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Avant l’essentiel de ce qui servait a produire un produit final venait d’un seul et même pays ; le commerce suivait donc les tendances de la production. Avec la baisse des couts du commerce, on n’échange plus uniquement des produits finis.  
Avant l’essentiel de ce qui servait a produire un produit final venait d’un seul et même pays ; le commerce suivait donc les tendances de la production. Avec la baisse des couts du commerce, on n’échange plus uniquement des produits finis.  
Finalement, pour une même production, les flux de commerce se démultiplient.
Finalement, pour une même production, les flux de commerce se démultiplient.
<span lang="FR">De ce fait, beaucoup de pays ont émergé de
manière fulgurante mais qui reste très dépendantes des
« headquarters ». </span>
''<span lang="FR">Il y a des taux
d’ouverture (total trade/PIB) qui sont donc supérieurs a 100% puisque les flux
qui transitent par le pays sont supérieurs a la valeur ajoutée produite. Plus
un pays est grand, plus son taux d’ouverture sera faible puisque sa production
sera destinée au commerce interne. Les petits pays sont donc beaucoup plus
dépendants. </span>''
''<span lang="FR">Si l’on considère
la zone Euro comme un seul pays, le taux d’ouverture reste faible bien que
chaque pays séparément ai un taux d’ouverture relativement élevé. </span>''
'''<span lang="FR">Structure du
commerce mondial</span>'''
<span lang="FR">On voit que la France commerce
majoritairement au sein de l’Union européenne, et plus précisément avec les
pays de la zone Euro. </span>
<span lang="FR">Plus un pays est important, plus les flux de
commerce vont être importants puisque la demande interne sera plus forte ;
et plus il va exporter puisqu’il aura une plus grande variété de produits. La
taille économique du pays est donc un premier déterminant. </span>
<span lang="FR">La proximité est aussi un déterminant
important, pour cela des pays comme l’Italie ont des flux commerciaux même
s’ils ne sont pas grands économiquement. C’est aussi une question de proximité
culturelle. </span>
<span lang="FR">Ces dernières années, on a une augmentation
des exportations de la Suisse vers les Etats Unis puisque les exportations vers
l’Europe ont été freinées par la dépréciation de l’euro. '''On voit la l’interdépendance entre le commerce et le marché des
changes.''' </span>
<span lang="FR">La taille des pays européens (leur PIB) est
quasiment proportionnelle a l’importance de leur commerce total avec la France.
</span>
<span lang="FR">Le fait de parler la même langue reste aussi
extrêmement important tout comme la proximité géographique. </span>
<span lang="FR">L’équation de gravité permet de prédire
le volume des échanges de biens entre deux pays :</span>
'''<span lang="FR">Tij=A.(Yi)a.(Yj)b/(Dij)c</span>'''
<span lang="FR">A: constante
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<span lang="FR">Tij: Valeur du commerce entre le pays i et
j,
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<span lang="FR">Yi: PIB du pays i,
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<span lang="FR">Yj: PIB du pays j
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<span lang="FR">Dij: distance géographique entre les deux
pays, </span>
<span lang="FR">a, b et c: coefficients à estimer</span>
<span lang="FR">La relation entre le poids et le commerce
n’est pas parfaitement proportionnelle mais on peut estimer l’importance de
celle-ci.</span>
<span lang="FR">Pendant un moment, pour des raisons
politiques, il n’y avait pas de commerce entre l’Europe de l’ouest et de l’est.
Est-ce qu’a l’heure actuelle, les pays ne font que rattraper le retard pris ou
est-ce une vraie intégration européenne ? Pour y répondre, on utiliserait
donc cette équation pour y voir plus clair statistiquement. </span>
<span lang="FR">Aujourd’hui, puisqu’il devient de plus en
plus facile de commercer, la distance devrait avoir moins d’importance OR on
voit que la distance affecte au contraire de plus en plus le commerce
international (les accords régionaux croissants pouvant être une des
explications plausible de ce phénomène). ''Lien étude : ''</span>''<nowiki>http://www.voxeu.org/article/distance-puzzle-resides-poor-economies</nowiki>.''
<span lang="FR">Cela représente cependant aussi une
marginalisation de certains des pays. </span>
'''<span lang="FR">Qu’échangeons nous ? </span>'''
<span lang="FR">Essentiellement des '''produits manufactures''' mais aussi '''des services''' liés aux transports et au tourisme, ainsi que '''des produits agricoles''' et dans le
domaine de '''l’énergie et des minerais'''.
Avec le développement d’internet et des télécommunications, il y a de plus en
plus de services qui émergent mais qui ne sont pas encore très
importants : ce sont des services qui jusqu'à maintenant n’étaient pas
échangeables (par exemple service client, centre d’appels). </span>
<span lang="FR">Pendant longtemps on n’a eu que des échanges
