« Les États-Unis et l’année 1776 » : différence entre les versions

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Les anglais arrivent sur la côte est des Amériques avec des milliers de colons au début XVIIème siècle, ce qui a des conséquences tragiques pour les Natives notamment avec des maladies, avec disruptions sociales comme résultat, et après quelques années les Anglais les repoussent sur le front Appalaches.
[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]


Les Sociétés américaines sont diverses avec les plantations esclavagistes sud, alors que le nord est plus égalitaire (différence entre middle coloniste et new Angleterre du nord). La main d'oeuvre noire est très importante dans le sud, dans le nord il y a moins ce problème. Toutes colonies a une production en surplus qui favorise une économie et l'immigration intensifiant la pression démographique
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier<ref> Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.</ref>.


Les américains ont des idées précises sur leurs droits en tant que « sujets » anglais, protestent de plus en plus contre les mesures de la couronne(qui ont un impact negatif sur leur autonomie et leur libretés. Aprés la guerre de 7 ans, la croissance des innimités, la politique maladroite de gouvernement anglais et tendances idéologique et radicales dans les colonies entrainent une mobilisation pour l'indépendance.
= Contexte colonial =
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}


[[Fichier:Amerigo Vespucci 3.jpg|150px|vignette|droite|Portrait d'Amerigo Vespucci.]]
== Les colonies en Amérique du Nord ==
[[Fichier:Waldseemuller map closeup with America.jpg|right|150px|thumb|Détail du [[planisphère de Waldseemüller]] avec la mention « AMERICA »]]
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860.]]


Il y a une problème de terminologie : le terme Amérique vient du navigateur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Amerigo_Vespucci Amerigo Vespucci], et c'est [http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Waldseem%C3%BCller Waldmüller] qui donnera le nom d'America au nouveau monde. On réalise que le continent n'est pas l'Inde ou Chine, et ce terme sera intégré tôt. On essayera de le changer pour Colombus mais ce ne sera pas possible car déjà répertorié sur les cartes et dans les civilisations.
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.


Pour Waldmüller, il répertoriait tout le continent dans son appellation, mais maintenant les États-Unis s'approprient le nom, et se nomme les États-Unis d'Amérique.  
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais<ref>Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23</ref>. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.


En Amérique latine ou en France on réfute cette appellation se limitant au nord du continent. Tout le monde du continent sont des américains. Dans ce cours américains = les étasuniens.
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.


L'Amérique latine peut être comparée à un territoire catholique et latine s'opposant à une Amérique anglo-saxonne au nord, protestante.
== Les colonies Britanniques ==
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).


Lors des expéditions françaises en Amérique Latine dans leur but de Panlatinisme, c'est mal vu par les anciens colonisateurs ( Espagne et Portugal), et à Madrid on parle de Hispanoamérica, et incluant les Portugais on parle de Iberoamérica.
En 1775, on peut distinguer :
*le Sud (Virginie, Géorgie) ;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;
*la Nouvelle Angleterre.


Le concept d’Amérique latine gagne du terrain. On ne parle presque plus de Hiberoamérica. Maintenant donc pratiquement acceptée partout même si cela avait été dans le 19e une idée française.  
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.
 
=== Le Sud ===
 
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]
 
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas.
 
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.
 
=== La région centrale ===
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême<ref>Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.</ref>.
 
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.
 
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===


Mais terme Amérique latine cache : terme met poids sur expérience coloniale (Espagne + Portugal) qui arrivent dans hémisphère ouest. Les indigènes ne parlent aucune langue latine. De même que les esclaves.Suggère une homogénéité, mais qui cache une hétérogénéité considérables. Pays très divers (géographie, population, langue, culture)
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]


Boston tea party : mouvement politique s'opposant à l'état fédéral en général & politique Obama en particulier
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.


=Contexte colonial=
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.
Maintenant on ne parle plus que des aventures épiques des européens mais on prend en compte les Natives et les esclaves qui ont joués un grand rôle dans l'histoire des États-Unis.  


Les Amériques n'étaient pas un continent vierge, mais occupé par une multitude de tribus ayant chacune leur culture.
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.


L’Amérique du nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitement des colons Ibériques. Suite à cette grande perte de population leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'est sont vite chassées vers les Appalaches.
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.


=Les colonies Britanniques=
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.
Même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité), les colonies Britanniques formaient plutôt un patchwork hétérogène.  


Pour simplifier nous avons (1775) :
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]
#Le Sud (Virginie Géorgie)
#Région Centrale (Middle Colonies)
#Nouvelle Angleterre.


Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.
= Les bases économiques des colonies = 
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.


==Le Sud==
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas.  


En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.


Le climat doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Dans la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. C'est une société qui ressemble beaucoup  celle esclavagiste des Antilles.
= La pression démographique = 
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.


===La région centrale===
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.
Le climat est modéré avec de larges estuaire. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême<ref>Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.</ref>.  


