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Les Amériques à la veille des indépendances (C. Pernet)

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Population indigène[edit | edit source]

La population indigène[edit | edit source]

Il y a une grande diversité de peuples, mais deux empires apparaissent.

Le continent américain n'est pas un espace vierge lorsque les espagnols arrivent à la fin du XVème siècle. Ils doivent affronter une civilisation impressionnante et une société complexe. Vers 1500, il y avait plus de 350 groupes tribaux, 15 centres culturels et trois formes d'organisations fondamentales.

Ces formes d'organisation étaient des populations nomades ; une population semi-sédentaire ou sédentaire qui vivaient d'une forme d'agriculture de subsistance, comparable avec civilisation de la côte est ; et une population dense et sédentaire qui arrive à produire un surplus considérable. Ce surplus permet la spécialisation des professions et l'apparition de centres urbains très développés ainsi que de l'artisanat, les arts et l'entreprise de projets à grande échelle. Le commerce notamment peut se faire sur de longues distances comme par exemple au Mexique sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres. Ces sociétés sont complexes, avec une noblesse héritière. Il y a une importance fondamentale de la hiérarchie qui s'établit avec une justification religieuse et des rituels. Les structures sont similaires à la société féodale espagnole, ce qui aura des conséquences importantes sur la colonisation puisque les structures sont similaires, et du coup on comprend mieux ce que l'un attend de l'autre.

L’Empire aztèque à l’arrivée des espagnols : 1520[edit | edit source]

L'Empire mexicain de Moctezuma.

L'Empire aztèque a subjugué les autres peuples du plateau central et est devenu un très grand empire. Lorsque les espagnols arrivent, ils sont très impressionnés, surtout par la ville de Tenochtitlan. Tenochtitlán, la capitale des Aztèques, correspond aujourd'hui à México qui est la capitale du Mexique actuel.

Ces cartes sont faites à partir des écrits des aztèques et de fouilles archéologiques. Tenochtitlán a tant impressionné les espagnols car c'est une ville bien plus grande que ce que l'on pouvait retrouver en Espagne. Séville par exemple avait 70000 habitants alors que Tenochtitlán en dénombre 200000 soit presque trois fois plus grandes que Séville. En Europe, les villes étaient complètement chaotiques alors que Tenochtitlán est bien organisée, il y a des canaux pour les bateaux, mais aussi des chemins et diverses infrastructures. Les habitants sont principalement des artisans ou travaillent dans le service. La culture urbaine est assez supérieure par rapport à l'Europe.

La production agricole se fait dans des jardins flottants, est amassée de la terre pour créer des parcelles dans le lac. La production est assez efficiente. Aujourd'hui, le lac Texcoco est asséché. Cette ville était une merveille aux yeux des espagnols.

Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca[edit | edit source]

Les Incas: Terraces sur le lac Titicaca.

Les Incas se retrouvent plus au Sud. Leurs villes ne sont pas comparables aux aztèques mais certains aspects de leur civilisation sont très importants et notamment l'agriculture en terrasse.

L'Empire andin est aussi très complexe et sa production agricole est sophistiquée. En plus de cette agriculture en terrasse, il est possible d'y observer des clans familiaux qui occupent plusieurs niches écologiques. Les villages n'ont donc pas seulement des terres dans les hautes montagnes, mais à tous les niveaux. C'est ainsi que chaque famille assure sa subsistance car elles savent justement exploiter des niches très diverses les unes des autres.

Il y avait donc à l'époque deux grands centres de civilisations à savoir les aztèques et incas mais en périphérie de ces deux, d'autres groupes d'indigènes moins développés comme les semi-nomades voire les nomades. Le processus de colonisation sera beaucoup plus difficile à établir sur ces groupes-là.

Pisac : les ruines d’une ville incaïque[edit | edit source]

Q'allaqasa : la citadelle.

Il est possible de reconnaître le système de défense de la cité de Pisac.

Christoph Colomb : 1451 - 1506[edit | edit source]

Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans[1].

