« Les sources du droit international » : différence entre les versions
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<div style="margin-bottom: 0cm;"> Les réserves des traités, spécificités du droit international. Si on veut conclure un traité avec énormément de pays, voir tous, si quelques pays sont pas du tout d'accord avec ce traité, ils peuvent ne pas le signer et partir, mais il y a des pays qui seront d'accord sur la globalité mais auront un problème avec quelques articles du traité et ne peuvent pas le ratifier avec cela, ces articles n'étant pas essentiels, on leur permet pas si on privilégie l’intégrité du traité, on leur permet de ratifier en émettant des réserves sur ces articles tant que l'essentiel est respecté si on privilégie l'universalité du traité. C'est la deuxième solution qui est privilégié souvent. Il n'est pas sûr que les réserves s'appliquent aux traités bilatéraux, il devraient continuer à négocier jusqu'au moment où un accord est trouvé. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les réserves doivent être faites en avance normalement, on peut le faire après si tous les États sont d'accord ou si le traité précise qu'on peut faire des réserves plus tard, selon certaines conditions.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les réserves sont des déclarations unilatérales, au moment de la signature ou de la ratification. Les réserves doivent être envoyer au dépositaire qui va le diffuser. On précise qu'un article ne sera pas appliqué ou sera appliqué d'une manière spécifique. Il y a modification du traité.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les déclarations interprétatives, que les États ne se privent pas vraiment de faire lorsqu'ils adhèrent à un traité, saisissent l'occasion de la ratification pour faire connaître la manière dont l’État comprend la disposition. Certains États en profitent pour dire qu'il feront plus que ce qui est dit par le traité. (Mexique pour le droit des réfugiés en 51). </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Mais parfois, les États se servent de ces déclarations interprétatives pour faire des réserves déguisées. La différence est subtile, il faut bien interpréter les mots. Si ça altère le contenu du traité, c'est une réserve qui peut être invalidé si elles sont interdite par le traité.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Un État peut faire autant de réserves qu'on veut, il n'y a qu'une limite de bon sens, si il a trop de réserves, cet État ne va pas ratifier, il n'est pas con, peu d’intérêt.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Le droit conventionnel : Le traité peut avoir des dispositions sur la question de savoir si je peux émettre des réserves (sinon, on applique le droit généralement) :</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Certains traités interdisent complètement les réserves.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Certains traités interdisent des réserves sur certaines dispositions, constituant le noyau dur du traité, permettant les réserves sur les autres, à contrario.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Certains traités permettent des réserves sur certaines dispositions, interdisant des réserves sur les autres, à contrario.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Certaine traités interdisent des réserves de type générale. (ex : mettre qu'on applique le droit cantonal, alors qu'il peut changer, il faut spécifier les règles.)</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les limites ont plusieurs natures. Si le traité est silencieux sur les réserves, le droit général donne 3 limites où ce n'est pas possible :</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Dans les traités du type institutionnel, très difficile d'émettre des réserves. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Dans les traités plurilatéraux(5-6 États), l’intégrité est plus importante, une réserve doit être accepté par tous les États. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -La réserve ne doit pas être contraire à l'objet et au but du traité, c'est difficile à appliquer mais il y a quelques articles importants qui ne peuvent pas être l’objet de réserves sans que cela porte atteinte à l’intégralité (l'intégrité aussi) du traité. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Ex de réserve : Djibouti a voulu mettre une réserve à la convention sur le droit des enfants par rapport à la charia, les traditions du pays. Mais ils peuvent se servir de cela pour justifier toute infraction à la convention. Ce n'est donc pas possible et des pays ont fait objection.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les États socialistes ont fait des réserves après la guerre. La convention contre le génocide de 1948 écrit, à l'article IX, qu'en cas de litige dans l’interprétation, le litige sera soumis à la cour de justice international. C'est donc une clause compromissoire. Or, les États socialistes ne veulent pas être soumis à la cour, les juges étant capitalistes. Il était vital pour l'URSS et ses pays satellites de participer à cette convention, ayant une mauvaise image dans le monde. L'argumentation de l'URSS était que l'article IX n'est pas essentiel, les occidentaux disaient eux qu'il l'était car on doit pouvoir appliquer les sanctions, etc... Puis, les États-Unis ont fait comme les pays socialistes, soumettant la même réserve. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> S'il y a désaccord avec une réserve, en cas de cas concret, il faut s'engager dans un règlement pacifique du litige.</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Effets des réserves si une réserve est valide son effet est de fracturer un traité en un faisceau d'applicabilités bilatérales. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Si on fait une réserve sur un article, bilatéralement, les pays n'ont pas à respecter cet article envers le pays ayant fais la réserve. Si l'on accepte pas la réserve, se sera fait automatiquement au bout de 12 mois. Si on est pas d'accord, il faut objecter. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Si un pays n'est pas d'accord avec la réserve, il peut objecter. Dans ce cas, deux distinctions :</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Option donnée par la convention de Vienne à l’État objectant : appliquer tout les autres articles du traité, mais pas l'article concerné par la réserve. (=objection simple)</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Ne pas appliquer tout le traité (=objection radicale )</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Des motifs et des circonstances particulières peuvent rendre le contrat nul, ou peuvent permettre de l'invalider. La branche du droit traitant de cela est nouvelle, elle n'existait pas avant la seconde guerre mondiale, la violence était permise avant. De plus, les traités de paix étaient des fondements du droit, dire qu'un contrat signé sous la contrainte sont invalide, on invalide tout ça. Le droit international était donc différent du droit interne sur ce point. