Les Amériques à la veille des indépendances
En 1770 la totalité des Amériques étaient des colonies des grandes puissances européennes à savoir de l’Espagne, du Portugal, de l’Angleterre, de la France, de la Hollande et du Danemark.
L’immense partie de ces territoires américains était des zones frontières voire des territoires non colonisés occupés par des nations ou des tribus amérindienne. L’époque actuelle avec la phase de colonisation de la forêt amazonienne et la dernière phase de la colonisation avec la disparition des populations autochtones.
Ces territoires étaient peuplés de façon très peu dense. Comme ces pouvoirs coloniaux ne contrôlaient pas ces continents, ces territoires étaient des terres de refuges pour les fugitifs à savoir pour des esclaves, des paysans chassés par leur maitre, des criminels qui sont poussés vers l’intérieur.
Répartition des populations selon l’origine
Les régions plus densément peuplées sont la côte est de ce qui deviendra les États-Unis, toute la côte atlantique de l’Amérique du sud, toute la côte pacifique de l’Amérique du sud ainsi que les caraïbes, l’Amérique centrale et le Mexique actuel. D’autre part, il y a des zones de population le long des fleuves navigables mais peu de populations s’installent le long des rives de ces fleuves.
Les villes principales sont des zones de populations denses. En 1770 il y a 15 millions d’habitants dans les Amériques.
En Nouvelle-France il y a à peu près 70000 habitants ; c’est la Louisiane allant jusqu’au Canada actuel. On dénombre 3 millions d’habitants dans les 13 colonies qui vont constituer les premiers États-Unis, aussi 3 millions d’habitants dans le Royaume de la vice-royauté d’Espagne à savoir le Mexique, la Californie, le Texas et l’Amérique centrale. Il y a 4 millions d’habitants dans le reste des colonies de l’Espagne allant de la Colombie en passant par le Venezuela en allant jusqu’au Chili et l’Argentine mais aussi Cuba, Porto Rico et la République de Saint-Domingue actuelle. Pour le Brésil, on compte 1,5 millions d’habitants.
Les Antilles françaises sont de 600000 habitants dont 500000 à Haïti et 80% d’entre eux sont des esclaves, 300000 dans les Antilles britanniques et à l’intérieur nous avons encore 1,5 – 2 millions d’indiens non-colonisés.
Importance de l’appartenance « raciale »
La question raciale ethnique pèse encore aujourd’hui lourdement dans les Amériques en raison de l’histoire de ce continent, une colonisation contre les indiens et grâce a l’importation d’africains.
Les régions à majorité amérindienne
C’est la région qui à le mieux resitué a la colonisation, les historiens estiment qu’il y a avait entre 50 et 60 millions d’habitants dans les Amériques en 1500. Ce qui est tragique, est que vers 1600, les amérindiens sont moins de 4 millions. Cette catastrophe démographique a été due énormément aux maladies apportées par les européens contre lesquelles les amérindien n’avaient pas de protections naturelles, de plus, la mise en esclavage a participée à leur génocide tandis que les mouvements étaient réprimés par des massacre expliquant la chute démographique.
Ce qui est fascinent est que dans les caraïbes ou on comptait probablement 5 millions d’amérindiens, en 1770 il n’y en a presque plus et en 1800 il ont presque tous disparus.
À partir de 1650 – 1680 on constate une reprise démographique indigène et cela dans les grands empires au moment de la conquête avec des civilisations urbaines et une agriculture très développée sur un territoire densément peuplé, ce qui fait que même s’il y eu 90% de disparition de la population on constate une reprise de la croissance démographique : ce sont les territoires de Mésoamérique et les Andes à savoir les civilisations Inca et Maya.
En 1770, 2/3 de la population est amérindienne mais beaucoup se sont refugié dans les territoires non colonisé pour reconstituée leur population et leur mode de vie.
Les régions à majorité d’origine européenne
Très peu de régions ont une majorité de population européenne, c’est surtout les 13 colonies qui vont devenir les États-Unis et en particulier le Nord des États-Unis à savoir Washington, Williamsburg et la Caroline du nord. Le nombre d’européenne passe de 30000 en 1700 à 2 ,5 millions en 1770 ce qui est dû à la migration européenne mais aussi à un taux de croissance très élevé et à un niveau de fécondité plus élevé en partie dû aux conditions sanitaires plus élevésainsi qu’une durée de vie plus longue que dans le reste de l’Amérique et même qu’en Europe.
Cependant les européens sont minoritaires partout, on les trouve dans les grandes villes des colonies.
