« Ville et Urbanisation » : différence entre les versions
Aucun résumé des modifications |
|||
| Ligne 49 : | Ligne 49 : | ||
Exemple – Johannesburg qui est la capitale politique et Pretoria qui est la capitale économique, par leur faible distance d’une centaine de kilomètres fait qu’on est en présence d’une conurbation. La région allant de Boston à Washington en passant par New York est devenue progressivement une vaste conurbation | Exemple – Johannesburg qui est la capitale politique et Pretoria qui est la capitale économique, par leur faible distance d’une centaine de kilomètres fait qu’on est en présence d’une conurbation. La région allant de Boston à Washington en passant par New York est devenue progressivement une vaste conurbation | ||
Pour appréhender le phénomène des agglomérations en Suisse a été définie un certain nombre de critères qui a permis d’aboutir à la définition des agglomérations suisses | Pour appréhender le phénomène des agglomérations en Suisse a été définie un certain nombre de critères qui a permis d’aboutir à la définition des agglomérations suisses | ||
[[Fichier:Ofs zone urbain.png|300px|vignette|centré|Schuler Martin, Joye Dominique, Dessemontet Pierre ; Recensement fédéral de la population 2000. Les niveaux géographiques de la Suisse, OFS, Neuchâtel 2005. ]] | |||
En France quand il y a une continuité de bâti de moins de 200 mètres avec plus de2000 habitants alors on a une unité urbaine. Selon ce critère on a entre 75 et 80%de la population désignée comme citadine. Cependant on va avoir le | En France quand il y a une continuité de bâti de moins de 200 mètres avec plus de2000 habitants alors on a une unité urbaine. Selon ce critère on a entre 75 et 80%de la population désignée comme citadine. Cependant on va avoir le milieu périurbain qui n’est pas constitutif de l’agglomération morphologique et qui n’est pas considéré comme faisant partie de l’urbain. | ||
Les services statistiques utilisent la définition des unités urbaines définies à partir des pôles d’emplois : | Les services statistiques utilisent la définition des unités urbaines définies à partir des pôles d’emplois : | ||
| Ligne 75 : | Ligne 63 : | ||
Dans le premier cas on prend en compte la population des agglomérations, dans le second cas on prend en compte les périphéries. | Dans le premier cas on prend en compte la population des agglomérations, dans le second cas on prend en compte les périphéries. | ||
=Les très grandes villes= | =Les très grandes villes= | ||
Version du 8 mars 2014 à 21:16
Pour introduire cette partie nous allons nous intéresser à une nouvelle énigme concernant la ville de Touba au Sénégal.
C’est une vaste agglomération constituée d’éléments de bases réduites avec des petites parcelles dans un tissu qui n’est pas extrêmement dense car ce ne sont pas des bâtiments destinés à des résidences individuelles (unité familiale). Cependant on ne constate pas de forte densité de population.
Son extension spatiale est importante, elle correspond à une organisation interne évidente avec des voies qui structurent le tissu urbain introduisant un lien entre les différents quartiers.
Le paradoxe réside dans le fait que Touba ne fait pas partie des villes officielles du Sénégal. En fait cela renvoie à la définition même de la ville.
Définitions
Urbanisation
C’est un processus de concentration d’êtres humains et de leurs activités dans des agglomérations bâties.
