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Les Nations dans la Première Guerre Mondiale

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La guerre, fruit du nationalisme avant 1914[edit | edit source]

C’est un moment clé dans l’histoire européenne,cela inaugure d’une certaine manière la période d’exacerbation des nationalismes en Europe, période d’exacerbation qui n’est toujours pas véritablement terminée mais dont une des dernières étapes serait la guerre deBosnie et les accords de Dayton de 1995.

La première Guerre Mondiale est une guerre mondiale comme l’indique son nom, mais elle se déroule surtout sur le territoireEuropéen. De plus, elle se déroule sur le front occidental, mais aussi le front oriental de l’Europe. C’est une guerre qui est très meurtrière (on voit le Bilan)

La première guerre mondiale : un bilan

  • Environ 10 millions de morts
  • Env. 20 millions de blessés
  • 1919: 100 millions d’Européens souffrent de famine
  • France = 11 % de la population active a disparu (1 ouvrier sur 10)

= 700 000orphelins = 600 000veuves de guerre = 62 000 km de routes et 5500 km de voies ferrées détruites

C’est une guerre très meurtrière comme les chiffres l’indiquent. La population active est décimée et des dégâts matériels extrêmement importants. Bref c’est une guerre qui a commencé le 20ème siècles sous des hospices extrêmement noirs.

Le but de ce cours n’est pas de faire l’histoire de la guerre de 1914-1918 mais de montrer en quoi cette guerre a été un moment décisif dans l’affirmation du nationalisme :en quoi elle résulte du nationalisme et en quoi elle a contribué à renforcer le nationalisme ou à en souligner les limites. C’est à partir de la guerre de 14-18 que l’on peut commencer à comprendre l’histoire des minorités. C’est un moment matriciel autour de ces thématiques du 20ème siècle.

LE DEVELOPPEMENT DU NATIONALISME A LA FIN DU XIXème SCIECLE[edit | edit source]

On va voir comment dans un premier temps onpeut voir la Grande Guerre comme un fruit du nationalisme, tout à la foisfruit, accélérateur et produit.

Il faut faire une différence entre les mouvements nationalistes d’une part(qui sont des mouvements organisé ou pas) et les nationalismes d’état.


Les mouvements nationalistes[edit | edit source]

  • Naissance de véritables courants politiques autonomes des partis nationalistes.
  • Tous les groupements nationalistes de l’époque sont xénophobes (souvent sous une forme raciste), antisémites(pogromes en Europe centrale dans les 20 dernières années du siècle) etant idémocratiques.

On avait parlé dans le premier cours de deuxsortes de définitions de la nation : une définition ouverte, libérale etl’autre fermée.

Clairement les mouvements nationalistes dont ils’agit ici mobilisent une définition de la nation fermée. Le nationalisme passeà droite dans le dernier tiers du 19ème siècle, c’est cenationalisme-là dont il est ici question.

Ce nationalisme se développe à la fin du 19èmepour deux raisons :

  • soit parce qu’il y a le sentimentde l’imminence d’un danger extérieur dans certain pays.

C’est lecas du nationalisme Français après l’abdication de Napoléon III et à l’issu de la défaite de 1871 contre les Prussiens : Les nationalistes français développent un nationalisme clairement dirigé contre l’Allemagne, pays dangereux pour la France et les français. En Italie, on a un nationalisme du même type fondé sur la défaite italienne à la bataille d’Adoua en 1896, face à l’Ethiopie (dix ans de guerre italo-éthiopienne).

  • la deuxième raison de ce nationalisme de droite peut sedévelopper ; c’est le développementde problèmes sociaux-économiques qui fragilisent certains groupes sociaux.

C’est lecas en Allemagne où ce que l’onnomme « la crise de fondation de l’empire » dans les années 1870 –c’est une assez grosse crise économique dont le point culminant est en1874-1875 - fragilise les artisans et les petits commerçants. Ce sonteux qui vont alimenter le nationalisme, les mouvements nationalistes allemands.C’est à ce moment-là que ce sont développés des partis antisémites (les deuxvont de paire). C’est lamême chose en Autriche, on a unecrise économique dans les années 1890 qui va alimenter le développement demouvement nationaliste dans la population. Encore une fois cela touche lespetits commerçants et les artisans notamment, c'est-à-dire toutes lescatégories sociales qui se sentent particulièrement menacées de déclassementsocial, du fait de la modernité, de l’industrialisation et des crises qu’ellesproduisent chez ces groupes, qui vont donc alimenter ces mouvementsnationalistes.

Le nationalisme peut être un sentiment diffus,mais il donne naissance à de véritable courants ou partis politiquesnationalistes. Tous les nationalistes de l’époque partagent unmême socle de valeurs : ils sont généralement antiparlementaires,xénophobes et antisémites avec éventuellement des déchainements de violencecontre les populations juives (c’est particulièrement vrai dans l’Est del’Europe, mais également en Angleterre).

Ce nationalisme extrême peut être dirigé contrel’Etat qui est jugé incapable de faire face aux ennemis extérieurs (lesétrangers) et aux ennemis intérieurs (les étrangers installé sur le territoirenational en particulier). C’est donc un nationalisme souvent contestataire ;il conteste la capacité de l’Etat à gérer les intérêts de la nation.

En Allemagne ce nationalisme contestataireva conduire à une surenchère nationaliste de la part de l’Etat, car c’est unEtat-Nation relativement fragile encore à l’époque ; cela va vraimentemmener le gouvernement à une véritable surenchère nationaliste. En France et en Angleterre, les mouvements nationalistes vont vraiment se situer dansl’opposition.

Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un nationalisme d’Etat !

Le nationalisme d’Etat[edit | edit source]

  • En France esprit de revanche : 1882 bataillons scolaires

Cependant il existe un nationalisme d’état, un nationalisme organisé d’une certaine manière par l’Etat.

Il peut également prendre des formes diverses,et cela s’inscrit sur la manière dont l’Etat est un des vecteurs de laconstruction nationale (c’est l’Etat qui nationalise la population : cours1 ou 2). Dans les moments de développement dunationalisme, l’Etat développe de manière encore plus forte ses outils denationalisation.

