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Le CICR pendant la Première Guerre mondiale

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Le CICR pendant la Première Guerre mondiale
Faculté Faculté des Lettres
Département Département d’histoire générale
Professeur(s) Matthias Schulz
Cours Sociétés et acteurs non-gouvernementaux en relations internationales

Lectures


Cette lecture CICR pendant la Première Guerre mondiale porte sur la deuxième vague du pacifisme. En effet, nous avons déjà abordé la vague des années 1840 et 1850 et des conférences qui avaient lieu.

L’essor de la realpolitik et la fréquence des guerres ont ralenti le mouvement pacifiste. Cependant, au cours des années 1860 et 1870, l'on voit naitre de nouvelles associations .

Nous allons en premiers lieux étudier la structure de ces nouvelles associations, puis le rôle des associations du droit international, puis la "parlementarisation" du mouvement moyennant l’union interparlementaire, la fondation du Bureau international de la paix et l’organisation des femmes pacifistes. Notons qu'il y avait aussi d’autres but de réforme social dans les mouvements de femmes mais ces associations comportait également des organisations pacifistes ou prioritairement pacifistes.

Le CICR avant la Première Guerre mondiale[edit | edit source]

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate le CICR n’a toujours pas de statut juridique internationalement reconnu. C’est très important parce qu’aujourd’hui on entend par le CICR une organisation internationale. Soulignons qu’au départ c’était une association privée fondée par cinq hommes genevois. Donc, il y a un chemin parcouru qui est très important. Lors de la Première guerre mondiale, le CICR est encore d’un acteur privé. Gustave Ador était président du CICR depuis 1909. La convention de Genève de 1864 a été remaniée en 1906. De plus, la deuxième conférence de La Haye qui avait lieu en 1907, une conférence intergouvernementale, avait adoptée une convention appliquant les règles de la convention de Genève sur la guerre maritime donc c’était la première extension de la convention de Genève. La convention de Genève ne touchait que la guerre terrestre et pas la guerre maritime. De plus, la deuxième conférence de La Haye adoptait aussi un règlement en faveur de la protection des prisonniers de guerre. Donc, c’est aussi un élargissement parce qu’au départ, la convention de Genève protégeait les militaires blessés et malade seulement et là on parlait aussi d’un nouveau groupe les prisonniers de guerre. La deuxième conférence de La Haye permettait aussi l’organisation des secours en faveur des prisonniers de guerre pas des associations de secours mais de telles associations n’existaient pas. C’est pourquoi en 1912, une conférence de le Croix Rouge internationale, c’est-à-dire du CICR et des associations nationales de la Croix Rouge, conférence qui avait lieu à Washington, elle avait demandé le CICR s’il voulait bien se charger d’organiser les secours des prisonniers de guerre en temps de guerre. Et le CICR avait accepté sous la présidence de Gustave Adore ce qui avait bouleversé l’histoire de l’organisation parce que le CICR retenons le, en juillet 1914 était un petit comité avec neuf membres et un secrétariat. À partir de août 1914, il est confronté à une tâche gigantesque puisque le secours aux prisonniers de guerre était une tâche gigantesque pendant la Première guerre mondiale, il y avait huit millions de prisonniers de guerre. Donc, le CICR a dû se réinventer d’une certaine manière.

L’Agence de renseignement et de secours aux prisonniers de guerre[edit | edit source]

La première chose que le CICR avait fait est la fondation de l’agence de renseignement et de secours pour les prisonniers de guerre. L’agence des prisonniers de guerre avait son siège dans plusieurs bâtiments à Genève, notamment au musée de l’Athénée et finalement dans le musée Rath à la place Neuve à droite de l’opéra. Déjà à l’automne 1914, il y avait plus que 1000 collaborateurs dans l’agence de prisonnier de guerre du CICR.