interindustriels selon les avantages comparatifs. Aujourd’hui, on a de plus en
plus d’échanges intra-industriels et une croissance d’exportation de produits
manufacturés. </span>
'''<span lang="FR">Les gains a l’échange : différents modèles. </span>'''
<span lang="FR">L’une des conclusions essentielle de toutes
les théories des échanges internationaux est qu’il existe des gains au
commerce. Plusieurs modèles expliquent les mécanismes du commerce
international. </span>
<span lang="FR">Il y a plusieurs sources '''''d’avantage comparatif ''''':
La différence de productivité, de dotations factorielles (capital, travail,
terres) et les économies d’échelle. Du fait de ces différences, le commerce
entre deux pays peut être bénéfique pour les deux parties. La théorie de
l’avantage comparatif donne place à du commerce interbranche. </span>
<span lang="FR">Ce modèle peut paraître désuet du fait du
développement du commerce intra branche actuel. On peut aussi imaginer
l’avantage comparatif dans un stade de production précis pour un produit (par
exemple, au Bangladesh, une main d’œuvre a faible cout est spécialisée dans le
textile). De ce fait, on voit que le commerce fonctionne encore souvent selon
l’avantage comparatif. </span>
''<span lang="FR">Pourquoi le même
bien est-il produit par plusieurs pays alors ?</span>''<span lang="FR"> La différence n’est pas basée sur les
différences de productivité ni de dotations factorielles, mais ce sont des
domaines (comme l’automobile ou la pharmaceutique) avec des couts fixes
importants qui entrainent un besoin de production important pour rentabiliser
(économie d’échelle). Par ailleurs, le commerce intra branche s’applique a des
produits ou le consommateur aime la variété (on sera en concurrence monopolistique).
</span>
'''<span lang="FR">Chapitre 1 : l’avantage comparatif comme déterminant
du commerce</span>'''
'''<span lang="FR">1.1 Le modèle de Ricardo</span>'''
<span lang="FR">Définitions
et notations :</span>
<span lang="FR">-       '''Productivité du travail''' = Y/L = Ayl (nombre d’unités produites par unité de travail).</span>
<span lang="FR">-       '''Quantités unitaires de travail''' = L/Y=aLY (nombre
d’unités de travail nécessaire par unité de produit). </span>
<span lang="FR">-       '''La fonction de production de Ricardo :''' Y= Ayl      L= (1/aLY) L</span>
'''<span lang="FR">Exemple 1</span>'''<span lang="FR">: Les Etats Unis
peuvent produire des fleurs ou des ordinateurs. On suppose qu’aux USA produire
10 millions de fleurs, se fait au cout de production de 100 000 ordinateurs. En
Amérique du Sud, le cout d’opportunité pour produire 10 millions de fleurs est
de 30 000 ordinateurs, et est donc plus faible. </span>
<span lang="FR">On a donc intérêt a ce que ce pays là produise les fleurs
et les exporte vers les Etats Unis ; chaque pays se spécialise donc dans
le produit ou le cout d’opportunité le plus faible. '''Dans
le modèle de Ricardo, l’avantage comparatif est déterminé par la productivité
relative du travail. '''</span>
'''<span lang="FR">Exemple 2 :</span>'''<span lang="FR"> Tony Parker joue mieux au basket que son jardinier. Il coupe aussi le
gazon plus vite. Tony Parker a donc deux avantages absolus sur son jardinier et
son jardinier n’en a aucun. Compte tenu du fait qu’il a un nombre d’heures
limité, Tony Parker va avoir un cout d’opportunité plus élevé que le jardinier
si il ne joue pas au basket. Le jardinier va donc jardiner puisque son cout
d’opportunité est plus faible. Il a donc la production relative la plus élevée.
</span>
<span lang="FR">Dans le modèle de Ricardo, ce qui fait que
les pays vont avoir des gains a l’échange, ce sont leurs différences de
productivité.</span>
<span lang="FR">Un pays peut avoir un avantage absolu dans
tous les domaines, et tout de même avoir intérêt à commercer et à ne pas rester
en autarcie ; puisqu’un pays a un nombre limité de travailleurs et a donc
intérêt a se spécialiser dans ce qu’il produit le mieux. Ce qui compte donc
c’est la productivité relative ; on regarde donc le cout d’opportunité. </span>
'''<span lang="FR">L’économie fermée de Ricardo </span>'''
<span lang="FR">Hypothèses : </span>
<span lang="FR">-       Le travail est le seul facteur de production </span>
<span lang="FR">-       Son offre est fixe (parfaitement inélastique)
</span>
<span lang="FR">-       La productivité du travail est fixe</span>
<span lang="FR">-       2 biens substituables sont produits :
fromage et vin</span>
<span lang="FR">-       Concurrence parfaite sur tous les marchés. </span>
<span lang="FR">Premièrement on cherche a savoir quel est
l’équilibre en économie fermée (en autarcie), puis on cherche a voir ce qu’il
se passe si l’on passe en libre échange totale. </span>
<span lang="FR">La frontière des possibilités de production
(FPP) nous donne la quantité maximale de vin et de fromage qui peut être
produite, en prenant en compte la productivité des travailleurs. </span>

