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La question du nationalisme dans les démocraties occidentales de l'entre deux guerres: Grandes-Bretagne et France

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C'est un cours qui va porter sur la période de l'entre-deux-guerres toujours a travers le prisme de la question national. On va traiter cette question du national a travers deux démocraties qui restent des démocraties en tout cas jusqu'à l'entrée dansla 2 GMc.à.d. la France de Vichy n'est pas une démocratie, mais la Grande-Bretagne est une démocratie jusqu'à aujourd'hui. Pour cette période elle veut voir qu'elles sont les formes qui peuvent prendre la question du nationalisme dans des pays de démocraties. Dans tous les pays de l'Europe occidentale,l'entre-deux-guerres est une période de grande instabilité sociale, avec du chômage, des grèves, etc. Et c'est aussi une période de radicalisation de la vie politique. Tout ça s'articule à des réactions xénophobes et nationalistes qui touchent aussi les pays démocratiques.

Dans la plupart des pays, comme le montre la carte, la plus grande partie de l’Europe bascule dans la dictature parce que les seulespays qui restent des démocraties (avec un exécutif et un législatif) sont leRoyaume Uni (avec l'Irlande), la France et les pays du Nord (qui sont des monarchies: la Norvège, la Suède et la Finlande), la Suisse et laTchécoslovaquie. Partout ailleurs on a des régimes plus ou moins autoritaires avec deux régimes fascistes qui sont l'Allemagne et l'Italie. On voit donc que la démocratie dans les années, c'estplutôt l'exception en Europe que la règle. Et même ces régimes démocratiquesest un régime torturé par la question national et par la question du nationalismequi va prendre des formes différentes suivant que l’on s’intéresse au casBritannique ou au cas Français.

En Grande-Bretagne, le nationalisme anglais (que l’on appelle britishness)reste un phénomène minoritaire, parce que le rêve impérial, l’identitéimpériale (de l’empire, y compris coloniale) l'emporte sur la questionnationale anglaise.

Alors qu’en France, on a un cas presque inversel'identité coloniale française joue un rôle beaucoup moins important pour ladéfinition de l'identité national. Le nationalisme français, pendantl'entre-deux-guerres, est un nationalisme qui est structuré autour duterritoire hexagonale avec en particulier la question de la définition de"nous (=les citoyens français) et les autres (=les étrangers)". La crispation nationale en France dansl'entre-deux-guerres est une crispation essentiellement "étranger --citoyen français". On a donc deux manières de conjuguer le nationalismedans la période de l'entre-deux-guerres pour ces deux pays et elle va contrasterces deux cas.

Dans un premier tempson va regarder la manière dont s'exprime cette espèce de nationalismespécifique impériale en Angleterre ("britishness") et la manière donccette « britishness » s'articule sur l'identité impérialebritannique.

LA « BRITISHNESS » ANGLAISE[edit | edit source]

LA STABILITE NATIONALE A L’INTERIEUR[edit | edit source]

Des années 1920 aux années 1930 : la stabilisation sociale[edit | edit source]

  • Les années 20 sont marquées par des mouvements sociaux très durs liés à crise
  • Dans le courant de 1921 le nombre des chômeurs passe de 1 à2,5 millions
  • Multitude de grèves de 1919 jusqu’à la grève générale de1926
  • Trade union congress (TUC) peuvent être vus comme un élément d’identité nationale britannique.

La GB a également était touché par des périodes d'instabilité sociale importante avec des taux de chômage très élevé (surtout dans les années 20 elle est touchée par la crise post-guerre) et de vagues très importantes (grande grève en 1926 qui est une grève générale et qui touche particulièrement les mines de charbon).

On a des syndicats très puissants et que ses guerres ouvrières sont extrêmement bien organisées et qui respectent complètement les règles de la démocratie britannique avec en particulier le fait que les syndicats, après avoir négocié, sont retournées au travail. Il y a eu que quelques grèves sauvages mais en nombre faible faibles. Donc y compris (à la différence de la France) dans les moments de protestation, la société anglaise reste très organisée et qui respecte les règles de la démocratie.

Néanmoins la société anglaise est traversée/travaillée par des mouvements d'extrême droite et il existait un fascisme anglais (parti de Oswald Mosley) mais qui était très minoritaire.

Un mouvementnationaliste minoritaire : l’union fasciste anglaise de Oswald Mosley[edit | edit source]

Italy's Duce Benito Mussolini (left) with Oswald Mosley (right) during Mosley's visit to Italy in 1936.
  • En 1931 Oswald Mosley fonde le new party qu’il transforme en 1932 en British Union of fascistes (Union fasciste anglaise).
  • 40 000 membre en 1934
  • Le 22 Mai 1940 le gouvernement britannique proclame l’édit de défense 18B qui permet de mettreen prison quiconque porte atteinte à la sécurité de l’Etat
  • Oswald Mosley est arrêté et le 30 mai 1940

Oswald Mosley a fondé ce parti en 1931 qu'il a transformé en 1932 sous l'influence de Mussolini en l'union fasciste anglaise et il publie à ce moment-là un manifeste pour un Etat fasciste en 1932.

