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Éthiques constructiviste et globaliste

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Éthiques constructiviste et globaliste
Professeur(s) Pierre Allan

Lectures


Küng :

« Two basic principles : Every human being must be treated humanely ! What you wish done to yourself, do to others ! ». (à Global Care)

L’analyse et l’éthique recherchent la vérité.

Marx et les globalistes[edit | edit source]

Pour Marx :

  • le matérialisme historique se veut une théorie scientifique de l'histoire de l'humanité.
  • et nullement une analyse moraliste : le capitalisme, exploitant et aliénant, est donc mauvais. Le travail des enfants peut être considéré comme le capital des temps modernes.
  • au contraire : le capitalisme, y compris sa phase colonialiste, est dans la logique du développement historique de la succession des modes de production économique.
  • Marx est contre le « socialisme utopique ». Il n’y a pas de discours normatif, cela est tout simplement.
  • toutefois, le mode communiste (fin de l'exploitation de l'homme par l'homme) signifie aussi la (implicitement, bonne !) fin de l'histoire : plus de conflits ni de guerres. Le communisme est la fin de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. La question de justice et de la morale est transcendée.
  • communisme = idéal : « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », il transcende la justice du fait de l'abondance matérielle. La question morale est volontairement évacuée par Marx, il se veut un pur scientifique qui découvre les lois de l’histoire.

Le cosmopolitanisme est une doctrine philosophique disant qu’il faut d’un point de vue moral traiter les autres d’une manière décente mettant l’accent sur le bien des individus. L’éthique internationale doit se concevoir et se faire au niveau des individus, de nous tous, « habitants et citoyens du monde » à par-delà les États-nations, les frontières, dans une humanité commune :

  • exemple 1: Déclaration universelle des droits de l'homme – lorsqu’on appartient à l’espèce humain, on a les mêmes droits.
  • exemple 2: utilitarisme de Peter Singer (2002) One World : The Ethics of Globalization

Le pacifisme[edit | edit source]

La grande rupture est une doctrine essentiellement chrétienne, c’est l’origine du pacifisme, la réflexion sur la pacifisme est celle des premiers chrétiens – pacifistes – : cf. Jésus Christ, Sermon sur la montagne [Mathieu 5-7] :

- « Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.

- Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : « Tu ne commettras pas de meurtre » ; celui qui commettra un meurtre en répondra au tribunal. - Vous avez appris qu'il a été dit : « Œil pour œil et dent pour dent. » [talion] Et moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre. - Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.

- Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux: c'est la Loi et les Prophètes. » [règle d'or, Golden Rule]


Pacifisme conséquentialiste[edit | edit source]

Postulat :

  • Toujours : coûts d'une guerre > bénéfices : dan son essai de 1785 ? Kant implicitement dit qu’une guerre coûte toujours plus chère qu’elle ne rapporte.
  • même dans un cas particulier où la guerre pourrait apparaître comme préférable, il ne faut pas la faire, car la règle « Ne jamais faire la guerre » fera moins de mal à long terme.
  • en refusant (unilatéralement) de combattre, nous donnons un exemple : par le pacifisme on peut éviter toute guerre et les horreurs de la guerre. C’est ce que pensaient les socialistes comme Jaurès en 1914.

Critique :

  • assertion « toujours : coûts d'une guerre > bénéfices » est un argument de fait, et non de principe à examiner empiriquement les faits : on ne peut pas dire a priori que quelque soit la situation les conséquences seront toujours négatives. Un véritable conséquentialiste se doit d’examiner les conséquences. Pour le IIIème Reich les coûts de la Deuxième guerre mondiale sont plus grands que les gains.
  • question rhétorique : pourquoi est-il mauvais de tuer ? à considérer également les coûts d'opportunité de l'inaction. Il faut regarder en quoi l’inaction à une conséquence.
  • le conséquentialisme ne peut exclure aucune action a priori : le conséquentialisme n’est pas une doctrine morale qui donne des règles toujours valables.

Pacifisme déontologique[edit | edit source]

Postulat :

  • il est de notre devoir de ne jamais tuer.
  • les soldats ennemis sont innocents : les soldats ennemis ne sont pas nécessairement des frères mais ce sont des individus qui se batte au nom de la patrie mais non pas au nom d’un grief personnel.

Critique :

  • « il est de notre devoir de ne jamais tuer » : mais ne faudrait-il pas distinguer entre le sang des innocents et le sang des agresseurs coupables ? à auto-défense
  • « soldats ennemis sont innocents » : mais ils sont armés et agresseurs = représentent un danger vital

La non-violence[edit | edit source]

Postulat de la non-violence[edit | edit source]

Mohandas K. Gandhi : la non-violence – ahimsā – = ne causer de dommage à personne est, sans exception, supérieure à la violence qu'elle vaincra. Exige un effort d'autopurification aussi complet qu'il est humainement possible.

