« Les théories de la guerre en science politique » : différence entre les versions
Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
| Ligne 1 : | Ligne 1 : | ||
[[Fichier:Battle of Issus.jpg|right|350px]] | |||
Nous allons élabore des réflexions de contenu et travailler sur la question de comment une science, en l’occurrence la science-politique est-elle parvenue a se saisir bien ou mal de la guerre. Nous sommes dans une phase de transformation malheureuse très importantes de guerres sur la planète et en même temps nous allons traiter le sujet du point de vue de la science-politique. | Nous allons élabore des réflexions de contenu et travailler sur la question de comment une science, en l’occurrence la science-politique est-elle parvenue a se saisir bien ou mal de la guerre. Nous sommes dans une phase de transformation malheureuse très importantes de guerres sur la planète et en même temps nous allons traiter le sujet du point de vue de la science-politique. | ||
La guerre est d’abord un phénomène de lutte entre puissance étatiques c’est-à-dire entre gouvernement et penser le conflit comme un objet de conflitentre États-Nations. A partir du XIXème siècle apparait la guerre de partisan, c’est un changement de nature car se sont de individus qui partent en guerre contre un État. D’autre part une autre inversion conceptuelle est inquiétante car on rentre dans des guerres qui n’ont plus de raisons de s’arrêter. | La guerre est d’abord un phénomène de lutte entre puissance étatiques c’est-à-dire entre gouvernement et penser le conflit comme un objet de conflitentre États-Nations. A partir du XIXème siècle apparait la guerre de partisan, c’est un changement de nature car se sont de individus qui partent en guerre contre un État. D’autre part une autre inversion conceptuelle est inquiétante car on rentre dans des guerres qui n’ont plus de raisons de s’arrêter. | ||
Version du 21 janvier 2013 à 21:38
Nous allons élabore des réflexions de contenu et travailler sur la question de comment une science, en l’occurrence la science-politique est-elle parvenue a se saisir bien ou mal de la guerre. Nous sommes dans une phase de transformation malheureuse très importantes de guerres sur la planète et en même temps nous allons traiter le sujet du point de vue de la science-politique.
La guerre est d’abord un phénomène de lutte entre puissance étatiques c’est-à-dire entre gouvernement et penser le conflit comme un objet de conflitentre États-Nations. A partir du XIXème siècle apparait la guerre de partisan, c’est un changement de nature car se sont de individus qui partent en guerre contre un État. D’autre part une autre inversion conceptuelle est inquiétante car on rentre dans des guerres qui n’ont plus de raisons de s’arrêter.
- Pourquoi la science politique s’est-elle intéressée à la guerre ?
La science-politique s’intéresse la guerre car c’est une composante de la condition humaine. Toutes les sociétés ont rencontrées sur le cheminement la guerre. La chance que l’Europe a eu de ne pas connaitre de guerre depuis 1945,à l’exception de la ex-Yougoslavie, est quelque chose de rarissime dans l’histoire de l’humanité
Il y a aussi une concomitance historique entre la guerre et lanaissance de la science-politique. Lascience-politique va naitre en tant que disciple au moment où on s’interrogesur la capacité de vivre ensemble c’est-à-dire autour de la première guerremondiale. D’autre part le XXIème siècle va être le siècle des guerres avec lesguerres entre les États-Unis et l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Japon est le choc de deux guerres mondiales.
Les guerres révolutionnaires vont naitre de la décolonisation. C’est le fait que le monde figé implose par le poids de revendication identitaire etd’autonomie face aux colonisations. La problématique de la guerre nucléaire va rapidement se poser menant par deuxfois a des potentiels troisième guerre mondiale avec la Guerre de Corée et la crise des missiles de Cuba.
Dans l’époque contemporaine émergent les guerres onusiennes avec les guerres du Golfe et la guerre d’Afghanistan.
Nous sommes dans un monde en guerre qui va aller très loin puis qu’il aller jusqu’au terrorisme. Les implications du 11 septembre sur les guerres d’Afghanistan ont prouvées.