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Les motifs d'invalidation des traités ne peuvent reposer que sur des motifs limitativement énumérés dans la Convention de Vienne. Les motifs : </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> -Les ratifications irrégulières, violation du droit interne des traités. Mais on ne peut pas se servir de ça si c'est le pays qui veut invalider le traité qui a commis la violation de son droit interne. Sauf si une violation manifeste et si la règle est d'importance fondamentale.(manifeste = objectivement évidente pour les États de bonne foie, c'est-à-dire que les États devaient savoir qu'il y avait violation)</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Voir article 47</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Erreur essentielle sur un fait fondamental. C'est très rare au niveau de l’État, mais cela arrive au niveau des cartes. Des cartes peuvent faire partie du traité, pour décrire des frontières. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Cas d'un temple en 1962, le traité prévoyait une frontière mais la carte a une erreur mais la cour n'a pas accepté l'erreur comme argument car les pays se sont éloignés de l'application du traité. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Le « dol » signifie qu'on trompe volontairement, courant en droit interne, très rare en droit international. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Corruption du représentant de l’État= Cas très rare puisque le représentant peut rarement directement représenté l’État et on peut refuser la ratification. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> La contrainte ou la coercition : sur le représentant de l’État ou sur l’État lui-même. Les deux cas de figure ont été séparé pour des raisons historiques (un président tchécoslovaque menacé par Hitler). On parle de force physique, pas de coercition économique ou politique. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> Voir article 53</div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/> </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> La notion de « Jus cogens » dit qu'on ne pourrait pas déroger à certaines normes fondamentales par des accords bilatéraux, elles sont inviolables. Les traité portant des objets « intrinsèquement illicites », le traité devraient être invalidés. </div> <div style="margin-bottom: 0cm;"> <br/></div> | |||
==Validité== | ==Validité== | ||
==États tiers== | ==États tiers== |
Version du 22 mars 2013 à 10:27
La typologie des sources du droit international
Quelles sont les sources du droit international ?
Les sources principales
Elles permettent de fonctionner dans le cadre d’États souverains non-soumis à un cadre supérieur. On retrouve la règlementation dans l’article 38 du Statuts de la Cour Internationale de Justice qui est la plus vielle juridiction pour le règlements des différends interétatiques. Cette juridiction qui existe depuis 1921 peut et doit juger les différends en vertu du droit international. En 1945 on a estimé utile de dire explicitement le droit international à savoir et d’énumérer ses sources.
- Les accords / traités
- Le droit coutumier général donc universel qui est appelé à lier tous les États
- Les principes généraux du droit reconnus par les « nations civilisées ».
Ces sources sont principales car elles peuvent être directement appliquées à un cas d’espèce pour lui donner une solution juridique.
Un État demande de faire un avis de droit : il faut traiter une question juridique comme par exemple délimiter le plateau continental entre la RDC et l’Angola. Il est possible de se fonder directement sur un traité car c’est une source de droit applicable entre les deux États, mais aussi sur le droit coutumier en se référant à la pratique générale sur la délimitation. En revanche, si comme moyen auxiliaire on utilise la doctrine et la jurisprudence, le fait que se soit des sources auxiliaires signifie qu’on ne peut se fonder directement sur la doctrine ou la jurisprudence pour fonder une solution juridique.
Moyens auxiliaires
Pour la détermination de la règle de droit, les moyens auxiliaires sont la doctrine et la jurisprudence. Mais on ne peut pas se fonder sur la doctrine, elle ne fait pas droit. De même, pour la jurisprudence, à l'inverse du droit interne qui se sert du « common law », mais on peut regarder la doctrine et la jurisprudence pour y prendre des éléments utiles, pour mieux comprendre, argumenter.
Autres sources
La question de la hiérarchie entre les sources
On pourrait disserter beaucoup sur la question. La question de la hiérarchie est de savoir si nous avons des rapports de supériorité et d‘infériorité dans les sources du droit international. La réponse est négative, il est assez facile de comprendre pourquoi elle est négative.
La hiérarchie des sources est fondamentalement une question de légitimité démocratique. Le constituant à la plus grande légitimité démocratique soit parce que les chambres réunies votent ou le peuple doit voter ; le droit ordinaire est déjà moindre, etc. on comprend que dans ce type d’organisation étatique elle reflète un ordre.
Ce sont les États qui légifèrent et toujours eux. Le traité relève d’un acte de ratification provenant de volontés réciproque. Il n’y a pas de raisons de donner à la volonté d’un État un poids supérieur un autre, tous les États sont sur un pied d’égalité, toutes les sources sont coordonnées et ont le même degré d’éminence.
On ne peut résoudre un problème de collision en se fondant sur une hiérarchie des sources qui n’existent pas. Par exemple, si l’article d’un convention X et contraire à une règle coutière Y, on ne peut invoquer l’argument de la hiérarchie des sources, chacune est au même plan que les autres.
Comment fait-on pour résoudre un conflit entre normes ?
Savoir quand deux règle sont en conflit et savoir quelle règle appliquer
Les traités
Définition
Les traités doivent être déclaré au service des traités des Nations-Unis, selon la charte des Nations-Unies, les traités seront publiés, aujourd'hui, ils le sont sur internet.