Trois manières de devenir citadin ou « le moteurs de l’urbanisation »
Quand un être humain devient citadin il contribue à l’urbanisation :
- naitre dans une ville (croissance naturelle) : c’est participer à la croissance interne c’est-à-dire à la croissance naturelle de la ville
- s’installer en ville (croissance migratoire): en passant du milieu rural au milieu urbain par une opération de migration. Cela renvoie aussi au processus d’exode rural
- transformation de son milieu : c’est devenir citoyen au cours de son existence sans migrer. Il faut que le milieu d’origine se transforme et soit considéré comme relevant du milieu urbain. C’est une absorbation de localités périurbaines ou provient d’un changement de statut. Cela peut être une localité qui dépasse un seuil de population ou des villes qui par leur expansion sont absorbées dans une agglomération urbaine
La ville
Plusieurs critères peuvent être retenus, ils sont généralement associés entre eux :
- critère morphologique : on s’intéresse à la forme et à l’apparence. On cherche à identifier des agglomérations à partir de la continuité du bâti. Pour considérer qu’ils soient agglomérer il faut qu’ils soient « proche les unes des autres » ; cela nécessite l’introduction de seuil de distance
- critère démographique : c’est le nombre d’habitants qui constituent la ville
- critère administratif : on cherche à définir le statut administratif de la localité ainsi que ses limites à l’intérieur desquelles on va considérer le fait que l’agglomération est une ville ou non. Certaines régions ne peuvent être considérées comme localité qu’en tant que « chefs-lieux »
- critère fonctionnel : c’est la ville en tant qu’entité fonctionnelle comme le nombre d’emploi (assimilation à l’idée de pôle d’emploi) ou bien la prise en compte des mouvements qui existent régulièrement pour occuper les emplois de la ville (migrations quotidienne de travail). La ville regroupe des personnes qui occupent des emplois ainsi que des personnes externes qui occupent des emplois à l’intérieur de la ville. Les migrations alternantes permettent de définir l’extension de la ville indépendamment de la définition morphologique
La combinaison des critères précédents permet de dégager trois grandes définitions de la ville :
- définition administrative : le statut de la localité est privilégié et les limites des entités administratives définissent le périmètre urbain. Cela d’éclanche des exclusions soit une vision extensive de la ville
Exemple – Touba n’est pas considéré comme une ville au Sénégal car elle n’a pas de statut de « chef-lieu », ce n’est pas une localité. Ainsi la deuxième agglomération du pays est exclue. Cela découle d’un souhait des autorités de laisser Touba à l’écart du pouvoir administratif car c’est une localité de la confrérie mouride que les pouvoir publics ont voulu laisser à l’écart de l’organigramme du a sa fonction de centre religieux. D’autre part cette localité a connu une très forte croissance, ce qui n’empêche que l’organigramme officiel ne la toujours pas intégré. Si Touba a connu une forte croissance c’est pour le dynamisme de ses activités mais principalement par l’existence d’une diaspora qui contribue à la dynamique économique et au développement de la ville
On peut toutefois avoir l’inclusion de petites localité administratives voir l’inclusion de toute une périphérie qui fait partie des frontière administrative
- définition morphologique : c’est lorsque que l’agglomération physique est privilégiée en association un seuil de populations agglomérées. Pour cela il faut d’abord introduire un seuil de distance qui marque une continuité du bâti entre 50 mètres au minimum et 200 mètres au maximum; on s’interroge aussi sur l’inclusion d’un certain nombre d’infrastructures
Exemple – en Suisse on retient le seuil de 10000 habitants, en France l’unité urbaine est considérée quand on a une agglomération morphologique caractérisée par une continuité du bâti quand on a 2000 habitants
- définition fonctionnelle : c’est l’intégration de périphérie ou réside des populations citadines indépendantes de la ville. Leurs populations ont recours aux migrations alternantes aussi dit « migration pendulaire » de centres dortoirs vers centres de travail
Quelques définitions supplémentaires :
- banlieue : espace constitué par des communes à l’intérieur d’une agglomération mais différente de la ville centre. Ce mot tire son origine de la période médiéval, c’était des zones au banc de la cité
- périurbain : c’est le milieu qui se situe au-delà de l’agglomération morphologique cependant il dépend fonctionnellement de la ville
- conurbation : c’est une variante de l’agglomération, ce terme désigne les agglomérations constituées de deux ou plusieurs agglomérations qui se sont reliées. L’expansion d’une agglomération fait qu’une autre ville devient intégrée créant un ensemble, cependant on distingue deux centres. En d’autre terme ces villes sont devenues coalescentes
Exemple – Johannesburg qui est la capitale politique et Pretoria qui est la capitale économique, par leur faible distance d’une centaine de kilomètres fait qu’on est en présence d’une conurbation. La région allant de Boston à Washington en passant par New York est devenue progressivement une vaste conurbation
Pour appréhender le phénomène des agglomérations en Suisse a été définie un certain nombre de critères qui a permis d’aboutir à la définition des agglomérations suisses
En France quand il y a une continuité de bâti de moins de 200 mètres avec plus de2000 habitants alors on a une unité urbaine. Selon ce critère on a entre 75 et 80%de la population désignée comme citadine. Cependant on va avoir le milieu périurbain qui n’est pas constitutif de l’agglomération morphologique et qui n’est pas considéré comme faisant partie de l’urbain.