Les régions à majorité d’origine africaine
La colonisation des Amériques se fait en grande partie par l’esclavage, chaque fois qu’une nouvelle région est colonisée, elle l’est par l’arrivée massive d’esclaves. Entre 1500 et 1780 le nombre d’africains déportés vers les Amériques est 4 fois plus élevée que le nombre d’européens qui émigrent volontairement.
Ce sont surtout les régions de plantations tropicales à savoir les caraïbes, certaines régions du Brésil avec Rio de Janeiro, Minas Genais, mais aussi toute larégion de Lima et la côte pacifique ou se trouve des mines, évidemment les caraïbes ou on trouve des plantations de sucre et de cacao, la région de la Guyaneou se trouve des plantations sucrières. Les caraïbes sont une région entièrement d’esclaves et aux États-Unis on les retrouve dans la région du Maryland on se concentre une forte population d’esclaves ou se trouve de nombreuses productions agricoles.
À l’époque pratiquement tout le service domestique est aux mains d’esclaves. De toutes les villes des Amériques ibériques, les indiens en sont exclus, dans la population d’une ville comme Buenos Aires, en 1770 la moitié de la population est afro-dépendante.
Les régions à majorité métisse, mulâtre ou zambo
Toutes ces arrivées d’esclaves et de blancs font un grand métissage surtout en Amérique latine. Cela se produit entre populations amérindiennes survivantes, esclaves mais aussi blancs.
Des hommes vont se lier avec des femmes amérindiennes et esclaves accélérant le métissage qui sera par la suite théorisé produisant dans l’imaginaire des colons des grandes inquiétudes sur leurs origines raciales. Tout un art autour des « tableau de métissage » s’est développé montrant cette typologie des métissages. Dans l’imaginaire il y a la volonté de blanchir.
En Amérique ibérique il y a une obsession pour ce qui est la « pureté de sang » qui remonte à la colonisation des chrétiens dans la péninsule ibérique contre les mors qui se termine juste quand Christophe Colomb arrive dans les Amériques.
Tout cela explique la « pureté de sang » qui est forte au moment de la reconquête est continue jusqu'au milieu du XIXème siècle. Afin de faire des études, exercer des professions supérieures, pour avoir des fonctions royales, des fonctions ecclésiastiques, il faut prouver sa pureté de sang. Il faut être « propre de toutes les mauvaises races de noires, mulâtres, mors, juifs, nouvellement convertis à notre Sainte-Croix ou punis par l’inquisition ».
Concrètement dans les Amériques, la monarchie espagnole ne va pas appliquer cette dialectiques aux indiens ce qui serait en contradiction à la primauté de l’installation en Amérique. Cependant tous les africains et leurs descendants vont être disqualifié pour « l’impureté de leur sang ».
Les amérindiens
L’esclavages
La traite négrière
Production agricole
Commerce des villes portuaires
Administration politique
Religions et diversité culturelle
- Amérique Anglo-Saxonne
Il y a une diversité incroyable de protestantismes qui d’affrontent pour contrôler un certains nombre de régions. Il y a des idéologies qui s’affrontent, c’est une « Babylone protestantes ». Seul les quakers prônent la tolérance religieuse et le pacifisme. Au début du XVIIIème siècle, la religiosité est en déclin ; c’est a ce moment là que certains pasteurs lance un ouverture religieuse qui s’appelle le « grand réveil » ; les pasteurs bouleversent les auditeurs en les menaçant de l’enfer. Ce mouvement va toucher l’ensemble des 13 colonies avec la première idée des États-Unis :
- idée de la supériorité de loi divine
- conviction que les lois naturelles ont été données par dieu
- Amérique ibérique
Il y a un immense territoire et des communications presque inexistantes, le catholicisme est loin d’être universel. Les grands bastions du catholicisme sont les grandes villes avec de fortes populations espagnoles let portugaises. Les curés sont présents là ou il y a de fortes populations indiennes. Dans les régions rurales se développe des vénérations de vierges locales qui sont des créations sur place où l’on mélange des éléments amérindiens et de tradition catholique persistant encore jusqu'à aujourd’hui.
L’église catholique est pratiquement inexistante sur les plantations et les régions tropicales. On a très vite un syncrétisme qui se fait entre religions africaines et catholicismes. De nombreuses religions sont créées se cachant derrière le catholicisme.
Il y aura une toute petite partie de la population qui aura accès aux idées de la philosophie des lumières, mais l’une des principales est qu’il existe des lois naturelles que l’on peu essayer de comprendre et par lesquelles ont peu changer les choses. Locke écrit que le rôle de l’État est d’apporter bien-être et sécurité aux individus qui ont des droits inalliables à la vie, aux libertés et à la propriété.