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Les ONG écologiques d’après-guerre

De Baripedia

Dans cette thématique c’est la relation entre l’homme et la nature qui est au centre. La problématique des relations entre l’homme et la nature se pose essentiellement à cause et à la base de la révolution industrielle.

Il y a eu quatre révolutions industrielles depuis la fin du XVIIIème siècle. La première est l’introduction de la machine à vapeur et l’utilisation du charbon en tant que ressource énergétique, la deuxième et d’autres révolutions dans le secteur de communication, l’électrification essentiellement à partir de la deuxième partie du XIXème siècle, la télégraphie, le chemin de fer, l’invention des trams, l’automobile, et on peut constater que dans les secteurs chimiques et l’aviation il y a une troisième révolution industrielle, le nucléaire fait aussi parti de la troisième révolution industrielle, on est aujourd’hui dans la quatrième avec la révolution dans le secteur informatique.

En plus des quatre révolutions industrielles, d’autres processus ont modifié la relation entre l’homme et la nature. L’urbanisation parce que de plus en plus des individus se sont concentrés dans des agglomérations urbaines et cela change le rapport à la nature parce qu’il ne vit plus dans un environnement naturel.

Parallèlement, il y a eu la transformation des pratiques agricoles parce qu’avec la croissance démographique très forte à partir du XVIIIème siècle, des nouvelles pratiques agricoles étaient introduites qui avaient transformé eux aussi l’environnement naturel. Les activités minières avaient dès le début contribuait à la pollution, à la pollution des eaux par exemple et avec les révolutions industrielles le transport, les transports se sont agrandis de manière incroyable.

Donc, les effets de l’homme sur l’environnement naturel moyennant la pollution et sur la biodiversité, les effets de l’homme sur la biosphère, c’est-à-dire sur l’espace vivable sur terre ont contribué à l’essor d’une conscience écologique. C’est notamment au cours des années 1960 que cette conscience s’est consolidée, à savoir que l’homme doit préserver et protéger la biosphère pour que son espèce puisse survivre. Deuxièmement que la biodiversité est une ressource génétique et médicale et une base de l’alimentation donc l’homme doit aussi protéger les écosystèmes dans lesquels vivent aussi d’autres espèces. Troisième élément de la naissance d’une conscience écologique est le fait que les ressources sur la planète terre sont limitées et donc l’homme doit compter avec le fait que les ressources sont limitées.

La nature est dans l’univers tout ce qui se produit spontanément sans l’intervention de l’homme ce qui est inné par opposition à ce qui est acquis par la coutume, l’éducation ou la civilisation. L’environnement est un terme plus vaste de la nature, il englobe l’ensemble des conditions naturelles, mais aussi culturelles dans lesquelles vit l’homme. La biosphère est l’espace vivable de la planète terre qui englobe la lithosphère c’est-à-dire la partie rocheuse, l’hydrosphère c’est-à-dire l’espace dans l’eau et l’atmosphère donc à partir de la terre jusqu’à quelques kilomètres plus élevés. L’écologie est l’étude des organismes vivants ainsi que de leurs interrelations. Mais écologie ou le mouvement écologique signifie aussi le mouvement qui vise à une meilleure compréhension de l’écologie et à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel.

Origines du mouvement écologique[modifier | modifier le wikicode]

Concernant les débuts du mouvement écologique, il faut remonter à peu près au XIXème siècle avec la révolution industrielle, les mines, les cheminés en campagne, les chemins de fer, le paysage s’est transformé et dû à cette transformation et notamment dû à la pollution qui va avec, il y a eu aussi une prise de conscience de la beauté de la nature, une certaine idéalisation de la nature s’est traduit. Le XVIIIème siècle et le XIXème siècle connaissent l’essor des tableaux de paysages. Les paysages deviennent l’objet préfère des peintes et surtout les paysages naturels. On voit aussi les chemins de fer avec la pollution parfois comme objet d’un peintre.