Les conséquences sont particulièrement importante et notamment humaine.A l’époque de la guerre de Solferino on dénombrait 40000 mort militaires et 1 mort civile ; la première guerre mondiale engendre des perte à hauteur de 50% de militaires et 50% de civiles car la stratégie change, la stratégie est une économie de la guerre, un effort de guerre surdimensionné qui prend en otage les populations
- Qu’est-ce que la guerre ?
L’économie de la guerre a changée de nature, ce sont des guerres ded urée qui s’installent. Cette économie de la guerre qui va devoir mettre des outils de production au service de l’armement va avoir des incidences en terme de stratégie.
L’économie de la guerre qui va devoir mettre des outils de production au service de l’armement va avoir des conséquences de terme de stratégie, dès lors l’objectif est de détruire les outils de production. On rentre dans des guerres ou on a 10% de morts militaires et 90% de morts civils.
La première inversion est qu’il est intéressant de s’interroger sur la guerre car c’est une inversion de la normalité qui est la paix, on reste dans du civilisationnel. Ce que l’on voit apparaitre est que la guerre est un temps suspendu qui est paradoxalement la continuité du débat sous une autre forme car la guerre est toujours une forme de discussion. La guerre intéresse beaucoup la science-politique et beaucoup de domaines car c’est la continuation du politique par d’autres moyens, d’où l’importance de détruite totalement son adversaire.
George Bataille définit la guerre comme « un jeu suprême, un jeu tragique, un jeu dans lequel on met sur le tapis vert absolument tout ce que l'on a, sa vie compris.... « . Dès lors l’issu doit produire un vainqueur et un vaincu.
C’est l’inversion d’un système et un dialogue par la force.
La guerre : un objet de lutte entre puissances étatiques
Un phénomène ancien vs la guerre moderne interétatique
- Phénomène ancien
Ce qui est intéressant à questionner est la dimension mythique de la guerre, c’est-à-dire comment les États construisent un discours de la guerre qui engage le concept de sacrifice.
Quand on étudie la guerre il y a de la mobilisation idéologique pour faciliter la cohésion de la masse. Celui qui n’est pas d’accord avec la guerre est un renégat, il a trahi la cause. Apres le 11 septembre très peu d’intellectuels ont réussi à dire que George Bush se trompe en qualifiant le terrorisme de guerre, cette position était d’un héroïsme absolu car ils subissaient la stigmatisation des medias américains.
La guerre ne peut se vivre que de façon sublimé, en d’autre termes la rationalité peut perdre du poids dans les évaluations.
- La guerre moderne
La guerre de Trente ans (1618-1648) est une guerre de religion qui va implique des grandes puissances à savoir la France contre l’Autriche et la Suède. Cette guerre va aboutir au traité de Westphalie qui va poser les prémices de la guerre moderne.
Le traité de Westphalie consacre la souveraineté des États, laguerre ne peut être que des guerres interétatiques, donc aucœur même de la question de la guerre interétatique il y a l’État est l’idée del’État-Nations qui et mené à conduire la guerre. Ledroit public international de la guerre est un droit d’État-Nations qui pose des règles pour faire laguerre :
- va inventer la diplomatie moderne
- les États sont souverains et ce sont les États qui sont au fondement de l’ordre international, dès lors pour faire une guerre il faut suivre un processus :
a. proclamer une déclaration de guerre
b. il faut savoir terminer la guerre par des traités de paix
La théorisation de la guerre
Le grand débat est que d’un point de vue de la science-politique on a longtemps vécu sur un pseudo évidence dela guerre parce que la guerre historiquement était ramenée du côté de l’art àavoir « l’art de la guerre ». Pour Platon et Aristote ce qui définit la politique estque la politique est un « art ».
L’art de la guerre est une technique construitecomme l’est l’art de la politique qui fait que l’on a attiré laguerre du côté de la stratégie. Le génie militaire de Napoléon est qu’il contrevient aux loisde la guerre, il s’organise toujours en système pour que ses adversaires croientqu’il n’y a pas de surprise alors que l’art de la guerre est définie selon desprocédés. Dans ce paradoxe, la guerre està la fois de la norme et du dépassement de la norme qui créée un effet desurprise. Il y a un espace de la stratégie qui permettait de ne pas analyser la guerre comme un objet plus compliqué des sciences-sociales.
