Origines et débuts d’Amnesty International

De Baripedia
Origines et débuts d’Amnesty International
Faculté Faculté des Lettres
Département Département d’histoire générale
Professeur(s) Matthias Schulz
Cours Sociétés et acteurs non-gouvernementaux en relations internationales

Lectures


À la fin de la Deuxième guerre mondiale, il y a eu une situation humanitaire assez catastrophique en Europe ainsi que dans certaines parties d’Asie. Cependant, pour maintenir l’équilibre entre les différents courants de l’internationalisme et des ONG, il importe de changer. Avec les origines de Amnesty International, c’est un petit saut dans les années 1960.

L’affaire Dreyfus et le problème des droits de l’homme

Autour de l’affaire Dreyfus nait l’idée d’un activisme autour des droits de l’homme. C’est en 1894 qu’une affaire d’espionnage a éclaté entre la France et l’Allemagne puisqu’on avait trouvé dans les corbeilles de déchet de l’ambassade allemande à Paris des traces de documents français. Cela de manière répétée. Une fois que le gouvernement français avait appris qu’il y a des documents confidentiels qui se trouvent dans la poubelle de l’ambassade allemande, il y a eu des recherches pour tracer l’origine de cette source et pour savoir pourquoi l’ambassade allemande disposait des documents secrets du gouvernement français.

Alors, on a considéré après quelques investigations que c’était un colonel qui s’appelle Alfred Dreyfus, colonel de l’armée française d’origine juive qui était derrière ce passage des informations secrètes. Il a été accusé et condamné par un tribunal militaire et il paraissait que le jugement a été très fortement motivé par un sentiment antisémite très fort en France. Une partie de l’opinion publique avait fortement contestée cette condamnation.

En 1898, Émile Zola, le grand romancier français avait rouvert le dossier Dreyfus dans un essaie publié dans un journal français intitulé J’accuse. Dans cet article, Émile Zola avec toute sa réputation comme romancier, comme grande figure de la culture française et de la civilisation littéral française, a donc accusé les autorité militaire d’avoir orienté le procès et d’avoir produit des documents pour pouvoir arriver à une condamnation d’Alfred Dreyfus bien qu’il semble avoir eu de forts doutes quant à sa culpabilité. Cette réouverture du débat sur Dreyfus qui a été condamné à perpétuité et transporté sur l’île du diable, une île colonial française. Cette réouverture du procès avait mobilisé de nouvelles recherches et notamment des recherches investigatives de journalistes et finalement à mobiliser aussi le gouvernement. Après quelques années, on a pu identifier quelques documents qui ont été falsifiés dans le procès. Lorsqu’ont été en train de trouver la personne qui avait falsifié, cette personne s’est suicidé. Il y a eu réouverture du procès, la pénalité, la mesure pénale a été réduite dans une première fois mais les doutes persistaient et finalement il a été trouvé que Dreyfus a été innocent dans l’affaire et le coupable était un comte naturalisé française depuis des générations mais dont la famille vient à l’origine de l’Autriche, le compte Esterhazy, un joueur qui avait de grandes dettes contractées lors de jeux et qui pour compenser ses problèmes financières avait livré des informations à l’ambassade allemande.

Donc, on peut ajouter que dû à la mobilisation notamment par Émile Zola, la société civile française a été très active et activement suivi les deux procès contre Dreyfus. Et finalement, la Ligue française pour les droits de l’homme a vu le jour à cause de l’affaire Dreyfus, et une partie de la société civile s’est mobilisée pour faire en sorte que chaque individu fasse l’objet d’une procédure juridique juste et qui ne sera pas condamné seulement à cause de son appartenance à un certain groupe religieux ou à cause de sa foi.

Dreyfus a en fin de compte été libéré et réhabilité bien que les termes de sa réhabilitation n’étaient pas tout à fait satisfaisant, il avait perdu des années de sa vie, la retraite n’était pas le retraite complète d’un officier de l’armée française, mais l’héritage de cette affaire très importante est qu’il y avait une ligne française pour les droits de l’homme qui faisait donc sien la lutte pour les droits de l’homme en France et qui avait aussi des mouvements parallèle qui se sont fondé dans les États voisins d’abord comme la Belgique mais aussi le Suisse et l’Allemagne par exemple, on vu la naissance des ligues pour les droits de l’homme et une fédération internationale des ligues pour les droits de l’homme a vu le jour dans l’entre-deux-guerres.

Cependant, à l’époque, c’était l’époque de la souveraineté étatique absolue où aucun État ne voulait tolérer l’ingérence d’un autre dans ses affaires intérieures. Par conséquent, l’orientation ou le focus des ligues pour les droits de l’homme étaient clairement les affaires intérieures d’un État donc sur les droits de citoyens à l’intérieur d’un État et non pas au droit humains sur le plan international et la défense des droits humains sur le plan international.

Cet héritage est cependant important sur l’arrière-plan de ce qui se passe dans l’entre-deux-guerres avec la multiplication des dictatures, des dictatures même totalitaires qui niaient de manière systématique à un certain groupe les droits de l’homme et surtout à l’opposition politique.

L’après-guerre, ONG et droits de l’homme

Vers un nouvel paradigme ? Du droit des minorités aux droits de l’homme

L’après-guerre

Vers une nouvelle relation entre OI et ONG ?

ONG et Déclaration universelle

ONG et la Convention contre le génocide

La naissance d’Amnesty International

Droits de l’homme et Guerre froide

Peter Benenson

Principes et modes d’action d’Amnesty International

Vers l’autorité morale : l’accréditation à l’ONU

Campagnes et leurs résultats concrets

La construction des normes internationales

Amnesty International et l’ONU

Annexes

Références