Introduction au comportement politique

De Baripedia

Nous allons nous sensibiliser à la discipline, donner quelques éclairages sur ce qu’on étudie en comportement politique.

L’étude du comportement politique n’est pas seulement l’étude du comportement en tant que tel mais c’est aussi plus largement les opinions politiques, les attitudes politiques, les croyances, les valeurs, tout cela fait parti du comportement politique. Lorsqu’on parle du « comportement », le mot est un peu erroné, c’est-à-dire qu’on a une champ d’étude qui est beaucoup plus vaste que le comportement en tant que tel mas qui s’étend aussi aux opinions, aux croyances et aux valeurs sans forcément que ces opinions se transforment en comportement. Ce n’est pas seulement le comportement est l’action mais aussi les attitudes, les opinions, les croyances et les valeurs qui sont derrière.

Deux grands champs d'étude

Il y a deux grands champs d’étude dans le comportement politique que l’on peut résumer en disant qu’il y d’un côté le comportement politique conventionnel et de l’autre le comportement politique non-conventionnel.

Le comportement politique conventionnel

Ce qu’on appel le comportement politique conventionnel, on l’appel aussi le comportement électoral. Il s’agit d’étudier le comportement des électeurs et électrices lorsqu’il y a des scrutins. D’abord, étudier la participation politique, c‘est-à-dire qui participe et qui s’abstient pour quelle raison ; et ensuite, qui vote et comment.

Il est possible de simplifier ce champ du comportement politique en disant qu’il y a trois questions fondamentales, à savoir qui vote, comment et pourquoi. On observe qui vote, ce que les gens votent, et ensuite on essaie d’expliquer pourquoi les gens votent et pourquoi ils ont voté pour tel ou tel parti.

Comme nous sommes en Suisse, il convient d’élargir un peu la notion de comportement électoral, car, comme son nom l’indique, le comportement électoral fait référence aux élections donc on étudie le comportement aux élections, qui vote, qui vote pour quel parti et pour quel candidat mais en Suisse, il y a une importante démocratie directe qui fait qu’on ne vote pas seulement pour les élections mais aussi sur des objets concret, des politiques publiques, des propositions, des réformes politiques entre autre, et donc, on peut aussi appliquer l’étude du comportement électoral au comportement en votation populaire, à savoir l’étude du comportement dans les votes de démocratie directe. Donc, toutes les questions que l’on se pose en comportement électoral, on peut aussi se les poser lorsqu’on étudie le comportement de vote dans les votes de démocratie directe, à savoir, en Suisse, les votations populaires.

Le comportement politique non-conventionnel

Le comportement politique non-conventionnel permet d’invoquer deux types d’actions collectives que sont la politique contestataire et les nouveaux mouvements sociaux qui appartiennent à ce champ.

L’action collective est le champ qui englobe le tout. L’action collective désigne la mobilisation collective afin de défendre des intérêts communs. Un groupe de citoyens et de citoyennes se mobilise pour défendre des intérêts communs. Ce champ du comportement politique étudie comment ces comportements se forment.

À l’intérieur de l’action collective, on peut définir un peu plus spécifiquement ce qu’on appel la politique contestataire. La politique contestataire sont des actions de groupes qui souhaitent porter une revendication et donc faire valoir des demandes auprès du gouvernement, du parlement ou d’autres types de décideurs. C’est donc un groupe qui souhaite porter une revendication et donc alerter des autorités.

Cette politique contestataire peut prendre différente formes. Elle peut prendre la forme de mouvements sociaux mais aussi de révolte, de guerre civile, de terrorisme ; tous les moyens qui visent à porter ces revendications et à les faire connaître du grand public et si possible à infléchir les politiques.