Suite à l’accélération, de l’urbanisation grandit l’attachement émotionnel au paysage naturel donc aux faunes et flores. La grande bourgeoisie urbaine établit des résidences secondaires en campagne pour les weekends paisibles. On pense aux vacances à la campagne.

À la fin du XIXème siècle commence vraiment le foisonnement des associations privées intéressé à la protection de la nature. C’est par exemple aux États-Unis le Sierra Club qui a été fondé en 1898. Ce mouvement s’inscrit dans une logique de protection des domaines qui ne sont pas encore touchés ou très peu touchés par l’homme. En fait, le Sierra Club veut protéger surtout ce qui devient les parcs nationaux sous le président américain Théodore Roosevelt. Donc, on voit à partir de la fin du XIXème siècle la multiplication des parcs nationaux donc Grand Canyon, Yosemite, Joshua Tree. Tous ces parcs nationaux sont fondés suite au mouvement qui a été accepté puis accepté en réalité par Théodore Roosevelt.

En Europe, il y a eu une émulation de ce modèle américain notamment promu par le suisse Paul Sarasin qui était l’inspirateur du premier parc national en Europe à savoir l’Engadin fondé en Suisse en 1909. Ce même Paul Sarasin, bâlois, chasseur à l’origine, grand voyageur en Afrique, dans les colonies, botaniste et collecteur des animaux et des espèces avaient aussi proposé un conseil mondial pour la protection de la nature. Donc, une organisation internationale pour la protection de la nature. La Première guerre mondiale met dans l’échec la réalisation de cette initiative. Les gouvernements étaient en principe prêt à le soutenir en 1913.

Pendant les années 1920, Paul Sarasin relance ses initiatives dans le cadre de la Société des Nations, mais ne réussit pas. En parallèle, en Allemagne, il y a eu le mouvement des naturalistes suite à l’industrialisation rapide de ce pays et le premier parc naturel à part de la vallée des Néander et la lande de Lünebourg qui est espace protégé à partir de 1921. Dans les empires britanniques, français et belges, l’essor de l’idée de protéger la nature contre l’humain est lié étroitement aux pratiques coloniales, donc la chasse du grand bétail, des éléphants, des bisons, la collection des espèces et la déforestation tropicale massive.

Donc, souvent, ce sont des biologues ou aimants de la biologie qui sont en même temps chasseur qui commencent à craindre la destruction d’espèces, qui développent parfois la mauvaise conscience due à leur propre pratique et se transforment en naturaliste comme Paul Sarasin.

En Grande-Bretagne, l’intérêt pour la nature fait partie des hobbies des classes aisées comme la philanthropie et sert à asseoir la légitimité de la classe ou de la place dans la société. Le patronage par la monarchie en témoigne du rôle stabilisateur pour la société par exemple, de la Royal Society for the protection of birds.

Une des premières initiatives sur le plan de la codification internationale vise à lutter contre la pollution des eaux côtières due au nettoyage des bateaux pétroliers donc qui laissent échapper des résidus du pétrole dans les océans. La raison est que le pétrole tue les oiseaux, pollue aussi les côtes touristiques, c’est pourquoi notamment la Royal society for the protection of birth a pris l’initiative et le gouvernement britannique a finalement décidé d’internationaliser cette quête pour une régulation des pratiques des pétroliers.

Il y a eu une autre initiative importante contre la chasse aux baleines dans le cadre de la Société des Nations, mais elle a été aussi plutôt un échec donc il fallait attendre l’après-guerre pour voir que les premières initiatives pour la protection de la nature réussissent.

Le mouvement antinucléaire 
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Une autre inclusion dans l’environnement venait des physicistes et de la conscience grandissante des dilemmes posés par les problèmes de l’exploitation nucléaire que ce soit pour des buts civils ou pour des buts militaires.