La guerre est un objet de philosophie qui pose un problème de culture et deconscience : Du coup, la question fondamentale est de savoir si l’on peut de la mêmefaçon que le suicide est un fait-social, la guerre est un phénomènesocial que l’on peut étudier en tantque tel, dès lors la guerre peut être pensée, c’est quelque chose que l’on peutanalyser du côté de la philosophie et notamment la philosophie-politique.
Hugo Grotius
Grotius a rédigé un ouvrage intitulé De jure belli ac pacis sur le droit de la guerre et le droit de la paix, il va s’interroger sur la possibilitéd’un droit de la guerre ; ce sont des questions toujours d’actualité avecles notions de guerre juste et de guerre injuste. Peut-on construire undroit de la guerre et dans quelle mesure peut-il jouer la guerre elle-même oul’arrêter. Le droit de la guerre est possible dans deux cas précis:
- guerre défensive : seul la guerre défensive est juste : protéger des populations contre un agresseur extérieur
- guerre coercitive : destinée à punir ceux qui détournent et s’opposent au droit
Par contre il va rendre la guerre illégitime dans les autres cas comme la guerre de conquête car un État-Nation n’a pas pour objet de conquérir d’autres États donc cette guerre est injuste.
Le droit de la guerre dans la théorie de Grotius est aussi un droit de la paix, c‘est parce que l’on va laqualifier que l’on va pouvoir qualifier les conditions de paix. Si l’agresseurest dans une position d’injustice il doit être sanctionné par d’autres États.
Thomas Hobbes
Dans le Léviathan, Hobbes va réfléchir sur les causes dela guerre civile en s’interrogeant sur lesmotivations de la guerre. Cela va être au fondementde la construction de l’État moderne de nous dire que cela va être l’étatde nature.
L‘état de nature peut être soit le chaos ou au contraire l’absolue égalité. Hobbes est du côté de l’interprétation chaotique parce que l’état de nature relèverait les pulsions des individus qui sont des pulsions destructrices menant à la guerre.
Pour éviter la guerre il fautconstruire un État fort en instaurant la raison par l’abandonde la théorie du droit naturel pour passer à un contrat social. Ce qui fonde l’État moderne est la capacité à vivre à travers le contrat quigarantit la paix. Dans les missions que Hobbes pensent à l’État moderne il y a la construction d’une armée car elle garantit la paix.
Emmanuel Kant
Kant va s’interroger sur ce qu’il appelaitla construction de la paix et sur les moyens pour arriver àla paix perpétuelle et comment fabriquer une théoriejuridique de la paix.
La paix ne peut pas se fonder sur l’émotion et sur l’affect, elle est fondéesur la rationalité. Dès lors seul la raison peut conduire les hommes à accepterla paix, c’est une raison morale. La seule solution est de penser une mutualisation de différents.
Il faut inventer un droit international de la paix qui est la gestion des rapportsde force entre nations sur la base que larégulation est nécessaire parce qu’il y aura toujours des guerres.
L’apport important de Kant va être de dire que le droitinternational public qu’il faut construire ne sera pas le droit du plusfort. Cela doit être quelque chose d’autre qui est un droit de la paix qui n’est pas un droit de la guerre. Il fautfabriquer une paix universelle mais il est avant tout nécessairede penser trois niveaux de paix :
- droit de politique interne : si tous les pays adoptent une constitution républicaine, les conflits à l’intérieur des pays pourraient être gérés.
- droit international interfédéral/interétatique : si un droit de la paix a été créé à l’intérieur des États par un système de constitution républicaine il peut y avoir un système de relations partenariales entre les États.
- droit international d’hospitalité : c’est la capacité des États à dialoguer dans une paix perpétuelle. C’est un droit international cosmopolite.
C’est un penseur intéressant car c’est l’auteur et le concepteur de l’émergenced’un droit international public de la paix sur la base que tout doit êtrelibrement consenti et qu’il faut lutter contre tout système autocratique, c’est-à-direde personnalisation du pouvoir, pouvant amener la guerre.La paix entre les États se construit par des souverainetéslimitées.