Un troisième niveau à l’intérieur de l’action politique et de la politique contestataire est ce qu’on appel les nouveaux mouvements sociaux. On dit « nouveau mouvement sociaux » par distinction avec les « mouvements sociaux classiques » comme les syndicats. Pour distinguer ces nouveaux mouvements des mouvements classiques, on parle de nouveau mouvement sociaux. Ces nouveaux mouvements sociaux sont par exemple le mouvement écologiste, le mouvement pacifiste, le mouvement gay, ce sont des mouvements qui se créés pour défendre les intérêts d’un segment spécifique de l’électorat ou pour défendre une cause comme l’environnement dans le cas du mouvement écologiste.

Cette mobilisation via les mouvements sociaux prend des formes non-conventionnelles et c’est pour cela qu’on l’a distingué du comportement politique conventionnel. Cela est par exemple la manifestation, la grève, le boycott, donc des formes d’action collective qui se différencie des canaux institutionnels que sont le vote, la récolte de signature pour lancer des référendums ou des initiatives.

Les canaux institutionnels vont conduire à des comportements politiques conventionnel comme signer des pétitions, signatures afin de lancer des initiatives ou des referendums. On distingue cela du comportement non-conventionnel comme les grèves, manifestations ou encore boycott.

Exemples de questions que l'on se pose

Pour savoir ce qu’on étudie lorsque l’on couvre le comportement politique en Suisse est à l’étranger, voilà le type de questions que l’on se pose :

  • Dans quelle mesure l'âge influence-t-il la participation aux élections et aux votations ? Il y a tout un courant de la littérature qui s’intéresse à la participation politique est la variable « âge » est une variable clef pour expliquer la participation. L’effet de l’âge n’est pas seulement l’effet du vieillissement mais c’est aussi l’effet du parcours de vie et c’est également l’effet générationnel mais aussi le fait d’appartenir à une génération spécifique. Tout cela se conjugue, il y a cet effet d’âge sur la participation politique.
  • Pourquoi certaines personnes s'engagent-elles dans des mouvements sociaux, et d'autres pas ? En d’autres termes, est-ce qu’il y a des prédispositions individuelles qui font que les gens s’engagent plus ou moins volontiers dans l’action collective et dans les mouvements sociaux.
  • Quels sont les principaux déterminants individuels du comportement électoral ? Cette question est de savoir comment peut-on expliquer comment quel segment de l’électorat vote plutôt pour un tel parti, y-a-t-il des régularités que l’on arrive à identifier permettant de mieux comprendre pourquoi certains types de personnes en fonction de leur âge ou de leur classe sociale ou de leur valeur politique tendent plutôt pour un parti que pour un autre.
  • Comment peut-on expliquer la montée en puissance des partis de droite populiste en Europe ? C’est un très grand champ désormais dans la littérature. On essaie de comprendre, de trouver des régularités, des sortes de règles qui permettrait de décrypter le vote pour ces partis populistes de droite. Cela est par exemple de savoir comment des partis tel que l’UDC ont connus de tel succès et savoir si les explications que l’on a en Suisse valent aussi pour des partis similaires ailleurs en Europe, est-ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets, y-a-t-il des régularités derrière l’ascension des mouvements populistes de droite en Europe qui est une question importante traité dans le comportement politique.
  • Dans quelle mesure l'engagement associatif influence-t-il l'intégration des étrangers et des étrangères ? C’est une recherche que Marco Giugni et Matteo Gianni conduisent actuellement essaient de voir si l’engagement dans les associations de la part des étrangers résidents en Suisse ont une influence sur le type et le degré d’intégration des étrangers. La question est de savoir si on arrive à assure un modèle d’intégration via l’insertion associative.
  • Quel est l'impact des modèles de citoyenneté sur la mobilisation des immigrés dans les pays européens ? C’est une recherche de dimension internationale, on se poserait la question parce qu’il y a différents modèles de citoyenneté, certains impliquent le droit du sol, d’autres le droit du sang, certains sont très libéraux dans l’intégration, d’autres sont très restrictifs, et on cherche à savoir si cela a des conséquences sur le degré de mobilisation des immigrés dans ces pays concernés.
  • Dans quelle mesure les campagnes électorales et les médias influencent-ils la formation des opinions avant une élection ou une votation ? C’est une perspective dynamique où on s’intéresse à la manière dont les citoyens et citoyennes forment leur opinion avant un vote ou une élection et donc à la manière dont cette formation de l’opinion est influencé par l’environnement et par la campagne électoral référendaire. L’idée est de savoir si les opinions étaient formées à l’avance et on savait à l’avance ce qu’ils allaient voter et la campagne n’a pas eu tellement d’effet ou est-ce que les campagnes ont au contraire un rôle massif dans la formation des opinions.

