« L’Afrique du Sud : la géographie au pouvoir » : différence entre les versions
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= Les origines coloniales d’une occupation de l’espace inégalitaire = | = Les origines coloniales d’une occupation de l’espace inégalitaire = | ||
== Conquête et lutte == | ==Conquête et lutte== | ||
Nous allons analyser comment les pouvoirs successifs en Afrique du Sud ont utilisé le territoire pour mettre en place leur stratégie politique. | |||
Les deux cartes suivantes présentent un certain nombre d’informations avérées. Elles ont été produites durant les années du régime d’apartheid est ont une visée politique et idéologique. Cela ne se retrouve pas nécessairement dans les informations mais dans la manière de les présenter. | |||
Cette carte est un jeu de flèche qui montre d’où l’on pense que viennent des populations africaines originaires d’autre région d’Afrique et où elles se sont implantées. | |||
Est particulièrement touché : la partie septentrionale et l’est de la carte | |||
Ces populations ont des origines diversifiées (ex- Nguni) mais sont d’origine Bantou. Elles trouvent leur positionnement initial plutôt au centre du continent et elles se sont orientées vers l’est et le sud. Le territoire africain actuel est le résultat d’un processus venant du nord. | |||
Ce document n’est pas daté, mais on considère que les migrations de ces populations d’origine Bantou se sont déroulées sur plusieurs siècles. | |||
Est cependant proposé une date butoir fixé en 1770. Elle ne tient pas compte d’autres mouvements de redistribution à l’intérieur de l’Afrique du Sud avec l’urbanisation. | |||
Une grande partie du peuplement de l’Afrique du Sud trouve son origine à l’extérieur qui s’est fait sous forme de vagues migratoires successives. | |||
On montre en surfacique l’existe de l’Empire de Shaka. C’est un empire précolonial zoulou avec un chef guerrier qui a été efficace dans ses entreprises. Il aurait mis au point des techniques de combat sur le terrain et en termes d’armement avec l’invention d’une arme très efficace au combat au corps à corps. Cet empereur était connu des puissances coloniales. | |||
La première date qui apparaît est 1652 : c’est la première implantation européenne sur ce qui sera plus tard la ville du Cap. | |||
Au milieu du XVIIe siècle plusieurs puissances coloniales constituent des compagnies marchandes afin de drainer des richesses vers l’Europe. | |||
Les Pays-Bas disposent d’une compagnie maritime coloniale (compagnie des indes néerlandaise) qui s’est spécialisée dans le drainage des richesses vers l’Europe. | |||
Cette compagnie s’intéresse aux Indes néerlandaises qui sont colonisé à la manière de la première colonisation. C’est-à-dire qu’ils s’implantent sur les littoraux à travers de comptoirs. Ils entretiennent des relations avec des intermédiaires. | |||
On introduit aussi la colonie de peuplement afin de coloniser des espaces avec une exploitation directe du territoire par des pionniers. | |||
Pour accéder aux indes néerlandaises il faut contourner le territoire africain en passant par le Cap de Bonne-Esperance. Le site du Cap va être choisi pour constituer une étape sur la route des indes-néerlandaises au milieu du XVIIe siècle. | |||
Très rapidement cela va devenir une petite colonie de peuplement. En plus d’être une étape, le Cap devient un lieu de ravitaillement qui nécessite une production locale. Un certain nombre de colons vont venir s’implanter pour constituer une petite colonie de peuplement afin de ravitailler la compagnie. | |||
Progressivement cette petite colonie de peuplement va s’étendre. Au tout début du XIXe il y a une colonie du Cap étendue, avec une périphérie ou des aventuriers introduisent de relations avec les populations autochtones qu’on appelle les populations Khoisans. | |||
Durant cette première phase de colonisation il y a une périphérie plus ou moins colonisée parcourue par des aventuriers qui développent des relations aussi matrimoniales. Beaucoup d’homme arrivent seule et prennent pour épouse des natives. Dès lors on va introduire des pratiques de séparationset le métissage va être condamné et limité. | |||