Hegel
Hegel va s’interroger sur la guerre enl’interprétant comme un comportement subjectif de l’être. Au fondla guerre ne peut pas s’arrêter car elle permet à la subjectivité de l’individude se situer dans un champ politique. Dès lors la guerre ne peutpas disparaitre parce que d’une certaine façon elle permet aux subjectivités d’existeret va permettre aux différents peuples de surmonter ses oppositions pour se solidifier.
La guerre a un avantage extraordinaire car elle arrive à sublimer lesdifférences des individus dans l’espace del’État-Nation, elle rassemble et efface les contradictions renvoyant directement auxthéories de René Girard.
Machiavel
Machiavel est un humaniste dans uneprincipauté de Florence qui organise les milices de citoyens et il rédige Le Prince ou il va décrire les modes degouvernement. Machiavel travail sur les qualités du gouverneur et pour cela il doit s’approprier l’art de la guerre qui est nécessaire pour son pouvoir quidétient une vertu morale, dès lors au fond la fin justifieles moyens car ce qui est le plus important est d’atteindre des objectifs peu importe la façon de les obtenir. Unobjectif moral par la guerre n’est pas grave s’il n’est pas en lui-même moralcar l’objectif tient l’ensemble du dispositif.
Lorsque l’on qualifie un individu de machiavélique on suggère qu’il y a une contradiction entrel’affirmation des buts et la gestion des moyens pour arriver à ses fins.
Chez Machiavel il a y a une tendance très inquiétanteparce que la question de la guerre est valorisée.
Antoine-Henri de Jomini
C’est un capitaine de l’armée suisse qui rédige un traité de l’art de la guerre avec une méthode d’analyse stratégique en posant la question : qu’est-ceque la stratégie ?
C’est un ensemble d’éléments sur lequel on voit un effort de gestion duterrain :
- Le positionnement des troupes
- L’analyse in situ des forces enprésence
- Les modalités de l’attaque despoints faibles
- Les conditions tactiques de la poursuite de l’ennemi
- Les conditions de la maîtrise dumouvement
- L’intégration du concept demobilité et de surprise
- La ruse comme les fausses attaques, l’apparence de décrochements et les contre-attaques
Clausewitz
Pour Clausewitz la guerre est une relation entredes objectifs politiques et des buts de guerre. Lorsque l’on dit que lesguerres d’aujourd’hui sont des guerres sans fin c’est parce qu’on a perdu leursobjectifs politiques.
La guerre sans fin se développe parce que s’oublieun des principes fondamental de la guerre westphalienne qui est que si nous faisons la guerre dans un systèmewestphalien c’est pour aller vers la paix etnon pas pour rester en guerre. Lorsque l’on dit que le temps de la guerre est un temps d’inversion cela veut simplement dire que la guerre est untemps d’inversion pour revenir vers la paix.
La guerre est une parenthèse dont la construction du rapport de force n’a que pour objet la sortie de la guerre.
Lorsque Clausewitz parle de la guerre comme uneconstruction politique, il rappelle une chose fondamentale qui est que la guerre est la continuationde la politique par d’autres moyens.
Dans l’esprit de la guerre westphalienne la guerre est subordonnée au politique. Si laguerre d’aujourd’hui est si dangereuse c’est parce qu’elle devient une guerresans fin parce que l’objectif politique est oublié. Dès lors on rentre dans un état deguerre permanent parce que l’on a plus les structures étatiques ou institutionnelles qui rappellent que laguerre à un moment donnée doit s’arrêter.
Lorsque l’on étudie des territoires en guerre comme le Darfour, au fil des années les structures nationales,internationales et étatiques se dissolvent montrant que ce sont des guerres presqueprivatisé parce que les structures ne sont plus là.
Clausewitz est important parce qu’au fondla guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, cela signifie qu’il vafalloir à un moment donné revenir vers la politique. Sans politique,c’est-à-dire de capacité à structurer le conflit, il est impossible de sortirde la guerre ce qui explique que certains pays d’aujourd’hui sont dans un étatde guerre permanent.
