Principes et concepts de la microéconomie
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| Cours | Introduction à la microéconomie |
Lectures
- Introduction au cours d'introduction à la microéconomie
- Approche méthodologiques au cours d'introduction à la microéconomie
- Les forces du marché : l'offre et la demande
- Les élasticités et ses applications
- Offre, demande et politiques gouvernementales
- Surplus du consommateur et du producteur
- Les externalités et le rôle de l'État
- Les biens publics
- Les coûts de production
- Les entreprises en concurrence parfaite
- Les entreprises en monopole
- Concurrence monopolistique
- Oligopole
- Contrainte et préférences du consommateur
- Choix du consommateur
- Les problèmes d'information et les choix publics
Quelques principes de microéconomie
La microéconomie, en tant que science des décisions individuelles et collectives, se base sur plusieurs principes fondamentaux qui aident à comprendre les comportements des individus, des ménages et des entreprises dans divers contextes économiques. Un de ces principes est la rationalité, selon lequel les individus sont considérés comme des acteurs rationnels cherchant à maximiser leur utilité ou leur profit, en fonction de leurs préférences et des contraintes qu'ils rencontrent.
Un autre principe important est celui de l'optimisation marginale. Ce principe stipule que les décisions économiques sont prises en évaluant les avantages et les coûts marginaux, c'est-à-dire les bénéfices et les coûts supplémentaires associés à une unité supplémentaire. Les décisions sont donc prises en fonction de l'avantage marginal par rapport au coût marginal, avec la poursuite d'une activité tant que l'avantage est supérieur au coût. L'échange mutuellement avantageux est également un principe central de la microéconomie. Dans un marché libre, les échanges ne se produisent que si toutes les parties impliquées estiment en tirer un bénéfice, ce qui conduit à une allocation des ressources qui peut être efficace sous certaines conditions. En outre, la microéconomie souligne que les individus et les entreprises répondent aux incitations économiques. Les changements dans les coûts et les avantages influencent le comportement, entraînant des ajustements dans l'allocation des ressources. Le principe de la diminution des rendements marginaux est également pertinent. Il indique que l'ajout progressif d'une ressource à une quantité fixe d'une autre ressource entraîne une diminution des gains supplémentaires. Cela est particulièrement important dans l'analyse de la production et de la distribution des biens et services. Enfin, la microéconomie traite de la répartition des ressources rares et de l'équilibre du marché. Les ressources limitées doivent être allouées pour répondre aux besoins et désirs illimités, et les marchés tendent vers un équilibre où l'offre est égale à la demande. Ces principes offrent un cadre pour analyser des questions telles que la formation des prix, la production de biens et de services, la distribution des revenus et l'impact des politiques gouvernementales sur les marchés. Ils sont cruciaux pour comprendre les décisions économiques et leur influence sur l'économie globale.
La prise de décision par les individus en microéconomie est un processus complexe influencé par divers facteurs et principes. Tout d'abord, les individus sont confrontés à des arbitrages, car ils ne peuvent pas tout faire ni tout avoir. Cela signifie qu'ils doivent faire des choix sous contrainte, étant donné que les ressources telles que le temps, l'argent et l'énergie sont limitées. Chaque choix implique donc de renoncer à d'autres options, ce qui nous amène au concept de coût d'opportunité. Le coût d'opportunité d'une décision est égal à la valeur de la meilleure alternative à laquelle on renonce pour réaliser ce choix. Par exemple, si un individu décide de passer une heure à étudier, le coût d'opportunité pourrait être l'heure qu'il aurait pu passer à travailler, à se reposer ou à pratiquer une activité de loisir. Ce concept aide à comprendre que chaque choix a un coût et que ce coût n'est pas seulement monétaire, mais aussi lié aux opportunités perdues.
En outre, les individus sont considérés comme rationnels dans leurs prises de décision. Cela signifie qu'ils évaluent les avantages et les coûts supplémentaires de leurs actions et prennent des décisions qui maximisent leur utilité ou leur satisfaction. Cette approche rationnelle est souvent examinée à la marge, c'est-à-dire en se concentrant sur les effets des petites variations des niveaux de consommation ou de production. Enfin, les individus répondent aux incitations. Les changements dans les avantages ou les coûts associés à une décision peuvent influencer significativement leur comportement. Par exemple, une augmentation des taxes sur les cigarettes peut inciter les gens à réduire leur consommation de tabac. De même, une subvention pour l'achat de véhicules électriques peut encourager les consommateurs à opter pour des options plus écologiques.
Les interactions entre les individus dans le cadre de la microéconomie sont principalement régies par les principes d'échange volontaire, d'efficacité des marchés et du rôle potentiellement bénéfique du gouvernement dans la correction des défaillances du marché. L'un des principes fondamentaux de la microéconomie est que les échanges volontaires entre les parties sont mutuellement bénéfiques. Lorsque les individus, les ménages ou les entreprises participent à un échange, c'est généralement parce qu'ils anticipent un bénéfice de cet échange. Par exemple, lorsqu'un consommateur achète un produit, il valorise ce produit plus que l'argent qu'il dépense, tandis que le vendeur valorise l'argent plus que le produit qu'il vend. Ainsi, les deux parties sont mieux loties après l'échange. La microéconomie considère souvent que les marchés constituent un moyen efficace d'organiser les interactions économiques. Dans un marché idéal, l'offre et la demande se rencontrent pour fixer le prix et la quantité de biens et services échangés, conduisant à une allocation efficace des ressources. Cela signifie que les ressources sont utilisées là où elles sont le plus valorisées, maximisant ainsi le bien-être collectif.