Ce mouvement fasciste est très violent qui n'hésite pas à utiliser la violencephysique. Il existe donc dans les années vingt et trente une espèce de manièrede se comporter des partis fascistes (ils avaient des modèles de comportement, desmodèles d'uniforme) qui sont les mêmes dans les différentes pays de l'Europe.

Ladifférence de la GB avec les autres pays, c'est que ce parti est resté trèsminoritaire en nombre et il n'a jamais siégé au parlement (à la différence despartis d’extrême droite français qui ont eu des élus au parlement. EnGB il y a eu une organisation de la résistance qui a arrêté ce parti de Mosley. è le 4 octobre 1936 les fascistes ont du reculer devant la résistance de lapopulation sur place.

D'une certaine manière il y a une force de ladémocratie anglaise qui parvient a résister au développement donc de cetteextrême droite. Finalement ce parti c'est affaibli en 1938 (puisque il sescinde en 2) et le 22 mai 1940 il est interdit et Oswald Mosley est arrêté le30 mai 1940. Donc le parti cesse d'exister à ce moment la. Au même moment enFrance le parlement français vote le plein pouvoir à Pétain et c'est la fin de ladémocratie française.

Un des éléments decompréhension de cette puissance de la société britannique à résister aunationalisme extrême on peut le voir dans le fait qu’il y a une soupape, c'estla soupape de l'Empire, c.à.d. le rôle de l'Empire dans la préservation(contre) d'un nationalisme extrême à l'intérieur même sur le territoire anglais.

L’EMPIRE BRITANNIQUE[edit | edit source]

La constitution de l’Empire[edit | edit source]

Il faut bien comprendre que la Grande-Bretagne et Royaume uni se constitueelle-même comme un pays impérial des le départ. C'est-à-dire que laconstruction nationale anglaise se fait autour de la notion d'Empire. Ce qui se passe, c’est que par conquête de type impérialese constitue le Royaume-Uni c.à.d. c'est une série de conquêtes successives de typeimpériale raison pour laquelle on peut parler d'une conquête impériale:on a des chevaliers anglais qui vont conquérir des espaces sur lesquelles ilss'y installent et vont exploiter. On a vraiment une conquête de type impériale,de type coloniale des espaces qui sont les espaces autour de l'Angleterre. Et les unions politiques qui suivent lephénomène de conquêtes sellent un processus d'anglicisation de ces territoires.On a donc vraiment l'imposition de la culture anglaise sur ces territoires quisont des territoires conquis.

On peut donc dire que le royaume uni est déjà lerésultat d'une construction de type impériale ou de type coloniale.

L’Empire britannique en 1920[edit | edit source]

  • Vers 1914, le Royaume-Uni compte 45 millionsd’habitants regroupés sur ses 310 000 kilomètres carrés
  • Il conserve des droits dans cinq dominions (Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande,l'Union sud-africaine,Terre-Neuve (1919). 24 millions d’hommes (généralement blancs) sur19 millions de kilomètres carrés.
  • Il gouverne directement soixante colonies dépendantesdispersées sur plus de 8 millions de kilomètres carrés dont Inde peupléede 322 millions d’habitants et vaste de ses 5 millions de kilomètrescarrés,
  • Après la PGM, mandat à la Grande-Bretagne, en Afriquecentrale, et surtout au Proche- et au Moyen-Orient.
  • La Palestine , la Transjordanie constituent des mandats,c’est-à-dire des colonies de fait, mais sous réserve d’un contrôle par laS.D.N.
  • Egypte reste dans situation subordonnée.

Ce qui est intéressant, c’est que en réalité jusqu'àla fin du 19 siècle, en réalité (à l'exception de l'Irlande) il n'y a pas derevendications nationales ni Ecossaise ni galloise. Donc, on a en fait une intégration relativement bienréussie.

En plus de cette intégration progressive on a après,dans le courant du 19 et 20ème siècle la colonisation desterritoires qui sont des territoires plus éloignés et en 1930 l'Empire britanniqueest véritablement un Empire mondial avec un accroissement important des possessions dans la deuxième moitiédu 19 siècle.

A ce moment la, en 1930 l'Empire britanniques'étend vers l'ensemble du monde, mais on a déjà une construction politiquedifférencié suivant les possessions. Les derniers territoires dominés par le Royaume Unisont les territoires sous mandat de la société des nations c.à.d. l'Irak et laPalestine.

Ce territoire est immense, mais il a vraimentstructuré la manière dont les anglais se sont pensés mondialement (dont ils ontconstruit leur rapport du monde).

  • Avec le développement d'une flotte extrêmement puissant et extrêmement efficace
  • avecla mise en place de câbles télégraphiques (dès 1860) qui leur permettait derelier l'ensemble des grandes villes de l'Empire à Londres,

è on a une projection dans l'espacemonde qui se fait de manière très efficace dans le courant du 19 siècle et liéa ça, un savoir-faire diplomatique extrêmement fort (qui s'est construit atravers les colonies).

Du coup le nationalismen'est pas rétréci sur le territoire national (comme en France) mais c'est unnationalisme qui se projette mondialement.

Donc un empire, et à ladifférence de l’empire Français, ce qui est intéressant ici, c’est que cetempire est très présent. En fait, les anglaisont des rapports très étroits avec leur espace impérial.