Christoph Colomb est un navigateur génois, mais originaire de Cali en Corse. À 50 ans, il décide de partir à la recherche d'un chemin plus court pour accéder aux Indes l'objectif étant d'aller en Asie pour tracer une nouvelle route de commerce. La découverte des Amériques n'est donc qu'un effet secondaire de cette quête vers l'Asie.

La recherche des « sponsors »[edit | edit source]

Pour entreprendre son voyage, Colomb se doit d'abord de chercher un mécène. En 1480, il s'adresse notamment à Gènes et est refusé presque partout. Isabelle la Catholique est la seule intéressée à participer à son expédition étant intéressée par le commerce de denrées et de produits rares comme le thé. Elle est aussi très religieuse et la possibilité d'exporter le catholicisme dans le monde est une motivation très importante au contraire de Colomb. Ainsi, Isabelle la Catholique accepte de financer son voyage transatlantique.

Bahamas, Hispaniola, Cuba[edit | edit source]

Colomb va effectuer quatre voyages. Il arrive d'abord dans les Caraïbes, fait le tour de plusieurs îles et ne touche que l'Amérique centrale. Il touche la côte du Brésil lors de son troisième voyage sans prendre conscience qu'il a atteint un continent cinq plus grand que l'Espagne et le Portugal réunis. Il n'est absolument pas conscient du continent qui se cache derrière.

Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».

Les mécanismes de la conquête[edit | edit source]

Lorsque que Colomb prend possession du territoire et qu'il découvre de l'or dans les Caraïbes qu'on utilisait déjà sur place en autre pour la fabrication de bijoux, il est très intéressé et s'installe sur ces îles pour mieux exploiter l'or. La nouvelle parvient rapidement en Espagne devenant une motivation pour les conquistadors.

Les voyages de Colomb[edit | edit source]

La conquête[edit | edit source]

Selon les espagnols, la colonisation est l'histoire de héros courageux. Juste oublié quelques petits détails qui s'avèrent être cruciaux, comme le fait qu'ils aient réussi à conquérir le territoire d'abord grâce aux maladies transmises (fièvre jaune,syphilis etc) qui ont tout simplement causé une catastrophe démographique, mais aussi grâce aux alliances avec les groupes indigènes sans lesquels ils n'auraient jamais réussi à survivre.

  • Conquête de l’empire aztèques : 1519 - 1521
  • Conquête des Incas : 1531-1533
  • Alliances avec des groupes indigènes
  • México : 800-900 soldats espagnoles, 200000 alliés de Tlaxcala
  • Effets des maladies
  • Armes supérieures des européens, dans une moindre mesure, mais tout de même. Ils ont des canons et peuvent se protéger avec leurs armures.

800 à 900 soldats espagnoles qui s'allient avec 200 000 rivaux des aztèques, les Tlaxcalas. Au final c'est plutôt les espagnoles et les alliés indigènes qui ont participés à une guerre à l'intérieur de l'empire aztèque.

La colonisation espagnole avance plus lentement avec les groupes non structurés hiérarchiquement, le processus est bcp plus lent. Quand les colonisateurs font face à une hiérarchie, il remplace les chefs des aztèques par un espagnol. A part couper la tête du système, ils ne le pertubent pas et laisse faire les choses comme avant. Pour les indigènes, ça ne changent pas grand chose à part le fait qu'il y ait un espagnol à la tête. Ce remplacement de l'élite indigène par des espagnoles fonctionne assez bien.

On voit bien l'écart avec la colonisation du Nord où l'on a repoussé les indigènes alors que là on les intègre directement dans le processus. On garde le système qui fonctionne et qui apporte des richesses.

La conquête de l’Empire aztèque[edit | edit source]

La route de Cortés : un chemin de découverte et de conquête - cndp.fr

La conquête se fait donc grâce aux alliés avec lesquels ils se cachent dans les montagnes. Le processus sera similaire avec les Incas. Les espagnoles exploitent une division entre deux frères, s'allient avec l'un d'entre eux et fait tomber l'empire.