Le cadre général, c’est-à-dire les avancées avait les explosions des bombes nucléaires survenues, et peut-être moins la prolifération des ONG dans le domaine aux États-Unis, la naissance de PUGWASH. Les physicistes pour la paix avaient donné l’inclusion pour la tenue des conférences régulières des physicistes sur des questions nucléaires et du désarmement surtout. Cette ONG a été initiée par un manifeste signé et rédigé conjointement par le philosophe et physiciste Bernard Russell et par Albert Einstein et beaucoup d’autres physicistes essentiellement ou chimistes comme Max Born, PercyBridgman, Leopold Infeld, Frederic Joliot-Curie, Herman Muller, Linus Pauling, Cecil Powell, Joseph Rotblat, et Hideki Yukawa qui se sont ralliés et ont signé également ce manifeste connu sous le nom de Manifest Russel – Einstein.

C’était l’inclusion initiale puis il y a eu une première réunion à Pugwash, un village en Nova Scotia, Canada, sur invitation du philanthrope Americain Cyrus Eaton qui était également physiciste. Donc, c’est d’où vient le nom de ce mouvement des physicistes pour le désarmement et contre le nucléaire. Donc, le nom PUGWASH vient d’un village où se sont rencontrés les physicistes pour la première fois. Ces physicistes ont par la suite régulièrement appelé, d’abord ils ont haussé la conscience de l’opinion par rapport à la course aux armements nucléaires puis ils ont dénoncé cette course aux armements nucléaires, ils ont demandé la raison d’une certaine manière, c’est-à-dire au désarmement.

PUGWASH a eu, on peut dire, plusieurs succès, a produit plusieurs succès évidemment pas directement, mais par la pression qu’elle avait exercée. On peut citer le traité sur le bannissement des tests nucléaires dans l’atmosphère et dans l’eau ainsi que le traité de non-prolifération, tous les deux conclu au cours des années 1960 ainsi qu’un succès majeur pour l’Europe qui a été la suppression complète des missiles à portée intermédiaire soviétique et américain, donc le retraité de ces missiles ou la destruction respectivement des missiles de l’Europe agréé en 1987 entre le président américain Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev pour l’Union soviétique.

En parallèle, il y a eu des mouvements populaires antinucléaires qui se sont formés notamment si on peut regarder en Europe, en Grande-Bretagne et en Allemagne occidentale où la marche de protestation est devenue un rituel. Donc, en Grande-Bretagne c’était les Marches d’Alderston qui avait lieu entre la centrale nucléaire donc c’était aussi le nucléaire civil qui était la cible, puis à Londres et l’inverse on a changé de direction, mais c’était un mouvement relativement éphémère qui s’est dissipé après quelques années. Il y avait également le Committee for Nuclear Disarmament et le Groupe des cent physicistes fondé par Bertrand Russell. Donc, on peut dire que sur le niveau britannique essentiellement, le mouvement PUGWASH.

En Allemagne, il y a eu régulièrement à partir du milieu de la fin des années 1950 des manifestations de Pâques pour le désarmement. La fondation de l’armée allemande en Allemagne occidentale en 1955 a suscité pas mal d’opposition. C’était l’opposition minoritaire parce qu’en fin de compte de la Guerre froide, la crainte d’une agression soviétique éventuelle, mais le réarmement et la création ouest-allemande ne se fait pas dans la joie on peut dire. Donc, ce n’est pas étonnant qu’on a eu en Allemagne aussi des vastes manifestations contre le réarmement ou contre la course aux armements nucléaires au cours des années 1950 et 1960 et tout au long de la Guerre froide et jusqu’à sa fin et aujourd’hui encore il y a des manifestations de Pâques contrairement au rituel des marches d’Alderston. Cette pratique s’est manifestée et préservée jusqu’à nos jours. Elle est soutenue très largement par les ONG comme ceux qui refusent de faire le service militaire pour leur pays. Il y a eu une grande tradition même si elle est devenue plus marginale aujourd’hui, des manifestations de Pâques contre l’armement nucléaire.

On peut certainement souligner que les manifestations dans les Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne avaient aussi contribué au cours des années 1980 à ce tournant qu’était l’accord INF sur les missiles à portée intermédiaire qui prévoyait leur suppression complète pour ce qui concerne les missiles soviétiques et américains.