Un de ces moyen de développer le nationalismequi est aux mains de l’Etat, en tout cas pour la France (pas dans tous les pays), c’est l’école. Cela devient uninstrument très fort de nationalisation de la population et même un instrumentde propagande nationale pour le coup ; on prépare/forme les élèves même àla guerre.

Dans l’école de Jules Ferry (l’école Françaiseà partir de la fin des années 1880), il y a toute une propagande derécupération des provinces d’Alsace-Moselle annexées par le Reich allemand deGuillaume Ier, en 1871. Et puis, il y a même la préparation des élèves à laguerre cela va même la constitution de bataillons scolaires (qui était faitpour éduquer les jeunes garçons à la guerre). Ces bataillons scolaire sont unpeu un projet anecdotique car ils n’ont pas tellement marchés, néanmoins ilsont été mis en place pour une période relativement courte.

  • En Allemagne importance de l’armée : fondation des ligues navales (Flottenvereine). Largement soutenuespar le gouvernement, les ligues regroupent près de 1,2 millions de membres à laveille de la guerre de 1914.

En Allemagne,le nationalisme d’Etat prend la forme du militarisme. La place du militaire et unedes différences entre l’Allemagne et la France (en France le développement dunationalisme ne s’inscrit pas forcément dans le développement de l’armée).

En Allemagne, l’armée, qui est un corps trèsparticulier du fait de la tradition militaire prussienne, est renforcée par cenationalisme d’Etat (le nationalisme d’Etat renforce la position desmilitaires). D’abord ça prend une forme symbolique ; lefait que les hommes politique allemand Bismarck (qui n’a pratiquement jamaisfait la guerre contrairement à l’image qu’il donne) et Guillaume II (avec unbras pratiquement immobilisé) se représentaient presque toujours en uniformemilitaire.

Bismarck,chancelier jusqu’en 1890, est souvent représenté avec un double sabre et estjoue un rôle très important dans la construction nationale allemande.

Dans les années 1890, au moment ou on a un développement très fort du nationalisme d’Etat en Allemagne, ce nationalismes’appui sur une propagande en faveur du développement de la flotte militaire allemande qui va constituer un élément important de ce nationalisme belliciste. Cela se cristallise autour de la flotte militaire car cette dernière est le symbole par lequel l’empire allemand entreprend une sorte de concurrence avec l’Angleterre coloniale. A travers la flotte, il y a donc le symbole du rayonnement de l’Allemagne dans le monde. La propagande en faveur de cette flotte qui permet le développement de la puissance allemande mondiale –la flotte est un instrument de la Weltpolitik de Guillaume II - a été très largement soutenu par la constitution d’une opinion publique favorable qui bien sûr est elle-même soutenue par les militaires. Ces Flottenvereine (association en faveur de la flotte) comptent 1,2 millions de membre à la veille de la guerre de 14. Il y a donc une organisation par l’Etat, en tout cas par un segment de l’appareil de l’Etat d’une opinion publique nationaliste. Attention, il ne s’agit plus ici de nationalisation de la population, mais c’est un phénomène de développement d’une opinion publique nationaliste, avec un nationalisme agressif ; Ce n’est plus seulement « je suis un allemand », mais on transforme les gens en personnes favorables à une politique expansionnisme allemande. On passe à un niveau supérieur.

Tout cela évidement– et c’est le second temps- alimente de fortes tensions internationales.

LES TENSIONS INTERNATIONALES[edit | edit source]

Tout cela évidement– et c’est le second temps- alimente de fortes tensions internationales; chezcertains pays - ceux qui se sentent les moins puissants à l’intérieur deséquilibres politiques européens – cela encourage une politique ou une vision desoi et même une pratique expansionniste dans le monde On va prendre comme exemple l’Allemagne etl’Italie qui sont les deux pays ayant le plus clairement affiché cette volontéexpansionniste.


La Weltpolitik Allemande[edit | edit source]

  • Crises marocaines de 1906 et 1911
  • Plan Schlieffen adopté en 1905

Pour l’Allemagne, on parle de Weltpolitik ;la politique mondiale ou mondialiste. Cela se manifeste par une politique étrangère allemande,qui relève alors du domaine du kaiser Guillaume II, une politique étrangèredonc qui est une politique d’affirmation de la grandeur de l’Allemagne.

Cela se marque par l’attitude : par le fait que les diplomates allemands parlent avec une très grande agressivité verbale ce qui ne correspond pas aux habitudes diplomatiques européennes. Ils manifestent leur volonté de puissance avec des discours tonitruants et des interruptions intempestives qui d’ailleurs se calque très largement sur les attitudes (déclarations tonitruantes) de l’empereur Guillaume II, lui-même. Leurs attitudes très agressives sont corroboré par un certain nombre de pratique sont également très agressives, comme la construction de la flotte qui est clairement dirigée contre la Grande Bretagne.

Il y a également le fait de mener une politiquemondiale en termes de relations diplomatique (rappelle-toi la technique dupavé dans la mare, avec le Maroc en 1905) menée vers l’agression et pas tournéevers la protection de soi. Les allemands abandonnent le traité deréassurance avec la Russie dans les années 1890, l’Allemagne est donc isolée aucœur de l’Europe. L’Etat-major sait très bien que s’il y a une guerre, elle semènera sur deux fronts.

Ceci alimente un sentiment d’encerclement quiconduit à l’adoption du plan Schlieffenen 1905, déjà discuté à la fin du 19ème siècle. Ce plan (et c’est d’ailleurs comme cela que vase passer la 1 Guerre-Mondiale et d’ailleurs la 2 Guerre-Mondiale aussi) quiavait comme objectif de remporter une victoire décisive contre la France, avantde retourner les forces vers l’Est. Pour ce faire, l’idée était d’éviter leslignes fortifiées française de l’est de la France et de lancer l’armée allemande dans un pays neutre, à savoir la Belgique.

C’est une politique allemande très clairement tournée vers l’expansionnisme, cela sera la même chose pour l’Italie. Cela ne veut pas dire que les autres pays n’en ont pas une également (on prend ces deux exemples car se sont les plus évidents).

