepts plus généraux par un rapport d’indication entre le concept et l'indicateur. On descend dans l'échelle de généralité à des concepts plus spécifiques ; c’est un rapport de représentation sémantique entre l’indicateur et le concept qu’il est censé représenter, indiquer, mesurer.

En d’autres termes, on descend dans l’échelle de généralité et d’abstraction des concepts généraux à des concepts plus spécifiques liés au premier par des affinités de significations.

Nota bene : il n'y a pas un juste choix d’indicateurs.

Quel est le rapport entre les concepts et l’indicateur ?[modifier | modifier le wikicode]

  • Partialité

Un concept ne peut pas être saisi entièrement par un seul indicateur, un indicateur donné couvre seulement un aspect de cette complexité du concept. Les indicateurs sont des représentations partielles. Il faut toujours, si possible, trouver plusieurs indicateurs pour un même concept complexe ; un même concept complexe ne peut jamais être indiqué par un seul indicateur, il y a un critère de multiplicité des indicateurs.

Exemple – la pratique religieuse peut être un indicateur de la composante de la dimension rituelle de la religiosité, mais la religiosité a aussi d’autres composantes comme les sentiments religieux, une idéologie religieuse, une appartenance religieuse, etc.

Il faut toujours être conscient qu’un indicateur est toujours dans un rapport de partialité avec le concept général qu’il est censé indiquer.

  • Polysémie

Un indicateur peut se superposer seulement partiellement à un concept ; en d’autres termes un même indicateur peut être lié à plusieurs concepts, il peut indiquer, signifier, représenter des concepts différents.

Exemple – dans les sociétés théocratiques, la pratique religieuse peut être un indicateur de conformisme sociale plutôt que de religiosité. La pratique de la religion peut être à la fois un indicateur du conformisme sociale et de religiosité.

Un même indicateur ne couvre que partiellement un concept tout en étant un indicateur de concepts différents.

  • Arbitrariété

Le choix des indicateurs est arbitraire, donc il faut les argumenter plutôt que montrer que le choix est correct. Il faut chercher à montrer le lien étroit entre la dimension théorique du concept et la dimension empirique, les deux choses ne peuvent pas être dissociées.

Les indicateurs d’un concept complexe peuvent être trouvés de plusieurs manières selon un raisonnement logique et même selon le sens commun ou plus systématique selon ce qui a été fait dans les recherches précédentes avec une importance de la littérature.

Traduction empirique de concepts complexes : phases de l’opérationnalisation des concepts complexes[modifier | modifier le wikicode]

Si on a des concepts qui ne sont pas multidimensionnels, cette phase peut être supprimée ; si on travaille avec un concept complexe, on doit avant tout simplifier le complexe en passant par des dimensions, c’est une réflexion théorique, on analyse le concept dans ses principales composantes de significations.

On distingue quatre phases :

  1. Articulation du concept en dimensions : on réfléchit aux autres dimensions du concept comme, par exemple, la religiosité qui a des dimensions de pratiques, des idéologies, etc. C’est le passage d'abstractions générales au spécifique,on dit qu'on peut le diviser en sub-concepts pour chaque dimension, toutefois nous ne sommes pas encore dans la phase d’opérationnalisation. On s’interroge sur les différents aspects et significations des concepts.
  2. Choix des indicateurs : on se pose la question de la traduction empirique, on décide des indicateurs qu’on va choisir. Les indicateurs sont des concepts plus spécifiques, on commence à faire un pas vers les variables comme par exemple s’intéresser à la participation à des rites qui relève de la participation rituelle soit de la dimension pratique religieuse.
  3. Opérationnalisation : on transforme les indicateurs qui sont encore des concepts en variables. C’est la création des variables qui peuvent être, ordinales, cardinales ou intervalles. Par exemple en ce qui concerne la pratique religieuse on va mesurer et opérationnaliser la pratique religieuse qui est un indicateur d’une dimension de la religiosité c’est-à-dire le nombre de fois qu'on va à l'église par année. Cet indicateur relève de la composante comportementale, car choisir un indicateur « pratique » de la religion permet de déterminer une fréquence.
  4. Formation des indices : on synthétise l'ensemble des indicateurs en une mesure globale. On va procéder à la formation des indices, on essaie de regrouper ces indicateurs sous une seule mesure cela peut-être par exemple la construction d’échelles ; sur le plan empirique, concret, spécifique, on essaie d’arriver à une mesure, car il est plus facile de travailler avec une variable qu’avec une multitude de variables.