Pour Clausewitz le danger est que la guerreéchappe au politique. Il faut absolument que la guerre soit maitrisée par lepolitique car c’est la capacité et le registre même de la guerre. Si la guerre échappeau politique c’est la guerre qui va remplacer le politique, dans cecas nous rentrons dans la folie dans quelque chose qui nous échappe.
La guerre peut être une formidable machine de négociation de la paix. La guerre se fait parce que la discussion n’est plus possible mais aussiparce la guerre permet de renégocier la paix.
Maurice Davie
Selon Davie, la guerre dans les sociétés primitives c’est :
- La concurrence vitale pour la survie du groupe
- différent religieux
- vengeance de sang
- gloire
Marvin Harris
Pour Harris dans une société traditionnelle il existe quatre théories sur l’origine de laguerre dans les sociétés primitives :
- la guerre comme solidarité : elle soude une population, c’est une mode de préfabrication de la légitimité
- la guerre comme jeu : dimension ludique de la guerre, le sport peut être perçu comme la continuité de la guerre
- la guerre propre à la nature humaine
- la guerre comme continuation de la politique : elle permet de fabriquer de lapolitique
La guerre et la paix : un objet juridique et de gouvernance internationale
- Le droit de la guerre ou droit de la Haye
Nous avons parlé du traité de Westphalie qui engageait une première réflexion sur l’étatcentral de la guerre et le droit de la guerre que l’on appelle aussi le droit de la Haye. C’est le droit qui consiste à pouvoir faire la guerre ; laguerre est soumise au droit public international, il y ades règles. L’attaque de Pearl Harbour est une rupture de la conditionmême de la guerre.
Le droit de la guerre fixe des droits est des devoirspours les belligérants dans la conduite des hostilités. A partir du moment oùl’on rentre en guerre il y a des devoirs et des droits.
Ils portent sur la limitation des moyens comme par exemplel’interdiction de munitions qui peuvent affecter les populations civiles. De plusle droit de la guerre défini des règles et prévoit dessanctions pour ceux qui les enfreindraient ; c’est pourquoi il a souvent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies des textes qui sont pris contre certains paysqui on outrepasser les règles de la guerre.
- Le droit international humanitaire ou droit de Genève
C’est un droit humanitaire qui a pour objet de protéger ceux qui ne participent pas auxcombats et notamment les populations civiles. Cedroit est important car il a été créé à Genève en 1949 et il est un des fondements juridiquede la protection de civils en cas de conflits armés.
Il y a des lois importantes qui font des distinctions fondamentales entrecivil et militaire en temps de guerre. Ce qui est en jeu est lestatut du combattant et du prisonnier de guerre.
Ces protocoles ont été plus ou moins adoptés par différents État etjustifient la jurisprudence du crime de guerre. Le principe de crime de guerre est celui qui enfreint les règles dela guerre.
Le paradoxe est que l’on a un droit international de faire la guerre, un droit international humanitaire de la guerre mais il n’y a pas de droitinternational de sortie de guerre.
Il y a deux concepts globaux qui dictent la recherche mondiale d’unegouvernance de la sécurité :
- l’universalité : tous les êtres humains appartiennent à l’universel
- d’humanité : tout le monde appartient à une communauté humaine qui ne peut accepter tout acte inhumain. Si on appartient à une collectivité humaine il est possible dès lors de qualifier des actes d’inhumanité, c’est-à-dire le droit international public s’intéresse au principe d’inhumanité parce qu’il met en cause le principe des droits de l’homme. C’est parce qu’il a le principe d’humanité que l’on peut poursuivre des tortionnaires et des dictateurs.
Ces deux concept ont été au fondement de la gouvernance mondiale d’abord au cœur de la Société des Nations mais qui n’a pu éviter la première guerremondiale et puis à travers l’Organisationdes Nations-Unies en 1945 avec la création du Conseil de Sécurité, du le peace-keeping et du peace-making.