Toutefois, les marchés ne fonctionnent pas toujours parfaitement et peuvent parfois échouer à allouer les ressources efficacement. C'est là que le gouvernement peut intervenir pour corriger ces défaillances. Par exemple, le gouvernement peut imposer des régulations pour contrôler la pollution, fournir des biens publics qui ne seraient pas autrement produits par le marché, ou mettre en place des politiques pour réduire les inégalités économiques. Cette intervention gouvernementale peut aider à assurer une allocation plus équitable et efficace des ressources. Ces aspects d'interaction sont étroitement liés aux principes de prise de décision des agents économiques. La façon dont les individus prennent des décisions, répondent aux incitations et évaluent les coûts d'opportunité influence directement la manière dont ils interagissent sur les marchés et avec les autres agents économiques. Les interactions économiques entre individus sont donc caractérisées par des échanges volontaires mutuellement bénéfiques, l'efficacité des mécanismes de marché, et parfois l'intervention nécessaire du gouvernement pour corriger les défaillances du marché. Ces interactions sont fondamentales pour comprendre la répartition des ressources et la dynamique économique dans une société.
Principe 1 : Les individus font face à des trade-offs
Le principe selon lequel les individus sont confrontés à des arbitrages, ou "trade-offs", est un concept fondamental en microéconomie. Ce principe met en lumière une réalité incontournable : dans un monde où les ressources sont limitées, faire un choix implique inévitablement de renoncer à d'autres options. Ces compromis sont au cœur de nombreuses décisions économiques, qu'il s'agisse de choix personnels, professionnels ou politiques.
Pour illustrer ce principe, prenons l'exemple d'un étudiant qui doit décider comment utiliser son temps. Si l'étudiant choisit de consacrer plus d'heures à l'étude, il devra en conséquence réduire le temps passé sur d'autres activités, comme les loisirs ou le travail rémunéré. De même, une entreprise qui décide d'investir dans de nouvelles technologies peut devoir réduire ses dépenses dans d'autres domaines, comme le marketing ou les salaires. Dans le contexte gouvernemental, les arbitrages se manifestent dans les choix budgétaires. Par exemple, un gouvernement peut devoir choisir entre augmenter les dépenses en éducation ou en santé, chaque option ayant ses propres avantages et inconvénients.
Ce principe met en évidence que les choix ne sont pas isolés et que chaque décision a des implications qui vont au-delà de l'option immédiatement choisie. En économie, reconnaître et évaluer ces trade-offs est crucial pour prendre des décisions informées et rationnelles. Cela implique d'examiner attentivement les coûts et les avantages de chaque option et de choisir celle qui, selon le jugement de l'individu ou de l'entité, offre la meilleure combinaison de bénéfices et de sacrifices.
Au niveau de l'individu ou de l'entreprise, la gestion des ressources rares et limitées est une préoccupation centrale. Dans un monde où les ressources ne sont pas illimitées, que ce soit en termes de temps, d'argent, de main-d'œuvre, de matières premières ou de technologie, la question de leur allocation optimale devient cruciale pour maximiser le profit ou le bien-être.
Pour les individus, cela implique de faire des choix sur la manière de dépenser leur argent et leur temps. Par exemple, un individu doit décider comment répartir son revenu entre la consommation, l'épargne et l'investissement. De même, il doit choisir comment diviser son temps entre le travail, les loisirs, l'éducation et les responsabilités familiales. Ces décisions sont souvent guidées par la recherche d'un équilibre qui maximise le bien-être personnel, en tenant compte des contraintes financières et temporelles. Pour les entreprises, l'optimisation des ressources est directement liée à la maximisation du profit. Les entreprises doivent décider comment allouer leur capital, leur main-d'œuvre et leurs matières premières pour produire des biens ou des services de manière efficace. Cela inclut des décisions sur les types de produits à développer, les technologies à utiliser, la quantité de production, les méthodes de marketing et les stratégies de prix. L'objectif est de générer le plus grand retour possible sur investissement tout en minimisant les coûts.
Dans les deux cas, les décisions d'allocation des ressources impliquent l'évaluation des coûts et des avantages de différentes options. Les individus et les entreprises doivent constamment évaluer les trade-offs, c'est-à-dire ce qu'ils doivent abandonner pour obtenir quelque chose d'autre. Cette évaluation repose souvent sur le concept de coût d'opportunité, qui est la valeur de la meilleure alternative à laquelle on renonce en faisant un choix particulier. La gestion des ressources rares et limitées au niveau individuel et des entreprises est donc un exercice d'équilibrage qui nécessite une évaluation attentive des options disponibles, des coûts, des avantages et des trade-offs. C'est par ce processus que les individus et les entreprises cherchent à maximiser leur bien-être ou leur profit dans un environnement de ressources contraintes.