L’Italie et la guerre de Lybie (1911-1912)[edit | edit source]

  • En septembre 1911 le président du conseil Giovanni Giolitti (1842-1928) décida laguerre contre la Turquie: 100 000 hommes furent débarqués
  • Le 15 octobre 1912, par le traité de Lausanne, la Turquie reconnaissait lasouveraineté italienne sur la Cyrénaïque et la Tripolitaine, les deux provinceslibyennes.
  • Les écrivains Gabriele d’Annunzio (1863-1938) et Enrico Corradini (1865-1931), célébrèrent l'événement.

La guerre de Libye de 1911-1912 montre lavanité et la volonté expansionniste Italienne envers la population de ces pays.Cette guerre de Libye est un grand moment du nationalisme italien. [A l’époquela Lybie est encore sous domination ottomane.]

Ces provinces en verts (La Libye italienne) étaientottomanes, avant d’être italiennes. La Lybie depuis la fin du 19èmesiècle, est très pénétrée économiquement par l’Italie, en particulier sousl’impulsion de la finance catholique, la Banco di Roma. La présence italienne se renforce avec le temps.Une campagne de pressese développe parallèlement favorable à l’intervention. L’Italie voulait renforcer ses intérêts économiques etdécide de passer à la guerre en 1911. 100'000 hommes sont débarqués, l’Empire Ottoman étant très faible, l’Italie remporte la victoire.

Le traité de Lausanne de 1912 met fin à la guerre. Symboliquement, c’est une victoire italienne (ils obtiennent la Libye)mais en réalité les italiens ont eu une très grande difficulté à pacifier ce territoire (ils n’y parviendront jamais vraiment).

Ils n’ont jamais réussi à gouverner correctement ces territoires, c’est un gain politique faible et au niveau des gains sociaux-économiques, c’est également très faibles car contrairement à ce qu’ils avaient prévu, il y a très peu de population, ils voulaient faire des colonies de peuplement, mais en réalité, il n’y a pas d’implantation massive de colons italiens ; or le but était de résoudre dans les colonies les problèmes sociaux italiens.

Symboliquement c’est un succès, mais concrètement c’est un semi-échec, cela ne satisfait pas les populations.

PROLEGOMENES :LES GUERRES BALKANIQUE 1912-1912[edit | edit source]

C’est dans ce contexte que se mettent en place à l’Est les prolégomènes (les devants,les avants) de la 1 Guerre-Mondiale. Ces prolégomènes, ce sont les guerres balkaniques. La première guerre mondiale commence donc à l’Est. Ces guerres des Balkans annoncent les caractéristiques de la première guerre mondiale : des guerres ou la question ethnique va jouer un très grand rôle, ce sont des guerres nationales, et très brutales.

Les guerres balkaniques sont un grand moment de violence et d’affirmation des nationalismes indigène sur une base ethnique.

Deux guerres[edit | edit source]

  • Première guerre balkanique de 1912 octobre-mai 1913
  • Il s’agit essentiellement de la guerre de trois pays : la Serbie, la Bulgarie et la Grèce dans le but de chasser les Ottomans des Balkans
  • Seconde guerre balkanique de juin-juillet 1913 (deux mois) pour le partage des terres conquises sur l’Empire ottoman
  • Défaite de la Bulgarie devant coalition Grèce, Serbie à laquelle se joint la Roumanie. Conférence de Bucarest le 10 août 1913 et partage Macédoine.

Il y deux guerres balkaniques :

  1. La première guerre balkanique date de 1912 est une guerre qui a pour fonction de chasser les ottomans de l’Europe.

Cette guerre est le fruit d’une coalition entre trois Etats-nation récents : la Grèce (1831), la Serbie (1878) et la Bulgarie (1878).

  1. La Deuxième est déclenchée du fait que ces trois puissances ne sont pas en accord sur le partage de la Macédoine essentiellement(sur les territoires en général laissé par les ottomans). Il y a une coalitionles serbes, les grecs et les roumains qui n’étaient pas dans la première guerrebalkanique contre la Bulgarie.

Cette coalition conduit à la défaite de la Bulgarie. Au final il y a un nouveau dessin des frontière dans lequel, la Grèce récupère un gros territoire, la Serbie encore plus important, en revanche la Bulgarie a récupéré une très petit partie de la Macédoine (qu’ils revendiquent aujourd’hui).

Et leurs conséquences[edit | edit source]

  • Epurations ethniques d’ampleur (voir le rapport de la commission Carnegie de l’été 1913).
  • PGM est directement issue des guerres balkaniques par l’attentat de Sarajevo 28 juin 1914

Le dessin des frontières en 1913,des frontières dessinée pas seulement avec les pays belligérant, mais sous la surveillance des grandes puissances occidentale (cette parité de l’Europe fut façonner par les intérêts économique des puissances de l’ouest)

Plus largement, c’est une guerre féroce qui aimpliquée de manière importante les civils, elle a été menée sur baseethnique ; les armées ont déclaré la guerre non seulement aux armées enface, mais aussi aux groupes ethniques qui leurs apparaissaient être comme desennemis. L’armée Serbes avait l’ordre de massacrer tous les bulgares, pas juste l’armée : on a un prolongement deces guerres ethniques avec la guerre de Bosnie et la guerre du Kosovo)

Ces guerres ethniques produisent dans cette régions, sur les débris de cette Empire ottoman multiculturelle d’une part les Etats-Nations et d’autre part la question des minorités ;puisque en fait, il y a des groupes ethnique qui sont constitué, en ennemi au principe que ces groupes serait des corps étranger à l’intérieur d’un ensemble plus vaste dans lequel ils seraient des étrangers finalement. è L adestruction de l’Empire ottoman produit via le nationalisme le mécanisme detransformation de groupes en minorités nationales (qui sont pourchassé etconsidéré comme ennemi à l’intérieur du territoire).

LE NATIONALISME COMME IDÉOLOGIE[edit | edit source]

Dans le même temps, les guerres balkaniques etsurtout la seconde guerre balkanique avec toutes les annexions qui enrésultent ; permettent de multiplier toute ces minorités nationales. Ces groupes-là, qui sont annexer du fait de laseconde guerre balkanique vont être ensuite constitué - dans cette conceptionethnique de la nation- en minorités nationale. Dans ces partages territoriaux, il y a uncertain nombre de pays qui vont se sentir mal traité, comme la Bulgarie, ce quinourrit les irrédentismes (volonté de récupérer les territoires qui devraientnous appartenir).

