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Les migrations environnementales et climatiques

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La question centrale est de s’interroger sur l’ampleur des risques environnementaux et de la vulnérabilité écologique des pays mais aussi sur la géographie des migrations environnementales ou climatiques. L’image véhiculée par exemple par le film de Al Gore est une image fausse et illusoire, le problème étant ailleurs. La question des migrations environnementales est un enjeu plus régional que planétaire.

Il faut aussi s’interroger sur comment le problème des migrations climatiques est-il pris en charge par les régimes environnementaux internationaux. C’est un débat complexe qui n’est pas simple à résoudre. Pour cela, il faut évaluer les conséquences des changements environnementaux en termes de migrations et discuter les implications de la croissance des migrations environnementales pour les politiques nationales et internationales.

Les migrations climatiques comme problème public mondial[edit | edit source]

Premières définitions du concept de réfugié environnemental[edit | edit source]

« […] personne qui a été forcée de quitter son lieu de vie traditionnel, temporairement ou définitivement, du fait d’une perturbation forte de son environnement [naturelle et ou provoquée par l’homme] mettant en jeu sa survie ou affectant sérieusement sa qualité de vie » UNEP/El- Hinnawi,1985

Cette définition est intéressante parce qu’elle conduit non seulement à s’interroger aux impacts des catastrophes naturelles mais également aux catastrophes provoquées par l’homme comme les impacts d’un conflit sur l’environnement comme dans le cadre de la bande de Gaza.

Toutefois, derrière cette définition, on observe une grande variété de facteurs environnementaux :

  • changements à long terme versus catastrophes ponctuelles ;
  • conflits environnementaux
;
  • conséquences environnementales de conflits ;
  • développement d’infrastructures [barrages, équipements industriels] ;
  • impacts écologiques d’accidents industriels.

Quelles migrations ?[edit | edit source]

Il y a différents types de migrations :

  • internes ou internationales : il faut distinguer les migration internes des migrations internationales car le fait d’être réfugié est le fait de transgresser une frontière nationale. Le fait que l’environnement engendre des migrations internes fait que le plus souvent, les migrations environnementales sont des problèmes internes aux États qui remettent en cause la parole de la communauté internationale. C’est une question sensible mettant en exergue la limite entre le droit international et le droit national qui ne relève pas de règles plus générales.
  • temporaires ou permanentes

De fait, selon qu’on prenne en compte une catégorie ou une méthode de calcul, si on prend la littérature il y a des estimations alarmantes discutables, on passe de 25 millions de migrants dans les années 1990 à 125 millions projetés d’ici à 2050. Aujourd’hui, le concept de refugier environnemental/climatique n’est pas inclus dans la définition du droit international soulevant la question des risques à l’extension de la notion de refugiés climatiques. Une proposition est d’étendre la notion de refugié aux réfugiés climatiques. Dans les faits, il y a une prévalence de migrations internes ou entre pays en développement et de migrations saisonnières ou temporaires. Ce sont en grande majorité des migrations internes ou entre pays en développement.

Le GIEC et le problème des migrations climatiques[edit | edit source]

Le GIEC avait à l’origine une vision très alarmiste voulant sécuriser la question climatique :

« the gravest effects of climate change may be those on human migration as millions are displaced by shoreline erosion, coastal flooding and severe drought. »

Au début du changement climatique est prôné une vision dramatique. Dans les années 2000, il y a une progressive modération de la causalité́ du changement climatique concernant les migrations. Le système de causalité est plus complexe menant le GIEC à atténuer ses dires. Néanmoins des problèmes de vulnérabilité́ sociale et écologique vont être mis en évidence car les humains ne sont pas tous égaux vis-à-vis des risques environnementaux devant envisager à quelles conditions l’humanité pourra être aidée et accompagnée afin de se prémunir des enjeux de vulnérabilité sociale et non seulement écologique. Des société ou des pays notamment du sud dépendent plus fortement de l’agriculture ou de l’a sécheresse ou sont encore plus urbanisé que d’autres et plus sensibles aux dégâts des cyclones. Cela a contribué à mettre en évidence que la montée du niveau des mers est un problème social plus qu’environnemental puisque tout le monde n’aura pas la même capacité à se protéger de la montée des mers. Il faut prendre en compte la causalité multiple soutenant les migrations.

Nature sociale des risques naturels : la vulnérabilité[edit | edit source]

Selon Klijnab, un risque est un danger avec une variabilité d’exposition liée à la question de la vulnérabilité renvoyant au fait que toutes les populations ne sont pas toutes sur le même pied d’égalité afin de faire face au danger et à l’exposition. Pour Agder, vulnérabilité est la capacité à anticiper, gérer ou se remettre d’une catastrophe.