Au XVIIIe siècle les britanniques vont s’emparer de la colonie et prendre le leadership de cette partie du monde. | |||
Cela va avoir des conséquences importantes qui expliquent la conquête intérieure : | |||
- les britanniques vont tenter de contrôler sous des formes militaires un territoire plus large et s’oppose à une population plus large notamment les Bantous mais aussi à une population européenne. Une partie des populations néerlandaises est coupé des Provinces-Unies et se sont autonomisés, ce sont les afrikaners. Il conserve la langue inspirée du néerlandais qui est un dialecte à savoir l’afrikans. Ces populations ont voulu échapper au joug britannique : c’est le grand trek. Ce mouvement d’exode des afrikaner en fuite les a poussés à se lancer à la conquête de territoires intérieurs sous la forme de milice. Ils ont avancés jusqu’à tomber sur les populations Bantou et Zoulou au nord | |||
- les britanniques vont aussi créer une colonie de peuplement. À la fin du XIXe siècle on a une présence européenne sur la totalité du territoire sud-africain actuel. Il y a eu un affrontement au début du XXe siècle : la guerre des Bourgs entre britanniques et afrikaners. Les britanniques vont utiliser des méthodes radicales. Leur armée se heurtait aux pionniers organisés en milice. Pour endiguer celèrent ils ont mis en place des camps de concentration afin de limiter le soutient aux groupes armées qu’ils affrontaient. Les britanniques sont sortis victorieux mais ont laissés des traces dans la population. | |||
Les britanniques durant le XIXe siècle on conquit le Matale. Pour cela ils ont établi une colonie de peuplement et créé une sorte de protectorat en laissant une certaine autonomie aux populations. | |||
À la fin du XXe siècle à lieu une bataille en 1879 dans laquelle l’armée royale a essuyée une lourde défaite engendrant des pertes immenses. C’est un traumatisme pour l’armée et l’Angleterre victorienne. | |||
Le mythe Zoulou est né de cette bataille. Il a plusieurs déclinaisons à la fois historique, culturelle et politique. Aujourd’hui il y a toute une série de lieux qui se réfèrent à ce mythe de l’âge d’or des zoulous. | |||
Aujourd’hui toute une contre-culture d’une population d’origine africaine se réclame du mythe zoulou qui est porteur à la fois d’un passé glorieux pour les populations africaines, symbolise la résistance notamment face à l’apartheid. | |||
C’est aussi une ressource politique. Au sortir de l’apartheid dans les années 1990 il y a eu une quasi guerre civile entre l’Inkatha freedom Party qui est zoulou et celui de Nelson Mandela l’African National Congress. Une partie des services secrets et de l’armée a soutenu les zoulous en prônant que l’effondrement de l’apartheid allait engendrer des luttes entre ethnies. L’enjeu pour le parti de Mandela était de reconquérir des soutient dans le camp zoulou en jouant sur le mythe zoulou. | |||
On peut voir (fig1.1) qu’il n’y a qu’une date. Cette manière de présenter les choses donne l’impression que la date fondamentale est au XVIIe siècle alors que pour les Bantou c’est le milieu du XVIIIe siècle. Cela soutient implicitement qu’il y aurait antériorité du peuplement européen. L’originalité du pouvoir serait liée à l’antériorité du peuplement colonial : on cherche à prouver que le peuplement européen est légitime car il serait antérieur au peuplement des autochtones. | |||
== Mise en place d’un ordre coloniale == | == Mise en place d’un ordre coloniale == | ||
Version du 8 mars 2014 à 00:50
L’Afrique du Sud à une expérience historique et géographique très particulière. Le racisme aura été une composante fondamentale. À chaque phase, elle a utilisé l’espace et le territoire qui un moyen de mise en œuvre d’une politique qui a été de type ségrégative.
L’Afrique du Sud a développé des systèmes politiques terribles d’abord sous le joug colonialiste puis autonome à travers les politiques d’apartheid. Ce n’est qu’au début des années 1990 que l’apartheid a cessé en même temps que d’autres systèmes. C’était la fin d’un ordre ségrégationniste.
Aujourd’hui l’Afrique du Sud essaie de se reconstruire sur un modèle « arc en ciel » mais aussi de réduire les inégalités qui résultent du système passé.