Les guerres balkaniques sont intéressantes carelles posent pour la première fois de manière claire la question de savoir cequi se passe avec des populations mélangés et que l’on crée des Etats-nations,quand ces derniers se font la guerre et quand il faut répartir les populationssur un territoire ou un autre : il sepasse des choses qui pour les populations ne sont en générale pas trèsagréable.

Au résultat, les mécanismes d’épurationethnique et les tensions ethniques apparaissent avec les revendicationsnationales. L’Assassinat de François-Ferdinand du 28 juin1914 (très bien raconté sur wikipedia) a lieu justement dans cette région. C’est sur une revendication nationaliste, desserbes, revendication développé pendant les guerres balkaniques, qu’il fautcomprendre cet attentat de Sarajevo. On entre donc dans ce qu’on appelle laGrande Guerre patriotique.

LA « GRANDE GUERRE PATRIOTIQUE »[edit | edit source]

Les historiens de lapremière Guerre-Mondiale sontextrêmement divisés. L’historiographie :

  • il y a un courant historiographique qui a voulu voir dans la Grande Guerre et dans facilité de mobilisation de lapopulation dans les différent pays d’Europe – mais surtout en Europeoccidentale - une réussite de la nationalisation de la population.
  • Il y a des contestations de la guerre au front. Le débat entre les historiens porte sur le consentement. Les gens se sont engagés volontairement, dans l’idée de défendre la patrie ou le consentement a-t-il été arraché ?

Les gens contre cette interprétation nationaliste de la guerre disent : ce consentement s’est fait sous pression, du groupe des pères par exemple. En gros il n’y a pas de libre-arbitre,

« L’UNION SACREE »[edit | edit source]

Tout un couranthistoriographique voit dans facilité dela mobilisation dans les pays d’Europe (surtout Europe occidentale) untémoignage de la réussite de l’inculcation du sentiment national.

A l’issue de l’attentat de Sarajevo, on entredans la Grande guerre patriotique, c’est comme telle qu’elle est vendue par lesgouvernements. C’est aussi la première guerre pour laquelle les gens, les soldatsont été mobilisés nationalement et en s’y rendant C’est la premièreguerre où les populations sont mobilisées en masse dans le cadre del’Etat-Nation pour partir à la guerre. C’est la première guerre organisée parl’Etat-Nation sous la forme d’une mobilisation des populations. Cette mobilisationest faite avec l’idée que l’on va servir sa patrie. Le fait que cettemobilisation ait marchée ; le fait que les gens soient allé se battre seraitla preuve que les gens avaient complètement intériorisé leur appartenancenationale, elle passait avant tout.

La première guerremondiale c’est le signe de la réussite du processus de nationalisation de lapopulation. Ceci est l’interprétation de tout ce courant historique.

Il y a eu fonctionnement de la nationalisationdes sociétés : IL disent que cela semanifeste par la réalisation de l’unionsacrée qui est un moment de constitution de cet unanimisme national ;un moment ou les gens partent pour se battre et se réalisent dans l’idée desauvegarder le territoire national ou de récupérer le territoire national dansle cas français ( avec l’Alsace-Moselle).

Laguerre se fait donc au nom d’une logique nationaliste, au nom de la logique dela protection nationale. Cela a permis dedépasser dans un premier temps les antagonismes politiques (de droits et degauches) et sociaux (il y avait des bourgeois et des paysans) Ces gens seréunissait dans l’union sacrée : le fait de se battre pour sa patrie. C’est le moment de triomphe du processus denationalisation.

  • Cela se manifeste par l’unanimisme politique
  • Une mobilisation combattante

Un animisme politique[edit | edit source]

  • France : Jaurès pacifiste socialiste français assassiné le 30 juillet 1914
  • Les crédits militaires sont votés à l‘unanimité le 4 août 1914 et les différents courants socialistes se rallient à la guerre dans le courant du mois d’août.
  • En Allemagne certains socialistes défendent“ la théorie de la compensation : Gustav Noske, en 1907, dans un discours au Reichstag, il apporte, au nom du Parti, son soutien au gouvernement en cas de guerre. Mais l’extrême gauche du parti social-démocrate,autour de Rosa Luxembourg est fidèle à l’internationalisme.

Cela se manifeste par l’unanimisme politique, avec le fait que généralement dans tout les paystous les partis au Parlement ont voté les crédits de guerre, et donc en faveurde la guerre. D’autant plus que les courants pacifistes ont généralement ététrès secoués.

Jean Jaurès, par exemple, chef du mouvement socialistefrançais, fait encore en juillet 1914 un meeting contre la guerre. Sonmouvement considérait que la guerre n’était pas une guerre nationale, maisétait une guerre qui allait se faire au nom des intérêts économiques d’unepartie de la population. Il sera assassiné le 30 juillet 1914, c’est le dernierrempart pacifiste qui saute.

En Allemagne, il y aaussi un courant pacifiste, avec Rosa Luxembourg notamment, on la voit dans uneréunion pacifiste sur la photo.

Néanmoins en juilletet août 1914, tous les partis socialistes -les partis les plus à gauche- votentpour les crédits de guerre ; il y a donc une unanimité parlementaire pourla guerre. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de pacifistes au sein mêmedes partis. En fait dans ces partis, il se maintient un courant pacifisterelativement fort.

La mobilisation combattante et ses limites[edit | edit source]

  • En GB engagement volontaire d’un million d’hommes en 1914 et 3 millions en 1915 (pasde conscription obligatoire en GB)
  • En Allemagne il s’agit d’environ un million de personnes (jeunes pour laplupart)

La deuxième chose,est qu’il y a une mobilisation combattante qui se fait sans beaucoup dedifficultés. Cela se fait sans problème. Non seulement onparvient à mobiliser les populations, mais on note un fort engagementvolontaire, en Grand Bretagne car il n’y pas de conscription obligatoire avant1916 (3 millions de personnes) et en Allemagne.

Néanmoins ons’aperçoit qu’en fait, il y a un certain nombre d’endroit où les départs sesont faits dans les larmes, dans les campagnes et les quartiers les pluspopulaires notamment ; les paysans laissaient leurs champs et cela poseproblème. L’enthousiasme étaitplus présent dans les classes bourgeoises ou cultivées. D’ailleursl’enthousiasme a été de courte durée.