Organisation de la conquête[edit | edit source]

L'organisation de la conqupete - larousse.fr
  • Suivant les grandes civilisations
  • Processus rapide - dans une période de 30 ans arrivent à se mettre à la tête des grandes civilisations de ce continent.
  • Périphérie pas sous contrôle - pas beaucoup d'influence dans les périphéries ou avec les autres civilisations indigènes qui arrivent à se battre assez efficacement contre l'influence espagnole.

La structure politique des colonies espagnoles: Le royaume de la Nouvelle Espagne, le royaume du Pérou[edit | edit source]

Très vite les espagnoles essayent d'imposer une structure politique sous forme de royaume ou le vice roi délégué de l'Espagne va prendre le pouvoir. Toute l'Amérique du Sud appartenant au royaume du Pérou et Aztèque : à l'Espagne. On fait des transferts à des cours juridiques, le vice roi a une cour lui aussi et désigne les conquistadors, leur distribue la main d'oeuvre et les richesses des indigènes.

Problème avec la couronne : ce sont des hommes militaires qui ont fait la conquête de l'Amérique et la couronne a du mal à s'imposer face à ceux-ci qui ne veulent pas se soumettre. Après quelques exécutions ici et là, arrive à s'imposer et à bâtir ce système politique.La relation entre pouvoir militaire et couronne toujours un peu délicate.

L’autre empire : Portugal et le Brésil[edit | edit source]

Couverture de la version portugaise du traité de Tordesillas.

Avec le traité de Tordesillas de 1494, c'est là que les espagnols font appel au Pape pour décider de la distribution des terres dans le Nouveau Monde. À Valladolid des représentants espagnols et portugais se rencontrent pour fixer les limites. La limite de démarcation se fait à l'ouest de l'île du Cap Vert (unméridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap Vert méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.),ligne droite. À l'Est = Portugal, à l'Ouest Espagne. Ce genre de partage n'a rien de nouveau, mais veut simplement dire que la côte brésilienne est désormais dans les mains des portugais.

Sur cette côte, la population indigène est petite, semi-sédentaire ou nomade. Il y a peu de confort matériel, les indigènes vivent adaptés à l’environnement avec presque rien.On ne trouve pas d'or ni d'argent, pas grand-chose qui pourrait servir de valeurs immédiates et les portugais ne s'intéressent du coup pas trop à leur territoire.

Les portugais sont plutôt intéressés par le commerce avec l’Asie. Les structures sociales restent rudimentaires faisant que la colonisation est lente. En 1600 on compte 30000 portugais au Brésil alors qu'ils sont 160000 espagnols en Amérique latine.

La production de sucre et l'importation des esclaves de l’Afrique sont liées. Ce n'est seulement qu'au XVIème siècle qu'on découvre qu'on peut produire du sucre de canne dans un territoire énorme qui devient alors intéressant.

Mais qui va planter vu qu'il n'y a pas beaucoup de population ? Les portugais arrivent à la même réponse que britanniques, il faut avoir recours aux esclaves importés d'Afrique. Commence donc l'importation d'esclaves africains vers le Brésil.

Le méridien de Tordesillas divise le Nouveau Monde. Si l'Espagne acceptait le traité moyennant parfois des compensations, le Portugal eut du mal à défendre ses colonies orientales devant la convoitise des Hollandais, des Anglais et des Français - Document U.Purdue.

L’esclavage aux Amériques[edit | edit source]

Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835) - herodote.net

Au Mexique ainsi qu'au Pérou il y a très peu d'esclaves car la main d'oeuvre des populations indigènes est suffisante pour produire pour l'élite espagnole. Par contre dans les Caraïbes, avec le climat tropical les cultures de sucre et de coton, il y a beaucoup plus d'esclaves que dans le mainland. Le Brésil a le chiffre le plus élevé, suivi par les Caraïbes. En Amérique du Nord on dénombre très peu d'esclave.

Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde

L’économie coloniale des Espagnols[edit | edit source]

  • Société féodal, basé sur le travail indigène

L'objectif des espagnols est de créer une société féodale. Les colonisateurs veulent s'accaparer les ressources avec des vols et des pillages dans les premières décennies.