Maintenant, d’abord pour commencer à se mettre en place, à mettre en place une organisation en faveur des prisonniers de guerre, le CICR a du négocier avec les États membres du mouvement de la Croix Rouge et avec les belligérants donc pour mettre en place une certaine machinerie. Comment peut-on rendre aux prisonniers de guerre ? D’abord, les prisonniers de guerre, une fois qu’un soldat est prisonnier de guerre, il est découpé de communication avec sa famille parce que les communications postales sont supprimées entre les belligérants. Donc, ça c’est un problème. Le deuxième problème est les conditions de traitement des prisonniers de guerre. La conférence de La Haye de 1907 a adopté un code pour les prisonniers de guerre mais très rudimentaire, très basique, pas très spécifique. Donc, c’était un code qui laissait beaucoup de marge de manœuvre et qui ouvrait beaucoup de question concernant le traitement et les conditions qui devaient régir dans les camps de prisonnier de guerre plutôt que de répondre à ces questions. Donc il fallait aussi mettre en place un certain système de surveillance du traitement des prisonniers de guerre parce qu’il se posait le problème de la propagande de guerre, de la propagande nationaliste et des rumeurs qui circulaient. Déjà à l’automne 1914, on parlait des représailles à appliquer contre les prisonniers de guerres parce que l’autre partie, l’autre belligérants traitait les prisonniers de guerre de manière inhumaine. Donc, il fallait mettre en marche un système de surveillance et de secours et aussi un système de communication pour permettre aux prisonniers de guerre de rester en contact avec leur famille. Donc, c’est ce que le CICR faisait, il négociait avec les gouvernements et il se mettait d’accord avec les gouvernements que dans chaque pays, soit créé un comité de secours pour les prisonniers de guerre composé d’un membre de la Société nationale de la Croix Rouge, d’un représentant de la puissance protectrice, c’est une puissance amie du belligérant qui s’offre pour représenter les intérêts des civils détenus sur le territoire de l’adversaire et de représenter leurs intérêts. Donc, les puissances protectrices s’occupent aussi des prisonniers de guerre de la nationalité dont les intérêts il représente. Pour concrétiser cela, les intérêts britanniques étaient représentés auprès des puissances centrales donc l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, par les États-Unis, donc les États-Unis étaient la puissance protectrice pendant la Première guerre mondiale pour la Grande-Bretagne donc les puissances protectrices. À l’inverse, en Grande-Bretagne, les puissances avaient choisi les États-Unis en tant que puissance protectrice. Donc, les États-Unis représentaient aussi les intérêts des allemands en Grande-Bretagne. Donc, un représentant de la société nationale, un de la puissance protectrice, une du ministère de la guerre et un représentant du CICR composait le comité de secours des prisonniers de guerre dans chaque nation belligérante.

Maintenant, l’agence de renseignement et de secours aux prisonniers de guerre était le relais entre les sociétés nationales et elle partage ces fonctions avec la Croix Rouge danoise parce que le CICR et son agence ne pouvait pas intervenir sur le front oriental pour des raisons géographiques. Donc il avait demandé la Croix Rouge de faire de même pour le front oriental tandis qu’entre l’Autriche et l’Italie, il s’organisait un échange direct par le biais de la poste suisse.

Donc, l’agence de renseignement et de secours aux prisonniers de guerre collectait et transmettait les listes de prisonniers de guerre. Donc, il fallait d’abord les obtenir, une fois les obtenus elle stockait et elle envoyait une copie à la puissance intéressée. Donc pour ce qui concerne les prisonniers de guerre français, elle recevait la liste de l’Allemagne te elle transmettait à la France. Puis le CICR établissait une cartothèque humanitaire de la guerre. Donc, le CICR il inventait, il mettait en place une sorte de cartothèque humanitaire de la guerre, il créait des fichiers par section nationale où ont été stockés des données pour à peu près entre sept et huit millions de prisonniers de guerre. Ajouté à cela, il établissait des fichiers par topographie des décès pour les personnes décédées et des fichiers par régiments pour établir un service d’enquête puisqu’il y avait des personnes disparus, beaucoup de personnes disparues lors de la guerre et par conséquent, le CICR était inondé des requêtes des familles qui n’avaient plus de contacts avec leurs proches et cela déjà à partir de quelques jours après les débuts des hostilités ou de quelques semaines après les débuts de hostilités. Et donc, il établissait à ce titre là un service de renseignement individuel pour les familles des soldats qui transmettait des informations sur les prisonniers de guerre connus et effectuait des recherches en ce qui concerne les personnalités disparues. Et le service de renseignement attaquait jusqu’à 30000 correspondances par jours déjà à la fin de l’automne 1914. Donc, c’est une agence extrêmement impliqué dans le conflit en tant qu’intermédiaire neutre et impartial.