Autres formes de la mobilisation[edit | edit source]

  • En Allemagne la loi du 2 décembre 1916, sur le service civil (Hilfsdienstgesetz) introduit unservice du travail obligatoire pour tous les hommes valides entre 17 et 60 ans.

Les autres formes demobilisation, c’est la mobilisationéconomique, c’est la mobilisation de l’arrière. Il faut que lespopulations de l’arrière soutiennent l’effort de guerre, dans tout les pays onva mobiliser les ouvriers notamment.

En Allemagne, c’estlà où s’est allé le plus loin avec la loi du 2 décembre 1916 sur le servicecivil (Hilfsdienstgesetz) qui introduit un service du travail obligatoire pourtous les hommes valides entre 17 et 60 ans ; c'est-à-dire que ceux qui nesont pas mobilisés, sont obligés de travailler dans le cadre des industries pourcontribuer à l’effort de guerre (produire des armes de guerres).

Il faut par ailleurss’assurer de la loyauté de cette main d’œuvre. A cette égard, dans tous lespays d’Europe en tout les cas jusqu’en 1916, les Etat ont trouvé dans lessyndicats des alliées, ces derniers ont joué un rôle de stabilisation- ils ontcontribué à faire accepter par la population l’idée qu’il fallait faire dessacrifices/efforts pendant la guerre. Les syndicats ontdemandé en échange, dans les grandes puissances en tout cas, de participer demanière plus forte aux décisions politiques. C’est à ce moment-là que lessyndicats ont pris une place plus importante dans les négociations, en tout casdans les politiques sociales. En 1919, la Fondation Internationale duTravail découle de cela, c’est une compensation que l’on donne aux syndicats. Les syndicatspermettent jusqu’en 1917 en tout cas, d’établir la paix sociale. C’est un desfondements de la poursuite de la guerre.

  • Allemagnel’Appel au monde de la culture (Aufruf an die Kulturwelt) publié le 4octobre 1914. Quatre-vingt-treize professeurs prestigieux y répondent à unappel des intellectuels occidentaux les pressant de se distancier desdestructions perpétrées contre des biens culturels comme la bibliothèque deLouvain ou la cathédrale de Reims.

Il y a également unemobilisation de la pensée (Aufrufan die Kulturwelt) : nombreux sont les intellectuels qui présentent la guerre comme unenécessité pour protéger la culture nationale. C’est l’idée que la guerre est uninstrument de protection d’un patrimoine national en cas d’échec. Cela a été très forten Allemagne avec les grands professeurs allemands. C’est donc un appel de 93professeurs allemands qui affirment que les destructions proférées par l’arméeallemande à la Cathédrale de Reims et à la bibliothèque de Louvain (Belgique), sonttotalement justifiées ; justifiée par la grandeur de la nation allemande.

  • EnAllemagne, 92 000 infirmières volontaires employées dans les hôpitauxmilitaires. Service social communal coordonné par le Service national desfemmes (National Frauendienst)qui est organisé par l’Association des femmes allemandes (Bund der deutschen Frauen)

Mobilisationdes femmes : Les femmes sont mobiliséessurtout comme infermière volontaire, employée dans les hôpitaux militaire. C’est surtout un service volontaire nonrémunéré, mais c’est un moment de professionnalisation pour les femmes ;c’est un moment par lequel les femmes accèdent à un certain nombre de métier.C’est là aussi que l’on a une professionnalisation du métier d’infermière. [NB :ce n’est pas à ce moment-là que les femmes se mettent à travailler, les femmesont toujours travaillé, dans les champs ou ailleurs et puis, dans le mondeindustrielle, une grande partie de l’industrialisation s’est faite grâce auxfemmes (elles travaillaient dans l’industrie du textile)].

Ce qui se passe durant la 1 Guerre Mondiale,c’est que les femmes se mettent à travailler dans des branches industrielles,dans certains secteurs dans lesquelles elles ne travaillaient pas :essentiellement l’industrie sidérurgique. On les y fait travailler, mais on ne les y forme pas car l’idée était de pouvoir les renvoyer aux textiles, il n’était pas question qu’elles prennent la place des hommes de manière définitive. Si on peut dire que les femmes gagnent quelque chose pendant la 1gm, c’est juste du point de vue de la reconnaissance de leurs compétences : et c’est essentiellement à travers la question des infirmières. Se mettent en place notamment des écoles d’infirmière qui permettent aux femmes de se former à des vrais métiers et pas simplement des infirmières volontaires.

è Toutes ces formes de mobilisation semblent donc avoir relativement bineréussi, quels ont été les instruments de cette mobilisation. Il ne faut pascroire que les gens sont partis comme cela, tout joyeux, il y a aussi eux desinstruments pour les y inciter.

INSTRUMENTS DE LA MOBILISATION COLLECTIVE[edit | edit source]

Guerre et Démocratie[edit | edit source]

En Allemagne avec guerre totale à partir de 1917 une sorte de dictature du quartier général appuyé sur l’empereur. Pendant la guerre, la démocratie est ralentie,dans tout les pays en guerre s’est posée la question de l’équilibre entre le fonctionnement du pouvoir civile (démocratie) et le fonctionnement du pouvoir militaire.

Pendant la guerre, de manière générale, on a un équilibre difficile entre pouvoir civil et pouvoir militaire. Dans tous les pays les élections sont suspendues, les parlements ne fonctionnent plus normalement. Le fonctionnement normale de la démocratie est paralysé ou largement ralentie.

En Allemagne en plus de cela s’établi à partirde 1917 une sorte de dictature ducartier générale. L’armée prend en charge certains domaines qui relevaient ducercle des ministres qui entouraient l’empereur. En règle générale, on notedans tout les pays – même s’ils ne jouent pas le même rôle que en Allemagne- onassiste donc à une sorte de bureaucratisation de la vie politique, c’est à direque l’administration prend le pouvoir, on a le développement de ministères trèstechniques ( avec des experts, armement, ravitaillement). La vie politique devient très technique, avantla première guerre la politique était fondée sur le débat d’idées et non pasl’expertise. La première guerre introduit la notion de compétence technique dansla vie politique et dans le fonctionnement de la démocratie Ainsi, la 1 guerre mondiale est aussi unlaboratoire de modification des équilibres démocratique.