C’est une colonie de peuplement qui a conservé la population préalable qui s’est effectuée avec des vagues successives de colonisation européenne. De plus la constitution du système ségrégatif, dans ses technologies spatiales montre qu’on peut mobiliser la géographie à des fins politiques
Comment la géographie de l’apartheid a introduit une organisation spatiale originale et révélatrice qui montre comment l’organisation du territoire et étroitement lié à celle du pouvoir ?
Cinq énigmes spatiales sud-africaines
Durant la période contemporaine, l’Afrique du Sud propose toute une série d’énigmes géographiques.
Inégale répartition de la population
Elle peut apparaitre comme énigmatiques et étranges parce qu’il y a des contrastes forts
On a de vastes espaces très peuplés, chaque point représente 10000 habitants. À l’inverse on a toute une partie constituée des régions côtières est septentrionale dense. L’axe Est-ouest est donc le premier niveau d’opposition On a aussi de vastes espaces d’agglomération avec trois agglomérations principales et une immense dans l’intérieure.
Cette carte pose toute une série de questions.
On peut distinguer :
- des pôles urbains majeurs qui concentrent une densité élevée de population
- des caractéristiques géographiques propres à chaque région
Composition par origine de la société Sud-Africaine
La population sud-africaine a des origines extrêmement variées Cette carte montre la répartition des différents groupes définis selon l’origine de la population. C’est une société multiethnique/raciale soit une société cosmopolite :
- blancs
- noirs
- indiens
- métisse (« colours ») : regroupe des populations nées d’unions mixtes
Cette typologie renvoie à des origines différentes pour des populations qui sont venues en Afrique du Sud. Nous pouvons alors nous interroger sur les raisons de ces mouvements de populations. Ce sont des groupes mélangés qui constituent une catégorie à part. Aujourd’hui l’Afrique du Sud contemporaine joue sur cette richesse, c’est pourquoi on l’appelle la « nation arc en ciel »
Cependant il y a toujours des résurgences vis-à-vis de certaines populations sud-africaines qui s’en prennent à des populations d’origines africaines (Gambie, Congo,etc.)
Le fait marquant est que l’on a une repartition géographique inégale.
Discontinuité dans les paysages
En Afrique du Sud il y a des frontières dures qui apparaissent au sein même du territoire national
Cette affiche montre les contraste au sein des grandes villes sud-africaines : le central business district et plus loin les townships ainsi que des suburbs pour les plus nantis.
On trouve une fracture et des oppositions nettes avec de forts contrastes paysagés.
Il y a aussi des contrastes dans la campagne en fonction du type d’agriculture (intensive ou extensive). De plus ces régions ont été dominées par les populations d’origines européennes avec une densité faible.
À l’intérieur de chaque catégorie on a aussi des contrastes. Cette limite passe aujourd’hui à l’intérieur même des villes.
Ce sont autant de frontières internes qui nous interrogent sur la manière dont-elles se pérennisent
Il faut retenir deux caractéristiques majeures : - Il y a un aménagement du territoire précolonial - On peut constater un renforcement de cette dichotomie
Afrique du Sud contemporaine s’affirme dans un processus de renaissance du continent africain
Aujourd’hui l’Afrique du Sud se porte comme l’initiateur de la «renaissanceafricaine ». C’est une originalité d’un pays qui a longtemps été dans une positionmarginale. On parle de lacréation d’un port eneau profonde à Port-Elizabeth. L’objectifest de vanter lesmérites de ce portindustriel mais aussile rôle de l’Afrique duSud dans le mondeafricain.
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C’est une zone d’infrastructure couplée à une industrie pour capter des flux afind’attirer des investisseurs étrangers. Il y a donc possibilité d’être en contact avec les lieux qui compte pour lamondialiser afin d’être un élément intégré et dynamique. Le phare d’Alexandrie représente l’Afrique précoloniale. Aujourd’hui l’enjeu seraitde retrouver une place pour le continent africain afin d’être un acteur important dela mondialisation et renouer avec la période glorieuse du continent. L’Afrique duSud propose de reprendre cette dynamique au nom de la «renaissanceafricaine ».