La questionde l’identité impériale[edit | edit source]

- Charles Dilke (1843-1911) invente en 1868 l’expression de« Greater Britain » - Rudyard Kipling (1865-1936) qui popularisa l’espritimpérial par ses célèbres écrits : le Livre de la Jungle (1894-5) et Kim (1901). En 1899, il est l’inventeur d’une expression passéedans le langage courant, le « fardeau de l’homme blanc ». - David Livingston (1813- 1873), Cecil Rhodes (1853-1902) ouCharles Gordon (1833-1885) galvanisèrent un culte pour des hommes considéréscomme admirables et dont la vie était une source d’enseignement. - Expositions industrielles et universelles, l’empire remplitune part croissante : 1851 à Londres, en 1862, 31 colonies sontreprésentées. En 1900 à Paris sur esplanade Trocadéro pavillon colonialessentiel. 1906 Marseille expocoloniale. British Empire exhibition 1924-25. En 1931 l’Exposition colonialeinternationale apogée. En fait, les anglais ont des rapports très étroitsavec leur espace impérial.

D'abord la présence de l'Empire dans le quotidien estextrêmement importante parce que les gens ont voyagé à l'intérieur de l'Empire.Tout anglais est donc relié d'une manière ou d'une autre à un territoireimpérial.

Les produits tropicaux arrivent à jet continue dansles villes anglaises et qui constituent des éléments de la vie quotidienne(thé, riz).

Par ailleurs, on a une présence important des sujetsde l'empire et tout ça se marque par le fait qu'il y a une littératureimpériale très important (Rudyard Kipling, etc.

Donc, les anglais ont cette présence de l'empire quiest extrêmement forte.

D'ailleurs ça se marque aussi par les expositionscoloniales qui sont des grands moments de mise en scène de la nation coloniale. Dans l'imaginaire desgens de l'époque le héro par excellence c'est le héro colonial: celui qui adécouvert des colonies, celui qui a combattu. On a donc un certainnombre de ces héros comme David Livingston, Cecil Rhodes, etc.auquel les jeunes garçons s’identifient. Il y a un mondeculturel lié au colonialisme (danse, musique) et à la veille de la 1 GM le royaume uni estl'archétype de ce qu'on appelle la nation empire c'est-à-dire une nation qui se pense à travers l'Empire.Mais ce n’est pas le seul pays comme ça en Europe à l'époque; le Portugal.

LE COMMONWEALTH[edit | edit source]

L’organisationdu Commonwealth[edit | edit source]

  • La conférence impériale de 1926 a adopté les grandsprincipes définis par un «rapport Balfour»
  • En 1931, le statut de Westminster dote l’empire britanniqued’une sorte de constitution nouvelle.
  • Il définit un Commonwealth «britannique» des nations quiréunit, «dans une commune allégeance à la Couronne»

Les anglais ont organisé cette Empire au mieux deleurs intérêts économiques et c'est donc la question du"Commonwealth".

A l'intérieur du "Commonwealth" on a deuxstatuts différents:

  1. les colonies administrées directement et
  2. les dominions : c'est-à-dire des territoires qui ont négocié leur indépendanceadministrative à l'issue de la première guerre mondiale surtout parce qu'ilsont participé à la guerre, et qui ont donc acquis une forme d’indépendance,mais qui reste liés à la Grande-Bretagne ; on parle en généraleanglais dans ces pays, et on pratique des modes de vie qui sont en généralesemblable au mode de vie britannique. Exemple le Canada où la reine figure sur les billets donc alliance celaest la grande force de la GB et il y a toujours des pratiques comme le criquetet thé noir etc).

Avec le statut deWestminster de 1931, l'Empirebritannique se dote d'une nouvelle Constitution qui définit ce qu’est leCommonwealth britannique des nations qui se réunit dans une allégeance communebritannique et -pour les dominions- sans lien de subordination mais avec desliens économique extrêmement étroit notamment sur la parité de la monnaie, lapréférence économique, la préférence en terme d'immigration etc.

Et puis, indépendammentde ces dominions (en gris), on a (en noir) des territoires qui sont administrésdirectement par l'Angleterre. Mais là aussi, avec des choses qui sont parfoistrès étonnante. L'Inde par exemple, qui est pourtant une colonie administréedirectement par l'Angleterre a un siège avec un statut autonome (comme un paysindépendant) à la SDN et à l'organisation internationale de travail en 1918. Enfait, la raison pour laquelle l'Angleterre permet cela, c’est parce que elle pensaitque cela leur permettra d'avoir une voix supplémentaire mais cela ne c'est paspassé comme ça car la SDN a été en fait un moyen extraordinaire pour lesindiens de définir le nationalisme indien. C'est aussi une chose àlaquelle la SDN a servie pendant la période de l'entre-deux-guerres (donc passeulement un échec) la SDN était une sorte d'endroit de constructionnationalisme, en particulier du nationalisme indien. Les indiens qui étaientprésent ont développé des savoir-faire politique et administratifextraordinaire. C’est la raison pour laquelle, jusque aujourd’hui, lesorganisations internationales jouent toujours un rôle très important pourl'Inde car c'est à travers elles qu'il s'est beaucoup construit. On a toujours notrevision européenne des organisations internationales du types : elles neservaient pas à grand chose, mais pour certain pays c'était un lieu essentielledans la construction de l'identité nationale.