Au niveau de la société, la gestion des ressources et la prise de décisions économiques impliquent souvent un équilibre délicat entre efficience et équité, deux objectifs qui peuvent parfois entrer en conflit. Cette tension reflète un autre aspect crucial des compromis ou trade-offs dans le domaine de l'économie. L'efficience, dans un contexte économique, se réfère à l'allocation des ressources de manière à maximiser la production totale de biens et services. Une société efficace utilise ses ressources de manière à obtenir le plus grand rendement possible. En revanche, l'équité concerne la répartition juste et équitable des ressources et des richesses au sein de la société. Cela peut impliquer des politiques de redistribution qui visent à réduire les inégalités et à fournir un niveau de vie de base à tous les citoyens. La redistribution vise à atteindre une plus grande équité sociale, souvent par le biais de taxes et de transferts gouvernementaux. Cependant, ces mesures peuvent parfois entraver l'efficience économique. Par exemple, des impôts élevés peuvent décourager l'investissement et l'effort de travail, tandis que des prestations sociales généreuses peuvent réduire les incitations à travailler. Ainsi, la poursuite de l'équité peut entraîner certains coûts en termes d'efficience économique.
La question centrale pour la société est donc de trouver le bon équilibre entre ces deux objectifs. Un niveau élevé d'équité peut nécessiter des sacrifices en termes d'efficience et vice versa. Les décisions politiques et économiques doivent souvent naviguer entre ces deux pôles, cherchant à atteindre un compromis acceptable pour la majorité de la population. En fin de compte, les trade-offs entre efficience et équité sont une réalité à tous les niveaux de la société. Ils se manifestent dans les politiques gouvernementales, les systèmes fiscaux, les programmes sociaux et les débats publics sur la manière de structurer l'économie pour répondre aux besoins et aux aspirations de la population. La façon dont une société choisit de gérer ces trade-offs reflète ses valeurs fondamentales et ses priorités économiques et sociales.
Principe 2 : Le coût d’un bien ou d’un service correspond à la valeur de ce à quoi on renonce pour l’obtenir
Le principe du coût d'opportunité est un concept central en économie, qui aide à comprendre la vraie valeur des choix que nous faisons. Contrairement à un coût comptable ou financier, qui se mesure en termes monétaires, le coût d'opportunité reflète la valeur de la meilleure alternative à laquelle on renonce en faisant un choix particulier. Ce concept illustre l'idée qu'en économie, le coût réel d'une chose n'est pas seulement ce qu'on paie pour l'obtenir, mais aussi ce qu'on sacrifie pour l'avoir. Pour mieux saisir ce principe, considérons un exemple simple : si vous décidez de passer une soirée à regarder un film, le coût d'opportunité de cette décision pourrait être l'activité à laquelle vous renoncez, comme étudier pour un examen ou passer du temps avec des amis. Même si regarder le film n'entraîne pas un coût financier direct (si vous ne payez pas pour le film), il y a toujours un coût d'opportunité lié à ce que vous auriez pu faire autrement avec votre temps.
Dans le contexte professionnel ou d'affaires, le coût d'opportunité joue également un rôle important. Par exemple, lorsqu'une entreprise décide d'investir dans un nouveau projet, le coût d'opportunité de cet investissement est le rendement qu'elle aurait pu obtenir en investissant cet argent ailleurs. Si l'entreprise renonce à un projet avec un retour potentiellement plus élevé, ce choix a un coût d'opportunité associé. Ce principe est fondamental pour la prise de décision économique, car il met en lumière les sacrifices implicites dans chaque choix. En reconnaissant et en évaluant correctement les coûts d'opportunité, les individus et les entreprises peuvent prendre des décisions plus informées et rationnelles qui reflètent mieux leurs véritables préférences et objectifs.
L'analyse coût-bénéfice est une méthode utilisée par les individus pour évaluer les coûts d'opportunité de leurs décisions. Cette approche consiste à peser les avantages attendus d'une action contre les coûts associés, y compris les coûts d'opportunité. Lorsqu'un individu envisage une décision, qu'il s'agisse d'un achat, d'un investissement, de l'allocation de son temps ou d'autres ressources, il examine souvent intuitivement ou de manière structurée les bénéfices qu'il espère obtenir et les coûts qu'il doit engager. Les coûts incluent non seulement les dépenses monétaires directes, mais aussi les coûts d'opportunité, c'est-à-dire la valeur des alternatives auxquelles il renonce en faisant ce choix. Par exemple, un étudiant qui envisage de suivre un cours supplémentaire à l'université évaluera les bénéfices de ce cours, comme l'acquisition de connaissances et l'augmentation potentielle de ses qualifications, contre les coûts, y compris les frais de scolarité et le temps qu'il devra consacrer au cours, qui pourrait être autrement utilisé pour le travail, les loisirs ou d'autres études. De même, dans le contexte professionnel, une entreprise peut utiliser une analyse coût-bénéfice pour décider si elle doit entreprendre un nouveau projet. Elle évaluera les bénéfices potentiels du projet, tels que les revenus supplémentaires ou l'amélioration de la part de marché, contre les coûts, incluant les investissements en capital, les coûts de main-d'œuvre et les coûts d'opportunité liés à la non-réalisation d'autres projets.