Propagande et censure[edit | edit source]

  • La Première Guerre mondiale a fait un emploi intensif et sans précédent des médiaset de la propagande qui s’impose aux civils autant qu’aux militaires.
  • En Allemagne : A partir de 1916, l’Office du film et de l’image (Bild und Filmamt, BUFA) constitue uninstrument de propagande efficace, il deviendra le célèbre Office du film (UFA) d’où sont sorties les meilleuresproductions allemandes de l’après-guerre.

Pendant la 1 guerremondiale, les gouvernements on pour la première fois fait usage de manièreintensive des médias et de la propagandequi est dirigé vers les soldats et les populations civile.

C’est une propagandequi se fait particulièrement dans les pays ou le consentement de la populationparaissait plus faible : Italie, mais elle a été présente partout. De fait, on assistepour la première fois à de vrai politique de propagande : les gouvernementsprennent en charges un certain nombre de programmes qui sont des programmesdestinée à convaincre la population du bien-fondé de la guerre etc…

Il y a des pays qui développent de vrai agencesde propagande qui deviendront parfois de vraies agences de tournage de film. En Allemagne : A partir de 1916, l’Officedu film et de l’image (Bild und Filmamt,BUFA) constitue un instrument de propagande efficace, il deviendra lecélèbre Office du film (UFA) d’où sont sorties les meilleures productionsallemandes de l’après-guerre.

Il y a partout la censure, en Allemagne il y a un bureau de la censureparticulièrement sévère, toutes les lettres de soldats furent ouverte, enFrance, on censure également sur la presse écrite notamment. Il y a même eu de la censure en Angleterre,alors que les britanniques se considéraient comme très libéraux.

LE PATRIOTISME DES MINORITES[edit | edit source]

La guerre a aussiété un moment ou les minorités (=les groupes dominés) sont entrés dans lacommunauté nationale.

Ainsi, dans lesgrandes nations en guerre, les minorités religieuses, ethniques ont utilisé laguerre pour montrer leur loyauté vis-à-vis de la nation.

Dans les Etats-Nations[edit | edit source]

  • En France minorité protestante grand élan etaussi immigrés.
  • En All : les catholiques (rôle duZentrum et des évêques).
  • La Grande Guerre, est la première à laquelleles juifs prennent part en tant que citoyens égaux (émancipés) en 1871.
  • Le 1e député volontaire pour partir à laguerre est un Social démocrate juif Ludwig Frank mort devant Lunéville dèsseptembre 1914.
  • Ils sont plus de 10 000 à s’enrôlervolontairement et 2 000 juifs deviendront officiers durant le conflit.
  • Les industriels et banquiers juifs ;Walter Rathenau, Fritz Haber, Franz Oppenheimer occupent des positionsimportantes dans l’administration civile chargée d’organiser l’économie deguerre.
  • Sociauxdémocrates y voient aussi une possibilité d’intégration.

C’est vrai pour laminorité protestante en France, la minorité juive et catholique enAllemagne-> Alors que le Pape Benoît XV condamne la Première Guerre Mondiale,les évêques allemands ne la condamnent pas eux, car cela aurait été – dans leursituation minoritaire- se mettre au bandde la nation allemande.

On a également des groupes politiquement minoritaires, comme les sociaux-démocrates allemands, qui profitent de la guerre pour se faire reconnaitre. Le moment de la guerre a été un moment d’intégration des partis minoritaires qui sont marginalisé (la social-démocratie est très combattue par le gouvernement allemand).

On a un engagementtrès fort des minorités, cela marche aussi dans les empires multinationaux oùla guerre a été une sorte de « creusé » du multinationalisme.

Dans les Empires multinationaux[edit | edit source]

En Autriche Hongrie un corps d’officiers qui est vraiment le résultat dubrassage national de l’Empire, environ 50% seulement sont d’origine allemande

En Autriche-Hongrie,le corps des officiers est très brassé du point de vue des origines nationales (Seul 50% qui parlent allemand). Les régiments étaient également assez mélangés (bien que certain soient plus unifié ethniquement parlement), ce qui faisait dire aux officiers austro-hongrois qu’il n’y avait pas plus internationaliste qu’eux. L’armée austro-hongroise était une armée debrassage. Cela a relativement bien fonctionné jusqu’à un certain point. En revanche dans l’Empire russe cela a moins bien fonctionné.

LES LIMITESDE L’UNANISME DE GUERRE[edit | edit source]

AU FRONT[edit | edit source]

Il y a des limites à cet unanimisme de guerre. La réalité est complexe, il y a différentsphénomènes qui fonctionnent parallèlement. Il y a des contestations de laguerre au front. Le débat entre les historiens porte sur le consentement. Les gens se sont engagés volontairement,dans l’idée de défendre la patrie ou le consentement a-t-il été arraché ? Les gens contre cette interprétation nationalistede la guerre disent : ceconsentement s’est fait sous pression, du groupe des pères par exemple : professeurs…qui jouent un rôle important pour les adolescents. En gros il n’y a pas delibre-arbitre, il y a une trop forte pression exercée par le groupe pour quel’on puisse y résister. Il y a un moment donné en 1917 où cela abasculé dans l’autre sens, mais cela prend un certain temps.

Un certain nombre d’historiens italiens quid’ailleurs ont été beaucoup plus résistants à la mobilisation que les autres,disent que beaucoup d’italiens se sont faits encadrés par le catholicisme.C’est la pression de l’Eglise catholique qui les a encadrée, de même que c’estle protestantisme qui a encadré l’enrôlement des soldats allemands. L’Eglisejoue un rôle important dans l’enrôlement à ce moment.

Donc il y a quand même des pressions quis’exercent. La discipline militaire elle-même est unediscipline relativement forte, on n’a pas forcément la possibilité de dire,non, je ne vais pas me battre. Enréalité les historiens qui pensent que le consentement a été subi, insistentsur le fait que très tôt, il y a eu des défections dans l’armée et même desmalades psychiatriques. On s’est renducompte que rapidement, qu’il y en a eu très tôt et en très grand nombre. Cesdésordres psychiatriques seraient, selon ces historiens, l’expression de ceconsentement subi (position de contradiction intérieur).