Cette poosition Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante, ainsi que la liberté de culte. Leur économie vient de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.


==La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine »==
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =
Le climat est rude, couverte de forêt. Les colons débarque en 1620 (un peu plus de 100 personnes) du Mayflower, dans la baie du Massachusetts. Ce sont des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains. L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, et ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ca commence avec la Plymouth Plantation.Un peu au sud de ces colons se trouvent des puritains (aussi opposés au catholicisme) et veulent sauver chrétienté par exodus de l’Europe. Communautés religieuses strictes, avec exécutions de sorcières... Des communautés entières vont s'exiler vers le sud.A donc des valeurs puritaines et est aussi super homogène, et très strictes aux lois religieuses.
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie.  


[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern [[Portsmouth, New Hampshire]].]]
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.


Au début on produit pour subsister, on commence à produire du blé dans le centre. Au nord on a le trafic des fourrures et du bois, pour les centres urbains de la côte et les chantiers navals de la Nouvelle Angleterre et leurs bateaux de pêcheurs. Il y a un commerce intense avec l'Angleterre, qui veut introduire un certain pacte colonial (quelques produits manufacturés basique). Sur cette côte de 2'000km, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée/sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude des choses illégales.
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.


Au XVIIIème siècle les colonies commencent à bien travailler avec une économie diversifie et une croissance de la population (+2Mio, dont 1,5Mio Blancs, 1/2Mio Blacks). Des élites urbaines se formes, Boston, NY, Philadelphie. Développement de sports, avec les marchands réguliers et de l'éducation avec les université et une industrie simple.
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =


La pression démographique grandit, et on va commencer à explorer les terres. Car jusqu'au 18eme, on avait une disponibilité réelle de terre, mais avec l'immigration continue il n'y a plus de terres disponibles, ce qui va entraîner des tensions avec les Natives, et les autres Nations EU.
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête.]]


Dans les 13 colonies il y a une politique différente. Au nord le pouvoir est donnée à une communauté (Pilgrims), au Maryland, le pouvoir est donné à un grand Seigneur, ou encore aux Marchands de Virginie. Les plus récentes sont plus contrôlées par les Anglais, avec un Gouverneur (nommé par le Roi), mais appuyé par une assemblée de Blanc, ces assemblée, veillant à protéger leur autonomie, ceux contre qui la Couronne va prendre des mesures mi-18eme.  
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.


Encore à cette époque c'est chaque colonie pour son cul, il y a peu de communication entre les colonies (pas de routes). C'est dans cette situation des colonies en plein essor que des facteurs extérieurs interviennent :
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.


=La guerre de Sept Ans (1756-1763) : « guerre contre les Français et les Indiens ».=
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés.  
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]


Les colonies françaises bloquaient l'expansion Britannique. En 1754 il y a des affrontements dans l'Ohio, batailles de cadre géopolitique. 7500 soldats des Îles Britanniques sont envoyés pour protéger les colonies, en 1763 les Anglais sont victorieux et les Français sont boutés hors des Amériques.  
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.


Les guerres coûtant cher, les colons s'étant battus contre les français demandaient des compensations pour les efforts engagés, pour leur pertes agricoles. La Couronne va essayer de reprendre le contrôle de l'économie de ses colonies, et resserrer le collet, s'attirant les foudres des colons, qui vont refuser de payer des impôts supplémentaires, et commencent un commerce direct avec les Antilles et parfois même avec l'EU directement.
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.


Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent, les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien du tout, sauf pour devoir payer plus d'impôts Avancée vers l'indépendance
= Vers l’indépendance =


=Options de contrôle des colonies=
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.
Accorder une certaine autonomie mais garder en tant que colonie (ce qui est demandé par les colons)-N'avait jamais été envisagée par les Anglais. Maintenir le statu quo, peu d'autonomie aux colons mais éviter les décisions impopulaires comme les nouveaux impôts. Imposer la volonté de la Couronne par la force


Les Anglais hésitaient entre les solutions 2 et 3. Donc pas très positif pour les colons.
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.


[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]


En 1765 est promulgué le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui vise à resserrer les liens par la force : tout ce qui se signe va être imposable. 1er impôt direct voté par le Parlement, mais les colons vont s'y opposer, car ils n'ont aucun représentant au Parlement. « pas de taxation sans représentation ». On boycott les marchandises anglaises, qui fonctionne, et les Anglais reculent et annulent le Stamp Act.
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule.  


On va tenter alors d'imposer les produits importés par les Américains, qui va entraîner le massacre de Boston. Le gouvernement annule alors. C'est le jeu du yo-yo.
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.


Des contacts entre les différentes colonies va commencer à les souder et à les détacher intellectuellement de la Grande Bretagne.
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.