Version du 13 mars 2016 à 15:48

Deux grandes parties dans le cours : commerce internationale et macroéconomie internationale.

➢ Pourquoi les pays peuvent-avoir intérêt à commercer, a produire certains bien et a en importer d’autres ? La théorie des avantages comparatifs de Ricardo : spécialisation des pays. ➢ Les pays en autarcie ont-ils intérêt à s’ouvrir au commerce ? ➢ Qui est-ce qui gagne et qui est-ce qui perd a l’ouverture ? Comment les politiques commerciales redistribuent les biens au sein du pays (taxes d’entrée par exemple)? ➢ Quels sont les enjeux de la réorganisation du commerce international (accord bilatéraux) ?

Partie 1 : commerce international, enjeux et tour d’horizon

Globalisation : quelques faits stylisés.

Globalisation : Croissance plus rapide des flux internationaux de commerce et des facteurs de production que du PIB. Les économies nationales deviennent plus interdépendantes.

Entre 1960 et 2014, le commerce mondial de biens et de services a été multiplie par 140, tandis que le PIB mondial a été multiplie par 60 environ. C’est a partir des années 2000, qu’il y a une accélération massive des flux de commerce par rapport a la production. Lors de la crise en 2008, on note un grand recul de commerce alors que l’impact est moindre sur la production. Le commerce import/export représente une partie plus importante des économies. Si l’on regarde l’évolution des exportations et importations en % du PIB, on voit une évolution spectaculaire pour la Chine qui passe d’une fermeture totale a l’ouverture. Elle est devenue une des plus grandes puissances commerciale, ce qui la rend aussi très sensible a ce qu’il se passe a l’étranger (d’ou le grand impact lors de la crise de 2008). La Chine exporte plus qu’elle n’importe : elle est en excèdent commercial ; c’est la situation contraire aux Etats Unis qui est en déficit. Ces déséquilibres commerciaux engendrent une augmentation des flux financiers. Puisque la Chine a des capitaux excédents et elle va donc les investir aux Etats Unis qui est en déficit.

