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Coursn°3 :
C’est une partie dans laquelle les empires continuent à exister plus longtemps que ceux de l’ouest,il y a donc une autre manière de construire l’Etat nation.  
1)    LES ENSEMBLES POLITIQUESMULTICULTURELS
C’est une partie danslaquelle les empires continuent à exister plus longtemps que ceux de l’ouest,il y a donc une autre manière de construire l’Etat nation.  
   
   
On verra notammentque la construction de l’Etat nation à l’est de l’Europe est beaucoup plusmarqué par l’utilisation de la langue et de la culture comme uninstrument de construction nationale.  
On verra notammentque la construction de l’Etat nation à l’est de l’Europe est beaucoup plusmarqué par l’utilisation de la langue et de la culture comme uninstrument de construction nationale.  
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è Il y a donc un phénomèned’aller-retour entre les Empires et la construction nationale à laquelle ilfaudra être attentif.  
è Il y a donc un phénomèned’aller-retour entre les Empires et la construction nationale à laquelle ilfaudra être attentif.  
   
   
1.1)          LES EMPIRES
=Les Empires=
   
   
Les empires multiculturelsc’est ce qui existe de manière prédominante à l’est de l’Europe en 1815. Acette époque, l’Europe de l’est est un espace géographique dominée par 3-4Empires ; L’empire Russe d’un côté, l’Empire autrichien de l’autre etl’Empire ottoman. Ce sont  3 grands Empires qui occupent lapartie orientale de l’Europe.  
Les empires multiculturelsc’est ce qui existe de manière prédominante à l’est de l’Europe en 1815. Acette époque, l’Europe de l’est est un espace géographique dominée par 3-4Empires ; L’empire Russe d’un côté, l’Empire autrichien de l’autre etl’Empire ottoman. Ce sont  3 grands Empires qui occupent lapartie orientale de l’Europe.  
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1.3)      LES PETITS ETATS MULTICULTURELS
=LES PETITS ETATS MULTICULTURELS=
   
   
Il existe des petits Etats multiculturelle, pas seulement des Empires à l’Ouestde l’Europe. Il y en a en fait deux ; la Belgique et la Suisseessentiellement ou les langues parlé sont différentes etc… Mais ce sont despays organisé de manière complètementopposée.
Il existe des petits Etats multiculturelle, pas seulement des Empires à l’Ouestde l’Europe. Il y en a en fait deux ; la Belgique et la Suisseessentiellement ou les langues parlé sont différentes etc… Mais ce sont despays organisé de manière complètementopposée.

Version du 28 novembre 2012 à 20:17

C’est une partie dans laquelle les empires continuent à exister plus longtemps que ceux de l’ouest,il y a donc une autre manière de construire l’Etat nation.

On verra notammentque la construction de l’Etat nation à l’est de l’Europe est beaucoup plusmarqué par l’utilisation de la langue et de la culture comme uninstrument de construction nationale. Cela ne veut pasdire que la nation est réellement fondé sur une base culturelle, mais que l’argumentculturelle est utilisé encore plus fortement qu’il ne l’est à l’ouest del’Europe.

Exemple : on sait que dans les guerres en Ex-Yougoslavie,la dimension religieuse a été utilisée comme un instrument des conflitsnationaux de manière très forte.

Quand on parle de laquestion des empires et de la manière dont le national se construit àl’intérieur de ces derniers, il faut distinguer les formes d’empire qui sontdes forme différentes. Il faut être conscient du fait que si au sein desempires émergent des Etats-nationaux, les empires peuvent aussi servir de lieud’affirmation des Etats-Nations ; comme c’est le cas dans les empirescoloniaux. è Il y a donc un phénomèned’aller-retour entre les Empires et la construction nationale à laquelle ilfaudra être attentif.

Les Empires

Les empires multiculturelsc’est ce qui existe de manière prédominante à l’est de l’Europe en 1815. Acette époque, l’Europe de l’est est un espace géographique dominée par 3-4Empires ; L’empire Russe d’un côté, l’Empire autrichien de l’autre etl’Empire ottoman. Ce sont 3 grands Empires qui occupent lapartie orientale de l’Europe.

Les empires sont de vastes constructionsterritoriales qui sont généralement sous-tendu par un projet universel denature politique ou de nature religieuse ; l’Empire Ottoman étant dominé par la défense de l’islam et l’empire austro-hongroisdominé par la volonté de défendre le christianisme (surtout le catholicisme).

A la différence desnations, les empires sont fondés sur des projets universels, même si cetteuniversalité est à la fois limitée dans le temps et dans l’espace. Alors queles nations sont structurées autour d’une notion particulariste. Donc, il y a une sorted’opposition entre la logique nationale (particularisme) et la logique impériale(universaliste ; l’idée d’exporter à l’ensemble du monde.)

Ces sont des empiresqui se constituent de manière très différente, cela peut être par annexionterritoriale, par guerre etc….

- Pour AutricheHongrie. Entrée des royaumes de Bohème et de Hongrie (avec les Croates) enunion dynastique en 1526-1527. Guerres contre les Turcs et la défaite devantVienne en 1683 agrandit le royaume des Habsbourg dans la Péninsule balkaniqueet Hongrie.

- Le royaumeHabsbourg devient l’Empire des Habsbourg un peu avant la disparition du SaintEmpire romain-germanique (1804).