Par la suite, les espagnols utilisent de façon directe ou indirecte les indigènes. Directement en mobilisant les travailleurs qui doivent accomplir des corvées. Dans les Andes, le travail dans les mines, nombre d'indigènes qui meurent du froid et des mauvaises conditions dans des régions assez hostiles. Indirectement en étant obligé de produire des biens pour leurs seigneurs, après ils sont libres de décider du reste de leur production. Toutefois, cela reste un système féodal où les espagnols survivent grâce à l'exploitation.

  • Métaux précieux : l’or, l’argent

Exporte des métaux d'abord par le pillage puis par l'exploitation. La colonisation fait qu'il y a un monopole. On importe des produits manufacturés, du vin et de l'huile aussi.

  • Système mercantiliste avec deux ports en Espagne, quatre ports en Amérique : Veracruz, Cartagena, Lima, Panama

Concentre le trafic d'abord à Séville puis à Cadix. Système mercantiliste donc aussi instauré entre Amérique et Espagne, qui fixe chaque année la nature et la qualité des importations. On limite d'ailleurs les ports, aux amériques quatre ports qui étaient responsables de transporter tout ce qui vient ou va vers la métropole. Système de flotte qui permet à la couronne de contrôler le commerce. Chaque année ou tous les deux ans, part d'Espagne une flotte pour la Nouvelle Espagne et des galions pour le Pérou. Chaque flotte avait de 70 à 80 navires remplis de choses. Ensuite, ils rapportent les matières premières.

  • La contrebande (par le Brésil et le Rio de la Plata)

Ce système fonctionne assez bien, mais bien sûr il y a des contrebandiers qui prennent des métaux pour les vendre directement en Europe.

La mine d’argent de Potosí[edit | edit source]

Le système coloniale depend de l'or et de l'argent. Potosi est l'un des endroits les plus tristes en Bolivie avec des montagnes où on a enlevé des tonnes d'argent, des milliers d'indigènes meurent dans des conditions effroyables, 30 degrés à l'intérieur de la mine, -15 degrés la nuit, des outils simplistes pour extraire l'argent.

C'est cet argent qui a permis l'industrialisation de l'Europe, a crée énormement de richesses. Cet argent ira jusqu'à la Chine, les Philippines dans le cadre d'un réseau de marchandises.

L’économie coloniale : Le commerce triangulaire[edit | edit source]

L’économie coloniale - Le commerce triangulaire.jpg

On voit les ports qui peuvent faire le commerce légal. Il n'y a rien dans la région de l'Argentine. On produit l'argent dans les andes à la hauteur du Chili, il est donc facile de prendre l'argent et de faire du commerce vers la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.

Le peuplement de Buenos Aires a beaucoup à voir avec des contrebandistes qui importent et exportent. Il légal jusqu'à la fin du XVIIIe. Pouvoirs étrangers qui participent aussi à la contrebande comme le Royaume-Uni et la France.

Avec le commerce triangulaire, on importe vers les colonies des produits manufacturés et des esclaves comme main d'oeuvre. Triangle donc matières premieres / produits manufacturé et esclaves.

La ville coloniale – idéale et réalité (modèle Santiago de Chile, 1700)[edit | edit source]

Société espagnole est urbaine[edit | edit source]

Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la conquête de l'Empire aztèque.

C'est la ville qui constitue le centre politique des royaumes. La ville coloniale se situe au centre du pouvoir administratif, le vice-roi,les juges, les dignitaires catholiques etc résident tous dans la ville. En tant que membre de l'élite coloniale, il faut être en ville car c'est le centre de la civilisation et les campagnes ne sont pas appréciées. C'est bien différent du Nord où il y a dans les middle colonies et en Nouvelle Angleterre des propriétaires qui travaillent notamment leurs terrains.

En Amérique Latine, 65 villes sont fondées avant 1523, vers 1600 se sont plus de 120 villes assez peuplées.