La révolution écologique des années 1960 
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Ce sont les deux inclusions on peut dire du mouvement écologique moderne qui s’est formé à ces bases-là plus ou moins, donc à la base du mouvement antinucléaire et à la base du réseau des scientifiques autour de l’UICN en tant que mouvement écologique. Le mot « écologique » devient bien qu’étant plus âgé, plus daté devient vraiment un mot à la mode à partir des années 1960 et c’est lié à plusieurs impulsions.

D’abord, en 1961 a été créé par le prince des Pays-Bas l’UICN entre autres, le WWF avec le quartier général aussi à Gland. Le WWF a dépassé très rapidement son organisation mère et ce aussi dû à l’autre orientation qui distinct l’UICN tandis que l’UICN était conçu comme un réseau d’expert scientifique, le WWF a été conçu comme une ONG populaire qui veut s’adresser donc aux personnes privées, aux donateurs que ce soit riche ou de la classe moyenne qui veulent s’investir pour la protection de la nature. Donc c’est une sorte de fusion entre les idées romantiques de la nature et le savoir scientifique qui a connu l’essor suite à la Deuxième guerre mondiale, qui a été fusionnée dans ce WWF et WWF a été aidé par une nouvelle révolution dans le secteur de la communication, à savoir la télévision qui a par exemple diffusé beaucoup d’informations, beaucoup de séries sur la nature africaine à partir des années 1960 et elle a été aussi soutenu d’une véritable vague de prise de conscience lancée entre autres par l’ouvrage très important de Rachel Carson, Silent Spring.

Dans cet ouvrage qui est un ouvrage d’une qualité littéraire extraordinaire, parce cette biologiste spécialisée sur les océans et sur les eaux, elle critique l’utilisation des pesticides ou herbicides de toute sorte, des insecticides de toute sorte, mais en particulier du DDT très répandu à cette époque-là. Surtout, elle critique l’utilisation encensée ou pas éprouvée, pas testé de ces différents moyens pour lutter contre une partir de la nature, contre les germes ou contre les insectes par exemple. Elle démontre clairement que les insecticides par exemple utilisés pour préserver certaines forêts des attaques des insectes traverse à travers la chaine alimentaire par les poissons par exemple qui mangent des insectes et arrivent finalement ces insecticides à la fin de la chaine alimentaire où se trouve l’homme. Par conséquent, cet ouvrage a un succès ne fulminant pas seulement à cause de l’objet, mais surtout à cause de la qualité liter raire avec laquelle elle décrit la nature et aussi la qualité scientifique par laquelle elle démontre que tout est lié d’une certaine manière.

C’est aussi le mot clef du mouvement écologique qui est né au cours des années 1960, à savoir c’est le terme « interconnectivité ». C’est-à-dire les interactions qui existent entre les différents sous-systèmes, sous écosystème et qui relient en fin de compte la nature et l’homme.

Ce qui pourrait paraître simple était une révolution dans la conscience humaine à l’époque, car traditionnellement au cours du XIXème siècle et encore au début du XXème siècle, il y a eu une séparation imaginée entre l’homme et la nature. L’homme c’était la culture, la nature c’était la barbarie. Traditionnellement, que ce soit dans le domaine scientifique ou dans l’imaginaire des hommes et des femmes, il y a eu une séparation très stricte entre l’homme et la nature. Avec le livre de Rachel Carson et ce qui s’est produit à la suite au cours des années 1960, 1970 et 1980, l’homme est en train de réaliser que ses activités ont un effet sur la nature au sens large, pas juste sur le petit fleuve qui coule dans le village, mais aussi sur l’écosystème planétaire, sur la biosphère.