L’empire desHabsbourg, qui va devenir l’Autriche Hongrie en 1804 est un empire qui seconstitue pas par adjonction successive de territoire, pas par guerre, maispar adjonction héréditaire. Au départ, on a des territoireshéréditaires dans l’Allemagne du Sud-Est et puis, par alliance matrimoniale, onassiste à l’entrée de territoire successif dans ce qui donnera naissance à cequi est le royaume des Habsbourg. A partir de 1804 on peut parler de l’Empireautrichien qui se construit progressivement depuis le 13ème sièclepar adjonction successive.

- Empire ottomanplus grande expansion territoriale en 1683

Le 2èmegrand empire Européen au 19ème : c’est un empire dont l’essentiellede l’extension territoriale n’est pas en Europe, mais dans sa phase de la plusgrande expansion, une grande partie de cette empire en Europe. Il se constitueessentiellement par guerre, par annexion successive liée à des campagnesmilitaires. Au 17ème, l’empire Ottoman va jusque Vienne, c’est doncune grande partie de l’Europe centrale et balkanique qui se trouve dansl’Empire Ottoman.

- L’empire Russe :

Seconstruit essentiellement par annexion territoriale avec une expansion russequi part du noyau moscovite avec des conquêtes qui vont jusqu’en Sibérie puis,dans le courant du 19ème, il y a la conquête de l’Asie centrale quiva être un creuset intéressant de la construction nationale au moment del’Union Soviétique, puis il y a aussi l’annexion de territoire à l’ouest de laRussie, donc une extension de plus en plus à l’Ouest, une occidentalisation etune orientalisassions de l’Empire Russe dans le courant du 19èmesiècle.

Ces empires del’Europe de l’est se sont construits sur l’intégration d’unité territorialeantérieur, ce que les nationaliste de l’Est de l’Europe appellent lesEtat-historiques. Avec l’idée qu’avant les empires il existait déjà cequ’ils nomment des nations antérieures. Cela est complexeà déterminer car très souvent surces territoire, la langue parlé n’était pas une langue nationale, on adonc pas de source dans une langue commune. Par ailleurs, ilétait très difficile de mesurer la réalité politique de ces royaumes,car ce n’est pas l’existence d’un prince ou d’un Roi qui se dénomme « princeou Roi de Croatie » qu’il y a un royaume, encore faut.il qu’il y ait uneadministration, une unité territoriale etc…

En réalité, ce quiest caractéristique des empires, c’est qu’il y a eu de grand mélangede population, c’est même la politique de l’empire qui déportent lespopulation car l’idée de l’empire n’est pas fondée sur l’homogénéité (àla différence de la nation), mais sur cette idée d’universalité. Ce qui veut dire quesur la plupart de ces territoire, on a des populations très mélangée culturellementparlant (langue et religion) et on verra que ces populations mélangée seronttransforme au moment ou se constituent les Etats-Nations en minorité nationale.


1.2) LE «  MODÈLE » MULTICULTUREL

Avantque n’intervienne ce phénomène de nationalisation des empires, on peut dire queces derniers furent des modèles multiculturelles.

D’ailleurs, pendantlongtemps, on a dans les empires une organisation politique relativement stablequi a duré relativement longtemps et cette organisation politique stable, elleétait pourtant fondée sur un mélange ethnique et un mélange culturel. Prenons le cas del’Empire Ottoman qui a été depuis sa dissolution, considéré comme une prisondes peuples etc…

1.2.1 L’empire Ottoman

- Islamisation des populations européennessous domination ottomane est minoritaire.Sauf Albanie (environ 70% de musulmans à la fin du 19è siècle, Bosnie:40%.

L’empire ottoman était dominépar une élite ottomane et musulmane, il y a cependant eu peu de conversion forcédans l’empire ottoman, ce qui explique que les pays des Balkans qui ontappartenu à l’empire ottoman jusque fin 19ème, le christianisme à continuéà l’emporter en terme de nombre à part quelque exception que sont l’Albanie et laBosnie ou on avait une majorité ou en tout cas un nombre important de gens quis’étaient converti à l’Islam.

C’est le fait que les populations vivant sousdomination ottomane avait pour celle qui n’était pas musulmane un statutinférieur (dhimmis). Ces dhimmispayait un impôt spécifique infériorité pour marque cet, mais ne se voyait pas contraint de se convertit, ilspouvaient même continuer à pratiquer leurs religions et continuer à parler leurlangue.

- Les juifs et les chrétiens orthodoxes sevoyaient accorder le statut de protégés (dhimmis).Ils sont regroupés dans des millets.

L’appartenancereligieuse structurant ceci dit la vie collective, c'est-à-dire que chaque communauté religieuse avait sespropres règles de fonctionnement, ses propres tribunaux et ses propres manière de penser (était enrègle général installé dans des cartiers spécifique des villes). Et c’estcomme cela que se sont maintenu des communautés chrétiennes importante sur lesud du bassin méditerranéen. Durant longtemps, la religion à donc structuréla vie des populations dans l’Empire Ottoman, et ces populations étaient doncstructuré en communauté religieuse que l’on appelait les « millets ».