Des intérêtscommuns ?[edit | edit source]

  • La Grande-Bretagne des années vingt fait venir le quart de ses importations de l’Empire et y envoie plus de 40 p. 100 de ses exportation
  • Les dominions dirigent entre 35 et 80 p. 100 de leurs exportations vers la métropole).

Le Commonwealth c'est d'abord une organisationéconomique (c'est la raison pour laquelle la GB a toujours une relationcompliquée avec l'Europe car on ne sait pas si leur marché économique estl’Europe ou leur ancien Empire). Les dominions dirigent entre 35-80% de leur exportation vers la métropole selonles pays et ils servent aussi à exporter des produits qui sont fabriqués enAngleterre.

Autre chose: les dominions et l'ensemble des colonies(les territoires directement administrés) sont des réservoirs de main-d’œuvre pour les îles britannique, c.-à-d. qu'ils exportent le surplus de la population, ça fait un réservoir d'immigration extrêmement important pour l'Angleterre dans l'entre-deux-guerres.

Les principaux immigrés sont des Irlandais (donc du même royaume) mais aussi l'arrivé des asiatique et africains de l’empire (ils sont eu assez rapidement l'accès à la nationalité donc une politique d'immigration assez généreuse à l'époque par rapport à la France).

Cela ne veut pas dire que ces sujets d'empire (qui même acquerrait la nationalité anglaise en parvenant sur le territoire) étaient bien traité, ils étaient également victimes d'émeutes xénophobes comme les immigrés en France (en particulier dans la profession des dockers qui était une profession fermée et protectionniste, les étrangers ouvriers avaient du mal à y entrer et étaient victimes de violence).

Cette solidarité économique et sociale dont on voittout de même les limites trouve quand même ses limites politiques dans lapériode de l'entre-deux-guerres : exemple del'Inde qui est considéré être comme le grand allié à l'intérieur des organisationinternationale mais qui développe sa propre politique et qui construit al'intérieur de l'organisation internationale d'une certaine manière sonidentité nationale, mais c'est vrai aussi avec l'Irlande qui restera neutre carl'Angleterre ne réussi pas à les convaincre d'entrer à la 2e guerre mondiale.

Cette solidarité économique, ce commonwealth, nefonctionne pas parfaitement bien, le raté essentiel est la question del'Irlande après la partition de 1920.

LA« QUESTION » D’IRLANDE APRES LA « PARTITION DE 1920 »[edit | edit source]

  • Partition, trouve son origine juridique dans le Government of Ireland Act voté par leparlement de Westminster le 23 décembre 1920.
  • Irlande du Sud, constituée par les vingt-six comtés del’Irlande méridionale et nord-orientale (proclame son indépendance en 1937)
  • Irlande du Nord, issue d’un morcellement de la provincehistorique d’Ulster, comprenant les six comtés de colonisation d’Antrim,Armagh, Down, Fermanagh, Londonderry et Tyrone.
  • Entériné par l’accord frontalier du 3 décembre 1925.
  • Le Parlement d’Irlande du Nord fut inauguré officiellementpar le roi George V le 22 juin 1921.
  • Conformément aux dispositions du Government of Ireland Actde 1920, le pouvoir législatif était conjointement exercé par Westminster et leparlement de Stormont à Belfast.
  • Special PowersActvoté en 1922 et rendu permanent en 1933

On reviendra dans un autre cours sur le mouvement indépendantisteirlandais, car il y avait un mouvement nationaliste depuis le 19e siècle, ilfaut regarder la question irlandais comme une question coloniale, c'est-à-direque l’on a eu laconquête de l'Irlande des grands féodaux anglais et écossais, d'abord lesanglais ont colonisé les écossais puis les écossais ont colonisé ailleurs,chacun a trouvé son compte à la fin, sauf les derniers, c'est-à-dire lesirlandais eux-mêmes ; On a l’habituded’entendre dire que l’opposition entre Irlandais et Anglais était en fait uneopposition catholique/protestante mais, c’est n’est pas cela à l'origine ;c'est la manière dont c’est organiser le cadre politique de la revendicationnationale Irlandaise, mais à l’origine, ce phénomène de libération communaleest du même type de ce qui c'est passé dans les Etats américains de la côteEst, lorsqu'ils se sont libéré de la tutelle anglaise. Les colons protestantsont d'abord fait une demande pour avoir plus d'autonomie pour leur territoiredans les années 1820 mais cette négociation est un échec en conséquence de quoi cette revendication passe parl'église catholique car elle est le cadre d'organisation- dans les campagnes- cesont les seules élites intellectuelles (comme pour les pays orthodoxes)l'église est la seul organisation politique grâce à sa structure. C'est laseule structure qui peut organiser les populations.

Donc ce n'est pas à l’origine une oppositionprotestant/catholique mais c'est la forme politique que va prendre cetterevendication de libération de la domination coloniale. La dimension culturelle du nationalisme irlandais(avec les revendications de la celtitude) vient beaucoup plus tard, à la fin du19e siècle, elle se greffe sur un mouvement de libération économique et socialde l'espace colonial.

Après la 1 Guerre-Mondiale, il y a une guerre civileen Irlande cela va donner la guerre d'indépendance de 1918-1919. À l'issue de cette guerre d'indépendance est négociéle « Governement of Irland Act »(1920): l'Irlande est coupée en deux, l'Irlande indépendante au Sud etl’Irlande du Nord est un l'Etat qui a une autonomie relative mais dont lesdécisions politiques sont étroitement liées à la couronne britannique.