La prise de conscience a été promue à la fois par des nouvelles recherches scientifiques, par une rationalisation scénique qui a commencé à critiquer le consumérisme et le gaspillage qui va avec. C’est les années 1960 qui voit vraiment cette opposition se former très largement aux sociétés, donc l’opposition contre le consumérisme d’un système économique fondé sur la croissance. Il y a aussi une prise de conscience des dangers de la surpopulation éventuelle de la planète terre parce que la planète terre est un système limité avec des ressources limitées et donc il est prévisible qu’à un certain moment donné, le système arrive peut-être à ses limites. Donc, la question de la capacité alimentaire de la planète terre s’est posée.

De plus, il y a eu le premier voyage sur la lune et avec ça les premières photos ont été prises de l’intégralité, disons d’un côté de la planète terre. Donc, l’effet du voyage sur la lune ne peut pas être sous-estimé parce que c’est la première fois que l’humanité s’est vu de l’extérieur, de l’orbite, donc de l’espace. Donc, cela était aussi un moment de prise de conscience pour beaucoup d’homme et de femmes par rapport au fait qu’on vie sur une seule planète, on partage cette planète, que cette planète est peut-être fragile, beaucoup plus fragile que l’on imagine.

Pendant cette époque, on voit aussi une prolifération et une multiplication des catastrophes naturelles. Le naufrage du pétrolier Torrey Canyon en 1967, les pétroliers devenaient de plus en plus larges et il n’y avait pas d’expérience de traiter une telle catastrophe. En fait, les produits chimiques qui ont été utilisés ont aggravé la catastrophe naturelle causée par le pétrole lors du naufrage de ce tanker. Il y a eu la découverte de la pluie acide en 1968 qui avait commencé à détruire les forêts en Europe centrale, c’était dû à des émissions de sulfuroxyde. Au Vietnam, on voyait des images télévisées de l’utilisation de l’agent orange par les États-Unis qui est un produit chimique pour défolier donc les arbres pour que les adversaires des américains ne pouvaient plus se cacher dans les forêts tropicales du Vietnam.

Friends of the Earth a été fondé, Green Peace a été fondé dans cette époque-là, le Club of Rome a commandé une étude sur les formes capitalistes d’exploitation de la planète terre, me rapport Meadows a été le résultat ; rapport signé par les deux époux Meadows au Massachusetts Institute of Technology qui sont entouré d’une série d’autres scientifiques. Le titre dit tout : Halte à la croissance. C’est une critique générale de la logique de la croissance dans l’économie capitaliste.

ONG et sommets de la terre 
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Avec le choc pétrolier, plus que jamais auparavant ou plus que par d’autres évènements auparavant, le public général a pris connaissance du caractère fini de certaines ressources énergétiques que les sociétés utilisent et donc, il y a eu une conscientisation générale que l’homme dépend de la biosphère et de l’écosystème terre. Dans cet esprit-là, la Suède avait proposé la première grande conférence sur l’environnement humain, en fait sur la nature, mais on parlait à l’époque de l’environnement humain. Elle s’est tenue à Stockholm en 1972. Elle peut être considérée comme le premier sommet de la terre avant la lettre parce que c’est le sommet de Rio qui avait été appelé pour la première fois comme cela en 1992. Mais, Rio est un déjà vu de Stockholm parce qu’à Stockholm, il y avait déjà des centaines de ONG qui avaient participé à une conférence parallèle qui avait été organisée avec l’approbation et l’aide de l’ONU.

Donc, c’était un sommet où les dirigeants aussi se sont réunis. La première grande conférence thématique en fait de l’ONU qui portait sur l’environnement.

La pluie acide et la mort des forêts européennes étaient largement à l’origine de cette conférence et on proposait donc l’introduction des filtres dans les industries. En fait on n’a pas pris de décision contre les pluies acides ou pour préserver les forêts lors de la conférence de Stockholm. C’était largement une conférence déclaratoire qui avait le but de hausser la conscience, de rendre sensibles les gouvernements, de diffuser les informations aussi jusqu’aux citoyens.

