« Les États-Unis et l’année 1776 » : différence entre les versions

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Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent, les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien du tout, sauf pour devoir payer plus d'impôts Avancée vers l'indépendance
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent, les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien du tout, sauf pour devoir payer plus d'impôts Avancée vers l'indépendance


=Options de contrôle des colonies=
=Vers l’indépendance =
Accorder une certaine autonomie mais garder en tant que colonie (ce qui est demandé par les colons)-N'avait jamais été envisagée par les Anglais. Maintenir le statu quo, peu d'autonomie aux colons mais éviter les décisions impopulaires comme les nouveaux impôts. Imposer la volonté de la Couronne par la force


Les Anglais hésitaient entre les solutions 2 et 3. Donc pas très positif pour les colons.
 
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées :
*accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies (ce que les colonies souhaitent)
*maintenir le status quo : garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires
*imposer la volonté de la Couronne par la force.
 
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.


[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]


En 1765 est promulgué le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui vise à resserrer les liens par la force : tout ce qui se signe va être imposable. 1er impôt direct voté par le Parlement, mais les colons vont s'y opposer, car ils n'ont aucun représentant au Parlement. « pas de taxation sans représentation ». On boycott les marchandises anglaises, qui fonctionne, et les Anglais reculent et annulent le Stamp Act.
En 1765, la Couronne souhaite va promulguer et imposer le « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] » qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option.
Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule.  


On va tenter alors d'imposer les produits importés par les Américains, qui va entraîner le massacre de Boston. Le gouvernement annule alors. C'est le jeu du yo-yo.
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.


Des contacts entre les différentes colonies va commencer à les souder et à les détacher intellectuellement de la Grande Bretagne.
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.


Le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] a lieu en 1773 le Gouvernement favorise la Compagnie des Indes Orientables vis à vis des américains en baissant les taxes pour la Compagnie. Lors de l'arrivée du thé bon marché à Boston va entraîner 50 hommes déguisés en Natives qui vont jeter le thé favorisé dans la mer. C'est le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux Etats-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé dans l’eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. C'est le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.


La Couronne suite à cette provocation va fermer le porte de Boston, et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes (ce qui leur coûte cher) cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.  
La Couronne suite à cette provocation va fermer le port de Boston, et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes (ce qui leur coûte cher) cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.  


En 1774 toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importation de produits anglais.
En 1774 toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importation de produits anglais.
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En 1775 des affrontement entre troupes et colons vont commencer la guerre. La réponse des Patriotes vont assiéger Boston, et on assiste à une militarisation de la situation.
En 1775 des affrontement entre troupes et colons vont commencer la guerre. La réponse des Patriotes vont assiéger Boston, et on assiste à une militarisation de la situation.


Il y a un deuxième Congrès, où ils espère que le Roi va leur donner raison, et écrivent à nouveau au Roi, mais ce dernier veut affirmer son autorité sur les Amériques.
=Des actes coercitives au Congrès Continental=
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}
 
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchets est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.
 
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. On condamne la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.
 
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. On a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.
 
=Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine=
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Ils écrivent une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.


Lors d'une offensive militaire, Boston est libérée, et les Français sont approchés par les Patriots pour leur donner un coup de main.  
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.


Dans [http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence] de Thomas Paine est aussi publié à plus de 100000 copies en quelques mois. C'est un traité antimonarchiste, où même le Roi est ridiculisé. Argument : « Comment la petite île d'Angleterre veut-elle contrôler un continent comme l'Amérique ? »
En 1776, Thomas Paine vend 120 000 copies de son pamphlet « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence] » qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.


Il y a une multiplication des Patriots.
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes (dont Benjamin Franklin et Jefferson) doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental.  


5 hommes sont chargés de rédiger la déclaration d'indépendance, acceptée et ratifiée le 4 juillet 1776 par le Congrès Continentale. Aujourd'hui on donne à cette déclaration une importance capitale, mais à cette époque cela passe quasiment inaperçu, au vu des affrontements qui avaient alors lieu.
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un intérêt immense. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons, qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.


=La déclaration d'indépendance=
=La déclaration d'indépendance=

Version du 12 août 2014 à 21:04

L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston Tea Party. De nos jours, c'estt un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier[1].

Contexte colonial

Les colonies en Amérique du Nord

Fichier:American population 1790-1860 history-punk.ogv Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures (Améridiens, Africains déportés et Européens). On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée, et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.

L’Amérique du nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais[2]. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitement des colons Ibériques. Suite à cette grande perte de population leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'est sont vite chassées vers les Appalaches.

La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause de :

  • maladies qui déciment les populations
  • perte de structure sociale et disruption économique
  • perte de capacité de défense contre les Anglais.

Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. Fin 18ème siècle, la population amérindienne est réduite à 600 000 personnes.