La notion de comparaison des bénéfices à la marge est un élément clé pour déterminer la quantité optimale d'un bien ou d'un service à consommer ou à produire. Cette approche, centrée sur les bénéfices marginaux, se focalise sur les avantages obtenus à partir de la consommation ou de la production d'une unité supplémentaire. En microéconomie, le principe de la marginalité est crucial pour comprendre comment les individus et les entreprises prennent des décisions rationnelles. Le concept de bénéfice marginal réfère aux avantages supplémentaires engendrés par l'augmentation d'une unité de consommation ou de production. Ce bénéfice est mis en balance avec le coût marginal, qui est le coût de production ou d'acquisition de cette unité supplémentaire. L'idée est que tant que le bénéfice marginal d'une unité supplémentaire dépasse son coût marginal, il est avantageux de continuer à augmenter la consommation ou la production. Cependant, lorsque le coût marginal commence à dépasser le bénéfice marginal, il devient alors rationnel de stopper l'augmentation de la consommation ou de la production. Cette analyse à la marge permet aux individus et aux entreprises de déterminer la quantité optimale d'un bien à consommer ou à produire. Par exemple, une entreprise continuera d'augmenter sa production tant que le revenu supplémentaire (bénéfice marginal) de la vente d'une unité supplémentaire est supérieur au coût de production de cette unité (coût marginal). De même, un consommateur continuera d'acheter un bien tant que la satisfaction (utilité marginale) qu'il tire de la consommation d'une unité supplémentaire est supérieure au coût d'achat de cette unité.
Principe 3 : Les individus, rationnels, raisonnent à la marge
Le principe selon lequel les individus, en tant qu'agents rationnels, raisonnent à la marge, est un concept fondamental en microéconomie. Ce principe stipule que dans le processus de prise de décision, les individus évaluent les coûts et les bénéfices supplémentaires (marginaux) associés à leurs actions, plutôt que de se baser sur les coûts et bénéfices totaux.
Cette approche marginale est essentielle car elle reflète la manière dont les décisions sont prises dans la vie réelle, en particulier dans un contexte de ressources limitées. Lorsqu'un individu envisage d'augmenter ou de diminuer le niveau d'une activité, il se concentre sur ce que la prochaine unité de cette activité va lui coûter et ce qu'elle va lui rapporter.
- Coût Marginal : Le coût marginal est le coût additionnel engendré par la production ou la consommation d'une unité supplémentaire d'un bien ou d'un service. Ce coût peut inclure des dépenses financières, du temps, de l'effort ou d'autres ressources.
- Bénéfice Marginal : Le bénéfice marginal est l'avantage ou le gain supplémentaire obtenu de la consommation ou de la production d'une unité supplémentaire. Ce bénéfice peut se manifester sous forme de revenus supplémentaires, d'une plus grande satisfaction, ou d'autres avantages.
Selon ce principe, une décision est considérée comme optimale si le coût marginal de cette action est égal au bénéfice marginal. Autrement dit, les individus continuent d'augmenter le niveau d'une activité tant que le bénéfice marginal de la dernière unité est supérieur ou égal au coût marginal. Lorsque le coût marginal commence à dépasser le bénéfice marginal, il devient rationnel d'arrêter d'augmenter cette activité. Cela signifie que, dans leurs décisions économiques, les individus et les entreprises se concentrent sur les changements marginaux plutôt que sur les totaux globaux, car ce sont ces changements marginaux qui sont pertinents pour la décision à prendre. Ce principe aide à expliquer de nombreux comportements économiques, comme la détermination de la quantité de biens à produire ou à consommer, les investissements en capital, le choix des loisirs, et bien d'autres aspects de la vie économique.
La différence de tarifs pour un même vol à différentes dates peut s'expliquer par plusieurs facteurs liés à la gestion des revenus (revenue management) des compagnies aériennes, qui cherchent à maximiser leurs profits face à une demande fluctuante et des coûts fixes élevés :
- Demande Variable : La demande pour des vols peut varier en fonction du jour de la semaine. Par exemple, le jeudi peut avoir moins de demande que le vendredi, qui est souvent un jour de voyage populaire pour les week-ends prolongés ou les voyages d'affaires. De même, la demande peut être moindre le samedi, lorsque les voyageurs sont déjà arrivés à destination pour le week-end.
- Coûts Marginaux vs Coûts Moyens : Les compagnies aériennes font face à des coûts fixes importants (comme les avions, le personnel, et l'entretien) et des coûts variables relativement faibles (comme le carburant pour des passagers supplémentaires). Ainsi, même si le coût additionnel (marginal) d'un passager supplémentaire est faible, il est rentable pour la compagnie aérienne de vendre un billet à un prix légèrement supérieur à ce coût marginal. Cela leur permet de contribuer aux coûts fixes de l'avion, qui doivent être payés indépendamment du nombre de passagers.
