Introduction au cours de méthodes appliquées au domaine international

De Baripedia

Pourquoi s’intéresser aux méthodes ?

En sciences-sociales, on utilise une pluralité de méthodes quelles soient qualitatives ou quantitatives. La centralité des méthodes dans toute entreprise scientifique dont King, Keohane et Verba dans Designing Social Inquiry: Scientific Inference in Qualitative Research publié 1994, caractérisent la recherche scientifique par les quatre points suivants :

  • le but est l’inférence : soit l’inférence descriptive, soit l’inférence causale ;
  • les procédures sont publiques ;
  • les conclusions sont incertaines ;
  • le contenu est la méthode.

Le but est l’inférence

L’idée de l’inférence est qu’à partir de l’observation faite, on va tirer des conclusions de ce qu’on n’a pas directement observé. L’inférence peut se faire de deux marnières :

  • descriptive : on observe ce qu’on aimerait bien observer. Par exemple, cela est le sondage d’opinion. Si on cherche aux États-Unis à savoir si la population soutien Obama pour mener une intervention en Syrie, on tire de manière aléatoire un échantillon souvent composé de 1000 à 2000 personnes puis on en tire un pourcentage. Dans ce cas 70% sont contre une intervention militaire en Syrie. On procède à une inférence descriptive, on observe les causes sur un phénomène.
  • causale: on cherche à déterminer les causes d’un phénomène. Par exemple, avec le chômage, on cherche à déterminer les différentes causes du chômage ou bien de l’augmentation du chômage sur une période de temps déterminé. Pour toute recherche scientifique le but est d’observer des inférences qui cherchent à dépasser les informations collectées.

Les procédures sont publiques

La procédure est publique garantissant une validité ce qui permet de répliquer les résultats.

Les conclusions sont incertaines

L’inférence est un processus imparfait. L’incertitude fait qu’on ne peut tout connaître que cela soit dans la description d’un phénomène ou dans les causes qui génèrent un phénomène. Les données sont de plus jamais parfaite et jamais complète.

Le contenu est la méthode

La recherche scientifique implique de se conformer à un ensemble de règles de l’inférence. Ce sont les méthodes qui constituent l’unité de la science. Les méthodes jouent un rôle central dans la recherche scientifique.

Apparaissent les différentes phases d’un processus de recherche. Lorsqu’on réfléchit au design de recherche, il faut se demander étant donnée la question de recherche quel type de preuves à t-on besoin. Il y a plusieurs types de designs de recherche comme l’expérimentation, les études de cas, les analyses longitudinales ou les analyses transversales.  Chacun de ces design peut recourir à différentes méthodes quelles soient qualitatives ou bien quantitative. La question de recherche peut induire le choix d’une méthode. Le choix d’une méthode aura une conséquence sur l’opérationnalisions des concepts qui est la mobilisation des concepts mobilisés dans le cadre théorique qui influe sur la sélection des unités d’analyse ainsi que la collecte des données. Qu’est-ce qui distingue le domaine international d’autres domaines de recherche en science- politique, voire en sciences-sociales ? Les recherches en relations internationales utilisent le même type de méthodes, néanmoins on utilise peu l’expérimentation et l’unité d’analyse est rarement des individus en tant que tel.

L’inférence causale est souvent rendue plus difficile, parce que pour la grande majorité des questions de recherche :

  • l’approche expérimentale qui nécessite la manipulation des causes qui nous intéressent n’est pas possible ;
  • la « nature » ne nous aide que rarement en produisant des conditions d’une expérience naturelle ;
  • et donc nous devons nous baser sur des données d’observation. On observe différents phénomènes et on les mesure.

En sciences-sociales et en relations internationales différentes méthodes coexistent distinguant méthode quantitatives et qualitatives. À ce sujet, il y a une discussion très intéressante sur les recherches portant sur les droits de l’homme renvoyant à l’ouvrage Seeing Double: Human Rights Impact through Qualitative and Quantitative Eyes de Hafner-Burton et Ron publié en 2009. Pour une vue contraire, se référer l’ouvrage de Beth Simmons intitulé From Ratification to Compliance: Quantitative Evidence on the Spiral Model publié en 2013.

  • D’un côté, on trouve des méthodes quantitatives qui se basent sur des « informations chiffrées» et utilisent souvent des méthodes d’analyse statistiques ;
  • De l’autre côté, on trouve des méthodes qualitatives, qui se basent souvent sur des informations beaucoup plus détaillées sur un nombre de cas limité.

King, Keohane et Verba dans Designing Social Inquiry: Scientific Inference in Qualitative Research publié en 1994 avancent que ces deux ensembles de méthodes se distinguent, mais qu’ils partagent les caractéristiques de la recherche scientifique et suivent la même logique d’inférence.

Les méthodes dans le domaine international

Limitations en termes de méthodes et le domaine international

Théorie et méthodes

Trois questions de recherche dans le domaine international

La paix libérale

Les droits de l’homme

L’aide au développement

Notes

Références