Cette vague de globalisation n’est pas un phénomène nouveau puisque l’on a déjà connu une période d’expansion et de recul du commerce total au début du XXe siècle. En 1913, notamment pour le Royaume Uni, on a des taux très élevés. A la sortie de la première guerre mondiale, il y a eu la grande dépression en 1929 et puis un retour au protectionnisme quasi-mondial ce qui a coupé le commerce. Ensuite, il y a une reconstruction qui a été faite après la seconde guerre mondiale de peur d’une nouvelle crise commerciale (système de Bretton Woods). La vague de globalisation depuis 1960 est donc une reprise de celle d’avant la première guerre mondiale.

La globalisation actuelle est due a la verticalisation du commerce (commerce horizontale = échange de produits finis) qui fait que la production est décomposée et il y a donc échange de produits tout au long de la chaine de production (exemple de l’IPod ou de la Barbie).



Points de comparaison entre les crises de 1929 et de 2008 : Elles commencent de la même manière, cependant la crise de 1929 se poursuit tandis que l’on parvient a pallier plus rapidement a celle de 2008.

Facteurs de l’accélération du commerce mondial ? - La croissance du PIB, de la production. - La baisse des coûts au commerce Les couts de transport (innovation, trafic aérien, conteneurs maritimes) et communication (internet) ; les droits douane/restrictions quantitatives : chute des barrières tarifaires. Il y a aussi des normes à respecter pour pouvoir exporter vers un pays (protection des consommateurs ou simplement protectionnisme ?) ; ce sont des barrières non tarifaires, les couts pour adapter les produits à l’exportation. Ces normes posent la question du protectionnisme déguisé. En période de crise, ces couts remontent ; plus clairement en 1929 mais en 2008 cela fait débat.


Principe de l’OMC : un pays n’a pas le droit de discriminer entre les pays et donc a prélever le même tarif quelle que soit l’origine des importations. C’est ce qu’on appelle le tarif NPF (nation la plus favorisée), si un pays décide de favoriser un pays, tous les pays peuvent réclamer le même taux. Il y a une exception au principe de base : c’est le fait que si un pays décide de signer un accord commercial préférentiel (comme l’Union Européenne) et donc de créer une zone libre échange ; cela est permis en respectant certains critères. Il y a plusieurs possibilités de baisse : des libéralisations unilatérales : un pays tout seul décide de baisser ses taux ; les négociations multilatérales ; les signatures d’un accord préférentiel avec certains partenaires. De 1983 a 2003, 65% de la baisse des couts est du a des libéralisations unilatérales (l’ouverture était une condition pour obtenir un prêt du FMI a cette époque) ; 25% a des libéralisations multilatérales et 10% a des accords préférentiels. - L’intégration verticale du commerce mondial Cette raison est vraiment particulière et propre a l’explosion actuelle. Comme les barrières et les couts au commerce sont faibles, il devient intéressant de décomposer la production. Exemple de la Barbie (made in China ?) : Du pétrole d’Arabie saoudite, qui va a Taiwan et est transforme en plastique ; ensuite c’est envoyé en Chine ; le japon produit les cheveux et les envoi en Chine ; finalement en Chine la poupée est assemblée et habillée. Finalement, la valeur ajoutée faite en Chine est assez faible.


→ Pour une même production, les éléments vont voyager plusieurs fois et vont donc être comptés plusieurs fois. Par exemple, les cheveux de la Barbie vont être comptés en sortant au Japon mais aussi lors de l’exportation finale. Les flux de commerce augmentent donc. Les consommations intermédiaires permettent de voir quel est le flux réel. Cette verticalisation des échanges est une des principales raisons de l’explosion des flux commerciaux. On a de plus en plus d’économies qui ont un pourcentage non négligeable de biens intermédiaires importés dans leurs exportations totales. Il y a des économies « headquarters » comme l’Allemagne et des « factory » qui importe une grande part de leurs exports ce qui crée une grande dépendance comme c’est le cas de la Chine. Avant l’essentiel de ce qui servait a produire un produit final venait d’un seul et même pays ; le commerce suivait donc les tendances de la production. Avec la baisse des couts du commerce, on n’échange plus uniquement des produits finis. Finalement, pour une même production, les flux de commerce se démultiplient.