Les guerres des partisans
Elles introduisent les modifications substantielles qui interviennentaux XIXe et XXe siècles. C’est un changement de paradigme car le concept departi entend celui qui va défendre uneposition. La guerre du partisan nous ramène du côté de la gestiondes individus plutôt que du côté de la gestionde l’État.
Une nouveauté : la guerre du partisan
Le partisan est celui qui prend parti en défendant une position. C’est quelqu’unqui n’appartient pas au corps régulier de l’armée, ilprend les armes pour défendre une cause.
- Aymon de Gingins-La-Sarraz
Gingins-La Sarraz était un officier Suisse au service de la principauté de Naples et publie un livre qui s’intitule La guerre défensive en Suisse, sa théorie est que la Suisse est neutre et il faut renforcer ses capacités défensives, pour maintenir la neutralité suisse il faut fabriquer des partisans qui puissent se mobiliser en cas d’agression.
Pour défendre la Suisse il faut renforcer les capacitésde la guerre en renforçant les insuffisancesdes troupes par des troupes de partisans. Les partisansservent à pallier le manque de troupes régulières.
La guerre partisane renvoie à des groupes irréguliers qui peuvent se mobiliser dans des systèmes d’attaque et de réponse. Ici la guerre des partisans est pensée comme un moyen de résister à l’invasion étrangère pour protéger la Suisse ou les autrichiens.
- Carl Schmitt : la théorisation de la guerre des partisans
Carl Schmitt est un personnage sulfureux par sa prise de position pour les nazis en 1933. Dans la Théorie du partisan publié en 1962 apparait que la guerre moderne va être une guerre de partisans. Ce sontdes groupements d’individus qui vont s’engager dans labataille et cela va se faire à partir d’un moment important qui est la guerre napoléonienne en Espagne .
La guerre de Napoléon en Espagne montre pour la première fois lanaissance du partisan en tant que sujet et en tant quepersonnalité qui va se mobiliser pour chasser les troupes napoléoniennes.
La théorie du partisan est très importante car Schmitt est le premier à penser que nous entrons dansune nouvelle ère de conflit et que cette nouvelle ère deconflit n’est plus essentiellement des conflits interétatiques mais des conflits de partisans c’est-à-dire des fractionnements de guerres sur la planète dans lesquels des groupes d’individusen tant que partisan soumis à une radicalité du discours et a une idéologie vont se mobiliser contre un ou plusieurs États. Dèslors le partisan est une armée irrégulière.
Le concept des guerres révolutionnaires
Les guerres irrégulières émergent dans les grande phase de libérationqui vont mobiliser des populations contre la puissance dominante. Pendant la seconde cela sera les résistances contre les nazis mais ensuite cela va être en leFLN contre les français et en Égypte les partisans égyptiens contre le pouvoiranglais, etc.
Les caractéristique de la guerre de partisan est que ce sont desguerres qui n’ont pas d’uniforme et qui a un engagement une idéologique forte.De plus la guerre de partisan est une guerre asymétrique, le partisan n’a pas lesarmements de l’État-Nation.
Pour remporter ces guerres il faut jouer d’outils différents à savoirla ruse la surprise. C’est une mobilité extrême qui ‘oppose à la guerre classique.
La guerre révolutionnaire est un concept maoïste qui considère que la révolution ne peut être faite que dans le cadre d'uneaction politico-militaire. C’est un passage à la guérilla urbaine car la ville devient la jungle du combatpartisan qui se situe principalement dansles années 1960 et 1970. Le grand échec de la guerre de partisan est la guerre du Che en Bolivie.
Des guerres aujourd’hui
De nouvelles incidences
- Les guerres modernes mettent à mal le système westphalien
La grande question en science-politique et en relations internationales s’interroge sur le passage entre la fin des guerres westphalienne à des guerres sans fin qui montreraient qu’au fond la guerre a changé de sens. C’est ce que certains auteurs appellent le retour à l’anarchie hobbienne, c’est-à-dire à un état de guerre permanent.
L’anarchie hobbienne serait un retour à l’état de nature dans un état de guerre perpétuelle dans un recours massif à la force dans les relations internationales qui est une force de régression et cela dansun état d’anarchie généralisé et dans l‘hypothèse que chacun veut construireson pouvoir au détriment de l’autre.