Puis, il y a eu des activités accessoires reliées parfois à l’agence de renseignement mais parfois aussi plutôt relié à la direction du CICR. Le CICR avait pris des initiatives en faveur du traitement standardisé des prisonniers de guerre. Il avait transmis des colis et des envois de colis de secours initialement mais se trouvait très rapidement débordé de cette fonction là parce que le CICR n’était pas un service postal en fin de compte et donc il a transféré ce service au service postaux des pays neutres à la fin de l’année 1914. C’était la poste suisse, la poste danoise, la poste néerlandaise aussi qui était chargé de transmettre des colis en faveurs des prisonniers de guerre avec quelques denrées alimentaires, des cigarettes, un peu de sucre, des médicaments, des pansements éventuellement pour porter secours et aussi envoyer des journaux pour le secours mental.

Il y a eu de nouvelles initiative en la matière de secours à partir de 1918 à cause de la famine chez les puissances centrales. Les puissances centrales étaient en fait pendant la plupart du temps de la guerre exposée à un blocus des alliés, à un blocus maritime, et le blocus était un blocus général, pas uniquement un blocus uniquement militaire, c’est-à-dire les bateaux qui voulaient arriver en Allemane par exemple ou à Trieste quand Trieste appartenait encore à l’Italie, ils ne pouvaient pas y arriver à cause du blocus maritime même s’ils portaient uniquement des médicaments ou des denrées alimentaires. Donc, c’était un bloc total y compris alimentaire ce qui faisait qu’en fait à partir de l’hivers 1915, il y a eu des famines dans les puissances centrales. Et avec des conséquences que l’on peut imaginer pour l’État et pour la condition de prisonniers de guerre qui étaient eu aussi affecté du rationnement qui s’imposait dans les puissances centrales.

Alors, Frédéric Ferrière, le vice président du Comité international de la Croix Rouge est chargé de l’agence de renseignement et des secours des prisonniers de guerre. Frédéric Ferrière, pendant la guerre, il a très rapidement saisi qu’il y avait encore un groupe qui n’était pas du tout protégé qui étaient le s civils surtout dans les zones occupées. Si l’on parle du front occidental, c’était l’Allemagne qui était surtout avancé sur les territoires belges et français et par conséquent, c’était dans ces territoires là que les civils soient s’enfuyait de la zone occupé, soit ils étaient en zone occupé et ne pouvaient plus s’enfuir et par conséquent ils étaient en grande partie en situation de détresse parce qu’ils étaient coupé des connexions avec leur pays d’origine, ils se trouvaient en zone d’occupation net ils étaient généralement suspecté de collaborer d’une manière ou d’une autre avec leur gouvernement et par conséquent, il y a eu des situations d’affrontement entre les personnes civiles dans les zones occupés d’une partie et les autorités militaires de la puissance occupante de l‘autre côté. Donc, c’est pourquoi, sans l’aval d’ailleurs des puissances belligérantes, le CICR avait décidé de créer au sein de l’agence pour les prisonniers de guerre un bureau pour la protection des civils dans les zones occupées et des réfugier dans les pays neutres. Là aussi, le CICR essayait d’activer ses services et notamment de transmettre des listes si c’était possible des personnes internaient car suspecté d’avoir des liens trop étroits avec leur gouvernement, suspecté d’organiser la résistance dans les zones occupées. Il y avait aussi un service de renseignement établies pour rétablir les communications entre membres d’une même famille qui était divisée par l’occupation et de plus, il y avait quelques actions de secours surtout après la fin des hostilités en faveur des peuples en détresse dans des zones dévastées par la guerre. On peut citer ici est sur le front oriental après l’armistice, le CICR avait établi un bureau de renseignement sur les épidémies en Europe centrale à Vienne parce que dû à la famine généralisée qui avait perturbé l’Europe centrale et l’Europe de l’Est dans les dernières années des hostilités. Les épidémies, la grippes, le typhus et d’autres maladies se sont répandues beaucoup plus rapidement que dans des conditions normales et on parle en plus des huit millions de victimes de la Première guerre mondiale qui étaient surtout des soldats et parfois des civiles dans les zones de combat. On parle de dix millions de victimes supplémentaires causées par les épidémies à la fin et juste après al fin du conflit. Donc, le bilan humanitaire et beaucoup plus dévastateur si on considère les conséquences aussi de la guerre et de la famine qu’elle avait causée.