Les ordres religieux fondent aussi des universités (à Saint Domingue, Limaet Mexico), puis d'autres suivent à Bogota et Quito. Harvard est fondé à Boston en 1636 au moment où il y a déjà huit université qui fonctionnent depuis 80 ans en Amérique latine. On voit que les centres urbains sont beaucoup plus importants pour espagnols qu'anglais.

Métropole de Mexico est une très grande ville, encombrée de monde. Bernardo de Balbuena très impressionné, écrit le poème très connu “ Grandeza Mexicana[2] qui est une célébration de la vie urbaine dans la colonie. La civilisation se trouve dans la ville, tout ce qui est hors de la ville est de la barbarie. On voit l'attitude envers les indigènes.

En 1800, Mexico compte 100000 habitants en faisant la ville la plus grande, à Lima on dénombre 80000 habitants, à Buenos Aires 25000. En comparaison, Philadelphie en Amérique du Nord qui est la plus grande ville compte 40000 habitants. Il y a déjà un écart important.

On va organiser l’espace afin de maintenir des hiérarchies comme un « damier d’échecs ». Si on n'est pas d'origine espagnole, il peut parfois être interdit de vivre légalement dans la ville. Le soucis est de maintenir une distinction sociale et ethnique. Même si on peut à peine survivre, le conquistador sera au milieu de la ville et l'indigène reste en périphérie. Il faut maintenir hiérarchie dans la ville à tout prix.

Maintenir les hiérarchies dans la ville[edit | edit source]

  • Qui habite où ? L’ordre symbolique de vêtements

L'ordre symbolique est très important. Tout genre de règles qui s'appliquent,qui peut porter tel genre de vetêment, les indigènes n'ont pas le droit de porter des chaussures, certains tissus comme la soie sont interdits aux femmes indigènes qui viennent vendre des produits etc. Il y a beaucoup de de règlements parce qu'il faut de façon constante affirmer une distinction entre espagnols et indigènes, et même au sein des castes il y a des différences entre les espagnols. À l'Eglise aussi, si un grand seigneur arrive et que sa place habituelle est prise, scandale, dueletc. Archive juridique montre

  • Les processions

->processus juridique dans les processions etc. Lié à l'importance de la réputation dans une société de caste.

Le métissage et les « castes »[edit | edit source]

• La hiérarchie entre les espagnols : Les nobles, les marchands, les religieux, les militaires, les artisans Société divisée et chaque groupe a des obligations et des privilèges. Les nobles : surtout ceux qui viennent de l'Espagne ou les conquistadors qui ont un titre. Noble peut être le chef de plusieurs communautés indigènes qui vont faire pour lui des corvées ou payer des taxes. C'est l'élite la plus haute. Ensuite, les marchands et commerçants, ont leur propre confrérie, mais ne peuvent pas trop se mêler aux nobles. Aussi les religieux qui contrôlent l'éducation, ils ont un code juridique aussi, un peu mis à part car les prêtres catholiques ne peuvent pas se marier et donc pas famille etc. Même chose pour militaire aussi à part. Chaque famille essaye d'avoir des gens influents dans chaque classe : mili,religieux etc. Ensuite il y les gens du commun : artisans européens, ensuite créoles ou métis. Aussi propre confrérie, et propre codes symboliques et hiérarchiques. La société espagnole est vrmt très hiérarchique aussi bien au sens ethnique qu'au niveau des castes et des groupes professionnels.

• Métissage: Espagnols, créoles, mestizos. Espagnols arrivent sans femmes, le métissage se fait donc immédiatement. Se marient avec des indigènes, puis avec des esclaves.

• Séparation «espagnoles» et«indiens» n’est pas soutenable longtemps. Cette division de la société super stricte est impossible à soutenir puisque pas de femmes espagnoles. Surtout dans villes, bcp de métisses, enfants d'espagnol et d'indigène, les mestizos, groupe qui devient de plus en plus puissant. Espagnols obsédé par cette organisation en caste. On essaye de faire toutes les distinctions possibles.

