Welfare State et biopouvoir

De Baripedia

Lorsque l’on parle d’une État on parle du politique et deconceptualisation de liens entre citoyens et politique. La grande question du welfare state est le fait qu’il y ait une contractualisationentre citoyen et politique, la politique étant fondamentale pour contractualiser,l’individu ne peut contractualiser seul, il le fait avec une autorité en lui reconnaissant une légitimité. Appartenir à l’État moderne est d’accepter d’être lié aux autres individus par un contrat qui est engagé, respecté, développé par l’État moderne et le politique.

  • Comment s’est constitué l’État moderne ?

Les premiers auteurs sont Grecs et notamment Aristote et Platon s’interrogent sur la « polis », c’est à dire à la gestion de la cité. La « polis » est àla fois le politique à savoir le corps politique mais aussi le lieu symboliquedu politique. Dans la Grèce antique, la république fonctionne par corps potiquetmais aussi par un lieu du politique qui est l’agora. Dans la tradition démocratiquegrecque ce qui fait sens est le débat à savoir le dialogue qui se fait dans unlieu spécifique qui est l’agora. Ainsi le débat fonde la démocratie, c’estparce qu’il y a débat qu’il y a démocratie. C’est du politique qui se passedans le lieu symbolique du politique

Dans ce questionnement se trouve aussi la place de la démocratie et comment peut-elle seconstituer en tant qu’état naturel.

La politique se fait dans un espace pet se caractérise par une dimension spécifique qui est l’espace public,c’est un lieu de dialogue qui est public, le débat a lieu débat publiquement. Ainsila politique dans un espace publique est caractérisée par la parole dont découlentdeux notions c’est-à-dire que c’est le lieu d’un débat et le lieu physique du débat.

Ce qui est important dans la constitution même de la philosophie grecqueet de la démocratie grec sont ces deux sphères fondamentalement différentes.

Les deux sphères de la citégrecque :

  • la sphère publique : espace de partage
  • la sphère privée : domaine du privé

Une frontière se construit et s’élabore conceptuellement entre lesaffaires publiques et les affaires privé étant bien entendu que la sphèrepublique est le lieu du débat démocratique et la sphère privé relève de lafamille. Souvent l’autorité est donnée au chef de famille qui a une autoritédans la sphère privée. Tout individu de tout temps vie dans deux sphères différentesà savoir la sphère privé et publique.

Ces deux sphères ne sont pas immuables dans leur définition, elles sontévolutives selon la nature des systèmes politiques et des modes de gouvernements. A la différence d’Athènes qui est une démocratie, Sparte est une cité guerrière ; son enjeu militaire stratégique important est de faire la guerre qui se caractérise par une différence du fonctionnement privé – public sur la base qu’un garçon dès l’âge de 12 ans est considéré comme un futur militaire.

La sphère publique renvoie à tout ce qui est de l’ordre de la collectivitéet du bien commun à savoir ce qui est de l’ordre de la collectivité et d’undestin commun avec des intérêts communs à partager. Cela peut aller de la gestionpure de la cité à la religion en passant par l’éducation des enfants, elle estde l’ordre de la participation commune qui différencie les statuts. Le citoyen est celui qui peut participer à l’espacepublic c’est l’homme libre qui peut maitriser son sort et construire sonhistoricité s’opposant à l’esclave. Ainsi dans la cité athénienne l’esclave estune chose. Dans la cité, la « polis » grecque puis romaine prône une distinctionde statu entre citoyen le peut participer au destin collectif de la cité etceux qui ne sont pas libre qui sont les esclaves qui est reversé vers la sphèreprivée.

L’hypothèse étant que pour qu’il y ait de la politique il faut unespace public pour échanger. La« polis » est l’entité à gouverner.