1.2.2 L’Empire des Habsbourg

- Depuis1781 édit de tolérance religieuse mais véritable égalité religieuse 1861

Cette tolérance religieuse que l’on trouve chezles Ottomans est moins vrai chez les Habsbourg car au contraire, lespopulations soumise ont été généralement convertie de force (en particulier les populations de Bohême).

Ceci dit, même s’il n’y a pas eu de respect de la diversitéreligieuse, il y a eu respect de la diversité culturelle. C'est-à-dire que l’empire austro-hongrois estun véritable empire multiculturel dans lequel aucun groupe ethnique (ethnique=culturelle)ne forme une majorité et ou les mélanges ethniques sont extrêmement important,(voir la carte). On voit que aucun groupe culturelle/ethnique,aucun groupe linguistique ne détient la majorité :

- Seulement23% de germanophones ("Allemands")à la fin du XIXè siècle

Il y a seulement 23% de germanophones ; cesgermanophones dominant en Autriche, mais ne représente qu’une minorité de lapopulation, c’est cependant le groupe le plus important en terme depouvoir.

Par ailleurs, il y a énormément dans ce qui vadevenir l’Empire austro-hongrois en 1867 de nombreuses élites locales (élitespolonaise, élites hongroise) qui ont une fonction importante dans lesdifférentes provinces de ce royaume puis empire.

- EnGalicie élites administratives sont polonaise (autonomie administrative)

En Galicie par exemple, les élitesadministratives sont des élites qui parlent le polonais. Voilà donc un empiredans lequel on a des élites multiculturelles ; des élites qui parlent deslangues différentes suivant les endroits. On a donc un mélange culturelle qui ne setraduit pas seulement pas un mélange de population sur un territoire, mais(toujours l’exemple de la Galicie qui est une des régions les plusmulticulturelle), en Galicie, on trouve tout à la fois des gens qui parlent lepolonais, l’ukrainien, le roumain et des gens le yeddish (le juif). Les lieux les plus multiculturelle de l’Empiresont les grande villes, c’est notamment le cas de la ville de Vienne qui à enconséquence à la fin du 19èmesiècle une culture flamboyante.

- EnBohème Moravie élites tchèques demandent autonomie comme les Hongrois - En Galicie les Polonais sont mêlés avec desUkrainiens, des Roumains, des Ruthènes à la campagne. Dans les villes aussijuifs et "Allemands".

On voitdonc que ces empires sont des espaces de coexistence. D’ailleurs, ce multiculturalismeest même constitué à la fin du 19ème siècle comme un modèle avecl’idée que d’une certaine manière, ces grands ensembles impériaux, avec leurmulticulturalisme, protègent les petites communautés.

1.2.3 Le multiculturalisme comme modèle

- Lajos Kossuth (1802-1894)

     Un nationaliste Hongrois comme Lajos Kossuth disait que d’une certainemanière, il préférait que la Hongrie reste dans l’empire Austro-hongrois carcela protégeait la culture Hongroise alors que, à partir du moment ou laHongrie serait seule, elle serait menacée par les autres.
     Etc’est exactement ce qui s’est passée pour la Hongrie comme pour tout les paysd’Europe centrale qui ont été pris en tenaille entre 2 grands empires et 2grands nationalismes ; le nationalisme Allemand d’un côté et lenationalisme Russe de l’autre.

- Le sciologue Oszkar Jaszi (1876-1957)publie un livre sur la question des nationalités en 1912: liberté culturelle dechaque "minorité"

- Le dirigeant social démocrate autrichienOtto Bauer (1881-1938) écrit en 1907 LaQuestion des nationalités et la social-démocratie.

De la même manière. A la fin du 19èmeil y eu un grand mouvement en faveur des empires non seulement car ilsprotègent les identités culturelle, mais aussi car ils permettent de protégerce qui va devenir les minorités,c'est-à-dire les groupes les plus faible.

Il y a des théoriciens de cela tel que Otto Bauer qui écrit en 1907 un livretrès important qui s’appelle « La Question des nationalités et lasocial-démocratie », dans laquelle il tente de trouver une alternativeà la construction d’Etat-nation ethniquement pure (dans lesquelles il n’yaurait qu’une seul nationalité qui l’emporterai) et il montre qu’il vaudraitmieux crée des espaces ouverts dans lesquelles il pourrait y avoir la possibilitéde pratique des cultures différentes, mais pas comme en Suisse, ou chacunpratique le «  chacun chez-soi ». Ce n’est pas du tout l’image deBauer ou l’image du Bund.

Leur image est de dire que les gens peuventcirculer avec la culture, il n’y a pas de territorialisation de laculture ; le multiculturalisme, c’est la possibilité de pouvoir circuleravec sa propre culture sur son dos et de pouvoir être accueillit n’ importe oùavec sa culture. C’est donc le contraire de la territorialisation culturelledans les Etats-nations mono ethnique, mais aussi en Suisse.

Donc tout les citoyensaurait les mêmes droits, les appartenances nationale seraientdéculturalisé ; elles ne seraient pas liée à une culture, mais le problèmeserait celui de l’école… dans quels langues donner des enseignements sachantque l’idée est de faire des écoles multiculturelles... è Cette utopie ne s’estjamais réalisée !