Ce qu’il faut savoir, c’est que cette coupée del’Irlande en deux n'est pas une négociation avec les populations irlandaises, c'est-à-direque la raison de cette coupure est que les Anglais ont fait une pression énormepour pouvoir conserver la partie nord du territoire où il y avait une population importante d'origine écossaise,mais biens sur, comme ce territoire ou ils étaient majoritaire (les écossais) n'étaitpas suffisamment important pour être viable économiquement, ils ont annexé desterritoire qui étaient très majoritairement peuplés d'irlandais de souche (quiparlaient irlandais) et qui étaient des populations catholiques. Donc ce découpage arbitraire a été effectué à huitclos et sans tenir compte des aspirations de la population, et ce découpageavait surtout pour but d’assurer la domination de ces populations « colonialeancienne » sur cette partie du territoire.

Le régime qui s'installe en Irlande du Nord, est unrégime qu'on appelle subordonné, c'est-à-dire dans lequel il y a un parlement àBelfast mais il est subordonné à celui de Westminster, en Angleterre. Le parlement de Belfast était dominé pendant lapériode de l'entre-deux guerre - pendant 50ans -par le partie unioniste (leparti favorable à l'union avec l'Angleterre) et a développé une politique derépression des populations irlandaise catholique avec des mesurességrégationnistes (par l'emploi, moins de droits,..): construire un étranger del'intérieur, transformer une population qui a normalement des droits civiquesen étrangers de l'intérieur (ce qui est arrivé aux populations irlandaise auNord pendant cette période).

Donc la vision positivede l'Angleterre par rapport à la xénophobie doit être nuancé par rapport à cequi s'est passé en Irlande, car en Irlande du nord la politique est proche des régimesdictatoriale de type Europe centrale à l’égard d’une population constitué enpopulation minoritaire car elle n’a pas les même droits qui est la populationIrlandaise.

LA FRANCE ENTRE NATIONALISME ET XENOPHOBIE[edit | edit source]

En France, le nationalisme prend deux formes, il y ad'abord le développement de l'extrême droite puis de la xénophobie à l'égarddes populations étrangères. L'identité nationale tourne moins autours de laquestion de l'Empire (colonial) qu'en Angleterre, mais l'empire colonialefrançais est le deuxième plus grand après l'Angleterre, en particulier enAfrique et les territoires sous mandant comme en particulier le Liban ou laSyrie. L'identité nationalefrançaise est construite à l'intérieur du territoire français, autour de laquestion du territoire et des racines du territoire.

L’EXTRÊMEDROITE UN PHÉNOMÈNE EUROPÉEN[edit | edit source]

Même si pour l'extrême droite, la question de lanation, du nationalisme est au centre de l'argumentaire, c'est un phénomèneeuropéen et sera très puissant comme phénomène européen dans la période del'entre-deux-guerres. Et même si dans les démocraties l'extrême droite nedevient jamais majoritaire, il joue un rôle assez important pour réorienter uncertain nombre de thématiques autours de la question de l'immigration (déjà àl’époque).

Développementde l’extrême droite depuis la fin du 19ème siècle[edit | edit source]

  • Action Française (une revue fondée en 1898) et qui connaîtune audience à partir de 1905 ,
  • Belgique: rexisme deLéon Degrelle (1906-1994)
  • A Lausanne, l'avocat Marcel Regamey fonde le mouvementOrdre et tradition ou Ligue vaudoise et publie dès 1926 les Cahiers de laRenaissance vaudoise
  • Mouvement des croix de feu fondé en 1931 qui devient à partir de 1935 le Mouvement social français(60 000 membres) 20 députés en 1935
  • Le parti populaire français de Doriot (fondé le 28 juin1936)
  • 6 février 1934, émeute devant la chambre des députés
  • Ligue d’Action française dispose d'une sorte de milice: les camelots du Roy
  • La Ligue des patriotes dispose des phalanges universitaires et affrontements avec les communistes (4 morts en 1925)
  • La Cagoule groupe terroriste lié au fascisme qui se développe au début des années 1930

Les origines de l'extrême droite datent de la fin du XIXème siècle, la France - pays républicain - a joué un rôle important dans le développement de l'extrême droite. Elle se développe en particulier autours de mouvements,« les ligues ». La ligue d'action française est la plus importante connait une forte audience à partir de 1905 et elle se structure autours d'une revue en 1898. Cette ligue d'action française (qui existe toujours) exerce une influence considérable à l'extérieur de la France, en particulier en Belgique où le mouvement «le Rexisme »avec Leon Degrelle ou en Suisse avec le mouvement des ligues vaudoises. Tout cette extrême droite, ces mouvements joue une partie parlementaire et essayent de rentrer dans les parlements même s'ils continuent l'usage de la violence politique et physique dans les années 1930(différence par rapport aujourd'hui).