Parallèlement, le CICR établissait des centres de désinfection surtout dans le cadre de la lutte contre le typhus parce que du au réchauffement et dû à des mesures sanitaires on pouvait effectivement combattre le typhus ; il fallait par exemple réchauffer des vêtements à une température qui suffisait pour détruire la bactérie. De plus, dans ce cadre des activités en faveur des civils, le CICR établissait des orphelinages pour les enfants en Europe de l’Est et en Europe centrale. S’il y avait huit millions de soldats qui trouvaient la mort, il y avait aussi peut-être autant des orphelins. Même si uniquement un entre deux soldats était père, ils avaient parfois plusieurs enfants. Donc, il est probable qu’il y avait plusieurs millions d’orphelins aussi dû à la Première guerre mondiale. Les orphelins parfois perdaient aussi leur mère dû à la famine, dû à la grippe dite espagnol mais qui s’est diffusé partout dans le monde, du au typhus, du au choléra, du aux conditions sanitaires dévastatrices ou épouvantables à al fin des hostilité et u à la destruction de l’infrastructure des systèmes sanitaires dans les villes qui étaient touchées par le conflit.

Les délégations du CICR et l’inspection des camps[edit | edit source]

La Première guerre mondiale voit la naissance de la figure du délégué du CICR. Il y avait déjà des délégués auparavant mais là cela devient vraiment la règle que le CICR envoie des délégués pour inspecter les camps de prisonniers de guerre. Il le faisait au début du conflit typiquement dans le contexte d’un voyage organisé par le comité national ou en lien avec le comité national mais très rapidement le CICR s’est développé comme acteur autonome et il inspectait les camps de prisonniers de guerre soit seul ou accompagné du représentant d’une puissance protectrice. Mais les puissances protectrices eux-mêmes inspectaient aussi de manière solidaire parfois les camps sans l’accompagnement du CICR. Donc, il y a eu plusieurs acteurs qui inspectaient les camps de prisonniers de guerre pendant la Première guerre mondiale.

Le but de ces inspections était de veiller aux conditions de traitement des prisonniers de guerre donc de discuter avec les prisonniers, quelles était leur situation, quelles étaient leurs conditions de détention, comment ils étaient traité, est-ce qu’il y avait assez de nourriture, est-ce qu’ils recevaient leur salaire, est-ce qu’ils pouvait continuer à nourrir leur famille parce qu’ils étaient quand même soldat en quand même en fonction donc il fallait assurer qu’ils reçoivent leur salaire entre autre. S’ils travaillaient, quel type de travaille ils exécutaient, il était interdit de les utiliser pour la production des armes par exemple.

Le deuxième but des inspections était de contrer des rumeurs pour éviter des représailles parce qu’en grand danger, au début des hostilités, c’était la propagande qui semait de la haine et qui d’une certaine manière voulait mobiliser la nation contre l’ennemi. Chaque ouvertement mobilisait au maximum mais aussi la presse évidemment la nation pour s’investir dans la guerre. Par conséquent, s’il y avait des rumeurs qui circulaient concernant le traitement des prisonniers de guerre, ils se gonflaient très rapidement. S’il y avait un cas de mauvais traitement ou une indication ou une allusion dans une lettre, cela pouvait devenir une grande affaire de presse très rapidement. C’est pourquoi il semblait très important pour le CICR de vérifier qu’elle était l’état, la condition de détention réelle de ces prisonniers de guerre. Les inspections servaient à la constater puis le CICR rédigeait des rapports sur ces visites et mettait à disposition de la puissance intéressée ou des puissances intéressées le rapport sur la situation dans tel ou tel camp visité. Et ce, grâce à ces activités en grande partie que le CICR ainsi que les puissances protectrices ont pu contrer la tendance auprès des gouvernements de menacer avec des représailles ou d’adopter carrément des représailles contre les prisonniers de guerre du camp adversaire.