  • Critique de la violence sur le double plan :
    • moral : principes éthiques, la violence est mauvaise parce que c’est mal d’être violent.
    • pratique : politique pragmatique.
  • tout cycle de conflit légitime la violence – à long terme –, moralement et politiquement.
  • l'aspect performatif – « dire c'est faire » – du politique transforme les motivations : fierté, ambition, insolence, colère, humiliation, désir de représailles, vengeance, etc. En les disant, on fait des choses, on transforme les motivations. Lorsqu’on est violent, on se transforme. Les constructivistes diraient que notre identité se modifie.

Il faut être non-violent de façon fondamentale, il faut absorber la violence.

à Retranchement, ressentiment et hostilité mutuelle à Il faut cultiver l'humilité et le courage, car même l'action non-violente peut provoquer une escalade conflictuelle !

Gandhi est pour une action politique – le « satyagraha » – :

  • action auto-limitante disciplinée : « une force contenant en soi les germes d'une autolimitation progressive ».
  • une pratique ouverte et extra-institutionnelle, qui dépend du contexte spécifique qui donnera les moyens particuliers : techniques de protestation collective, désobéissance civile, non-coopération, boycott, grève, etc.
  • qui ne punit pas le malfaiteur, mais cesse de l'assister.
  • acceptation d'une souffrance non-coercitive obtenue par discipline de soi :

« non-violence in its dynamic condition means conscious suffering » « it appeals not to the intellect, it pierces the heart" » : on ne cherche pas à modifier la rationalité de l’exploitant. « Suffering is the law of human beings; war is the law of the jungle. But suffering is infinitely more powerful than the law of the jungle for converting the opponent and opening his ears, which are otherwise shut, to the voice of reason. (…) The appeal of reason is more to the head, but the penetration of the heart comes from suffering. It opens up the inner understanding in man."

C’est au niveau de l’affecte, moins on réagit et plus on a mal, à un moment donné chacun est conscient que nous avons mal. Il s’agit par notre souffrance de transformer l’autre. Lorsque quelqu’un souffre, on agit.

à « conversion politique » de l'autre

Exemples:

  • Gandhi (1869-1948) :

    « the English have not taken India ; we have given it to them. They are not in India because of their strength, but because we keep them. » (1909)

     : la libération du sous-continent indien de l’impérialisme britannique, puisqu’ils sont plus fort, alors ils vont accepter de ne pas répondre au coup par des coup.
  • Martin Luther King (1929-1968) :

    « I've seen too much hate to want to hate, myself, and every time I see it, I say to myself, hate is too great a burden to bear. Somehow we must be able to stand up against our most bitter opponents and say: 'We shall match your capacity to inflict suffering by our capacity to endure suffering. We will meet your physical force with soul force. Do to us what you will and we will still love you.... But be assured that we'll wear you down by our capacity to suffer, and one day we will win our freedom. We will not only win freedom for ourselves; we will appeal to your heart and conscience that we will win you in the process, and our victory will be a double victory ». (24.12.1967)

Critique de la doctrine non-violente[edit | edit source]

La non-violence marche contre ceux qui peuvent avoir mauvaise conscience mais il y a certaines personnes avec lesquelles cela ne marche pas.

Michael Walzer 1977 : la non-violence peut être perverse, cette doctrine fonctionne pour ceux qui l’appliquent. Comment percer le cœur de l’autre lorsque l’autre d’une manière perverse on se retire du rapport de force.

  • « Nonviolent defense is no defense at all against tyrants or conquerors ready to adopt such measures. Gandhi demonstrated this truth, I think by the perverse advice he gave to the Jews in Germany: that they should commit suicide rather than fight back against Nazi tyranny ».

  • « Nonviolent defense depends upon noncombatant immunity. (…) the transformation of war into a political struggle has as its prior condition the restraint of war as a military struggle. (…) The restraint of war is the beginning of peace ».

Nelson Mandela (1918-2013) : limites de la stratégie de la non-violence.

  • « Nonviolent passive resistance is effective as long as your opposition adheres to the same rules as you do. But if peaceful protest is met with violence, its efficacy is at an end. For me, nonviolence was not a moral principle but a strategy; there is no moral goodness in using an ineffective weapon. In the end, we had no alternative to armed and violent resistance. »

  • « A freedom fighter learns the hard way that it is the oppressor who defines the nature of the struggle, and the oppressed is often left no recourse but to use methods that mirror those of the oppressor ».

Dans certains cas, on ne va pas pouvoir transformer l’agresseur.