C’est l’idée que la guerre revient de façon très rapide dans le systèmedes relations internationales et va avoir un impact extrêmementimportant. Ce sont des guerres diffuses qui vont toucher beaucoup plus les civils queles militaire et ce sont des guerres qui vont être plus radicales parce qu’iln’y a pas de règle de régulation.
- L’état de guerre perpétuelle
Ce sont des guerres qui vont avoir des impacts considérables sur lanature, on a des destructions de ressources naturelles accélérées : on en vient àl’hypothèse dans ces guerres qui ne n’ont plus de structure que si long veut détruirel’autre il faut détruire ses ressources.Dès lors on utilise la nature comme facteur de pollution et agent de destruction massive.
D’autres part dans ces guerres ont va détruire la culture de l’autre car c’est la destruction d’autruien tant qu’être humain, on détruit son identité et sa mémoire.
Des guerres sans fin
La guerre relevait d’un exceptionnelle et la paix d’une normalité cequi nous amène à se demander si la guerre en devient pas être une normalité etla paix ne devient pas quelque chose de l’ordre de l’extraordinaire. La paixpeut relever presque comme un horizon impossible à atteindre.
La guerre sans fin est une guerre qui n’a plus debut en s’insérant dans le quotidien par des destructions. Elle va d’autre part instaurer une économie spécifique, dans les guerres sans finil faut constituer des économies spécifiques qui se situent généralement autourde la drogue qui se fait dans une paix impossible car il n’y a pas d’interlocuteur légitime pourconstruire de la paix.
Selon certains cas on peut l’expliquer à la guerre en Irak, depuis le début de la guerre du Golfe on rentre dans un cycle permanant de la guerre. Dès lors la paix devient un horizon conceptuellement impensable.
Une nouvelle théorie politique Michel Walzer
Walzer a publié un ouvrage intitulé Guerres justes et injustes qui pose une réflexion d’unpoint de vue philosophico-politique sur la guerre et sur la notion guerre juste. Ilreprend l’interrogation initiale de Hobbes sur la qualification de laguerre il va être un théoricien duparadigme légaliste car il considère que pour que laguerre puisse devenir juste il faut que ce soit une guerre encadrée.
Un guerre juste est une guerre maitrisée, c’est une guerre decombattant légaux, en d’autres termes il y a une légalité de la guerre. Il va pointer les paradoxes, à savoir le lien entre concept de guerrejuste et morale disant que la guerre est un objet d’anormalité,dans le concept de guerre il n’y a pas quelque chose de moral.
La préoccupation philosophique de Waltz et sa théorie politique est de s’interroger sur la fabrication de lamorale sur un objet qui est profondémentimmoral et où peut-on qualifier la question de la morale.
Il va s‘interroger les situations dans laquelle la morale peut êtrerestaurée dans la guerre. La guerre est morale lorsqu’il y a une situation défensiveface à une agression extérieure. Il y a une situation morale de guerre dans lanature employées. Si on institut une codification des armements il y a une sorte de morale mêmesi nous fabriquons des armes immorales
La gestion du terrorisme est amoral car dans une gestion de conflit asymétrique, on pose la question de la surprise comme une acte militaire, en plus le terrorisme abesoin de publicité, il est nécessaire d’effrayer et de terroriser. Dans ladimension terroriste il y a une dimension amorale. On ne s’attaque qu’aux plusfaibles dans un axe qui n’est pas déclaré par la guerre.
Il va de plus réfléchir sur la question de la moralité et le retour du politique. Pour Waltz, le paradigme légaliste ne peut refuser la question desrègles de la conduite de la guerre.
C’est pourquoi Philippe Delmas pose la question dans son livre éponyme du Bel Avenir de la Guerre.
Références
- ouvrages
- Un souvenir de Solferino, Henry Dunant : ouvrage complet à télécharger
- Léviathan : Traité de la matière, de la formeet du pouvoir ecclésiastique et civil, Thomas Hobbes : ouvrage complet à télécharger
- Le Prince, Miachavel : ouvrage complet