- 1897 Bund(Algemeyner Yidisher Arbeter Bund inLite, Poylin und Russland), mouvement des ouvriers juifs lituanienspolonais et russes, Courant autonomiste (Folkspartey,parti du peuple) dont le porte parole est l’historien Simon Doubnov(1860-1941),

Ce futégalement un point de vue qui fut extrêmement fort dans une partie du mouvementjuif non-sioniste puisque justement, ces juifs du Bund (Lebund est un mouvement des ouvriers qui se développe dans lapartie russe de la Pologne). 

Le Bund est un mouvement contraire auxsionismes avec l’idée que les juifs ne pourront vivre en paix que quand onreconnaître le multiculturalisme, mais comme à partir de la fin du 19èmesiècle on assiste à une recrudescence des pogroms, d’autres projets voient lejour dans la communauté juive et en particulier l’idée de la nécessiter de créeun Etat dans laquelle les juifs seraient en sécurité.

Lemulticulturalisme qui nous apparaît maintenant comme quelque chose de dépassé àainsi consisté pendant un certain temps un vrai modèle d’organisation.


LES PETITS ETATS MULTICULTURELS

Il existe des petits Etats multiculturelle, pas seulement des Empires à l’Ouestde l’Europe. Il y en a en fait deux ; la Belgique et la Suisseessentiellement ou les langues parlé sont différentes etc… Mais ce sont despays organisé de manière complètementopposée.

1.3.1 Les limites du compromis Belge

- Compromis de 1830 est un révolte politique(et non ethnique) contre les autorités du roi des Pays Bas. Le Gouvernementprovisoire déclare l'indépendance, le 4 octobre 1830. Ce Congrès approuve, le 7février 1831, une constitution très progressiste pour l'époque qui enparticulier reconnaît la liberté de culte et utilisation des langues françaiseet wallonne dans l'administration. Mais en réalité, en 1898 seulement lenéerlandais obtient le statut de langue officielle.

- Projets fédéralistes sont présentés dès1898 mais sont tous rejetés fédéralisme obtenu à la fin du XXè siècle à l’issuede 5 grandes réformes 1970, 1980, 1988-89, 1993 et 2001.

La Belgique fut fondée en 1830, en se séparantdu Royaume des Pays-Bas. Cette Belgique représente 2 voir 3 ensemblesculturelles avec des Wallons Francophones,des Flamands qui parlent le hollandais et des germanophone au Nord-Est.

Cette ensemble, l’ensemble Belge est uneréalité politique, c’est un compromis entre les libéraux et les catholiquesautour de l’idée d’échapper à la domination des Pays-Bas, avec des intérêtsextrêmement divergeant; - Pour les catholiques : l’intérêt était de se séparer d’un pays protestant - Pour les libéraux :l’intérêt était d’obtenir leur indépendance économique par rapport à la grandebourgeoisie des Pays-Bas.

Le problème se cristallise rapidement autourde la question linguistique car alors quela constituions avait prévu le libre emploi des langues, à l’époque, seul le françaisest utiliser dans l’administration et dans l’enseignement. Cette domination du français est en faitl’expression d’une domination sociale des francophones qui était à l’époquebeaucoup mieux situé socialement que les néerlandophones (les mieux lotis était les français,aujourd’hui, la situation s’est inversé). Puisque la Flandre étaitessentiellement agricole à l’époque tandis que la Wallonie était la région laplus industrielle (en pleine révolution industrielle).

1.3.2 Lefédéralisme Suisse

Très différent est le modèleSuisse par rapport au modèle Belge.

- Avec la constitution de 1848 La Suissedevient un Etat fédératif,

La Suisse est un ensemble qui se constitue paradjonction successive, à partir des cantons montagnard d’origine, puis paradjonction successive (de façon progressive). Ce qui se passe au moment de la constitution de la Suisse, c’est surtout lavolonté de garder son autonomie contre les grands empires autour et enparticulier contre le Saint-empire romain-germanique (Les Habsbourg).

Ce fut un processus de construction de longuehaleine (à partir du 14ème) avec l’idée principale de maintenir desprivilèges locaux, c’est donc la volontéde maintenir, de vouloir protéger les particularismes.

C’estavec la constitution de 1848, que la Suisse devient donc un Etatmultilinguistique, chacun ayant sa placesur la carte (pas comme en Autriche-Hongrie ou il y a mixage dans lapopulation), avec un mélange confessionnel, avec chacun sa place sur la cartelà aussi.

A partirde 1848, la Suisse devient un Etat fédératif, doté d’un parlement,mais les cantons maintiennent encore jusqu’aujourd’hui une importanceconsidérable dans la gestion des affaires (bien qu’avec le temps, lescantons délaissent de plus en plus de prérogative à l’Etat fédéral). Il y a donc une sorte de lutte entre lescompétences de l’Etat fédérale et du canton, ces derniers abandonnant, mais defaçon toujours limité, un certain nombre de compétence à l’Etat fédéral.

- Drapeau national en 1889

La difficulté de construire cette Etat-nationSuisse se marque par le fait que la drapeau Suisse arrive relativement tard (en1889) alors que l’Etat est déjà constitué en 1848 et on a donc là uneagrégation d’autonomie avec un pouvoir centrale qui doit toujours négocier avecles différentes autorités locales. La Suisse est d’ailleurs vue à cet égard commeun modèle de Fédéralisme par les Européens

2) AFFAIBLISSEMENT DES ETATSMULTI-CULTURELS À LA FIN DU XIXÈ SIÈCLE

2.1) LES FACTEURS D’INSTABILITÉ DANS LES EMPIRES

2.1.1 Les effets de la modernisation

Ce quifonde la stabilité des empires, c’est la légitimité dynastique ; le fait que l’on ait à la tête de l’Empire, un monarquequi fonde l’existence même de l’empire. C’est cet empereur qui fonde l’unitéde l’empire. Mais dans le courant du 19ème, la modernisationdérange ce processus.

