« Introduction : Présentation du cours » : différence entre les versions

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Il faut voir très concrètement comment les mots changent dans le temps et comment nous pouvons les observer. Les grands mots sont des indicateurs pour les changements idéologiques sociaux et politiques. Les changements des mots sont une sorte de drapeau, c’est pourquoi nous devons faire attention aux termes, aux grandes idées et aux mouvements philosophiques qui distinguent l’Europe encore aujourd’hui.
Il faut voir très concrètement comment les mots changent dans le temps et comment nous pouvons les observer. Les grands mots sont des indicateurs pour les changements idéologiques sociaux et politiques. Les changements des mots sont une sorte de drapeau, c’est pourquoi nous devons faire attention aux termes, aux grandes idées et aux mouvements philosophiques qui distinguent l’Europe encore aujourd’hui.
=Le façonnage de l’Europe de 1815 à aujourd’hui=
=Le façonnage de l’Europe de 1815 à aujourd’hui=
Cette carte est une carte simplifiée de l’Europe après le Congrès de Vienne de 1815 qui a distribué de nouveau ce qui est resté après la révolution française mais surtout les grandes guerres d’agression de Napoléon. On a redistribué sans changer beaucoup mais surtout en misant sur l’équilibre des grandes puissances.
Un siècle plus tard après la première guerre mondiale, après un autre grand congrès qui est le traité de Versailles mais aussi les traités annexes du Trianon, le territoire européen a de nouveau changé.
L’empire du Tsar soit la Russie où beaucoup de peuples sont inclus est un empire multiple, multipeuples et multiconfessionnels. La religion de l’État est l’orthodoxie mais il y a aussi des catholiques, des protestants et des musulmans en Asie.
L’autre grand empire est l’Empire Ottoman qui s’étend tout à l’est de la méditerranée. Ce ne sont pas des empires coloniaux mais des empires continentaux qui s’étendent dans l’espace. Ce sont des empires européens.
Nous avons les embryons des empires ultérieurs au sein de l’Empire Ottoman mais qui ne sont quand même pas représentatifs de leurs frontières.
Tous les Balkans et la Grèce sont sous tutelle ottomane qui devient un des grands sujets du XIXème siècle.
L’Allemagne est fragmentée. Avant la révolution française il y avait le Saint Empire Germanique qui n’était pas un État mais une sorte de confédération floue, certes, il y avait un empereur mais cela reste un paradoxe. Il y a dans cette fragmentation 35 unités politiques indépendantes qui sont des villes, petites principautés, des grandes monarchies comme la Prusse mais ce n’est pas l’Allemagne.
L’empire des Habsbourg regroupe plusieurs territoires germaniques, slaves et d’Europe de l’est. C’est quelque chose d’important car cela dure pendant tout le XIXème siècle jusque 1914.
Toutefois, il y a des mutations avec la carte de 1923. Ce qui est important, le XIXème siècle qu’on appelle « le siècle des nationalismes », est géopolitiquement dominé par les empires, les relations internationales sont des relations largement impériales.
Le Royaume-Uni regroupe plusieurs nations, ce n’est pas une nation unifié avec plusieurs langues, plusieurs régions. Londres et le Royaume-Uni est dans un certains sens pas encore un empire continental mais se trouve dans le jeu des puissances européennes soit Vienne, Berlin, Paris et Istanbul ainsi que Saint Petersburg. Il y a un jeu des grandes puissances impériales ce qui est important pour comprendre la relation entre ces puissances.
Les gouvernements et les élites de ces pays doivent toujours penser qu’ils ne sont pas homogènes car il y a plusieurs intérêts qu’ils doivent défendre et c’est pourquoi les mutations impliquent toujours l’engagement de ces grandes puissances qui doivent distribuer leurs zones d’influences.
Pour un analyste il est important de dire que l’époque de 1815 est non pas l’Europe des États-Nation mais l’Europe des empires.
La France est une exception qui a inventée l’idée d’un peuple souverain qui s’élève en nation. C’est ici qu’émerge l’idée d’État et de Nation.
L’Espagne est considérée comme une ancienne monarchie qui à l’air d’un État plus stable et inchangé que par exemple que les unités politiques d’Allemagne. Toutefoi,s cela est unemonarchie avec beaucoup d’intérêts extérieurs.
La Prusse est clairement une monarchie, c’est un État hautement organisé au niveau militaire, de la fiscalisation, des infrastructures armées avec un fort appareil administratif maisce n’est pas une nation, la Prusse ne s’est jamais appelée nation.
Beaucoup de ces unités ont des États et des appareils étatiques qui ne sont pas liés forcement à la notion de nation.
L’Union Soviétique a surgie de la révolution, cela reste un empire multiethnique qui couvre sensiblement le même territoire que l’empire du tsar. Cette structure n’est pas devenue nation.