Dynamique d’auto exclusion spatiale
Un certain nombre de personnes ou de groupe décide de leur propre initiative de restreindre les espaces qu’ils estiment acceptable pour eux. On voit l’extrême périphérie d’une agglomération sud-africaine au premier plan.
Au loin on voit le centre des affaires. Cette publicité est donc destinée aux personnes travaillant au centre des affaires et possédant une voiture.
Cette publicité sous-entend un enlèvement donc qu’il y a un danger.
De plus on rappel à ces population qu’elles n’ont rien à faire dans ces endroits.
La marque « Matrix » dit que « si vous êtes dans cette endroit, nous le saurons ».
« Matrix » vend un système de balise embarqué sur le véhicule qui permet une localisation permanente du véhicule. Dans le contexte sud-africain on parle de la sécurité des personnes. Ce système de sécurité va envoyer une police privée pour venir vous chercher.
Préalablement le possesseur de ce système doit avoir enregistré des zones dont il s’auto exclu. On peut avoir recourt à un produit qui limite ses possibilité de déplacement de manière volontaire sur la base de la sécurité et de l’insécurité.
Les origines coloniales d’une occupation de l’espace inégalitaire
Conquête et lutte
Nous allons analyser comment les pouvoirs successifs en Afrique du Sud ont utilisé le territoire pour mettre en place leur stratégie politique.
Les deux cartes suivantes présentent un certain nombre d’informations avérées. Elles ont été produites durant les années du régime d’apartheid est ont une visée politique et idéologique. Cela ne se retrouve pas nécessairement dans les informations mais dans la manière de les présenter.
Cette carte est un jeu de flèche qui montre d’où l’on pense que viennent des populations africaines originaires d’autre région d’Afrique et où elles se sont implantées.
Est particulièrement touché : la partie septentrionale et l’est de la carte
Ces populations ont des origines diversifiées (ex- Nguni) mais sont d’origine Bantou. Elles trouvent leur positionnement initial plutôt au centre du continent et elles se sont orientées vers l’est et le sud. Le territoire africain actuel est le résultat d’un processus venant du nord.
Ce document n’est pas daté, mais on considère que les migrations de ces populations d’origine Bantou se sont déroulées sur plusieurs siècles.
Est cependant proposé une date butoir fixé en 1770. Elle ne tient pas compte d’autres mouvements de redistribution à l’intérieur de l’Afrique du Sud avec l’urbanisation.
Une grande partie du peuplement de l’Afrique du Sud trouve son origine à l’extérieur qui s’est fait sous forme de vagues migratoires successives.
On montre en surfacique l’existe de l’Empire de Shaka. C’est un empire précolonial zoulou avec un chef guerrier qui a été efficace dans ses entreprises. Il aurait mis au point des techniques de combat sur le terrain et en termes d’armement avec l’invention d’une arme très efficace au combat au corps à corps. Cet empereur était connu des puissances coloniales.
La première date qui apparaît est 1652 : c’est la première implantation européenne sur ce qui sera plus tard la ville du Cap.
Au milieu du XVIIe siècle plusieurs puissances coloniales constituent des compagnies marchandes afin de drainer des richesses vers l’Europe.
Les Pays-Bas disposent d’une compagnie maritime coloniale (compagnie des indes néerlandaise) qui s’est spécialisée dans le drainage des richesses vers l’Europe.
Cette compagnie s’intéresse aux Indes néerlandaises qui sont colonisé à la manière de la première colonisation. C’est-à-dire qu’ils s’implantent sur les littoraux à travers de comptoirs. Ils entretiennent des relations avec des intermédiaires.
On introduit aussi la colonie de peuplement afin de coloniser des espaces avec une exploitation directe du territoire par des pionniers.
Pour accéder aux indes néerlandaises il faut contourner le territoire africain en passant par le Cap de Bonne-Esperance. Le site du Cap va être choisi pour constituer une étape sur la route des indes-néerlandaises au milieu du XVIIe siècle.