1. D’abord parce que la modernité politique va avec l’idéeque l’Etat est l’émanation de la population, de la société. Ainsi, la tête de l’Etatdoit représenter le peuple, ceci est donc en contradiction avec cette logiquedynastique. Ceci ne veut pas automatiquement diredémocratie dans le sens moderne du terme ; Il faut que d’une certainemanière, la légitimité de celui qui règne soi fondée sur l’acceptation deceux qui sont ses sujets.

2. Cette évolution politique qui va dans le sens des revendicationslibérale (revendication de libertés politique et revendication dereprésentation politique) est le signe d’une modernisation plus profonde quiest la modernisation économiquequi va de pair avec le développement des circulations de marchandises liée àl’industrialisation (le développement de la production de masse), on ne produitplus là ou l’on consomme, on est plus dans une situation autarcique.

3. Cette industrialisation fait que les populations bougent, semélangent et se développent de nouvelle catégoriessociale : notamment les classes populaires urbaine (avecl’urbanisation) et tout cela remet en cause la stabilité des élites sociale etpolitique traditionnel (naissance de nouvelle catégories sociale qui remettenten cause les élites sociales et les élites politique traditionnelle).

4. Lié à se développementde la modernisation politique, économique et sociale nait une modernisationadministrative ; c’est la nécessitéde plus en plus d’arriver à administrerces territoires vastes de manière rationnelle. Donc, se pose la question de la langue de cetteadministration. En quelle langue doivent-être les documents (une administrationqui doit parler 10 langues est plus lourde) ? Progressivement, les administrations impérialeet en particulier de l’Empire austro-hongrois vont exiger une standardisationdes langues (l’allemand, pour l’empire Austro-hongrois) de manière à pouvoirs’adresser à ces populations.

Encontrepartie, ce qui se passe, c’est que l’on a de plus en plus derevendication d’autonomie, c’est particulière nette pour l’EmpireAustro-Hongrois.

2.1.2 Les revendications d’autonomie dansl’empire Austro-hongrois

Ces revendications nationales ne sont pasformulée par tout le monde, mais par un certain nombre de groupes sociauxnouveaux qui ont été émergée lors de l’industrialisation. Ces groupes sont d’une part la « bourgeoisie intellectuelle » ;qui veut pouvoir utiliser sa langue de manière à ne pas entrer en concurrenceavec ceux qui utilisent la langue dominante.

Exemple :en Bohême, l’actuelle République Tchèque, la langue de la culture estl’Allemand (comme dans le reste de l’Empire austro-hongrois. Mais, ily a des élites locales qui veulent s’exprimer dans leur propre langue et passimplement s’exprimer, mais aussi pouvoir développer une culture spécifique quileur permettrait en tant que groupe de devenir des groupes dominant localement. Sil’Allemand est la langue de la culture en Bohême, on comprend bien que lescitoyens qui parlent le Tchèque sont des sortes de citoyens de 2èmeclasse, même si il s’agit de gens cultivée.

Ainsi, en revendiquant une autonomielinguistique, on sert les interet d’un groupes particulier ; les élitesculturelles locales qui veulent pouvoirprendre leur place là ou par le passé ils étaient en concurrence avec la languede l’Empire qu’était l’Allemand

D’ailleurs,parallèlement à cette question des langues, on a aussi des questions qui sontdes questions politiques et qui expliquent en grande partie le fait qu’il y aitdes revendications d’autonomie. Et là, chose intéressante, le parlement à jouéun rôle important.

- Révolution de 1848 • Elites hongroisesnégocient l’accord de 1867 et la « double monarchie » reconnaissanced’une ??? • Dans la partiehongroise de l’Empire les Hongrois (ceux qui parlent le hongrois) ne formentpas une majorité en 1867 mais seulement 47%. Politique de magyarisation. • Croatie-Slovénieplus grande autonomie en 1868 au sein de la partie hongroise

Pendant la révolution de 1848, s’exprimentbrutalement les revendications en faveur d’une plus grande autonomie politiqueet culturelle.

Ces revendication se font surtout là ou sont cesélites culturelles, à savoir la Hongrie et ce qui était la bohême (République Tchèque). Les Tchèques n’ont pas réussi à négocier unstatut d’autonomie élargi comme ils le souhaitaient, en revanche, les hongroisont réussit à négocier ce statut et l’Empire Autrichien se transforme donc en Empire austro-hongrois (ce quel’on appelle la double-monarchie) avec une partie hongroise dotée d’uneadministration hongroise et une partie autrichienne avec une administrationplutôt en Allemand.

Ceux qui ont été les plus nationaliste, c’estévidemment les Hongrois, qui ont menée une politique de magyarisation ;imposition de la langue hongroise, avec l’idée de créer un Etat-Nation sur lemodèle occidentale en tenant pas compte justement de la diversité ethnique dela région.