Toute démocratie a nécessairement besoin de construire un espace publicqui est l’espace de la rencontre du dialogue et de dépassement de l ‘espaceprivé. Il y a toujours une articulation entre espace privé et espace public.Dans le cadre d’une dictature, il y a des lieux qui vont s’apparenter àl’espace public qui en terme de fonctionnalité sont des espace de manifestionsdu régime pour concentre contrôler les foules pour l’approbation de son pouvoircependant au sens philosophique ce n’est pas un espace public car il est impossibled’y débattre. Dès lors la question de l‘espacepublic est fondamental de la démocratie, ce qui résiste dans les dictatures estl’espace public mais son usage et sa fonctionnalité en terme d’usage comme unespace de démocratie.

Historiquement il y a l’espace privé qui est l’espace de la famille etl’espace public au sens de la démocratie de la gestion du bien commun et de lamise en commune.

L’hypothèse de philosophie politique dépend de deux sphères : au XIXe siècleapparait une troisième sphère : lasphère sociale qui va s’immiscer entre lasphère publique et la sphère privée. Àtravers la société se constitue un nouveau mode degouvernementalité.

Comment sommes-nous passé d’une sphère de gouvernementalité classique àun système de gestion sociale ou des normes collectives sont définies afin d’y assurer le bonheurcollectif ?

Ce qui va permettre de construire les liens de sphères c’est le contratsocial :l’émergence d’une philosophie politique moderne stipulant que les individusdoivent être liés par un contrat.

Quelle est la nature de ce contrat social liant les individus ?


Les théories classiques du contrat social

Les théories classiques du contrat social vont s’élabore entre 1579 et1762, elles sont fondamentales parce qu’elles vont forger la théorie politiquede l’Etat moderne. Revenir à la question du contrat social est s’interroger surce qui est au fondement de nos démocratie à savoir la contractualisation des relations,s’il ‘y a pas de contractualisation des relations il n’y pas de démocratie

L’individu contractualise sa relation au sein de la société qui définit des droits, mais aussi des devoirs.

C’est le fondement de la théorie moderne de l’État présupposant un accord avec lesindividus pour contractualiser quelque chose. En d’autre terme il doit y avoirun pacte entre les citoyens et ceux qui sont admis à prendre des responsabilitéde gestion ; c’est un accord de vivre ensemble c’est-à-dire que c’est unaccord nécessaire a trouver entre les individus qui contractualise ses relations,ses droits et ses devoirs vis-à-vis du politique donnant naissance à l’Étatmoderne.

Il n’y a pas d’État moderne sans accord, sans l’institution d’un contratd’État souverain. On peut dénombrer troiséléments qui fondent le contrat social :

· Les théories du droit naturel : l’ensemble des droits est propre aux hommesindépendamment de leurs appartenances à telle ou telle société politique. C’est une logique de relation état de nature - dieu.C’est la philosophie qui consiste à dire que dans l’état de nature il y a des obligationsqui incombent à l’un et à l’autre. L’homme doit avoir une conduite placée sousle poids de la religion.

· Le contrat social : un outil technique à portée juridique qui fixe des conditions et des régulations du vivreensemble Il est nécessaire de fabriquer un outil qui est juridiqueest donc normatif qui fixe les conditions de régulation du vivre ensemble. Cetoutil technique permet d’expliquer le fonctionnement du vivre ensemble.

· Le principe de souveraineté : l’État est une forme et structure, ilpossède des limites qui fixent le cadre de l’autorité Il y a l’institution d’une structure qui vafixer le cadre de son autorité et de son unité. Ainsi quel État de droit construire pourfaciliter le contrat social et quel rapport les individusdoivent ils entretenir avec ?

Le contrat social signifie trois choses : gestion du droit naturelpuis un contrat social qui va changer ou faire évoluer le droit naturel dans lecadre d’une contractualisation et enfin une constitution de l’État moderne avecle principe de souveraineté dans le cadre d’un État moderne qui a desresponsabilités et des obligations.

Grotius et le contrat social

Hobbes et le contrat social

Pufendorf et le contrat social

Jean-Jacques Rousseau et le contrat social

La constitution de l’État providence

L’avènement du social

Le contrôle social. La folie et le Crime

Les théories de la solidarité et le paradigme assurantiel

Conclusion :vers un nouveau concept : le biopouvoir