Facteurs de vulnérabilité et de migrations[edit | edit source]

Les facteurs de vulnérabilités sont divers et varié mettant en exergue la difficulté de savoir quels facteurs prendre en compte pour caractériser les migrants :

  • santé et éducation ;
  • accès au travail ;
  • pauvreté et précarité ;
  • défaillance des infrastructures ;
  • facteurs politiques [oppression, conflits internes, respect des droits humains] ;
  • environnement.

Il y a un chevauchement et une accumulation des facteurs.

Géographie des risques environnementaux et des migrations[edit | edit source]

Number of people reported affected by natural disaster 1975 - 2006.png

Apparaît la croissance du nombre de personnes affecté par des catastrophes naturelles entre 1975 et 2006. On constate une croissance des évènements extrêmes mais ce schéma explique aussi la croissance de la vulnérabilité mondiale.

Summary of EM-DAT statistics by disaster1.png

Cela montre le pourcentage de personnes affectées en moyenne. Les sècheresses touchent la par la plus importante de la population planétaire alors que les ouragans sont plus impactant ponctuellement.

Summary of EM-DAT statistics by disaster2.png

Le nombre de personnes affectées par les sècheresses et le plus important. Si on regarde les autres risques, il y a peu de personnes impactées à l’échelle planétaire.

Les sécheresses comme première cause de vulnérabilité[edit | edit source]

Les sècheresses atteignent en moyenne 10% de la population nationale, 13% dans les pays pauvres. Il y a une concentration des risques en Afrique de l’ouest et de l’est, en Asie du sud et en Europe du sud et les risques y sont les plus fréquents.

Areas of physical and economic water scarcity.png

Cette carte différencie les pénuries. Ce sont toujours les mêmes régions qui sont concernés par les risques qui s’accumulent.

Des catastrophes rares mais à fort impact[edit | edit source]

Les inondations et les ouragans affectent peu les populations en moyenne, mais très fortement en cas d’évènement extrême.

Security risks associated with climate change - selected hotspots.png

Les hotspots[edit | edit source]

Disasters hotspots.png

Ces zones sont celles qui font face au plus grand danger naturel mais qui de part leur niveau d’urbanisation et de vulnérabilité sociale sont les plus critique sur la base de la croissance démographique attendue en 2050, du PIB, du nombre d’évènements passés, de l’impact de la densité démographique, de l’urbanisation et des conditions économiques.

D’une part, on sous-estime la fréquence des changements futurs et de l’élévation du niveau des mers avec l’absence des petites îles pacifiques ; d’autre part, on sous-estime mes impacts sur les deltas d’Asie centrale comme l’Indus, le Ganges-Brahmaputra, le Mékong ou encore le Yangtze.

Ce sont les pays les plus vulnérables.

Countries list most vulnerable.png

Changement environnemental et comportements migratoires[edit | edit source]

La portée des migrations : adaptation aux sécheresses et pénurie environnementale[edit | edit source]

Il faut distinguer les zones rurales des zones urbaines. Dans les zones rurales, les comportements observés sont des migrations temporaires et internes pour le travail qui est de l’exode rural.
Les effets vont être interne en terme de désertification des zones rurales. Il faut prendre en compte la fonction centrales des mégapoles dans l’accueil de migrants et la fonction des transferts monétaires intrafamiliaux ville-campagne. Dans les pays d’Afrique, on estime que 25% de la croissance urbaine est alimenté par l’exode rural dû au changement environnemental et au Bangladesh cela représente 60%. La croissance des villes dans ces pays vulnérables et étroitement indépendant de la précarisation de l’environnement. . Il faut aussi s’intéresser à la modification du type d’irrigation et diversification des cultures, changement de l’alimentation et mobilisation des aides. Il s’agit d’avantage de migrations graduelles et parfois définitives mais proportionnel à l’inverse de l’élévation du niveau des mers.

Internally displaced people worldwide 2007.png

Cette carte parle de tous les migrants internes.

Migrations au Bangladesh [Hutton and Haque, 2004][edit | edit source]

Le Bangladesh est touché à la fois par des événements de plus longue durée tel que l’érosion des côtes et des évènements de plus courte durée comme les inondations. C’est un pays qui connaît une croissance démographique rapide étant très densément peuplé et extrêmement pauvre avec 53% catégorisé comme pauvre par la Banque mondiale. L’habitat rural est orienté vers l’agriculture étant peu développé vers l’industrie ou toute autre forme d’emploi qui rend la population dépend à leurs terres pour leur survie.

Il y a une double érosion. C’est une région de delta ou converge de Gange et le Brahmapoutre renforçant l’érosion des côte. C’est un pays soumis à l’élévation du niveau de la mer et à des événements extrêmes fréquents.