Une des raisons ce pourquoi il n’y avait pas de décision est que les sociétés du Nord avaient des intérêts divergeant et certains réclamaient qu’il n’y avait pas de preuves scientifiques suffisantes pour tel ou tel problème écologique. L’autre problème était qu’il y avait des différences d’intérêt du Nord et du Sud et c’est de cet affrontement que né au cours des années 1980 le terme « technique du développement durable » qui suggère que le développement, la modernisation, la croissance, peut être rendu durable.

C’est aussi une tentative de rendre conscient le public de la non-durabilité de certaines ressources notamment non énergétiques. Toutefois, il y a le problème que si on parle du développement durable, on suggère qu’il faut juste changer un peu ses méthodes et ses techniques et comme cela on arrive à un développement durable, ce qui est contestable parce que clairement, il y a des ressources qui peuvent se reproduire, des ressources agricoles notamment ou des forêts si on les géré de manière responsable, il y a d’autres ressources qui ne sont simplement pas renouvelables une fois épuisées. Donc, le terme est aussi erroné d’une certaine manière. Il suggère que tout peut être transformé en devenant durable, mais en réalité ce n’est pas le cas parce que certaines sources énergétiques sont finies.

Alors, dans la diplomatie environnementale, une nouvelle étape a été franchie dû aux activités notamment de l’UICN au cours des années 1980 parce qu’à la fin des années 1970, des scientifiques avaient découvert un trou dans la couche d’ozone, un trou dont la taille s’avariait gigantesque au milieu des années 1980, à savoir c’était le trou sur l’antarctique qui avait la taille des États-Unis à peu près. Par conséquent, il y a eu un certain sens d’alarme parce que la couche d’ozone comme les réseaux de scientifiques autour de l’UICN réclamait, protège la planète terre de certaines radiations ultraviolettes du soleil et cette couche d’ozone serait important pour protéger la peau de l’homme, en fait peut être affecté par les cancers s’il est trop exposé à la radiation ultraviolette.

Donc, il y a eu un premier tournant au niveau de la diplomatie environnementale dans les négociations sur la couche d’ozone et en trois étapes, à savoir lors de la conférence de Vienne de 1986, à Montréal en 1987 et à Londres en 1992. D’abord une convention-cadre a été conclue qui prévoyait des réunions régulières sur la thématique puis à Montréal une fois les prévues scientifiques semblent indiquer que c’était les clorofluocarbures qui étaient responsables, des CFC qui était prioritairement responsables de la destruction de la couche d’ozone était ciblé et leur arrêt de production était décidé aussi. Puis, lors de la conférence de Londres, le méthane et d’autres gaz dont on a trouvé également le caractère de détruire potentiellement la couche d’ozone avait été également supprimé ou interdite.

L’accident nucléaire de la centrale nucléaire de Tchernobyl avait également contribué à hausser la conscience. Finalement, on peut dire que le sommet de la terre de Stockholm a fait exploser le nombre des ONG environnementales ou écologiques. Puis, en 1992, le deuxième grand sommet de la terre à Rio avait également donné naissance à une nouvelle vague de fondation des ONG surtout cette fois-ci au Sud concernant la protection de l’environnement.

Étude de cas : Greenpeace 
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Greenpeace est né dans cet esprit de la prise de conscience, voyage sur la lune, conférence sur la biosphère en 1968 organisée par l’UNESCO, Torrey Canyon, le désastre pétrolier, etc. Rachel Carlson, toutes ces inclusions-là ont inspiré certains activistes canadiens qui aiment la nature a fondé Greenpeace. Le terme est assez parlant parce qu’il y a l’idée vert ici et la paix. Et donc, Greenpeace est une expression très symbolique et emblématique d’une fusion entre la mauvaise conscience écologique et la conscience antinucléaire.

Les premières manifestations organisées par Greenpeace concernaient justement les essais nucléaires qui ont commencé par être interdits à partir de 1963, mais seulement et uniquement pour les États qui avaient adhéré à la convention. De plus, le traité pour le bannissement partiel des essais nucléaires n’interdisait pas tous les types d’essais nucléaires. Les essais souterrains étaient toujours prémisses et les États-Unis par exemple s’engageaient dans l’organisation des essais nucléaires souterrains encore à cette époque.