Nous allons laisser de côté le comportement politique non-conventionnel et nous focaliser sur le comportement politique conventionnel.

Trois grands modèles d'explication du vote

Il y a dans la littérature dans le domaine trois grandes écoles explications du vote, à savoir trois école classiques d’explication du vote. Ces trois écoles datent du début du XXème siècle ou de la première moitié du XXème siècle ayant donc déjà toutes plus de cinquante ans et c’est pourquoi on parle d’école classique d’explication du vote. Cependant, on a évolué vers d’autres modèles d’explication du vote et il est donc important de commencer par ces grandes écoles qui sont de grand modèle d’explication du vote.

Il faut aussi savoir que le comportement politique est une discipline relativement jeune. C’est une discipline relativement jeune parce qu’elle est liée à la disponibilité des données. Pendant très longtemps, il n’y a pas eu de sondage d’opinion. Les sondages d’opinion sont nés dans les années 1920, 1930 et 1940. Jusque là, lorsqu’on voulait étudier le comportement politique, on devait le faire à partir de données agrégés, c’est-à-dire le résultat des élections ou de votations par canton ou par commune par exemple. On étudiait la distribution des résultats par commune mais cela est au niveau agrégé, c’est-à-dire qu’en général, pour une communauté on ne disposait pas pendant très longtemps de données de sondage qui permettent d’étudier le comportement politique au niveau individuel, à savoir chaque individu pris séparément. Cela explique pourquoi ce champ du comportement politique est relativement récent et s’est développé à partir des années 1945 et 1950.

École socio-structurelle

La première grande école d’explication du vote est aussi appelée l’École de Columbia parce qu’elle a été développée à l’université de Columbia par plusieurs chercheurs dont un chercher célèbre qui est Paul Lazarsfeld. Lazarsfeld a mené la première enquête d’opinion sérieuse non commerciale scientifique aux États-Unis. Il faut noter qu’il ne l’a pas faite pour toute le pays, en l’occurrence, il s’est concentré sur un comté dans l’État de l’Ohio. C’était une étude limitée dans son ampleur géographique, à savoir seulement un compté dans un État américain mais qui était par contre très impressionnante au niveau de son design de recherche puisque Lazarsfeld a conduit une enquête panel en six vagues. Cela veut dire qu’il a interrogé les mêmes personnes à six reprises en quelques mois ou années. Cela s’appel une enquête panel dit aussi « longitudinale ». Donc, pour la première fois, il y a eu des données que personnes n’avait eues jusque là en étudiant le comportement de vote et la formation des opinions au niveau individuel.

L’étude de Lazarsfeld portait sur élections présidentielles de 1940. Il a essayé de comprendre le pourquoi du vote, à savoir pourquoi certains électeurs ont votés républicains et pourquoi certains électeurs ont voté démocrate. Ce qui l’intéressait été l’explication a posteriori du vote, il ne s’était pas intéressé à des prédictions. Aujourd’hui, nous voyons de plus en plus de résultat d’enquête d’opinion, en tout cas dans les médias pour nous dire quelle sera l’issue du scrutin à venir, c’est-à-dire qu’on fait des pronostiques qui sont des prédictions. Dans cette étude, comme dans plein d’études scientifiques, le but n’est pas de faire des pronostiques, pas de faire des prédictions mais d’essayer de comprendre après coup pourquoi les gens ont voté ceci ou cela.