Les services statistiques utilisent la définition des unités urbaines définies à partir des pôles d’emplois :
- nécessite un pôle d’emploi ;
- pôle d’emploi : agglomération au sein de laquelle il y a plus de 5000 ;
emplois. Dès lors toute une série de ville disparaissent de l’ère urbaine ;
- inclusion de la périphérie qui donne un poids au pôle urbain.
Dans le premier cas on prend en compte la population des agglomérations, dans le second cas on prend en compte les périphéries.
Les très grandes villes
Plusieurs mots reviennent souvent dans la littérature scientifique et les médias àsavoir ceux de métropole, mégapole, mégalopole. On les utilise à tort comme dessynonymes car ils ont chacun leurs spécificités
Métropole
Il ne s’applique pas exclusivement à l’échelle des très grandes villes. Le terme demétropole provient de la Grèce antique, il signifiait la « cité mère » à savoir la citéd’origine à partir de laquelle pouvait se constituer une entité élargie avec la citéd’origine et ses colonies Pour qu’une ville soit considérée comme une métropole elle doit être antérieure àd’autres villes. Aujourd’hui les métropoles ce sont des villes en position dedomination par rapport à d’autres villes qui constituent un réseau de villesdépendant Exemple – dans certains États fédéraux comme aux États-Unis il y a desmétropoles qui jouent un rôle économique mais qui ne constituent pas desmétropoles complètes au niveau des pouvoirs qu’elle détient, c’est le cas de NewYork par rapport à Washington et de Pretoria par rapport à Johannesburg Les mégapoles et les mégalopoles se constituent à l’échelle mondiale en fonctiond’un seuil de population
Mégapole
On parle d’une agglomération : c’est une très grande agglomération à l’échellemondiale qui concentre un nombre d’habitant très élevé. Le seuil est de 10 millionsd’habitants agglomérés ce qui à l’échelle mondiale représente environs 25agglomérations. C’est donc une conception restrictive. Si on retient un seuil élevéc’est pour faire référence à une notion de gigantisme Une conception plus extensive serait d’abaisser le seuil à 5 millions intensifiant lephénomène de mégapole.
Mégalopole
On désigne une grande région remarquable à l’échelle mondiale dans laquelle onva retrouver un seuil très dense d’agglomérations qui ne sont pas forcementscoalescents avec souvent une mégapole, d’autres grandes villes et un semi deville moyennes Exemple – la mégalopole qui s’étend de Boston à Washington qui correspond àune succession de ville dont certaines sont très grandes. Gottmann a inventé leterme de mégalopolis pour designer cette région. Il a identifié deux autressituation à savoir l’Europe Rhénane allant de Rotterdam jusqu’en amont du Rhinaux alentours de Bâle mais aussi l’Ile de Honshū au Japon qui intègrel’agglomération de Tokyo. Dans le cas de la mégalopole Rhénane des facteursgéographiques naturels séparent les espaces ce qui en fait son originalité Ce phénomène désigne des régions qui sont les centres dynamiques de la triadeconceptualisant un pôle économique à l’échelle mondiale
Ce phénomène de réflectance rend compte de deux phénomènes :
- une forte concentration de la population dans les zones émettrices delumière (le sous contient indien, l’asien oriental, l’Europe occidental,
l’Amérique du Nord).
- Les régions les plus denses ne sont cependant pas celles qui émettent le
plus en comparaison des trois pôles de la triade.