En fonction des objectifs de la recherche, on va choisir plusieurs mesures ou plusieurs indicateurs.

Traduction empirique de concepts complexes- schéma.png

Ce graphique montre le processus qui va du concept complexe à des indicateurs soit des indicateurs plus spécifiques qui indiquent le concept ; ensuite on a créé des variables puis dans la dernière étape on va regrouper les variables dans une seule mesure qu’on appelle l’indice.

À travers ce processus d’opérationnalisation on crée des variables qui peuvent être, ordinales, cardinales, catégorielles ou des variables intervalles – ordinales. Dans cet exemple on aurait neuf indicateurs à partir desquelles on va construire un indice qui résume le concept. On part d’un concept qui est le niveau théorique vers une variable, l’indice est une variable dérivée de la somme des autres opérations sur les différentes variables.

Dans ce processus il y a toujours une possibilité qu’il y ait des erreurs qui s’introduisent ce qui fait qu’une variable n’est jamais complètement assimilable aux concepts, il y a toujours un décalage ; ce qui est important est de d’abord connaître quelles sont les différentes sources d’erreurs qui produisent le décalage.

On peut remédier à certaines erreurs et à d’autres non, mais le fait de connaitre le problème est quelque chose de très important.

Traduction empirique de concepts complexes : exemples[modifier | modifier le wikicode]

Traduction empirique de concepts complexes- exemple1.png

Nota bene : on a commencé à spécifier le concept à travers sept dimensions

Traduction empirique de concepts complexes- exemple2.png

Nota bene : la distinction entre concept et dimension est relative, maintenant la participation est devenue une dimension d’un autre concept notamment à travers les critères de polysémie, partialité et d’arbitrariété.

Les concepts complexes et les indicateurs sont tous au fond des concepts, on entre dans la phase empirique avec la dernière étape.

Traduction empirique de concepts complexes- exemple3.png

L’idée est qu’on passe d’un concept abstrait et général à travers des sous dimensions qui permettent d’arriver à choisir des bons indicateurs au sens qu’ils soient justifiables et justifiés dans le contexte de la théorie étant un rapport d’indication avec le concept que l’on veut mesurer.

Erreurs dans le passage des concepts aux indicateurs[modifier | modifier le wikicode]

Erreurs dans le passage des concepts aux indicateurs.png

Il y a qu’une couverture partielle du concept par l’indicateur, mais il y a toujours un décalage entre la valeur observée et la vraie valeur liée au concept que l’on souhaite mesurer.

Il faut d’abord faire une distinction entre deux types d’erreurs:

  • erreur systématique, « erreur constante »
  • erreur accidentelle, « erreur variable »

L'erreur totale est la somme de l'erreur accidentelle et de l’erreur systématique.

ERREUR TOTALE = ERREUR ACCIDENTELLE + ERREUR SYSTÉMATIQUE

  • erreur systématique

Se produisent dans toutes nos mesures d’une façon systématique, par exemple tout le monde a tendance à surestimer sa propre participation.

  • erreur accidentelle

C’est une erreur variable d'une mesure à une autre, nous mesurons de façon diffèrent à des moments différents.

Un des deux types d’erreurs est plus facilement détectable que l’autre. Si un problème reste constant, si on ne suppose pas de problèmes alors on ne s’apercevra de rien, c’est pourquoi une erreur accidentelle est plus facilement identifiable.