Les indigènes doivent rester dans leur communauté natale car ils représentent une valeur : celle de l'impôt et de la corvée du travail. Sachant qu'être au service continuel des espagnols est tout ce qu'il y a de plus déplaisant, certains fuient vers la ville, essaye de quitter la communauté pour être indépendant et sans obligations vis à vis des espagnols. S'ils se font attraper on les renvoient d'où ils viennent. Doivent donc rester en campagne, dans leur village. Ils ont beaucoup d'obligations, mais aussi certains privilèges, mais peu. Ex: doivent être protéger par le roi espagnol. On voit que bcp d'indigènes écrivent des lettres au roi pour se plaindre du traitement, et roi espagnol prend souvent position pour les indigènes en disant aux nobles de diminuer les corvées, les impôts, etc. Se sentent un peu protéger par le roi d'Espagne.

• Désir d’affirmer les hiérarchies ethniques - Effectif seulement d’une façon générale, de «blanc» vers le «noir A la fin de la chaine, les esclaves. Pas de privilèges, que des obligations. Surtout dans les Caraïbes, dans les plantations du Brésil, ensuite les autres colonies. Les esclaves sont dans la partie la plus basse de la société. La hiérarchie ethnique se fait du plus blanc au plus noir. Le plus blanc = espagnol noble, noir africain = le plus bas. Stratification va par les deux axes, par la couleur aussi.

La famille patriarcale[edit | edit source]

• Relations de famille très importantes vu qu'il y a des castes, important de bien contrôler sa famille. Il faut controler les alliances, mariages, naissances, enfants etc.Famille patriarcale = une prsn à la tête de la famille, mâle adulte, en général un fils ainé qui contrôle les actions des frères, soeurs et enfants, et aussi de sa famille plus large avec des alliés, cousins etc.

• Pas d’individualisme, on est considéré comme membre d'une famille avec un rang et un certain honneur. Patriarche défend l'honneur de la famille et place les membres de la famille à l'endroit qu'il décide convenable.

• Décisions prises par la personne à la tête de la famille Le patriarche qui décide si tu deviens prêtre, militaire, avec qui tu te maries etc. Ne s'applique pas qu'aux femmes, même chose pour les hommes. Peut pas décider par soi même ce que veut faire de sa vie.Essaye d'avancer dans les rangs de la sté espagnole.

• Code d’honneur, protège l'honneur de la famille par le succès éco des hommes et par le respect de l'honneur privé (chasteté modestie etc)des femmes. Pour la classe populaire, aussi code d'honneur, mais bcp moins et femmes plus de liberté de mouvements, besoin de ça car ce sont les responsables des enfants, et doivent gagner leurs vies tout en étant chef de la famille (plus de maris) Pour la grande majorité de la population le monde est petit : il n'y a pas de moyens de transport et pas de communication entre les villes.On ne sait pas ce qu'il se passe autour. On entend une fois dans sa vie une nouvelle du roi d'Espagne (ex : naissance etc), mais ça s'arrête là. Du coup on est vraiment lié à sa ville, village et on ne connait rien d'autres. Les superstitions sont fréquentes, l'ordre social provient de dieu. Vie très différente de la notre. Sentiment de l'époque de ne rien pouvoir changer à ce monde, fatalisme.

Changements et mécontentement dans les colonies[edit | edit source]

Quand on décrit les caractéristiques des structures sociales : 300 ans, donc il y a forcément des changements. Période coloniale =/= stagnation. Surtout XVIIIe, changement s'accélère.

• Changements démographiques: plus de «mestizos»

Au XVIIIe,population s'accroit. Les indigènes dvlp immunité contre maladies.Ensuite, importance démographique du groupe de mestizos, qui commence à se reproduire et devient de plus en plus grand. En Nouvelle Espagne : fin XVIIIe, indigènes 60%, les blancs 18%, mestizos déjà plus de 20%. Dans les Andes : 13 % espagnols, 56%indigènes et 27% mestizos ( qui sont plutôt urbains dans leurs comportements) Perou 4% esclaves.