Les limites de la communauté combattante[edit | edit source]

Le cas le mieux documenté est ladésertion d’un régiment de 2000 hommes du 28 régiment d’infanterie de Bohèmedevant les Russes en 1915 .Ce régiment était composépour l’essentiel d’ouvriers qui étaient affiliés à un parti pro-russe.

D’autres insistent sur le faitqu’il y a un certains nombre de défections : certains soldats, rapidementdécident de ne plus combattre et ils partent. Ceci est particulièrement dansles armées Austro-hongroise ou on a des régiments entiers qui font défection.

Il y a l’exemple connu du 28ème régimentd’infanterie de Bohême qui fait défection devant les russes en 1915. Certain ont ditc’est le signe du nationalisme tchèque qui se met en place et d’autres ont dit qu’il fallait avant toutaller voir qui composait ce régiment et on se rend compte qu’il était composépour l’essentiel d’ouvriers qui étaient affiliés au partis socialiste. Donc icion aurait soit la motivation « nationale » (les slaves refusent de sebattre contre les salves), soit une motivation sociale et politique- lessocialistes refusent de se battre contre les socialistes. Qu’est-ce qui l’a emporté,l’appartenance ethnique, le fait d’être slave ou l’appartenancepolitique ?

Clairement, en Russie, les questions nationalesont joué un rôle pour un certain nombre de groupes nationaux comme chez lesukrainiens par exemple, chez qui la mobilisation a été particulièrementdifficile et qui ont déserté en masse au moment des récoltes (c’était surtoutdes paysans et on voit qu’il n’était pas tant attaché par le nationalismerusse, étant donné qu’ils ont préféré récolter plutôt que de mourir pour lapatrie.

Ces désertions en masse, sont cependantégalement l’expression de la faible nationalisation de ces populations, donc,c’est vrai qu’il y a eu des défauts, soit des expressions de la souffrance psychiquesqui montre les défauts de nationalisation soit des déféctions. Cela représentedes chiffres relativement faibles, mais ils montrent qu’ils y a des prises deposition à l’encontre de cette thèse nationaliste ou propagande nationaliste.

Des mutineries aux révolutions[edit | edit source]

  • En Autriche désertions surtout parmi les soldats serbes (de Bosnie) dès 1915.
  • En France devant l’inutilité et l’atrocité des combats (grandes offensives1916-1917) les refus d’obéissance se multiplient en 1916 et surtout 1917 (21174 condamnations)
  • Les mutineries d’avril-mai 1917 (environ 40 0000 personnes) devant les offensivesmeurtrières et inutiles ont été très efficacement réprimés (554 peines de morts jugés une cinquantaineréellement exécutées)
  • En Allemagne, les désertions restent rares toutefois, (100 000 personnes au plus). Mais à partir de janvier1918, le nombre des soldats qui se constituent prisonniers sans combattres’accroît. Près d’un million de personnes.
  • Les premiers cas de fraternisation sur le front oriental ont lieu en 1915 et culminent à l’issue de la révolution russe.
  • En Allemagne La flotte, soumise à des conditions de vie particulièrement dures etencadrement particulièrement sévère et inégalitaire se mutine une fois en août 1917 à Wilhelmshaven puis de nouveau en octobre 1918

Il y a un autre phénomène les mutineries et les révolutions. Dans les mutineries, il y a clairement le signe de l’opposition à la guerre et l’opposition à la propagande nationaliste.

Le grand tournant, c’est en 1917. C’est à ce moment que dans les différentes armées il y a eu des mouvements de désertion et de rébellion contre la guerre de formes diverses. Cela s’exprime de manière différente selon les pays. Il y a une augmentation des refus d’obéissance en France dans les années 1916-1917, avec beaucoup de condamnations. On recense dans ces années-là, 21'174 condamnations pour refus d’obéissance.

Par ailleurs, plus encore que le refusd’obéissance, il y a les mutineries ; cela veut dire se rebeller etretourner ses armes contre les officiers. Ily en a 40'000 entre avril-mai 1917, c‘est un nombre relativement faible parrapport aux effectifs de l’armée, devant les offensives meurtrières et souventinutiles (sans gagner de terrain). Les conditions de vie dans ces tranchées étaientextrêmement difficiles. Les allemands n’ont que très peu changer de positionjusqu’en 1918, on eu le temps de s’organiser et de bétonner les tranchées, lesfrançais quant à eux ont souvent changé de positions et n’ont donc pas pubétonnée toutes leurs tranchées.

Les mutineries ont été sévèrement punies, avec 554 condamnations à mort dont une cinquantaine vraiment appliquées. En Allemagne où l’autorité militaire est encore plus forte et la contrainte plus intériorisée-étant donnée toute l’histoire allemande antérieure- les mutinerie sont été rares et les désobéissances aussi. Cependant –toujours en Allemagne-la guerres’est terminée dans la révolution. En fait la discipline militaire dans l’armée allemande, spécialement dans la flotte, était tellement forte (en particulier dans la flotte) que cela s’est terminé par la révolution de novembre 1918 (on voit les photos). La révolution de novembre 1918 naît dans l’armée allemande.Dire que la discipline dans l’armée allemande est sans reproche est donc faux.Ce sont des formes différentes du mécontentement et des revendications.

MAINTIEN ET RENFORCEMENT DES OPPOSITIONS SOCIALES[edit | edit source]

Ces mutineries expriment un sentiment delassitude par rapport à la guerre ; on n’en peu plus de combattre. Il y aaussi le sentiment de l’inégalité dans la guerre ; c’est particulièrement lecas des marins allemands qui sont véritablement opprimés par le commandement. L’élite militaire allemande est dominé par lesnobles en règle générale, les Junkers de Prusse par exemple (noble,propriétaire terrien). Ce ne sont pas des gens particulièrement chaleureux avecleurs inférieurs. C’est toute la tradition de l’ « Untertan »,la sujétion. On peut imaginer le mécanisme de répression que cela peut produiredans un espace réduit. Ce qui expliquepourquoi la révolution de novembre 1918 est née dans la flotte allemande.