Finalement, le CICR avait réalisé lors des inspections que le traitement des prisonniers de guerre n’était pas du tout égal ni d’une nation comparée avec l’autre ni dans un camp comparé avec l’autre dans la même nation parfois. Donc, il s’investissait pour proposer un standard de traitement. Il prenait des initiatives en faveur d’harmoniser le comportement des puissances face aux prisonniers de guerre.

Le délégué devient une figure emblématique qui représente la neutralité et l’impartialité du CICR pendant ce conflit. Il est d’une certaine manière l’homme de confiance des prisonniers de guerre et également interlocuteur respecté dans la plupart des cas du chef du commandant d’un prisonnier de guerre. Donc, le CICR est acteur dans une sorte de diplomatie humanitaire. Donc, c’est un nouveau développement. Après il viendra le médecin humanitaire, là on parle encore du diplomate humanitaire. Avec la guerre d’Éthiopie et suite à la Deuxième guerre mondiale surtout, le CICR met de plus en plus l’accent sur l’acteur humanitaire ne tant que médecin. Donc, c’est une transformation de l’image professionnelle qui va avec.

Les délégations itinérantes du CICR visitent les camps de prisonniers de guerre à partir de la fin de 1914. Il y avait 54 de ces missions itinérantes dans 22 pays et 514 visites des camps de prisonniers de guerre effectué au total ajouté à cela il y avait les inspections autonomes par les délégations protectrices et aussi ajouté à cela, il y a eu les visites dans les camps des internés civils. Ils récoltent des informations sur les conditions de détentions, constater les besoins ce qui pouvait être communiqué au gouvernement intéressé pour qu’il mobilise l’envoie des colis avec le matériel, les aliments dont avaient besoin les prisonniers de guerre, la rédaction d’un rapport, la négociation avec la direction des camps et l’acheminement des secours mais le CICR avait réalisé que cela dépassait un peu ses capacités.

Puis, il y avait des délégations permanentes créées à partir de 1918 pour protéger les prisonniers de guerre des conséquences de la famine liée au blocus et de épidémies dans les puissances centrales. Les délégations permanentes cela veut dire qu’ils restaient sur place, sur un lieu comme à Vienne, Budapest, Varsovie puis une fois que les questions financières étaient résolues à Berlin, à Petrograd, à Constantinople. Un de ces buts là était de sauver les prisonniers de guerre russe de la famine car les prisonniers de guerre russe ne recevaient plus de secours de leur pays d’origine entré dans une guerre civile, et les puissances centrales faisaient objet d’un blocus alimentaire. Donc, les prisonniers de guerre russe étaient particulièrement frappés des conditions néfastes à la fois dans leur pays d’origine et du blocus allié notamment suite à la fin de hostilités. Parce qu’à la fin des hostilités, les prisonniers de guerre français et britanniques étaient tout de suite après la conclusion de l’armistice rapatrié en bon ordre. C’était l’exigence des puissances victorieuses. Tandis que la Russie était d’abord vaincue puis en guerre civile, les puissances centrales soumises au blocus donc les prisonniers de guerre russe ne recevaient ni de l’aide de leur famille ni beaucoup de soutient des puissances centrales affamées.

Les notes et appels du CICR[edit | edit source]

Le CICR avait lancé plusieurs notes et appels pendant la guerre pour améliorer le droit conventionnel ou dénoncer des violations. D’abord, il avait en début de 1914 après les premières visites de camp déjà proposé quelques améliorations du sort des prisonniers de guerre et les belligérants avaient accepté ces propositions de standardisation du traitement par le CICR. Puis, ils avaient envoyé une note concernant la protection des détenus civils dans les zones occupées en 1917. Les belligérants accepté un accord suite à des négociations bilatérales parfois très difficile mais trop tard pour changer le sors des détenus civils dans les zones occupées. Il y avait le problème ici du manque de réciprocité parce que les zones allemandes par exemples n’étaient pas occupées, c’étaient uniquement des zones françaises qui étaient occupées. Donc, il n’y avait pas de réciprocité qui permettait l’un de négocier sur un plan égal avec l’autre.