De ce fait, beaucoup de pays ont émergé de manière fulgurante mais qui reste très dépendantes des « headquarters ».

Il y a des taux d’ouverture (total trade/PIB) qui sont donc supérieurs a 100% puisque les flux qui transitent par le pays sont supérieurs a la valeur ajoutée produite. Plus un pays est grand, plus son taux d’ouverture sera faible puisque sa production sera destinée au commerce interne. Les petits pays sont donc beaucoup plus dépendants.

Si l’on considère la zone Euro comme un seul pays, le taux d’ouverture reste faible bien que chaque pays séparément ai un taux d’ouverture relativement élevé.

Structure du commerce mondial

On voit que la France commerce majoritairement au sein de l’Union européenne, et plus précisément avec les pays de la zone Euro.

Plus un pays est important, plus les flux de commerce vont être importants puisque la demande interne sera plus forte ; et plus il va exporter puisqu’il aura une plus grande variété de produits. La taille économique du pays est donc un premier déterminant.

La proximité est aussi un déterminant important, pour cela des pays comme l’Italie ont des flux commerciaux même s’ils ne sont pas grands économiquement. C’est aussi une question de proximité culturelle.

Ces dernières années, on a une augmentation des exportations de la Suisse vers les Etats Unis puisque les exportations vers l’Europe ont été freinées par la dépréciation de l’euro. On voit la l’interdépendance entre le commerce et le marché des changes.

La taille des pays européens (leur PIB) est quasiment proportionnelle a l’importance de leur commerce total avec la France.

Le fait de parler la même langue reste aussi extrêmement important tout comme la proximité géographique.

L’équation de gravité permet de prédire le volume des échanges de biens entre deux pays :

Tij=A.(Yi)a.(Yj)b/(Dij)c

A: constante


Tij: Valeur du commerce entre le pays i et j,


Yi: PIB du pays i,


Yj: PIB du pays j


Dij: distance géographique entre les deux pays,

a, b et c: coefficients à estimer

La relation entre le poids et le commerce n’est pas parfaitement proportionnelle mais on peut estimer l’importance de celle-ci.

Pendant un moment, pour des raisons politiques, il n’y avait pas de commerce entre l’Europe de l’ouest et de l’est. Est-ce qu’a l’heure actuelle, les pays ne font que rattraper le retard pris ou est-ce une vraie intégration européenne ? Pour y répondre, on utiliserait donc cette équation pour y voir plus clair statistiquement.

Aujourd’hui, puisqu’il devient de plus en plus facile de commercer, la distance devrait avoir moins d’importance OR on voit que la distance affecte au contraire de plus en plus le commerce international (les accords régionaux croissants pouvant être une des explications plausible de ce phénomène). Lien étude : http://www.voxeu.org/article/distance-puzzle-resides-poor-economies.

Cela représente cependant aussi une marginalisation de certains des pays.

Qu’échangeons nous ?

Essentiellement des produits manufactures mais aussi des services liés aux transports et au tourisme, ainsi que des produits agricoles et dans le domaine de l’énergie et des minerais. Avec le développement d’internet et des télécommunications, il y a de plus en plus de services qui émergent mais qui ne sont pas encore très importants : ce sont des services qui jusqu'à maintenant n’étaient pas échangeables (par exemple service client, centre d’appels).

Pendant longtemps on n’a eu que des échanges interindustriels selon les avantages comparatifs. Aujourd’hui, on a de plus en plus d’échanges intra-industriels et une croissance d’exportation de produits manufacturés.

Les gains a l’échange : différents modèles.