Mais cette question d’opposition sociale estprésente dans toutes les armées, particulièrement forte dans l’armée russe etcomme par hasard, elle sera un des fermants de la Révolution de 1917 ;cette idée que l’on n’est pas tous traité de la même manière.

Ceci dit, en termes de mortalité – par exemple dans l’armée Française- les officiers sont proportionnellement plus mort au combat que les hommes de troupes. Cela veut dire qu’il n’est pas forcément vrai, dans toutes les armées que les officiers ont été plus protégés que les soldats.

La communauté nationale vole en éclats[edit | edit source]

  • Mouvement sociaux (grèves en particulier) se développent dans tous les pays (y compris les neutres grandes grèves aussi en Suisse).
  • Pic en 1917 à ce moment là le nombre de gréviste dépasse en GB, All, France celui de l’avant guerre.

Indépendamment de ces oppositions à l’intérieur de l’armée, il y a aussi des oppositions à l’intérieur de la communauté nationale qui se développent.

Dans tous les pays, les problèmes économico-sociales vont contribuer à fissurer la communauténationale. Les grèves sedéveloppent à partir de 1916 et connaissent un pic en 1917. En 1917, le nombre degrévistes, dépasse en France, Allemagne et Angleterre celui de 1913. Ces grèvessont souvent dans les files d’attentes devant les magasins vides que sedéveloppent les mouvements de revendication. On voit la photo des couturières en Grève à Paris en mai 1917. La guerre a renforcédes clivages sociaux qui existaient déjà comme entre ceux qui produisent etceux qui possèdent les moyens de production. Mais crée d’autre opposition entrela ville et la campagne par exemple ; car la ville dépend des livraisonsde la campagne. En Allemagne cela s’est fait de manière dramatique,par exemple, des urbains sont allés pillés des fermes pour se nourrir. Et les paysans se plaignent des prélèvements obligatoires sur leursrécoltes.

Il y a aussi desoppositions entre hommes et femmes ; effectivement les femmes ont étéemployées dans les industries de guerre, à la condition qu’elles ne soient pasformées pour ces postes et qu’elles soient moins bien payées que les hommes, defaçon à ce qu’ils retrouvent leur place à la fin de la guerre. Elles ont doncrevendiqué l’égalité de traitement. Cela a crée desoppositions à l’intérieur des firmes entre les femmes et les hommes. Leslogiques d’oppositions de genre est très importante, dans ce cas-là plus quel’opposition de classe, puisque dans ce cas, patrons et ouvrier masculins’entendent au sujet des femmes.

Les phénomènes de nationalisation des oppositions sociales[edit | edit source]

LES POLITIQUE D’EXCLUSION A L’EGARD DESETRANGERS ET DES MINAURITES[edit | edit source]

Il faut dire aussi que la guerre, n’a pas été contrairementà ce qu’on pourrait croire le moment d’inclusion de la communauté nationale. En fait, dan les Etats-nation, la guerrenourrit des ressentiments xénophobe à l’égard de ces propres ressortissants nationaux.


Un état d’esprit Xénophobe[edit | edit source]

  • En France les Alsaciens sont molesté car ils sont pris pour des Allds,
  • Id pour les Suisses alémaniques.

Les alsaciens en France sont considéré commeallemand, ils sont molestée, on leur jette des pierres. Il y a des dispositionslégales ségrégationnistes contre des gens qui ne sont pas considéré comme loyaux que l’on mette dans des camps, comme les polonais… on se méfie des étrangers, même s’ils ont la nationalité française.

En parallèle, on assiste en Allemagne au développement de l’antisémitisme,

Des dispositions légales ségrégationnistes[edit | edit source]

  • En France le 1° août 1914 tous les étrangers doivent quitter zones frontières,
  • Les ressortissants des pays ennemis sont contraint de partir sinon emprisonnement et camps
  • En Allemagne le ministre de la guerre organise le dénombrement des juifs au front et à l'arrière en octobre 1916).
  • Les résultats de ce dénombrement montrent engagement des juifs allemands dans la guerre : 1/6 population allemande engagée dans la guerre et 1/5 pour les juifs. Mais ils ne sont non publiés.

En France le 1° août 1914 tous les étrangers doivent quitter zones frontières, Les ressortissants des pays ennemis sont contraint de partir sinon emprisonnement et camps, il y aussi un projet de dénaturalisation, retirer la nationalité à des gens qui l’ont obtenue avant la première guerre (1912-1913) surtout des pays ennemis. C’est un nombre limité de personnes, néanmoins cela signifie bien le caractère totalement arbitraire de la nationalité.

Dans tous les pays, mais particulièrement en Allemagne, développement de l’antisémitisme. Celui-ci culmine en Allemagne avec le recensement du nombre des juifs engagés dans la guerre En Allemagne le ministre de la guerre organisele dénombrement des juifs au front et à l'arrière en octobre 1916). Lesrésultats de ce dénombrement non publié : 1/6 population dans guerre et 1/5 pourles juifs.

EPILOGUE ; de la neutralité au pacifisme[edit | edit source]

LE ROLE DES « NEUTRES »[edit | edit source]

- En 1916 ne subsistent plus comme puissancesneutres en Europe que les pays scandinaves (Suede, Norvège, Danemark), PB, Esp,Suisse.

LES PACIFISTES[edit | edit source]

  • Ecrivainfrançais et pacifiste Romain Rolland réfugiés en Suisse dès 1914 écritdifférents articles dans le Journal de Genève réunis en un volume« Au-dessus de la mêlée »,publié en 1915.
  • Conférencestenues en Suisse à l’invite du parti socialiste suisse en septembre 1915 àZimmerwald puis en avril 1916 à Kienthal.

Pendant la 1 guerre mondiale, les neutres ont joués un faible rôle dans le développement ou déchainement de ces nationalismes,ils ont jouer un rôle limité sauf que Genève accueille les pacifiste.

Brutalisation des sociétés : Le fait que pendant cette période de la guerre,elle a nourrit un sentiment xénophobe très prononcé contre l’ennemi et la suite de la guerre, c’est tout un culte des morts qui fait perdurer le souvenir de la guerre jusque ce que les derniers soldats de la guerre de 14-18 mœurs.