L’Italie est devenue un État et une nation après le risorgimento.
L’Allemagne forme le Reich, l’empire allemand qui s’est constituée comme nation à travers la guerre de 1871.
La Pologne a surgie comme État à partir de l’empire des Habsbourg, de l’empire Russe et Autrichien. À ce moment, il y avait les débuts d’une identité polonaise. II faut la première guerre et la redistribution des frontières et territoires par le congrès de Versailles afin de créer une véritable entité politique qui a une identité et un État.
De nombreux autres pays apparaissent comme les grecques qui s’affranchissent de la tutelle ottomane.
L’ordre des empires et des anciennes monarchies du congrès de Vienne va percer par des mouvements d’indépendance.
En 1820 se créée la Belgique, État assez improbable mi hollandais et mi français avec pour capitale Bruxelles qui est bilingue et sans tradition d’étatisation depuis le moyen-âge. C’est une nouvelle entité qui se créée contre les Pays-Bas et contre la France.
En d’autres points d’Europe des mouvements d’indépendances nationale ont lieu mais ne marchent pas forcement. Il y a une révolte généralisée contre l’ordre restauré des grandes puissances impériales et monarchiques du congrès de Vienne.
Cette grande révolte et matée mais le germe du nationalisme est dès lors implanté menant à l’unification de l’Italie et de l’Allemagne.
Les polonais dans la mouvance de l’Allemagne et de l’Italie s’affirment mais se confrontent au allemands, aux russes et autrichiens.
Cela est vrai pour d’autres comme pour les pays baltes qui revoient une très courte période d’indépendance après la première guerre mondiale avant d’être de nouveau avalés par l’Union Soviétique.
Tous les Balkans sont libérés de la tutelle ottomane, il y a une Turquie tandis que l’empire des Habsbourg est détruit. Beaucoup de choses se passent mais il faut un siècle et une guerre mondiale largement européenne afin de transformer l’Europe des empires dans une Europe plus ou moins des États-Nations.
Ce sont les alliés qui génèrent l’ordre d’après guerre en Europe et dans le monde. 1946 est un moment intermédiaire, l’Allemagne est occupée en quatre zones par les alliés. L’Allemagne devient indépendante en 1949 mais divisée entre est et ouest.
Ainsi, il y a destruction de l’État-Nation allemand victime du règlement d’après guerre par sa faute. L’Union Soviétique grâce à sa victoire contre Hitler peut avaler des territoires limitrophes.
Les frontières sont des objets de négociations et de rapports de forces, il n’y a pas de frontières naturelles. La Pologne est par exemple poussée 200 kilomètres vers l’ouest. Ainsi l’Union Soviétique prend la Pologne de l’est pour la déplacer sur le territoire de l’Allemagne de jadis.
Dans l’est de la méditerranée on fait des délocalisations de populations, des exiles forcés de millions de personnes pour arriver en 1949 – 1950 à une Europe qui est vraiment constituée d’États-Nations avec un peuple, une langue et des traditions nationales qui coïncident plus ou moins.
Cela marche en Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie et Hongrie qui ont sur leur territoire une très grande majorité de leurs peuples. Dans un certains cas il y a des épurations ethniques permettant d’arriver à une Europe des nations. Il faut plus d’un siècle et demi et deux guerres mondiales ainsi que d’énormes violences contre les victimes pour transformer l’Europe multiethniques, multilingues, multireligieuses en une Europe d’États-Nations ce qui permet de comprendre le nationalisme comme une forme sociale et politique.
C’est la préhistoire du présent car la grande URSS a une grande influence, l’organisation politique est beaucoup plus proche des grands empires du XIXème siècle que des États-Nations.
La destruction de l’empire soviétique a lieu en 1991, tandis qu’a lieu en 1989 la réunification de l’Allemagne, l’indépendance politique des pays baltes, la séparation de la République Tchèque et de la Slovaquie qui fut un jumelage de nationalités qui n’a pas marché tandis que de nouveaux États qui n’ont jamais été indépendant comme l’Ukraine et le Belarus naissent.
Dans les années 1990 eurent lieu les guerres civiles en ex-Yougoslavie menant à la création d’une série de petits États qui étaient avant des provinces indépendantes de l’État socialiste yougoslave. À ce moment, l’OTAN est intervenu qui marque l’entrée dans le vocabulaire la notion « d’épuration ethnique ».
La nationalisation de l’Europe à travers des violences pour arriver à l‘idéal de coïncidences entre territoires, États, peuples et unités nationales n’est pas quelque chose de naturel.
Dans ces quatre cartes on peut observer au début la préhistoire de notre partition politique avec des mémoires et des traumatismes notamment pour les petits pays. Ces mémoires sont des facteurs politiques.


