La Globalización: circulación entre el imperialismo y las estrategias cosmopolitas
La globalización tendría una visión "imperial" o incluso "imperialista" para los marxistas. Los movimientos de altermundialización movilizan a los individuos a través de redes transnacionales a través de otra globalización. En torno a la cuestión de la globalización, hay cuestiones políticas sobre el tipo de sociedad. Volveremos a las tesis principales sobre su pertinencia y sobre su análisis de las cuestiones de poder que rodean a la globalización.
La razón imperial y su denuncia
¿Cómo circulan las relaciones de poder o las voluntades "imperialistas"? ¿Cómo se impone o no este poder? ¿Cómo circula?
Castells y la globalización contrahegemónica
En The Information Age: Economy, Society and Culture[1] publicado en tres volúmenes, que es una biblia del altermundialismo sobre la globalización de las redes y lo local, se muestra cómo la nueva sociedad global contribuye a la creación de una opinión pública globalizada por los medios de comunicación que contribuye a acelerar la crisis de los Estados nacionales. A través de la circulación de la información, existe una conciencia global de tener un proyecto político que se opone a un proyecto global.
Estamos asistiendo a una reubicación de la política en favor de instituciones internacionales y supranacionales que están erosionando el poder de los Estados. Se trata de un neomedievalismo con un retorno a las identidades locales y regionales directamente vinculadas a la erosión del Estado. En Empire de Hart y Negri[2],
la disolución del Estado conduciría a una especie de imperio impuesto por los cánones liberales de la globalización, distanciando a las élites de las cuestiones locales y nacionales.
Esta transición del poder al nivel global está provocando que las élites tradicionales se distancien de las cuestiones locales. Algunas de estas élites jugarán el juego global y perderán interés en los problemas locales o se quedarán atascadas en lo local y a veces incluso tendrán posiciones de identidad. Esta tesis proporciona apoyo intelectual a la causa antiglobalización porque detrás de ella está la idea de que las élites como agentes de la globalización han traicionado a sus poblaciones, de ahí la necesidad de oponerse a estas élites. Esta tesis permite la movilización transnacional contra las élites. Más allá de la dimensión seductora de este tipo de enfoques, las cosas son un poco más ambiguas. Este enfoque ascendente contra las élites cosmopolitas es arrogante.
Algunas ONG de base comunitaria, por ejemplo, son financiadas por la Agencia de los Estados Unidos para el Desarrollo Internacional en los Estados en proceso de desintegración. Realmente depende de las estrategias nacionales. Pensar que estas personas tendrán cosas en común y trabajarán juntas simplificaría la realidad. En esta vulgar vulgar vulgar altermundialización, apoyamos una imagen muy simplista de las élites. En esta imagen, las élites son vendidas a la globalización o a personas atrapadas en problemas de identidad. Es una contravención maniquea de las élites que tienen que elegir entre agentes de la globalización o campeones locales. Esto contribuye a que estas dos posturas se enfrenten como si delimitaran el campo político.
Este tipo de enfoque descuida las especificidades de las historias nacionales que pueden explicar la interacción local de posiciones entre el Estado y las ONG. Si no nos interesa esto, nos quedamos en un enfoque asociológico a pesar de su apego oficial al constructivismo en el sentido de que no nos interesa el posicionamiento social y la contextualización de estos agentes y actores en su país de origen; los agentes nunca se ubican en los espacios nacionales donde adquieren recursos familiares, escolares y de otro tipo.
Quizás este hecho tácito, y la distinción entre relaciones internacionales y ciencia política, se están reproduciendo de nuevo. A menudo nos enfrentamos a personas con múltiples posiciones en las que la inversión a nivel internacional depende a menudo de un enfoque nacional. La pregunta subyacente es cómo la globalización impone ideas, pero también cómo combatirlas. Así, hay hechos de poder en la globalización, ciertas estrategias generan efectos de poder y permiten que ciertas ideas circulen.
Découplage
Avec le néo-institutionnalisme, on étudie la circulation internationale de l’expertise. Avec la thèse de Meyer intitulé World Society and the Nation‐State[3], on est censé dépasser à la fois l’écueil de l’interétatique seul et de la globalisation qui anticipe le déclin des frontières. Les normes globales s’imposent, car se basent sur un socle commun. On est dans une volonté d’essayer de comprendre comment circulent les savoir-faire, mais on est dans une forme de « magie » de par qui cela passe et comment cela se diffuse.