Puis, il y avait des appels. Cela est très important aussi si on regarde la Deuxième guerre mondiale et la Shoa. Si pendant la Première guerre mondiale il y avait plusieurs appels officiels publics ou diplomatiques que le CICR lançait aux belligérants. Mais c’est relativement tard pendant le conflit. Donc, d’abord, il y a eu l’appel contre la guerre chimique lancée au mois de mars 1918 et il y a eu des réponses des alliés et de l’Allemagne, ce qui veut dire qu’ils acceptaient que le CICR intervient en tant que protecteur ou autorité morale protecteur du droit humanitaire de la guerre. Puisque la guerre chimique était en principe interdite selon les conventions de La Haye. Évidemment, les réponses ne changeaient pas beaucoup le sors de la guerre chimique parce qu’ils arrivaient trop tard pendant le conflit et de plus, chacun se déclarait prêt à renoncer à la guerre chimique tout en disant que c’était l’autre qui avait commencé avec la guerre chimique. Il y a une étude d’un français qui établie très clairement comment cela était : les français avaient utilisé des gaz non asphyxiants les premiers tandis que les allemands, après, avaient introduit des gaz asphyxiants. Si on parle des gaz asphyxiants, ce sont les allemands qui ont commencé, si on parle de l’utilisation du gaz, ce sont les français. Pourquoi l’un et l’autre avaient utilisé le gaz ? Parce que la guerre est devenue une guerre d’attrition où il n’y avait pas de mouvement et où l’offensive cherchait désespérément des moyens pour briser ce stade de non mouvement donc pour trouver des moyens de lancer une offensive qui réussisse. Comme la Suisse, l’Allemagne était parmi les puissances leader concernant le développement des produits chimiques. Donc, on mettait à la disposition et au service de la guerre aussi cette industrie.

Le deuxième appel était l’appel pour la fin du blocus. Le CICR au mois de mars 1919 constatait que quatre mois après la fin des hostilités, après la conclusion de l’armistice toujours le blocus allié parce que les alliés négociaient toujours entre eux le premier traité de paix à imposer sur l’Allemagne. On ne parlait pas encore des autres traités de paix à imposer sur l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie ou encore la Turquie. On parlait toujours du traité de Versailles jusqu’au mois de juin 1919. Donc, six mois de négociations pour établir le premier traité de paix. Pendant toute cette période là, pour s’assurer que l’Allemagne va l’accepter, on maintenait le blocus contre les puissances centrales et on refusait en même temps de rapatrier les prisonniers de guerre allemands ou autrichiens ou hongrois dans leur pays natal malgré la fin des hostilités, malgré la conclusion de l’armistice, ce qui est contre la tradition, s’il y a armistice, il y a échange normalement des prisonniers de guerre. Là, non. C’est pourquoi les conséquences de la famine étaient si grave parce que la famine a été continuée. Les puissances centrales, traditionnellement n’étaient pas capable à se nourrir elle même, il fallait importer de la nourriture et ce n’était pas possible du au blocus et dû à la guerre civile en Russie.