Très rapidement cela va devenir une petite colonie de peuplement. En plus d’être une étape, le Cap devient un lieu de ravitaillement qui nécessite une production locale. Un certain nombre de colons vont venir s’implanter pour constituer une petite colonie de peuplement afin de ravitailler la compagnie.
Progressivement cette petite colonie de peuplement va s’étendre. Au tout début du XIXe il y a une colonie du Cap étendue, avec une périphérie ou des aventuriers introduisent de relations avec les populations autochtones qu’on appelle les populations Khoisans.
Durant cette première phase de colonisation il y a une périphérie plus ou moins colonisée parcourue par des aventuriers qui développent des relations aussi matrimoniales. Beaucoup d’homme arrivent seule et prennent pour épouse des natives. Dès lors on va introduire des pratiques de séparationset le métissage va être condamné et limité.
Au XVIIIe siècle les britanniques vont s’emparer de la colonie et prendre le leadership de cette partie du monde.
Cela va avoir des conséquences importantes qui expliquent la conquête intérieure :
- les britanniques vont tenter de contrôler sous des formes militaires un territoire plus large et s’oppose à une population plus large notamment les Bantous mais aussi à une population européenne. Une partie des populations néerlandaises est coupé des Provinces-Unies et se sont autonomisés, ce sont les afrikaners. Il conserve la langue inspirée du néerlandais qui est un dialecte à savoir l’afrikans. Ces populations ont voulu échapper au joug britannique : c’est le grand trek. Ce mouvement d’exode des afrikaner en fuite les a poussés à se lancer à la conquête de territoires intérieurs sous la forme de milice. Ils ont avancés jusqu’à tomber sur les populations Bantou et Zoulou au nord
- les britanniques vont aussi créer une colonie de peuplement. À la fin du XIXe siècle on a une présence européenne sur la totalité du territoire sud-africain actuel. Il y a eu un affrontement au début du XXe siècle : la guerre des Bourgs entre britanniques et afrikaners. Les britanniques vont utiliser des méthodes radicales. Leur armée se heurtait aux pionniers organisés en milice. Pour endiguer celèrent ils ont mis en place des camps de concentration afin de limiter le soutient aux groupes armées qu’ils affrontaient. Les britanniques sont sortis victorieux mais ont laissés des traces dans la population.
Les britanniques durant le XIXe siècle on conquit le Matale. Pour cela ils ont établi une colonie de peuplement et créé une sorte de protectorat en laissant une certaine autonomie aux populations.
À la fin du XXe siècle à lieu une bataille en 1879 dans laquelle l’armée royale a essuyée une lourde défaite engendrant des pertes immenses. C’est un traumatisme pour l’armée et l’Angleterre victorienne.
Le mythe Zoulou est né de cette bataille. Il a plusieurs déclinaisons à la fois historique, culturelle et politique. Aujourd’hui il y a toute une série de lieux qui se réfèrent à ce mythe de l’âge d’or des zoulous.
Aujourd’hui toute une contre-culture d’une population d’origine africaine se réclame du mythe zoulou qui est porteur à la fois d’un passé glorieux pour les populations africaines, symbolise la résistance notamment face à l’apartheid.
C’est aussi une ressource politique. Au sortir de l’apartheid dans les années 1990 il y a eu une quasi guerre civile entre l’Inkatha freedom Party qui est zoulou et celui de Nelson Mandela l’African National Congress. Une partie des services secrets et de l’armée a soutenu les zoulous en prônant que l’effondrement de l’apartheid allait engendrer des luttes entre ethnies. L’enjeu pour le parti de Mandela était de reconquérir des soutient dans le camp zoulou en jouant sur le mythe zoulou.
On peut voir (fig1.1) qu’il n’y a qu’une date. Cette manière de présenter les choses donne l’impression que la date fondamentale est au XVIIe siècle alors que pour les Bantou c’est le milieu du XVIIIe siècle. Cela soutient implicitement qu’il y aurait antériorité du peuplement européen. L’originalité du pouvoir serait liée à l’antériorité du peuplement colonial : on cherche à prouver que le peuplement européen est légitime car il serait antérieur au peuplement des autochtones.
Mise en place d’un ordre coloniale
Les 3 apartheids
Références
Notes
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