Les colonies Britanniques

Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).

En 1775, on peut distinguer :

  • le Sud (Virginie Géorgie) ;
  • la région Centrale (Middle Colonies) ;
  • la Nouvelle Angleterre.

Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.

Le Sud

Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.

La première colonie est Jamestown, œuvre de la Virginia Compagny étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas.

Le climat doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Dans la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à celle esclavagiste des Antilles.

La région centrale

Le climat est modéré avec de larges estuaire. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême[3].

Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante, ainsi que la liberté de culte. Leur économie vient de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.

La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine »

Le Mayflower dans le port de Plymouth peint par William Halsall (1882).

C’est l’expérience par laquelle on définit en général les Etats-Unis.

Le climat est rude, couvert de forêt. Les colons débarque en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du Mayflower, dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent,des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.

L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, et ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct du Roi Anglais, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place Plymouth Plantation. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents fondateurs des Etats-Unis.

Un peu au sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec l'exécutions de sorcières... Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Il y a la mise en place de valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.

Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, on fait face à un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.

An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.


Les bases économiques des colonies

Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile, et l’économie des colonies est donc basée sur : - Grandes plantations de maïs, tabac, blé. Elevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. - Nord : trafic de fourrure et de bois. - Bateaux de pêche qui exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler, on a donc un grand commerce avec l’Angleterre.

Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. On a un commerce triangulaire très intense. En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2'000km, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée/sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude des choses illégales.



La pression démographique

Durant le XVIIIème siècle, on a une augmentation incroyable de la population, qui est très diversifiée. On va commencer à explorer les terres. Car jusqu'au 18eme, on avait une disponibilité réelle de terre, mais avec l'immigration continue il n'y a plus de terres disponibles, ce qui va entraîner des tensions avec les Natives, et les autres Nations européennes.

Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150 000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.

L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple.

La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. On a une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres àtous les nouveaux arrivants.

Le(s) système(s) politique(s) des colonies

Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amené des chartes royales, tantôt établi des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands de Virginie.

Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les Anglais, les gouverneurs sont Anglais et choisis directement par le Roi. Pour balancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du 18ème siècle.

Mais à ce moment-là il y a peu de communication entre les colonies (pas de routes, voyage très long) et donc chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.

Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine ; la guerre franco-indienne.

La guerre de Sept Ans (1756-1763) : « guerre contre les Français et les Indiens ».

La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête

Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les Français, eux aussi, s’étaient installé au Nord (fleuve St-Laurent) et en Louisianne. Ils bloquaient donc l’expansion britannique, ce qui menait à beaucoup de tensions entre les deux groupes.

En 1754, il y a des affrontements entre Français et Britanniques, qui avaient lieu dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les Français représentaient une menace sérieuse pour les Anglais ; 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, Afrique et Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les Anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.

La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés.

Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. Mais la Couronne veut reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation et s’engagent dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.

Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent, les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien du tout, sauf pour devoir payer plus d'impôts Avancée vers l'indépendance

Vers l’indépendance

Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées :

  • accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies (ce que les colonies souhaitent)
  • maintenir le status quo : garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires
  • imposer la volonté de la Couronne par la force.

La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.

caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la liberté, une corde et le Stamp Act affiché.

En 1765, la Couronne souhaite va promulguer et imposer le « Stamp Act » qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule.

D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.

Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.

En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux Etats-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé dans l’eau. C’est la Boston Boston Tea Party de 1773. C'est le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.

La Couronne suite à cette provocation va fermer le port de Boston, et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes (ce qui leur coûte cher) cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale.

En 1774 toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importation de produits anglais.

John Trumbull Declaration of Independence

En 1775 des affrontement entre troupes et colons vont commencer la guerre. La réponse des Patriotes vont assiéger Boston, et on assiste à une militarisation de la situation.

Des actes coercitives au Congrès Continental

Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchets est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.

En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. On condamne la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.

En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. On a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.

Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine

En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Ils écrivent une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.

Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.

En 1776, Thomas Paine vend 120 000 copies de son pamphlet « The Common Sence » qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.

En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes (dont Benjamin Franklin et Jefferson) doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental.

Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un intérêt immense. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons, qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.

La déclaration d'indépendance

Aujourd'hui c'est surtout le préambule de cette déclaration qui est importante, mais à l'époque c'est juste une petite partie. Après 2/3 de la déclaration est une liste des griefs, des atteintes Britanniques à ces droits fondamentaux cités dans le préambule. C'est bien plus important pour convaincre alors les Américains de faire la rupture avec Anglais, laissant le préambule au deuxième plan.

Notes

Références

  1. Corine Lesnes, « Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington », Le Monde, 6 février 2010.
  2. Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23
  3. Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.
  4. Dupont and Onuf, 3.

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