Donc, il y a eu organisé par Greenpeace Canada des essais nucléaires américains qui étaient prévus ou qui étaient tenus souterrains au large de l’Alaska. Ensuite des manifestations contre les essais français nucléaires sur l’atoll Mururoa donc c’est la Polynésie française dans le pacifique. C’était plutôt le hasard qui faisait que Greenpeace Canada était tout d’un coup présente dans les eaux pacifiques et c’était parce qu’un homme aventurier, David McTaggert, qui après quelques années d’expériences professionnelles et comme entrepreneur avait pris son bateau pour faire un voyage autour du monde et il s’est atterri en Nouvelle-Zélande et en Australie, il a lu dans la presse qu’un groupe des activistes qui s’appelle Greenpeace cherche un bateau pour protester contre les essais nucléaires et donc il a contacté Greenpeace, il a mis à disposition pas seulement son bateau, mais il a intégré ce groupe. Par conséquent, il a voilé avec son bateau dans la zone des essais nucléaires autour de l’atoll Mururoa, il a été attaqué à plusieurs reprises. En fait, il est revenu n’est-ce pas après une première mission et il a été même blessé et mis en prison pendant quelques jours par le gouvernement français du à ses protestations avec quand même le succès secondaire ou accessoire quelques années plus tard en 1987 donc la France avait annoncé le stop des essais atmosphérique parce que la France n’avait pas encore adhéré au traité sur le bannissement partiel sur les tests nucléaires.

McTaggert c’était par la suite établie comme par le hasard en France, parce qu’évidemment la France c’était son adversaire d’une certaine manière, il s’établit à Paris, il a, disons inspiré la fondation d’autres groupes de Greenpeace en Europe puis il a créé un réseau et finalement en 1979, il a fondé Greenpeace international comme réseau, un bureau central ou bureau international d’un réseau des associations Greenpeace. Greenpeace est devenue fameuse carrément entre autres à cause des activités organisées autour de McTaggert, mais surtout à cause de l’affaire Rainbow Warrior, un bateau de Greenpeace qui en protestant de nouveau, en tentant de nouveau de protester contre les essais nucléaires français toujours dans le pacifique, mais cette fois plus des tests atmosphériques, le Rainbow Warrior a été fait explosé par les services secrets français et un homme avait trouvé la mort lors de cet incident. Finalement, le journalisme investigative a fourni des preuves que c’est probable que c’était les services secrets français ou les services de renseignements militaires français. Finalement, le gouvernement français l’avait avoué, le président Mitterrand a pris la responsabilité pour cet acte de violence et Greenpeace avait déménagé ses quartiers généraux à Amsterdam, elle a porté plainte évidemment en France, elle a gagné cause et elle a reçu une indemnité.

Alors, les activités de Greenpeace comme ONG se distinguent par un certain caractère sensationnaliste et vraiment activiste, une sorte d’activisme médiatisé. Donc, souvent, Greenpeace proteste en bateau ou monte un tour très haut pour enlever un drapeau. Donc, ont créé des actions, on fait des actions qui peuvent apparaître sur la une de la presse. C’est là le but et c’est là aussi en partie le succès de Greenpeace. Faire la une de la presse à cause d’actions un peu sensationnalistes. Régulièrement ça ne suffit pas pour retenir l’attention du public. Il fallait aussi disons promouvoir l’action dans un sens écologique, collecter des informations, il fallait se professionnaliser, avoir des bases solides scientifiques avant de faire campagne et Greenpeace a profité par la suite très rapidement à partir des années 1980 comme d’autres ONG de la mise en place de l’internet lors de la révolution informatique pour disons accroitre ses activités de fund raising, pour accueillir plus de membres, etc.