=Concept et débats – les mots pour le dire=
=Concept et débats – les mots pour le dire=

Version du 25 février 2014 à 00:19

L’histoire est la préhistoire du présent. Les révolutions de 1848 donnent par exemple des éléments pour comprendre les révolutions du printemps arabe.

Sur les deux derniers siècles il y a quatre étapes qui permettent de prendre consciences des grandes mutations géopolitiques comme des mutations de frontières et la naissance d’États-Nations au milieu de cette Europe déjà complète.

Ensuite nous allons montrer avec quels thèmes et conceptions analyse t-on ces périodes et concepts dans l’histoire.

Nous commençons dans un temps où la grande majorité des personnes n’avaient ni de passeport ni de pièce d’identité ne savant pas nécessairement ce qu’était une nationalité mais savaient ce qu’ils étaient : le sujet d’un prince, d’un monarque ou vivant dans une république comme à Genève.

La période étudiée est une période où ces notions émergent. L’État-Nation n’est pas un concept rependu au contraire des empires mais ces autres termes sont souvent des termes de militance politique. Les petits peuples qui veulent l’indépendance utilisent et redéfinissent les notions de nationalité, nation, peuple, autonomie, autodétermination.

En histoire on a toujours à faire aux propos des contemporains que nous trouvons dans nos sources et nous avons un langage de science-politique qui utilise parfois ces mêmes mots dans un sens analytique ce qui peut être gênant.

Il faut voir très concrètement comment les mots changent dans le temps et comment nous pouvons les observer. Les grands mots sont des indicateurs pour les changements idéologiques sociaux et politiques. Les changements des mots sont une sorte de drapeau, c’est pourquoi nous devons faire attention aux termes, aux grandes idées et aux mouvements philosophiques qui distinguent l’Europe encore aujourd’hui.

Le façonnage de l’Europe de 1815 à aujourd’hui

Cette carte est une carte simplifiée de l’Europe après le Congrès de Vienne de 1815 qui a distribué de nouveau ce qui est resté après la révolution française mais surtout les grandes guerres d’agression de Napoléon. On a redistribué sans changer beaucoup mais surtout en misant sur l’équilibre des grandes puissances.

Un siècle plus tard après la première guerre mondiale, après un autre grand congrès qui est le traité de Versailles mais aussi les traités annexes du Trianon, le territoire européen a de nouveau changé.

L’empire du Tsar soit la Russie où beaucoup de peuples sont inclus est un empire multiple, multipeuples et multiconfessionnels. La religion de l’État est l’orthodoxie mais il y a aussi des catholiques, des protestants et des musulmans en Asie.