Pour aller directement à l’essentiel de ses conclusions, les résultats de cette étude ont fondé le modèle socio-structurelle, dit modèle de Columbia, qui, comme son nom l’indique, cette école met l’accent sur le poids des facteurs socio-structurels dans l’explication du vote. L’un des conclusion clef de cette étude est qu’ « une personne pense, politiquement, comme elle est socialement. Les caractéristiques sociales déterminent les préférences politiques ». Comme l’usage des mots l’indique, ce modèle d’explication du vote a un caractère très déterministe qui du type « dite moi qui vous êtes et je vous dirais comment voter ». Selon ce modèle, les individus savent bien avant le vote ce qu’ils vont voter. En plus, presque par définition, cette connaissance de ce que les gens vont voter est stable dans le temps parce que l’insertion d’un individu dans son contexte social est relativement stable et donc son vote l’est aussi. Il y a une grande stabilité du vote en raison de la stabilité de l’insertion.

Dans ce modèle, les déterminants du vote sont les caractéristiques sociodémographiques ou socio structurel comme le statut socioéconomique, à savoir le niveau d’éducation, le revenu ou encore la classe sociale ; la religion et le lieu de résidence ?

Une fois que l’on connaît ces trois caractéristiques et pour peu qu’elles se complètent mutuellement, on sait pour qui plus ou moins les américains allait voter à l’époque. Dans ce modèle, le vote est fortement très déterminé, il y a une prédisposition très grande du vote en fonction des caractéristiques du groupe auquel un individu appartient. Donc, il y une pré-structuration du vote en fonction des caractéristiques sociales, socioéconomiques du groupe auquel un individu appartient.

Il existe un lien entre ce modèle d’explication du vote et la littérature sur les clivages. L’idée est que si un clivage est saillant, si un individu s’identifie dans ce clivage comme dans un clivage religieux qui opposerait les catholiques et les protestants, alors, la simple connaissance des caractéristiques de l’individu sur cette dimension religieuse permet de savoir à peu près correctement l’individu va voter.

En Suisse, historiquement, dans les cantons catholiques, il y avait une opposition très forte entre les individus qui pratiquaient la religion, et ceux qui ne pratiquaient pas, à savoir les laïques. Tout le monde était catholique, à peu près tout le monde était croyant mais par contre contre pas tout le monde pratiquait assidûment et la distinction ne se pratiquait pas. Cette division se retrouvait politiquement dans l’opposition entre le parti démocrate chrétien et le parti libéral radical. Les pratiquant votaient facilement PDC et les laïques votaient facilement libéral radical. Cela n’était pas aussi caricaturé que cela mais à peine. On pouvait assez facilement anticiper le vote en fonction des connaissances en terme de confession et de pratique religieuse. Dans les cantons non-catholique, la ligne de fracture était différente, elle était entre les catholiques et les protestants. Les catholiques votaient PDC et les protestants votaient radical ou peut être socialiste et plus récemment UDC.

École psychosociologique

Le deuxième grand modèle qui a aussi suivi de manière temporelle le modèle de Columbia est ce qu’on a appelé le modèle de Michigan parce qu’il fut développé dans le cadre de l’Université de Michigan qui a elle conduit les premières enquêtes d’opinion américaines au niveau national. Lazarsfeld s’est concentré sur un compté qui est celui de l’Ohio, Michigan a conduit les premières enquêtes d’opinion scientifiques présidentielles au niveau national. Cela a donné lieu ensuite lieu au projet des études électorales américaines qui sont toujours pilotés depuis l’Université de Michigan.