L’une des conclusions essentielle de toutes les théories des échanges internationaux est qu’il existe des gains au commerce. Plusieurs modèles expliquent les mécanismes du commerce international.

Il y a plusieurs sources d’avantage comparatif : La différence de productivité, de dotations factorielles (capital, travail, terres) et les économies d’échelle. Du fait de ces différences, le commerce entre deux pays peut être bénéfique pour les deux parties. La théorie de l’avantage comparatif donne place à du commerce interbranche.

Ce modèle peut paraître désuet du fait du développement du commerce intra branche actuel. On peut aussi imaginer l’avantage comparatif dans un stade de production précis pour un produit (par exemple, au Bangladesh, une main d’œuvre a faible cout est spécialisée dans le textile). De ce fait, on voit que le commerce fonctionne encore souvent selon l’avantage comparatif.

Pourquoi le même bien est-il produit par plusieurs pays alors ? La différence n’est pas basée sur les différences de productivité ni de dotations factorielles, mais ce sont des domaines (comme l’automobile ou la pharmaceutique) avec des couts fixes importants qui entrainent un besoin de production important pour rentabiliser (économie d’échelle). Par ailleurs, le commerce intra branche s’applique a des produits ou le consommateur aime la variété (on sera en concurrence monopolistique).

Chapitre 1 : l’avantage comparatif comme déterminant du commerce

1.1 Le modèle de Ricardo

Définitions et notations :

-       Productivité du travail = Y/L = Ayl (nombre d’unités produites par unité de travail).

-       Quantités unitaires de travail = L/Y=aLY (nombre d’unités de travail nécessaire par unité de produit).

-       La fonction de production de Ricardo : Y= Ayl      L= (1/aLY) L

Exemple 1: Les Etats Unis peuvent produire des fleurs ou des ordinateurs. On suppose qu’aux USA produire 10 millions de fleurs, se fait au cout de production de 100 000 ordinateurs. En Amérique du Sud, le cout d’opportunité pour produire 10 millions de fleurs est de 30 000 ordinateurs, et est donc plus faible.

On a donc intérêt a ce que ce pays là produise les fleurs et les exporte vers les Etats Unis ; chaque pays se spécialise donc dans le produit ou le cout d’opportunité le plus faible. Dans le modèle de Ricardo, l’avantage comparatif est déterminé par la productivité relative du travail.

Exemple 2 : Tony Parker joue mieux au basket que son jardinier. Il coupe aussi le gazon plus vite. Tony Parker a donc deux avantages absolus sur son jardinier et son jardinier n’en a aucun. Compte tenu du fait qu’il a un nombre d’heures limité, Tony Parker va avoir un cout d’opportunité plus élevé que le jardinier si il ne joue pas au basket. Le jardinier va donc jardiner puisque son cout d’opportunité est plus faible. Il a donc la production relative la plus élevée.

Dans le modèle de Ricardo, ce qui fait que les pays vont avoir des gains a l’échange, ce sont leurs différences de productivité.

Un pays peut avoir un avantage absolu dans tous les domaines, et tout de même avoir intérêt à commercer et à ne pas rester en autarcie ; puisqu’un pays a un nombre limité de travailleurs et a donc intérêt a se spécialiser dans ce qu’il produit le mieux. Ce qui compte donc c’est la productivité relative ; on regarde donc le cout d’opportunité.

L’économie fermée de Ricardo

Hypothèses :

-       Le travail est le seul facteur de production

-       Son offre est fixe (parfaitement inélastique)

-       La productivité du travail est fixe

-       2 biens substituables sont produits : fromage et vin

-       Concurrence parfaite sur tous les marchés.

Premièrement on cherche a savoir quel est l’équilibre en économie fermée (en autarcie), puis on cherche a voir ce qu’il se passe si l’on passe en libre échange totale.

La frontière des possibilités de production (FPP) nous donne la quantité maximale de vin et de fromage qui peut être produite, en prenant en compte la productivité des travailleurs.