Le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] a lieu en 1773 le Gouvernement favorise la Compagnie des Indes Orientables vis à vis des américains en baissant les taxes pour la Compagnie. Lors de l'arrivée du thé bon marché à Boston va entraîner 50 hommes déguisés en Natives qui vont jeter le thé favorisé dans la mer. C'est le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.


La Couronne suite à cette provocation va fermer le porte de Boston, et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes (ce qui leur coûte cher) cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]


En 1774 toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importation de produits anglais.
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.  


[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|[[John Trumbull]] ''Declaration of Independence'']]
En 1774, toutes les colonies sauf la Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 97% leur importations de produits anglais.


En 1775 des affrontement entre troupes et colons vont commencer la guerre. La réponse des Patriotes vont assiéger Boston, et on assiste à une militarisation de la situation.
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.


Il y a un deuxième Congrès, où ils espère que le Roi va leur donner raison, et écrivent à nouveau au Roi, mais ce dernier veut affirmer son autorité sur les Amériques.
= Des actes coercitives au Congrès Continental =
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine|De l’empire à la fédération : le cas américain}}


Lors d'une offensive militaire, Boston est libérée, et les Français sont approchés par les Patriots pour leur donner un coup de main.  
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.


Dans [http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence] de Thomas Paine est aussi publié à plus de 100000 copies en quelques mois. C'est un traité antimonarchiste, où même le Roi est ridiculisé. Argument : « Comment la petite île d'Angleterre veut-elle contrôler un continent comme l'Amérique ? »
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.


Il y a une multiplication des Patriots.
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.


5 hommes sont chargés de rédiger la déclaration d'indépendance, acceptée et ratifiée le 4 juillet 1776 par le Congrès Continentale. Aujourd'hui on donne à cette déclaration une importance capitale, mais à cette époque cela passe quasiment inaperçu, au vu des affrontements qui avaient alors lieu.
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sense » de Thomas Paine =


=La déclaration d'indépendance=
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}
[[Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|thumb|left|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.]]


Aujourd'hui c'est surtout le préambule de cette déclaration qui est importante, mais à l'époque c'est juste une petite partie. Après 2/3 de la déclaration est une liste des griefs, des atteintes Britanniques à ces droits fondamentaux cités dans le préambule. C'est bien plus important pour convaincre alors les Américains de faire la rupture avec Anglais, laissant le préambule au deuxième plan.
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.


=Références=
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.
 
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.
 
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental.
 
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.
 
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File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.<ref>Dupont and Onuf, 3.</ref>
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.
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*Cours :  
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**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]
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*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.


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Version actuelle datée du 16 septembre 2015 à 22:47

Scène à la signature de la Constitution des États-Unis, par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.

L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston Tea Party. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier[1].

Contexte colonial[modifier | modifier le wikicode]

Les colonies en Amérique du Nord[modifier | modifier le wikicode]

Fichier:American population 1790-1860 history-punk.ogv

Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.

L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais[2]. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.

La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.

Les colonies Britanniques[modifier | modifier le wikicode]

Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).

En 1775, on peut distinguer :

  • le Sud (Virginie, Géorgie) ;
  • la région Centrale (Middle Colonies) ;
  • la Nouvelle Angleterre.

Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.

Le Sud[modifier | modifier le wikicode]

Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.

La première colonie est Jamestown, œuvre de la Virginia Compagny étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas.

Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.

La région centrale[modifier | modifier le wikicode]

Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême[3].

Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.

La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine »[modifier | modifier le wikicode]

Le Mayflower dans le port de Plymouth peint par William Halsall (1882).

C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.

Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du Mayflower dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.

L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place Plymouth Plantation. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents fondateurs des États-Unis.

Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.

Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.

An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.

Les bases économiques des colonies[modifier | modifier le wikicode]

Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.

Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.

En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.

La pression démographique[modifier | modifier le wikicode]

Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les Natives ainsi que les autres nations européennes.

Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.

L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.

Le(s) système(s) politique(s) des colonies[modifier | modifier le wikicode]

Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie.

Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.

Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la Guerre contre les français et les indiens.

La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens »[modifier | modifier le wikicode]

La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête.

Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.

En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.

La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés.

Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.

Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.

Vers l’indépendance[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.

La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.

caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la liberté, une corde et le Stamp Act affiché.

En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le Stamp Act qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule.

D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.

Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.

En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston Boston Tea Party de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.

John Trumbull, Declaration of Independence

Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.

En 1774, toutes les colonies sauf la Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 97% leur importations de produits anglais.

En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.

Des actes coercitives au Congrès Continental[modifier | modifier le wikicode]

Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.

En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.

En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.

Le second Congrès Continental et le « The Common Sense » de Thomas Paine[modifier | modifier le wikicode]

Article détaillé : L’indépendance des États-Unis.

En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.

Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.

En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet The Common Sence qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.

En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental.

Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Corine Lesnes, « Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington », Le Monde, 6 février 2010.
  2. Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23
  3. Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.
  4. Dupont and Onuf, 3.