La situation est critique dans e pays parce que ce sont 4,3 millions de personnes considérées comme très vulnérables à l’érosion des sols se voyant détruire leur habitat et leur culture. Chaque année, on estime à peu près 60000 personnes, le nombre des habitants perdant leur terre. Au Bengladesh, environ 2/3 des habitants se sont déplacés au moins une fois dans leur vie et 15% ont été déplacés plus de 10 fois au cours de leur vie. C’est un laboratoire pour voir dans quelles conditions, les personnes soumises à ce type d’événements extrêmes, à des changements environnementaux à plus long terme. La migration est très majoritairement de courte distance de l’ordre de 3 kilomètres en moyenne. Pour l’érosion des côtes, on constate que les habitants se déplacent et se retirent à mesure de l’érosion des côtes mais ne vont pas dans les villes ou s’orienter vers une migration internationale. Vu que le cours des fleuves est changeant, près de ¾ des personnes retourne vers leur lieu d’origine et 25% demeurent sur le lieu de migration et notamment dans les espaces urbaines.

On remarque très clairement, les personnes qui se sont déplacées durablement dans les villes se trouvent dans des situations de plus grande pauvreté que les personnes restée près de leur habitat d’origine. La migration et l’exode rural conduit à une dégradation telle de la qualité de vie que les habitants préfèrent rester dans de mauvaises conditions et à proximité de leur lieu d’origine que de se rendre dans des bidonvilles ou des espaces urbanisés. 45% des personnes interrogées parmi ces migrants sont satisfait de leur condition lorsqu’elles demeurent à proximité de leur lieu d’origine et seulement 25% se déclarent satisfait lorsqu’ils sont dans les villes. L’exode rural met en évidence la qualité de l’urbanisation. De plus, les subventions à la migration sont faibles, le pays favorise la relocalisation pour maintenir le lien social. Plutôt que de promouvoir ou d’accompagner comme en Afrique la migration vers les viles, l’État a promu une relocalisation des villages afin de conserver le lien social et cet encrage central pour ces communautés de migrants afin de maintenir l’environnement social de leur habitat à défaut de leur environnement naturel. Le coût social de la migration à grande distance est très élevé alors que celui de la relocation à grande distance est élevée et complexe. Cela permet de maintenir des réseaux d’entraide et des réseaux d’entraide religieuse.

La portée des migrations : adaptation aux évènements extrêmes[edit | edit source]

Les coûts de l’adaptation sont partagés au sein d’une communauté qui a pour une fonction d’assurance apportant le capital social et le niveau d’entraide nécessaire. Les migrations forcées sont en majorité des habitants qui se déplacent de façon temporaires et à courte distance.

Si la migration est couplée à des tensions politiques, cela peut engendrer des questions autour des ressources. C’est par exemple le cas des migrations au Soudan ou dans la région du Darfour ou clairement, le processus migratoire aggrave les facteurs environnementaux. La pénurie environnementale encourage la migration mais où en plus, la migration aggrave la pénurie environnementale est ainsi de suite. Il ne faut pas atténuer ou amoindrir le problème des migrations environnementales mais il faut considérer que ce n’est pas tant un problème de réfugier ou de transgression des barrières internationales que la pression sur un espace critique et des ressources naturelles critiques.

Politiques gouvernementales deplacement.png

Ce ne sont pas des processus apolitique car les politiques gouvernementales affectent la nature des déplacements. Les aides vont permettre de ne pas accompagner la migration mais de se relever comme la restauration d’habitats, de quartiers mais aussi cela peut être de la relocation allant vers des mesures contraignant mais où on récré la sphère de la communauté de façon indispensable afin d’éviter des relocations forcées rompant ces liens sociaux. Une part du changement environnemental mène a des migrations contraintes et forcées à l’échelle d’une vie entière.

Capacités nationales et lacunes du régime international[edit | edit source]

Il n’y a pas de politique publique internationale en vigueur sur cette question.

« [...] any person who [...] owing to a well-founded fear of being persecuted for reasons of race, religion, nationality, membership of a particular social group, or political opinion, is outside the country of his nationality, and is unable, or owing to such fear, is unwilling to avail himself of the protection of that country [...] »

Au Darfour, par exemple, on peut se poser la question de savoir qui persécute. On peut dire que la persécution environnementales n’existe pas car quelque part, les être humains se persécutent eux-mêmes. Dans cette vision, c’est l’humanité qui persécute une partie de sa communauté humaine du fait de la dégradation qu’elle inflige à l’environnement. Dans le cadre de la responsabilité différenciée, ce sont les pays développés qui ont une responsabilité dans dégradation de l’environnement. Dans ce contexte, on se rapproche de la persécution. Toute une série de changements environnementaux sont le fait de communautés nationales individuelles. La destruction d’une forêt qui est l’habitat d’un groupe d’individu peut aussi être corrompis comme une persécution.