Et c’estdans cette partie de l’Empire austro-hongrois que se développent des mouvementsnationaliste très important.

2.2) LE DÉVELOPPEMENT DU NATIONALISME DANS LES« PETITES NATIONS » D’EUROPE DE L’EST

2.2.1 Le rôle des élites

Dans tout ces mouvement nationaliste, lesélites jouent un grand rôle, cependant, les élites culturelle n’existent paspartout, il existe dans l’Empire austro-hongrois des zones peu développeréconomiquement et qui on toujours été dominé par des élites culturelle qui ne parlentpas la langue de la région.

C’est typiquement le cas de la Slovaquie dontles élites étaient hongroises ; la langue culturelle était hongroise. Quand ce ne sont pas les élites culturelles quipeuvent revendiquer une autonomisation de la région, souvent ce sont lesEglises car d’une certaine manière le clergé consiste des élites culturelle etsociale d’ou le rôle de l’église dans les revendications d’autonomie plustardive en Slovaquie, ou encore le rôle de l’Eglise orthodoxe pour l’Ukraine,là ou les élites culturelle ne sont pas assez puissante, ce sont d’autre typede groupe qui formulent ces revendications.

Un 3èmegroupe qui est très important c’est labourgeoisie économique, quand elle se développe (c'est-à-dire dans leszones ou il y a un développement économique) qui elle aussi veut d’une certainemanière gagner la possibilité d’organiser mieux le développement économique.

2.2.2 Le cas Austro-hongrois

- Autriche 1896 - Suffrage universel masculin,mais inégal (collèges). Le nombre des électeurs passe de 1,7 à 5,3millions. 1907 - Suffrage égal pour leshommes, femmes obtiennent le droit de vote en 1918. - 1908 rattachement Bosnie Herzégovine àempire. Occupé depuis 1878.

En Autriche-Hongrie, le parlement à joué un rôleimportant dans l’organisation des revendications politiques. Ce parlement se met en place avec l’obtentiondu premier suffrage universelle mâle en 1896, mais c’est un suffrage qui resteinégale et avec l’accroissement du nombre des électeurs. Le suffrage, le parlement est très important pourl’organisation de ces revendications politiques car c’est au parlement que seconstituent progressivement des groupes qui se regroupent ( à partir dumoment ou il y représentation politique, ce qui est intéressant de voir, c’estsi les gens se regroupent par affinité politique ou selon d’autre critère, àsavoir le critère ethnique). Or, ce qui s’est passée au parlementd’Autriche-Hongrie, c’est que les gens se regroupent essentiellement en groupe ethnique. C'est-à-dire que les divisions ethniques l’onemporter sur les divisions politiques ce qui montraient que les revendications ethniquesdevenaient plus importante que les revendications politiques. Celamontre que à un moment donné, les revendications des gens passentessentiellement par des revendications de type ethnique.

2.3) LES NATIONALISMES BALKANIQUES

Ces revendications ethniques donnent naissance,dans la partie de l’Empire Ottoman qui se trouvait en Europe à desnationalismes balkaniques et à la création de nouveaux Etats dans les Balkans.

Ce qui se passe avant la première guerremondiale ; on a un nombre important d’Etat nouveau qui s’établissent surles ruines de l’Empire Ottoman.

NouveauxEtats des Balkans

- Guerred’indépendance des Grecs commencée en 1821. Traité d'Andrinople (Turquie etRussie) de 1829 consacre autonomie grecque et serbe. Traité de Constantinople1832 indépendance (garantie par la Grande-Bretagne, la Russie et la France) - Guerre de Crimée le traité de Paris, signéen 1856, - Congrès de Berlin (13 juin-13 jt 1878)règlement occidental de la question d’Orient après défaite Empire ottomandevant Empire russe - La Bulgarie obtient l'indépendance aucongrès de Berlin en 1878 - La Roumanie obtient l'indépendance complèteen 1881 parachevée par la création d’une Eglise nationale en 1885 - Serbie (autonomie de la principauté deSerbie fut reconnue en 1830), indépendance (13 juill. 1878) - En 1913, après la signature des traités deLondres (mai) et de Bucarest (10 août) à l'issue des deux guerres balkaniquesConstantinople, ne subsistaient plus de l'empire en Europe la Thrace orientaleet Istanbul.

Le premier Etat qui voit le jour est la Grèceaprès la guerre d’indépendance. Cette indépendance de la Grèce sera largement soutenuepar les nations d’Europe occidentale. De la même manière, l’indépendance progressivedes autres Etats des Balkans est très soutenue par les puissances occidentalesqui ont intérêt à avoir accès au détroit de la mer Egée et de la mer Noir etdonc, elles veulent un affaiblissement de l’Empire ottoman.

En 1878,au congrès de Berlin, il y a un règlementoccidental de la question de l’Orient après la défaite de l’empire ottomandevant l’empire russe, dans laquelle les puissances occidentale ont joué unrôle prépondérant et c’est cette conférence de Berlin qui crée un certain nombred’Etat en Europe Balkanique, la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie. Cecipour le caractère exogène ; commentles puissances exogène ont modelée les Balkans, mais il y a aussi des puissances endogènes : les églisesorthodoxes ont joué un rôle essentielle dans la structuration de ces mouvementnationaux ; car en effet, après l’émergence de ces Etats-Nations, en1878, il y a un phénomène de construction progressive d’une culture nationalecomme en Europe occidentale.