Le critère de concentration de la population joue un rôle tout comme le critère dedéveloppement et de niveau de richesse. La réalité des mégalopoles renvoie aussi àla combinaison de ces deux facteurs. On pourrait aussi parler de configuration detype mégalopole au Brésil en fonction de la faible distance entre les villes ; maisaussi en Guinée et au Benin indépendant du niveau de développement
Dans cette carte le seuil de 5 millions d’habitants est utilisé afin de définir lesmégalopoles ce qui pose le problème des définitions officielles et des seuils depopulation. Par exemple la conurbation de Johannesburg et Pretoria dépasse les 5millions d’habitant mais n’étant pas suffisamment considéré par les organismes destatistiques officiels on ne la reconnait pas en tant que mégalopole
31
Ici le cercle proportionnel est proportionnel au PIB des agglomérations. Cela posela question de l’attribution de la production à l’urbain et la quantification del’activité urbaine qui n’est pas officielle
On voit comment seconstitue uneagglomération à partir decette carte del’agglomération deJohannesburg et Pretoria audébut des années 1990
32
Les villes globales
Cette notion a émergée dans la littérature scientifique au début des années 1990qui correspond à la fin de la guerre froide et à l’affirmation de la mondialisationportant une réflexion de la conception du monde. Saskia Sassen a publié en 1991 Global City, Peter Taylor World City en 2003 etAllan Scott Global City Regions en 2002. Ces auteurs définissent la ville globale non pas sur un seuil dimensionnel ni sur uncritère de domination d’un réseau urbain mais plutôt sur le critère de l’inscriptionfonctionnelle de la ville dans un mécanisme de mondialisation ; c’est l’exercicede fonctions rares qui jouent un rôle à l’échelle mondiale :
- services financiers (bourses, agences de notations, compagnies’assurances)
- services juridiques (cabinets d’avocats d’affaires internationales)
- services liés aux communications (presse économique et politique internationaux)
- services liés aux infrastructures (hubs aéroportuaires)
- services culturels (musées, lieux de création)
Cette carte localise un ensemble de correspondant d’un certain nombre demagazine dans le monde. Le point rouge est un correspondant permanent de TheEconomist, un point bleu un correspondant permanant de Newsweek
33
Ici les villes sont organisées en fonction de leurs coordonnés géographique.Certaines villes comme Genève sont considéré comme partiellement globale grâceà la présence d’organisations internationales et de services financiers. Genève n’estpas une mégapole ni inscrite dans une mégalopole. La ville globale n’existe que parce qu’elle s’inscrit dans un réseau global ce quin’empêche certaines de jouer un rôle sur un arrière-pays comme Londres, Hong-Kong et Singapour. Au contraire Tokyo ne joue pas de rôle déterminant en tant queplace centrale dans l’ensemble asiatique.
De la ville aux réseaux de villes
L’approche « site-situation » et le paradigme déterministe-possibiliste
On cherche à répondre à la question de la localisation. La réponse se fait sousforme d’un modèle « site-situation » élaborée par la géographie urbaine. D’abordon s’intéresse au « site » puis à la « situation ». Cependant ce modèle est désuet car il renvoie à un paradigme de type possibiliste.
- Le déterminisme associe un milieu naturel à un type d’occupation humaine
- Le possibilisme c’est que les conditions naturelles offrent des conditions illimitées pour occuper l’espace et le transformer L’approche site-situation associe les conditions naturelles et l’occupation humained’un lieu :
• •
--
site : revoie aux caractéristiques de l’espace sur lequel s’est développéeoriginellement une ville : qualité du terrain en termes de protection vis-à-vis des phénomènesnaturels et menaces venant de communautés externes. possibilités de franchissement topographique qui privilégie des sitesou le franchissement est facilité situation : renvoie aux caractéristiques en termes de position qu’occupe laville par rapport à des voies de communication et des zones de contactsentre de grandes régions
Exemple – Genève Le site originel (à la confluence de l’Arve et du Rhône) offre des possibilités entermes de franchissement mais aussi en termes de défense avec des promontoiresen cas de crus La situation est au croisement d’axe rhodanien-lémanique, c’est un carrefour quirelie l’Europe du sud-est à l’Europe centrale par le Mitteland suisse.