Par exemple, la ligue d'action française avait ungroupe armée (armée de cannes ferrées), qui s'appellent les camelots du roi(qui portent d'autres chapeaux que les ouvriers de grève sur la photo, donc onvoit qu'ils ne sont pas issus du même groupe social). Néanmoins dans les années 30, il a eu la volonté deparlementariser ces mouvements de l'extrême droite avec la création de véritablespartis politiques, dont le parti populaire français. Il y a plusieurs type degroupes paramilitaires (les phalanges universitaires, les cagoules, …), mais enmême temps on a des partis politiques qui entrent dans le parlement.

Les thèmescommuns du nationalisme d’extrême droite (en France et dans les démocratieoccidentales)[edit | edit source]

  1. En France et dans les démocraties occidentales, l'unité national est la chose qui structure absolument leurargumentaire c'est-à-dire la nation comme lieu réconcilié. C'est donc unevariante de la définition organiciste de la nation avec l'idée que l'on nechoisit pas d'entrer dans la nation (déf. de Renan « plébiscite de tousles jours ») mais la nation s'impose à nous ; on est membre d'unecommunauté organique et elle s'impose à nous parce que nous partageons avec lesautres membres un certain nombre de valeurs, culturelle etc… qui fait que nousappartenions à cette nation.

L'unité essentielle de la nation ; ce sont desgens qui ne pense pas la nation comme un espace de conflit ou un espace de division mais comme un espace unifié. Et leprincipe unificateur est uniquement le national (l'appartenance, l'amour de lapatrie, le fait d'appartenir à la même nation). Evidemment, cette conception est absolument contraire àla théorie du contrat, car on ne choisit pas contractuellement d'être membremais on obéit à un ordre naturel qui nous place comme le sujet d'un Etat-nationauquel on ne peut pas se soustraire. Et donc cela veut dire qu'il y a des gensqui ne peuvent pas le devenir, par ce même ordre naturel.

  1. Du coup, le nationalisme est vu comme la défense des valeurs communespropre à cette nation qui sont définies (on y viendra avec le nationalisme detype fasciste ou nazi) et on doit défendre ces valeurs contre des ennemiesintérieurs et extérieurs.
  1. On doit défendre la nation contre toutferment de division. Qu'est ce qui divise le corps de la nation ?
  • D'abord le parlementarisme car le parlement est le lieu des divisions politiques et cesdivisions politiques menace l'union (c'est pour cela que les extrême droites sont anti-parlementaires même si elle ne l'affirme pas de cette manière).
  • Ce quidivise aussi la nation, ce sont toutes les idéologies politiques qui mettent enavant les oppositions sociales (le faite qu'il y a des divisions socialesimportantes à l'intérieur de la nation).

Pour un nationaliste d'extrêmedroite, les divisions sociales sont totalement secondaires, on est réconciliésocialement à l’intérieure de la nation. Donc on a un ordre corporatiste, danslequel les différentes classes sociales sont réconciliées autour d'un idéal quiest l'idéal nationale : Il n’y a pas une lutte de classe dans la conceptionnationaliste d’extrême droite ou alors c’est un ferment de division qu’il fautabsolument combattre. Pour eux, la lutte des classes est seulement un instrumentpolitique des partis d’extrême gauche qui veulent dissoudre la nation.

Tout ceci donne lieu à des manifestationsantiparlementaires, qui ont pour fonction de prendre le parlement parce quec’est le lieu de la division nationale.

  • Les derniersennemis à l’unité nationale pour les nationalistes d’extrême droite sont tousceux qui sont désigné comme des étrangers.

Un étranger dans une nation est quelqu’un qui n’a pasla citoyenneté. Mais le nationalisme d’extrême droite se définit aussi par lefait qu’il désigne des personnes comme étrangers même si ils ont la citoyenneté(par exemples les Juifs). En réalité les juifs sont des citoyens de la France,mais définies comme des étrangers. Ce qui est caractéristique de ce nationalisme, c’estqu’il définit lui même les gens qui sont étrangers en corps de la nation(indépendamment du statut réelle des gens). On redessine donc le corpsnational. Le front populaire en 1936 est le premier gouvernementgauche en France avec Léon Blum (Juif d’ailleurs) et Maurice Thorez (communiste).Léon Blum devenu président de conseil, donc le premier socialiste à diriger larépublique française.

Le deuxième point surlequel va porter essentiellement - dans les années trente-le nationalismed'extrême droite c'est la xénophobie. Et pour comprendre cette xénophobie ilfaut repartir sur la place de l’immigration de la France dans la période del'entre deux guerres.

L’IMMIGRATION EN FRANCE[edit | edit source]

Son importance numérique[edit | edit source]

  • 1921 : 1,550 Métrangers (3,9% de la pop totale)
  • 1931: 2,891 Métrangers (7% de la pop totale)
  • Majoritairementdes pays d’Europe (90%) et surtout limitrophe avant PGM 79% mais 55% en 1939
  • Plus grande communauté les Italiens environ 30% des étrangers en France vers 1930

Il faut rappeler une chose, c’est que la France est ungrand pays d’immigration depuis le 19ème siècle. C’est avec lesEtats-Unis le plus grand pays d’immigration. Et dans cette période entre lesdeux guerres c’est le premier pays d’immigration au monde (è Actuellement il y a beaucoup français, dont lesancêtres ne sont pas gaulois).