- Gestion des Revenus : Les compagnies aériennes utilisent des algorithmes complexes de gestion des revenus pour ajuster les prix en fonction de la demande anticipée, de la période de réservation, et d'autres facteurs. Si un vol est prévu pour être presque vide, la compagnie peut réduire les prix pour attirer plus de passagers, alors que pour un vol où une forte demande est anticipée, elle peut augmenter les prix.
- Stratégie de Tarification : Les compagnies aériennes peuvent également adopter une stratégie de tarification qui vise à attirer différents segments de marché. Les voyageurs sensibles aux prix peuvent être attirés par des tarifs bas en période creuse, tandis que ceux qui doivent voyager à des dates spécifiques (comme les voyageurs d'affaires) peuvent être moins sensibles au prix.
Dans cette exemple, la compagnie aérienne a fixé des tarifs différents pour les vols de Genève à Rome Ciampino les jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 octobre. Pour comprendre la logique économique derrière ces prix variés, il faut considérer plusieurs aspects de la stratégie de tarification et de la gestion des revenus de la compagnie aérienne.
Le jeudi 9 octobre, le tarif est le plus bas, à CHF 39.95. À cette date, la demande pour voyager pourrait être relativement faible pour diverses raisons, telles que les habitudes de voyage des passagers (les gens tendent à voyager moins en milieu de semaine) ou la période de l'année (ce n'est peut-être pas une période de vacances). La compagnie aérienne a donc déterminé qu'à ce tarif, elle est susceptible d'attirer davantage de passagers qui pourraient autrement choisir de ne pas voyager ou de choisir une autre compagnie aérienne. Comme le coût additionnel d'un passager supplémentaire est très faible (par exemple, CHF 3 d'essence), fixer le prix juste au-dessus de ce coût marginal permet à la compagnie de réaliser un profit sur chaque siège supplémentaire vendu, tout en contribuant aux coûts fixes de l'avion, qui doivent être payés quelle que soit la quantité de passagers.
Le vendredi 10 octobre, le tarif augmente à CHF 109.95. Le vendredi est souvent un jour de forte demande, car les gens commencent leur week-end ou partent en voyages d'affaires. La compagnie aérienne prévoit donc que les passagers seront disposés à payer plus pour la commodité de voyager à cette date. Les passagers qui choisissent de voler ce jour-là peuvent avoir moins d'élasticité de la demande, ce qui signifie qu'ils sont moins sensibles aux changements de prix en raison de la nécessité ou de la préférence pour cette date spécifique. La compagnie exploite cette demande plus élevée en fixant un prix plus élevé, ce qui maximise ses revenus et, potentiellement, ses profits.
Le samedi 11 octobre, le prix diminue légèrement à CHF 89.95, ce qui peut refléter une demande légèrement inférieure par rapport au vendredi. Peut-être que les passagers préfèrent arriver avant le week-end ou que le samedi est moins populaire pour les départs. La compagnie aérienne ajuste son tarif pour rester compétitive tout en essayant de maximiser le remplissage et les revenus du vol de ce jour-là.
Dans tous les cas, la compagnie aérienne utilise ce que l'on appelle la tarification dynamique, qui ajuste les prix en temps réel en fonction des changements dans la demande et d'autres facteurs. Cela permet à la compagnie de rester flexible et de réagir rapidement pour optimiser le taux d'occupation et maximiser les revenus sur chaque vol. C'est une pratique courante dans de nombreuses industries où la capacité est fixe et les coûts sont largement invariables à court terme, comme les hôtels, les locations de voitures, et bien sûr, les compagnies aériennes.
Principe 4 : Les individus répondent aux incitations
Le principe selon lequel les individus répondent aux incitations est fondamental pour comprendre les interactions économiques et sociales. Les incitations sont des stimuli qui motivent ou influencent le comportement des individus, et elles peuvent prendre de nombreuses formes : financières, morales, sociales, légales, etc. L'idée sous-jacente est que les individus sont susceptibles d'adapter leur comportement en réponse aux avantages potentiels ou aux désavantages associés à leurs actions.
Les incitations peuvent être conçues pour encourager un comportement positif ou pour décourager un comportement négatif. Par exemple, une taxe sur le tabac est une incitation économique visant à décourager les gens de fumer. De même, un bonus pour les employés qui atteignent ou dépassent leurs objectifs est une incitation à améliorer la performance au travail. Cependant, les incitations peuvent parfois avoir des conséquences inattendues ou des "effets pervers". Ces effets se produisent lorsque les individus réagissent aux incitations d'une manière qui aboutit à un résultat indésirable ou contraire à l'intention originale. Par exemple, si une entreprise récompense ses employés uniquement sur la base de la quantité de production, cela peut les inciter à négliger la qualité ou la sécurité pour maximiser leur production. Un autre exemple d'effet pervers est le phénomène de "sélection adverse", qui peut se produire sur les marchés d'assurance. Si une assurance maladie est proposée à un tarif unique, elle peut attirer principalement des individus en mauvaise santé qui prévoient d'avoir besoin de soins médicaux coûteux, tandis que les individus en bonne santé peuvent choisir de ne pas s'assurer. Cela peut conduire à une hausse des coûts pour l'assureur et à une augmentation des primes, ce qui peut à son tour pousser davantage de gens en bonne santé à renoncer à l'assurance, aggravant le problème.