Modèle de Christaller : théorie des places centrales
Il rend compte de la localisation des villes dans un espace mais de la localisationdes villes relativement des unes par rapport aux autres ainsi que dudéveloppement et de la hiérarchie de chaque une dans l’espace. Il développe la théorie des places centrales. Il émet plusieurs hypothèses :
- l’espace est neutre : les déplacements et les échanges sont strictement équivalents
- les agents vont opter pour des actions et des activités selon une base rationnelle et identique qui favorise leurs intérêts propres Il s’interroge sur la répartition régulière des villes dans un espace selon leur taille
35
On voit apparaître des polygones régulièrement emboités avec en leur centre uneplace-centre soit une ville susceptible de polariser un certain nombre d’activités etde répondre aux agents présents dans son espace. Un polygone de taille moyennedomine les petits polygones. Un grand polygone polarise les moyennes villes quielles-mêmes polarisent les petites villes. C’est une logique de repartissions hiérarchique des villes dans l’espace de façonrégulière autour d’un réseau, cependant cet espace doit être isotrope pourrépondre a ce modèle. Trois principes logiques apparaissent : - logique de marché: un certain nombre de services doivent être
3. •• ••
--
facilement accessible. Les services les plus rares se situent dans un ordrehiérarchique plus élevé, en d’autre terme c’est la répartition des servicesselon leur fréquence d’utilisation logique de transport : structuration d’en système de transport organisésystématiquement logique d’administration : résulte d’une organisation spatialepyramidale de lieux centraux secondaires autour d’un lieu centralprincipal. Chaque lieu central situé au centre de l’hexagone principalexerce son pouvoir administratif et politique sur les lieux centrauxsecondaires
Les systèmes de villes
Semis urbain : on s’intéresse à la répartition des villes dans l'espace et, lesrelations entre elles et l'influence exercée par les villes sur les territoires Armature urbaine: souligne le rôle des villes dans l'organisation del'espace. Le terme « armature urbaine » renvoie à l'encadrement deterritoire par les villes. Le réseau urbain insiste sur les interrelations entreles villes. Le système de ville met l'accent sur les relations et lesinterdépendances entre les villes. Réseau urbain : désigne les infrastructures de voiries, de transport, decanalisations et câblage, etc. propres à une agglomération Système de villes : évoque les relations qu'entretiennent les villes entreelles à travers les voies qui assurent leurs échanges, les flux qui entraduisent l'intensité
Loi rang-taille
Un système urbain est un ensemble de villes reliées les unes aux autres dans uncadre régional ou internationales. On peut les classer selon leur rang ou leur tailled’après une loi logarithmique. Graphiquement chaque ville est reliée selon son rang et sa taille. On voit apparaîtredes informations sur le réseau de ville et sa forme. C’est un modèle descriptif quipermet d’interpréter un réseau de ville Ici apparaît un déséquilibre entre la tête du système et sa fin. La particularité sesitue entre les deux premières villes et la suite de la distribution à savoir Le Caireet Alexandrie On va changer d’échelle pour s’intéresser à l’ensemble du monde arabe car LeCaire et Alexandrie y ont joués un rôle central sur la longue durée La taille du Caire etd’Alexandrie apparaîtmaintenant beaucoupplus « normale » dans cesystème changéd’échelle
37
Dans un système fédéral on a souvent un ensemble de grandes villes peudifférenciées entre elles sans émergence d’une super métropole. Dans les systèmes planifié ou l’État est intervenu fortement en termed’aménagement du territoire il va y avoir une très grande ville ainsi qu’unepromotion de villes intermédiaires.