L’autre grand empire est l’Empire Ottoman qui s’étend tout à l’est de la méditerranée. Ce ne sont pas des empires coloniaux mais des empires continentaux qui s’étendent dans l’espace. Ce sont des empires européens.

Nous avons les embryons des empires ultérieurs au sein de l’Empire Ottoman mais qui ne sont quand même pas représentatifs de leurs frontières.

Tous les Balkans et la Grèce sont sous tutelle ottomane qui devient un des grands sujets du XIXème siècle.

L’Allemagne est fragmentée. Avant la révolution française il y avait le Saint Empire Germanique qui n’était pas un État mais une sorte de confédération floue, certes, il y avait un empereur mais cela reste un paradoxe. Il y a dans cette fragmentation 35 unités politiques indépendantes qui sont des villes, petites principautés, des grandes monarchies comme la Prusse mais ce n’est pas l’Allemagne.

L’empire des Habsbourg regroupe plusieurs territoires germaniques, slaves et d’Europe de l’est. C’est quelque chose d’important car cela dure pendant tout le XIXème siècle jusque 1914.

Toutefois, il y a des mutations avec la carte de 1923. Ce qui est important, le XIXème siècle qu’on appelle « le siècle des nationalismes », est géopolitiquement dominé par les empires, les relations internationales sont des relations largement impériales.

Le Royaume-Uni regroupe plusieurs nations, ce n’est pas une nation unifié avec plusieurs langues, plusieurs régions. Londres et le Royaume-Uni est dans un certains sens pas encore un empire continental mais se trouve dans le jeu des puissances européennes soit Vienne, Berlin, Paris et Istanbul ainsi que Saint Petersburg. Il y a un jeu des grandes puissances impériales ce qui est important pour comprendre la relation entre ces puissances.

Les gouvernements et les élites de ces pays doivent toujours penser qu’ils ne sont pas homogènes car il y a plusieurs intérêts qu’ils doivent défendre et c’est pourquoi les mutations impliquent toujours l’engagement de ces grandes puissances qui doivent distribuer leurs zones d’influences.

Pour un analyste il est important de dire que l’époque de 1815 est non pas l’Europe des États-Nation mais l’Europe des empires.

La France est une exception qui a inventée l’idée d’un peuple souverain qui s’élève en nation. C’est ici qu’émerge l’idée d’État et de Nation.

L’Espagne est considérée comme une ancienne monarchie qui à l’air d’un État plus stable et inchangé que par exemple que les unités politiques d’Allemagne. Toutefoi,s cela est unemonarchie avec beaucoup d’intérêts extérieurs.

La Prusse est clairement une monarchie, c’est un État hautement organisé au niveau militaire, de la fiscalisation, des infrastructures armées avec un fort appareil administratif maisce n’est pas une nation, la Prusse ne s’est jamais appelée nation.


Beaucoup de ces unités ont des États et des appareils étatiques qui ne sont pas liés forcement à la notion de nation.


L’Union Soviétique a surgie de la révolution, cela reste un empire multiethnique qui couvre sensiblement le même territoire que l’empire du tsar. Cette structure n’est pas devenue nation.

L’Italie est devenue un État et une nation après le risorgimento.

L’Allemagne forme le Reich, l’empire allemand qui s’est constituée comme nation à travers la guerre de 1871.

La Pologne a surgie comme État à partir de l’empire des Habsbourg, de l’empire Russe et Autrichien. À ce moment, il y avait les débuts d’une identité polonaise. II faut la première guerre et la redistribution des frontières et territoires par le congrès de Versailles afin de créer une véritable entité politique qui a une identité et un État.

De nombreux autres pays apparaissent comme les grecques qui s’affranchissent de la tutelle ottomane.

L’ordre des empires et des anciennes monarchies du congrès de Vienne va percer par des mouvements d’indépendance.

En 1820 se créée la Belgique, État assez improbable mi hollandais et mi français avec pour capitale Bruxelles qui est bilingue et sans tradition d’étatisation depuis le moyen-âge. C’est une nouvelle entité qui se créée contre les Pays-Bas et contre la France.