Pour éviter les effets pervers, il est important de concevoir des systèmes d'incitation qui tiennent compte de la complexité du comportement humain. Cela implique de reconnaître que les individus ont des motivations diverses et que leur réponse à une incitation peut être influencée par un large éventail de facteurs psychologiques, sociaux et économiques. Les incitations sont donc un outil puissant pour influencer le comportement, mais elles doivent être appliquées avec prudence et une compréhension approfondie des dynamiques comportementales. Une analyse soignée est nécessaire pour s'assurer que les incitations atteignent les objectifs désirés sans provoquer d'effets secondaires indésirables.
Un exemple célébère est l'étude menée par les économistes Uri Gneezy et Aldo Rustichini, qui a été popularisée par Steven Levitt et Stephen Dubner dans leur livre "Freakonomics". L'étude a observé le comportement des parents dans des crèches en Israël où l'on a introduit des amendes pour les retards lors de la récupération des enfants. Avant l'introduction des amendes, il y avait une norme sociale implicite qui décourageait les retards. Les parents s'efforçaient généralement d'arriver à temps pour ne pas inconvénient le personnel de la crèche. Cependant, une fois que les amendes ont été mises en place, le nombre de retards a augmenté plutôt que diminué. L'amende a converti un problème moral en un problème économique simple. Les parents pouvaient désormais choisir de payer pour le "service" d'être en retard, ce qui a atténué le sentiment de culpabilité associé au retard et a réduit l'incitation sociale à être ponctuel.
Ce phénomène illustre un effet pervers où une incitation financière, destinée à décourager un comportement indésirable, le rend en fait plus acceptable aux yeux des personnes concernées. L'introduction de l'amende a changé la perception des parents : au lieu de voir le retard comme une faute ou une gêne pour le personnel, ils ont commencé à le voir comme un service pour lequel ils pouvaient payer. Cette situation est un exemple classique de ce que l'on appelle dans la littérature économique un "effet de remplacement" (ou "crowding out effect") : l'introduction d'une incitation monétaire peut remplacer (et potentiellement affaiblir ou éliminer) des incitations non monétaires, comme les normes sociales ou le sentiment d'obligation morale. L'implication politique et managériale de ce genre de constat est que la conception des incitations nécessite une compréhension approfondie de la psychologie humaine et des contextes sociaux. Les décideurs doivent être conscients que la manière dont les incitations sont structurées peut avoir des conséquences imprévues sur le comportement humain.
L'effet Peltzman, du nom de l'économiste Sam Peltzman qui a formulé l'hypothèse selon laquelle les réglementations de sécurité, telles que l'obligation de porter la ceinture de sécurité, peuvent conduire à des comportements compensatoires qui annulent en partie les bénéfices attendus de ces réglementations. Selon la théorie de Peltzman, lorsque les gens se sentent plus en sécurité, ils peuvent être enclins à prendre plus de risques, un phénomène connu sous le nom de prise de risque compensatoire. Dans le cas des ceintures de sécurité, l'argument est que les conducteurs, se sentant protégés par la ceinture, pourraient conduire de manière plus imprudente, ce qui pourrait potentiellement augmenter le nombre d'accidents de la route, notamment impliquant des piétons ou d'autres véhicules.
Il est important de noter que les études ultérieures sur les effets des ceintures de sécurité ont montré qu'elles réduisent significativement le nombre de blessures graves et de décès en cas d'accident de voiture. Toutefois, l'idée sous-jacente à l'effet Peltzman est que les mesures de sécurité peuvent modifier les comportements de manière complexe et parfois inattendue, et que ces changements doivent être pris en compte lors de l'élaboration des politiques de sécurité. L'effet Peltzman soulève une question cruciale sur la façon dont les politiques publiques et les réglementations peuvent influencer les comportements individuels. Cela suggère que les mesures de sécurité doivent être conçues de manière à anticiper et à atténuer les comportements compensatoires qui pourraient réduire leur efficacité. Cela peut inclure l'éducation du public, l'application stricte des lois sur la circulation, et l'utilisation de technologies de sécurité avancées qui ne se limitent pas à protéger les occupants des véhicules mais cherchent également à prévenir les accidents eux-mêmes.