Il faut s’interroger de quelle persécution environnementale on parle ? Il faut isoler le critère environnemental. Sortir le critère environnemental comme seul critère de persécution est plus complexe que de dire qu’on a une persécution politique. On ne peut aller dans cette fois pour résoudre ce problème.

Des chercheurs et des organisations travaillent sur plusieurs questions comme celle de quel statut international pour les migrants infranationaux mais aussi sur la diffusion de principes souples afin s‘inscrire les migrations environnementales dans le champ de l’adaptation. Différentes structures ont été mis en place avec, depuis l’impact du Tsunami, la priorisation et la coordination des agences onusiennes sur l’aide aux victimes des catastrophes naturelles. Vont être mis en place des Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters. Ne se pose plus la question du réfugié mais on prend ensemble toutes les migrations qui peuvent trouver cause dans le changement environnemental afin de redéployer une aide humanitaire vers le changement climatique.

Certains principes se rapprochent de la déclaration des droits de l’homme repositionnant la responsabilité des autorités nationales afin de s’assurer à ce que ces autorités nationales apportent toute la protection humanitaire aux migrants internes. Des principes de non-discrimination sont aussi mis en place.

Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 3.png
Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 4.png
Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 5.png

C’est la première fois qu’on met l’accent sur la nature multidimensionnelle de la migration et le besoin d’idée internationale ainsi que la reconnaissance d’une certaine responsabilité internationale dans l’accompagnement des migrations.

« (A) Protection of rights related to protection of life; security and physical integrity; and the protection of family ties in the context of evacuations. These guarantees are civil and political rights10 particularly relevant already during and immediately after the disaster occurs. Some of them, in particular the right to security and physical integrity remain important through- out the disaster response, e.g. in the context of gender-based violence; (B) Protection of rights related to the provision of food; health; shelter; and education. These social rights11 help to ensure that survivors of the disaster receive life-saving humanitarian assistance, particularly during the emergency phase and, to the extent necessary, also at later stages; (C) Protection of rights related to housing, land and property; and livelihoods. These are economic, social and cultural rights that start becoming particularly relevant once the emergency phase is over and recovery efforts commence; and (D) Protection of rights related to documentation, free movement in the context of durable solutions for internally displaced persons; re-establishment of family ties, expression and opinion; and elections. These are civil and political rights that may become more important the longer the recovery phase lasts. »

Capacité nationales et lacunes du régime international[edit | edit source]

Deux aspects sont centraux :

  • gestion de risque et adaptation : gestion de crises avec un transfert des méthodes de gestion de crise tel qu’à plus le développer l’armée étasunienne dans l’après 11 septembre à travers des infrastructures et des dispositifs techniques ;
  • travailler sur l’accompagnement social et institutionnel : toute la question revient à mettre en rapport l’environnement et le développement puisque l’on touche à des questions d’accès et de droit à la terre, des programmes de santé, les aides qui peuvent être apporté pour certaines relocalisation ou le transfert monétaire entre habitat.

Le principe de renforcement des capacités internationales se retrouve inclus au centre du besoin d’un fonds international d’adaptation pour les réfugiés. Il y a l’idée d’un sous protocole du la CCNUCC qui aurait un protocole de Kyoto pour les émission de gaz à effet de serre et un protocole sur l’adaptation et les migrations internationales. Des experts du GIEC ont repris cette question mais la question qui demeure est le financement du fonds.

Conclusions[edit | edit source]

Il est très clair que les migrations environnementales sont avant tout liées aux problèmes de vulnérabilités économiques et sociales. Il n’y a pas d’enjeu migratoire dans les pays développés excepté pour certaines petites iles du Pacifique comme les iles Fidji et Tuvalu. Les problèmes de migrations sont liés à la vulnérabilité de l’habitat et des conditions de vie. Ce n’est pas une vulnérabilisé généralisée mais elle concerne un nombre de pays identifiables ce qui permet de cibler les aides et l’accompagnement de ces pays. Les comportements migratoires sont extrêmement variables, il faut rentrer dans le type de changement environnemental. Que la migration soit temporaire ou définitive, les migrations sont de courte distance accroissant la pression sur des espaces naturels déjà extrêmement pauvres et en situation de pénurie. Il faut noter la fonction des milieux sociaux qui justifient les migrations internes de courte distance. L’accompagnement est avant tout l’apanage des États. Le rôle de la communauté internationale n’est pas dans l’accompagnement mais dans le soutien qu’ils apportent eux-mêmes à leur population. Cela permet de mettre en évidence les lacunes du système international avec le besoin d’un protocole sur le changement climatique tourné vers l’accompagnement et les migrations environnementales.


Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]