Lesélites économies et culturelle vont jouer un rôle essentielle pour définir lesidentités nationale :

1. La religion/leséglises : dans l’empire ottoman, àtravers les millets, l’église structurait la communauté, les Eglises avaient unrôle spirituelle, politique etéconomique essentielle. A partir du moment où il ne reste plus les structure del’Empire, il reste les Eglises. Les Eglises orthodoxe se nationalisent alors,avec la création d’Eglise nationale orthodoxe. Si on regarde leurs mises enplace, on voit qu’elles sont contemporaines de la création nationale dans ceszones.

2. La question des langues : dans laplupart de ces pays, on ne peut dire qu’il existe une littérature nationale delongue date, il y avait des dialectes, mais l’existence d’une langue nationaleunifiée sur un territoire donnée qui deviennent une langue de l’administrationde cet Etat, ces langues sont codifiée, crée après l’unité nationale. Ceci est d’autant plus difficile que la plupartde ces pays, il y avait une langue écrite qui ne ressemblait en rien à lalangue parlé. (En Slovaquie, la langueécrite était le Hongrois)

Exemple : en Serbie et en Croatie sont codifiéeun certain nombre de langue qui ont pour but de crée des langues nationale. Ce quiest intéressant, c’est que le serbo-croate a été crée comme langue nationaleserbo-croate à cette époque, en essayant de concilier les 3 principaux dialectesde la région. Pourquoi,car après l’éclatement de la Yougoslavie, on assiste aux mécanismes de larecréation d’une langue nationale, c’est là même chose entre les tchèques et lesslovaques. Avec les constructions nationales slovaques et tchèques respectivement,ils poussent une sorte de différentiation linguistique qui rend lacompréhension difficile entre les langues.

3. Outre les questionslinguistiques, il y a aussi l’utilisationde l’histoire. Dans chacun de ce pays, il y a des gens pour récrire l’histoire.Le débat en Grèce par exemple comporte sur ce qui reste de l’héritage grecancien et de l’héritage ancien.

Il y a eutout un débat depuis la fin du 18ème pour dire que la grec fait bienpartie de la civilisation occidentale que les grecs sont bien dans lacontinuité de la Grèce ancienne alors que cela est fortement sujet à cautionétant donné les brassages de population.

2.3.2 La construction culturelle des Nationsd’Europe centrale et Balkanique

- Serbo-croatedécouvert par les Européens dans la seconde moitié du 19è siècle. • Réformelinguistique au milieu du XIXè siècle. • Le Croate LjudevitGaj (1809-1872), chef du mouvement unitaire illyrien qui avait pour butd’unifier tous les Slaves du Sud et le Serbe Vuk Karadzic (1787-1864)contribuèrent à la création de la langue serbo-croate (ou croato-serbe) àpartir des trois principaux dialectes. • Codification de lalangue slovaque écrite par Ludowίt Śtúr (1815-1856) • Claude Fauriel(1777-1844) publie en 1824 les Chantspopulaires de la Grèce, en grec et en français qui prétend faire lacollection de chants populaires grecs. Ces chants conserveraient les traits etla langue de la Grèce antique, à 24 siècles de distance. • Histoire du peuple grec, de l'historien d'Athènes ConstantinosPaparrigopoulos, défend thèse de la continuité contre d'autres interprétations.

3) LES EMPIRES COLONIAUX

La colonisation est unphénomène ancien ; d’un point de vue chronologique, la colonisation desterritoires non-européens par les européens commence exactement quand leseuropéens chassent les arabes du continent européen (1491, quand les Espagnoleschassent les Arabee).

3.1) LA COURSE AUX COLONIES

• Le 26 février 1885, en effet, quatorze nations européennesont signé l' Acte général de Berlin • De 1872 à 1900 les nations européennes sont passées d'unepossession de 11 % à 91 % des terres africaines. • Jules Ferry (1832-1893)

Au16-17ème se fait la colonisation de l’Amérique et du Pacifique. Pourla période qui nous intéresse, les européens, dans le courant du 19 èmesiècle, colonisent l’ensemble du monde au nom de la supériorité desvaleurs européennes, ils vont même jusque, lors du second congrès de Berlinde 1885 a partager l’Afrique entreles diverses puissance européenne.

Entre1872 et 1900, les nations Européennes sont passé d’une possession de 11% à 91%des territoires Africains (aussi toute l’Afrique est colonisée). Maiscette frénésie d’accaparement touche l’ensemble du monde, même les ilotsd’Océanie ou quasiment chaque ilot est accaparé. Lacolonisation à énormément de cause, mais dans l’optique de ce cours, il estincontestable que les motivations nationales on joué un rôle.

En fait le nationalisme àété renforcée par le colonialisme. La colonisation s’inscrit complètement dans lalogique du nationalisme idéologique ; c'est-à-dire la proclamation del’excellence et de la suprématie de la nation. Certainshistoriens ont dit que l’impérialisme colonial est à certain égard, le stadesuprême du nationalisme

- De manière différente, chez Jules Ferry par exemple, lacolonisation est l’exportation de la civilisation française ; c’estl’idée que l’excellence culturelle Française doit être exportée à l’extérieur,il faut apporter la civilisation aux peuples inférieurs. - Pour d’autres groupes, et dans d’autres pays, ce sont d’autrespréoccupations, toujours nationale l’emportent. En Allemagne et en Italiepar exemple, ou on a un surplus de population, la colonisation est un moyen derésoudre la question de la population (il y a trop de gens) ; ce serait unmoyen d’exporter de la population, non pas sur le territoire nationale, maissur un territoire qui y est rattaché.