Principe 5 : L'échange génère des bénéfices pour tous ceux qu'y participant
Le principe selon lequel l'échange génère des bénéfices pour tous les participants est un concept clé de l'économie qui souligne l'avantage de la spécialisation et du commerce. Ce principe est basé sur la théorie comparative avantageuse développée par l'économiste David Ricardo au début du XIXe siècle. L'idée est que les individus, les entreprises ou les pays gagnent à se spécialiser dans la production des biens et services pour lesquels ils possèdent un avantage comparatif, c'est-à-dire où ils sont relativement plus efficaces par rapport à leurs partenaires commerciaux. En se spécialisant, ils peuvent produire à un coût d'opportunité inférieur et avec une plus grande productivité. Cela leur permet ensuite de commercer avec d'autres qui ont également des avantages comparatifs dans d'autres domaines.
Par exemple, si un pays A peut produire du vin de façon plus efficace que du fromage par rapport à un pays B, et que le pays B est relativement plus efficace dans la production de fromage, il est avantageux pour le pays A de se spécialiser dans la production de vin et pour le pays B dans la production de fromage. Les deux pays peuvent ensuite échanger du vin contre du fromage, ce qui leur permet de bénéficier d'une plus grande quantité et variété de biens qu'ils n'auraient pu produire seuls. L'échange permet aux participants de bénéficier d'une division du travail plus poussée et d'économies d'échelle, ce qui réduit les coûts de production et augmente l'efficience globale. De plus, les consommateurs bénéficient d'une plus grande diversité de produits disponibles, souvent à des prix inférieurs à ceux auxquels ils pourraient produire eux-mêmes ces biens. Au niveau international, le commerce permet aux pays de se concentrer sur la production des biens et services pour lesquels ils sont le plus compétitifs, et d'importer ceux qu'ils sont moins capables de produire efficacement. Cela conduit non seulement à des gains d'efficacité, mais favorise également l'innovation, l'investissement dans les compétences et les technologies, et peut stimuler la croissance économique.
L'avantage comparatif est une notion qui repose essentiellement sur le concept de coût d'opportunité. L'avantage comparatif existe lorsqu'un individu, une entreprise ou un pays peut produire un bien ou un service à un coût d'opportunité inférieur par rapport aux autres. Cela est vrai même si une partie est absolument plus efficace (c'est-à-dire qu'elle a un avantage absolu) dans la production de tous les biens. L'avantage comparatif illustre l'idée qu'il est bénéfique de se spécialiser dans la production et l'exportation de biens et services pour lesquels on a le plus petit coût d'opportunité, et d'importer ceux pour lesquels d'autres ont un plus petit coût d'opportunité. Ce principe suggère que le commerce peut être mutuellement bénéfique même lorsque l'une des parties est plus efficace dans la production de chaque bien ou service.
Prenons un exemple simple avec deux pays, le Pays A et le Pays B. Supposons que le Pays A soit plus efficace dans la production de voitures et de vélos par rapport au Pays B, donc il a un avantage absolu dans la production de ces deux produits. Cependant, le Pays A a un avantage comparatif dans la production de voitures si le coût d'opportunité de produire des voitures est inférieur à celui du Pays B. Cela signifie que le Pays A sacrifie moins de ressources et de production alternative pour fabriquer une voiture que le Pays B. Si le Pays A se spécialise dans la production de voitures et le Pays B dans la production de vélos, et qu'ils échangent ensuite ces produits entre eux, les deux pays seront mieux lotis. Le Pays A obtiendra des vélos à un coût d'opportunité inférieur à celui de les produire lui-même, et le Pays B obtiendra des voitures à un coût d'opportunité inférieur également. Ainsi, chaque pays peut consommer plus de voitures et de vélos qu'il n'aurait pu le faire sans commerce. L'avantage comparatif met donc l'accent sur l'importance des coûts d'opportunité dans les décisions relatives à la spécialisation et au commerce. Il montre que le commerce peut être bénéfique pour toutes les parties, même si une partie est plus productive dans chaque domaine, parce que ce qui compte ce n'est pas la productivité absolue, mais la productivité relative et les coûts d'opportunité associés.
Principe 6 : Le marché est une manière efficace d’organiser l’activité économique
L’économie de marché est une manière d’organiser l’économie de manière efficace. On arrive à un équilibre qui est efficace, c’est-à-dire optimal.
C’est l’idée que sans besoin d’intervention avec des individus égoïste qui prennent des décisions et essaie de maximiser leur bénéfice on arrive à un résultat efficace. De plus ceci est vrai sans besoin d’intervention d’un gouvernement. Adam Smith parle de main invisible.
Les décisions sont prises exclusivement en regardant les prix du marché. Le prix contient les informations sur :
- la rareté du bien
- la désirabilité
Une intervention externe n’est pas nécessaire pour décider la quantité optimale. Cependant le résultat peut ne pas être socialement acceptable. Dans un mécanisme de marché s’il fonctionne comme il faut, l’allocation des ressources est optimale.
Dans les cas où le marché dysfonctionne, l’intervention/action de l’État est nécessaire. En revanche on est souvent confronté à des failles de marché soit dues à l’existence d’externalités comme la position dominante d’entreprise.
Si l’on arrive à un équilibre de marché non-équitable d’un point de vue de la justice sociale, le rôle redistributeur de l’État est souhaitable.