Van der Pijl – global rivalries
Dans Global Rivalries From the Cold War to Iraq[4], la thèse de Van der Pijl est intéressante, car elle a la mérite de dépasser les thèses des Harts et Negri sur une absorption de l’État au profit d’un dispositif impérial. Il historicise son argument en disant qu’au niveau global on est dans une longue histoire de compétition entre deux modèles d’États qui s’opposent toujours dans l’espace international. Cette thèse d’inspiration marxiste s’intéresse aux enjeux entre les bourgeois et les élites. D’un côté, il y aurait l’État libéral anglo-saxon, de l’autre, l’État prussien. Cette thèse a quelque chose d’intéressant qui est que, comme par hasard, les pays qui s’en sont bien sortis dans ces dernières décennies sont les pays qui ont adopté un État prussien avant de se transformer en un État libéral. Des États vont se construire plus récemment et devenir des États libéraux dans le cadre d’une économie plus globalisée comme le Brésil ou encore la Corée du Sud dans le cadre de stratégies de décollages.
Il y a l’idée qu’au niveau global, se joue une lutte entre les élites de ces deux types d’États et que le modèle libéral est en fait en train de gagner parce qu’il a certains « avantages comparatifs », mais surtout historiquement il y a eu des phénomènes qui leur ont permis de s’imposer. Cette thèse montre qu’entre la crise de 1929 jusqu’à la fin de la Guerre froide, le modèle anglo-saxon n’a pas le vent en poupe. À la fin de la Guerre froide, il y a le retour d’une pensée néolibérale qui va s’imposer de nouveau au niveau global. C’est une lecture marxiste, mais qui a le mérite de ne pas donner dans les discours globalisants qui prennent la globalisation comme une donnée anhistorique permettant de mettre en perspective la contrerévolution libérale des années 1980. Avec les années 1980, on assiste a un démantèlement des États providences.
La circulation internationale des idées
Au-delà de la « magie » du découplage qui pense que l’international fonctionne de manière autonome par rapport au national, « les textes voyagent sans leur contexte ». Une œuvre écrite dans un pays, si elle va être traduite et circuler ce n’est pas nécessairement parce que c’est un superbe texte. On va se rendre compte qu’il y a des stratégies éditoriales, les textes ne circulent pas internationalement de manière linéaire.
Des auteurs se sont inspirés de cela disant que le transfert d’un espace national à un autre s’accomplit à travers toute une série d’opérations sociales par les importateurs en fonction de leurs positions et intérêts avec une sélection et une réinterprétation-marquage. Ce sont des opérations d‘import-export symbolique qui est un terme utilisé par Yves Dezalay et Mickael Rask Madsen dans Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoirs internationaux : Stratégies cosmopolites et reproduction des hiérarchies sociales[5]. Il y aurait une exportation hégémonique des luttes domestiques.
Donc, il y a un besoin d’analyser les stratégies des passeurs en fonction des positions qu’ils occupent dans leurs espaces nationaux. Intervient l’idée qui est en fin de compte assez à contre-courant de ce qu’on peut lire. Le fait d’aller chercher une expertise à l’étranger serait indissociable de la reproduction des hiérarchies sociales dans les espaces nationaux des deux côtés.
Espaces de pouvoirs et circulations des savoirs
Ce type d’approche est inspiré par sociologie bourdieusienne racontant une histoire différente de la globalisation. Ils renvoient dos à dos les analyses de science politique et les discours promotionnels ainsi que prescriptifs sur la globalisation comme si le global vivait de manière autonome par rapport à l’État. C’est l’idée de remettre l’État au centre du débat tout en l’inscrivant dans des logiques d’interprétation multiscalaire parce que de nouveau, les études multiniveaux ont tendance à minimiser l’importance des institutions de l’État national comme si elles étaient court-circuitées par interactions directes entre le local et le local. Il faut prendre en compte l’importance des transferts internationaux de compétences et la circulation des experts entre les espaces nationaux. Ainsi, il faudrait repenser les relations entre le national et l’international en évitant un enfermement dans le paradigme étatique et en évitant de céder aux illusions des discours prescriptifs sur la globalisation.
Capital international
Dans Les classes sociales dans la mondialisation[6] publié en 2007, Wagner parle de capital international passant par l’acquisition de ressources internationales comme les langues, les codes culturels, mais encore les compétences d’interactions. Les agents disposent de plusieurs capitaux. Chaque agent à différents capitaux. Avec ce type d’outils sachant la sociologie bourdieusienne s’applique dans un champ national, alors qu’est-ce qui constitue un capital international ? Un capital international est justement, peut-être, la possibilité au niveau national de pouvoir obtenir des choses parce que l'on connaît des gens à l’extérieur. En d’autres termes, c’est l’articulation d’un capital international avec d’autres types de capitaux notamment économiques, scolaires ou encore culturels.