Il peut y avoir différents types d’erreurs procédant d’une distinction entre deux phases :

1) phase d'indication : théorique

On peut distinguer deux types d'erreurs :

  • d'indication : dû à un mauvais choix des indicateurs, l’indicateur ne mesure pas ce qu’il est censé mesurer. C’est une erreur qui est presque par définition constante ou systématique, difficilement détectable sinon à travers le raisonnement logique et l’intuition. Dans ce cas il y a un problème de validité de l’indicateur c’est-à-dire qu’il ne mesure pas vraiment le concept qu’il est censé mesurer.
  • systématique : une fois mal fait, cela va se répercuter sur la recherche.

2) phase empirique : erreur opérationnalisation Ces erreurs peuvent découler d’erreurs d’opérationnalisations, elles peuvent être systématiques ou accidentelles. On peut distinguer trois sources d’erreurs d’opérationnalisation, en d’autres termes il y a trois moments auxquels on est soumis au danger et au risque de tomber dans ces erreurs. Toutefois nous allons ignorer l’erreur de traitement des données.

  • sélection des cas : cas mal choisis, il peut y avoir des erreurs.
    • couverture : consiste du fait qu'on n'ait pas couvert la population qu'on voulait couvrir.
    • échantillonnage : si l'échantillon est fait selon certaines procédures on peut calculer le pourcentage d'erreur.
    • non-réponse : il y a des individus qui ne souhaitent pas répondre au sondage ce qui va biaiser l’analyse.

Il y plusieurs sources d’erreurs liées à la sélection des sujets dans une première phase qui est aussi une erreur d’opérationnalisation.

  • d'observation : mauvaise observation des cas
    • interviewer : erreurs liées à l’interviewer, il pourrait soumettre l’interviewé à des pressions directes ou indirectes.
    • interviewé : la personne peut mal comprendre la question ou volontairement biaiser la recherche.
    • instrument : la manière dont est administrée la question.
    • mode de traitement des données : analyser d’une mauvaise manière.

Il peut y avoir des erreurs qui font que le concept initial ne correspond plus ou correspond seulement en partie avec le concept final qui est la variable. Pour cela il faut être conscient et mettre en place toutes les choses possibles pour réduire au maximum le décalage. Il faut noter que le seul type d’erreur qu’on peut mesurer est l’erreur d’échantillonnage.

Lorsqu’on fait une analyse des données, lorsqu’on a les variables, il faut être conscient que la variable n’est qu’une approximation du concept qu’elle est censée mesurer ou opérationnaliser.

D’autre part il faut faire en sorte de réduire au maximum ces sources d’erreurs en essayant d’éviter tous biais liés à la personne interviewée, en utilisant le bon instrument et le bon mode d’administration tout en couvrant toute la population qu’on est censé étudier par la réduction des non-réponses.

Fiabilité et validité[modifier | modifier le wikicode]

Des indicateurs peuvent être plus ou moins fiables et valides. La question est de savoir dans quelle mesure une « mesure » est fiable et valide ?

  • Fiabilité

La notion de fiabilité se réfère à la possibilité de reproduire la même mesure c’est-à-dire à la reproductibilité de la mesure. C’est le degré auquel une certaine procédure de traduction d’un concept en variable produit les mêmes résultats dans des essais répétés avec le même instrument de mesure (stabilité) ou avec des instruments équivalents (équivalence).

D’autre part, il y a une fiabilité liée à la cohérence interne lorsqu’on a une série de variables qui sont censées faire partie d’un même concept ou de mesurer un même concept. Dans ce cas il y a des coefficients qui permettent de mesurer cette fiabilité comme l’alpha de Cronbar.

  • Validité

C’est une Adéquation, le degré auquel une certaine procédure de traduction d’un concept en variable effectivement mesure le concept qu’on entend mesurer. Un indicateur valide est un indicateur qui mesure vraiment ce que l’on désire mesurer.

À la question de savoir dans quelle mesure la variable qu’on a opérationnalisé, saisie, capture et mesure le concept ainsi que la réalité que l’on veut découvrir, pour cela il faut se référer à une adéquation.

Dans le cadre de la recherche, on veut trouver des indicateurs qui soient à la fois fiables et valides.

Références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Page personnelle de Marco Giugni sur le site de l'Université de Genève
  2. R. Boudon; Les méthodes en sociologie, p.31
  3. Lettre à Robert Hooke, 5 février 1675