« Introduction au comportement politique » : différence entre les versions
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Le comportement politique non-conventionnel permet d’invoquer deux types d’actions collectives que sont la politique contestataire et les nouveaux mouvements sociaux qui appartiennent à ce champ. | |||
L’action collective est le champ qui englobe le tout. L’action collective désigne la mobilisation collective afin de défendre des intérêts communs. Un groupe de citoyens et de citoyennes se mobilise pour défendre des intérêts communs. Ce champ du comportement politique étudie comment ces comportements se forment. | |||
À l’intérieur de l’action collective, on peut définir un peu plus spécifiquement ce qu’on appel la politique contestataire. La politique contestataire sont des actions de groupes qui souhaitent porter une revendication et donc faire valoir des demandes auprès du gouvernement, du parlement ou d’autres types de décideurs. C’est donc un groupe qui souhaite porter une revendication et donc alerter des autorités. | |||
Cette politique contestataire peut prendre différente formes. Elle peut prendre la forme de mouvements sociaux mais aussi de révolte, de guerre civile, de terrorisme ; tous les moyens qui visent à porter ces revendications et à les faire connaître du grand public et si possible à infléchir les politiques. | |||
Un troisième niveau à l’intérieur de l’action politique et de la politique contestataire est ce qu’on appel les nouveaux mouvements sociaux. On dit « nouveau mouvement sociaux » par distinction avec les « mouvements sociaux classiques » comme les syndicats. Pour distinguer ces nouveaux mouvements des mouvements classiques, on parle de nouveau mouvement sociaux. Ces nouveaux mouvements sociaux sont par exemple le mouvement écologiste, le mouvement pacifiste, le mouvement gay, ce sont des mouvements qui se créés pour défendre les intérêts d’un segment spécifique de l’électorat ou pour défendre une cause comme l’environnement dans le cas du mouvement écologiste. | |||
Cette mobilisation via les mouvements sociaux prend des formes non-conventionnelles et c’est pour cela qu’on l’a distingué du comportement politique conventionnel. Cela est par exemple la manifestation, la grève, le boycott, donc des formes d’action collective qui se différencie des canaux institutionnels que sont le vote, la récolte de signature pour lancer des référendums ou des initiatives. | |||
Les canaux institutionnels vont conduire à des comportements politiques conventionnel comme signer des pétitions, signatures afin de lancer des initiatives ou des referendums. On distingue cela du comportement non-conventionnel comme les grèves, manifestations ou encore boycott. | |||
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Version du 19 novembre 2015 à 18:56
Nous allons nous sensibiliser à la discipline, donner quelques éclairages sur ce qu’on étudie en comportement politique.
L’étude du comportement politique n’est pas seulement l’étude du comportement en tant que tel mais c’est aussi plus largement les opinions politiques, les attitudes politiques, les croyances, les valeurs, tout cela fait parti du comportement politique. Lorsqu’on parle du « comportement », le mot est un peu erroné, c’est-à-dire qu’on a une champ d’étude qui est beaucoup plus vaste que le comportement en tant que tel mas qui s’étend aussi aux opinions, aux croyances et aux valeurs sans forcément que ces opinions se transforment en comportement. Ce n’est pas seulement le comportement est l’action mais aussi les attitudes, les opinions, les croyances et les valeurs qui sont derrière.
Deux grands champs d'étude
Il y a deux grands champs d’étude dans le comportement politique que l’on peut résumer en disant qu’il y d’un côté le comportement politique conventionnel et de l’autre le comportement politique non-conventionnel.
Le comportement politique conventionnel
Ce qu’on appel le comportement politique conventionnel, on l’appel aussi le comportement électoral. Il s’agit d’étudier le comportement des électeurs et électrices lorsqu’il y a des scrutins. D’abord, étudier la participation politique, ‘est-à-dire qui participe et qui s’abstient pour quelle raison ; et ensuite, qui vote et comment.
Il est possible de simplifier ce champ du comportement politique en disant qu’il y a trois questions fondamentales, à savoir qui vote, comment et pourquoi. On observe qui vote, ce que les gens votent, et ensuite on essaie d’expliquer pourquoi les gens votent et pourquoi ils ont voté pour tel ou tel parti.
Comme nous sommes en Suisse, il convient d’élargir un peu la notion de comportement électoral, car, comme son nom l’indique, le comportement électoral fait référence aux élections donc on étudie le comportement aux élections, qui vote, qui vote pour quel parti et pour quel candidat mais en Suisse, il y a une importante démocratie directe qui fait qu’on ne vote pas seulement pour les élections mais aussi sur des objets concret, des politiques publiques, des propositions, des réformes politiques entre autre, et donc, on peut aussi appliquer l’étude du comportement électoral au comportement en votation populaire, à savoir l’étude du comportement dans les votes de démocratie directe. Donc, toutes les questions que l’on se pose en comportement électoral, on peut aussi se les poser lorsqu’on étudie le comportement de vote dans les votes de démocratie directe, à savoir, en Suisse, les votations populaires.
Le comportement politique non-conventionnel
Le comportement politique non-conventionnel permet d’invoquer deux types d’actions collectives que sont la politique contestataire et les nouveaux mouvements sociaux qui appartiennent à ce champ.
L’action collective est le champ qui englobe le tout. L’action collective désigne la mobilisation collective afin de défendre des intérêts communs. Un groupe de citoyens et de citoyennes se mobilise pour défendre des intérêts communs. Ce champ du comportement politique étudie comment ces comportements se forment.
À l’intérieur de l’action collective, on peut définir un peu plus spécifiquement ce qu’on appel la politique contestataire. La politique contestataire sont des actions de groupes qui souhaitent porter une revendication et donc faire valoir des demandes auprès du gouvernement, du parlement ou d’autres types de décideurs. C’est donc un groupe qui souhaite porter une revendication et donc alerter des autorités.
Cette politique contestataire peut prendre différente formes. Elle peut prendre la forme de mouvements sociaux mais aussi de révolte, de guerre civile, de terrorisme ; tous les moyens qui visent à porter ces revendications et à les faire connaître du grand public et si possible à infléchir les politiques.
Un troisième niveau à l’intérieur de l’action politique et de la politique contestataire est ce qu’on appel les nouveaux mouvements sociaux. On dit « nouveau mouvement sociaux » par distinction avec les « mouvements sociaux classiques » comme les syndicats. Pour distinguer ces nouveaux mouvements des mouvements classiques, on parle de nouveau mouvement sociaux. Ces nouveaux mouvements sociaux sont par exemple le mouvement écologiste, le mouvement pacifiste, le mouvement gay, ce sont des mouvements qui se créés pour défendre les intérêts d’un segment spécifique de l’électorat ou pour défendre une cause comme l’environnement dans le cas du mouvement écologiste.
Cette mobilisation via les mouvements sociaux prend des formes non-conventionnelles et c’est pour cela qu’on l’a distingué du comportement politique conventionnel. Cela est par exemple la manifestation, la grève, le boycott, donc des formes d’action collective qui se différencie des canaux institutionnels que sont le vote, la récolte de signature pour lancer des référendums ou des initiatives.
Les canaux institutionnels vont conduire à des comportements politiques conventionnel comme signer des pétitions, signatures afin de lancer des initiatives ou des referendums. On distingue cela du comportement non-conventionnel comme les grèves, manifestations ou encore boycott.