Le capital international ne s’acquiert pas facilement. Il s’articule autour de certains types de ressources. C’est l'articulation d'un tel capital international avec d'autres types de capitaux qui est décisive et permet de le maximiser. Wagner va dire qu’en France par exemple, ce sont les anciennes élites de certaines familles qui vont garder les commandes parce qu’elles ont obtenu un capital international.
Si on étudie sérieusement cette notion, on se rend compte qu’on peut avoir une autre lecture de la circulation de savoirs.
Dans La mondialisation des guerres de palais[7], Dezalay et Garth essaient d’expliquer en Amérique du sud pourquoi dans les années 1970 et 1980 se sont imposés toutes les forces néolibérales. Leur argument part du principe qu’on est dans deux stratégies nationales entre lesquelles il y a des logiques d’import- export. Aux États-Unis il y a les Chicago Boys qui sont les défenseurs des réformes libérales que l’on connait bien aujourd’hui.
En Amérique du Sud, ils vont s’intéresser surtout au cas du Chili où il y a une aristocratie qui a plutôt fait ses études en Europe et qui est plutôt proche de la démocratie chrétienne, mais, en même temps, Pinochet arrive avec de nouvelles personnes pour s’imposer. Il va y avoir des intérêts croisés qu’on appelle une « homologie » entre certains américains qui ont intérêt à exporter leur idée et en Amérique du Sud et il y a des gens qui vont importer ces idées parce qu’elles vont leur permettre de s’imposer au niveau national. C’est une lutte entre élites.
Dezalay va encore plus loin. En fin de compte, les enjeux des champs du pouvoir américain ont une influence sur ce qui se passe dans le reste du monde. Aux États-Unis on a assisté à une guerre entre « gauche » et « droite » où ceux qui ont perdu ont fait apparaître toute une série de gens qui ont investi d’autres lieux notamment des juristes qui ont investi des arènes comme les grandes ONG internationales. Il y a un développement des ONG internationales où ce sont des gens qui dans le champ du pouvoir américain se trouvent déclassés étant connecté. S’il y a des effets de pouvoir au niveau global, c’est là qu’ils sont. On observe quelque chose qu’on pourrait reproduire à plein de niveaux. Avec ce courtage de l’international, il y a un double jeu national/international qui équivaut à hégémonie des élites nord-américaines multi positionnées que l’on appelle aussi une « foreign policy establishment ».
Annexes
Cours
Bibliographie
- Leclerc, Romain (2013), Sociologie de la mondialisation, Paris: laDécouverte, 2013.
- Sassen, Saskia (2009), La globalisation: une sociologie, Paris:Gallimard, pp. 17-50.
- Dezalay, Yves, Madsen, Mikael R. (2009), « Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux »,Cohen, A., Lacroix,B., Riutort, P., Nouveau Manuel de Science Politique, Paris: La Découverte.
- Bayart, Jean-François (2008), Le gouvernement du monde: Une critique politique de la globalisation, Paris: Fayard.
- Cooper, Frederik (2001), «Le concept de mondialisation sert-il à quelque chose? Un point de vue d’historien» Critique internationale,10, pp. 101-12. *Dezalay, Yves, Garth, Bryant (2002), La mondialisation des guerres de palais, Paris: Seuil.
- Madsen, Mikael R., Kauppi Niilo (2013), Power Elites: The NewProfessionals of Governance, Law and Security, London: Routledge
Référence
- ↑ Castells, Manuel. The Information Age: Economy, Society and Culture. Cambridge, MA: Blackwell, 2000.
- ↑ Hardt, Michael, and Antonio Negri. Empire. Cambridge, MA: Harvard UP, 2000.
- ↑ Meyer, Ohn W., John Boli, George M. Thomas, and Francisco O. Ramirez. "World Society and the Nation‐State." American Journal of Sociology 103.1 (1997): 144-81.
- ↑ Pijl, Kees Van Der. Global Rivalries from the Cold War to Iraq. London: Pluto, 2006.
- ↑ Dezalay, Y & Madsen, MR 2009, 'Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoirs internationaux: Stratégies cosmopolites et reproduction des hiérarchies sociales'. in A Cohen, B Lacroix & P Riutort (eds), Nouveau annuel de science politique. Dévouverte, Paris, pp. 681-693. Grands Repères Manuels
- ↑ Wagner, Anne-Catherine. Les Classes Sociales Dans La Mondialisation. Paris: La Découverte, 2007.
- ↑ Dezalay, Yves, and Bryant G. Garth. La Mondialisation Des Guerres De Palais: La Restructuration Du Pouvoir D'Etat En Amérique Latine, Entre Notables Du Droit Et "Chicago Boys. Paris: Seuil, 2002.