3.2) LA COLONISATION COMME INSTRUMENT DEGRANDEUR NATIONAL • Explorateurs du continent africain comme l’écossais DavidLivingstone (1813-1873) traverse l’Afrique. • Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) qui explore etcolonise le Congo • Pierre Paul Broca (1824-1880) fondateur de la Sociétéd’anthropologie de Paris, 1859 proclame infériorité des Noirs. • Société pour la colonisation allemande fondée en 1884 parl'aventurier Carl Peters, plus tard héroïsé par les nazis

Derrière lacolonisation, il y déjà une sorte de racialisation des identités nationales.Il y a déjà l’idée que les européensseraient supérieurs par la culture, mais aussi par la race.

Ceci est appuyé surun certain nombre de chose : - D’abord, sur l’anthropologie de la fin du 19ème quiclasse les races. L’anthropologie se développe en fait sur le colonialisme. - Autre discipline qui nait avec le colonialisme et racialise lesdifférance entre blancs et noir par exemple, c’est la médecine tropicale.Discipline qui est une sous-branche de la médecine, qui nait avec ledéveloppement de la colonisation puisqu’il y a des gens qui contractent desmaladies sous les tropiques et du coup, la médecines tropicale tented’identifier les caractéristiques des races en les constituant comme des racesfondamentalement différentes avec certaine races mieux adapter/préparer à certainclimat.

La colonisation d’une certaine manière renforcele nationalisme et d’autre part modifie la manière dont le nationalismeétait pensé ou en tout cas encourage les phénomènes de racialisation dunationalisme

3.3) LES GUERRESCOLONIALES COMME FABRIQUE DU NATIONALISME EXTRÊME

La colonisation estun instrument fort, le développement des empires coloniaux encourage lenationalisme sous sa forme guerrière.

Les colonies ont étédes lieux de fortes violences, généralement, lors d’une colonisation, on faitla guerre. De manière intéressante, on fait bien sur la guerre contre lespopulations indigènes, mais on fait aussi la guerre entre européen. C’est unlieu ou les Européens vont entrer en guerre les uns contre les autres parcequ’ils luttent pour les mêmes territoires donc, ils entrent en conflit.

3.3.1 Les colonies comme terrainsd’affrontement entre les grandes puissances - Crise de Fachoda en 1898. On est au bord de la guerre. La France se plie. Réconciliefinalement F et GB en étant clair sur les motivations de chacun. - Maroc : F/ Allemagne. 1905 et 1911

Nous avons là 2 crises importantes : - La crise de Fachoda en 1898 qui oppose la France et laGrande-Bretagne. - Et la crise du Maroc entre la France et l’Allemagne en 1905 et 1911

Il y a donc desconflits, mais les plus importants sont ceux qui ont lieu avec les populationsindigènes et le fait que dans ces conflits, se déploient la violance, labrutalité qui s’est ensuite retournée contre les Européens durant la 1èreet la 2ème guerre mondiale.

3.3.2 Exploitationet épurations ethnique

• Exploitationcoloniale en Afrique occidentale française fondée sur code indigénat 1887. • Atrocités commisesau Congo sous administration de l’Etat belge après 1908. Mines du Katanga • Guerre des Boers de1899-1902 (environ 75 000 morts). Camps de concentration installée à partir de1900 (environs 26 000 morts). • Révolte des Hereros(1904-1907) Sud Ouest africain allemand (Namibie) • 1904 : Soulèvement des Hereros et répressionallemande sous le commandement du Général Lothar von Trotha • la populationhéréro exterminé à 80% (80 000 sur 100000 Hereros). Un des premiers génocide planifié

Pourquoipeut-on dire que dans ces conflits entre indigène et colonisateur, se déploientla violence, la brutalité qui s’est ensuite retournée contre les Européensdurant la 1ère et la 2ème guerre mondiale ?

Dansle nazisme, le moment du plus grande déploiement de nationalisme, il y ad’abord l’idée du classement des races et des races inférieur ; c’est cequi justifie l’épuration. Or durant l’aventure coloniale c’est ça qui est enjeu ; l’idée que l’on peut s’emparer de territoire car on est en présencede population qui sont culturellement et racialement inférieur aux Européens en conséquence dequoi, on n’a même pas de compassion pour ces populations. C’estce qui a permis d’utiliser ces populations de manière massive notamment pour letravail forcé dans pratiquement toutes les colonies, mais les colonies danslesquelles ce travail forcé fut le plus horrible et à durer le plus longtemps,ce fut dans les colonies belges et portugaises.

4) CONCLUSION :

On voit bien que les empires ont donnéenaissance à des nationalismes différenciée, il y a toujours des interventionsqui construisent ces nationalismes, ce n’est pas quelque chose de mécanique. Ilya des gens qui pensaient que les empires étaient la meilleure solution pouréviter le nationalisme.