Modification dans la répartition de la population. Indigènes : perdent du pourcentage même si arrive à se maintenir mieux qu'aux USA. Elites changent aussi car colonies vivent depuis plsrs générations en Amérique et ne connaissent rien à l'Espagne, leur attachement diminue. Créoles jouent un rôle très important fin XVIIe, ils ont fait leur fortune dans le Nouveau Monde, et ils ont le sentiment de plus en plus d'être américain et pas espagnol. Il y a donc une croissance de la conscience américaine des créoles qui voient qu'ils n'ont pas trop de choses en commun avec les espagnols et quisont fier de leur propre continent. C'est à ce moment que la couronne veut faire des changement avec des réformes.

Les réformes bourboniennes (ca. 1750-)[edit | edit source]

• Guerres couteuses C'est une histoire parallèle à l'histoire des États-Unis. Il y a les guerres européennes du milieu du XVIIIe où l'Espagne y participe, il y a aussi la guerre de Sept Ans. Tout ça a couté de l'argent alors la couronne décide de prendre des mesures pour augmenter les revenus tirés des colonies. • Couronne veut augmenter les recettes: libéralisation du commerce,efficacité dans la perception des impôts C'était à la base le but des colonies (extraire richesse sous formes d'impôts et de taxes), mais laisser aller au fur et à mesure du temps. Maintenant comme besoin d'argent, décide d'augmenter les revenus. Suivait la politique mercantiliste en contrôlant le commerce, décident avec ces réformes de libéraliser le commerce jusqu'à un certain point. Plus seulement Cadiz et Seville, encourage maintenant le commerce entre les colonies espagnoles, ce qui étaient interdit auparavant. Essaye de renforcer les mines d'argent, car on peut augmenter facilement les impôts avec les métaux. •(établissement du port de Buenos Aires) Ils établissent aussi le port de Buenos Aires, important puisqu'avant port de fuite, maintenant qu'établi de façon officielle, peuvent le taxer.

Les réformes bourboniennes dans la sphère politique et militaire[edit | edit source]

Forte présence militaire, envoi des soldats et surtout des officiers[edit | edit source]

Couronne devient plus soucieuse de maintenir le contrôle politique et militaire. On sent la nécessité de renforcer la présence militaire pour se protéger de l'UK. On envoie donc des milliers de soldats qui permettent aussi la formation de milices locales. Résultat = armée impressionnante. Cependant, milices locales parfois en conflit avec soldats de l'Espagne. Dans NouvelleEspagne, vers 1800, plus de 30 000 hommes sous armes, et garnisonPérou 20 000. Dans ces milices, les créoles ont des grades plus ou moins élevés et les espagnols détiennent les plus hauts pouvoirs.

Meilleur contrôle de l’administration locale[edit | edit source]

(ministres etc.) par des espagnols Pendant des décennies, les espagnols vendent postes aux créoles, et la bureaucratie devient un peu corrompue et inefficace. 1750 à Lima il y a 18 ministres dont ....? qui ont acheté leurs titres. En 1880, 5ministres créoles , 13 autres espagnols. Les créoles sont déplacés du pouvoir politique, ce qui crée un ressentiment. Le nombre d'administrateurs employés direct par la couronne double. On confie l'administration aux serviteurs loyaux de la couronne.

L’assemblée municipale (cabildo) est le forum pour les créoles[edit | edit source]

Désagréable pour les créoles qui s'étaient crée leur propre monde. Les créoles s'accrochent à leurs assemblées municipales qui deviennent le forum pour parler des problèmes locaux et de leur ressentiment contre les espagnols.

Les lumières dans les colonies[edit | edit source]

• Les bourbons et les contacts étroits avec la France. Influence de l'époque des lumières, effets des discussions philosophiques jusque dans les colonies, surtout car les bourbons sont une famille étroitement liée avec les français, et quand ils prennent le pouvoir en Espagne, ils prennent contact avec la France.