Finalement, il y a eu un appel carrément pour le rapatriement des prisonniers de guerre lancé par le CICR en août puis en octobre 1919. En août, il y a eu une réponse favorable des alliés britanniques et américains, il y a eu rapatriement précoce presque on peut dire donc presque une année après la fin des hostilités des prisonniers de guerre allemands et autrichiens et hongrois qui se trouvaient en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Un deuxième appel en la même matière parce que le gouvernement français refusait toujours de rapatrier les prisonniers de guerre allemands. Pourquoi est-ce que les prisonniers de guerre étaient pris en otage ? D’abord, parce qu’on voulait du côté français s’assurer le bon comportement, c’est-à-dire l’acceptation sans aucune contradiction de la part du gouvernement allemand du traité de paix et la deuxième cause est qu’on ne voulait pas que les prisonniers de guerre russe qui se trouvaient dans les puissances centrales soient rapatriées pour renflouer l’Armée Rouge des bolchevique. Donc c’était contre le communisme déjà que le rapatriement des russes qui se trouvaient dans les puissances centrales à été interdite par les alliés occidentaux. On voit aussi ici que la politique prime sur l’humanitaire. Le CICR avait lancé des appels, finalement, il a réussi mais après beaucoup de période d’attente.

Le rapatriement des prisonniers du front oriental[edit | edit source]

Finalement, le CICR était chargé conjointement avec Fridtjof Nansen de la Société des Nations pour le rapatriement des prisonniers de guerre du front oriental à rapatrier les prisonniers de guerre russe et des puissances centrales réciproquement entre 1920 et 1921. Et ce dans des conditions où la guerre civile persistait toujours dans des grandes parties de ce qui est devenu l’Union soviétique à ce moment là. Donc, c’était une action très difficile dans laquelle le CICR était impliquée de matière très importante. Nansen était le premier grand humanitaire de la Société des Nations puisqu’il est devenu par la suite le haut commissaire pour les réfugier russes puis pour les réfugier tout simple parce que la période d’entre-deux-guerres devient une ère des réfugier. À peu près un demi million de prisonniers de guerres a été rapparier donc 250000 étaient rapporté vers la Russie et 177000 étaient rapparié dans les pays des puissances centrales.

Conclusion : une « guerre propre » ? Leçons tirées par le CICR de la Première Guerre mondiale[edit | edit source]

Pour le CICR, la Première guerre mondiale représente un tournant comme aussi pour d’autres acteurs non étatiques en relations internationales. Pour le CICR c’est un peu en sens inverse, il devient vraiment une ONG importante tandis que d’autres ONG s’effondrent ou sont bloqué en partie par la guerre. Les engagements exigence la professionnalisation du CICR et la levée des fonds très importante très importantes pour faire fonctionner le CICR et l’agence des prisonniers de guerre. Il y a eu des contributions des sociétés nationales de la Croix Rouge puis à partir de la fin des hostilités après 1919 du gouvernement suisse. Le CICR n’exerce aucun contrôle sur les associations nationales, il sert de relais essentiellement. Il doit prendre des initiatives, dénoncer si nécessaire des violations. Il dépend toujours de la coopération des États. Le CICR réussi à stopper la déchirure du droit conventionnel des prisonniers de guerre en contrant les rumeurs et la propagande mais il n’empêche pas la brutalisation de la guerre avec le blocus alimentaire, la guerre sous-marine, la guerre chimique les blindés, les bombardements par avions des zones où se trouve aussi des civils. Puis le CICR a tiré des leçons en proposant des amélioration du droit conventionnel, du droit humanitaire international, il a proposé puis obtenu la convention du gaz asphyxiant en 1925, c’est une convention de Genève de plus, il a proposé et obtenu la révision de la convention de Genève de 1906 et de la convention de La Haye concernant la protection des prisonnier des guerre était adopté en 1929 le code pour al protection des prisonnier de guerre, et finalement affronté avec l’essor des dictatures, l’Italie fasciste à partir de 1922, l’Union soviétique dont le développement en tant que dictature s’avère de plus en plus en contravention aux droits de l’homme au cours des années 1920 et 1930. Puis l’essor de la dictature allemande avec des conséquences néfastes pour les civils, notamment les opposants politiques. Sur cet arrière plan là, le CICR s’intéresse de plus en plus pour le sors des civils dans des zones de conflits, dans des zones occupées. Il propose en 1943 sur la conférence de la Croix Rouge internationale à Tokyo un code pour la protection des civils mais qui n’est pas retenu par les associations nationales et qui ne trouve pas un consensus auprès des gouvernements. C’est pourquoi al protection des civils n’est pas assuré lorsqu’éclate la Deuxième guerre mondiale.

Références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]