Raison:depuis la fin de 19ème siècle en France le taux de natalité estextrêmement faible. La croissance démographique est donc très faible et pours’industrialiser en France, il faut un flux massif des travailleurs immigrés. Et donc ces ouvriers viennentessentiellement des pays limitrophe de la France à l’époque : Suisse,l’Allemagne, Pays-Bas, Belgique et les gens d’Alsace. En 1931 : 2,891 Métrangers (7% de la pop totale est étrangère (c’est même plus important car àl’époque, c’était très facile d’obtenir la citoyenneté française. Ca veut direqu'il y a beaucoup de gens qui sont français (donc qui ne sont comptabilisés ladedans) mais qui en réalité sont arrivé de manière relativement récent en France,la raison pour laquelle en Suisse les taux de population étrangère restentextrêmement élevés, c’est parce que c’est très difficile d’obtenir lanationalité. On reste des étrangers et ne devient pas simplement suisse. Mais 7 % c’est déjà des taux important.

Globalementles immigrations restent localisées en fonction des proximités géographique. Contrairementà ce qu’on pourrait penser, il ne faut pas croire que parce que les gensparlent la même langue et sont très proche culturellement qu’ils s’entendentmieux. AuNord de la France, il y a eu des mouvements de protestation contre lestravailleurs belges (qui parlaient français) extrêmement violent et en Sud dela France contre les italiens (région Montpellier).

Donc la différence culturelle ne produit pas la xénophobie (contrairement à ce quel’on a tendance à dire maintenant), mais la xénophobie s’alimente d’autre type de choses qui ne sontpas liée à l’éloignement culturel. La xénophobie est surtout liée à la concurrence sur le marché de travail. Donc les poussées xénophobe se développe toujours dans les moments de crises économiques où la concurrence devient très importante.

Les politiques d’immigration[edit | edit source]

  • 1,3 millions de morts souvent des hommes jeunes.
  • 1924 constitution par les organisations patronales d’une société générale d’immigration
  • La loi du 10 août 1927 permet la naturalisation des étrangers ayant résidé seulement 3 ans sur le territoire. Nombre des naturalisations double dès l’année suivante.
  • ¾ desimmigrés sont actifs et 2/3 des Français
  • 37%des immigrés dans les industries du bâtiment
  • 48%des travailleurs des industries extractives sont des étrangers (souvent Polonais en provenance de l’Allemagne)
  • 70%dans les Mines de fer

A l’époque, s’il y a tellement d’immigration en France, c’est parce que il y a des gens qui font venir des immigrants, ils en ont besoin (ils n’ont donc pas les même intérêt que ceux qui se sentent en situation de concurrence), c’est essentiellement les organisations patronales qui mettent en place des filière d’immigrations et ce qui est nouveau dans la période d’entre-guerre, c’est le rôle du gouvernement qui crée un véritable office de l’immigration et qui permet de faire venir massivement des immigrés.

Il y a des immigrés de manière marginale qui viennent des colonies (à la différence qui se passe au Royaume Unies). Pour essentiel l’immigration vient de l’intérieure de l’Europe. Cettepolitique d’immigration donne lieu à une révision du code de la nationalitéavec la loi du 10 août 1927 qui permet la naturalisation rapide des étrangersayant résidé seulement 3 ans sur le territoire (cela veut dire que après 3 ansles émigrés peuvent demander la citoyenneté). C’est très généreux maisc’est parce que il y a aussi un besoin d’intégrer une population étranger parcequ’il y a un déficit de population.

Caexplique pourquoi -dans la période de l’entre-deux-guerres -on a une populationimmigré important et cette dernière a l’avantage de constitué une main d’œuvre tout de suite disponible et quicoût relativement peu chère (car pasbesoin de les éduquer parce qu'ils arrivent déjà adulte). L’intérêtque l’on a tirer d’une population d’immigré, c’est que ¾ des immigrés sontactifs et dans le cas des française c'est seulement 2/3. Et surtout lesimmigrés travaillent dans les métiers durs, dans lesquels il était difficile detrouver des travailleurs français (70% dans les Mines de fer sont destravailleurs immigrés).

LA FRANCE XÉNOPHOBE[edit | edit source]

Face à cette immigration, à partir du moment où on a des crises économiques des réactions xénophobes (surtout dans les années 30).

Les thèmes de la Xénophobie[edit | edit source]

  • « gang des polonais en 1924.
  • Loi Naquet de 1884(Alfred Naquet 1834-1916)
  • Léon Blum (1872-1950) sur le mariage (1907)
  • Xavier Vallat (1891-1972)
  • Le statut juif du 18 octobre 1940
  • La xénophobie sanitaire: l’idée que les étrangers sontplus malades que les français. Et que surtout, ils représentent un risqued’épidémiques particulièrement important. Cela se focalise sur deuxmaladies : la syphilis et la tuberculose.

Il y avait des enquêtes del’académie de médecine qui essayait de montrer comment les ces populations étrangèresreprésentaient un risque sanitaire important et comment les cantonner dans uncertain nombre de lieu etc En revanche il n’y a aucune interrogation sur lesmaladies professionnelle spécifique qui résulte du travail dangereux desimmigrés. L’idée qu’en fait cette populationest surreprésentée pour certaines maladies (maladies pulmonaire typiquement) dufait qu’ils effectuent des travaux dans les mines, ca c’est une chose qui n’estpas thématisé à l’époque.