Donc, Greenpeace a lutté pour l’adoption des normes, c’est aussi une activité, elle a commencé à se lancer sur le terrain. Par exemple contre les essais nucléaires, pour le développement durable, pour la protection de la couche d’ozone et pour le climat. Comme Amnesty International, Greenpeace a structuré ses activités souvent autour des campagnes qui ont été conduites pendant une année, deux ans ou trois ans ou si nécessaire jusqu’au succès final. Donc, elle a organisé par exemple pour la préservation des forêts tropicales, une campagne pour les baleines et là elle a réussi aussi à bannir la pèche commerciale lors d’une convention adoptée en 1982. De nouveau ce n’est pas elle seule, mais c’est aussi l’UICN, d’autres ONG qui ont œuvré en faveur de la fin de la chasse aux baleines. Elle a organisé une campagne contre les déchets radioactifs laissés sur mer. Elle a protesté contre la tentative de Shell de couler une plateforme pétrolière en 1995 et elle là finalement Shell s’est plié dû à cette campagne. Et elle a été très engagé ces dernières années dans une campagne contre la surpêche dans les océans et propose d’interdire carrément la pèche dans 40% de la surface des océans pour permettre la recréation des espèces en danger.

Il y a eu aussi des critiques contre Greenpeace. Par exemple, il y a eu un scandale au cours des années 1990 par rapport à son bilan non audité et à la découverte des caisses noirs. En fait, David McTaggert s’est retiré en Italie et il a commencé à planter des olives biologiques bien entendu, mais il a acheté un grand terrain, il s’est enrichi un peu. Donc, cela fait partie des problèmes parfois des ONG qui ont parfois beaucoup de succès lorsqu’il y a beaucoup d’argent, on ne sait plus quoi faire, on le met dans des poches. Donc, Greenpeace a été obligée de restructurer ses finances, d’adopter des procédures plus transparentes. Une autre critique lancée contre Greenpeace a été qu’elle avait diffusé de fausses informations sur le réchauffement climatique. Il y a eu une certaine dramatisation même selon d’autres experts scientifiques pro environnement. Donc, Greenpeace a été obligée de professionnaliser son service de recherche. Donc, dans ce domaine de la protection de l’environnement et de la nature, la recherche biologique et géographique et géologique est très importante donc on ne peut pas faire sans expertise scientifique véritable.

Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

Nous avons distingué plusieurs courants environnementaux. D’abord le protectionnisme en faveur de la nature traditionnelle et romantisante. C’est-à-dire, les romantiques comme Paul Sarasin, ils voulaient juste créer un parc national limité pour que les espèces puissent vivre tranquillement sans être disons influencé par les activités humaines dans un cadre très restreint. Cela c’est très peu d’une certaine manière.

Le conservationnisme est la tendance à disons traiter la nature plutôt d’une manière instrumentale. C’est assez typique pour les gouvernements ou pour les organisations intergouvernementales, c’est-à-dire gérer l’environnement, gérer les ressources, c’est-à-dire optimiser l’utilisation, maximiser l’utilisation durable, c’est-à-dire ce qui permis sur la longue durée.

Le tournant écologique touche vraiment ce moment où on dépasse la séparions entre l’homme et la nature et où on admet que l’homme fait partie intégrale des écosystèmes qu’il habite et qui influence ses activités et dont il dépend en fin de compte, il dépend des écosystèmes, cela est la réalisation, la prise de conscience promeut par des organisations écologiques ou des organisations hybridées comme l’UICM ou des ONG comme Greenpeace, Friends of Earth, WWF.

Donc, ce qu’on peut dire est que ces ONG ont joué un rôle crucial pour rendre consciente l’opinion publique, pour mettre sur l’agenda politique ces questions environnementales. Ils ont organisé des actions, ils ont par la suite promu des protections des normes pour la protection de la nature, pour le protocole de Montréal ou la convention supprimant la traite des espèces en danger, la traite internationale au moins. Même si certaines actions de Greenpeace sont sur une liste il paraît que ces ONG on réussit à exercer une influence sur l’agenda politique et sur la conscience des hommes et des femmes.

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]