Pour l’École de Michigan, les facteurs explicatifs clefs pour comprendre le comportement électoral ne sont pas les caractéristiques sociogéographiques comme le prétend l’École de Columbia, ce sont les facteurs qu’ils appellent « psychobiologiques ». Contrairement à l’École de Columbia qui mettait l’accent sur l’individu inséré dans son groupe, l’École de Michigan met l’accent sur l’individu en tant que tel avec ses orientations psychosociologiques. Plus précisément, la variable clef qui est au cœur du modèle de Michigan est l’identification partisane qui est le fait de s’identifier à un parti, de se sentir proche d’un parti politique.

L’identification est un attachement affectif psychologique a un parti. Dans la théorisation proposée par l’École de Michigan, on s’identifie à un parti très tôt dans la vie, dans l’adolescence via la socialisation politique au sein de la famille. Il y a une très grande transmission intergénérationnelle qui fait qu’un adolescent va être influencé par les préférences de ses parents et dans le cas de la socialisation politique au sein de la famille, il acquiert cette identification a un parti qui ne fait ensuite que de se renforcer avec l’âge selon ce modèle.

Comme dans le premier modèle, on met l’accent sur la stabilité des préférences, il y a une sorte de loyauté durable a un parti qui va en suite influencer le choix de ce parti lorsque l’électorat va s’exprimer.

Dans ce modèle, le déterminant principal du vote est sa loyauté a un parti qui est un trait affectif durable. L’idée est que cette identification partisane fonctionne comme une sorte de raccourci cognitif. Le monde est complexe, les citoyens lambda n’arrivent pas à bien maitriser l’ensemble de la complexité, à savoir quelles sont les bonnes solutions à donner à tous les problèmes qui existent, alors ils vont se fier à leur loyauté partisane. Ils vont faire appelle à leur loyauté partisane pour simplifier leur représentation du monde et orienter leur choix électoral, lis vont voter en fonction du parti dont ils se sentent proche et dont ils pensent qu’il sera capable de résoudre les problèmes. En d’autres termes, le citoyen lambda s’appui sur des raccourcis d’informations parce qu’on n’est pas forcément capable de s’informe soi-même de manière exhaustive, de bien maitriser tous les paramètres d’un problème alors on cherche à s’appuyer sur des raccourcis d‘information, on parle aussi d’euristique, qui nous aide à prendre une décision sans forcément entrer dans un mécanisme complexe sophistiqué de traitement de l’information et de prise de décision. S’dentifier à un parti peut servir de raccourcir d’information plutôt que d’aller cherche soi-même toute l’information, comparer les programmes des partis, leurs tenants et leurs aboutissants. C’est l’idée de raccourci d’information que l’on applique également dans d’autres contextes.

Dans ce modèle, cette identification partisane est la variable clef, il y en à d’autres qui sont aussi intégrées dans le modèle mais qui jouent un rôle beaucoup plus secondaire. On trouve dans le modèle de Michigan également la référence à d’autres types d’attitudes politiques comme les opinions sur les enjeux politiques de l’heure mais également la sympathie pour les candidats. Autant la loyauté à un parti est un facteur stable à long terme, autant, on comprend bien que les attitudes sur les enjeux, la sympathie sur les candidats sont des facteurs de court terme qui peuvent fluctuer aussi pendant une campagne électorale elle-même. Donc, l’idée de base de ce modèle est qu’en général, les préférences sont stables parce que le fait de s’identifier à un parti est un facteur stable mais on admet que parfois, comme exception confirmant la règle, il peut y avoir des fluctuations au sien de l’électorat en raison des préférences sur les enjeux ou des préférences sur les candidats des partis qui peuvent elle varier au court du temps dans une campagne électorale. C’est donc l’exception, la règle est la stabilité en raison de la loyauté stable aux partis.

École du choix rationnel

Lacunes des modèles classiques

Recherche électorale : développements récents

Prises-en compte du contexte

Prises-en compte de l'hétérogénéité de l'électorat

Innovations méthodologique

Exemples

Exemple 1 : explication du vote UDC

Exemple 2 : explication du succès de l'UDC

Exemple 3 : sexe, âge et participation

Annexes

Références