Le concept de paix juste : un exemple d'éthique constructiviste[edit | edit source]

La doctrine de la guerre juste est séculaire, Saint Thomas d’Aquin en parlait déjà mais le concept de paix juste est peu développé en théorie politique international.

Concept de la paix juste – cf. Pierre Allan & Alexis Keller 2006 –[edit | edit source]

  1. convention entre parties : ne résulte pas d'une définition légale et libérale a priori = « contrat », accord de paix entre différentes communautés politiques de cultures différentes.
  2. formel, et non dans le cadre d'une tradition religieuse ou idéologique (comme les Droits de l'homme) : vision libérale de la réalité.
  3. local, et non universel : s'applique seulement aux parties directement affectées.

Paix juste : un processus avec quatre conventions nécessaires & suffisantes[edit | edit source]

1) reconnaissance minimale – « thinck recognition » – : les parties se reconnaissent mutuellement en tant qu'agents autonomes. Tant que l’esclave est esclave il n’est pas autonome. 2) reconnaissance maximale – « thick recognition » – :

  • empathie de soi et de l'Autre, compréhension des identités (=> besoins): de quoi chacun a-t-il besoin pour rester satisfait, rester « soi » ?
  • internal consent is crucial ; depends on political regime and political forces able to block the recognition of the Other; overall consensus not necessarily needed
  • N.B.: identities can be somewhat redefined

3) renoncement

  • concessions nécessaires de la part de toutes les parties.
  • sacrifices nécessaires pour démontrer la sincérité (pas « win/win »)

4) règle : « texte », soit une formule de paix publique, explicite, avec les règles de l'accord et des règles de comportement.

La constitution fédérale suisse de 1848 : un exemple de paix juste[edit | edit source]

Alexis de Toqueville, Voyage en Suisse, 1836 : « Je ne sais quels changements s'opéreront en Suisse de nos jours, mais j'ose prédire qu'il s'en opérera de très grands, ou, tout au moins, qu'on y verra de très grands troubles. »

  • 1814 – 1830 : Restauration de l'Ancien Régime
  • 1830 – 1839 : Régénération, phase libérale
  • 1839 – 1847 : Régénération, phase plus conservative caractérisée par une opposition entre Radicaux et conservateurs, spécialement après les Freischarenzüge (bandes de francs-tireurs) de 1844 et 1845 contre Lucerne (« Question jésuite ») avec 120 morts et près de 2000 prisonniers.

Guerre du Sonderbund du 3 au 29 novembre 1847 : « La guerre civile était un conflit entre la tradition et la modernité, entre campagne et ville, entre la périphérie et le centre. » (Altermatt 1979).

« querelle fraternelle » – Remak 1997 : guerre menée avec grande modération par le Général Guillaume-Henri Dufour : 98 morts, avec plus de victimes du côté victorieux des cantons libéraux radicaux que de l'alliance du Sonderbund (UR, SZ, UW, LU, ZG, FR, VS)

Pas de traité de paix, mais 7 actes de capitulation similaires.

« Rétrospectivement, la nouvelle constitution de 1848 (...) apparaît comme un compromis construit pour équilibrer les intérêts conflictuels qui avaient provoqué la violence qui l'avait précédé ». (Altermatt 1979)

. Il faut rééquilibrer les intérêts conflictuels.

Notre thèse : la constitution suisse de 1848 est un équivalent fonctionnel d'un accord de paix juste.

  1. reconnaissance minimale : les cantons vaincus sont immédiatement réadmis dans les délibérations constitutionnelles de la Diète.
  2. reconnaissance maximale : patriotisme suisse développé (fêtes fédérales de tir, de gymnastique, de costumes) ; élites et populations fraternisent ; boucs émissaires identités(leaders Sonderbund, jésuites exilés) ; identités partiellement redéfinies par des élections libres portant une majorité radicale au pouvoir à LU, FR, VS. Apparait la filiation avec le paradigme constructiviste.
  3. Renoncement, avec concessions mutuelles sur dettes de guerre et taxes douanières à sacrifice du bicaméralisme :
  • Sonderbund accepte nouveau Conseil national
  • Radicaux acceptent nouveau système bicaméral
  1. règle, cf. la Constitution fédérale de 1948 au préambule ambigu :

« Au nom de Dieu Tout Puissant ! La Confédération suisse, voulant affermir l'alliance des confédérés, maintenir et accroître l'unité, la force et l'honneur de la nation suisse, a adopté la constitution fédérale suivante » à acceptée par 18 ½ cantons et 72.8% de l'électorat

Vers le Global Care[edit | edit source]

Thèse[edit | edit source]

On se focalise trop sur la question « quels sont les meilleurs principes ? », alors qu'il faudrait développer les bonnes dispositions et capacités affectives sur le plan moral dans leur contexte humain particulier qui est toujours celui d’une communauté.