• Encouragement des sciences naturelles pour la modernisation des colonies Les changements dans l'ordre politique sont accompagnés par l'effort de la couronne espagnole d'encourager les sciences naturelles qui sont utiles pour générer plus de production qu'on pourra ensuite imposer et $$$. On organise des expéditions pour mieux comprendre la faune et la flore,pour découvrir de nouveaux animaux, on crée des jardins botaniques,écoles architecture, collèges royaux des mines etc. A la moitié XVIIIe, on modernise les colonies et on fait des propositions radicales comme la réforme de l'église catholique.

• Publications de presse en Amérique latine: informations, statistiques Fin XVIIIe,journaux apparaissent au Mexique et Pérou. Ecrivent sur le pays,l'économie, plantes etc. Phénomène nouveau. Grâce à ça on reçoit des nouvelles, on parle un peu de révolution dans les colonies britanniques, mais ne susciste rien de spécial même si l'on parle des droits de l'homme et de souveraineté populaire. Pas de mouvement vers indépendance, même si on sait ce qu'il s'est passé en France.Pour l'instant les créoles se sentent quand même trop liés aux espagnols pour une rupture qui serait trop brusque. Veulent simplement plus de libertés.

Des événements lointains qui basculent – ou pas – les colonies[edit | edit source]

• Société coloniale paraît stable, sauf des affrontements avec des groupes indigènes.

• L’indépendance américaine de 1776 est noté, suscite un certain intérêt.

• Les créoles n’aiment pas les mesures de la couronne, la perte du pouvoir politique. Conscience que les règles du commerce favorisent l’Espagne.

• MAIS: La révolution française (1789) et surtout la révolution de Haïti (1804) démontrent le danger de la déstabilisation Haïti était une colonie sucrière ou bcp d'esclaves, une société brutale et super exploitative. Il y a une grande révolution politique et sociale où les noirs esclaves participent. C'est une révolution super radicale qui fait peur aux espagnols et aux créoles, qui fait peur à tous car c'est tout un ordre social qui est bouleversé. Les esclaves sont à la tête de l'état après ça.

Des événements lointains qui basculent les colonies[edit | edit source]

En 1808, Napoléon Ier impose son frère Joseph sur le trône espagnol en renversant Ferdinand VII, mais les créoles ne sont pasd 'accord d'être au service des français.

Après 1810, il y a un mouvement vers l’indépendance en loyauté avec Ferdinand VII, le roi Bourbon. Prennent leurs propres affaires en mains en attendant Ferdinand. C'est le premier mouvement vers l'indépendance, mais temporaire, jusqu'à qu'on retrouve le roi.

• 1814:Ferdinand VII retourne au pouvoir, ne reconnait pas les efforts des créoles, impose le retour à l’absolutisme et le régimecolonial Problème: quand Ferdinand est de retour au pouvoir, au lieu de remercier la loyauté de ses sujets, veut prendre tout le contrôle de nouveau et envoie des soldats vers les colonies pour rétablir le vieil ordre colonial et l'absolutisme. Ne reconnait aucune institution bâtie parles créoles pour agir de façon autonome. • Ace moment les créoles se demandent si on peut pas faire quelque chose de mieux que de revenir à l'absolutisme, c'est la que lutte pour la rupture complète commence.

Récapitulatif[edit | edit source]

-> différence avec expérience coloniale des USA. Surtout civilisation,cas espagnol : slmt possible avec alliance indigène, les espagnols se mettent à la tête des sys déjà existant.

-> société coloniale, on voit vraiment une distinction très nette entre ville et campagne, Espagne = civilisation, indigènes = campagne

-> hiérarchie des sociétés coloniale s: commence à se dissoudre surtout éthnique à cause du metissage qu'on ne peut pas éviter.

-> comme la couronne anglaise, espagnols essayent d'interdire le contrôle politique aux créoles et en faisant cela crée la même résistance, les poussent à la rév.

Références[edit | edit source]

Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]

  1. Marquis A. De Belloy, Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde, éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.
  2. Grandeza Mexicana, por Bernardo de Balbuena - biblioteca.tv