Le développement des villes du sud
Les villes se sont développées sur des besoins qui expliquent un appel d’une maind’œuvre externe à la ville. Dans le sud le développement des villes est lié à unphénomène d’exode rural. Le modèle de la ville du sud est original comparé aux villes du nord. On cherchedepuis longue date à comprendre comment s’organise l’espace aggloméré enterme de répartition des communautés et de types de population avec desexplications d’ordre strictement économique ainsi que des explicationssociologiques qui mettent en avant les choix individuels. L’école de Chicago a élaborée un certain nombre de modèles qui permettentd’expliquer le choix des localisations des primo-migrants se basant sur des réseauxde solidarité. Ils ont cherchés à comprendre les logiques d’implantation sur la basede critères préalablement définis qui permettent de rendre compte d’unerépartition à la fois statique et dynamique
38
Le Niger est le dernier auclassement de l’IDH malgré un solriche en minerais commel’Uranium. La ville de Niamey auNiger est le parangon de ceparadoxe
39
Les quartiers d’habitats sont fondés sur l’autopromotion urbaine. L’installation n’apas forcement fait l’objet d’une déclaration officielle ni d’une planificationpréalable. Le tissu informel s’est développé à partir d’un tissu formel initial. Ce quartier est un quartier du centre densifié autour d’une construction initialerelatant d’une certaine précarité qui est l’habitat d’une majorité de citadin dans uncertain nombre de villes africaines
Organisation de la ville coloniale
Ce modèle met en exergue quatre catégoriesmais peut sembler statique,cependant la part réservée à la dynamique urbaine est bien présente :
-- -
• •
Centre : la centralité relève de deux périodes historiques période précoloniale en particulier musulmane pour l’Afrique du Nordpériode coloniale : on voit le développement d’un quartier des affaires àposteriori Habitat : on distingue trois catégories qui s’effectuent en lien avec lesprincipaux axes soit de forme radioconcentrique couplé à un modèlesectoriel pour les villes d’Afrique du Nord; soit pour les villes d’Afriquede l’ouest une forme radioconcentrique digitée résidentiel aisé : habitat bâti de qualité supérieure pour les populationsaisés, ce sont des quartiers qui relèvent d’une certaine planificationconstitué d’un habitat légal et déclaré dont la propriété foncière estassurée. Les différentes résidences sont reliées à l’eau et à l’électricité,reliée à une voirie, reliées à un ensemble de services de base. Au nord cene sont que des « modalités normales »
40
- précaire loti : assure une certaine organisation de l’urbanisation qui sefait par lotissement qui peut s’effectuer dans le cadre de l’autopromotionpar des populations qui urbanisent leur espace par eux-mêmes ou par despromoteurs - précaire non-loti: c’est l’habitat précaire sous intégré qui n’a pasvocation à être présent de façon durable et à être raccorder aux servicesde base sans régularisation interne • Équipement• Dynamique Ce modèle montre que les nouveaux arrivant dans le cadre de l‘exode ruralviennent à proximité du centre dans la partie péricentrale ou se trouve l’habitatprécaire et informel et cela en lien avec les communautés d’origine déjà en ville,ensuite ils vont se disperser dans le tissu urbain par une redistribution interne quiva densifier le tissu urbain périphérique marquée par une croissance notable
Création de l’espace urbanisé
On peut distinguer une voie « normale » et légale pour la production d’espacesurbanisés qui passe par trois phases : 1) viabilisation : déclaration de l’espace constructible par un système dedistribution de la propriété légale et une déclaration technique qui passepar le raccordement à des services de base (eau, électricité) ainsi qu’à lavoierie
2) construction
3) occupation : occupation du bâti par les résidents
41
Dans les pays du sud le processus suit une autre logique de base en deux phasescomme dans les bidons-villes : 1) occupation 2) construction : de type précaire L’originalité des villes du sud réside dans son processus d’occupation qui expliquecomment se constituent les différents quartiers des villes du sud : 1) construction : les entrepreneurs savent qu’ils ne peuvent construire dansun cadre légal
2) occupation
3) régularisation et viabilisation a posteriori : permet les raccordements à la voierie et une reconnaissance légale foncière
Modèle de Davis : la ville d’apartheid
La particularité réside dans le fait que des morceaux de ville sont projetés hors dela ville suivant la logique de grand apartheid tandis l’apartheid urbain expliquecette organisation de la ville. Ce modèle prévaut encore aujourd’hui même avec la fin de l’apartheid alors qu’onpensait que la disparition de la ségrégation restructurerait l’organisation urbaine.L’une des explications est que les populations des bantoustans sont sédentarisésest peuvent jouer des opportunités à la fois de l’urbain et de la ruralité
Modèle de l’école de Chicago
Apparaît une logique de répartition qui permet d’identifier des principes derépartition et de diffusion sur la base d’un système concentrique, sectoriel et denoyau multiple. La combinaison de ces modèles de base rend compte de la distribution despopulations dans la cartographie urbaine.
43