L’agent moral considéré par l'éthique contemporaine[edit | edit source]

L’agent moral considéré par l'éthique contemporaine (d'inspiration kantienne et libérale) est un adulte autonome ; or, tous, nous commençons notre vie par une situation de dépendance ; de plus, nous sommes souvent dépendants (problèmes personnels, domination/exploitation, maladies, vieillesse, etc.).

Définition du « Care »[edit | edit source]

Doctrine éthique (≈ partiellement une éthique de la vertu), qui considère les individus non comme autonomes, mais comme relationnels – ils se trouvent toujours dans des réseaux de relations sociales (à sont interdépendants) :

  • caring about
  • caring for
  • care giving
  • care receiving

Justice vs. Care[edit | edit source]

Justice vs. Care Justice care Capacités morales apprendre les principes moraux (ex. droits de l'homme)


développer des dispositions morales & affectives (se soucier des besoins des autres, compassion)

Raisonnement moral

résoudre les problèmes moraux par des principes universels, abstraits (ex. Kant)

rechercher une réponse appropriée et concrète pour le cas particulier Concepts moraux droits, équité

responsabilité, relations sociales (réseaux)

Projet[edit | edit source]

Développer une éthique internationale sur la base de l'éthique du care et non seulement sur base de considérations de justice internationale, ce, à partir de théories féministes et d'un consensus moral théologique.

cf. Mary Wollstonecraft (1792) A Vindication of the Rights of Woman, une sorte de « nurturing liberalism » proche du care (cf. Engster 2001)

« While an ethic of justice proceeds from the premise of equality – that everyone should be treated the same – an ethic of care rests on the premise of nonviolence – that no one should be hurt. In the representation of maturity, both perspectives converge in the realization that just as inequality adversely affects both parties in an unequal relationship, so too violence is destructive for everyone involved ».[1]

« no comprehensive ethic of humanity can be derived from human rights alone, fundamental though these are for human beings; it must also cover the human responsibilities which were there before the law » (Hans Küng 1997)

Déclaration pour une éthique globale fondée sur les religions majeures[edit | edit source]

1) chaque être humain doit être traité humainement (pas nécessairement de manière égalitaire, mais selon ses besoins (à cf. époque et culture particulière), soit avec care :

  • chaque communauté politique doit être reconnue et traitée en respectueusement en tant que telle à principe de la reconnaissance sur des bases interculturelles.
  • et non nécessairement sur des bases libérales ressortant du droit international public – libéral, eurocentrique – exigeant des partenaires « civilisés » ayant une « constitution » =conditions éliminatoires des peuples indigènes.

Nota bene – convergence avec le Confucianisme et son concept éthique central du ren 仁 (= figure humaine et 2 lignes suggérant les relations humaines) : humanité, altruisme, charité,compassion, bonté (cf. Chenyang Li 1994).

2) éthique de la réciprocité (« règle d'or ») : « ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fais pas à autrui »

  • Confucius (551-489 BCE) :

    « What you yourself do not want, do not do to another person » (Analects 15.23)

  • Rabbi Hillel (60 BCE - 10 CE) :

    « Do not do to others what you would not want them to do to you » (Shabbat 31a)

  • Jesus of Nazareth :

    « Whatever you want people to do to you, do also to them » (Matthew 7.12; Luke 6.31)

  • Islam :

    « None of you is a believer as long as he does not wish his brother what he wishes himself » (Forty Hadith of an-Nawawi, 13)

  • Jainism :

    « Human beings should be indifferent to worldly things and treat all creatures in the world as they would want to be treated themselves » (Sutrakrintanga I, 11, 33)

  • Buddhism :

    « A state which is not pleasant or enjoyable for me will also not be so for him; and how can I impose on another a state which is not pleasant or enjoyable for me ? » (Samyutta Nikay V, 353, 35-342,2)

  • Hinduism :

    « One should not behave towards others in a way which is unpleasant for oneself: that is the essence of morality » (Mahabharate XIII, 114,8)

Problèmes avec une éthique du care[edit | edit source]

  • portée limitée (= « parochialism ») : or, ce sont précisément les plus vulnérables qui sont insuffisamment insérés dans des réseaux humains.
  • paternalisme : les personnes dépendantes risquent d'être exploitées.
  • patriarcale : justice vs. care /comme/ « public » vs. « privé »

à Paradoxalement, développer une perspective de care aide à perpétuer une société patriarcale de domination des hommes sur les femmes (le care est conservateur)

à care doit inclure des principes généraux de justice (droit à la vie ; liberté ; égalité formelle comme traitement similaire de cas similaires; propriété privée) ; vers une éthique nouvelle « post-libérale »

Références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Carol Gilligan 1982, In a Different Voice: Psychological Theory and Women's Development