Principe 7 : Les gouvernements peuvent parfois être plus performants que des marchés laissés à eux-mêmes
Par les mécanismes de marché, si le marché fonctionne bien, on arrive à une situation de marché optimal. Ce mécanisme se base exclusivement sur la connaissance des prix. Rappelons que les résultats se trouvent dans la somme du prix. Le principe de la main invisible permet d’arriver à un équilibre.
Ce principe se base sur une hypothèse de fonctionnement parfait du marché. Au contraire dans la vie réelle le marché contient de nombreuses failles. Dès lors les hypothèses précédentes doivent être strictes et fortes.
Donc l’intervention du gouvernement devient souhaitable dans certains cas :
- lorsqu’il y a des failles de marché ;
- le résultat est efficacement optimal mais pas acceptable socialement.
Il y a des avis très différents en fonction des économistes. L’action du gouvernement peut introduire des failles parce qu’il ne dispose pas nécessairement l’ensemble des informations.
- Keynesianistes : pensent que l’intervention de l’État est nécessaire est perpétuelle ;
- Monétariste : pensent que l’intervention de l’État est nécessaire seulement dans certains cas ;
- École néoclassique : pense que le gouvernement doit s’abstenir sauf pour créer un cadre institutionnel.
Penser comme un économiste
Comment travaillent les économistes ?
L'économie est une discipline basée sur l’observation des faits(analyse statistique, analyse des données). On crée des modèles abstraits qui ont pour objectif de décrire les comportements. Pour cela on émet des hypothèses simplificatrices.
On fait des prévisions et on teste les modèles afin de savoir s’ils peuvent expliquer la réalité. Le problème est de savoir si le modèle est approprié pour définir la réalité.
Imposer des hypothèses est nécessaire, il faut simplifier la réalité. On créé une réalité artificielle. On va étudier cette forme spécifique pour développer un modèle théorique, c’est une réalité fictive.
Si on veut comprendre la réalité on ne peut la reproduire, il faut la simplifier et isoler certains facteurs/mécanismes. Les modèles servent à expérimenter.
Les modèles se basent fortement sur des hypothèses, un modèle n’est pas positiviste.
Méthodes de l’économie moderne
On utilise beaucoup de mathématiques. Derrière les instruments mathématiques il y a toujours une intuition. Ils permettent de simplifier les raisonnements parce qu’ils ne sont pas descriptifs.
Allais met l’accent sur le fait qu’il faut toujours se poser la question de la validité des hypothèses qu’on utilise afin de légitimer le modèle choisi.
L’utilisation des mathématiques simplifie les choses ce qui permet de synthétiser les comportements des individus, en d’autres termes on simplifie la réalité. On a dès lors un pouvoir de prédiction qui résulte d’une réalité artificielle que l’on transcrit dans des modèles.
Exemple: le modèle de l'offre et de la demande
Qu’est-ce qui détermine la valeur d’un bien ? L’importance de son usage / bénéfice marginal? Sa rareté / coûts de production?
Ce sont des Débats interminables jusqu’à ce que Alfred Marshall (1842-1924) intervienne. Quelle est sa réponse ?
Il va proposer deux modèles qui sont le Modèle de l’offre et de la demande. Les forces de la demande et les forces de l’offre déterminent simultanément le prix et la quantité d’équilibre dans le marché des biens.
Mais les économistes ne sont pas toujours d'accord !
Les économistes sont rarement d’accord. On assiste à des débats principalement quand on analyse des questions normatives comme par exemple comment intervenir dans les systèmes économiques ?. Il y tout une série de jugement de valeur, de morale qui tendent à des opinions différentes
Il est aussi vrai que les économistes ont des opinions différentes en ce qui concerne la réalité (ex- comment le monde fonctionne ? –description des variables économiques).
Cela dépend du fait que l’on développe des modèles sur des hypothèses et dans un contexte de discipline social on peut difficilement de développer des modèles sur des hypothèses valables. L’économie reste une science descriptive (positive) que l’on essaie de rendre le plus possible scientifique et détaché de la position idéologique et politique. C’est pourquoi on essaie aussi d’utiliser une approche quantitative afin de tester les hypothèses.
Ainsi, on a confrontation entre la réalité et les données
Résumé
Qu'est-ce que l'économie ?
- Science qui étudie l’allocation des ressources rares
- Micro vs Macro-économie
- Positif vs Normatif
Quelques principes :
- There is no such thing as a free lunch
- Coût d’ opportunité
- Calcul économique à la marge
- Les individus répondent aux incitations (économiques, mais aussi morales, sociales)
- Les gains du commerce
- L’efficience du marché pour allouer les ressources rares
- Les failles du marché et le rôle de l’État
Comment travaillent les économistes ?
- L’importance des modèles, de l’observation, de l’analyse graphique et statistique et leurs interactions.
Annexes
- The Economist, Ports in a storm, 07.08.2008
- The Economist, Big questions and big numbers, 13.07.2006
- Maurice Allais, « L’économie en tant que science », 02.1968
- Sen, A. (2010). Adam Smith and the contemporary world. Erasmus Journal for Philosophy and Economics, 3(1), 50. https://doi.org/10.23941/ejpe.v3i1.39