  • L’opinion,partagée par l’extrême droite, sur le caractère particulièrement criminel des étrangers. Si on regarde les chiffres on peut dire que les immigrés sont légèrement sur représentent parmi les populations qui ont affaire à la police mais c’est lié à la composition de cette population (qui est essentiellement masculine et adulte adulte).

Tout ceci donne lieu à un certain nombre de fantasme sur le gang polonais en 1924, donc des gens qui seraient naturellement plus dangereux que d’autres. Ce qui est intéressant, c’est que d’abord, on a une mise en place de discours dans certain milieu d’extrême droite, mais ensuite ca se repend dans l’ensemble de la population avec des croyances partagées.

  • Les thèmes de l’antisémitisme à l’époque, les grands thèmes sont que les juifs constituent une espèce internationale qui participe souterrain à la destruction des états nationaux,donc l’idée de « juif cosmopolite ». C’est un thème classique du nationalisme. Avec d’autres reproches ; celui d’être favorables à des mœurs qui seraient contradictoire avec celles des sociétés chrétiennes celas’appui sur le fait que Léon Blum a écrit en 1907 un livre sur le mariage où ilprône l’union libre. Pour les nationalistes c’était un juif dépravé.

Ce qui est assezintéressant, c’est que au moment où le gouvernement Vichy édicte le statue desJuif de 18 Octobre 1940, qui se base sur l'argumentation que les juifs sonthostiles et décomposant pour l’identité nationale pour la nation.

Les crises Xénophobes[edit | edit source]

  • Jean Giraudoux (1882-1944) avec Les pleins pouvoirs en 1939
  • 1933 Seuls les Français peuvent exercer la médecine
  • 1934 les avocats font voter une loi écartant les naturalisés de leur profession (durant 10 ans)
  • 1927- Vote d'une loi permettant l'extradition des étrangers.
  • 1931- La crise économique internationale frappe la France, des dispositions sont prises pour ralentir l'entrée des travailleurs étrangers.
  • 10 août 1932- Une nouvelle loi accorde priorité du travail à l'ouvrier français dans l'industrie en instaurant des quotasd'ouvriers étrangers dans les entreprises..
  • 1933 Seuls les Français peuvent exercer la médecine

Cela donne lieu a des ces crises xénophobes qui sont toujours lié à des moments de crise économiques. Exemple : la crise de 1924 avec le développement du chômage et dans ce moment on a des incidents qui opposent les ouvriers français et les ouvriers étrangers qui apparaît dans la région parisienne. C'est au moment de la grande crise d’économique de 1930 qu’on assiste au paradoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers. Ce paradoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers est thématisé par l’extrême droite mais reprise par un certain lobby professionnel. Accuser les étrangers d’être responsable pour la crise, c’est une manière de penser les problèmes économiques qui sont très caractéristique de l’extrême droit de penser l’ennemi à l’intérieure du pays : mais d’un autre c’est une façon simple de trouver des responsablesà la crise, c’est donc facilement repris, cela marche dans tout les paysdémocratiques à toutes les époques. C’est un argument qui il est reprisrelativement facilement comme un argument générale. C’est normalement l’extrêmedroit qui thématise ces thèmes et cette articulation « crise-étrangers ».

Dans les années 30 on a une reprise de ces thématiquespar toute sorte de lobby professionnelle (ces lobby professionnelle sontgénéralement les médecins et les avocats) y compris les milieux cultivés. A cet égard il y a toujours deux professions qui sonthyper protectionniste : - Les médecins et - les avocats. Ce sont des professions que vous ne suspectez pas àpriori. Ce sont des gens qui s’occupent des autres. Or ils étaient hyperprotectionniste dans les années 30 en France et d’ailleurs aussi(allemand : presque 99% pourcent des médecins était membres du partinazi).

Tout ça a donné lieu à un certains nombre de lois àpartir de 1930. - Dès1932 on a une loi qui accorde la priorité du travail à l'ouvrier français (dansl'industrie) en instaurant des quotas d'ouvriers étrangers dans lesentreprises. - Maisaussi des lois qui -comme en 1933- font que seuls les Français peuvent exercerla médecine. - Eten 1934, les avocats vont voter une loi qui écarte les naturalisés, il nes'agit même pas d’étrangers. Il s'agit des naturalisés, donc des françaises,mais des françaises qui avaient récemment naturalisé (dans les derniers 10 ans)qui ne peuvent pas exercer la professionavocat.

Donc on voit qu'il y a des réactions protectionnistesextrêmement fortes dans les périodes de crises économiques avec accusations queles étrangers soient responsables pour la crise économique.

Conclusion[edit | edit source]

Pour conclure, on peut dire qu’au fond, c’est vrai que les grand pays démocratique (GB, France)résistent en fait à la pression d'un nationalisme d’extrême droite, elles arrivent à trouver d’une certaine manière dans la tradition démocratique et aussi dans la mobilisation de certaine catégorie de la population, des formes de résistance à un nationalisme extrême.

Néanmoins, ce qui est clair, est que la xénophobie est un phénomène extrêmement important dans les démocraties en fin des années 30. Il ne faut pas croire que parce que ces pays restent des démocraties ils ne sont pas travaillés par les nationalismes de type exclusif, de nationalisme de type organsiciste.


Annexes[edit | edit source]

Références[edit | edit source]