En d’autres points d’Europe des mouvements d’indépendances nationale ont lieu mais ne marchent pas forcement. Il y a une révolte généralisée contre l’ordre restauré des grandes puissances impériales et monarchiques du congrès de Vienne.

Cette grande révolte et matée mais le germe du nationalisme est dès lors implanté menant à l’unification de l’Italie et de l’Allemagne.

Les polonais dans la mouvance de l’Allemagne et de l’Italie s’affirment mais se confrontent au allemands, aux russes et autrichiens.

Cela est vrai pour d’autres comme pour les pays baltes qui revoient une très courte période d’indépendance après la première guerre mondiale avant d’être de nouveau avalés par l’Union Soviétique.

Tous les Balkans sont libérés de la tutelle ottomane, il y a une Turquie tandis que l’empire des Habsbourg est détruit. Beaucoup de choses se passent mais il faut un siècle et une guerre mondiale largement européenne afin de transformer l’Europe des empires dans une Europe plus ou moins des États-Nations.



Ce sont les alliés qui génèrent l’ordre d’après guerre en Europe et dans le monde. 1946 est un moment intermédiaire, l’Allemagne est occupée en quatre zones par les alliés. L’Allemagne devient indépendante en 1949 mais divisée entre est et ouest.

Ainsi, il y a destruction de l’État-Nation allemand victime du règlement d’après guerre par sa faute. L’Union Soviétique grâce à sa victoire contre Hitler peut avaler des territoires limitrophes.

Les frontières sont des objets de négociations et de rapports de forces, il n’y a pas de frontières naturelles. La Pologne est par exemple poussée 200 kilomètres vers l’ouest. Ainsi l’Union Soviétique prend la Pologne de l’est pour la déplacer sur le territoire de l’Allemagne de jadis.

Dans l’est de la méditerranée on fait des délocalisations de populations, des exiles forcés de millions de personnes pour arriver en 1949 – 1950 à une Europe qui est vraiment constituée d’États-Nations avec un peuple, une langue et des traditions nationales qui coïncident plus ou moins.

Cela marche en Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie et Hongrie qui ont sur leur territoire une très grande majorité de leurs peuples. Dans un certains cas il y a des épurations ethniques permettant d’arriver à une Europe des nations. Il faut plus d’un siècle et demi et deux guerres mondiales ainsi que d’énormes violences contre les victimes pour transformer l’Europe multiethniques, multilingues, multireligieuses en une Europe d’États-Nations ce qui permet de comprendre le nationalisme comme une forme sociale et politique.

C’est la préhistoire du présent car la grande URSS a une grande influence, l’organisation politique est beaucoup plus proche des grands empires du XIXème siècle que des États-Nations.


La destruction de l’empire soviétique a lieu en 1991, tandis qu’a lieu en 1989 la réunification de l’Allemagne, l’indépendance politique des pays baltes, la séparation de la République Tchèque et de la Slovaquie qui fut un jumelage de nationalités qui n’a pas marché tandis que de nouveaux États qui n’ont jamais été indépendant comme l’Ukraine et le Belarus naissent.

Dans les années 1990 eurent lieu les guerres civiles en ex-Yougoslavie menant à la création d’une série de petits États qui étaient avant des provinces indépendantes de l’État socialiste yougoslave. À ce moment, l’OTAN est intervenu qui marque l’entrée dans le vocabulaire la notion « d’épuration ethnique ».

La nationalisation de l’Europe à travers des violences pour arriver à l‘idéal de coïncidences entre territoires, États, peuples et unités nationales n’est pas quelque chose de naturel.

Dans ces quatre cartes on peut observer au début la préhistoire de notre partition politique avec des mémoires et des traumatismes notamment pour les petits pays. Ces mémoires sont des facteurs politiques.

Concept et débats – les mots pour le dire

Évolution des conceptions de la nation au XVIIIème et XIXème siècle

La conception libérale ou civique

Les conceptions culturelles et ethniques

Références